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▶ Koyasan Stay : Séjour dans un Shukubo (宿坊)

Pour vivre pleinement un séjour dépaysant et renversant à Koyasan (高野山), lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師), prenez le temps d’y rester au moins une nuit et profiter d’une hospitalité unique. Il y a un large choix de temples proposant un hébergement dans des chambres traditionnelles avec onsen (温泉) : on les appelle Shukubo (宿坊) !

A première vue, un Shukubo ressemble à une simple auberge de voyageurs ou à un Ryokan (旅館, auberge traditionnelle et typique du Japon). Cependant, la différence la plus attrayante se trouve dans l’hospitalité. En effet, ce genre d’hospitalité dont on bénéficie dans un Shukubo ne se trouvera nulle part ailleurs ! Seul un Shukubo offrira l’expérience directe du bouddhisme et la dégustation de ses plats végétariens du monastère tout en permettant à ses visiteurs de se sentir apaisé et relaxé.

Les tarifs varient selon les services proposés mais en moyenne, comptez entre 15 000 ¥ et 20 000 ¥ la nuit avec petit déjeuner bouddhiste traditionnel inclus. Malgré ce prix, les temples affichent très vite complet. Il est d’ailleurs recommandé de réserver quelques semaines en avance.

Dans cet article, Kimi vous propose de passer une nuit chez…
Koyasan Onsen Fukuchiin (高野山温泉福智院) !

※ Introduction

Parmi la centaine de temples entourant Koyasan se trouve le temple Fukuchiin (福智院) qui existe depuis 800 ans avec comme représentant bouddhiste Aizen Myouoh (愛染明王).

Situé au cœur de la ville, le Shukubo Koyasan Onsen Fukuchiin propose des hébergements de style japonais dans un temple bouddhiste historique. Les voyageurs peuvent se détendre dans les bains thermaux publics, découvrir les transcriptions manuscrites de sutra (写経, sha-kyō), et écouter la récitation des sutras pendant l’office bouddhiste du matin.

À pieds depuis le Shukubo, il est possible de rejoindre la porte Daimon de Kongobu-ji (金剛峯寺大門) en 15 minutes et le temple Kongobu-ji (金剛峯寺), en 5 minutes.

Adresse : 657 Koyasan, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山657)
Accès : Takano Keisatsu Mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://www.fukuchiin.com/

※ Chambres et Services

Revêtues de tatami au sol, les chambres de style japonais disposent des commodités nécessaires. Toutes sont pourvues d’une télévision et d’un coffre-fort et les mieux situées dans le temple offrent également une vue sur les jardins. Équipements de toilette, yukata et serviettes sont fournies pour permettre un confort semblable à celui des Ryokan. Les voyageurs dorment dans un futon traditionnel apporté après le dîner et soigneusement préparé par le personnel.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, les voyageurs peuvent profiter de bains thermaux publics intérieurs et exclusivement en plein air, ainsi que de salles de sauna. Après une longue journée de randonnée dans la montagne ou de balade au cœur des temples de la ville, c’est un moment de détente et de relaxation fort appréciable. Ils peuvent également se poser et admirer les jardins traditionnels Tosen (登仙庭), Aizen (愛染庭) et Hasuna Yuzen (蓮菜遊仙庭) conçus par Shigemori Mirei (重森三玲), célèbre artiste paysagiste de l’ère Showa (昭和). Envie de repartir avec des souvenirs ? Il est possible d’en acheter à la boutique du temple. Enfin, des journaux quotidiens et une bagagerie sont disponibles à la réception.

A l’arrivée pour le check-in, les moines accueillent chaleureusement les voyageurs tout en offrant une hospitalité dévouée. Malgré la barrière de la langue, ne parlant que très peu anglais, ils font la faveur de bien expliquer le fonctionnement des lieux et offrent une petite visite des différentes pièces du temple.

※ De la cuisine bouddhiste (精進料理) pour le repas

Des plats bouddhistes traditionnels végétariens sont servis pour le petit-déjeuner. Des dîners sont également préparés sur demande préalable et au prix de 3 300¥. Tous les repas sont servis en chambre à l’heure souhaitée ou dans la salle à manger pour les groupes, sous réservation obligatoire. Ici aussi, le client se sent roi. Les repas, alliant simplicité et esthétique, sont délicatement disposés à table avec une explication pour chaque plat.

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Il serait regrettable de ne pas profiter de cette délicieuse cuisine même si elle exclut complètement viande et poisson. Les plats utilisent adroitement le gluten de blé, le wasabi de Kanayamaji (金山寺わさび) et le tofu de Koya (高野豆腐) comme substituts à la viande et offrent un aperçu des compétences, de la culture et de l’histoire des habitants de Koyasan. Les repas se composent également de plantes sauvages fraîches et de légumes de saison.

Voici par exemple un délicieux dîner (夕食) de chez Koyasan Onsen Fukuchiin, incluant :

  • légumes macérés (漬け物, tsukemono)
  • tofu nabe (豆腐鍋) accompagné de légumes et de plantes
  • tofu de Koya (高野豆腐)
  • peau de tofu (湯葉, yuba)
  • konjac (こんにゃく, konnyaku)
  • tempura (天ぷら)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • divers accompagnements en petite quantité (châtaigne, patate douce, aubergine, haricot vert…)
  • mochi (餅)
  • kaki (かき)
  • thé chaud (ほうじ茶, houjicha)

Et pour un bon petit-déjeuner (朝食) complet, on retrouve :

  • tororo (とろろ) avec feuilles de nori (のり) et sauce soja (しょうゆ, shoyu)
  • pot-au-feu de tofu frit ganmodoki (おでんがんもどき, oden ganmodoki)
  • salade de tofu (豆腐の白和え, tofu no shiraae)
  • soupe miso (味噌汁, misoshiru)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • tofu nabe (豆腐鍋)
  • hijiki (ひじき)
  • prune séchée (梅干し, umeboshi)
  • thé vert chaud (緑茶, ryokucha)

Savourez tranquillement et silencieusement votre repas tout en prenant le temps d’apprécier le gout de chaque aliment. Une fois terminé, il ne reste qu’à prévenir la réception par téléphone pour demander à débarrasser.

※ Office bouddhiste et expériences atypiques

Le point culminant d’un séjour dans un Shukubo est sans doute l’expérience de l’office bouddhiste (お勤め, otsutome) : la récitation des sutras qui imprègne le silence matinal, créant une atmosphère solennelle et vivifiante tout à fait unique.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, ça commence à 6 heures tous les matin et ça dure environ 50 minutes ! Rassemblement dans la salle principale (本堂, Hondo). Inutile de réserver, il faut juste se présenter à l’heure, vêtus de vêtements normaux (pas en yukata) et se purifier les mains à l’entrée avec de l’encens avant de s’asseoir sur le sol. Pendant que les moines récitent les sutras, les visiteurs viennent s’incliner silencieusement derrière eux à tour de rôle pour prier. La cérémonie termine par un discours en japonais du moine principal, incluant des remerciements dans différentes langues (dont le français !) et la possibilité d’admirer les trésors de la pièce et de se rendre aux jardins.

Les visiteurs peuvent aussi profiter de leur soirée en s’essayant à d’autres expériences atypiques comme le Shakyo (写経), l’écriture manuscrite du sutra Hannya Shingyo (般若心経, le Sutra du Cœur), au prix de 1500 ¥ (réservation nécessaire). Cette pratique se différencie de la calligraphie ordinaire et peut-être considéré comme un exercice mental. En traçant chaque trait avec concentration, il est dit que le cœur s’apaise. Ecrivez votre souhait et tracez. Votre Shakyo recevra ensuite une bénédiction lors des offices bouddhiques du matin et est en général conservé au temple.

Enfin, il est possible de tester le Hourai (宝来), une décoration traditionnelle unique à Koyasan. Son design est réalisé de façon à attirer la chance. Le Hourai est réalisé avec du papier artisanal traditionnel de Koyasan. Compter 2000 ¥ (réservation nécessaire) pour réaliser son propre Hourai.

※ Kimi témoigne

• Points positifs

On se sent dépaysé et en immersion totale dans la culture japonaise et l’univers du bouddhisme. J’ai découvert beaucoup d’aspects des traditions japonaises dans les manga. J’ai l’impression de vivre en vrai ceux de mon adolescence. Les chambres sont propres et spacieuses avec des futons confortables et le nécessaire pour la toilette. On passe un moment agréable dans les bains. Le repas servi directement dans la chambre à l’heure souhaitée est léger, équilibré et nous permet de découvrir de nouvelles saveurs culinaires. Le personnel est chaleureux et respectueux. Si vous parlez un peu japonais, vous pouvez facilement engager la conversation avec eux.

• Points négatifs

On loge dans un monument religieux et ancien, ce qui implique le fait que les chambres n’ont pas de clef et qu’elles se verrouillent seulement depuis l’intérieur. Heureusement, il y a toujours des coffres-forts mais le fait de quitter sa chambre temporairement sans pouvoir la fermer à clef pourrait en déranger certains. Bien que les chambres soient équipées de chauffage, l’ancienneté du bâtiment fait qu’il fait en hiver très froid dans les couloirs. Attention au coup de froid lorsqu’on se rend aux bains ou aux toilettes !

• Bilan

Expérience unique au cœur du bouddhisme et des merveilles de Koyasan ! À expérimenter une fois dans sa vie au dépourvu d’un choc culturel probable !


Avez-vous déjà séjourné dans un Shukubo ?
Quelles ont été vos impressions ?


♫ Un article = Une chanson ► FTISLAND – Stay

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▶ Koyasan Climbing Adventure : Sur les chemins du Pèlerinage

Koyasan (高野山), comme son nom l’indique (山, yama, signifiant montagne), est un massif montagneux du Japon, situé, au sud-est d’Osaka dans la préfecture de Wakayama. Lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師) connu aussi sous le nom de Kukai (空海), moine bouddhiste solitaire, on peut s’y rendre facilement par la ligne Nankai Koya depuis Namba et par funiculaire. Mais quand on aime l’aventure et la nature, pourquoi ne pas s’y rendre à pied ? Escaladez la montagne et découvrez ses merveilles cachées à travers différents circuits !

Toutes les routes du Pèlerinage mènent à Koyasan

Plusieurs chemins, de longueur et difficulté sont possibles pour rejoindre Koyasan tout en profitant des merveilles de sa nature riche et paisible. Pour une petite randonnée sans forcément rejoindre le sommet, il y a aussi d’autres petits circuits reliant des temples ou autre monuments naturels ou sacrés.

• Circuit Choishimichi : route principale du circuit du Pèlerinage
Itinéraire entier : Jison-in → Konpon Daitô → Okuno-in (24 km, 8h30)
Itinéraire raccourci : Sanctuaire Niutsuhime → Konpon Daitô (15 km, 5h)

• Circuit Kyo Osaka-michi : ancienne route principale du circuit du Pèlerinage, la pente raide Iroha-zaka fait de ce circuit l’un des plus difficiles
Itinéraire entier : Kamuro Station → Temple Nyonindo (9,5 km, 5h)
Itinéraire raccourci : Gokurakubashi Station → Temple Nyonindo (2,5 km, 1h30)

• Circuit Kuroko-michi : circuit raide mais avec de beaux paysages à voir
Itinéraire : Hashimoto Station → Koya Keisatsu Mae Bus Stop (18,1 km, 7h30)

• Circuit Kuroko-michi : circuit raide mais avec de beaux paysages à voir
Itinéraire : Hashimoto Station → Koya Keisatsu Mae Bus Stop (18,1 km, 7h30)

• Circuit Nyonin-michi : circuit autrefois emprunté par les femmes pour aller se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi, étant donné qu’elles n’étaient pas autorisés à pénétrer dans Koyasan
Itinéraire : Temple Nyonindo → Okuno-in (7 km, 3h30)

• Circuit Mitani-zaka : circuit reliant les sanctuaires Niusakadono et Niutsuhime
Itinéraire : Sanctuaire Niusakadono → Sanctuaire Niutsuhime (5,5 km, 2h)

Visites pendant l’ascension (登山中の観光)

Au pied de Koyasan ou au cours du circuit emprunté, si le timing le permet, les temples et sanctuaires présents constituent des visites agréables et des lieux de culte paisibles.

• Sanctuaire Niutsuhime (丹生都比売神社)

Inscrit au patrimoine mondial depuis 2004, c’est un lieu sacré unique où fusionnent le shintoïsme enraciné dans l’ancienne tradition du culte de la nature au Japon, et le bouddhisme, introduit en Asie de l’Est à partir de l’Inde. Il est de coutume de venir se recueillir dans ce sanctuaire avant de se rendre à Koyasan. Le bâtiment principal Honden (本殿) et la porte à deux étagesRomon (楼門) sont des biens culturels nationaux importants.

Adresse : 230 Kamiamano, Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町上天野230)
Accès : Niutsuhime-jinja mae Bus Stop (Katsuragi Community Bus)
Site internethttps://niutsuhime.or.jp/

• Temple Jison-in (慈尊院)

Etant donné que les femmes n’étaient pas autorisées à entrer à Koyasan jusqu’en 1872, la mère de Kobo Daishi (弘法 大師) vivait dans ce temple. Depuis lors, ce temple a été rebaptisé Nyonin Koya (女人高野), et les femmes affluent constamment vers le temple pour s’y recueillir. Mirokudo (弥勒堂) est un bien culturel national important et la grande pagode Tahoto (多宝塔) d’une beauté impressionnante. Dans l’enceinte du temps se trouvent également divers espaces et objets de culte comme la Pierre de la Fortune (みくじ石) ou le clocher (鐘楼堂) où l’on peut prier pour la bonne fortune ou la santé.

Adresse : 832 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院832)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://jison-in.org/

• Sanctuaire Niukanshofu (丹生官省符神社)

Construit en 816 avec Jison-in (慈尊院), on y trouve le bâtiment principal Honden (本殿) considéré comme un bien culturel national important.

Adresse : 835 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院835)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://niujinja.sakura.ne.jp/

• Sanctuaire Niusakadono (丹生酒殿神社)

Ce sanctuaire tiendrait ses origines de l’histoire d’un dieu local brassant du saké dans les environs pour la première fois. De grands arbres Ginkgo (Arbres aux quarante écus) y sont implantés et changent magnifiquement de couleur chaque année de mi-novembre à début décembre.

Adresse : 631 Mitani,Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町三谷631)
Accès : Myoji Station (JR Wakayama Line)
Site internethttp://www.wakayama-jinjacho.or.jp

Le circuit Chôishi (町石道)

Le circuit Chôishi (町石道) est un sentier de 24 km de long avec un marqueur en pierres (町石, chōishi) tous les 109 mètres gravés avec leur numéro. Les voyageurs s’aventurant dans ce parcours peuvent ainsi compter et se donner du courage jusqu’à l’arrivée. D’une hauteur de plus de trois mètres, chacun des panneaux de signalisation en pierre marquant le parcours est un stupa en forme de gorintô à cinq niveaux, représentant les cinq éléments principaux de l’univers bouddhiste ésotérique. Les stupas prennent Konpon Daitô (根本大塔) comme point d’origine et sont numérotés en conséquence, avec 36 autres stupas reliant cette pagode centrale au mausolée de Kôbô Daishi (ou Kôbô Daishi Gobyô). Plus de 80% des stupas que nous voyons aujourd’hui ont été construits à l’époque de Kamakura, et ils continuent d’évoquer l’atmosphère de leur passé lointain.

Le circuit commence au temple Jison-in (慈尊院) jusqu’à Daimon Gate (大門). Créé par Kukai (空海) et situé au sein du parc préfectoral de Koyasan Chôishi-michi Tamagawa (高野山町石道玉川峡県立自然公園), le sentier est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans l’ensemble des sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii.

Attention, il y a très peu de toilettes sur le parcours. Prévoir du matos de randonnée, des provisions pour avoir de l’énergie et si vous n’arrivez pas avant la tombée de la nuit, une lampe torche ou frontale. En effet, une fois la nuit tombée il fait profondément noir.

Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Chôishi

Matériel (器具)

Ce n’est pas le Mont Fuji mais l’ascension de Koyasan par le circuit Chôishi est assez longue donc il est utile de prévoir du bon matos de randonnée et des provisions.
Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

• des chaussures de marche
• un sac à dos adapté pour la randonnée
• de l’eau, entre 2 et 3L
• des barres énergétiques et de la nourriture
• de l’argent, il y a des distributeurs de boissons sur le parcours et des fruits de saison pour 100¥
• des vêtements chauds, vêtements de pluie, casquette, lunettes, selon la saison
• une trousse de survie
• une lampe de poche ou une lampe frontale
• des sacs plastiques pour les déchets

L’ascension (登山)

Rendez-vous à la station Kudoyama (九度山) par la ligne Nankai (南海線) pour rejoindre le point de départ à Jison-in (慈尊院). Le train est rempli de bon matin d’alpinistes et voyageurs et un soleil radieux est là pour nous accompagner dans cette aventure.

Kudoyama est un petit coin agréable. Les gens se saluent tous et le samedi matin, le marché est ouvert près de la Michi no Eki (道の駅). Fruits et légumes frais à des prix attractifs, les clients sont prêts à faire plus d’une heure de queue. On peut aussi trouver des antiquités, ustensiles, et street food en cas de petite faim.

Puis il est temps de partir pour cette longue randonnée ! A Jison-in (慈尊院), on gravit les premières (mais pas les dernières) marches pour passer la torii du sanctuaire voisin, Niukanshōfu (丹生官省符神社) avant de rejoindre la route menant jusqu’à Daimon (大門), au marqueur en pierre numéro 180.

Passage dans des forêts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomérations entourant la montagne, c’est un long parcours assez physique mais récompensé par la beauté du paysage et des fruits de saison à 100¥ le sac mis à disposition sur le parcours. Les mikan et les kaki frais sont un régal en automne. Le don ne se refuse pas quand on connait le prix en supermarché.

De Futatsu Torii (二ツ鳥居) à Yadate le parcours au cœur de la foret est plat et plus facile. On avance rapidement en passant par des torii et chōishi. Il n’y a pas un bruit audible mis à part celui du vent soufflant sur les arbres et des quelques êtres vivants habitant la forêt. On est seul avec soi-même, on oublie toutes les pensées, les choses négatives, on respire juste la nature tout en parcourant le chemin.

Puis ce sont enfin les deux dernières heures d’ascension jusqu’à Daimon Gate (大門), le point d’arrivée et l’entrée dans le cœur de Koyasan. Ce sont sans doute les heures les plus difficiles physiquement et mentalement, les jambes accumulent la fatigue des nombreux kilomètres parcourus, les pentes raides semblent infinies, et la nuit tombant, la forêt s’assombrit rapidement. Il fait nuit noire si bien que ça en devient effrayant. Ne pas oublier la lampe torche ! Essoufflé et le cœur battant, après avoir difficilement repéré dans le noir le bout du chemin, on fait finalement face à Daimon Gate, porte d’entrée de la ville du sommet de la montagne !

Il fait nuit noire, les rues sont désertes mais en automne, c’est un accueil avec de belles surprises en présence des feuilles rouges, Koyo (紅葉), dont la couleur étincelante est accentuée par les lampadaires. Première récompense de cette ascension avant de savourer celle de déguster un délicieux dîner et de passer une bonne nuit dans un Shukubo (宿坊).

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♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Emotions

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► Winding Road : Kimi a escaladé le Mont Fuji 🗻, jamais deux sans trois !

Ce fascinant Mont Fuji, fierté du Japon du haut de ses 3776 mètres, lui accordant le titre de montagne la plus haute de l’archipel.
Inscrit au patrimoine mondial depuis 2013 et dans le cœur de nombreux japonais, il l’est aussi dans le mien depuis le jour où je l’ai vu du haut du sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社). C’est ma montagne numéro un, qui a en plus fait naître en moi cette passion pour la randonnée.

Chaque été marque notre rendez-vous, celui où je fais l’ascension de nuit pour qu’il me montre un beau lever de soleil tout en respirant un air frais et pur. Même s’il n’est pas si facile de l’escalader, l’adrénaline est toujours là pour m’emmener au sommet. Après le circuit Yoshida (吉田) puis le circuit Subashiri (須走), c’était maintenant au tour du circuit Fujinomiya (富士宮) !

Le circuit Fujinomiya (富士宮ルート)

Le départ s’effectue à la 5ème station se trouvant à la plus haute altitude parmi les 4 circuits, soit 2390 mètres. Cela en fait le circuit le plus court (5km) avec son point d’arrivée proche du pic Kengamine (剣ヶ峰), le plus haut du Mont Fuji, à donc exactement 3776 mètres d’altitude. C’est pour ça qu’il est aussi très populaire auprès des alpinistes.

C’est le deuxième circuit le plus fréquenté après le circuit Yoshida. Donc même si la durée semble courte, il vaut s’assurer plus de temps en cas d’embouteillages ou de croisements entre ceux qui montent et ceux qui descendent. Car en effet, il est utile de préciser que la route pour la montée et la descente est la même contrairement aux circuits Yoshida et Subashiri.

Pour les débutants ou les non-habitués ainsi que les plus sensibles au changement d’altitude, le circuit Fujinomiya est un bon compromis après le circuit Yoshida. Ceci dit, il est préférable de ne pas commencer l’ascension aussitôt arrivé à la 5ème station pour permettre au corps de s’habituer à l’altitude. De plus il est aussi assez raide !

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Fujinomiya, il est possible de prendre le bus depuis les stations JR Shizuoka (静岡), Shinfuji (新富士), Fuji (富士) et Fujinomiya (富士宮). Le ticket aller-retour coûte 3 100¥ et est valable sur une durée de trois jours.

L’ascension (登山)

Départ de la 5ème station à 18h45, arrivée au sommet à 3h30.
Le parcours est d’abord en gravier et petits cailloux, puis rocheux après la 7ème station. La pente est raide et ce dès les premiers kilomètres !

La distance entre les stations est relativement courte et on y arrive en 30 minutes en moyenne, excepté entre la 6ème et la nouvelle 7ème station où cela prend 50 minutes environ (40 si vous êtes rapide et habitué 😁). On peut donc monter lentement mais surement et bien se reposer une fois arrivé à une station. Il y a des refuges, à manger, à boire et des toilettes à 200¥ à chacune des stations. Les toilettes sont bien surveillées, impossible de gruger.
A la 6ème station, le refuge propose dans son menu la spécialité (名物) du circuit, Fujinomiya Yakisoba (富士宮やきそば).
Petite anecdote : pendant un petit arrêt à cette station, on a ressenti le tremblement de terre qui s’est produit vers Fukushima.

Le temps était clair, avec un petit clair de Lune en début de soirée et sous un ciel étoilé toute la nuit. Tellement magnifique ! Plus on montait en altitude et plus les températures chutaient rapidement avec parfois du vent. Il faisait 6° au sommet à mon arrivée.

Plus on monte et plus il y a de gros rochers. On s’agrippe, on évite de glisser ou de perdre l’équilibre, on admire les étoiles scintillantes pour ne pas penser qu’on galère un peu même si pour les amoureux d’escalade c’est le meilleur circuit.

Après la 8ème station, la pente devient encore plus raide, il faut donc marcher prudemment et lentement pour ne pas accumuler davantage de fatigue.

Le sommet et le tour du cratère (山頂とお鉢巡り)

En arrivant du circuit Fujinomiya, le point de vue pour voir le lever du soleil est vaste et il est possible de s’asseoir et de bien voir. Pas besoin d’arriver trop à l’avance. Même si il y a autant de monde qu’au point d’arrivée des circuits Yoshida et Subashiri, tout le monde peut admirer le spectacle à l’aise.

Craignant le froid et le vent, j’avais emporté de quoi me couvrir en attendant. À mon arrivée le ciel commençait à s’éclaircir et les premières couleurs du jour apparaissaient. Le dégradé de bleu et le rouge des premiers rayons du soleil offraient déjà un beau spectacle, faisant grandir l’impatience de voir le soleil pointer le bout de son nez. L’attente n’a pas été trop longue et le soleil, magnifique et éblouissant, s’est montré, sans nuages pour gâcher le spectacle !

Il n’y a pas meilleure façon de bien commencer la journée ! L’effort de l’ascension est récompensé et la fatigue un peu oubliée. Un bol de ramen pour reprendre des forces et on est au taquet pour profiter des autres merveilles du sommet.
En une heure et demie environ pour une distance totale de 3km, c’est le petit tour du cratère avec un passage obligé par le pic Kengamine (剣ヶ峰). Il y a la queue pour y faire une photo souvenir. Le tour du cratère, soit le circuit Ohachimeguri (お鉢巡り) vous fait profiter d’un panorama à 360° de dingue ! De là-haut, en cas de très beau temps, on peut apercevoir les lacs entourant le Mont Fuji comme le célèbre lac Kawaguchi (河口湖), les villes de Hakone (箱根), Shizuoka (静岡) et bien d’autres ainsi que la mer et des massifs montagneux autour. On en oublie le froid et le petit vent frais.

C’est au sommet du circuit Fujinomiya que se trouvent le sanctuaire Sengen-taisha Okumiya (浅間大社奥宮神社) et… le bureau de poste du sommet du Mont Fuji (富士山頂郵便局) ! Une bonne occasion d’envoyer une carte postale depuis le sommet ! Les cartes postales coûtent 500¥ et il y a aussi des autocollants et autres petits produits sympa à envoyer partout dans le monde !

La descente (下山)

Départ du sommet à 8h30, arrivée à la 5ème station à 13h10.
La descente est agréable au début mis à part dans les pentes raides et quand il faut faire de grands pas entre les gros rochers. On s’agrippe autant que pendant la montée mais on va plus vite même si parfois on sent nos jambes trembler à cause de la fatigue. On croise beaucoup de personnes faisant l’ascension de jour puisque la route reste la même dans les deux sens.

Au début c’est facile… Mais, entre la 8ème et 7ème station, le parcours devient plus dangereux à cause des gros rochers. Puis jusqu’à la fin, c’est glissade sur glissade à cause des cailloux. Avec la fatigue accumulée, c’est difficile de garder appui sur les jambes et plus facile de perdre l’équilibre et de tomber en glissant sur les cailloux.

Bilan (結論)

Le circuit Fujinomiya est en effet court par rapport aux autres circuits. J’ai vraiment pris mon temps vers la fin pour monter car j’allais plus vite que la normale. Cela m’aura évité les courbatures dans les cuisses en enjambant les gros rochers et aussi de me les cailler trop longtemps au sommet. En montant tranquillement, on trouve le circuit assez simple à faire. Il y a pas mal de personnes à l’approche du sommet mais sans trop créer d’embouteillages. Il y en a juste eu sur les derniers 200 mètres.

Ce fut ma meilleure ascension bien que j’aime l’atmosphère du circuit Subashiri. J’aime beaucoup le circuit Fujinomiya pour sa partie rocheuse. Il faut parfois enjamber et bien prendre ses appuis. D’ailleurs je recommanderais des bâtons de marche comme avaient quasiment tous les japonais que j’ai croisés. En effet je me suis beaucoup tenue aux rochers ou à la corde qui délimitait le circuit.

En revanche, la descente était peut-être bien la pire. Ça reste toujours moins fun pour moi. C’est raide et ça glisse, et puis il y a le corps qui commence à lâcher. Comme j’ai fait le tour du cratère en plus, ça a dépensé encore plus d’énergie. J’ai fait une longue pause à la neuvième station et ensuite je ne me suis pas arrêtée longtemps. Dans la partie cailloux, j’en avais marre de glisser et tomber dès que j’essayais de descendre plus vite. Mes jambes tremblaient et j’étais pleine de poussière. Je suis arrivée en bas au bout de ma vie, à peine assez de souffle pour dire お疲れ様です (Otsukare sama desu), mais au fond heureuse et fière d’avoir pu réaliser ce parcours !

Et surtout heureuse d’avoir pu voir un lever de soleil comme j’en avais rêvé ! Et sans avoir le temps de crever de froid comme l’année précédente. Les paysages qu’on aperçoit en faisant le tour du cratère sont aussi merveilleux.

L’année prochaine encore j’y retournerai ! 🗻😎

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 514¥
  • Barres énergétiques et lingettes rafraîchissantes (achetés chez L-Breath) : 2079¥
  • Bus (バス) : 3100¥ (aller-retour de Fujinomiya à la cinquième station, ticket à acheter près des arrêts de bus à côté de la station)
  • Toilettes (トイレ🚾) : 1300¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000¥
  • Shoyu Ramen dégusté au sommet (醤油ラーメン) : 900¥
  • Poste (郵便) : 610¥

Total : 9 503¥. Comptez donc en moyenne entre 7 000 et 12 000¥ pour l’ascension du circuit Fujinomiya.

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♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Winding Road

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► Candy, Candy : Road Trip à Hokkaido (3) – Nourriture et Restaurants

Quelles sont les spécialités à tester par tous les moyens pendant un voyage à Hokkaido ? Il y en a bien trop quand on est un grand gourmand et amateur de cuisine japonaise. Les villes populaires et touristiques possèdent leurs spécialités et leurs restaurants réputés.

En premier, les deux choses qui font la popularité d’Hokkaido, ce sont le lait et le melon ! Connus pour avoir un gout et une qualité différents des autres régions, on les cultive et produit dans plusieurs coins de la région, en particulier à Yubari (夕張) pour le melon, et les campagnes situées au nord pour le lait.

Dans les lieux touristiques et les boutiques de souvenirs, on les trouve sous toutes les formes, que ce soit en glace, en bonbons, en manju, en gâteau, en chocolat, en gelée, en smoothie, en dorayaki… Donc si vous aimez le melon, si vous aimez le lait, testez le moindre produit qui en contient !

En deuxième, eh bien il n’y a pas que le lait et le melon. Il y a des plats typiques d’Hokkaido, que l’on peut consommer dans beaucoup de restaurants. Lesquels ? En voici quelques uns !

• Sapporo Soup Curry (札幌スープカレー) chez Suage+ (すあげ+)

Sapporo (札幌) est connu comme ville d’origine du plat de soupe au curry. Alors il ne faut pas passer à Sapporo sans prendre le temps d’en manger un bol. Il y a l’embarras du choix niveau restaurants. Vous ne savez pas lequel choisir ? Testez alors par exemple Suage+ (すあげ+). Il compte parmi les restau populaires de soupe au curry. En effet, à peine ouvert, les locaux et touristes font déjà la queue. Mais si tout va bien, il n’y a pas plus de 10 minutes d’attente.

Vous choisissez d’abord votre type de curry (poulet, bœuf, porc, légumes ou le curry spécial de la maison…), le type de soupe (basique ou noir pour 100¥ de plus), la dose de piment (de niveau 1 à 6), la quantité de riz (petit 150g, moyen 200g, grand 350g pour 100¥ de plus) et enfin d’autres accompagnements comme du fromage, du natto, un œuf… Le prix des curry varie de 980¥ à 1980¥. Les menus sont disponibles en anglais et le service est assez rapide.

La soupe est bien dosée, le niveau de piment correct (un niveau 4 ou 5 est bien pour ceux qui adorent manger épicé), les légumes très bons. Un plat à tester si on raffole du curry !

Adresse : Toshimatsu Building 2F, 5 Minami 4 Jo Nishi, Chuo-ku, Sapporo-shi, Hokkaido (北海道札幌市中央区南4条西5丁目都志松ビル2階)
Accès : Sapporo Station (JR line) sortie sud, Odori Station (Tozai Line)

• Jigoku Ramen (地獄ラーメン) chez Aji no Daioh (味の大王)

À Noboribetsu (登別) là où se situe la vallée de l’enfer Jigokudani (地獄谷), on peut manger le Jigoku Ramen (地獄ラーメン) soit littéralement le ramen de l’enfer.

Il s’agit d’un ramen épicé qu’on trouve en particulier dans les régions d’Hokkaido et Hiroshima. La soupe varie en fonction de la région mais en général on utilise du miso épicé au chili, puis de la poudre de chili.

Chez Aji no Daioh (味の大王), il est d’enfer ! Représentatif de son nom, il est bien réputé pour être épicé bien que le restaurant soit plutôt connu pour son ramen au curry. Il y a différents niveaux, commençant par 0 jusqu’à… la dose de piment maximale que vous pouvez supporter ! Pour monter d’un niveau, ajouter 50¥ au bol de 850¥. En tout cas, le niveau 1 est bien épicé mais reste supportable.

Ce petit restaurant convivial possède sa clientèle fidèle et attire les touristes de passage. Beaucoup de personnes se pressent dès l’ouverture du service pour déguster ce Jigoku Ramen ou les autres ramen proposés. Il y en a de toutes sortes :
Enma Ramen (閻魔ラーメン, un ramen épicé sans bouillon qui est remplacé par une sauce épaisse)
Curry Ramen (カレーラーメン, un ramen dans un bouillon à base de curry épicé)
Miso-curry Ramen (味噌カレーラーメン, un ramen dans un bouillon original mélangeant miso et curry)
– Et les grands classiques Miso Ramen (味噌ラーメン, ramen dans un bouillon à base de miso), Shoyu Ramen (醤油ラーメン, ramen à la sauce soja), et Shio Ramen (塩ラーメン, ramen salé)

Le prix d’un bol de taille normale varie de 750¥ à 1100¥. Si vous êtes gourmand, vous pouvez demander une grosse portion (大盛) pour 100¥ de plus ou au contraire pour les petits estomacs, il est possible d’avoir une portion réduite (小盛) pour 100¥ de moins. Enfin, gyoza, riz et boissons sont aussi proposés pour satisfaire pleinement la clientèle.

Adresse : 29-9 Noboribetsu Onsen-cho, Noboribetsu-shi, Hokkaido (北海道登別市登別温泉町29-9)

• Kaisendon (海鮮丼) chez Kamui Banya (カムイ番屋)

Entouré par la mer du Japon, la mer d’Okhotsk et l’océan Pacifique, Hokkaido est un véritable trésor de fruits de mer. Les exemples notables incluent le saumon (considéré comme le poisson représentatif de Hokkaido), les œufs de saumon (いくら), les oursins (雲丹) et les calmars (いか). Au lieu de vous forcer à choisir un ou deux types de fruits de mer, laissez-vous tenter par un peu de tout en optant pour un Kaisendon (海鮮丼) : une sélection de sashimi et fruits de mer cités plus haut servis sur du riz.

Ça tombe bien ! De passage au cap Kamui, proche de la mer, les fruits de mer ne manquent pas ! Et ils sont servis dans un Kaisendon, proposé en deux types dans le restaurant-cafétéria Kamui Banya (カムイ番屋), le contenu en fruits de mer étant différent : Misakidon (岬丼) et Dokkoidon (どっこい丼).

Un bol de riz tendre avec crevettes, oursin, œufs de saumon, sashimi, et une petite noisette de wasabi pour un peu de piquant ! Au prix de 2750¥, le bol de Misakidon est accompagné d’une petite soupe miso.

À côté, le menu propose d’autres plats variés comme le Unidon (うに丼, de l’oursin sur un bol de riz), l’Ikuradon (いくら丼, des œufs de saumon sur un bol de riz), ramen, soba, tempura… pour des prix variant de 800¥ à 3000¥ environ.

Adresse : Tsushimanai 92, Kozakicho, Shakotan-cho, Shakotan-gun, Hokkaido (北海道積丹郡積丹町大字神岬町字ツシマナイ92番)
Site internet : http://kamuibanya.co.jp/rest.html

• Otaru Ankake Yakisoba (小樽あんかけ焼きそば) chez Niimura (新村)

Les spécialités d’Otaru (小樽), situé près de la mer, sont bien sûr les plats à base de fruits de mer et les sushis. Les restau sont implantés partout dans la ville, dont la fameuse Shushi Street. Mais il n’y a pas que ça ! À Otaru, il y a aussi le Otaru Ankake Yakisoba (小樽あんかけ焼きそば) à tester par tous les moyens. Plus de 100 restaurants proposent ce plat populaire de yakisoba avec une sauce épaisse et un mélange de crevettes et de légumes. Pour savourer une généreuse assiette au prix de 1000¥, on opte pour Niimura (新村), situé dans Denuki Koji (出抜き小路).

C’est le genre de restau où on mange et repart aussitôt étant donné qu’il est relativement petit avec peu de tables. Commandez votre plat au distributeur et installez-vous à table. L’attente est un peu longue quand le restau est pleins, seul un cuisiner préparant les plats. Mais on apprécie amplement le plat une fois servi ! Les nouilles sont fondantes, les légumes croustillants et la sauce bien onctueuse !

On peut aussi choisir dans le menu d’autres plats populaires japonais comme le Unagidon (うなぎ丼, bol de riz avec de l’anguille) ou le célèbre Butadon d’Hokkaido (豚丼, bol de riz avec du porc), pour des prix allant de 1200¥ à 1800¥.

Adresse : Denuki Koji 12, 1-1-20 Ironai, Otaru-shi, Hokkaido (北海道小樽市色内1-1-20 出抜小路12)

• Glace au melon (メロンアイスクリーム) chez Popura Farm Santa no hige (ポプラファームサンタのヒゲ)

Le melon se trouve sous toutes les formes à Hokkaido ! En gelée, en cookie, en glace…

Et manger un morceau de melon frais avec justement de la glace au melon, vous y avez songé ? En tout cas, c’est possible chez Popura Farm (ポプラファーム). Ce café et marchand de glace propose la célèbre glace au melon parmi d’autres parfums, seule ou sur un morceau de melon !

Deux tailles : petite (1/4 de melon) et grande (1/2 melon). Plusieurs parfums : vanille, melon, mix vanille melon, accompagné de chocolat ou de haricots rouges. Faites votre choix et régalez-vous ! Comptez 1000¥ minimum mais le melon est frais, juteux et pas trop sucré, la glace douce et onctueuse. Un bon dessert qui remplie l’estomac !

Adresse : Denuki Koji, 1-1 Ironai, Otaru-shi, Hokkaido (北海道小樽市色内1-1小樽出抜小路内)
Site internet : http://popurafarm.com/

• Ramen au lait (牛乳バターラーメン) chez Ramen Senmon Ichiban (ラーメン専門一番)

À Hokkaido, il y a du très bon lait ! Et ce lait, on peut le retrouver dans un bol de ramen ! Vous pensiez avoir testé toutes les sortes de ramen ? Eh bien il vous reste encore celui-là !

Les restaurants de ramen servant cette spécialité ne sont cependant pas présents dans tous les coins d’Hokkaido. L’un des rares se trouve à Asahikawa (旭川). Entrez chez Ramen Senmon Ichiban (ラーメン専門一番). Ce restaurant se spécialise dans les ramen depuis 1994. Il est spacieux avec des tables, un comptoir ainsi qu’un espace avec des tables basses.

Si sa principale recommandation est le Miso Ramen (味噌ラーメン), on peut goûter aussi le ramen au délicieux lait d’Hokkaido avec une noisette de beurre (牛乳バターラーメン). Léger et riche, le mélange peut paraître étrange mais il a bon gout !

Si manger des ramen avec du lait est pour vous inconcevable, vous pouvez toujours vous rabattre sur le miso ramen, le miso kimchi ramen ou encore des gyoza fait maison pour moins de 900¥ !

Adresse : 5-1-13 Nagayama 8 Jo, Asahikawa, Hokkaido (北海道旭川市永山8条5丁目1-13)

• Hotate Ramen (ホタテラーメン) chez Minatoya (みなとや)

A Wakkanai (稚内), on mange beaucoup de plats revisités avec des coquilles Saint Jacques, de l’octopus et du crabe. Ainsi, en incluant ces ingrédients, les restaurants proposent par exemple le Wakkanai Yakisoba (稚内焼きそば), Wakkanai Ramen (稚内ラーメン) et le Wakkanai Don (稚内丼). Au client de choisir comment et avec quoi il préfère manger ces fruits de mer.

Le Hotate Ramen (ホタテラーメン, ramen avec des noix de Saint Jacques), est aussi un plat typique du coin. Il consiste en un bol de nouilles fines et tendres avec deux noix de Saint Jacques de taille raisonnable et des algues wakame.

Autour du cap Noshappu et de l’Aquarium se trouvent plusieurs restaurants-caféteria servant ce Hotate Ramen ainsi que divers plats et spécialités locales. Par exemple, chez Minatoya (みなとや) où le Hotate Ramen est servi pour la somme de 1200¥. On retrouve aussi le Kaisendon pour 3000¥, le Kaisen Ramen pour 2200¥ et d’autres plats de ramen ou de bols de riz mélangeant divers fruits de mer.

Si vous n’êtes pas trop fan des fruits de mer, essayez de les manger préparés dans un bol de ramen ou de riz ! Ça vous aidera peut-être à les apprécier !

Adresse : 2-4-7 Noshappu, Wakkanai, Hokkaido (北海道稚内市ノシャップ2丁目4-7)

• Bihoro Janbo Gyoza Don (美幌ジャンボ餃子丼)

À Bihoro (美幌), la spécialité à tester est le Janbo Gyoza Don (ジャンボ餃子丼). C’est comme un Katsudon sauf que le porc frit est remplacé par des Gyoza.

De passage au col Bihoro (美幌峠), on peut ainsi en manger dans la cafétéria de la Michi no Eki Gurutto Panorama Bihoro (道の駅 ぐるっとパノラマ美幌峠) juste à côté. Choisissez votre plat au distributeur, remettez le ticket et quand on appelle votre numéro, récupérez votre plateau.

Le bol semble petit à première vue mais est en fait bien rempli. Les 4 morceaux de Gyoza sont de taille raisonnable, accompagné d’une bonne dose d’oignon et de gingembre rouge (紅しょうが). Avec votre bol est servi en plus une petite soupe miso.

On peut aussi manger le Karaage version Hokkaido, le Zangi (ザンギ), bien qu’il soit en réalité né dans la ville de Kushiro.

La différence avec le Karaage ? Le Zangi consisterait à bien laisser mijoter le poulet, à ajouter la poudre aromatisée et à le faire frire. Il aurait donc bon goût sans sauce contrairement au Karaage classique qu’on accompagne le plus souvent de sauce mayonnaise. En tous cas, pour les fans de poulet, c’est un régal ! À tester !

• Butadon (豚丼) chez Ganzo Butadon Pancho (元祖豚丼ぱんちょう)

À Obihiro (帯広), le plat à tester est le Butadon (豚丼), un bol de riz recouvert de morceaux de porc d’Hokkaido. Il y a beaucoup de restaurants servant ce plat local dans la ville mais le restaurant Butadon Pancho (豚丼ぱんちょう) est sans doute l’un des meilleurs en la matière !

Par conséquent prenez votre mal en patience car pour manger aux heures des repas dans cet endroit assez réputé, il faut faire la queue. Pendant votre attente, vous pouvez déjà passer commande. Choisissez la quantité de porc (4 morceaux 松, 6 morceaux 竹, 8 morceaux 梅, 10 morceaux 華) pour des prix allant de 850 à 1250¥. Puis sélectionnez quelle soupe miso vous voulez avec votre bol (wakame わかめ 180¥ ou champignons なめこ 200¥).

Le restau n’est pas très grand et les tables de six personnes sont partagées entre plusieurs clients. Le service est agréable et la musique traditionnelle de fond reposante. Un bon cadre pour savourer son plat. La viande est tendre, bien cuite et avec peu de gras. La sauce qui l’accompagne apporte un petit gout sucré. Un régal pour 1100¥ minimum.

Adresse : 11-19 Nishi 1 jo Minami, Obihiro-shi, Hokkaido (北海道帯広市西1条南11丁目19番地)
Site internet : http://www.butadon.com

• Yubari Yatai Village (ゆうばり屋台村)

En débarquant à Yubari (夕張), vous trouverez bien sûr, beaucoup de marchands de melon, le roi de la ville. Mais pas que ! Près de la gare, il y a aussi le village Yubari Yatai (ゆうばり屋台村), une allée couverte de petits restaurants, avec les tables au centre, rappelant un peu les food courts dans les centres commerciaux.

Ouvert depuis septembre 2009, c’est un endroit convivial où les gens sortant de la gare viennent se rassembler et apporter du dynamisme et de l’animation dans les sept petits restaurants constituant le village. Yubari est parfois jugée comme ville isolée dans laquelle peu de gens s’arrêtent mais Yubari Yatai Village vient contredire ces jugements, devenant un lieu animé aux heures des repas.

Dans le village, les tables sont alignées dans l’allée centrale et partagées entre les différents restaurants. Choisissez librement votre place, puis votre plat dans les menus de chaque magasin et payez quand vous recevez votre commande. Les prix varient entre 800 et 1000¥ environ et le village ouvre ses portes de 11h00 à 22h00.

On peut y manger de tout, des spécialités locales comme le soba au curry de Yubari (夕張カレーそば), du melon bien sûr, le yakiniku d’Hokkaido Jingisukan (ジンギスカン), des sushis (寿司) ou bien le plat que le village recommande : le Ramen Noir (黒ラーメン) ! Noir, oui, la soupe et les nouilles sont noires même si au gout, ça reste assez semblable au Ramen classique. Pour le fan de Ramen, c’est toujours un régal ceci dit.

Si d’apparence ça peut rebuter certains touristes, n’ayez pas peur de passer les portes, le personnel est accueillant et sympa. L’endroit possède d’ailleurs ses clients fidèles qui viennent manger et se poser comme à la maison. Et puis les plats sont vraiment faits maison et délicieux !

Adresse : 1-81 Suehiro, Yubari, Hokkaido (北海道夕張市末広1丁目81)
Accès : Yubari Station
Site internet : https://yubari-yatai.net

• Melon Terrace (メロンのテラス)

Après vos emplettes au centre coopératif agricole de Yubari (夕張市農協銘産センター), il serait normal de profiter d’un bon déjeuner, surtout si celui-ci inclus du bon melon de Yubari fraîchement cultivé et surtout… illimité !

Au restaurant Melon Terrace (メロンのテラス), c’est un buffet à volonté qui attend les clients avec bien entendu du melon et d’autres plats variés.

On y met certes le prix ; 3000¥. Après tout, c’est un buffet à volonté. Au menu : melon, salade, viande, soupe, riz, soba… De quoi se faire plaisir sans limite niveau quantité, mais attention, vous avez une heure pour vous servir et manger. Il y a des horaires fixés : 11h00, 12h30, 13h30 et 14h30.

Il faut réserver avant directement sur place. Les réservations commencent à 10h30. Donnez votre nom, choisissez une table à l’intérieur ou à l’extérieur et payez. Chaque client peut jouer à une loterie et tenter de gagner du melon gratuit. Vous recevez un ticket avec un numéro et une couleur.

À l’heure du buffet, vérifiez la couleur du drapeau brandi à l’entrée et faites la queue si elle correspond à celle de votre ticket. Accédez à votre table quand on appelle votre numéro et votre nom. Si vous êtes seul, vous partagez une table avec d’autres clients. Servez-vous autant que vous pouvez manger mais profitez surtout du melon : il est tendre, bien juteux et frais. Les clients se font un marathon et en mangent des dizaines de morceaux, voire plus !

Avec le melon, vous pouvez choisir entre des salades, des plats de viande, des pâtes, de l’omelette ou des plats plus typiques japonais : soba, tempura, kinpira… Il y a aussi des desserts.

Adresse : Yubari City Agricultural Cooperative Center 2F, Taki no Ue 132, Yubari-shi, Hokkaido (北海道夕張市滝の上132 夕張市農協銘産センター2F)
Accès : Taki no Ue Station (JR line)

• Jingisukan (ジンギスカン) chez Matsuo Jingisukan (松尾ジンギスカン)

Un plat atypique et populaire à Hokkaido. Il s’agit du Yakiniku d’Hokkaido, soit un barbecue à la japonaise. Yakiniku (焼き肉, littéralement viande grillée) consiste en un mode de cuisson de viandes et de légumes au charbon de bois, au gaz ou sur une plaque chauffante.

Jingisukan (ジンギスカン), c’est donc la même chose, mais à la place du bœuf ou du poulet qu’on retrouve dans le Yakiniku, on fait griller de la viande d’agneau (ラム) sur une plaque ayant la forme d’un casque de soldat, en dôme. Pourquoi ? Car dans le Japon de l’entre-deux-guerres, l’agneau, quasiment pas utilisé dans la cuisine japonaise, était réputé être un plat de choix des soldats mongols. On raconte que ces soldats utilisaient leurs casques pour griller la viande. Soldats mongols, l’origine du nom vient par conséquent de celui du grand chef mongol, Genghis Khan.

Un bon Jingisukan se déguste chez Matsuo Jingisukan (松尾ジンギスカン), une chaîne populaire originaire de Takikawa, une des villes possédant des élevages de moutons, et répandue à Sapporo et également un peu à Tokyo. Elle propose en plus sur place ou sur internet de passer commande des produits en vrac et de se faire livrer.

Il y a différents menus contenant la viande en petite ou grosse quantité, ou encore de la saucisse. Elle est accompagnée de divers légumes et de pousses de soja à griller ensemble. Chaque menu comprend en plus du riz et de la soupe miso à volonté. Comptez entre 1200¥ et 3000¥ le repas.

Les serveurs proposent des couvertures et tabliers pour se protéger des éclaboussures de la sauce. Ils effectuent la première session de cuisson en expliquant, puis à vous de jouer pour le reste ! Ne vous inquiétez pas, il y a des explications en anglais à chaque table.

Retenez comment bien savourer un Jingisukan :
① Répandez les légumes sur les bords de la plaque chauffante.
② Disposez la viande au centre de la plaque et faites bouillir les légumes en ajoutant la sauce.
③ Quand c’est bien cuit, régalez-vous !
④ Si vous avez encore faim, demandez des udon à cuire sur la plaque.

Adresse : 3-5-12 Myojincho, Takikawa, Hokkaido (北海道滝川市明神町3丁目5-12)
Accès : Takikawa Station (JR lines) sortie principale
Site internet : http://www.matsuo1956.jp

• Glaces de toutes les couleurs et toutes les saveurs !

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Pour la touche sucrée, goûtez absolument les glaces ! Elles sont délicieuses, bien rafraîchissantes et on en trouve à toutes les saveurs selon le lieu où vous vous trouvez. Goûtez surtout ces quatre glaces :
Glace au melon de Yubari (夕張メロンソフトクリーム)
Glace au lait d’Hokkaido (北海道牛乳ソフトクリーム)
Glace bleue de Shakotan (しゃこたんブルーソフトクリーム)
Glace à la lavande de Furano (富良野ラベンダーソフトクリーム)

Cette liste ne représente qu’une petite partie ! Ajoutez-y les plats suivants pour avoir fait le tour des spécialités d’Hokkaido : le Miso Ramen de Sapporo (札幌味噌ラーメン, bol de ramen copieux et savoureux avec une soupe à base d’os de porc et aromatisé au miso, accompagné d’une variété de garnitures telles que des tranches de porc, des œufs durs, des germes de soja, du maïs et des pousses de bambou), le Soba Curry de Yubari (夕張カレーそば), le Red Beef Curry de Toya (洞爺湖和牛カレー), le Ishikari Nabe (石狩鍋, un ragoût de saumon et de miso), les Takozangi (タコザンギ, c’est comme le Zangi sauf qu’à la place du poulet, c’est de l’octopus) et le vrai Melon Pan (メロンパン) de la maison du Melon à Furano !


Et vous, quel plat d’Hokkaido préférez-vous ? Ou lequel voulez-vous goûter en premier ?


♫ Un article = Une chanson ► Kyary Pamyu Pamyu– CANDY CANDY

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► Awake & Alive : Road trip à Hokkaido (2) – Le Kimitinéraire

Débarquement à Hokkaido (北海道), aéroport de Sapporo Chitose, récupération d’un mini-van comme compagnon de voyage, et en route ! Mais… Par où commencer ? Quelles sont les meilleures destinations pour un road trip ? Dans quel ordre ? Combien de temps ?

Kimi ne connait pas les vraies réponses ni les meilleures réponses sans doute, mais elle peut vous proposer le Kimitinéraire (l’itinéraire de Kimi, essayez de suivre un peu) ! Il s’agit d’un road trip avec beaucoup de trajets pour visiter le maximum d’endroits pendant une courte période. L’autre option est bien sûr de rester plusieurs jours aux mêmes endroits car chaque ville a beaucoup de choses intéressantes à visiter. A vous de voir !

Le Kimitinéraire vous liste donc une petite idée des destinations à visiter pour un road trip de 11 jours, avec le budget requis pour une seule personne, les routes empruntées (sans sections à péage) et en stationnant dans le plus de parkings gratuits possible. C’est parti pour un voyage sensationnel !

Jour 1

  • Arrivée à l’aéroport de Sapporo Shin-Chitose (新千歳空港) en matinée
  • Petit passage par Sapporo (札幌)
    Train JR Rapid Airport Line | 1070 ¥ un aller
  • Sapporo TV Tower (さっぽろテレビ塔) | 720 ¥
  • Récupération du mini-van et paiement de la location en début d’après-midi | 74 304 ¥
    Route Lac Shikotsu (支笏湖通り), route 16 (道道16号) et route nationale 453 (国道453号) : 1 heure environ
  • Lac Shikotsu (支笏湖), Shikotsu Onsen (支笏湖温泉) & Mont Tarumae (樽前山) | stationnement 500 ¥
    Route nationale 453 (国道453号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki Forest 276 Otaki (道の駅 フォーレスト276大滝)

Jour 2

  • Départ pour Noboribetsu (登別)
    Route nationale 453 (国道453号) et route 2 (道道2号) : 1 heure environ
  • Jigokudani (Hell Valley, 登別地獄谷), Yuzawa Shrine (湯澤神社), balade dans le centre-ville | stationnement 500 ¥
    Route nationale 453 (国道453号), route 2 (道道2号) et route 703 (道道703号) : 1 heure environ
  • Showashinzan (昭和新山) | stationnement 500 ¥
  • Volcano Village (火山村), Usuzan Ropeway (有珠山ロープウェイ) | 1 600 ¥
    Route 703 (道道703号) et route 2 (道道2号) : 10 min environ
  • Lac Toya (洞爺湖), Onsen et balade sur Kohan avenue (湖畔通り) ou Nishiyama crater Walking Trail (西山山麓火口散策路)
    Route nationale 230 (国道230号), route 97 (道道97号) et route 66 (道道66号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki Niseko View Plaza (道の駅 ニセコビュープラザ)

Jour 3

  • Départ pour cap Kamui (神威岬)
    Route nationale 5 (国道5号), route 269 (道道269号) et route nationale 229 (国道229号) : 1 heure 30 environ
  • Cap Kamui (神威岬)
    Route nationale 229 (国道229号) et route 93 (道道93号) : 20 min environ
  • Cap Shakotan (積丹岬), Côte Shimamui (島武意海岸)
    Route 913 (道道93号) et route nationale 229 (国道229号) : 30 min environ
  • Cap Ogon (黄金岬), Shakotan (積丹町)
    Route nationale 229 (国道229号) : 30 min environ
  • Nuit à Michi no Eki Space Apple Yoichi (道の駅 スペース・アップルよいち)

Jour 4

Jour 5

  • Aoi-ike (青い池), randonnée le long de la rivière Biei (美瑛川) sur la petite route Shirakaba (白樺遊歩道) jusqu’aux cascades Shirahige (白髭の滝) et le sanctuaire Shirogane (白金神社)
    Route 353 (道道353号) et route nationale 237 (国道237号) : 30 min environ
  • Farm Tomita (ファーム富田, 山の彩りの畑), Tomita Melon House (とみたメロンハウス), Champ de lavandes de Furano (中富良野町営ラベンダー園)
    Route nationale 237 (国道237号) et route nationale 40 (国道40号) : 5 heures environ
  • Nuit à Michi no Eki Wakkanai (道の駅 わっかない)

Jour 6

  • Parc de Wakkanai (稚内公園), balade sur la côte jusqu’à Noshappu (ノシャップ)
  • Onsen Domu (稚内温泉 童夢) | entrée 300 ¥
    Route nationale 238 (国道238号) : 40 min environ
  • Cap Soya (宗谷岬), Parc du cap Soya (宗谷岬公園)
    Route nationale 238 (国道238号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki North Okhotsk Hamatonbetsu (道の駅 北オホーツクはまとんべつ)

Jour 7

  • Départ pour Bihoro (美幌)
    Route nationale 238 (国道238号) et route nationale 333 (国道333号) : 4 heure 30 environ
  • Lac Saroma (サロマ湖), Col de Bihoro (美幌峠)
    Route nationale 334 (国道334号) : 2 heures environ
  • Cascades Oshinkoshin (オシンコシンの滝), Cap Puyuni (プユニ岬), les 5 lacs de Shiretoko (知床五湖) | stationnement 500 ¥
    Route 93 (道道93号) : 15 min environ
  • Parc national (知床国立公園) en voiture, Chutes de Kamuiwakka (カムイワッカ湯の滝)
    Route nationale 334 (国道334号), route nationale 391 (国道391号) et route 53 (道道53号) : 3 heures 20 environ
  • Nuit à Michi no Eki Utoro Shiretoku (道の駅 ウトロ知床)

Jour 8

  • Utoro-Shiretoko (ウトロ知床)
    Route nationale 334 (国道334号) route nationale 240 (国道240号), route 53 (道道53号), route nationale 242 (国道242号) : 4 heures environ
  • Tokachigawa Onsen (十勝川温泉), Parc Tokachigaoka (十勝が丘公園), Observatoire Tokachi Hill (十勝が丘展望台), Obihiro (帯広)
    Route nationale 38 (国道38号) : 1 heure 30 environ
  • Lac Kanayama (かなやま湖)
  • Nuit à Michi no Eki Minami Furano (道の駅 南ふらの)

Jour 9

  • Départ pour Tomamu (トマム)
    Route nationale 38 (国道38号), route 117 (道道117号) et route 136 (道道136号) : 30 min environ
  • Unkai Terrace (雲海テラス) | 1 900 ¥
  • Hoshino Resorts Tomamu (星野リゾート トマム)
    Route 136 (道道136号), route nationale 274 (国道274号) : 1 heure 30 environ
  • Yubari Yatai (ゆうばり屋台村), Yubari Melon Dome (夕張メロンドーム), Parc Taki no Ue (滝の上公園), Chidorigataki (千鳥ヶ滝)
  • Onsen Racey (天然温泉レースイの湯) | entrée 700 ¥
  • Nuit à Michi no Eki Yubari Meroad (道の駅 夕張メロード)

Jour 10

Jour 11

  • Check-out
    Route nationale 453 (国道453号) et route 117 (道道117号) : 1 heure 30 environ
  • Retour du mini-van en début d’après-midi
  • Retour à Tokyo (東京)

Budget approximatif

  • Avion : 52 820 ¥
  • Transport / Logement : 87 444 ¥
  • Essence : 15 316 ¥
  • Parking : 2 200 ¥
  • Nourriture / Restaurants : 24 990 ¥
  • Visites / Onsen : 12 120 ¥
  • Achats / Souvenirs / Cadeaux : 14 117 ¥

Total : 209 007 ¥ (~1 734 €)
Cela reste un chiffre approximatif et pour une seule personne ! Le prix de location du mini-van peut-être partagé à plusieurs, ainsi que l’essence, le parking et la nourriture.

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Liens utiles

Pour vous permettre de voyager sans trop de stress plus facilement, je vous recommande en plus de visiter les liens suivants :

  • Drive Hokkaido! : application gratuite pour smartphone avec des articles divers, des recommandations et des conseils pour conduire en toute sécurité
  • Hokkaido no Michi no Eki (北海道の道の駅) : site internet qui référence toutes les Michi no Eki à Hokkaido, disponible en japonais et anglais avec les installations et les services proposés

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▶ Starting Over : Road trip à Hokkaido (1) – Location d’un véhicule

C’était en partie dans ce but que j’avais fait traduire mon permis de conduire : faire un road trip à Hokkaido ! Hokkaido est l’une des meilleures destinations pour les camping car, les caravanes et autre véhicule de vacances, car la nature, la culture et les infrastructures sont excellentes. En louant un véhicule, on peut traverser la région en s’arrêtant à divers endroits cachant de magnifiques spots en pleine nature, et bien sûr s’arrêter dans des campings parfois gratuits ou des Michi-no-Eki (道の駅, chez nous, on appellerait ça des aires de repos). Ceux-ci accueillent de nombreux camping car et caravanes pour la journée et la nuit avec toilettes disponibles 24h/24 propres et équipées, parfois des douches, des marchés de légumes locaux, des restaurants avec des ingrédients locaux, parcs, etc…
L’aventurière que je suis et qui a expérimenté les voyages en camping car pendant sa jeunesse a voulu tenter cette expérience, quitte à partir seule ! Comme je l’ai souvent fait ! Le défi s’est avéré un peu fastidieux à relever… Entre l’organisation, la recherche du véhicule, le budget notamment… De quoi me faire facilement stresser mais ma soif d’aventure, de découverte et de voyage m’ont convaincue de me lancer quand même !

Première étape pour la réalisation de ce road trip : la location d’un véhicule !

Location d’un véhicule au Japon

Il existe un petit nombre de compagnies de location à Hokkaido et dans d’autres régions du Japon, proposant tous types de véhicule, en allant de la simple voiture au camping car super équipé. Les prix varient en général entre 11 000¥ et 45 000¥ par jour. Cela dépend du type de véhicule mais aussi de la période, par exemple l’été étant pour Hokkaido la haute saison, les prix sont plus élevés qu’en période plus creuse. C’est aussi à cette période que beaucoup de réservations sont faites ! Il est donc préférable de s’organiser et réserver bien à l’avance au risque que les véhicules ne soient pas dispo !

Quelques compagnies de location de véhicules :

  • Arigato Camper Van : disponible en anglais et japonais, tous types de véhicule équipé, GPS anglais, wi-fi, paiement intégral à l’avance obligatoire pour confirmer la réservation
  • Dosanko Camper Vans (どさんこキャンピング) : disponible en anglais et japonais, mini-vans, GPS anglais, paiement sur place, faire le pleins de carburant avant de rendre le véhicule
  • Hokkaido Nomad Car Rental : disponible en anglais et japonais, camping car
  • Japan RV Rental : disponible en anglais et japonais, tout type de véhicules équipés, GPS anglais, 10% du montant à payer lors de la demande de réservation, les 90% restants sur place le jour de la récupération du véhicule
  • Rentacan Hokkaido : disponible en anglais et japonais, tout type de véhicules équipés, location de divers équipements possible, paiement intégral à l’avance par Paypal
  • Samurai Rent A Car : disponible en anglais et japonais, voitures et vans, GPS anglais, pas besoin de faire le pleins de carburant avant de rendre le véhicule,

Pour ma part, mon premier choix s’était porté plus sur Arigato Camper Van sauf que ses véhicules n’étaient pas disponibles à mes dates de voyage. J’avais donc choisi ensuite Japan RV Rental. Ce n’est pas la compagnie que je recommanderais en premier. En effet, le soucis de payer 10% à l’avance ne vous garantit pas que le véhicule souhaité soit disponible ! Et bien sûr c’est ce qui est arrivé ! Dans ce cas, la compagnie peut vous proposer un autre type véhicule, au risque que le prix final change. D’un van, on m’a proposé de passer à un camping car, mais le prix n’était pas le même ! Après échange de mails, coups de téléphone pour négocier, j’ai finalement réservé un camping car presque au même prix du van souhaité à l’origine ! Mais c’était sans savoir qu’à l’arrivée, j’aurais encore des frais supplémentaires à payer : la caution en cas de dommage ! A un prix très fort ! Même si celle-ci est remboursée quand vous rendez le véhicule intact, je ne pouvais pas investir plus pour cette location. J’ai donc demandé par e-mail une annulation et les 10% que j’avais payés m’ont été remboursés.

Je suis donc passée par Rentacan Hokkaido et Dosanko Camper Vans. Le premier n’avait pas de véhicule disponible à mes dates non plus. Le second, hourra, oui ! Pour 10 jours de location d’un mini-van basique, conduite automatique, 4 sièges se transformant en 2 lits, avec GPS en anglais : 74,304¥.

► Pour louer un véhicule chez Japan RV Rental :

  • Sur le site, sélectionnez le véhicule et vos dates, vérifiez la disponibilité
  • Remplissez le formulaire de réservation
  • Effectuez le paiement de la caution (10% du montant total)
  • Vous recevez dans les 24 heures suivantes la confirmation de votre réservation
  • Payez le reste du montant sur place en récupérant votre véhicule
  • Bon voyage !

► Pour louer un véhicule chez Rentacan Hokkaido :

  • Sur le site, remplissez le formulaire de réservation
  • Vous recevez dans les 48 heures suivantes une confirmation avec la facture à régler par Paypal
  • Vous recevez à nouveau une confirmation de votre paiement
  • Récupérez votre véhicule à l’endroit que vous avez souhaité (au choix aéroport de Narita ou Chitose uniquement) après une petite heure d’explications
  • Bon voyage !

► Pour louer un véhicule chez Dosanko Camper Vans :

  • Sur le site, remplissez le formulaire de réservation.
  • Vous recevez dans les 48 heures suivantes un devis avec le montant total.
  • Si la proposition vous convient, répondez au mail en disant que vous acceptez.
  • Vous recevez un mail de confirmation de votre réservation avec un itinéraire pour se rendre au lieu de récupération du véhicule ainsi que le numéro de téléphone à contacter en cas de problème.
  • Le jour de votre arrivée à l’aéroport de Shin-Chitose, prendre la navette à l’arrêt 30 (environ 10 min). Attention, plusieurs navettes passent, prenez-en une qui va chez Samourai Rent A Car ou E Rent A Car (eレンタカー), ces groupes font partis de la même société. En cas de problème, n’hésitez pas à téléphoner.
  • A votre arrivée, lisez et confirmez les conditions de l’assurance et en cas d’accident (document écrit en anglais), complétez en version papier votre réservation avec vos coordonnées, la date de retour du véhicule et le numéro de votre vol. Payez le montant de la réservation et vérifiez l’état du véhicule avec l’employé. Enfin, après une petite demie-heure d’explications sur la manœuvre, récupérez les clefs avec quelques documents (formulaire à remplir en cas d’accident, la facture, le compte rendu de l’état du véhicule et des explications diverses sur la conduite et l’essence).
  • Pas besoin de mettre de l’essence, c’est déjà fait. Mais faites bien le plein avant de rendre le véhicule !
  • Vous pouvez faire un premier essai de conduite pour vous familiariser avec le véhicule.
  • Bon voyage !

Conduire au Japon : bon à savoir

Sur les routes du Japon, on roule à gauche et en moyenne à une vitesse de 60 km/h ! Les trajets sont doublement plus longs ! En agglomération, la vitesse est limitée à 40km/h. En dehors, 50 ou 60 km/h. Et sur les voies rapides, 80 km/h. Oui, au Japon, les limites de vitesse sont bien en-dessous de celles en France. Cependant, beaucoup de japonais ont tendance à rouler plus vite ! Leur conduite est à la fois étrange et risquée. Quand un véhicule semble vouloir dépasser, celui devant se rabat un peu sur le côté pour lui ouvrir la voie et dépasser sans danger. Et dans le genre danger, les automobilistes ont tendance à s’arrêter n’importe où et n’importe comment ! En pleins virage, près d’un carrefour, et parfois sans mettre les warnings !

Certains panneaux de signalisation sont différents des nôtres aussi mais la signification reste compréhensible (le panneau de dépassement par exemple, ou bien les panneaux de danger qui sont triangulaires chez nous sont rectangulaires et jaunes). La nuit, il y a parfois des panneaux lumineux clignotant pour guider l’automobiliste sur les routes de campagne très sombres. Et aussi les animaux ! Attention aux renards et aux biches qui traversent dangereusement la route !

En général dans les lieux touristiques le parking coûte 500¥ pour la journée. À votre entrée dans le parking, le gardien vient direct à votre carreau pour vous demander de payer après quoi vous pouvez stationner aussi longtemps que vous voulez pour la journée. Après, il n’est pas toujours impossible de trouver des parkings gratuits. Si vous n’êtes pas contre marcher un peu plus longtemps, repérez à l’approche de votre destination des endroits où vous pourriez stationner librement.

Le carburant et les stations services

Au Japon, il existe plusieurs compagnies de stations services. Les plus courantes sont : Eneos, Idemitsu, Shell, Cosmo Oil (コスモ石油)… Il y en a beaucoup en ville, très peu en campagne. Et attention ! Elles ne sont pas toutes ouvertes 24H/24 et plus vous vous éloignez des grandes villes, plus vous verrez les stations services fermées le dimanche. Prenez bien vos précautions si vous faites de longs trajets !

Elles proposent trois type de carburants : essence sans plomb (レギュラー), diesel (軽油), et essence sans plomb premium (ハイオク). Le diesel est moins cher que l’essence qui elle coûte en moyenne 142¥/L. Les prix varient tous les jours et selon les stations. Parfois l’essence peut coûter seulement 134¥/L comme elle peut monter jusqu’à 145¥/L. Pour le mini-van loué chez Dosanko Camper Vans, un plein complet du réservoir de 30L coûte environ 4500¥ et on peut rouler environ 600km.

Soit le client effectue son plein en libre-service (la mention セルフ est alors affichée), soit les employés prennent en charge le client quand celui-ci entre dans la station (フルサービス). Les stations en libre-service sont moins chères que les stations full-service.

C’est souvent le cas chez Eneos par exemple qui compte parmi les stations full-service (フルサービス). Ils vous indiquent à quelle borne stationner, vous demandent quel type de carburant vous souhaitez et le mode de paiement. Pendant que le pleins s’effectue, si ils ne sont pas trop occupés, ils nettoient un peu votre véhicule. Vous êtes le roi, vous n’avez rien à faire mis à part payer !

Dans le cas d’une station libre-service (セルフ) cela fonctionne en général comme suit :

  1. Si la borne est multilingue, sélectionnez la langue souhaitée.
  2. Sélectionnez le mode de paiement (espèces, carte de crédit…) et si vous avez une carte à point (selon les stations, les cartes à points comme T-Point ou Ponta sont acceptées, elles permettent de bénéficier d’une réduction sur le tarif et de payer en utilisant ses points).
  3. Sélectionnez le type de carburant.
  4. Soit vous payez en insérant le montant que vous voulez et vous remplissez votre réservoir jusqu’à épuisement du montant comme c’est le cas dans les stations Shell. Soit vous sélectionnez la quantité de litres, le plein complet ou le montant que vous souhaitez payer et vous insérez l’argent ensuite.
  5. Remplissez votre réservoir
  6. Récupérez votre reçu et votre monnaie.

Road trip en mini-van : mes impressions

J’étais un peu effrayée à l’idée de devoir conduire un gros véhicule (une grande première pour moi) sur les routes japonaises où on conduit à gauche, comprendre les panneaux de signalisation et d’indication, faire le plein d’essence… Mais au moment où j’ai commencé à conduire, j’étais plutôt euphorique et je me suis rapidement faite aux routes japonaises.

J’ai conduit par tous les temps et toutes les conditions : ensoleillé, pluvieux voire pluie torrentielle, dans le brouillard très épais, la nuit, sur des routes en travaux… J’ai parfois croisé des biches, des renards ou des lapins. Les routes d’Hokkaido sont tranquilles et peu difficiles, sauf quand on veut aller dans des coins assez difficiles d’accès et même pas desservis par des bus. Les itinéraires que j’ai emprunté m’ont fait circuler dans des endroits déserts, au milieu de champs immenses avec parfois des vaches et des chevaux ou dans les montagnes. C’était plutôt agréable, avec un sentiment de liberté quand on conduisait sans vraiment savoir où le chemin nous menait mais en même temps avec la curiosité de découvrir quelles surprises nous attendaient au bout. Conduire le long des cotes avec d’un côté la mer du Japon et les falaises de l’autre, passant dans de longs tunnels, était aussi un moment agréable avec un panorama de dingue. On s’arrête dès que possible pour faire des pauses et admirer ce paysage splendide. En revanche, la conduite en ville est moins fun. Des feux tricolores tous les 100m à chaque carrefour. En heure de pointe, pris dans les embouteillages, on perd un temps précieux. À quand les ronds-points ? La conduite de nuit n’est pas fort agréable non plus, surtout quand il y a du monde. Les phares étaient parfois très éblouissants avec la pluie. Et certains automobilistes laissent les pleins phares quand ils croisent quelqu’un…

Mon mini-van, que j’ai baptisé Titine fonctionnait avec de l’essence sans plomb (レギュラー), il était neuf et propre mais peu confortable au volant. Les premiers jours, j’ai eu un peu mal au dos. La conduite était automatique et faut s’habituer au fait que toutes les commandes du tableau de bord sont inversées puisque le volant est à droite. Plusieurs fois j’ai activé les essuie-glaces alors que je voulais mettre le clignotant xD. Le GPS était dispo en plusieurs langues et avec une connexion Bluetooth (très bien pour faire péter la musique), et il y avait des câbles USB pour charger le téléphone et autres appareils. J’ai passé un super séjour grâce à Titine et le personnel très gentil de Dosanko Camper Vans ! Je vous recommande cette compagnie. Si je renouvelle l’expérience (j’y songe très franchement) je repasserai sans doute par leur service !

Je n’ai pas passée de nuits comme j’en aurais passé dans un bon hôtel mais ça m’a rappelé mes vacances en camping car. Je craignais d’avoir froid la nuit mais au final avec un pull et des bonnes couvertures j’étais suffisamment réchauffée.

Les Michi no Eki, nombreuses à Hokkaido permettent de passer une nuit sans trop de stress dans un lieu où toilettes et distributeurs sont dispo 24h/24 et avec le stationnement gratuit. Ce qui est dommage, c’est que les boutiques, restaurants et centres d’informations ferment tôt. En effet, ils sont ouverts de 9h00 à 18h00 pour la plupart. Et leur réseau Wi-Fi gratuit n’est pas super performant non plus.

On peut y rencontrer d’autres voyageurs nomades, des personnes très gentilles avec qui échanger nos expériences et des japonais généreux. Tout le monde se dit bonjour, reste poli et nous souhaite bon voyage quand on quitte les lieux. Ce sont surtout les personnes âgées qui voyagent en camping car.

Le seul point noir dans cette aventure, c’est de l’avoir fait seule. Parfois, en parcourant les routes désertes, on se sent un peu seul. Et une aventure si incroyable, j’aurais beaucoup aimé la vivre avec quelqu’un. Heureusement que mon petit Yong Yong Kuma était là ! Je suis personnellement heureuse d’avoir accompli mon premier road trip et d’avoir découvert Hokkaido qui est une région vraiment magnifique ! Cela restera mon plus beau voyage de cette année !

Loin d’être donc une experte en road trip, j’espère cependant que ce long article a pu vous aider !


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► Adventure : Kimi a escaladé (encore) le Mont Fuji 🗻

Gardant des souvenirs mémorables et une grande envie de recommencer, je suis finalement repartie jusqu’au sommet du Mont Fuji ! La deuxième fois pour moi. Eh non, je ne suis pas une sage, je suis une folle ! Bien équipée grâce à mes achats de l’an passé pour m’assurer une ascension sans encombres (voir l’article sur ma première ascension pour plus de détails), j’ai visé un circuit différent de la première fois : cette fois, j’ai choisi la couleur rouge, le circuit Subashiri (須走) !

Les ascensions se suivent mais ne se ressemblent pas ! En plus d’un circuit différent, j’ai fait cette fois l’ascension seule. J’ai aussi repensé à acheter une meilleure lampe frontale, toujours chez Victoria Sports L-Breath pour 3 950¥.

Le circuit Subashiri : subarashii ?!

Subarashii signifiant « superbe » en japonais ! Pardonnez mon jeu de mot, c’était trop tentant x) !

Comme tous les circuits, le départ s’effectue à la 5ème station, à environ 2000m d’altitude. Il est beaucoup moins fréquenté que le circuit Yoshida, mais comme il fusionne avec ce dernier, à l’approche du sommet le circuit se retrouve bondé.

Après avoir prié pour la sécurité au sanctuaire Komitake (古御岳神社), le circuit Subashiri vous fait profiter de la verdure et des plantes alpines de la foret jusqu’à la 6ème station. La descente raide par sa piste de sable vous fait descendre à toute allure. Commençant à une plus basse altitude que le circuit Yoshida, la distance est par conséquent plus longue (7,8 km) et l’ascension prend environ 6 heures et demie.

C’est le circuit idéal pour les aventuriers et les habitués. Ayant peu de refuges, le circuit est moins fréquenté, permettant ainsi de bénéficier d’une atmosphère calme et paisible tout en marchant en pleine nature.

Il fusionne avec le circuit Yoshida au niveau de la 8ème station. Attention aux embouteillages ! Même chose pour le circuit de la descente. À partir de la 7ème station, c’est la grande descente finale par la piste de sable où vous déboulez sur la pente de sable. Ne pas oublier un masque et des lunettes de soleil pour vous protéger de la poussière.

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Subashiri, il est possible de prendre le bus depuis la station JR Gotemba (御殿場).

L’ascension : bienvenue dans la jungle nocturne

Départ de la 5ème station à 18h45, arrivée au sommet à 2h20.
Il y a beaucoup végétations au pied du circuit. J’avais l’impression d’être en pleine jungle. Il faisait nuit noir, pas le moindre bruit, j’avais seulement ma lampe frontale pour m’éclairer et le seul bruit que j’entendais était surtout celui de son souffle. De quoi flipper un peu quand on fait l’ascension seul mais pour ma part, c’était plutôt amusant xD. Pour se sentir encore plus seule, en me posant aux 6ème et 7ème stations pour faire une pause, tout était fermé pour la nuit et je n’ai croisé personne !

Le plus dur a été entre la 6ème et la 7ème station : beaucoup de pentes raides avec parfois de gros rochers à enjamber. Il y avait un gros orage à l’horizon, c’était beau à voir. Il n’y avait pas un bruit, pas d’autres aventuriers (ou très peu). Admirer l’orage et les villes illuminés est incroyable. Le paysage nocturne est simple mais tellement beau à la fois. Malgré parfois la difficulté, j’ai monté à fond (sans doute grâce aux barres énergisantes que j’avais mangées) et l’ascension m’a pris environ 7h30 (pauses inclues). Cependant, je suis quand même arrivée trop tôt !

À l’arrivée, il faisait très froid et il y avait beaucoup de vent. J’ai tenté de m’allonger et de dormir mais impossible, il faisait beaucoup trop froid ! Je suis passée deux fois aux toilettes pour profiter d’être un peu à l’abris, j’ai regardé un peu autour du cratère mais étant exposée en plein vent glacial je ne suis pas restée longtemps. À 4h30 le refuge et le magasin de souvenirs ont ouvert. Les gens s’y sont précipités pour s’y réchauffer. Moi j’y ai fait un petit tour et ai finalement acheté un souvenir.

Les dernières trente minutes avant le lever du soleil étaient les pires. Tout le monde était rassemblé pour admirer le spectacle. Le soleil fut long à pointer le bout de son nez. Au final, cette année, les nuages auront empêché le spectacle dans toute sa splendeur mais les couleurs du ciel et des nuages restent merveilleuses. Décidément, j’ai pas eu de chance non plus cette année à ce niveau-là !

La descente : fast and falling down

Départ du sommet à 6h10, arrivée à la 5ème station à 9h35.
J’ai eu moins de courbatures au sommet contrairement à l’année dernière et comme j’ai pu m’allonger un peu avant le lever du soleil et me poser au refuge pour boire une boisson chaude tranquillement, la descente a été moins difficile. Comme le début est le même que le circuit Yoshida, j’étais préparée aux pentes raides de terre et de sables parfois glissantes. Je suis descendue plus vite que l’année dernière. Mais comme ces pentes sont aussi casse-gueules à cause des cailloux, je suis tombée deux fois quand même. Je ne pouvais pas faire le poids face à ceux qui dévalaient la pente en courant 😂. La grande pente de sable entre la 7ème et la 5ème station est mortelle et n’en finit pas. J’ai mis 3h25 (temps de pause inclus) et la dernière demie-heure j’ai tracé pour avoir mon bus.

Bilan : je suis vraiment une folle (?)

Plus difficile mais moins de monde que le circuit Yoshida. La partie jungle est belle, calme et synonyme d’aventure ! Un peu flippant quand on escalade seul en pleine nuit mais c’est ça aussi l’aventure ;) ! Je garde là aussi un très bon souvenir même si le lever du soleil n’était pas non plus pour cette fois ! Le Mont Fuji me fait davantage apprécier la randonnée en montagne. Je ne me lasse pas des paysages qui l’entourent et de cette sensation de liberté qu’on ressent quand on est au sommet !

Rendez-vous l’année prochaine pour un autre circuit. Il m’en reste encore deux. Mon deal, c’est de tous les faire au moins une fois x) !

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 1674¥
  • Barres énergétiques (acheté chez L-Breath) : 667¥
  • Bus (バス) : 2060¥ (aller-retour de Gotemba à la cinquième station) acheter le ticket au guichet sur place
  • Toilettes (トイレ🚾) : 200¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000¥
  • Chocolats chauds pendant l’ascension (ココア) : 800¥
  • Souvenir de mon ascension (お土産) : 500¥
  • Oden dégusté au sommet (おでん) : 800¥

Total : 7 701¥. Comptez donc en moyenne entre 5 000 et 10 000¥ pour l’ascension du circuit Subashiri.


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