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► I can’t stop loving you : Concert de CNBLUE à l’Impact Arena, Bangkok

I can’t stop loving them. No. Et cela m’a poussée à aller les voir pendant mon séjour en Thaïlande. Premier concert de cette année 2016. Premier concert de CNBLUE de cette année 2016, premier Come Together depuis ceux de Séoul. Et une joie infinie de pouvoir déjà les revoir. Je dois avouer qu’ils commençaient déjà à me manquer alors que la dernière fois remontait au FNC Kingdom au mois de décembre !

Ce samedi 16 janvier, je partais donc en début d’après-midi accompagnée de Hiromi et Tomo, venues du Japon pour le concert, direction l’Impact Arena Muang Thong Thani… en taxi ! Car hélas, il n’y a pas d’autres moyens que la voiture pour se rendre à cet endroit ! Du centre de Bangkok, cela nous a pris environ 20 minutes. Si la salle accueille environ 10 000 personnes, la zone en elle-même est immense. Presque un casse-tête pour trouver la bonne porte pour entrer dans la salle ! Mais un endroit spacieux pour se poser en attendant l’heure H ou prendre des photos de groupie avec la belle affiche du concert !

HAHAHAHA No comment!

Ma place de concert pouvait passer pour une carte bancaire, en tout cas elle m’a permise d’être en fosse, mais côté Jungshin cette fois. Les portes ont ouvert à 17h et avec un numéro 184, je n’ai pas cherché à me placer dans les premiers rangs car tout était déjà pris, j’ai suivi mes copines et on s’est placé genre au milieu, près de l’avant-scène. Je sais comment sont les fans, je ne garderai pas cette place de toute façon xD.

J’avais peur que le staff capte mon réflex et son gros objectif à l’entrée et me le confisquent, mais j’ai réussi à passer (j’avoue c’est pas bien, mais je n’étais pas la seule à frauder). Dans la salle, il y avait des banderoles avec des messages d’affichés, notamment pour le 6ème anniversaire du groupe qui était deux jours avant.

La salle était immense, et j’ai eu un peu de peine pour mes petits chéris car elle était loin d’être pleine. C’est dommage, car je connais leur potentiel et je ne cesse de le redire ; sur scène, ils valent vraiment vraiment le coup ! Bien que le meilleur endroit pour les voir avec une putain d’ambiance, ce soit à Londres ou au Japon (ahah désolée, mais en Asie, je ressens trop le côté K-pop dans les cris et l’attitude des fans, et ça m’exaspère un peu). Les derniers gradins étaient vides de chez vides TT. D’ailleurs quand tout le monde fut entré, les personnes placées loin ont été autorisées à aller s’asseoir dans les sièges plus près. Je vous raconte pas le bordel, tout un troupeau de fans qui dégringolent les gradins.

Avant que le concert commence, à 18h, une musique a retentit et tout le monde s’est levé pour écouter attentivement la mélodie. J’ai appris un truc et je vous l’apprend à mon tour. Il s’agissait de l’hymne nationale de Thaïlande, Phleng Chat. Depuis son officialisation, l’hymne est jouée tous les jours à 8h et 18h et tout le monde doit se lever et ne plus bouger afin de montrer le respect envers la nation. On peut l’entendre à la radio et à la TV ainsi que dans les lieux publics. La seule fois où j’ai entendu l’hymne pendant mon séjour ailleurs qu’au concert fut quand j’étais au Parc Lumpini et au début je n’avais pas compris qu’il ne fallait pas bouger, c’est bizarre quand d’un coup vous voyez tout le monde immobile et silencieux xD. Bref, quand vous n’êtes pas au courant, vous avez un peu l’air con.

Le concert a ensuite démarré par l’intro de Domino dans une salle dont les seules lumières étaient celles des lightsticks. Pas vraiment de sécurité près de la fosse, et là, grosse blague, tout le monde a sorti son smartphone… Je ne déconne pas. Visiblement, ce n’était pas aussi strict qu’en Corée donc les fans ne se sont pas laisser prier. Tout le monde sans exception avait en main téléphone ou appareil photo. Ahah OK. Vous voulez la jouer comme ça. Kimi elle va vous emmerder avec son Canon. Je me suis auto-accréditée et hop, photooooooos !

Je n’avais pas photographié CNBLUE depuis Londres en 2012 (si on ne compte pas le concert de Yonghwa à Taïwan). Oui, ça fasait trop longtemps, ça me manquait. J’ai beau avoir photographié plusieurs groupes et artistes entre temps, on savoure toujours mieux quand ce sont nos préférés qui sont sur scène. Et là, quel plaisir de capturer quelques instants malgré que je ne sois pas aux premières loges et que les téléphones et lightsticks des fans me gênent de temps en temps. C’est une des contraintes du métier ! Mais je m’en suis bien sortie, car comme j’ai dit plus haut, j’ai jamais gardé la même place dans la fosse. Des fois je me suis rapprochée, des fois je me suis reculée. Dès que les garçons venaient sur le prolongement les fans couraient pour aller plus près d’eux. Par moment y avait un gros trou dans la fosse (en Asie les fosses ne sont jamais pleines à craquer, pour éviter trop de malaises). Je trouve ça con de courir partout car ça ne permet pas d’être plus visible ni de mieux voir, justement, l’avantage revient à ceux qui ne bougent pas du coup xD. Pour ma part, je n’ai pas pris cette peine, car dans ces moments-là c’était plus facile de photographier.

Quand Yonghwa venait au milieu sur le prolongement, si près de moi, c’était juste un bonheur de le photographier, j’ai eu des putains de gros plans, merci l’objectif ! Sa présence et son charme ont fait que c’est lui que j’ai le plus photographié forcément !

C’était le même concert que ceux à Séoul, mais je redécouvrais un peu le show par moment. Yonghwa n’est pas entré sur scène avec des lunettes de soleil, ayé cette tendance lui est passé xD. La set list était la même, avec des chansons de 2gether, la nouvelle version de I’m A Loner, et les grands classiques. Artifices, cotillons, lances-flammes, chaque chanson avait sa mise en scène, sa propre ambiance. Le concert était rock, electro, disco, pop, romantique, mélancolique. Un concert de CNBLUE tout simplement, avec de quoi combler vos yeux et vos oreilles.

Après, avec du recul, j’ai vraiment pas vu le concert passer, je l’ai surtout vu derrière mon objectif, voulant capturer LA bonne photo. Tant pis, faut savoir faire un choix ^^’. J’ai quand même lâché quelques minutes l’appareil pour me laisser bercer par les mélodies de IRONY, STAY SOBER et realize et bondir pendant mes chansons favorites, à savoir I’m Sorry, Hero, Catch Me et surtout Radio ! En tout cas, ces mecs sont toujours à fond ! Minhyuk pourrait péter sa batterie tellement il met de force à chaque coup, Jungshin est trop mignon avec ses petits sourires, Jonghyun headbangue et se défoule sur sa guitare, complètement dans son élément. Et Yonghwa, dès qu’il n’a pas sa guitare, c’est un fou ! C’est toujours impressionnant l’énergie qu’il a ! Ce soir-là, il a été jusqu’à jouer avec les cotillons et les guirlandes qui tombaient sur scène pendant Cinderella, il s’enroulait dedans en même temps qu’il dansait xD. Dans la fosse, un fan proche de la scène avait un espèce de bonnet et quand Yonghwa est passé près de lui, il lui a carrément pris pour le mettre sur sa tête. Il nous aura tout fait voir ce mec !

Ce concert avait tout de même quelque chose de spécial grâce aux projets organisés par les fans Thaïlandaises. Pendant Cinderella, on a nous porté une couronne xD on était belles ! Bien sûr Yonghwa a réussi à en chopper une aussi. Prince Yonghwa et ses 10 000 Cinderella hahaha. Pour le rappel, il y a eu un message pour le 6ème anniversaire. Le staff est venu sur scène avec une pièce montée ! Les garçons étaient impressionnés et surpris ! Là, franchement les fans ont géré je dois dire !

Ce moment et Try Again, Smile Again resteront les plus précieux de ce Come Together à Bangkok. Try Again, Smile Again n’est pas une de mes chansons préférées mais elle restera significative. Par le message qu’elle veut faire passer à travers ses paroles mais aussi parce qu’à ce moment, j’ai décidé de brandir mon drapeau, et quand Yonghwa s’est tenu pile face à moi, il m’a vue et m’a fait signe en souriant. Sur son visage, j’ai vu cette expression qui disait clairement « Je me souviens de toi. » Je n’aurais jamais cru qu’il puisse me reconnaître. J’étais fière et heureuse sur le moment. C’est tout ce que je demandais. C’est peut-être débile, mais pour moi c’est important de leur rappeler qu’ils ont aussi des fans, des vrais, en dehors de l’Asie. Et si moi je peux parfois me permettre de les suivre, ce n’est pas le cas de toutes celles qui sont à l’autre bout de la planète et qui espèrent encore les voir un jour.

Je n’en revenais pas de ce qui venait de se passer, du coup quand ils ont joué Love Light juste après, j’ai pleuré hahaha. C’était drôle aussi car Yonghwa a une fois de plus fait le con pendant cette chanson, il gueulait de vive voix, sans micro, et insistait sur les paroles, par exemple il hurlait « Sarang biiiiiiiiit » en pointant le public du doigt. Après, Jonghyun est venu lui tendre le micro et il continuait de plus belle.

Puis, comme d’habitude maintenant, ils ont terminé par Hold My Hand et on a tous brandi une pancarte avec écrit « Always hold your hands ». Ils nous ont remercié et Yonghwa a ajouté un message touchant « Si notre musique peut vous donner de l’énergie, alors c’est le plus beau cadeau que vous pouvez nous faire. » Voilà pourquoi j’aime tellement ces garçons TwT.

Premier concert de cette année et malgré que le public était toujours en mode photos/vidéos, y avait une bonne ambiance et les garçons m’ont fait rêver une fois de plus. Ils ont parlé à la fois en thaï et en anglais, donc ça m’a aidé à comprendre. Ils étaient chou à essayer de faire des longues phrases, parfois en réfléchissant trois secondes. Je n’oublierai pas cette expérience à Bangkok, tout le monde a été génial franchement !

SET LIST

Domino
Hide and Seek
I’m a Loner
-MC-
Can’t Stop
Footsteps
LOVE
-MC-
Roller Coaster
Coffee Shop
I’m Sorry
Lady
-MC-
Hero
IRONY
STAY SOBER
realize
-MC-
holiday
Catch Me
Cinderella
Radio

Encore
Try again, Smile again
Love Light
-MC-
Hold My Hand

Vous pouvez voir toutes les photos ci-dessous via le diaporama. Ou bien vous pouvez aussi les retrouver sur Flickr ou sur cnblue.fr ;).

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Et si vous cherchez qui sont les vraies Cinderella de CNBLUE, c’est simple, c’est nouuuuus ! -ou pas-


♫ Un article = Une chanson ► CNBLUECan’t Stop

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► My number マイナンバー : Nouveau code d’identité

Ceux qui résident au Japon sauront de quoi je parle. Je suis même sûre que vous avez tous vu la petite pub à la télé avec le petit lapin.

My number (マイナンバー), le nouveau système d’identification de tous les résidents sur le territoire japonais. Tels des robots nous avons tous un code, un numéro pour nous identifier -je sors?-. Il s’agit d’un nouveau numéro qui combine à la fois la sécurité sociale et l’identification fiscale. Celui-ci a été mis en place depuis octobre 2015.

Wouh, ça a l’air barbant comme sujet non ? Oui, comme toute tâche administrative hahaha. Cependant j’ai eu envie d’en parler car avoir ce numéro est primordial et que vous devez le communiquer à votre employeur si vous travaillez. Même étranger, le simple fait que vous soyez un résident sur le territoire japonais fait que vous êtes vous aussi concerné par ce Mai nanbaa~ Et puis pour ma part, ce truc n’a pas été facile à comprendre du tout et j’ai du faire des démarches supplémentaires pour obtenir mon numéro. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué hein ?

My Number : Nani kore ?

Numéro à douze chiffres d’identification fiscale et de sécurité sociale. Y a pas plus court comme nom ? Si, on l’appelle aussi Individual Number ou My Number (マイナンバー). My Number est délivré à partir du système d’identification fiscale et de la sécurité sociale tous deux combinés afin de relier et rassembler des renseignements personnels dispersés à travers plusieurs agences sous le nom d’une personne auquel il appartient. Ce système sert d’infrastructure sociale pour améliorer l’efficacité et la transparence des systèmes de sécurité sociale et de fiscalité, apporter une plus grande commodité, et créer une société juste et équitable. Les résidents étrangers enregistrés comme résidents au Japon (résidents à mi-parcours, résidents permanents) reçoivent également leur My Number.

A quoi ça sert ?

  • Vous devez communiquer votre My Number à votre employeur dans le cadre d’une utilisation pour la création de certificats de revenu et d’impôt anticipé, nécessaires pour les procédures de sécurité fiscales et sociales.
  • Vous devez communiquer votre My Number aux compagnies d’assurance pour des documents juridiques utilisés pour les procédures fiscales.
  • Vous devez communiquer votre My Number au service retraite pour réclamer vos prestations.
  • Vous devez communiquer votre My Number au service municipal pour recevoir des prestations d’aide sociale.

Procédure d’obtention

  • Votre office municipal envoie une carte de notification (通知カード) contenant votre My Number (ainsi que votre nom, adresse et date de naissance) à l’adresse que vous avez enregistré au dos de votre carte de résident. Assurez-vous d’être à jour au niveau de vos coordonnées. Si l’adresse est erronée, vous ne recevez pas le courrier. Vous devez être présent à votre domicile au moment de la livraison. Si ce n’est pas le cas, la Poste vous laisse une notice de non-livraison, vous devez alors appeler le numéro inscrit sur le papier pour donner une nouvelle date de livraison (en vous assurant d’être présent cette fois). Vous devez le faire dans un délais d’une semaine. Les premières cartes ont été envoyées début octobre 2015.
  • Cette carte de notification est à garder précieusement car elle est la preuve que vous possédez votre My Number.
  • Une fois votre My Number obtenu, vous pouvez demander une My Number Card en envoyant par la poste une demande d’application avec photo d’identité ou en faisant une demande par internet. Les cartes sont délivrées à partir de janvier 2016. Vous recevez d’abord une notification comme quoi votre carte est prête. Vous avez alors le choix entre la faire livrer chez vous ou d’aller la récupérer à l’office de votre quartier avec votre carte de notification (通知カード), la notification vous précisant que votre carte est prête et votre carte de résident. L’obtention de cette carte est gratuite.

My Number Card, oui mais pourquoi faire ?

  • Cette carte prouve votre identité et votre My Number à la fois pour toutes les procédures concernées. Elle fait aussi office de carte d’identité.
  • Vous pouvez y ajouter un certificat électronique (gratuit) et l’utiliser pour vos déclarations fiscales en ligne.
  • Vous pouvez utiliser votre carte pour recevoir différents services offerts par votre municipalité.

Nous n’avez pas obtenu votre My Number : pas de panique !

Kimi est passée par là, elle vous raconte !

Eh oui, ce genre de choses, ça m’arrive toujours 8D. Je n’ai pas reçu la carte de notification puisque je n’étais pas présente à mon domicile (j’étais à Fukui à ce moment-là). Pire, je suis rentrée à Tokyo fin novembre donc oui, la petite notice de non-livraison m’attendait sagement mais j’avais dépassé le délais pour pouvoir demander une nouvelle date de livraison !

Qu’est-ce que j’ai fait ? Rien du tout ! (J’ai écouté la Coqui-magique de Bob l’Eponge 8D). A ce moment, je ne savais pas ce que ça concernait ! Puis c’est quand j’ai reçu une mystérieuse lettre de l’office de Shibuya que j’ai décidé de me rendre à l’office afin de trouver réponses à mes questions.

C’est au même endroit que pour enregistrer son adresse. A l’arrivée vous récupérez un ticket auprès d’une borne en choisissant l’option resident change notification. Si vous n’avez pas pu récupérer votre My Number, vous avez alors deux choix possibles : demander à faire renvoyer votre carte de notification (en vous assurant d’être présent à votre domicile bien sûr) ou venir vous-même la récupérer à l’office. Dans les deux cas, vous remplissez un papier avec nom, adresse, numéro de téléphone, choix de récupération souhaité, etc… (le staff vous aide si vous ne pouvez pas lire les kanji). Pour ma part, vu que je bosse, j’ai choisi d’aller récupérer mon My Number moi-même.

Quand vous vous rendez à l’office pour récupérer votre carte de notification, les opérations sont les mêmes. Vous précisez que vous venez récupérer votre courrier. Le staff vérifie votre carte de résident et vous remplissez un nouveau papier avec nom, adresse et numéro de téléphone. Vous patientez quelques minutes le temps qu’ils rapportent votre courrier à récupérer à un autre guichet (à Shibuya, c’est le troisième). Et tadam ! C’est fait. Vous obtenez enfin votre courrier non-livré contenant votre carte de notification plus un formulaire de demande de carte avec une enveloppe si vous souhaitez avoir une My Number Card.

Si vous n’avez pas encore votre My Number, vous avez jusqu’au 29 février 2016, ne tardez plus !

Un grand merci à l’adorable interprète de l’office de Shibuya pour m’avoir fournie toutes les informations du My Number en anglais !


♫ Un article = Une chanson ► Linkin ParkNumb(er one -je sors-)

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►お正月: Kimi fête le Nouvel An au Japon !

Premier article daté du mois de janvier 2016 ! Il serait donc logique que ce soit pour cette nouvelle année qui commence ! Donc je tiens à vous souhaiter à tous une très bonne année 2016 ! Qu’elle soit synonyme de bonheur et santé ! Que vos projets se concrétisent et vos rêves se réalisent ! De mon côté, je vais continuer à travailler dur pour atteindre mes objectifs, en essayant de ne pas me décourager ^^ ! 2015 a eu du bon comme du mauvais, je ne garde que le bon et enterre le mauvais. Je souhaite que 2016 soit une année où de nombreuses portes pourront s’ouvrir et qui m’offrira des opportunités ! On y croit ;) !

Et comme nous sommes dans le vif du sujet, je vais vous raconter comment se passe le Nouvel An au Japon, et comment je l’ai fêté de mon côté !

お正月: Le Nouvel An Japonais

Le Nouvel An Japonais, ainsi nommé Oshogatsu (お正月) est célébré le 1er janvier depuis la fin du XIXè siècle et a ses propres coutumes, différentes de celles des Occidentaux. C’est certainement la fête familiale la plus importante de l’année dans la société nippone et dure même plusieurs jours. Pour nous, ce sera plutôt Noël, ici ce n’est pas le cas !
Autrefois, au même titre que le Nouvel An chinois, coréen et vietnamien, il était basé sur le calendrier chinois et était fêté au début du printemps. Depuis 1873, le Japon fonctionne sur le système du calendrier grégorien et le 1er janvier est devenu le jour officiel du Nouvel An au Japon.

Se préparer au Nouvel An

La préparation du Nouvel An, ça commence directement après Noël, dès le 26 décembre. Du 26 au 30 décembre, les japonais se consacrent à : le grand ménage, dit nenmatsu no osoji (年末の大掃除), la décoration pour le réveillon, aux dernières soirées entre amis et collègues, dit bonenkai (忘年会), et l’envoi des cartes de vœux, dit nengajo (年賀状).

► 年末の大掃除 : Le grand ménage
Le grand ménage avant la nouvelle année consiste à nettoyer toute la maison de fond en comble afin de la purifier. On lave tout du sol au plafond, dépoussière et aère les tatami, remplace les objets abîmés… La tradition de Susuharai (煤払) veut qu’une journée soit consacrée à nettoyer la saleté de l’année passée entre le 13 et le 28 décembre. Les japonais doivent aussi avoir liquidé les affaires en cours et réglé leurs dettes. Ce grand ménage est aussi pratiqué dans les écoles et dans les bureaux.

De mon côté, j’ai suivi cette tradition et j’en ai profité pour faire le grand ménage dans ma chambre ! Photo pas utile pour vous montrer que ma chambre est propre.

► 門松, 標縄 et 鏡餅 : Vos décorations pour le Nouvel An
Votre maison est propre et purifiée, il est maintenant temps de l’orner pour le réveillon du 31 décembre ! Les japonais ont pour coutume de déposer devant la porte un kadomatsu (門松), composition décorative autour de bambous et de pins censée accueillir les dieux, et d’accrocher un shimenawa (標縄), des ornements faits de cordes souvent placés aux entrées pour repousser les mauvais esprits. Les japonais préparent également ce qu’on appelle des kagami mochi (鏡餅), des gâteaux de riz empilés l’un sur l’autre avec une orange sur le dessus. Il est aussi courant de voir des décorations mettant en scène l’animal du zodiaque de l’année à venir. L’année 2016 correspond à l’année du singe, c’est donc lui qui est à l’honneur cette fois.

Ma maison n’était pas décorée :( mais j’ai pu voir quelques habitations et également des magasins décorés d’un kadomatsu et d’un shimenawa.

► 忘年会 : Une dernière soirée
La semaine qui précède la nouvelle année est souvent consacrée aux bonenkai (忘年会), des soirées de fin d’année entre amis ou collègues. Généralement, ces soirées se passent dans les izakaya qui se retrouvent très vite complets. Vous vous retrouvez autour d’une table, mangez, buvez, riez et vous vous remémorez les bons moments et oubliez les mauvais. Une bonne occasion de bien terminer l’année et de s’apprêter à partir sur de bonnes bases pour la nouvelle année à venir.

Je n’ai pas eu l’occasion de me rendre à un bonenkai, mais travaillant dans un izakaya le soir, je peux vous dire qu’en décembre j’en ai vu passer pas mal. Je ne comptais plus le nombre de boissons que j’ai du préparer et servir, souvent pour des tables de plus d’une quinzaine de personnes ! 

► 年賀状 : Un petit tour à la Poste pour envoyer vos vœux
Tout comme nous, les japonais ont aussi pour coutume de souhaiter leurs vœux en envoyant des cartes postales, ici appelées nengajo (年賀状, carte de félicitations de l’année). Cependant, elles ne sont pas rédigées au cours du mois de janvier comme les nôtres, mais au mois de décembre afin qu’elles soient envoyées avant le 28 décembre au plus tard et être réceptionnées le 1er janvier, ou du moins avant le 7. Une famille japonaise envoie en moyenne de 50 à 100 cartes. Cette tâche prenant énormément de temps, il existe des cartes postales pré-timbrées appelées nenga hagaki (年賀はがき) avec un timbre spécial aux couleurs de l’animal correspondant à la nouvelle année, ou des services internet qui s’occupent d’imprimer puis d’envoyer les cartes. Le jour de l’An, une cérémonie spéciale est tenue le matin dans chacun des bureaux de poste du Japon pour la livraison de ces cartes.

La dernière fois que j’ai du me rendre à la poste le mois dernier, je n’ai pas compris pourquoi c’était autant blindé. Une fois à l’intérieur, quand j’ai vu de nombreux japonais avec des tonnes d’enveloppes en main, j’ai compris que c’était leurs cartes de vœux qu’ils s’apprêtaient à envoyer. Hélas, la famille désolée, je n’ai pas trouvé le temps de vous préparer ces petites cartes, et puis elles ne seraient jamais arrivées le 1er janvier >_<. J’essaierai la prochaine fois ! 

大晦日 : Le réveillon du 31 décembre

C’est le grand jour, celui de célébrer le passage à la nouvelle année ! Le réveillon, dit Omisoka (大晦日), se déroule assez traditionnellement en famille, sauf pour les jeunes qui vont faire la fête entre amis. Ou bien pour moi qui n’ai pas ma famille à mes côtés !

► 年越し : Le repas du Nouvel An Japonais
Le plat principalement dégusté au réveillon est simplement un soba toshikoshi (年越し, soba de la nouvelle année). C’est le dernier plat de l’année dégusté au Japon. Ses fonctions sont à la fois pratiques et symboliques ; la préparation du Nouvel An prend tellement de temps qu’un simple plat de nouilles de sarrasin permet d’alléger la charge de travail. La forme longue des nouilles représentent aussi la longévité. C’est pourquoi il faut intégralement terminer toutes ses nouilles au risque d’inviter la malchance.
Tout en dégustant ce met simple et rapide à préparer, les japonais regardent à la télé des émissions de variétés qui diffusent des sketches et des chansons traditionnelles ou modernes. Le programme ayant le plus de succès est Kohaku Uta Gassen (紅白歌合戦), une émission musicale diffusée depuis 1951 sur NHK dans laquelle une équipe de chaque sexe s’affronte pour être élu meilleure équipe par les votes des téléspectateurs.

► 除夜の鐘 : Et les cloches sonnent !
Le rituel joya no kane (除夜の鐘), a lieu dans les temples bouddhistes de l’ensemble du pays, le dernier jour de l’année. La cloche du temple est sonnée 108 fois, symbolisant les 108 tentations terriennes enseignées dans le culte bouddhiste. Cet acte est ainsi une façon de se libérer de ces pêchés avant de commencer la nouvelle année sur de bonnes bases. Certains temples permettent aux visiteurs de sonner la cloche après la fin du rituel. Le faire permettrait, dit-on, d’apporter la bonne fortune. Selon les temples, les visiteurs peuvent faire sonner la cloche gratuitement ou payer ou réserver un ticket. Il arrive également que le nombre soit limité (par exemple, en toute logique, au 108 premiers arrivés).

三が日 : les premiers jours de la Nouvelle Année

Le passage à la Nouvelle Année est fait, mais les festivités ne sont pas encore terminées ! Le premier janvier commence en général en se levant très tôt pour aller admirer le premier lever du soleil de l’année, le hatsuhinode (初日の出), qui symbolise toutes les promesses heureuses pour l’année à venir. Ensuite, place aux repas et aux rituels !

► 初詣 : Première prière de l’année
Au cours des trois premiers jours du Nouvel An, même les Japonais qui ne sont pas particulièrement croyants ou spirituels effectuent une visite dans un sanctuaire ou un temple pour la première prière de l’année hatsumode (初詣). Et cela commence dès minuit le 1er janvier ! De ce fait, nombreux sont les gens à faire la queue des heures pour une petite offrande à la divinité du sanctuaire en prononçant mentalement leurs vœux pour la nouvelle année. Les temples et sanctuaires les plus populaires sont ainsi incroyablement bondés. Puisqu’il peut faire assez froid, certains temples et sanctuaires offrent de l’amazake gratuit, une boisson douce et sucrée faite de riz fermenté généralement servie chaude. Les visiteurs tireront aussi au sort pour recevoir une prédiction écrite de l’année à venir, appelée omikuji (お神籤, loterie sacrée), et achèteront des amulettes et des talismans, appelés omamori (お守り), en rapportant ceux de l’année précédente pour qu’ils soient brûlés lors d’une cérémonie formelle. On peut également y admirer, par chance si il est présent, la danse du lion, shishimai (獅子舞), accompagné de musique festive.

► 御節 et お雑煮 : Premiers repas de l’année
Pendant les premiers jours, les japonais savourent leurs premiers festins, osechi (御節) et ozoni (お雑煮) préparés bien à l’avance car la tradition veut que l’on ne fasse rien y compris la cuisine. La cuisine osechi se compose de plats mijotés et préparés à base d’ingrédients séchés. Chaque plat possède une signification symbolique liée à la longévité, la bonne santé, la fertilité, la joie, etc… améliorant la bonne fortune de celui qui les consomme. Quant à la cuisine ozoni l’ingrédient principal est le gâteau de riz mochi, parfois accompagné d’un bouillon.

► お屠蘇 : Kanpai pour la Nouvelle Année !
Pas seulement manger, les japonais boivent également leur premier saké de l’année, le otoso (お屠蘇), préparé avec des herbes médicinales et censé garantir bonne santé pour l’année. Il peut être bu lors de la première visite au temple, soit en famille dès le matin.

► 羽子突き et 福袋 : Amusez-vous et offrez-vous des cadeaux !
Profitant d’être réuni en famille ou entre amis, les japonais aiment pratiquer des jeux traditionnels comme le hanetsuki (羽子突き), un jeu ressemblant au badminton avec des raquettes décoratives en bois, ou le karuta (カルタ), un jeu de cartes ancien, et font voler des cerfs-volants.
Etant donné que le premier janvier est férié, il arrive aussi que de nombreuses entreprises et magasins ferment avant et après, créant ainsi une sorte de Golden Week, une petite semaine de vacances au cours de laquelle les japonais peuvent en profiter pour partir en voyage ou retourner dans leur ville d’origine et rendre visite à leur famille. A l’inverse, beaucoup de magasins proposent dès le 1er janvier des fukubukuro (福袋, sacs de chance / lucky bags). Pour des prix allant de 1 000 yens à 10 000 yens (environ 7.70 à 77 euros), ces sacs contiennent un assortiment de produits qui en coûtent souvent le double, voire plus ! Les Japonais adorent cette tradition et l’esprit de surprise qui l’accompagne.

► 天皇 : Les vœux de la famille impériale
Le 2 janvier, c’est le rendez-vous au Palais Impérial pour entendre les vœux de l’Empereur aux visiteurs. C’est l’un des deux seuls jours de l’année où il est possible d’y entrer, avec l’anniversaire de l’Empereur le 23 décembre. La foule y est très dense et la famille impériale salue le public plusieurs fois dans la journée depuis un balcon protégé par une vitre.

► 新年会 : Et on se retrouve pour une première soirée
Tout comme les bonenkai (忘年会) en fin d’année, il y a aussi en début d’année les shinnenkai (新年会) bien que celles-ci soient moins fréquentes. Une occasion comme une autre de se retrouver entre amis et d’accueillir la nouvelle année avant de retrouver son train-train quotidien !

Voilà, vous avez bien fêtés et êtes désormais prêts à affronter cette nouvelle année qui commence ^^ ! Dernière petite note : il y a deux façons de se dire « Bonne Année » au Japon : avant le 1er janvier on dit « 良いお年をお迎えください » (yoi otoshi wo omukae kudasai = accueillez cette bonne nouvelle année) et après ce sera plutôt « 明けましておめでとうございます » (akemashite omedetou gozaimasu = bonne année, félicitations pour cette nouvelle année).

Sources : WikipediaKanpai – Rakuten Travel

Et sinon mon réveillon comment c’était ?

Disons banal et simple ! Le 31 décembre, je me suis préparée pour le dîner ce petit plat de soba toshikoshi, enfin moi ce fut plutôt des ramen toshikoshi à la sauce tonkotsu avec des légumes ^^. Je n’ai pas tout cuisiné (la sauce était déjà pré-préparée en sachet), mais j’étais contente de ma petite préparation et ça ne m’a pris que cinq minutes ! Tadam !

Si si c’était super bon ! Moi les ramen j’en raffole ! Pour le dessert je me suis mangée un mochi à la fraise en regardant donc cette fameuse émission Kohaku Uta Gassen, c’était marrant !

Dans la soirée je suis sortie vagabonder de Harajuku à Shibuya, parmi les gens fuyant la tradition « familiale » et qui fêtaient l’événement entre amis dans les rues, les bars ou les karaoke ouverts toute la nuit. Harajuku c’était raide mort vers 21h30, ça s’animait un peu plus vers Shibuya. Beaucoup de personnes (des étrangers surtout, des voyageurs) étaient rassemblées près de la gare, autour de Hachiko.

D’ailleurs devinez ce que j’ai vu ! Une course Mario Kart en vrai ! (Mais, dégoûtée, je n’ai pas eu le temps de prendre de photos !) Je vous l’assure, ceci est possible grâce à Maricar ! Vous louez un Kart, vous vous déguisez en personnage de Mario et hop en route pour un petit circuit dans Tokyo ! Le tarif varie selon la durée de location, de 1 000 yens les 30 minutes à 10 000 les 24 heures ! J’aurais bien envie d’essayer un jour, mais, problème, il vous faut le permis de conduire japonais ou international !

Bref, je me suis éloignée du vif du sujet ! A l’approche de minuit, je me suis rendue vers la Tokyo Tower, je me suis dit qu’il y aurait quelque chose par là-bas. Finalement, je suis allée au temple Zojoji qui est juste à côté pour le passage à la nouvelle année. C’était… bondé, tout le monde tenait à effectuer sa première prière à minuit, entendre la petite cérémonie devant les divinités et tirer son omikuji (お神籤). Bien sûr, comme toujours, on pouvait aussi trouver des stands offrant de la nourriture ; takoyaki (たこ焼), oden (おでん), soba (蕎麦), et des boissons bien chaudes, car oui il faisait très froid cette nuit-là >.<. Minuit a sonné, tout le monde a applaudit et admiré un lâché de ballons blancs du haut d’un immeuble près du temple tandis que les cloches retentissaient. Puis une cérémonie débute dans le bâtiment principal pendant que les visiteurs viennent jeter quelques pièces et faire leur première prière. Ensuite, j’ai suivi la foule dans la suite des rituels ; purification, dégustation de mon verre de otoso et tirage de mon omikuji, ces divinations écrites sur des bandes de papier que l’on tire au sort dans une boîte en échange de 200 yens.

Les japonais font la queue pour tirer le leur et voir si leurs rêves et leurs projets ont des chances de se réaliser, si ils trouveront l’âme sœur et auront bonne santé et bonne fortune. On dit que lorsque la prédiction est mauvaise, il faut plier la bande de papier et l’attacher à un arbre de pin se trouvant près du sanctuaire pour conjurer le mauvais sort. Cette coutume vient d’un jeu mot entre les deux caractères matsu (松 = pin) et matsu (待つ = attendre) ce qui signifie que la malchance va attendre à l’arbre plutôt que de se joindre au porteur. Après si la prédiction est bonne, on a le choix entre l’accrocher également à un pin pour que la fortune ait un meilleur effet ou le garder avec soi en guise de porte-bonheur. J’ai déroulé le mien, et lu la version disponible en anglais. Globalement, ma prédiction n’était pas mauvaise, juste un point négatif qui je l’espère ne m’entraînera pas une malchance horrible (j’ai déjà pas de chance à la base, je ne voudrais pas que ça empire xD), donc j’ai préféré le garder, en guise de porte-bonheur, mais aussi en souvenir, car c’était mon premier omikuji que je tirais en quatre séjours au Japon.

Autre chose intéressante que j’ai pu voir au temple Zojoji : la préparation de mochi, ces petits gâteaux faits de riz gluant. Il était possible d’admirer l’étape où le riz, après avoir trempé dans l’eau pendant plusieurs heures et cuit, se fait marteler à plusieurs reprises à l’aide d’un gros maillet en bois jusqu’à ce qu’il atteigne la consistance collante et élastique désirée (voir ma vidéo Instagram). Les visiteurs qui le souhaitaient pouvait s’essayer à la réalisation. Mais le maillet semblait tellement lourd que moi j’ai préféré regarder seulement ^^’. Les amulettes et des talismans de l’année précédente rapportés étaient également brûlés dans un gigantesque feu. Et je dirais qu’il n’y avait pas que ça. Des cartons et des ordures y sont passés aussi !

J’ai voulu aller plus loin dans la tradition et tenter d’admirer le premier lever du soleil. Car pour moi c’est quelque chose de tellement beau à voir, et puis le Japon est connu pour être le pays du soleil levant n’est-ce pas ? :) Mais j’ai abandonné quand j’ai vu la longue file d’attente dès 2h00 du matin pour l’ouverture de la Tokyo Tower à 5h00 (j’avais pas envie de mourir de froid). L’observatoire de Shinjuku est aussi un bon spot pour admirer le lever du soleil, mais pour ça il fallait réserver en décembre et avoir la chance d’être tiré au sort ! J’ai aussi penser à aller jusqu’à Kamakura sur la plage (le trajet en train n’était pas un problème, en effet les trains circulaient toute la nuit pour l’occasion) mais niveau timing, c’était short, j’aurais sûrement loupé le début du spectacle. Tant pis une prochaine fois.

Après une nuit de sommeil, j’ai remis ça la journée du 1er janvier en allant au temple Sensoji, à Asakusa. C’est un des temples bouddhistes que je préfère et Asakusa est un quartier où j’aime aller. Au 1er janvier, ce temple se retrouve, comme la plupart, incroyablement bondé, si bien que la rue principale est fermée aux véhicules. Je suis arrivée à 15h30 au temple, je suis repartie à 17h00. Eh oui la queue était longue, très longue !

Je vous avais déjà expliqué comment se déroulait la prière dans un sanctuaire shintoïste quand j’étais allée au Mitama Matsuri cet été. Dans un temple bouddhiste, le rituel est quasiment identique. A l’entrée en passant la porte sanmon (山門) vous joignez les deux mains en vous inclinant. Vous vous purifiez à la fontaine comme dans un sanctuaire shinto, ensuite vous pouvez faire brûler des bâtonnets d’encens dans un koro. La fumée de l’encens est réputé pour avoir des pouvoirs curatifs et éloigner l’odeur de la mort. C’est pourquoi après avoir planté votre bâtonnet, vous vous « enfumez ». Puis vous vous rendez dans le bâtiment principal pour la prière. Vous jetez quelques pièce dans le tronc, vous sonnez la cloche si il y en a une, et vous priez en joignant vos deux mains (on ne tape pas des mains à la différence de la prière dans un sanctuaire shinto). Pour finir, vous vous inclinez avant de vous reculer et quitter le temple.

J’ai retiré un nouveau omikuji pour voir si les prédictions allaient être semblables au premier et parce que le tirage se faisait différemment (oui j’aime tout tester haha). Au temple Zojoji, on avait juste à piocher au hasard dans une boîte. A Sensoji, on doit d’abord secouer une boîte en métal contenant des baguettes numérotées et en tirer une au hasard. Vous ouvrez ensuite un des casiers comportant le même numéro que la baguette pour y récupérer votre omikuji. Étrangement, les prédictions étaient quasi semblables et plutôt positives aussi. Cette fois je ne l’ai pas gardé et l’ai accroché pour augmenter les effets positifs.

Pour terminer, rien de tel qu’un petit repas ou une petite boisson bien chaude. Il y a du choix, les stands sont très nombreux !

Le 2 janvier, j’ai décidé de me rendre au Palais Impérial de Tokyo pour y voir la famille faire ses salutations et vœux. Oui, sauf que j’y suis allée tranquille en début d’après-midi. Et il se trouve que l’on ne peut entrer que jusqu’à… 14h00 ! Je suis arrivée à 14h03 hahaha. Donc un conseil si vous tenez vraiment à voir notre cher empereur japonais, allez-y dès le matin, car, dois-je le rappeler, il y a en plus énormément de monde ! Bon bah, ça aussi ce sera pour une prochaine fois.

Finalement, mon réveillon était plutôt sympa, j’ai envie de vous dire que si vous êtes seuls un 31 décembre et que vous voulez vraiment vous imprégner de la culture nippone, allez donc passer votre Nouvel An dans un temple ou un sanctuaire ! Encore une fois je vous souhaite une bonne année 2016 ^_^.


♫ Un article = Une chanson ► Ashton GleckmanDawn of a New Era