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► God Bless This Stamp : Le Goshuin (御朱印)

Grand voyageur, grande voyageuse qui parcoure le Japon et effectue un arrêt dans les nombreux temples bouddhistes et sanctuaires shintoïstes du pays, vous connaissez sans doute l’existence du Goshuin (御朱印), l’empreinte du sceau de ces lieux sacrés. Souvenir original et typique, collectionnez-les et rassemblez-les dans un Goshuin-cho (御朱印帳), un carnet spécialement dédiés aux Goshuin.

Vous désirez en savoir plus ? Alors lisez la suite de cet article !

※ Qu’est-ce que le Goshuin ? (御朱印とは何ですか。)

Le Goshuin (御朱印) correspond à l’empreinte du sceau des temples bouddhistes et sanctuaires shintoïstes au Japon que les visiteurs et adorateurs peuvent recevoir. Cependant, il peut arriver que certains sanctuaires et temples n’offrent pas du tout ce service.

En japonais, ce terme se décompose en trois kanjis :
(go) : terme honorifique ajouté au début de mots « importants ». L’empreinte du sceau est considéré comme un objet sacré, il droit donc être mentionné et traité avec un grand respect
(shu) : vermillon, faisant référence à la couleur rouge vif tirant sur l’orangé de l’encre utilisée pour marquer le sceau
(in) : empreinte du sceau
En d’autre terme, le Goshuin représente la marque rouge sacrée de chaque temple bouddhiste et sanctuaire shintoïste.

Mais précisément, il ne s’agit pas d’une simple marque rouge comme l’Inkan (印鑑). Le contenu est un peu plus complexe et se compose en plusieurs parties : on retrouve à la fois des empreintes de sceau et de la calligraphie. De même, il diffère selon les temples et sanctuaires. Voici par exemple le Goshuin du temple Kongobu-ji (金剛峯寺), situé à Koyasan (高野山).

  1. 令和元年拾壱月拾七日 (17 novembre de la première année Reiwa) : Date de visite
  2. 遍照金剛 (Henjokongo) : autre nom de Kobo-Daishi Kukai (弘法大師空海), saint fondateur de l’école bouddhiste Shingon
  3. 金剛峯寺 (Kongobu-ji) : Nom du temple
  4. Empreinte du sceau du temple
  5. Empreinte du sceau du lieu où se situe le temple
  6. 奉拝 (Houhai) : terme signifiant « culte », « adoration », « vénération »
  7. यु (Yu) : caractère sanskrit exprimé pour Kobo-Daishi Kukai
  8. 高野山 (Koyasan) : Nom du lieu où se situe le temple

Autre exemple de Goshuin du sanctuaire Ikuta (生田神社) à Kobe (神戸), un peu plus simple.

  1. 令和二年二月一日 (1er février de l’année 2 Reiwa) : Date de visite
  2. 生田神社 (Ikuta Jinja) : Nom du sanctuaire
  3. Empreinte du sceau de l’emblème du sanctuaire
  4. Empreinte du sceau du sanctuaire
  5. 奉拝 (Houhai)

A l’origine, le Goshuin était remis aux pèlerins qui offraient un sha-kyo (写経, transcription manuscrite de soutra) aux temples. L’empreinte du sceau est considéré comme sacré étant donné qu’il représente l’image du temple. De nos jours, il est bien sûr possible d’obtenir un Goshuin sans avoir à offrir un sha-kyo.

※ Le Goshuin-cho (御朱印帳)

Pour rassembler et collectionner les Goshuin, il est préférable d’avoir un carnet dédiés à cet effet, le Goshuin-cho (御朱印帳). Les temples et sanctuaires refuseront d’y inscrire leur Goshuin dans tout autre type de cahier ou dans un carnet contenant des tampons commémoratifs, alors attention ! Le Goshuin-cho est aussi un objet sacré et doit être entretenu avec respect ! Retenez ces mots :

御朱印帳

御朱印には、お参りされた佛様の功徳を納めさせていただいております。
御朱印帳は大変神聖なものでございますので、スタンプ帳やノートは区別いただき、大切にお取り扱いください。」

 Carnet de Goshuin

Le Goshuin est dédié au mérite de la visite de la demeure de Bouddha.
Le carnet de Goshuin est un objet très sacré et différent d’un carnet de timbres ou d’un cahier quelconque alors manipulez-le avec soin.

※ Obtenir un Goshuin (御朱印をもらう)

Lorsque vous arrivez au sanctuaire ou au temple, assurez-vous d’abord de faire une petite offrande au saisenbako (賽銭箱, tirelire en bois situé devant la salle de culte Haiden, 拝殿) et de prier. Étant donné que le Goshuin est essentiellement une preuve de pèlerinage vers un site religieux, il est impératif d’au moins rendre hommage au temple ou au sanctuaire. De plus, si vous visitez un sanctuaire, assurez-vous de suivre les directives générales lorsque vous entrez dans les lieux du sanctuaire (s’incliner devant la porte torii avant d’entrer, se purifier les mains…).

Une fois cela fait, dirigez-vous vers la réception de Goshuin et remettez votre carnet, de préférence ouvert à la page que vous souhaitez tamponner. Si vous n’avez pas de carnet dédié aux Goshuin, on vous le remettra sur une feuille de papier distincte que vous pourrez coller plus tard. La plupart des Goshuin sont payants, le prix variant de 300 ¥ à 500 ¥. On vous remettra le plus souvent une plaque numérotée, puis on vous demandera d’attendre. Attendez patiemment sans parler ni consulter votre smartphone. Ne surtout pas manger ou boire ! Lorsque votre numéro est appelé, remettez alors votre plaque et le montant demandé (essayez de prévoir de la monnaie et évitez de payer avec des billets) et récupérez votre Goshuin.

C’est toujours une belle surprise d’ouvrir son Goshuin-cho et d’y découvrir l’empreinte fraîchement inscrite. Il arrive qu’on remette un papier qui en plus de permettre à l’encre de sécher et de ne pas tacher les autres pages du carnet, vous rappelle les règles de bon entretien et de respect envers votre Goshuin-cho, ainsi que des coupons de réduction et des prospectus sur le temple ou le sanctuaire visité.


Possédez-vous un Goshuin-cho ?
Combien de Goshuin avez-vous collecté jusqu’à présent ?


♫ Un article = Une chanson ► Bon Jovi – God Bless This Mess

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► Stay Royal Tea : La cérémonie de thé (茶道)

La cérémonie du thé, art traditionnel inspiré en partie par le bouddhisme zen. En japonais, il est symbolisé par deux kanjis : 茶道 que l’on lit « chado » et qui signifie littéralement « la voie du thé ». En japonais, beaucoup d’arts traditionnels et arts martiaux japonais contiennent le kanji de « voie » (道) : judo (柔道), kendo (剣道), aikido (合気道)… Chado pour le thé fait aussi partie de cette catégorie. La cérémonie de thé suit tout un processus précis sur le mode d’une « voie » spirituelle. L’autre mot qui distingue l’art du thé est Chanoyu (茶の湯) qui correspond particulièrement au thé servi dans de l’eau chaude, notamment en période hivernal. S’adapter aux saisons est important dans cette cérémonie !

A travers cet article, Kimi no BLUE TRAVEL vous emmène sur la voie spirituelle du thé et vous explique son histoire, sa préparation et son déroulement !

Histoire (歴史)

Dans la cérémonie de thé, le matcha (抹茶) est utilisé : il s’agit d’une poudre très fine de thé vert moulu, qui a été broyée entre deux meules en pierre. Le matcha serait originaire de Chine et aurait été introduit au Japon au 12ème siècle. Les premières personnes à en boire furent les moines bouddhistes zen. La plupart des thés viennent des mêmes feuilles de thé mais leur processus de fabrication est différent : le matcha et le thé vert sont réalisés sans fermentation ni oxydation contrairement au thé noir par exemple.

L’esprit de la cérémonie de thé (茶道の標語)

La cérémonie de thé repose sur quatre mots :
Harmonie (和, wa) : ouvrez votre cœur et entendez-vous avec les autres (open one’s heart and get along with one another)
Respect (敬, kei) : respectez-vous les uns les autres (respect one another)
Pureté (清, sei) : purifiez non seulement ce que l’on peut voir, mais aussi ce qui se trouve dans votre cœur (purify not only what one can see, but also what’s within one’s heart)
Tranquillité (寂, jaku) : gardez votre calme en toute situation (keep your calm in any situation)

Ces mots révèlent tout sur l’esprit du thé et on les doit à un grand maître en la matière : Sen no Rikyu (千利休). Non seulement suivre l’état d’esprit, pour cet homme qui a étudié en profondeur la cérémonie du thé, il faut avant tout y mettre tout son cœur. Quand il demandait à ses disciples si leur cœur était préparé pour la cérémonie de thé, ils répondaient « Je peux au moins faire ça. » On raconte donc que si quelqu’un peut le faire, il peut devenir un disciple. Cependant, un bon disciple se résumera aux points suivants. Voici les 7 commandements d’un bon disciple de la cérémonie de thé :

  • Réalisez un délicieux bol de thé : ayez l’attitude de vouloir tout mettre en œuvre pour faire du bon thé
  • Disposez le charbon de bois pour que l’eau bout rapidement : savoir ce qui est essentiel est important
  • Gardez la pièce fraîche en été et chaude en hiver : tenez compte des saisons est important
  • Disposez les fleurs au fur et à mesure qu’elles fleurissent dans la nature : respectez la vie qui vous est offerte par la nature
  • Soyez prêt en avance : soyez attentif au temps et faites-lui de la place
  • Soyez prêt en cas de pluie : vous devez pouvoir vous adapter à toute les situations
  • Tenez compte de vos invités : respectez les autres et profitez de ce moment ensemble car celui ne se produit qu’une seule et unique fois

Le septième commandement s’applique notamment dans la gestuelle, c’est-à-dire, l’inclinaison (おじぎ). Au moment de servir ou de recevoir le thé, il est obligatoire de s’incliner pour montrer le respect. A genoux, disposez à l’avant vos mains sur le sol de façon à former le chiffre huit en japonais (八), puis inclinez le corps vers l’avant. Il y a deux types d’inclinaison dans la cérémonie de thé :
– l’inclinaison formelle (真, shin) entre l’hôte et l’invité face-à-face : abaissez doucement les deux mains devant les genoux, déplacer naturellement le haut du corps et penchez-vous vers l’avant de façon à ce que les paumes touchent entièrement le sol sur les tatamis et que votre ventre touche vos genoux
– l’inclinaison informelle (行, ko) entre invités côte-à-côte : le dos droit, penchez-vous en avant et abaissez vos mains de jusqu’à ce que la deuxième articulation seulement touche le sol.

Ces gestes s’accompagnent de salutations (挨拶) :
– お先に (o saki ni, veuillez m’excuser de me servir en premier) : à dire à l’invité à côté de vous quand vous êtes servi avant lui
– お相伴いたします (o shōban itashimasu, je me joins à vous) : à dire à l’invité à côté de vous quand vous êtes servi après lui
– お点前頂戴いたします (o temae chōdai itashimasu, je vous remercie pour le thé) : à dire à l’hôte qui vous sert le thé

La voie du thé (茶道)

► Accueil

Le salon où se tient la cérémonie de thé (茶室) est en général implanté dans un jardin. Avant d’entrer on se purifie les mains et la bouche comme au sanctuaire et on entre par une petite entrée. A l’intérieur, les invités se dirigent alors vers le tokonoma (床の間) où ils admirent les parchemins, les calligraphies et autres décorations (objets d’art, plantes..). Puis, ils s’assoient dans la position seiza (正座« assise correcte », terme employé pour désigner la façon traditionnelle compassée de s’asseoir au Japon) par ordre de prestige.

Il arrive qu’il y ait un premier rassemblement (茶事) durant lequel un repas léger et simple, appelé kaiseki (懐石) ou chakaiseki (茶懐石) est servi aux invités, suivi par une dégustation de saké (日本酒). Si il n’y a pas de rassemblement, l’hôte procède directement à la cérémonie.

► Préparation : les indispensables ustensiles

Tous les objets de la cérémonie du thé sont entretenus avec une précaution exquise. Ils sont scrupuleusement nettoyés avant et après chaque utilisation et avant leur rangement. Même si ils sont déjà propres avant l’arrivée des invités, le lavage des ustensiles est quand même réalisés devant eux par politesse. Ces ustensiles sont les suivants :

  • chawan (茶碗) : bol utilisé pour la préparation et la consommation du thé
  • chakin (茶巾) : toile blanche et rectangulaire de lin utilisée pour le rituel du nettoyage du bol
  • chasen (茶筅) : fouet pour mélanger le thé en poudre dans l’eau
  • chaki (茶器) : pot contenant le thé en poudre, il en existe deux types selon la matière avec laquelle ils sont fabriqués (natsume (棗) pour les pots en bois ou bambou et cha-ire (茶入) pour les pots en céramique)
  • chashaku (茶杓) : cuillère à thé
  • fukusa (袱紗) : carré de soie utilisé pour le nettoyage symbolique du chashaku et du chaki, ainsi que pour manipuler le couvercle de la bouilloire chaude
  • hishaku (柄杓) : longue louche en bambou utilisée pour transférer l’eau du et vers les pots en fer et les récipients d’eau fraîche
  • kaishi (懐紙) : papier utilisé pour placer la nourriture (des sucreries japonaises qui accompagnent le thé) et essuyer les doigts que l’on porte plié et coincé dans la poche de poitrine du kimono

► Déroulement de la cérémonie

La cérémonie peut commencer. L’hôte procède au nettoyage des ustensiles dans un ordre déterminé et en utilisant des gestes très précis. Les ustensiles sont placés dans l’ordre exact de rangement en accord avec la préparation qui suivra. Lorsque les opérations de nettoyage et de préparation des ustensiles sont terminées, l’hôte introduit deux cuillères de poudre de thé avant d’y ajouter l’eau (chaude ou froide selon la saison). Puis il mélange avec le fouet. Sans l’enfoncer entièrement dans le bol, le fouet est trempé de façon à immerger environ 0.5 à 1 cm et est agité de gauche à droite pendant plusieurs allers-retours. Lors de la manipulation, l’hôte fait volontairement du bruit car le son de l’eau s’accorde à l’atmosphère pure et tranquille que reflète la cérémonie de thé.

Pendant que le thé est en cours de préparation, les douceurs sont apportées aux invités. Ce sont souvent des sucreries japonaises. On distingue deux types :
omogashi (主菓子, sucreries principales) : pâtisserie copieuse traditionnelle wagashi (和菓子), différente selon les saisons (mochi, manju, dango, ohagi…), servis avec le thé épais
higashi (干菓子, sucreries sèches) : petits bonbons secs et très sucrés de couleurs différentes selon les saisons et représentant des fleurs ou autre symbole associé à la saison, servis avec le thé fin

Lorsqu’on les apporte et qu’on leur propose de se servir en disant « お菓子をどうぞ » (okashi wo douzo, veuillez vous servir s’il vous plaît), les invités s’inclinent et répondent « お菓子を頂戴いたします » (okashi wo chōdai itashimasu, je vous remercie pour les sucreries). Il faut ensuite dire « お先に » (o saki ni, veuillez m’excuser de me servir en premier) à la personne qui se trouve après, prendre le plateau en face de soi avec les deux mains, le soulever légèrement pour exprimer ses remerciements, le reposer, s’incliner à nouveau et prendre une sucrerie pour la poser sur le kaishi. Enfin, le plateau est passé à l’invité suivant. La sucrerie est consommée avant de recevoir le thé.

Le thé enfin prêt, c’est le moment de le recevoir. Le bol est placé face à l’invité à l’intérieur de la bordure du tatami. Chaque invité s’incline et dit « お点前頂戴いたします » (o temae chōdai itashimasu, je vous remercie pour le thé), et prend le bol de thé dans ses mains. Il faut le poser sur la main gauche, prendre le temps de l’admirer et le tourner deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre de deux heures à quatre heures avec la main droite, boire le thé en trois gorgées. Une fois terminé, il faut essuyer l’endroit où on a bu avec son pouce et essuyer son pouce avec le kaishi, tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre de quatre heures à deux heures et reposer le bol cette fois à l’extérieur de la bordure du tatami.

L’hôte demande alors aux invités si ils désirent encore du thé et nettoie les ustensiles Les invités quittent la maison du thé, l’hôte les saluant de la porte, mettant ainsi fin à la cérémonie. Une cérémonie de thé peut durer entre une et cinq heures, selon le type de repas et de thé servis.


Avez-vous déjà participé à une cérémonie de thé ?
Quelles furent vos impressions ?


♫ Un article = Une chanson ► Fall Out Boy – Stay Frosty Royal Milk Tea

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► I can be a HERO : Le Nouvel An 2018 de Kimi au Japon

Bonne année 2018 ! 明けましておめでとう🎍✨!

2017 s’annonçait plutôt mauvaise mais a été finalement une bonne année. Les six derniers mois ont été intenses mais avec beaucoup de bonheur grâce à ma team de choc et mes étudiants. Moins de voyages qu’en 2016, je ne suis allée qu’en Corée mais j’ai accompli l’ascension du Mont Fuji et ai continué à découvrir le Japon qui me surprend encore aujourd’hui :D. Je souhaite que 2018 soit aussi bien !

Pleins de bonnes choses pour vous également pour cette nouvelle année ! Le bonheur, la santé, sans oublier de faire de vos rêves les plus fous une réalité !

Après le Toshi-koshi soba (年越し蕎麦), « soba du passage à l’année suivante » pour s’assurer longévité, santé et énergie, j’ai commencé mon année dans la préfecture d’Ibaraki (茨城県), à Naka Minato (那珂湊). Je suis allée, vêtue du Happi (法被, vêtement traditionnel porté pendant divers événements et fêtes), aux sanctaires Tsu (津神社) et Tenmangu (天満宮) pour prier, écrire mon vœu, boire du saké et manger du chanko nabe près du feu.

J’ai admiré le premier lever du soleil de cette année, appelé hatsuhinode (初日の出) depuis la plage Hiraiso (平磯海水浴場). Un spectacle grandiose !

Enfin, pour rester dans la tradition japonaise, j’ai dégusté l’Osechi (御節料理) !

L’Osechi, qu’est-ce que c’est exactement ?
C’est le repas traditionnel du Nouvel An japonais, composé de mets ayant chacun une signification en rapport avec le Nouvel An !

À son origine, l’Osechi était constitué de légumes bouillis dans de la sauce soja, du sucre ou du mirin. Au fil du temps, les types de plats ont évolué et le nombre de plats composant l’Osechi a grandi. Aujourd’hui, Osechi désigne n’importe quel plat préparé spécifiquement pour le Nouvel An et des plats de l’Occident (西洋お節 seiyō-osechi), comme chinois (中華風お節, chūkafū osechi), ont été adoptés. Traditionnellement préparés à la maison, l’Osechi est aussi vendu dans des department stores, des boutiques spécialisées ou des konbini. Il est servi dans des boîtes spécifiques appelées jūbako (重箱).

En général, durant les trois premiers jours de la nouvelle année, il est interdit d’utiliser l’âtre et de cuisiner. Les plats de l’Osechi sont donc souvent préparés à l’approche du Nouvel An. Ce qui peut représenter une grosse charge de travail pour les familles nombreuses !

​Mon Osechi de 2018 contenait entre autres :​
– ‎Kazunoko (数の子) : des œufs d’hareng. Kazu signifie « nombre » et ko « enfant ». Ils symbolisent le désir d’avoir de nombreux enfants pendant la nouvelle année.
– ‎Kuro-mame (黒豆) : ​haricots noirs. Mame signifie aussi « santé » et symbolise le vœu de bonne santé​ et de longévité​.
– ‎Kohaku-namasu (紅白なます) : légumes rouges et blancs fait de daikon (radis blanc japonais) et de carottes coupés en fines tranches et conservés dans du vinaigre au yuzu (citron japonais). C’est un met souvent consommé pendant diverses célébrations.​
​- ​Subasu (酢蓮​) : racine de lotus vinaigrée. En raison de ses nombreux trous, il symbolise des perspectives futures.​
​- ​Shakasa Shiitake​ (​陣笠椎茸​)​ : champignon.
Tadzuna kon’nyaku (手綱こんにゃく)​ : gelée pâteuse.
– ‎Konbumaki (昆布巻き) : algue roulée, associée au mot 喜ぶ (yorokobu, être joyeux).
– ‎Tazukuri (田作り) : sardines cuites dans la sauce soja. La traduction littérale de tazukuri est « fabricant de riz complet », car le poisson était utilisé pour fertiliser les rizières. Ce plat symbolise une récolte abondante.
– ‎​Datemaki (伊達巻き) : omelette sucrée mélangée avec de la pâte de poisson et des crevettes en purée. Cela symbolise le souhait de connaître de nombreux jours fastes (晴れの日, hare-no-hi).
– ‎Kamaboko (蒲鉾) : un gâteau de poisson grillé. Traditionnellement, des tranches de kamaboko blanches et rouges sont disposées en rang et en alternance pour former un motif original. Sa forme ressemble à celle du lever du soleil. Rouge signifie amulette, blanc signifie pureté. On dit que la couleur du rouge et du blanc est propice.
Kinpira ‎(金平) : tranches de légumes tels que carotte ou racine de lotus cuits à la poele avec du sucre et de la sauce soja.
‎Kuri Kinton (栗金団) : châtaigne et patate douce sucrée. Symbolise la chance.
‎Zoni (雑煮) : soupe de mochi dans un bouillon clair (dans l’est du Japon) ou un bouillon de miso (dans l’ouest).

L’Osechi, c’est très bon et on ne se sent pas gavé malgré la quantité de nourriture ! 🍱
​Et avant de commencer à manger, on trinque avec une petite coupe de saké, otoso (お屠蘇) !​

Sources : Wikipedia et Miki-chan 

Après le repas, on continue les traditions du Nouvel An avec la première visite au temple pour prier ​! Je suis allée au temple ​Gion ​(祇園寺) pour sonner la cloche (除夜の鐘 Joyanokane) et au ​sanctuaire ​Mito hachimangū (水戸八幡宮) pour tirer mon omikuji et manger des bons takoyaki et Ōban-yaki (​大判焼き).

​​Lors de la visite au temple pour la première prière de l’année (初詣 hatsumode), il est de coutume de tirer un omikuji (おみくじ, loterie sacrée) pour découvrir ce que nous réserve l’année ! Avez-vous une mauvaise, moyenne, bonne ou une excellente fortune ? Amour (恋愛), voyages (旅行), études (学業), santé (健康), travail (仕事), souhaits (願望), argent (金運), comment ça se passera ?

​Par exemple, d’après mon Omikuji, 2018 devrait rimer avec « succès » (躍) : je peux être active dans tous les domaines et je dois relever des défis avec ambition, rendre possible l’impossible. Si j’ai un grand rêve, je ne dois pas m’inquiéter des petites choses et juste aller de l’avant ! Ensuite, on me prédit une « excellente fortune » (運勢大吉) mais je dois quand même économiser ! Voyager, oui, mais le voyage sera meilleur si je le fais différemment de d’habitude. J’ai un grand rêve (je ne sais pas encore lequel haha). En travaillant avec enthousiasme, je pourrai gagner un meilleur revenu et plus de confiance ! Si j’essaye un nouveau sport, je serai en meilleure condition physique. En bref, c’est assez positif donc je garde mon Omikuji précieusement, tout comme la petite tortue dorée qui était avec, car elle permet de remplir le porte-monnaie apparemment ! Bon ben… on y croit !

À peine rentrée de Ibaraki, 英子さん m’a invitée à un Shinnenkai (新年会), un premier rassemblement entre amis pour manger et boire. Je me suis retrouvée dans un groupe d’amis qui se connaissaient depuis l’école, dans une ambiance conviviale, comme en famille. On a bu du saké et mangé divers plats, quelques mets du Osechi ainsi que des rouleaux de printemps (春巻き, harumaki), de la viande, du sashimi de buri (ブリ), de la quiche (oui, oui), de la pizza et pour le dessert du cheesecake…

Le Shinnenkai avait lieu dans une maison traditionnelle japonaise avec dans une des pièces un tokonoma (床の間) que l’on trouve justement dans ce genre de maison et où on expose divers objets d’art ou sacrés. Il y avait des daruma, des kagami mochi… On m’a un peu expliqué leur rôle et leur signification. C’était très intéressant, même si c’était assez difficile à comprendre !

​Les Shinnenkai ayant généralement lieu dans des restaurants ou Izakaya, après avoir bien bu, mangé et parlé, chacun rentre chez soi au bout de deux heures. Mais nous, ça a duré toute l’après-midi et on a clôturé par une partie de Bingo avec en lots des cadeaux que chacun avait ramené et caché dans des sacs de façon à créer un lucky bag (un cadeau surprise) ! Selon notre classement au Bingo, on avait plus de choix pour notre cadeau. J’ai tellement pas de chance à ces jeux que j’ai fini avant-dernière hahaha, mais j’ai eu un bon lucky bag en cadeau ! C’était la surprise en l’ouvrant après ! C’était amusant ! Un peu comme dans mes soirées en famille en France ^^ !

Ces jours sont passés vite mais ça m’a fait du bien. J’étais bien entourée pour ce Nouvel An et j’ai pu suivre les traditions du Japon comme j’avais espéré ! Je suis contente d’avoir vécu le Nouvel An à la japonaise !

Maintenant, on repart pour une nouvelle année. Je crois en mon Omikuji et j’espère vivre de belles choses encore au Japon 🙏.


♫ Un article = Une chanson ► MONSTA X – HERO

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► Bon Voyage : Le Franponais

La perle de Daiso, Busan (Corée du Sud)

La perle de Daiso, Busan (Corée du Sud)

C’est bien connu, le franponais (mot-valise composé de français et japonais, désignant l’utilisation souvent malencontreuse de mots français par les japonais) est très présent ! On le retrouve énormément dans des domaines relatifs à l’image de la France, que ce soit la mode, la cuisine, la coiffure ou la pâtisserie. Le français apparaît surtout à l’écrit sur les enseignes des magasins, les T-shirts, les menus des restaurants…

Coucou, Nagoya

Coucou, Nagoya

Pause Café, Kyoto

Pause Café, Kyoto

Je me rappelle qu’une amie m’avait refilée un bouquin contenant certaines « perles » de franponais, et pour certains, c’était bien drôle ! En habitant ici, j’ai bien remarqué que je voyais pas mal de franponais un peu partout où j’allais. Et pas qu’au Japon, mais aussi en Corée (on dit du franréen ou du coréçais dans ce cas-là ? -pan-) C’est pourquoi à mon tour, j’ai décidé d’en capturer des clichés et de vous les montrer ici. Certains sont drôles d’autres moins, certains ont de belles fautes, d’autres non, bref, voici tout ce que j’ai pu trouver :D !

Dans un restaurant, Matsumoto

Dans un restaurant, Matsumoto

Rafraîchir, c’est se sentir comme une toute nouvelle personne ! Si je l’enseigne à mes étudiants, comprendront-ils ?

Ton ami, entre Tokyo et Nagano

Ton ami, entre Tokyo et Nagano

Sur la route, tu n’es jamais seul(e) ! TON AMI est toujours là pour toi !

Grande Dieu Poule, Osaka

Grande Dieu Poule, Osaka

Ou Grand Déesse Coq ?! Ici on a encore du mal à différencier masculin et féminin…

/!\ Cet article sera régulièrement mis à jour ;) !

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♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – Bon Voyage

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► Trick Or Treat : Halloween Party à Shibuya

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Je vous avais un peu parlé du Nouvel An au Japon, maintenant je vais vous parler d’Halloween au Japon !

Je n’ai pas eu l’occasion de le fêter l’année dernière car je travaillais et je me rappelle qu’en rentrant chez moi à Shibuya, j’avais vu beaucoup de monde déguisé !

Oui en effet c’est comme ça que ça se fête ici. Pas seulement les enfants qui vont toquer aux portes, au Japon, tout le monde se déguise ! Et dans le pays du cosplay, beaucoup créent leur propre costume, unique et original. Si vous n’avez ni le temps ni la patience de le faire, multitudes de boutiques fourre-tout vous proposent déguisements, accessoires et maquillage ! Une fois que vous êtes bien laid et effrayant, vous n’avez plus qu’à vous joindre à la parade ou aller traîner dans les quartiers populaires comme Shibuya, là où le plus de zombies, de sorcières ou de vampires se rencontrent !

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Cette année, Halloween tombait un lundi mais durant toute la semaine précédente les gens le fêtaient en défilant dans les rues et en se déguisant. J’ai décidé d’aller fêter mon premier Halloween japonais le dimanche 30 octobre.

Mais forcément, comme je suis trop occupée et parce qu’il commençait déjà à faire un froid de canard, je partais à Shibuya à moitié déguisé… Avec un costume destroy de zombie acheté le matin même à Don Quijote et une cape pour avoir chaud. Je me suis maquillée une fois sur place sinon les gens dans le train allaient avoir peur xD.

J’étais pas seule bien sûr et j’ai passé Halloween avec Elodie, sa coloc’ canadienne et des amis japonais rencontrés au BBQ de J-Career et pendant mon PVT.

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Nous nous sommes tous retrouvés à Shibuya près de Hachiko qui était aussi déguisé pour l’occasion xD. Vers 16h il y avait du monde mais encore peu de gens déguisés. La foule était vraiment très dense en soirée, mais encore pire que d’habitude ! La circulation en devenait difficile ! Alors qu’on galérait à se frayer un chemin pour arpenter le quartier en mode Halloween, on entendait sans cesse cette même question : « 写真撮ってもいいですか » (Shashin totte mo ii desu ka? = Est-ce qu’on peut prendre une photo ?). Pendant Halloween, tout le monde devient ton ami et c’est l’échange de photos et de selfie. Je crois que nous nous sommes retrouvées dans la carte mémoire de centaines de smartphones ce soir-là xD.

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Nos costumes n’étaient pas les plus originaux, mais ce petit échange avec les japonais, mais aussi les chinois, coréens, américains était vraiment sympathique ! Mais moi j’ai surtout aimé faire une photo avec eux xD !

En plus quand je leur ai dit que j’étais française, ils ont tous crié : « BONJOUUUUR ! C’EST BOOOON ! ». Devinez pourquoi et surtout devinez en quoi ils sont déguisés x’D.

Pour le dîner, en toute logique, nous sommes allés au Lockup, un bar sur le thème de l’horreur ! Un endroit que j’ai déjà testé deux fois par le passé et que j’aime bien !

On mange et on boit dans une cellule de prison bien sombre et on nous sert des cocktails chelous dans des béchers ou des éprouvettes (moi qui ai travaillé en laboratoire, ça me fait toujours rire de boire là-dedans), les plats n’ont rien d’extraordinaire mais sont décorés de façon à leur donner un petit côté effrayant, comme la pizza zombie, qui ressemblait plutôt à une pizza momie, m’enfin ! Les serveurs sont habillés en détenus de prison et quand vient l’heure du « show », le bar entier plonge dans l’obscurité et ces derniers se déguisent en monstres pour venir pour faire peur ! Donc pensez à garder votre sang froid haha. J’ai beau connaître le concept, ces monstres réussissent toujours à me faire peur x’D !

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L’occasion était trop bonne pour y venir pendant Halloween. C’était comme une soirée habituelle, mais y célébrer mon anniversaire m’a fait grand plaisir ^^.

The Lockup Shibuya ザ・ロックアップ渋谷店
Adresse : Shibuya Grand Tokyo Building B2F, 33-1 Udagawacho, Shibuya-ku, Tokyo
Accès : Shibuya Station (JR Line, Ginza Line, Hanzomon Line, Fukutoshin Line, Keio Inokashira Line) sorties 3 ou 6-1
Passer la tour Shibuya 109 par le côté droit, tourner à droite au H&M.

Après ça, nous sommes allés une petite heure au Karaoké avant de refaire un petit tour dans Shibuya pour terminer la soirée. A l’approche du dernier métro, les rues étaient encore bien bondées, avec la police qui galérait un peut à faire la circulation. Il faut supporter la foule pour cet événement, mais malgré ça, j’ai trouvé cet Halloween vraiment cool ! Se retrouver au milieu de milliers de personnes d’horizons différents, avoir un bref échange avec eux alors qu’on ne les connait pas… C’est une ambiance que j’aime beaucoup ! Bref, Halloween au Japon, j’adhère et je le fêterais bien tous les week-ends !

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