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▶ Starting Now : Kimi a escaladé le Mont Fuji 🗻, et de (presque) quatre !

Après avoir gardé fermé ses circuits et ses refuges aux alpinistes du monde entier en été 2020, le Mont Fuji (富士山) redevenait accessible jusqu’à son sommet début juillet pour sa période habituelle durant laquelle l’ascension est possible à travers quatre circuits.

Le Mont Fuji, fierté du Japon et foyer spirituel des Japonais depuis les temps anciens. Sa forme conique quasi-parfaite font tout le charme et la beauté de cette montagne sous tous les angles. Haut de 3 776 mètres, le Mont Fuji, montagne numéro 1 du Japon, montage la plus haute du Japon, invite chaque année les alpinistes du monde entier à se hisser à son sommet pour découvrir la vraie beauté du Pays du Soleil Levant !

Kimi, elle le connait bien ce grand Fujisan pour l’avoir déjà escaladé trois fois. A travers son témoignage, elle vous partage sa quatrième ascension.

❣ Préparation & Matériel (準備と用具)

Avant de se lancer dans l’aventure, il est bon de faire un petit rappel des provisions à emporter et de s’assurer de bonnes conditions physiques ! Le Mont Fuji est une montagne charmante mais ne doit pas être prise à la légère. Mieux vaut être bien préparé !

Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

  • un grand sac à dos adapté pour la randonnée (entre 25L et 30L pour y caser toutes les affaires)
  • des chaussures de marche
  • 2 à 3L d’eau
  • des boissons riches en protéines et des barres énergétiques
  • des sandwich, onigiris, snacks, fruits, etc… pour les pauses repas
  • de l’argent pour payer les toilettes (200 à 300 ¥ selon l’altitude), des nouilles instantanées et des boissons chaudes (400 à 900 ¥)
  • 1 000 ¥ pour l’entretien des lieux, réalisé par Mt. Fuji Preservation Association Fund
  • des vêtements chauds (pantalon, chaussettes épaisses, pull, bonnet, gants, écharpe…)
  • une couverture
  • un chapeau, une casquette, ou bien un casque
  • des lunettes de protection
  • des vêtements de pluie ou un k-way
  • une serviette et/ou des lingettes rafraîchissantes
  • une trousse de survie contenant pansements, mouchoirs, médicaments
  • une lampe de poche ou une lampe frontale avec des piles de rechange
  • des sacs plastiques pour les déchets

Il y a quatre circuits pour escalader le Mont Fuji, dont le point de départ est fixé à la 5ème station de chacun d’eux et qui sont distingués par leur couleur : le circuit Yoshida (吉田), le circuit Subashiri (須走), le circuit Gotemba (御殿場), et le circuit Fujinomiya (富士宮).

YoshidaSubashiri
Point de départ5ème station de la ligne Fuji-Subaru (2 300m d’altitude)5ème station de Subashiri (2 000m d’altitude)
Distance7,5 km7, 8 km
Durée6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente
Parcours La piste pour l’ascension est différente de la piste de descente. La section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Subashiri.La piste pour l’ascension est différente de la piste de descente. La section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Yoshida.
InstallationsNombreux refuges et toilettes. Nourriture et boissons servies 24h/24.Quelques refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit.
PopularitéCircuit le plus emprunté par les touristesPeu fréquenté mais peu être bondé à partir de l’ancienne 8ème station jusqu’au sommet
Nombre d’alpinistes (Été 2019)149 969 personnes20 215 personnes
GotembaFujinomiya
Point de départ5ème station de Gotemba (1 440m d’altitude)5ème station Fujinomiya (2 390m d’altitude)
Distance11 km5 km
Durée8 heures pour l’ascension, 4 heures pour la descente5 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente
Parcours L’altitude au point de départ est faible et la pente est très raide, ce parcours convient aux bons marcheurs qui peuvent faire face à une grande différence d’altitude.La pente est raide et rocheuse. La piste pour l’ascension est la même que la piste de descente. Point d’arrivée proche du pic Kengamine.
InstallationsTrès peu de refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit. Quelques refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit.
PopularitéCircuit le moins empruntéCircuit très populaire
Nombre d’alpinistes (Été 2019)12 230 personnes53 232 personnes

Pour plus de détails sur l’ascension du Mont Fuji, rendez-vous sur le site officiel qui est très bien renseigné ou sur l’article de la première ascension de Kimi.

❣ Le circuit Gotemba (御殿場ルート)

Le circuit Gotemba est physiquement le plus difficile des quatre circuits. Avec la distance de parcours la plus longue et la plus grande différence d’altitude, le point de départ se trouvant à 1 440 mètres d’altitude, ce circuit est apprécié des alpinistes expérimentés. Il s’étend sur une distance de 11 km pour une durée de 8 heures pour l’ascension et 4 heures environ pour la descente. D’un côté ceux qui montent, sur le chemin sablonneux en zigzag et d’un autre ceux qui descendent en ligne droite. La pente est assez raide malgré les apparences. Au point Jirobo (次郎坊), les chemins de la montée et de la descente se croisent. À la tombée de la nuit, il est difficile de bien voir et de ne pas se tromper de route.

Non loin de la nouvelle 5ème station se trouve le premier refuge Oishi-chaya (大石茶屋). Il y fait une température agréable et qu’on s’apprête à monter ou qu’on vienne de redescendre, il est toujours bon d’y faire un arrêt pour (re)prendre des forces.

Il s’agit du circuit le moins fréquenté des quatre. Cependant, on croise tout de même un certains nombre de personnes ! En 2019, environ 12 000 alpinistes sont montés par le circuit Gotemba.

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Gotemba, il est possible de prendre le bus depuis la station JR Gotemba (御殿場). La station JR Gotemba est accessible par la ligne JR et par bus au départ de Yokohama, Osaka et Kyoto. Les horaires et les tarifs sont disponibles sur le lien suivant : Climbers’ Bus.

Attention ! Il se peut que les horaires ne soient pas à jour ! Prévoir toujours un peu d’avance pour pouvoir vérifier les horaires sur place. À la date du 22 juillet 2021, les horaires pour se rendre au circuit Gotemba (en vert) et Subashiri (en rouge) étaient les suivants :

❣ L’ascension (登山)

Passé la torii ouvrant sur le circuit Gotemba (御殿場口) et marquant le point de départ depuis la nouvelle 5ème station, on monte aussitôt une pente raide de graviers pendant 10 minutes avant de rejoindre le premier refuge Oishi-chaya (大石茶屋). Il est conseillé de profiter d’y faire une première pause pour se garantir suffisamment d’énergie pour la suite de l’ascension. Car le plus dur reste à venir ! En effet, passé ce refuge, il n’y en a plus aucun jusqu’à la septième station, située à environ 8km. Prévoir assez d’eau et de nourriture pour tenir le long de ce parcours.

En quittant Oishi-chaya, les alpinistes se lancent dès lors dans une ascension rude dont l’intensité de la pente augmente avec l’altitude, accentuant la difficulté du parcours. La pente est assez raide mais la vue du sommet face à soi apporte la joie et l’excitation de faire ce parcours. Jusqu’à passer le point Jirobo (次郎坊), là où les chemins de la montée et de la descente se croisent. À la tombée de la nuit, il est difficile de bien voir et de ne pas se tromper de route. Si vous croisez des gens qui descendent, ce n’est pas bon signe pour vous et il vous faut traverser ou redescendre pour bifurquer sur la bonne route !

Le chemin sablonneux continue pendant ce qui semble une éternité jusqu’à la 7ème station. Les zigzag se poursuivent à n’en plus finir, la pente est de plus en plus raide à force de gagner en altitude. Le chemin est si sablonneux qu’en montée, les pieds glissent, donnant l’impression de faire du sur place. Les lumières de la 7ème station plus haut semblent toujours aussi loin… Pendant les journées ensoleillées, les grimpeurs se retrouvent à faire l’ascension sous un soleil brûlant. Il est important de garder son propre rythme sans trop se fatiguer.

Car oui, cette montée est interminable ! Il n’y a rien, ni espace plat pour soulager un peu les jambes et se poser confortablement, ni toilettes. Il faut tenir physiquement et mentalement pour que le corps ne lâche pas. Pendant l’ascension de nuit, le paysage nocturne, les villes illuminées, le ciel dégagé, laissant voir les étoiles et le clair de lune sont un petit réconfort et on ne manque pas de s’arrêter (trop) souvent sur place pour lever les yeux vers le ciel et profiter de ce silence. Mais dès qu’il faut repartir, le chemin demeure infini, un kilomètre se parcourt en plus d’une heure !

Arriver enfin à la 7ème station n’est pas une grande joie non plus pour les moins expérimentés. Les trois refuges, Hinode (日の出館), Waraji (わらじ館) et Sunabashiri (砂走館), situés respectivement à la 7ème, 7.4ème et 7.5ème stations sont petits, et la nuit tout demeure fermé. Impossible de recevoir une boisson chaude avant 4h30. Il n’y a des toilettes qu’à la 7.5ème station. Un challenge laborieux pour les petites vessies ! Ces trois refuges sont des dernières avant d’atteindre le sommet donc en cas de grosse fatigue, mieux vaut s’y arrêter, quitte à y admirer le lever du soleil.

Puis, ce sont les derniers efforts intenses. Plus que 2,4 km. Plus que deux heures environ. Le chemin jusqu’au sommet paraît proche et loin à la fois. C’est plus dur et plus rocheux mais les jambes ayant déjà subi beaucoup, il est très difficile d’arriver jusqu’en haut.

❣ La descente (下山)

Se poser une heure pour admirer le lever du soleil permet un peu aux jambes de se requinquer. Pour la descente, à partir de la septième station, le chemin et différent de la montée. C’est « simple » et rapide : passé la 7ème station, prendre la direction de Osunabashiri (大砂走) et c’est le début d’une grande piste de sable que les alpinistes doivent débouler en ligne droite. Ceux possédant un fort esprit aventurier peuvent s’amuser à dévaler à toute vitesse la pente recouverte d’épaisses cendres volcaniques tout en regardant le paysage. Inutile de trop réfléchir et autant descendre à toute allure en effectuant des pas de géants sans s’arrêter. De toute façon il n’y a rien pour jusqu’en bas, alors autant foncer. Comme pour le circuit Subashiri, ne pas oublier de prendre des mesures contre les nuages de poussière.

Qu’il soit encore tôt le matin ou non, le soleil tape très fort et l’effort de la descente réchauffe très vite. La descente est donc bien plus rapide que la montée ! Elle demeure longue bien entendu, mais bizarrement un peu plus fun que les descentes des autres circuits, le sable et les graviers permettant d’enfoncer les pieds dans le sol à chaque pas sans glisser.

❣ Kimi témoigne (キミの証言)

Ascension dans la nuit du 22 au 23 juillet 2021. Départ de la 5ème station à 17h45, arrivée à la 7.5ème station à 4h00. Début de la descente à 5h00, arrivée à la 5ème station à 7h45.

Hisashiburi, Mont Fuji ! (久しぶり富士山!) J’avais comme petit challenge perso de faire l’ascension du Mont Fuji tous les ans. 2017, 2018, 2019… Malheureusement en 2020, le Coronavirus m’a empêché de retrouver mon grand Mont Fuji adoré… Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. 2021, c’était l’année des retrouvailles avec ma chère montagne ! Et j’ai finalement relevé ce petit défi d’essayer au moins une fois les quatre circuits !

Il était hors de question que je passe à côté de cette ascension, qu’il pleuve ou pas. La situation sanitaire ne s’arrangeant pas, je pensais d’ailleurs que les circuits resteraient fermés cette année aussi. Surprise ! Ils ont finalement réouverts début juillet ! Il me restait un circuit à expérimenter ! Celui désigné comme étant le plus difficile, le circuit vert : Gotemba (御殿場) !

Habitant maintenant dans le Kansai, il a fallu rajouter le trajet en Shinkansen depuis Kyoto. J’aurais pu opter pour les bus mais ceux-ci circulant la nuit et ne pouvant pas bien dormir en bus, j’ai zappé cette idée au risque d’arriver déjà super fatiguée pour une ascension de nuit. Je suis arrivée le midi à Gotemba où j’ai décidé de rester pour trois nuits. Les prévisions météo n’annonçaient pas un temps fameux. Un peu de pluie, un peu d’orages, mais normalement du temps clair la nuit jusqu’au lever du soleil. Je priais pour que cela soit vraiment le cas ! Je demeurais tout de même impatiente de revivre cette aventure !

D’ailleurs, je me demandais aussi comment ce serait en temps de Covid. Après constatation, je pense que beaucoup étaient impatients que les circuits ouvrent de nouveau cette année. Je n’ai pas eu l’impression que les gens avaient déserté malgré la pandémie. Bien sûr, il y avait un peu moins d’étrangers vu que les touristes n’ont toujours pas accès aux frontières, mais les gens étaient bien là. Au départ des stations, le personnel de l’association de préservation du Mont Fuji contrôlait la température et remettait un bracelet pour preuve (検温・体調 確認済み, Mesure de température et condition physique confirmées).

Après deux ans d’attente, enfin, je suis remontée sur le Mont Fuji, accompagnée de Quentin pour plus de souvenirs drôles ! Mais malheureusement, nous ne sommes pas allés jusqu’au bout. Je ne suis pas fière de moi.

Je connaissais l’ampleur de la difficulté de ce circuit, j’en avais conscience. Mais je ne m’attendais pas à si difficile ! La pente raide de sable n’est pas agréable à monter, et le fait que le chemin ne soit pas moins raide de temps en temps, ou que ce ne soit pas plus rocheux, ne permet aucun moment de répit pour les jambes. Plus le fait qu’il y ait si peu de refuges et de toilettes. Je ne pensais pas me retrouver à pisser hors-piste et en plein air pendant que je n’étais pas trop proches d’autres alpinistes. Je n’osais pas trop boire car je savais que ma vessie allait mal le vivre. L’avantage étant que au moins j’ai fait des économies sur le budget toilettes ! Nous nous sommes souvent arrêtés en plein milieu du chemin mais ça ne garantissait pas une bonne pause. Heureusement, nous avons eu un temps clair permettant d’admirer une vue magnifique.

Arrivés à la 7ème station, le soleil allait se lever. Petite récompense tout de même, malgré une petite nappe de nuages, c’était un beau lever de soleil. Nous l’avons admiré de là. Mais après quoi, mes jambes étant hors-service et mes nerfs ayant lâché bien avant, je n’ai pas eu la force de continuer. Nous sommes finalement redescendus de ce point.

Sur le moment, oui, j’ai dit : « Merde, je redescends. Je ne referai plus jamais ce circuit. C’est trop difficile pour moi. » D’autres personnes avaient fait de même quelques kilomètres avant. Mais avec du recul, après réflexion, je me dis qu’on aurait du essayer de continuer. Je m’en veux et je suis déçue de moi-même. J’avais attendu ce moment deux ans. Escalader le Mont Fuji tous les ans est la chose la plus dingue que j’ai réalisé dans ma vie on ne peut plus banale. Et je m’y sens bien, là-haut. J’ai déjà envie de le refaire, comme chaque année. Cette expérience du circuit Gotemba ne m’aura pas dégoûtée de ma montagne fétiche et je retournerai la voir coûte que coûte ! La prochaine fois, je monterai jusqu’en haut !

❣ Budget approximatif (予算)

  • Nourriture et boissons au konbini : 1 000 ¥
  • Barres énergétiques & lingettes rafraîchissantes (achetés chez Xebio Sports) : 3 342 ¥
  • Bus (バス) : 1 570 ¥ (aller-retour de Gotemba à la cinquième station, ticket à acheter près des arrêts de bus à côté de la station)
  • Toilettes (トイレ🚾) : 500 ¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000 ¥

Total : 7 412 ¥. Comptez donc en moyenne entre 7 000 et 10 000 ¥ pour l’ascension du circuit Gotemba.

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♫ Un article = Une chanson ► 清水美依紗Starting Now 〜新しい私へ〜

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▶ Awaji Island Travel : Le Guide de Kimi

L’île d’Awaji (淡路島) est une île située entre Shikoku (四国) et Honshu (本州). Elle fait la liaison facilement entre ces deux îles principales de l’archipel grâce à l’autoroute 28 qui la traverse. Mais Awaji n’est pas qu’une île qui permet de rejoindre facilement Shikoku ou Honshu, elle cache aussi de belles choses à voir et donc cela vaut le coup d’y faire un arrêt pour une journée ou deux et pas seulement la traverser !

Dans cet article, Kimi vous emmène découvrir cette île surprenante !

Se rendre à l’île d’Awaji (淡路島へ行き方)

L’île d’Awaji (淡路島) se situe entre Shikoku et Honshu et fait partie de la préfecture de Hyogo (兵庫県). On peut donc facilement s’y rendre depuis Kobe. Cependant, une fois sur l’île, il est préférable d’avoir une voiture pour se déplacer plus facilement.

• En voiture (車で)

De Kobe, prendre la l’autoroute Kobe / Awaji / Naruto (神戸淡路鳴門自動車道) sur une distance de 34 km environ.
Temps de trajet : 45 minutes environ
Péage : 1 940 ¥.

• En bus (バスで)

Shin-Kobe Station
Highway Bus Kobe~Awaji Yumebutai/Higashiura (direction Higashiura) ↓
Awaji Yumebutai Bus Stop
Coût : 950 ¥
Temps de trajet : 1 heure environ

Visites (観光)

Arrivée sur l’île, en longeant la route nationale 28 le long de la côte, on découvre les petites plages, la mer turquoise, les hauts palmiers, donnant l’impression d’avoir atterri sur une île tropicale perdue au milieu de l’océan. Et pourtant, on se situe toujours au Japon.

C’est par hasard qu’on découvre le temple Awaji Kannon avec l’immense statue de la paix de Kannonji (平和観音寺), visible de loin, y compris depuis la baie d’Osaka. En effet, avec une hauteur de 100 mètres, il s’agit de la statue la plus haute du monde. Possédant un observatoire et un musée, l’envie de visiter de plus près ce lieu se fait immédiatement ressentir. Malheureusement, une mauvaise gestion et de nombreux problèmes ont réduit l’ensemble à l’état de ruine. L’édifice en faillite a fermé en 2006. Son propriétaire décédé sans héritier, la statue a alors été nationalisée le 30 mars 2020. Le ministère des finances a annoncé son intention de démolir tout le complexe pour 2022. Triste nouvelle pour ce si bel édifice !

En poursuivant la route un peu bredouille, c’est une autre trouvaille qui redonne satisfaction : le temple Hachioji (八浄寺). Situé près de la route nationale, le temple est facilement repérable grâce à son imposante pagode vermillon. Et pourtant, peu de visiteurs prennent le temps de s’y arrêter ! Il est fort dommage de passer à côté du petit jardin paisible, des statues de Bouddha, sans oublier la pagode abritant les sept divinités du bonheur (七福神, Shichi Fukujin) faisant du temple Hachioji le temple principal de ces sept divinités de la bonne fortune dans la mythologie japonaise.

L’endroit à ne pas manquer est en tous les cas Uzu Hill (うずの丘). Attirant beaucoup de touristes, du haut de cette colline, la vue est impressionnante. On peut s’y balader pour profiter du paysage et prendre une photo souvenir avec Ottamanegi (#おっ玉葱), faire un petit tour au musée des sciences et dans les boutiques pour se procurer entre autres de l’oignon, 95% de la production de la préfecture de Hyogo étant réalisée sur l’île.

Si on reste sur l’île pour une journée supplémentaire, le deuxième jour peut-être consacré à une balade matinale dans Ura Seaside Park (浦海浜公園) et sur la plage d’où on peut admirer un beau lever de soleil. Rien de mieux que de marcher tout en écoutant le son des vagues pour bien débuter une nouvelle journée d’aventures !

Puis pourquoi pas se rendre au parc gouvernemental Akashikaikyo (国営明石海峡公園). La visite prend deux bonnes heures tant le parc est vaste. Pour les plus pressés (et fainéants ?), un petit train relie les deux entrées principales du parc et permet de faire le grand tour. Le trajet coûte cependant 300 ¥. Même si le train est mignon, à ce prix-là, autant marcher et admirer tranquillement les plantes, les palmiers, les petits cours d’eau et les petites cascades. D’autant plus qu’il a de nombreux spots à ne pas louper pour de belles photos ! De l’Octopus Topiary qui accueille les visiteurs à l’entrée, puis Hanahidori, un phénix tout en fleur d’une hauteur de 4 mètres et d’une longueur de 30 mètres, la colline de peupliers pour finir sur Sky Terrace et Marine Terrace en profitant des brises agréables et de la vue sur la baie d’Osaka. Pour les plus petits, il y a également l’aire de jeux Yumekko Land, dont le thème reste bien entendu… les fleurs !

Très beau parc permettant une agréable balade avec les fleurs de saison tout au long de l’année. Attention cependant à bien choisir la saison si on souhaite le voir entièrement fleuri et coloré (début avril par exemple).

Pour les grands fans d’animation et qui veulent s’amuser avant de quitter l’île, à découvrir également : le parc à thème Nijigen no Mori (ニジゲンノモリ). Situé dans le parc préfectoral de Parc à thème consacré à l’animation japonaise, les visiteurs peuvent rencontrer les héros de Naruto et Boruto, parcourir le monde de Crayon Shin-chan, affronter l’effrayant Godzilla ou devenir un membre à part entière de Dragon Quest !

• Heiwa Kannonji (平和観音寺)
Adresse : Kamaguchi, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市釜口)

• Temple Hachioji (八浄寺)
Adresse : 834 Sano, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市佐野834)
Site internet : https://www.awaji-web.com

• Uzu Hill (うずの丘)
Adresse : 936-3 Fukura Hei, Minamiawaji, Hyogo (兵庫県南あわじ市福良丙936-3)
Site internet : https://kinen.uzunokuni.com/

• Ura Seaside Park (浦海浜公園)
Adresse : 670 Ura, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市浦670)

• Akashikaikyo National Government Park (国営明石海峡公園)
Adresse : 8-10 Yumebutai, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市夢舞台8-10)
Accès : Awaji Yumebutai Bus Stop (Highway Bus Kobe~Awaji Yumebutai/Higashiura)
Tarifs : 450 ¥ (adultes), 210 ¥ (seniors), 80 ¥ (enfants)
Site internet : https://awaji-kaikyopark.jp/

• Nijigen no Mori (ニジゲンノモリ)
Adresse : 2425-2 Kusumoto, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市楠本2425-2)
Accès : Nijigen no Mori Bus Stop (Highway Bus Osaka/Kobe~Nijigen no Mori/Sumoto (direction Sumoto)
Tarifs : entre 2 500 et 4 000 ¥ selon les zones du parc
Site internet : https://nijigennomori.com/

Nourriture et Restaurants (名物とレストラン)

À Awaji, on va trouver beaucoup de restaurants servant des udon ou des soba, plats raisonnables financièrement et qui se dégustent soit chauds ou froids. On peut donc en manger toute l’année. Etant une île, on va évidemment trouver aussi du poisson et des fruits de mer, et en particulier de l’oursin.

L’aliment phare que l’on va trouver facilement puisque l’île en produit 95% pour sa préfecture, c’est l’oignon. Et il n’est pas rare de le voir apparaître dans divers plats dont les recettes sont revisitées pour l’incorporer, que ce soit dans un hamburger ou un bol de nouilles !

Kimi retient deux bonnes adresses à présenter pour profiter des spécialités d’Awaji.

• Zekkei Restaurant Uzu no Oka (絶景レストラン うずの丘)

Uzu Hill étant un lieu touristique très fréquenté en été, ce restaurant qui y est implanté est par conséquent lui aussi envahi de visiteurs ! Il y a une longue file d’attente jusqu’à la fermeture du restaurant à 15h, ouvert pour le déjeuner uniquement. Il faut prendre son mal en patience mais en attendant on peut admirer la vue sur l’oignon Ottamanegi (#おっ玉葱) et le pont Naruto qui mène jusqu’à la ville du même nom sur Shikoku. Ou bien faire un petit tour des boutiques.

Car oui, on comprend très bien pourquoi ce restaurant a si bonne réputation ! En premier, le cadre paradisiaque et surprenant dans lequel il se trouve ! Installé à table, à travers la grande baie vitrée, on peut profiter du magnifique paysage que l’on peut voir depuis la colline et qui s’étend jusqu’au détroit de Naruto (d’où le nom du restaurant, « zekkei » signifiant « superbe vue »). Il va sans dire que les tables proches de la baie vitrée sont très rarement libres ! En contrepartie, il y a aussi des tables appelées Onion Box (たまねぎBOX席) en clin d’œil au légume produit en très grande quantité sur l’île.

Ensuite, la cuisine, faite d’ingrédients locaux et qui propose de très bons et beaux plateaux repas. Les spécialités de la maison : le seafood unishabu (海鮮うにしゃぶ) et le Awaji beef unishabu (淡路牛うにしゃぶ). Le shabu-shabu (しゃぶしゃぶ, onomatopée correspondant au bruit de la viande trempée dans le bouillon chaud) étant la variante japonaise de la fondue chinoise, consistant à tremper de fines tranches de bœuf ou de porc dans un bouillon à base de bœuf et de légumes. L’un comme l’autre des plats du restaurant suit le même principe sauf que pour le premier, on va tremper des fruits de mer et des sashimis dans un bouillon à base d’oursin cru de l’île d’Awaji, et pour le second, des tranches de bœuf d’Awaji. Servi avec de l’oursin cru, des légumes aromatisés et du riz, il y a un ordre et une façon spécifique de déguster ce luxueux repas :

  1. d’abord le bœuf ou les fruits de mer à tremper dans le bouillon
  2. puis l’oursin cru, sur une cuillère ou enroulé dans une tranche de bœuf à tremper dans le bouillon
  3. suivent les légumes aromatisées à ajouter dans le bouillon avant de déguster le tout
  4. enfin, un petit unidon (うに丼) ; disposer l’oursin cru sur le bol de riz et savourer
  5. avec le reste de bouillon et de riz, mélanger ensemble, ajouter un peu d’algues et de wasabi pour terminer en beauté

Un délicieux repas (à condition d’aimer l’oursin bien sûr) mais qui coute tout de même un certain prix : 4 400 ¥ pour le unishabu aux fruits de mer, 6 600 ¥ pour celui au bœuf !

Envie d’une touche sucrée ? Alors il faut gouter à la délicieuse patate douce de Naruto (鳴門金時いも, Naruto kintoki imo) cuite au four et accompagnée de glace à la patate douce. Ou bien une petite tranche de tarte aux œufs de l’île.

Il n’y a pas de doute que le menu est riche et varié ! Si l’oursin ne s’avère pas appétissant, il y a d’autres plats comme des nouilles, du curry, des tempura… Mais le cadre, la qualité des ingrédients produits localement et des plats esthétiques et typiques de l’île font grimper les prix. Les voyageurs à petit budget préféreront se rabattre sur le petit restaurant voisin, Awajishima Onion Kitchen (淡路島オニオンキッチン), qui sert des hamburgers à l’oignon d’Awaji (あわじ島バーガー) pour 660 ¥ et se poser aux côté de Ottamanegi (#おっ玉葱) pour admirer le paysage paradisiaque.

Zekkei Restaurant Uzu no Oka (絶景レストラン うずの丘)
Adresse : 936-3 Fukura Hei, Minamiawaji, Hyogo (兵庫県南あわじ市福良丙936-3)
Site internet : https://rest.uzunokuni.com/

• Izumoan (いづも庵)

Pour goûter aux délicieux udon et soba d’Awaji, Izumoan (いづも庵) est l’endroit à tester ! Restaurant de udon très populaire, il a d’ailleurs fait parler de lui dans divers médias. Il est donc souvent bondé aux heures de pointe, il faut faire la queue avant de pouvoir avoir une table.

Mais pourquoi tant d’intérêt pour ce restaurant en particulier ? C’est parce qu’on y sert le fameux Tsukemen à l’oignon (玉ねぎつけ麺), spécialité de l’île d’Awaji, et les clients viennent ainsi en particulier pour le manger au prix de 900 ¥. Ça ou bien le Ishiyaki Gyudon d’Awaji (淡路石焼牛丼), ou les deux… ! Oui certains Japonais sont très gourmands !

Comme un Tsukemen classique, le plat se compose de deux éléments : les nouilles udon froides dans un premier bol et le bouillon contenant l’oignon dans un deuxième bol. L’oignon cuit et frit comme un tempura ressemble à une petite fleur sur le point de s’épanouir. Pour manger, découper l’oignon avec une fourchette et un couteau, mélanger et y tremper les udon. Très bon mais pas simple à manger, que ce soit la découpe de l’oignon ou attraper les udon collants pour les tremper… Attention aux éclaboussures !

Le menu propose d’autres plats populaires et locaux de udon comme le nabe yaki udon (鍋焼きうどん), le curry udon (カレーうどん), bukkake udon (ぶっかけうどん), tempura udon (天ぷらうどん) pour des prix allant de 600 à 1 200 ¥. On peut choisir les plats seuls (単品, tanpin) ou en menu (定食, teishoku) accompagné d’un bol de riz.

Ce restaurant de udon fabriqués et préparés à l’ancienne et de façon artisanale accueille les clients depuis une centaine d’année. À l’intérieur, la déco est sobre et simple, il y a au choix des tables occidentales ou des tables basses sur le sol en tatami. Confortable, convivial, bon rapport qualité/prix, ne passez pas à côté de ce restau sans vous y arrêter au moins une fois !

Izumoan (いづも庵)
Adresse : 3522-1 Shizuki, Awaji, Hyogo (兵庫県淡路市志筑3522-1)
Site internet : https://www.izumoan.info/

Budget approximatif (予算)

Combien prévoir pour voyager à Awaji ? En se basant sur un séjour de deux jours avec la location d’un mini-van, une partie du trajet sur autoroute payante, en mangeant dans des restaurants, voici les chiffres approximatifs pour une personne partant de Kobe. Le prix de location du véhicule, l’essence et le péage peuvent être partagés à plusieurs.

  • Transport : 16 689 ¥
  • Essence : 2 732 ¥
  • Péage : 3 880 ¥
  • Nourriture / Restaurants : 6 290 ¥
  • Visites / Activités : 8 450 ¥
  • Achats / Souvenirs / Cadeaux : 2 876 ¥

Total : 40 917 ¥ (~ 315 €)

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♫ Un article = Une chanson ► Flo RidaRight Round 

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▶ Osaka Hiking Adventure : Les Forêts préfectorales d’Osaka (大阪府民の森)

Vous pensiez avoir fait le tour d’Osaka et de sa préfecture ? Eh bien non ! Il y a encore de belles choses à y voir ! Pas dans la ville elle-même, mais aux alentours, dans des villes voisines et des villages faisant partie de sa préfecture du même nom, dit Osaka-fu (大阪府) en japonais.

La préfecture d’Osaka (大阪府) abrite en effet des zones naturelles de forêts (府民の森) avec des parcs et des montagnes. L’une d’elles se situe du côté de la ville de Katano (交野市), ville voisine d’Hirakata (枚方市), et à la frontière entre la préfecture d’Osaka (大阪府) et celle de Nara (奈良県).

Pour arpenter ces splendides coins de verdure, il faut se rendre jusqu’à la station Kisaichi (私市駅) sur la ligne de train Keihan (京阪線). Il y a trois principaux circuits de randonnée sympa pour découvrir des étangs, des temples, de beaux panoramas depuis le sommet des montagnes et profiter d’une nature paisible dans les parcs forestiers de la préfecture :
① le circuit du parc et de l’étang Kurondo (くろんど園地・くろんど池コース) : 9 km, environ 3 heures, assez fréquenté;
② le circuit du parc Hoshida (ほしだ園地コース) : 8 km, environ 2 heures 30, très fréquenté notamment pour le pont Hoshi no Blanco (星のブランコ) ;
③ le circuit Katano Ikimo no Fureai no Sato (交野市いきものふれあいの里コース) : 11 km, environ 3 heures 20, menant au sommet de Konozan (交野山), assez fréquenté.

Enfin, pour faire le parcours depuis Konozan jusqu’au parc Hoshida en passant par le parc Kurondo, il y a la route périphérique d’Osaka (おおさか環状自然歩道). Elle mène également au mont Kunimi (国見山) au nord vers Hirakata et au parc Muroike (むろいけ園地) au sud vers la ville d’Osaka.

Ces parcs et leurs parcours de randonnée sont assez populaires auprès des amoureux de randonnée ou de course à pieds, qu’ils soient jeunes ou âgés. Beaucoup profitent des belles journées pour se lancer dans une excursion et on croise des randonneurs sympathiques prêts à aider et indiquer le bon chemin.

Que ce soit un dimanche ensoleillé fin octobre, pendant l’automne quand les érables japonais rougissent de plein feu, au printemps, chaque saison douce est idéale pour aller marcher à Katano (交野市) et faire un peu de randonnée ! Allez c’est parti, Kimi no BLUE TRAVEL est votre guide !

✻ Parc et étang Kurondo (くろんど園地・くろんど池)

Le circuit du parc Kurondo commence de la station Kisaichi (私市駅) en direction des cascades Tsuki no Wa (月の輪滝) et l’étang. Passage par des rues bordées d’habitations avant de pénétrer dans la forêt où le ruissellement de l’eau se fait aussitôt entendre. Ecoutez ce son agréable, ils vous mène directement jusqu’aux cascades, situées à 1,2 km du point de départ (25 minutes environ). Ce ne sont pas les plus hautes ni les plus impressionnantes mais le cadre naturel est bluffant. On escalade et on joue les aventuriers de la jungle pour admirer le plus près possible les chutes d’eau.

30 minutes plus tard, on arrive à l’étang Suiren (すいれん池). Dans le circuit principal, il est possible de bifurquer sur d’autres petits chemins qui vont plaire aux amoureux d’aventure. Entre escalade, gravir des rochers, prendre de la hauteur jusqu’aux observatoires, la randonnée devient un véritable moment de plaisir ! Il y a cependant des marches assez raides. Ces suppléments de circuit ne sont pas à prendre à la légère !

On compte les chemins suivants :

  • Sougen trail (そうげんの路) : 0,3 km, 9 min
  • Kodachi trail (こだちの路) : 1,6 km, 35 min
  • Miharashi trail (みはらしの路) : 0,8 km, 20 min
  • Yamagoe trail (やまごえの路) : 0,5 km, 10 min
  • Soyokaze trail (そよかぜの路) : 1,2 km, 25 min
  • Sawawatari trail (さわたりの路) : 1,1 km, 25 min

Ils permettent de passer par des observatoires garantissant un panorama splendide sur les forêts qui semblent s’étendre sur des dizaines de kilomètres et des villes lointaines, des bancs pour se reposer et de mignons abris en forme de champignons en cas d’intempéries (雷雨の時の緊急避難用のシェルター). Puis aussi par quelques spots sympathiques comme le parc Sougen (草原広場) et Mizubutai (水舞台).

Près de l’étang Suiren (すいれん池), il y a un petit centre d’informations (案内所) où on peut se procurer des prospectus et acheter des boissons au distributeur, ainsi qu’une aire de repos (園地休憩所) avec tables, bancs et toilettes.

À 20 minutes de marche de là, on atteint l’étang Kurondo (くろんど池). Endroit idéal pour faire un pique-nique, un barbecue, du pédalo ou même pêcher. Il y a des espaces pour camper et des petites cafétérias pour déjeuner. De quoi passer un super weekend de pur détente !

Requinqué après la pause déjeuner, on poursuit sa route en optant pour les chemins par lesquels nous ne sommes pas encore passés : Soyokaze trail (そよかぜの路), Sawawatari trail (さわたりの路), passage par le pont en zig-zag Yattsubashi (八つ橋), Kodachi trail (こだちの路) et le temple Shishikutsuji (獅子窟寺) pour atteindre l’arrivée à la station Kawachimori.

A la rencontre des fleurs de saison, bercé par le chant des oiseaux sauvages, le parc Kurondo plonge les randonneurs au cœur d’une nature magnifique. En arrivant à Kisaichi vers 8h30 il est possible de faire tout le tour du parc, de l’étang, plus le circuit de randonnée et de quitter les lieux vers 16h30.

Parc Kurondo (くろんど園地)
Adresse : 3192-1 Kisabe, Katano, Osaka (大阪府交野市私部3192-1)
Accès : Kisaichi Station ou Kawachimori Station (Katano Line)
Site internet : http://osaka-midori.jp/mori/kurondo/

✻ Parc Hoshida (ほしだ園地)

Dans les forêts et parcs naturels de la préfecture d’Osaka (大阪府民の森), on demande ensuite le parc Hoshida (ほしだ園地) !
Situé au milieu de la forêt, ce parc accessible par un sympathique parcours de randonnée est l’endroit à absolument visiter à Katano (交野市). Un environnement naturel qui s’étend sur 105 hectares avec un panorama de 360° spectaculaire depuis le pont Hoshi no Blanco (星のブランコ) et des sentiers de randonnée idéals pour une promenade en forêt et à la rencontre de la nature et de ses oiseaux. Le parc Hoshida est un très bon spot dans la préfecture d’Osaka pour ceux qui aiment la nature et l’aventure !

Le circuit de ce parc commence depuis la station Kisaichi (私市駅) d’où il faut emprunter la route jusqu’au pont Yawata (八幡橋) et marcher le long de la rivière. Cela prend environ 40 minutes pour atteindre la cabane Piton (ピトンの小屋) située à environ 2 km. Centre d’informations du parc, on y trouve des brochures et des guides, ainsi que des distributeurs de boissons (les seuls de tout le parc, penser donc à faire ses provisions). Il y a aussi de quoi se ressourcer en nourriture simple et en douceurs (karaage, yakisoba, udon, frites, glace…). Il est également possible de faire de l’escalade (réservation obligatoire) pour 700 ¥.

De là, marcher environ 6 minutes (400 mètres de plus) par le chemin Bouken (ぼうけんの路) jusqu’au pont Hoshi no Blanco (星のブランコ). Au choix : la route ou les escaliers ! Les plus sportifs et téméraires opteront pour la seconde option, grimpant les marches parfois à toute allure. Long de 280 mètres et haut de 50 mètres, Hoshi no Blanco (星のブランコ) est l’un des plus grands ponts suspendus du pays. En le traversant, on peut apercevoir la forêt et les arbres aux couleurs changeantes selon les saisons. Les feuilles rouges d’automne sont entre autres splendides, faisant de l’automne la saison préférée des visiteurs !

L’excursion continue sur le chemin Onesuji (おねすじの路) jusqu’à Yamabiko square (やまびこ広場), idéal pour faire une pause déjeuner. On fait le grand tour par les parcours Matsukaze (まつかぜの路) et Komorebi (こもれびの路), nous éloignant de la horde de visiteurs du pont et des bruits citadins. Des points de vue sur les villes et montagnes voisines, le bleu magnifique du ciel, le bruissement des feuilles… Il est bon de marcher en pleine nature par un temps radieux et cette tranquillité reposante. Passage par le rocher Hamburger (ハンバーガーストーン) et enfin est atteint le point d’arrivée 40 minutes plus tard, le sanctuaire Iwafune (磐船神社).

On remonte par le chemin Osaka Kanjo Shizen (おおさか環状自然歩道) pour revenir à Yamabiko Square où tous les bancs et petites tables sont occupés par des groupes d’amis ou des familles en train de pique-niquer et de déguster leur bento pour la pause déjeuner. Après avoir récupéré l’énergie nécessaire, on continue l’excursion pour monter à l’observatoire à côté (展望デッキ) et continuer à profiter de la vue impressionnante sur le pont et de la forêt en empruntant les chemins Tsutsuji (つつじの路) et Saezuri (さえずりの路).

Selon le temps, les randonneurs peuvent soit bifurquer du sanctuaire vers l’étang Suiren situé dans le parc Kurondo (くろんど園地) ou bien boucler le circuit Hoshida qui se termine à la station Kawachimori.

Le parc Hoshida, un endroit idéal et recommandé pour passer une journée sympa, entre amis ou en famille ! Le parc est accessible tous les jours (sauf le mardi) de 9h00 à 17h00 (9h30 à 16h30 pour le pont). En arrivant à Kisaichi vers 8h30 il est possible de faire tout le tour du parc plus le circuit de randonnée et de quitter les lieux vers 15h00.

Parc Hoshida (ほしだ園地)
Adresse : 5019-1 Hoshida, Katano-shi, Osaka (大阪府交野市星田5019-1)
Accès : Kisaichi Station (Keihan Line)
Site internet : http://osaka-midori.jp/mori/hoshida/

✻ Parc forestier (森林公園) & Mont Konozan (交野山)

Pour compléter le top 3 de ces circuits, il ne reste plus qu’à effectuer l’ascension du mont Konozan (交野山) ! Contrairement aux deux premiers circuits, il est le seul à débuter de la station Kawaichimori et non Kisaichi.

De la station, longer la route côté est sur une distance de 2 km environ (attention car étant encore dans la civilisation, il peut y avoir beaucoup de circulation) jusqu’à l’intersection menant à la route Sekibutsu (石仏の道). On peut faire le grand tour par la route Saezuri (さえずりの道) ou passer par tous les petits chemins :

  • Sekibutsu road (石仏の道) : 1,5 km, 35 min
  • Kodachi road (こだちの道) : 0,3 km, 8 min
  • Sasayaki road (ささやきの道) : 0,5 km, 10 min
  • Miharashi road (みらはしの道) : 1,5 km, 35 min
  • Komorebi road (こもれびの道) : 0,5 km, 10 min
  • Yasuragi road (やすらぎの道) : 0,5 km, 10 min
  • Seseragi road (せせらぎの道) : 1 km, 25 min
  • Sawagani trail (さわがにの小路) : 0,5 km, 10 min

D’un côté la ville et de l’autre les arbres, et devant des marches et des marches, des pentes parfois raides, des chemins semés de racines d’arbres… Par mauvais temps, les chemins deviennent glissants et boueux. Certains peuvent aussi être bloqués par la chute d’un énorme arbre suite à des intempéries, rendant l’accès au sommet inaccessible. Avec un peu de courage et beaucoup de prudence, il est possible de passer mais il est en tout cas recommandé de faire demi-tour car cela en reste assez dangereux, surtout pour les moins expérimentés ! Ce sont des parcours assez éprouvants, voire physiques pour certains (après tout il s’agit d’une ascension), avec un peu d’escalade pour atteindre le sommet. Ne pas hésiter à faire des pauses, même si il y a peu de bancs sur le chemin.

Arrivé au sommet du mont Konozan, situé à 341 mètres d’altitude, on crie victoire ! Et qu’elle est belle ! Posé sur l’énorme et vertigineux rocher Kannon (観音岩), on peut savourer la récompense d’admirer la vue impressionnante sur l’ensemble des villes d’Osaka (大阪市), Neyagawa (寝屋川市), Hirakata (枚方市), Katano (交野市), respirer l’air frais et profiter pourquoi pas d’un petit remontant pour se féliciter de ses efforts.

À 20 minutes du sommet en descendant se trouve le centre Ikimo no Fureai no Sato (いこものふれあいセンター) ainsi que l’étang Shirahata (白旗池) auprès duquel on peut s’offrir un pique-nique tranquille en pleine nature à table ou sur des bancs. Attention, bien qu’il y ait des toilettes, si le centre est fermé, elles le sont aussi !

Sur le chemin du retour, on écoute le son de l’eau et on passe par les cascades Momiji (もみじの滝) et les cascades Genji (源氏の滝) pour terminer au sanctuaire Hatamono (機物神社). En arrivant à Kawaichimori vers 7h30 il est possible de faire l’ascension deux fois plus les différents circuits de randonnée et de quitter les lieux vers 16h00.

Mont Konozan (交野山)
Adresse : Kuraji, Katano-shi, Osaka(大阪府交野市倉治)
Accès : Kawaichimori Station (Keihan Line)

Après une journée plongé dans la nature, c’est le retour à la civilisation. Pour boucler chacun des 3 principaux on retourne vers la station Kawachimori en passant par la petite ville campagnarde, au milieu des maisons et des potagers. Habitant(e) d’Hirakata ou d’une autre ville du coin, on retient qu’on a pas besoin d’aller bien loin si on peut se ressourcer en pleine nature et se balader tranquillement pour une journée. Eh oui le Kansai, c’est incroyablement splendide et on est loin de s’imaginer qu’on habite si près de beaux endroits cachés !

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▶ Koyasan Travel : Le Guide de Kimi

Koyasan (高野山) est l’incarnation de l’esprit de Kukai (空海), plus connu sous le nom de Kobo Daishi (弘法大師), moine solitaire et fondateur de ce lieu de culte au fin fond des montagnes pour la secte bouddhiste ésotérique Shingon. On raconte que Kukai se rendit en Chine il y a environ 1200 ans pour y acquérir les plus hauts niveaux de connaissances sur le bouddhisme ésotérique transmis par l’Inde, ainsi que sur l’astronomie et la géologie avant de rentrer au Japon. A son retour de Chine, alors qu’il était à la recherche d’un lieu adapté pour diffuser le bouddhisme ésotérique, Kukai lança un objet bouddhique appelé sankosho (三鈷杵) vers le Japon. Cet objet aurait alors atterri sur Koyasan. C’était un moine peu commun, diffusant ses compétences et sa légende à travers le Japon. Si il y a bien un endroit qui a accumulé plus qu’ailleurs la sagesse et les connaissances de Kukai, c’est Koyasan !

On peut passer un séjour d’un weekend dans ce lieu culte inscrit au patrimoine mondial : ascension de la montagne le premier jour, nuit dans un temple et visites le deuxième jour par exemple !

Dans cet article, Kimi est votre guide pour les visites intéressantes, à la fois religieuses et touristiques, à Koyasan. C’est parti les ami(e)s !

Se rendre à Koyasan

Koyasan se situe dans la préfecture de Wakayama (和歌山県), à environ 2 heures d’Osaka. Le meilleur itinéraire pour se rendre au pied de Koyasan est de prendre la ligne de train Nankai Koya qui relie sans trop de changements les deux villes. Puis jusqu’au sommet, prendre le funiculaire.

• En train

Namba Station
↓ Nankai Koya Line Express (direction Hashimoto) ↓
Hashimoto Station
↓ Nankai Koya Line Local (direction Gokurakubashi) ↓
Gokurakubashi Station
↓ Nankai Koyasan Cable (direction Koyasan) ↓
Koyasan Station
Coût : 1 390  ¥
Temps de trajet : 2 heures 30 environ

• En voiture

De Osaka, prendre la route nationale 480 (国道480号, 2 heures environ).

Visites à Koyasan : au cœur des temples bouddhistes

Koyasan, c’est plus d’une centaine de temples ouverts aux visiteurs et proposant d’y découvrir des trésors cachés, d’expérimenter les cérémonies religieuses ou encore d’y séjourner. Mais alors, si il y en a plus d’une centaine… Par où commencer ? Quels sont ceux à ne pas manquer ? Les six lieux à visiter en premiers sont regroupés dans le centre de Koyasan et on peut bénéficier d’une réduction pour tous les visiter !

Optez pour le ticket spécial à offrant l’accès à 5 sites ainsi qu’une participation à une cérémonie bouddhiste, Jukai (受戒), pour 1500 ¥, ce qui offre un bon qualité / prix. Il est possible d’acheter bien entendu ce ticket dans chacun des sites inclus dans le coupon.

① Kongobuji (金剛峯寺)

Le temple Kongobuji est le temple à la tête de l’école Shingon qui compte plus de 4 000 temples dans l’ensemble du Japon et du monde. Les visiteurs y découvrent la pièce décorée de portes coulissantes (襖, fusuma) peintes majestueusement par des peintres de renommé historique et la pièce Hidetsugu Jijin-no-ma.

Enfin, petit moment de détente et de dégustation de thé avec un biscuit de riz dans Shin Betsuden, nouvelle annexe du temple. Cet édifice est une construction récente, datant de 1984 à l’occasion de la commémoration des 1150 ans écoulés depuis le Gonyujo (rituel Shingon de préparation à la mort) et la mort de Kobo Daishi. Construit en béton armé, ce bâtiment possède une statue bouddhiste ainsi qu’un toit à pignon très impressionnant. Le bâtiment sert généralement de salle de thé et de lieu de repos pour les fidèles et visiteurs, mais peut aussi servir de lieu de prêche pour la communauté monastique.

Adresse : 132 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山132)
Tarif : 500¥
Site internet : http://www.koyasan.or.jp/fr/kongobuji/

② Musée Reihokan (霊宝館)

Depuis sa création, ce bâtiment préserve diverses reliques et trésors culturels provenant de Kongobuji et du mont Koya, notamment des peintures et statues bouddhiques d’une grande valeur nationale. On y trouve aussi divers objets utilisés dans les rituels bouddhistes.

Adresse : 306 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山306)
Tarif : 600 ¥
Site internet : http://www.reihokan.or.jp

③ Daishi Kyokai et cérémonie Jukai (大師教会&受戒)

La cérémonie Jukai (受戒) est une cérémonie bouddhiste ancienne et formelle. Elle a lieu toutes les heures (sauf à midi) et dure 30 minutes. On peut s’inscrire jusqu’à 10 minutes avant le début de la cérémonie. Les participants reçoivent à la fin un petit certificat.

Adresse : 347 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山347)
Tarif : 500 ¥

④ Daito (大塔)

Daitô (大塔), ou Konpon Daitô (根本大塔) est une grande pagode vermillon de 48,5 m de hauteur et l’un des bâtiments situés dans Danjo Garan (壇上伽藍), complexe bouddhique central du mont Koya, où les principales cérémonies bouddhistes sont célébrées. La statue du Bouddha Kongokai Shibutsu (金剛界四仏) située à l’intérieur est splendide et reçoit à ses pieds les offrandes des visiteurs, incluant des boissons et de la nourriture.

Adresse : 154 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山154)
Tarif : 200 ¥

⑤ Kondo (金堂)

On l’appellerait en français le Hall d’or. Ce hall principal du complexe Danjo Garan (壇上伽藍) et de Koyasan dans son ensemble est l’endroit dans lequel est célébré un service mémorial bouddhiste de grande importance. Construit par Kobo Daishi, il a été incendié à maintes reprises si bien que le hall actuel constitue le septième hall construit en l’an 7 de l’ère Showa (soit en 1932).

On fait face à Kondo en passant par la porte Chumon, porte d’entrée du complexe Danjo Garan. On peut également y voir les pins de Sanko no Matsu qui font référence au sankosho (三鈷杵) lancé par Kobo Daishi lors de sa recherche d’un lieu adapté pour diffuser le bouddhisme ésotérique Shingon.

Adresse : 132 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山132)
Tarif : 200 ¥

⑥ Mausolée du clan Tokugawa (徳川家霊台)

Adresse : 682 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山682)
Tarif : 200 ¥

La plupart des temples sont ouverts de 8:30 à 17:00 et il est interdit de prendre des photos à l’intérieur. En souvenir, complétez votre Goshuin-cho (御朱印帳) en repartant avec le Goshuin (御朱印) de chaque temple que vous visitez.

Après ça, le voyageur a complété une partie de sa journée d’excursion et de visites ! Il peut terminer par les autres endroits populaires tels que le cimetière d’Okuno-in (奥の院) et la porte Daimon (大門) s’il ne les a pas encore explorés.

D’un côté, la porte Daimon (大門), marquant l’entrée dans la ville, au sommet de la montagne. Du haut de ses 25,1 mètres de hauteur, c’est une porte imposante par sa structure à deux niveaux. Parfaite en tant que porte générale de l’ensemble de la montagne, c’est elle qui accueille les visiteurs à leur arrivée. La porte actuelle a été reconstruite en l’an 2 de l’ère Kan-ei (1705). Sur les deux côtés de la porte, les statues des deux divinités gardiennes Kongo-rikishi (金剛力士) exercent leur autorité.

De l’autre côté, Okuno-in (奥の院), second grand lieu saint après le complexe Danjo Garan. Pour l’atteindre depuis ce dernier, suivre la route principale à pieds ou en bus jusqu’au pont Ichinohashi (一の橋). Puis emprunter d’abord le Sando (allée d’accès à un temple), sur une longueur de 2km environ où se dressent de vieux cyprès du Japon ayant traversé plusieurs centaines d’années. Plus d’une dizaine de milliers de tombeaux sont alignées et laissent ressentir la ferveur des croyances de Koyasan.

Traversée du cimetière, passage par le pont Gobyobashi (御廟橋) menant au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et c’est l’entrée sur une zone sacrée. Qui dit zone sacrée dit cependant photos, smartphone, nourriture et boissons interdits. Le visiteur se contente de marcher paisiblement tout en se vidant l’esprit. Pour les croyants, Kôbô Daishi est toujours parmi nous, priant éternellement pour la paix et la prospérité. L’endroit est d’un charme impressionnant et les lanternes de Torodo (燈籠堂) sont resplendissantes. Avant de traverser le pont, les moines ou les touristes mettent en ordre leurs vêtements et s’inclinent avant de pouvoir passer.

De là, pour continuer à parcourir les terres sacrées et découvrir de nombreux temples cachés, il est possible d’emprunter le circuit circulaire Koya Sanzan (高野三山) qui effectue le tour de la zone sacrée d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山) sur une longueur de 10 km.

De retour vers le centre de la ville, penser à s’arrêter devant Asekaki Jizo (汗かき地蔵), cette divinité gardienne du bouddhisme (地蔵, jizo) censée protéger les enfants et les voyageurs en particulier, se substitue aux souffrances des êtres humains et étant donné qu’il les portent toutes sur ses épaules, on raconte qu’il est en permanence en train de suer (汗かき, asekaki signifiant transpiration). A côté de lui se trouve le puits Sugatami no ido (姿見の井戸). On raconte que si l’on regarde au fond du puits et que l’on ne voit pas son reflet, cela signifie que l’on va mourir dans les trois ans à venir.

Ainsi la Mission est complétée ! Le voyageur regagne le centre de la ville en repassant par l’allée Sando en sens inverse et le pont Ichinohashi (一の橋) et quitte les lieux le cœur pur et apaisé.

Budget approximatif

Combien prévoir pour se rendre à Koyasan ? En se basant sur un séjour d’un weekend avec nuit dans un Shukubo et visites des temples de la ville, voici des chiffres approximatifs pour une personne partant de la préfecture d’Osaka.

  • Transport : 3 220 ¥
  • Logement : 19 800 ¥
  • Nourriture : 4 741 ¥
  • Visites : 3 300 ¥
  • Achats : 9 988 ¥

Total : 41 049 ¥ (~ 350 €)

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▶ Koyasan Stay : Séjour dans un Shukubo (宿坊)

Pour vivre pleinement un séjour dépaysant et renversant à Koyasan (高野山), lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師), prenez le temps d’y rester au moins une nuit et profiter d’une hospitalité unique. Il y a un large choix de temples proposant un hébergement dans des chambres traditionnelles avec onsen (温泉) : on les appelle Shukubo (宿坊) !

A première vue, un Shukubo ressemble à une simple auberge de voyageurs ou à un Ryokan (旅館, auberge traditionnelle et typique du Japon). Cependant, la différence la plus attrayante se trouve dans l’hospitalité. En effet, ce genre d’hospitalité dont on bénéficie dans un Shukubo ne se trouvera nulle part ailleurs ! Seul un Shukubo offrira l’expérience directe du bouddhisme et la dégustation de ses plats végétariens du monastère tout en permettant à ses visiteurs de se sentir apaisé et relaxé.

Les tarifs varient selon les services proposés mais en moyenne, comptez entre 15 000 ¥ et 20 000 ¥ la nuit avec petit déjeuner bouddhiste traditionnel inclus. Malgré ce prix, les temples affichent très vite complet. Il est d’ailleurs recommandé de réserver quelques semaines en avance.

Dans cet article, Kimi vous propose de passer une nuit chez…
Koyasan Onsen Fukuchiin (高野山温泉福智院) !

※ Introduction

Parmi la centaine de temples entourant Koyasan se trouve le temple Fukuchiin (福智院) qui existe depuis 800 ans avec comme représentant bouddhiste Aizen Myouoh (愛染明王).

Situé au cœur de la ville, le Shukubo Koyasan Onsen Fukuchiin propose des hébergements de style japonais dans un temple bouddhiste historique. Les voyageurs peuvent se détendre dans les bains thermaux publics, découvrir les transcriptions manuscrites de sutra (写経, sha-kyō), et écouter la récitation des sutras pendant l’office bouddhiste du matin.

À pieds depuis le Shukubo, il est possible de rejoindre la porte Daimon de Kongobu-ji (金剛峯寺大門) en 15 minutes et le temple Kongobu-ji (金剛峯寺), en 5 minutes.

Adresse : 657 Koyasan, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山657)
Accès : Takano Keisatsu Mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://www.fukuchiin.com/

※ Chambres et Services

Revêtues de tatami au sol, les chambres de style japonais disposent des commodités nécessaires. Toutes sont pourvues d’une télévision et d’un coffre-fort et les mieux situées dans le temple offrent également une vue sur les jardins. Équipements de toilette, yukata et serviettes sont fournies pour permettre un confort semblable à celui des Ryokan. Les voyageurs dorment dans un futon traditionnel apporté après le dîner et soigneusement préparé par le personnel.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, les voyageurs peuvent profiter de bains thermaux publics intérieurs et exclusivement en plein air, ainsi que de salles de sauna. Après une longue journée de randonnée dans la montagne ou de balade au cœur des temples de la ville, c’est un moment de détente et de relaxation fort appréciable. Ils peuvent également se poser et admirer les jardins traditionnels Tosen (登仙庭), Aizen (愛染庭) et Hasuna Yuzen (蓮菜遊仙庭) conçus par Shigemori Mirei (重森三玲), célèbre artiste paysagiste de l’ère Showa (昭和). Envie de repartir avec des souvenirs ? Il est possible d’en acheter à la boutique du temple. Enfin, des journaux quotidiens et une bagagerie sont disponibles à la réception.

A l’arrivée pour le check-in, les moines accueillent chaleureusement les voyageurs tout en offrant une hospitalité dévouée. Malgré la barrière de la langue, ne parlant que très peu anglais, ils font la faveur de bien expliquer le fonctionnement des lieux et offrent une petite visite des différentes pièces du temple.

※ De la cuisine bouddhiste (精進料理) pour le repas

Des plats bouddhistes traditionnels végétariens sont servis pour le petit-déjeuner. Des dîners sont également préparés sur demande préalable et au prix de 3 300¥. Tous les repas sont servis en chambre à l’heure souhaitée ou dans la salle à manger pour les groupes, sous réservation obligatoire. Ici aussi, le client se sent roi. Les repas, alliant simplicité et esthétique, sont délicatement disposés à table avec une explication pour chaque plat.

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Il serait regrettable de ne pas profiter de cette délicieuse cuisine même si elle exclut complètement viande et poisson. Les plats utilisent adroitement le gluten de blé, le wasabi de Kanayamaji (金山寺わさび) et le tofu de Koya (高野豆腐) comme substituts à la viande et offrent un aperçu des compétences, de la culture et de l’histoire des habitants de Koyasan. Les repas se composent également de plantes sauvages fraîches et de légumes de saison.

Voici par exemple un délicieux dîner (夕食) de chez Koyasan Onsen Fukuchiin, incluant :

  • légumes macérés (漬け物, tsukemono)
  • tofu nabe (豆腐鍋) accompagné de légumes et de plantes
  • tofu de Koya (高野豆腐)
  • peau de tofu (湯葉, yuba)
  • konjac (こんにゃく, konnyaku)
  • tempura (天ぷら)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • divers accompagnements en petite quantité (châtaigne, patate douce, aubergine, haricot vert…)
  • mochi (餅)
  • kaki (かき)
  • thé chaud (ほうじ茶, houjicha)

Et pour un bon petit-déjeuner (朝食) complet, on retrouve :

  • tororo (とろろ) avec feuilles de nori (のり) et sauce soja (しょうゆ, shoyu)
  • pot-au-feu de tofu frit ganmodoki (おでんがんもどき, oden ganmodoki)
  • salade de tofu (豆腐の白和え, tofu no shiraae)
  • soupe miso (味噌汁, misoshiru)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • tofu nabe (豆腐鍋)
  • hijiki (ひじき)
  • prune séchée (梅干し, umeboshi)
  • thé vert chaud (緑茶, ryokucha)

Savourez tranquillement et silencieusement votre repas tout en prenant le temps d’apprécier le gout de chaque aliment. Une fois terminé, il ne reste qu’à prévenir la réception par téléphone pour demander à débarrasser.

※ Office bouddhiste et expériences atypiques

Le point culminant d’un séjour dans un Shukubo est sans doute l’expérience de l’office bouddhiste (お勤め, otsutome) : la récitation des sutras qui imprègne le silence matinal, créant une atmosphère solennelle et vivifiante tout à fait unique.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, ça commence à 6 heures tous les matin et ça dure environ 50 minutes ! Rassemblement dans la salle principale (本堂, Hondo). Inutile de réserver, il faut juste se présenter à l’heure, vêtus de vêtements normaux (pas en yukata) et se purifier les mains à l’entrée avec de l’encens avant de s’asseoir sur le sol. Pendant que les moines récitent les sutras, les visiteurs viennent s’incliner silencieusement derrière eux à tour de rôle pour prier. La cérémonie termine par un discours en japonais du moine principal, incluant des remerciements dans différentes langues (dont le français !) et la possibilité d’admirer les trésors de la pièce et de se rendre aux jardins.

Les visiteurs peuvent aussi profiter de leur soirée en s’essayant à d’autres expériences atypiques comme le Shakyo (写経), l’écriture manuscrite du sutra Hannya Shingyo (般若心経, le Sutra du Cœur), au prix de 1500 ¥ (réservation nécessaire). Cette pratique se différencie de la calligraphie ordinaire et peut-être considéré comme un exercice mental. En traçant chaque trait avec concentration, il est dit que le cœur s’apaise. Ecrivez votre souhait et tracez. Votre Shakyo recevra ensuite une bénédiction lors des offices bouddhiques du matin et est en général conservé au temple.

Enfin, il est possible de tester le Hourai (宝来), une décoration traditionnelle unique à Koyasan. Son design est réalisé de façon à attirer la chance. Le Hourai est réalisé avec du papier artisanal traditionnel de Koyasan. Compter 2000 ¥ (réservation nécessaire) pour réaliser son propre Hourai.

※ Kimi témoigne

• Points positifs

On se sent dépaysé et en immersion totale dans la culture japonaise et l’univers du bouddhisme. J’ai découvert beaucoup d’aspects des traditions japonaises dans les manga. J’ai l’impression de vivre en vrai ceux de mon adolescence. Les chambres sont propres et spacieuses avec des futons confortables et le nécessaire pour la toilette. On passe un moment agréable dans les bains. Le repas servi directement dans la chambre à l’heure souhaitée est léger, équilibré et nous permet de découvrir de nouvelles saveurs culinaires. Le personnel est chaleureux et respectueux. Si vous parlez un peu japonais, vous pouvez facilement engager la conversation avec eux.

• Points négatifs

On loge dans un monument religieux et ancien, ce qui implique le fait que les chambres n’ont pas de clef et qu’elles se verrouillent seulement depuis l’intérieur. Heureusement, il y a toujours des coffres-forts mais le fait de quitter sa chambre temporairement sans pouvoir la fermer à clef pourrait en déranger certains. Bien que les chambres soient équipées de chauffage, l’ancienneté du bâtiment fait qu’il fait en hiver très froid dans les couloirs. Attention au coup de froid lorsqu’on se rend aux bains ou aux toilettes !

• Bilan

Expérience unique au cœur du bouddhisme et des merveilles de Koyasan ! À expérimenter une fois dans sa vie au dépourvu d’un choc culturel probable !


Avez-vous déjà séjourné dans un Shukubo ?
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