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► Champion : 22 juin 2018 ; 3 ans au Japon

Mes cheveux ont aussi incroyablement poussé o_o’

Nous y voilà ! Aujourd’hui je fête mes 3 ans au Japon. J’ai passé un grand cap et avec mon nouveau visa travail, j’ai encore 3 ans à passer ici !

Cette troisième année était pleine de rebondissements ! J’ai vécu six mois de bonheur entourée d’une super équipe, des étudiants adorables qui m’ont permise de m’épanouir dans mon travail et d’être toujours plus investie et motivée pour eux. C’est un travail fatigant mais grâce auquel j’ai pu passer de bons moments et en apprendre beaucoup. Le plus dur a été d’accepter que notre équipe si parfaite change et qu’un membre parte dans une autre branche. Au fond, je n’accepte toujours pas. Mais c’est la vie et il faut s’y faire.

J’ai accompli et continue d’accomplir divers projets au travail. C’est passionnant, stimulant et enrichissant. J’ai envie d’en faire et d’en apprendre encore plus à chaque fois. Je deviens un peu japonaise à ce niveau, je m’investie beaucoup mais je sais faire la part des choses. Dès que j’ai l’occasion de sortir et de voyager, j’en profite !

Quelques événements bouleversants sont venus me gâcher mon début d’année. Ça a été dur de se relever mais j’en suis sortie plus forte, du moins j’espère. J’espère être suffisamment forte et mature pour affronter les futurs problèmes qui viendront se dresser sur ma route. C’est pas facile tous les jours. Suffit parfois d’un coup de fatigue ou d’une mauvaise nouvelle pour avoir un coup de mou et déprimer mais je me relève toujours !

Quand on vit à Tokyo, on a un rythme de dingue.. Je me demande encore comment est-ce possible ! Il y a beaucoup de choses que je ne trouve plus le temps de faire… Par manque de temps, j’ai laissé un peu tomber la Kimi BOICE, accro à CNBLUE, j’ai stoppé le site cnblue.fr, arrêté de suivre l’actu des garçons, j’ai fait moins de concerts et d’events… Oui mine de rien, tout ça prend du temps aussi… C’est marrant parce que c’est un peu tombé au « bon » moment. Maintenant le groupe est en pause pour deux ans minimum (service militaire coréen oblige), trois membres sur quatre continuent des activités solo, mais pour moi ce n’est pas la même chose. Ça fait un peu mal au cœur par moment, car ils sont comme des frères pour moi et les concerts vécus au Japon, en Asie étaient mémorables. J’aimais partager ces moments de bonheur avec les fans autour du monde. Leur musique, c’est une source d’énergie, une motivation, un réconfort, une force pour aller de l’avant… Ils me manquent… Mais en attendant, leur musique ne meurt pas et elle est toujours là.

J’ai failli laisser tomber autre chose aussi : ce blog. Je l’ai créé sur demande des proches qui voulaient avoir des nouvelles et suivre mes aventures au Japon. Sauf que je me suis rendue compte que la plupart s’en fichait. Alors à quoi servait-il ? À pas grand chose…

Mais en fait si… J’y ai aussi partagé mes bons plans, des services et des conseils. Car galérer, je sais ce que c’est. Alors si je peux me rendre utile pour des personnes dans ce cas, c’est une bonne raison d’exister pour ce blog. Je vous avoue même qu’aujourd’hui, je consulte mon propre blog quand j’en ai besoin 😂. La Kimi du passé aide la Kimi du présent ! Donc oui c’est long, je ne suis pas 100% active mais je le continue quand même, au moins pour moi.

Bref, faisons le point. Je suis contente de mon année car j’ai fait beaucoup de choses encore :
– J’ai passé mes meilleures soirées Izakaya / Karaoké et aussi des fêtes inoubliables à l’école avec l’équipe parfaite et les étudiants.
– Certaines de ces soirées étaient aussi les pires cuites de ma vie 😂.
– Je suis allée en Corée du Sud un week-end. J’ai vu mes amis et CNBLUE pour qui j’ai réalisé un don de riz à l’occasion de leurs concerts à Séoul, un projet que je rêvais d’accomplir depuis longtemps.
– Je suis allée au Matsuri de Odawara (j’en ai aussi profité pour visiter son chateau qui est blanc comme celui d’Himeiji).
– J’ai escaladé le Mont Fuji de nuit. Cette expérience reste une de mes plus grandes aventures !
– J’ai vu le feu d’artifice de Jingu Gaien (le seul de cette année 😢).
– J’ai obtenu le JLPT N4.
– J’ai escaladé le Mont Takao et en même temps assisté au Momiji Matsuri.
– J’ai eu le coup de coeur pour Kobe. Si je devais habiter dans une autre ville que Tokyo, j’irais là-bas sans aucun doute !
– J’ai visité le musée Ghibli.
– J’ai fêté mon anniversaire au Lock Up avec ma baka ❤.
– J’ai fêté le Nouvel An japonais avec toutes ses traditions (hatsuhinode, osechi, etc…).
– Je suis passée à la TV japonaise.
– J’ai fait mon premier Hanami au parc Kinuta.
– Mes parents sont revenus au Japon. Je les ai emmenés dans le Kansai et je leur ai présenté mes collègues et amis.
– J’ai passé une nuit au village Panda.
– J’ai vu des Maiko et des Geisha quand je me baladais à Kyoto.
– J’ai fait un pique-nique au bord de la rivière Tama.
– Marine est revenue au Japon pour un an. De beaux moments ensemble nous attendent ❤.
– J’ai renouvelé mon contrat chez Ecole Sympa pour 3 ans.
– J’ai débuté des cours de japonais chez COTO Language Academy.

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Bon hélas, je n’ai pas accompli tous mes objectifs, mais ce n’est que partie remise. Ce qui est sûr, c’est que j’ai au moins trois ans pour les accomplir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Visiter Hakone
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, à la vallée Yushin, au Mont Nokogiri aux Cascades Kegon de Nikko, au col d’Ashigara, à Shosenkyo Gorge…
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Tester les restaurants et cafés recommandés par mes étudiants
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Fêter Setsubun
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Aller à Okinawa, Kyushu, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Aller à Nagasaki avec Marine
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’ile aux lapins
– Aller au lac Miyagase
– Aller au Chichibu Saitama festival en décembre
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku en vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
– Réussir le JLPT N3

J’étais habitué au visa d’un an mais là je réalise pas que j’en ai pour trois ans ! 3 ans c’est long mais je sens que je ne les verrai pas passer non plus !

To be continued…


♫ Un article = Une chanson ► Fall Out Boy – Champion

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► Checkmate : 22 juin 2017 ; 2 ans de vie au Japon !

22 juin 2017 ! Bon anniversaire Yonghwa ! Que le temps passe vite ! Me voilà déjà à deux ans de vie au Japon, j’ai l’impression que c’était hier que je venais habiter au Japon ! Comme pour la première année, j’ai envie de faire le bilan.

Cette deuxième année au Japon, comment était-elle ? Je dirai peut-être aussi difficile que la première mais ce n’était pas la même difficulté. L’année dernière, la difficulté numéro un : chercher un travail. Cette année, la difficulté numéro un : m’adapter au travail ! Et ce n’était pas toujours gagné. L’année dernière : j’ai appris à servir du vin et du champagne et à porter 3 assiettes en même temps. Cette année : j’ai appris à enseigner le français à des japonais. L’année dernière : je vivais dans une share house. Cette année : j’ai déménagé dans un studio. Bref, je zappe les mauvais moments, ça ne sert à rien de s’étaler. Mais cette année fut malgré tout riche, même si j’ai plus travaillé qu’autre chose. Je n’ai pas beaucoup voyagé mais j’en prévois pleins pour bientôt ! Mon épanouissement est grandissant. Je m’amuse, je profite des petites occasions qui se présentent et je me sens toujours aussi bien en globalité ici. Alors, cette année-là :

  • J’ai déménagé dans un studio, dans la campagne de la préfecture de Kanagawa. C’est parfois chiant d’habiter loin, mais je m’adapte.
  • J’ai loupé tous les matsuri d’été parce que je travaille le samedi. J’ai juste vu une partie du feux d’artifice de Futako-Tamagawa.
  • Je me suis fait des amies… françaises, avec qui j’aime beaucoup sortir ! Violaine, Elodie, Pauline… Si vous passez par là ! Et ça fait du bien car….
  • Finalement j’ai réalisé une chose : se lier d’amitié avec des japonais(es), c’est finalement très compliqué. La relation n’est pas aussi sincère et on ne peut pas se confier.
  • J’ai réalisé aussi que les japonais, à vouloir être trop polis, sont à la limite de l’hypocrisie, parce qu’ils ne disent jamais les choses directement ! Et ça c’est quelque chose que j’ai du mal à supporter. Il y a aussi une sorte de racisme envers les étrangers, bien différente de la notre (haha) mais bien plus blessante je trouve. Un japonais ne vous traitera jamais de « sale étranger » ici mais vous le fera comprendre dans son comportement tout en faisant comme si de rien n’était (oui, les japonais ne disent rien directement).
  • Cependant, tous les japonais ne sont pas comme ça non plus ! Mes apprenants et les quelques amis japonais que j’ai réussi à me faire sont des personnes adorables et je les aime beaucoup ! J’ai vraiment fait des rencontres marquantes et toutes ces rencontres m’ont permise de me maintenir debout et de passer des bons moments ! Je ne pensais jamais dire un jour « Enseigner le français, c’est amusant ! » J’ai la sensation de bien plus profiter de la vie, de sortir, de m’amuser maintenant que quand j’étais adolescente. Je me dis que « Oui, la vie, elle est cool ! » et qu’il ne faut pas se laisser abattre par les petits tracas qu’elle peut parfois te balancer en pleine figure.
  • J’ai changé personnellement, dans mon relationnel avec les gens, dans ma façon d’agir et de m’imposer. J’ai appris à m’ouvrir et à être moins timide. Oui, le travail à l’Ecole Sympa ne m’a pas apportée qu’un Visa et un salaire ! Je n’avais pas remarqué à quel point j’ai pu être enfermée dans ma bulle et effrayée à l’idée de mettre un pied dans le monde extérieur toutes ces années, et vraiment ça peut bloquer beaucoup d’issues. Maintenant, je m’aperçois que je peux en apprendre beaucoup sur la vie et sur les relations humaines et créer des liens avec des personnes qui ne viennent pas forcément du même monde que le mien. Bon après c’est sûr, ça ne marche pas avec tout le monde non plus hein :’D.
  • Je vais toujours autant au Karaoké et j’aime toujours autant Starbucks.
  • Je suis allée à la plage à Enoshima pour me baigner !
  • J’ai fêté mon premier Halloween à Shibuya !
  • J’ai décroché le JLPT N5 !
  • Je suis allée à Karuizawa.
  • J’ai fait du Taiko pour la première fois !
  • J’ai vu mes CNBLUE 10 fois en concert/fanmeeting (dont 7 au Japon). Avec l’emploi du temps que j’avais, j’ai bien géré je trouve x’D. Merci de venir aussi souvent au Japon les gars !

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Une année chaotique, mouvementée, parfois difficile mais très enrichissante ! Et il y a encore beaucoup de choses que je veux accomplir durant cette troisième année au Japon qui commence :

  • Escalader le Mont Fuji
  • Voir un spectacle de Kabuki
  • Assister à un match de Sumo
  • Aller à FujiQ
  • Assister à une vraie cérémonie de thé
  • Aller à Okinawa, Fukuoka, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
  • Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
  • Réussir le JLPT N4, puis le N3 si vraiment je deviens balèze en japonais

Pour l’instant, ai-je envie de rester au Japon et d’y passer ma vie ? Y passer ma vie, je ne sais toujours pas, je ne peux pas me projeter autant… Mais pour l’instant OUI, je veux rester ! Une chose est sûre, je ne quitterai pas le Japon tant que je n’aurais pas accompli les objectifs ci-dessus !


♫ Un article = Une chanson ► 정용화 (Jung Yong Hwa) – Checkmate (With JJ LIN)

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► Bon Voyage : Le Franponais

La perle de Daiso, Busan (Corée du Sud)

La perle de Daiso, Busan (Corée du Sud)

C’est bien connu, le franponais (mot-valise composé de français et japonais, désignant l’utilisation souvent malencontreuse de mots français par les japonais) est très présent ! On le retrouve énormément dans des domaines relatifs à l’image de la France, que ce soit la mode, la cuisine, la coiffure ou la pâtisserie. Le français apparaît surtout à l’écrit sur les enseignes des magasins, les T-shirts, les menus des restaurants…

Coucou, Nagoya

Coucou, Nagoya

Pause Café, Kyoto

Pause Café, Kyoto

Je me rappelle qu’une amie m’avait refilée un bouquin contenant certaines « perles » de franponais, et pour certains, c’était bien drôle ! En habitant ici, j’ai bien remarqué que je voyais pas mal de franponais un peu partout où j’allais. Et pas qu’au Japon, mais aussi en Corée (on dit du franréen ou du coréçais dans ce cas-là ? -pan-) C’est pourquoi à mon tour, j’ai décidé d’en capturer des clichés et de vous les montrer ici. Certains sont drôles d’autres moins, certains ont de belles fautes, d’autres non, bref, voici tout ce que j’ai pu trouver :D !

Dans un restaurant, Matsumoto

Dans un restaurant, Matsumoto

Rafraîchir, c’est se sentir comme une toute nouvelle personne ! Si je l’enseigne à mes étudiants, comprendront-ils ?

Ton ami, entre Tokyo et Nagano

Ton ami, entre Tokyo et Nagano

Sur la route, tu n’es jamais seul(e) ! TON AMI est toujours là pour toi !

Grande Dieu Poule, Osaka

Grande Dieu Poule, Osaka

Ou Grand Déesse Coq ?! Ici on a encore du mal à différencier masculin et féminin…

/!\ Cet article sera régulièrement mis à jour ;) !

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♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – Bon Voyage

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► Never Too Late : 22 juin 2016 ; Au revoir PVT, bonjour Visa Travail !

Cette photo illustre bien ma victoire personnelle !

Trick Eye Museum, Séoul – Octobre 2015 Cette photo illustre bien ma victoire personnelle ! Ce n’est pas tous les jours que je suis prétentieuse haha !

22 juin 2016. Nous voilà un an après le début de mon PVT au Japon. Il est temps de faire le bilan et comme vous devez vous en douter en lisant le titre, l’aventure n’est pas terminée, au contraire, elle continue !!!

Il y a un an, je posais mes valises à Tokyo, pour la quatrième fois, pleine de motivation et avec l’envie d’en découvrir toujours plus sur ce pays, mais aussi de me découvrir, de trouver ma voie, moi qui ai absolument TOUT quitté en France (appartement, CDI, voiture, famille et amis) pour certainement le plus grand amour de ma vie : le Japon. Un pays que j’ai appris à aimer au fil de mes voyages pour finalement avoir envie de m’y installer sur le long terme et pourquoi pas d’y faire ma vie ? En partant je me doutais bien sûr que tout n’était pas gagné et que ce ne serait pas facile tous les jours. Peut-être même qu’au final, je n’allais pas apprécier « la vie japonaise »… Bref, c’était encore un grand challenge qui s’annonçait.

Mais la vie japonaise, malgré ses difficultés, m’a au final conquise et m’a permise de m’épanouir. Même si des merdes il m’en est arrivé pas mal : mon ordinateur m’a lâchée, obligée d’en recommander un en catastrophe en France, j’ai fait réparer mon Samsung Galaxy SII pour pouvoir l’utiliser au Japon et il a finalement mourru de surchauffe comme un con en Thaïlande, le LTE acheté d’occasion commence à se faire vieux aussi, mon nouvel ordinateur m’a aussi lâché à son tour, ça a été la guerre avec les kanji et le keigo pour envoyer des mails afin de le faire réparer au Japon sans frais (vu qu’il était encore garantie), heureusement l’histoire s’est bien terminée…

Difficile parfois de tenir en étant loin des proches et dans l’incapacité de s’exprimer librement en raison d’un niveau de japonais encore trop faible. Et même avec du recul, je pense que je m’en suis plutôt bien sortie et que j’ai été trop susceptible pour des petites choses pas bien graves au final ! Je crois que le plus gros échec de mon PVT fut mon super fail au JLPT N4 que j’ai tenté de passer en décembre (eh oui je décide de l’avouer maintenant que j’ai bien digéré la pilule). J’étais à quelques points de l’avoir… Je me suis sur-estimée (pour une fois xD). Mais cette année au Japon, c’est aussi beaucoup de bons moments que je ne suis pas prête d’oublier ! J’ai vécu ce PVT à fond, privilégiant les voyages et la recherche de travail avec l’aide de trois baito cumulés pour tenir financièrement :

  • J’ai été à des festivals en Yukata
  • J’ai rencontré et me suis liée d’amitié avec des japonais(e)s, et je suis surtout proche de Hiromi, Tomo et Emiko qui sont comme trois mamans, et qui m’ont souvent aidée quand j’en avais besoin
  • Et d’un autre côté, l’équipe de l’Izakaya où j’ai travaillé durant ce PVT est devenue un peu une seconde famille
  • J’ai découvert le métier de serveuse, et je me suis rendue compte que finalement ce n’était pas si facile que ça (pas seulement à cause du japonais) ! Mais maintenant je peux me vanter de savoir porter trois assiettes et savoir réaliser des cocktails 8D ! Je tire mon chapeau à celles et ceux qui font ce métier !
  • Je suis devenue plus distraite et moins méfiante, parce qu’au Japon, on a très peu de chance de se faire voler son sac ou agresser dans la rue en pleine nuit. Maintenant je dors dans le train et je traîne dans les rues morbides seuls à 23h-minuit sans craindre quoique ce soit (jusqu’au jour où… je touche du bois ! Haha)
  • Aller au Karaoké est devenue l’un de mes loisirs préférés !
  • J’ai visité pour la première fois Nagano, Matsumoto, Fukui, Ise, Kobe et Himeji
  • J’ai fait du homestay à Nagano et Osaka, et ce fut l’une de mes meilleures expériences au Japon
  • Je suis retournée à Osaka et Nagoya
  • J’ai fêté mon premier Nouvel An « Japonais »… seule, mais suivre la tradition, c’était cool !
  • J’ai vu mes CNBLUE 19 fois (concerts et fanmeetings confondus), quel bonheur
  • J’ai aussi assisté aux concerts de N.Flying, FTISLAND, MAN WITH A MISSION, MUCC, girugamesh… Non vous ne connaissez certainement pas ces groupes mais moi je les adore !
  • J’ai voyagé en Corée du Sud, en Thaïlande et à Singapour
  • On m’a léguée un futon et un kotatsu, deux choses très « japonaises » que je voulais avoir
  • J’ai enfin vu mes premiers fleurs de cerisiers !
  • J’ai testé des cafés à thème sympas, entre autres le Hammock Cafe, le Kawaii Monster Café, l’Ikefukuro Cafe
  • Je suis une abonnée du Starbucks et ses Frappuccino édition limitée qui changent de saveur tous les mois
  • J’ai appris à servir du vin et du champagne en travaillant chez Maison Première, un restaurant de cuisine française qui organise beaucoup de mariages
  • J’ai appris à écrire un CV (c’est chiant), des formules de politesse (que j’ai oublié depuis) et j’ai découvert comment se passait les entretiens d’embauches
  • Mes parents et ma tante sont venus me rendre visite pendant quelques jours où ils ont pu découvrir Tokyo , Kamakura et voir le Mont Fuji. Ils sont repartis conquis, ce qui m’a rendu encore plus heureuse

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Le Japon est bien différent de mon pays d’origine, et même si je m’y sens mieux, j’ai bien pris conscience que ce pays n’est pas parfait et qu’il a aussi des défauts. Je crois que le truc que je déteste en premier ici, c’est le climat. Un hiver plus-sec-tu-meurs où mes mains souffrent le martyr tellement elles sont desséchées, un été chaud et humide avec des moustiques, des cafards mutants énormes, la saison des pluies, un automne où le mois de septembre rime avec typhon. Ensuite, je ne comprend toujours pas pourquoi les japonais n’incluent jamais les taxes sur leurs prix dans les magasins ou les restaurants… Résultat, tu ne sais jamais pour combien tu vas en avoir avant de passer à la caisse ! Quant à la Poste japonaise, elle n’est pas aussi pratique qu’on le croit : dans les bureaux ils n’ont rien pour faire des colis, pas de papier bulle, leur scotch colle à peine (contrairement à la poste coréenne où ils ont tout le matos nécessaire !) et quand ils apportent un colis et que tu n’es pas chez toi, tu as droit à un avis de passage ne te disant pas d’aller chercher ton colis au bureau de ton quartier, mais pour planifier un nouvel horaire… par téléphone ou par internet ! Je trouve ce système tellement pas pratique pour moi xD ! Qu’est-ce que c’est chiant aussi de trouver SI PEU de poubelles dans les rues, elles qui demeurent pourtant SI propres… Avoir des frais par ta propre banque (japonaise) quand tu retires en dehors des heures de bureaux dans les distributeurs qui ne sont pas ouvert 24h/24. Dur aussi de faire ses courses pour plusieurs semaines à l’avance en raison des dates de péremptions trop courtes. La différence énorme de température en plein été entre l’extérieur et les transports trop climatisés qui m’ont souvent valu de chopper pas moins de trois fois une bonne crève à la limite de la grippe en pleins mois de juin. Enfin les trains ponctuels au Japon… Hum oubliez ! C’est un mythe ! Beaucoup, beaucoup moins qu’en France bien sûr, mais il arrive aussi que les trains soient en retard au Japon, si si ! Et Tokyo n’est pas une ville plate… En mamachari, des fois, c’est dur ! Pour le reste, je crois que je m’y suis faite automatiquement. Même les tremblements de terre ne me font pas peur !

Et d’un autre côté, j’aime les kombini que tu trouves dans chaque coin de rue, pour te dépanner à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit, les 100 yens shop comme DAISO où tu trouves pleins de choses et d’inventions pratiques, les natsu matsuri avec les danses traditionnelles et les feux d’artifices splendides. Et j’en passe…

Tokyo by day (1)

En tous les cas, le plus difficile reste : comprendre la langue, décrypter les kanji, notamment pour les tâches administratives qui deviennent un vrai casse-tête ! Mais j’y travaille et je compte bien m’améliorer en japonais aussi longtemps que je serai sur le terrain !

Même mon YongYong Kuma bosse dur !

Bref, ce 22 juin 2015, j’ai l’impression que c’était hier ! Cette année fut riche ! Pas toujours facile mais pleine de bonnes surprises ! Parfois, j’ai même encore du mal à réaliser que j’ai quitté mon laboratoire de chimie en région Parisienne, mon petit studio de 23m² et le pays où j’ai vécu pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, je suis toujours au Japon. Je n’ai pas de billet d’avion pour rentrer à Paris mais un petit bout de papier m’autorisant à rester 2 mois de plus en attendant…. mon visa travail (tant espéré) !

Depuis mai, j’ai un travail, je suis… prof de français. Alors oui je suis sérieuse (xD) et non je n’ai pas choisi le chemin de la « facilité », parce que je n’avais plus que cette solution ou parce que je me faisais recaler à cause de mon niveau de japonais pourri (car des entretiens j’en ai passé hein !). Deux semaines intensives de formation (car non je ne suis pas diplômée FLE), des soirées et des week-ends à m’entraîner et à préparer des cours, un gros travail sur ma personnalité… C’était et c’est encore maintenant un nouveau et gros challenge car j’en apprend toujours plus chaque jour !

Je ne suis pas encore une super prof mais je ferai de mom mieux. C’est vraiment enrichissant et mes étudiants sont cools et adorables. C’est un plaisir de leur faire cours ! Je travaille chez l’école SYMPA, dans la branche située à Jiyugaoka (si vous allez voir leur site, vous verrez ma super tête de vainqueur -OU PAS-). Je travaille dans une super équipe, pas avec des collègues, mais avec des amies adorables :) ! J’ai du opérer pas mal de changements ; préparer un dossier pour mon visa travail, changer de banque, souscrire à l’assurance maladie de mon travail, créer un hanko… Ces derniers mois n’ont pas été de tout repos !

Mais pour ce qui est du stress et les heures de recherche : c’est FINI !!! L’aventure working holiday se termine, mais une autre démarre ! J’ai compris que malgré les refus, les échecs, les efforts sans résultats, même si on se décourage, tant qu’on abandonne pas complètement, il y a toujours une lueur d’espoir, même une toute petite. « Quand on veut, on peut. »

Anakawa Riverside Fireworks at Minami-Sunamachi (3)

Et si je peux donner un dernier conseil, profitez de votre jeunesse, de ne pas avoir de travail, d’enfants ou de petit(e) ami(e) pour vous lancer dans l’aventure PVT, au moins UNE FOIS, au moins UN pays dans votre vie ! N’hésitez SURTOUT pas ! Cette aventure apporte vraiment beaucoup ! Profitez de voyager, de voir du pays, de découvrir une nouvelle culture, de rencontrer des personnes de différents horizons ! C’est enrichissant et bien plus encore ! Je me suis toujours dit que si je n’avais pas pu prolonger mon séjour au Japon, j’aurais tenté un PVT ailleurs (en premier la Corée), mais je suis désormais trop attachée au Japon pour le quitter, pour l’instant.


♫ Un article = Une chanson ► Three Days Grace – Never Too Late

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►お正月: Kimi fête le Nouvel An au Japon !

Premier article daté du mois de janvier 2016 ! Il serait donc logique que ce soit pour cette nouvelle année qui commence ! Donc je tiens à vous souhaiter à tous une très bonne année 2016 ! Qu’elle soit synonyme de bonheur et santé ! Que vos projets se concrétisent et vos rêves se réalisent ! De mon côté, je vais continuer à travailler dur pour atteindre mes objectifs, en essayant de ne pas me décourager ^^ ! 2015 a eu du bon comme du mauvais, je ne garde que le bon et enterre le mauvais. Je souhaite que 2016 soit une année où de nombreuses portes pourront s’ouvrir et qui m’offrira des opportunités ! On y croit ;) !

Et comme nous sommes dans le vif du sujet, je vais vous raconter comment se passe le Nouvel An au Japon, et comment je l’ai fêté de mon côté !

お正月: Le Nouvel An Japonais

Le Nouvel An Japonais, ainsi nommé Oshogatsu (お正月) est célébré le 1er janvier depuis la fin du XIXè siècle et a ses propres coutumes, différentes de celles des Occidentaux. C’est certainement la fête familiale la plus importante de l’année dans la société nippone et dure même plusieurs jours. Pour nous, ce sera plutôt Noël, ici ce n’est pas le cas !
Autrefois, au même titre que le Nouvel An chinois, coréen et vietnamien, il était basé sur le calendrier chinois et était fêté au début du printemps. Depuis 1873, le Japon fonctionne sur le système du calendrier grégorien et le 1er janvier est devenu le jour officiel du Nouvel An au Japon.

Se préparer au Nouvel An

La préparation du Nouvel An, ça commence directement après Noël, dès le 26 décembre. Du 26 au 30 décembre, les japonais se consacrent à : le grand ménage, dit nenmatsu no osoji (年末の大掃除), la décoration pour le réveillon, aux dernières soirées entre amis et collègues, dit bonenkai (忘年会), et l’envoi des cartes de vœux, dit nengajo (年賀状).

► 年末の大掃除 : Le grand ménage
Le grand ménage avant la nouvelle année consiste à nettoyer toute la maison de fond en comble afin de la purifier. On lave tout du sol au plafond, dépoussière et aère les tatami, remplace les objets abîmés… La tradition de Susuharai (煤払) veut qu’une journée soit consacrée à nettoyer la saleté de l’année passée entre le 13 et le 28 décembre. Les japonais doivent aussi avoir liquidé les affaires en cours et réglé leurs dettes. Ce grand ménage est aussi pratiqué dans les écoles et dans les bureaux.

De mon côté, j’ai suivi cette tradition et j’en ai profité pour faire le grand ménage dans ma chambre ! Photo pas utile pour vous montrer que ma chambre est propre.

► 門松, 標縄 et 鏡餅 : Vos décorations pour le Nouvel An
Votre maison est propre et purifiée, il est maintenant temps de l’orner pour le réveillon du 31 décembre ! Les japonais ont pour coutume de déposer devant la porte un kadomatsu (門松), composition décorative autour de bambous et de pins censée accueillir les dieux, et d’accrocher un shimenawa (標縄), des ornements faits de cordes souvent placés aux entrées pour repousser les mauvais esprits. Les japonais préparent également ce qu’on appelle des kagami mochi (鏡餅), des gâteaux de riz empilés l’un sur l’autre avec une orange sur le dessus. Il est aussi courant de voir des décorations mettant en scène l’animal du zodiaque de l’année à venir. L’année 2016 correspond à l’année du singe, c’est donc lui qui est à l’honneur cette fois.

Ma maison n’était pas décorée :( mais j’ai pu voir quelques habitations et également des magasins décorés d’un kadomatsu et d’un shimenawa.

► 忘年会 : Une dernière soirée
La semaine qui précède la nouvelle année est souvent consacrée aux bonenkai (忘年会), des soirées de fin d’année entre amis ou collègues. Généralement, ces soirées se passent dans les izakaya qui se retrouvent très vite complets. Vous vous retrouvez autour d’une table, mangez, buvez, riez et vous vous remémorez les bons moments et oubliez les mauvais. Une bonne occasion de bien terminer l’année et de s’apprêter à partir sur de bonnes bases pour la nouvelle année à venir.

Je n’ai pas eu l’occasion de me rendre à un bonenkai, mais travaillant dans un izakaya le soir, je peux vous dire qu’en décembre j’en ai vu passer pas mal. Je ne comptais plus le nombre de boissons que j’ai du préparer et servir, souvent pour des tables de plus d’une quinzaine de personnes ! 

► 年賀状 : Un petit tour à la Poste pour envoyer vos vœux
Tout comme nous, les japonais ont aussi pour coutume de souhaiter leurs vœux en envoyant des cartes postales, ici appelées nengajo (年賀状, carte de félicitations de l’année). Cependant, elles ne sont pas rédigées au cours du mois de janvier comme les nôtres, mais au mois de décembre afin qu’elles soient envoyées avant le 28 décembre au plus tard et être réceptionnées le 1er janvier, ou du moins avant le 7. Une famille japonaise envoie en moyenne de 50 à 100 cartes. Cette tâche prenant énormément de temps, il existe des cartes postales pré-timbrées appelées nenga hagaki (年賀はがき) avec un timbre spécial aux couleurs de l’animal correspondant à la nouvelle année, ou des services internet qui s’occupent d’imprimer puis d’envoyer les cartes. Le jour de l’An, une cérémonie spéciale est tenue le matin dans chacun des bureaux de poste du Japon pour la livraison de ces cartes.

La dernière fois que j’ai du me rendre à la poste le mois dernier, je n’ai pas compris pourquoi c’était autant blindé. Une fois à l’intérieur, quand j’ai vu de nombreux japonais avec des tonnes d’enveloppes en main, j’ai compris que c’était leurs cartes de vœux qu’ils s’apprêtaient à envoyer. Hélas, la famille désolée, je n’ai pas trouvé le temps de vous préparer ces petites cartes, et puis elles ne seraient jamais arrivées le 1er janvier >_<. J’essaierai la prochaine fois ! 

大晦日 : Le réveillon du 31 décembre

C’est le grand jour, celui de célébrer le passage à la nouvelle année ! Le réveillon, dit Omisoka (大晦日), se déroule assez traditionnellement en famille, sauf pour les jeunes qui vont faire la fête entre amis. Ou bien pour moi qui n’ai pas ma famille à mes côtés !

► 年越し : Le repas du Nouvel An Japonais
Le plat principalement dégusté au réveillon est simplement un soba toshikoshi (年越し, soba de la nouvelle année). C’est le dernier plat de l’année dégusté au Japon. Ses fonctions sont à la fois pratiques et symboliques ; la préparation du Nouvel An prend tellement de temps qu’un simple plat de nouilles de sarrasin permet d’alléger la charge de travail. La forme longue des nouilles représentent aussi la longévité. C’est pourquoi il faut intégralement terminer toutes ses nouilles au risque d’inviter la malchance.
Tout en dégustant ce met simple et rapide à préparer, les japonais regardent à la télé des émissions de variétés qui diffusent des sketches et des chansons traditionnelles ou modernes. Le programme ayant le plus de succès est Kohaku Uta Gassen (紅白歌合戦), une émission musicale diffusée depuis 1951 sur NHK dans laquelle une équipe de chaque sexe s’affronte pour être élu meilleure équipe par les votes des téléspectateurs.

► 除夜の鐘 : Et les cloches sonnent !
Le rituel joya no kane (除夜の鐘), a lieu dans les temples bouddhistes de l’ensemble du pays, le dernier jour de l’année. La cloche du temple est sonnée 108 fois, symbolisant les 108 tentations terriennes enseignées dans le culte bouddhiste. Cet acte est ainsi une façon de se libérer de ces pêchés avant de commencer la nouvelle année sur de bonnes bases. Certains temples permettent aux visiteurs de sonner la cloche après la fin du rituel. Le faire permettrait, dit-on, d’apporter la bonne fortune. Selon les temples, les visiteurs peuvent faire sonner la cloche gratuitement ou payer ou réserver un ticket. Il arrive également que le nombre soit limité (par exemple, en toute logique, au 108 premiers arrivés).

三が日 : les premiers jours de la Nouvelle Année

Le passage à la Nouvelle Année est fait, mais les festivités ne sont pas encore terminées ! Le premier janvier commence en général en se levant très tôt pour aller admirer le premier lever du soleil de l’année, le hatsuhinode (初日の出), qui symbolise toutes les promesses heureuses pour l’année à venir. Ensuite, place aux repas et aux rituels !

► 初詣 : Première prière de l’année
Au cours des trois premiers jours du Nouvel An, même les Japonais qui ne sont pas particulièrement croyants ou spirituels effectuent une visite dans un sanctuaire ou un temple pour la première prière de l’année hatsumode (初詣). Et cela commence dès minuit le 1er janvier ! De ce fait, nombreux sont les gens à faire la queue des heures pour une petite offrande à la divinité du sanctuaire en prononçant mentalement leurs vœux pour la nouvelle année. Les temples et sanctuaires les plus populaires sont ainsi incroyablement bondés. Puisqu’il peut faire assez froid, certains temples et sanctuaires offrent de l’amazake gratuit, une boisson douce et sucrée faite de riz fermenté généralement servie chaude. Les visiteurs tireront aussi au sort pour recevoir une prédiction écrite de l’année à venir, appelée omikuji (お神籤, loterie sacrée), et achèteront des amulettes et des talismans, appelés omamori (お守り), en rapportant ceux de l’année précédente pour qu’ils soient brûlés lors d’une cérémonie formelle. On peut également y admirer, par chance si il est présent, la danse du lion, shishimai (獅子舞), accompagné de musique festive.

► 御節 et お雑煮 : Premiers repas de l’année
Pendant les premiers jours, les japonais savourent leurs premiers festins, osechi (御節) et ozoni (お雑煮) préparés bien à l’avance car la tradition veut que l’on ne fasse rien y compris la cuisine. La cuisine osechi se compose de plats mijotés et préparés à base d’ingrédients séchés. Chaque plat possède une signification symbolique liée à la longévité, la bonne santé, la fertilité, la joie, etc… améliorant la bonne fortune de celui qui les consomme. Quant à la cuisine ozoni l’ingrédient principal est le gâteau de riz mochi, parfois accompagné d’un bouillon.

► お屠蘇 : Kanpai pour la Nouvelle Année !
Pas seulement manger, les japonais boivent également leur premier saké de l’année, le otoso (お屠蘇), préparé avec des herbes médicinales et censé garantir bonne santé pour l’année. Il peut être bu lors de la première visite au temple, soit en famille dès le matin.

► 羽子突き et 福袋 : Amusez-vous et offrez-vous des cadeaux !
Profitant d’être réuni en famille ou entre amis, les japonais aiment pratiquer des jeux traditionnels comme le hanetsuki (羽子突き), un jeu ressemblant au badminton avec des raquettes décoratives en bois, ou le karuta (カルタ), un jeu de cartes ancien, et font voler des cerfs-volants.
Etant donné que le premier janvier est férié, il arrive aussi que de nombreuses entreprises et magasins ferment avant et après, créant ainsi une sorte de Golden Week, une petite semaine de vacances au cours de laquelle les japonais peuvent en profiter pour partir en voyage ou retourner dans leur ville d’origine et rendre visite à leur famille. A l’inverse, beaucoup de magasins proposent dès le 1er janvier des fukubukuro (福袋, sacs de chance / lucky bags). Pour des prix allant de 1 000 yens à 10 000 yens (environ 7.70 à 77 euros), ces sacs contiennent un assortiment de produits qui en coûtent souvent le double, voire plus ! Les Japonais adorent cette tradition et l’esprit de surprise qui l’accompagne.

► 天皇 : Les vœux de la famille impériale
Le 2 janvier, c’est le rendez-vous au Palais Impérial pour entendre les vœux de l’Empereur aux visiteurs. C’est l’un des deux seuls jours de l’année où il est possible d’y entrer, avec l’anniversaire de l’Empereur le 23 décembre. La foule y est très dense et la famille impériale salue le public plusieurs fois dans la journée depuis un balcon protégé par une vitre.

► 新年会 : Et on se retrouve pour une première soirée
Tout comme les bonenkai (忘年会) en fin d’année, il y a aussi en début d’année les shinnenkai (新年会) bien que celles-ci soient moins fréquentes. Une occasion comme une autre de se retrouver entre amis et d’accueillir la nouvelle année avant de retrouver son train-train quotidien !

Voilà, vous avez bien fêtés et êtes désormais prêts à affronter cette nouvelle année qui commence ^^ ! Dernière petite note : il y a deux façons de se dire « Bonne Année » au Japon : avant le 1er janvier on dit « 良いお年をお迎えください » (yoi otoshi wo omukae kudasai = accueillez cette bonne nouvelle année) et après ce sera plutôt « 明けましておめでとうございます » (akemashite omedetou gozaimasu = bonne année, félicitations pour cette nouvelle année).

Sources : WikipediaKanpai – Rakuten Travel

Et sinon mon réveillon comment c’était ?

Disons banal et simple ! Le 31 décembre, je me suis préparée pour le dîner ce petit plat de soba toshikoshi, enfin moi ce fut plutôt des ramen toshikoshi à la sauce tonkotsu avec des légumes ^^. Je n’ai pas tout cuisiné (la sauce était déjà pré-préparée en sachet), mais j’étais contente de ma petite préparation et ça ne m’a pris que cinq minutes ! Tadam !

Si si c’était super bon ! Moi les ramen j’en raffole ! Pour le dessert je me suis mangée un mochi à la fraise en regardant donc cette fameuse émission Kohaku Uta Gassen, c’était marrant !

Dans la soirée je suis sortie vagabonder de Harajuku à Shibuya, parmi les gens fuyant la tradition « familiale » et qui fêtaient l’événement entre amis dans les rues, les bars ou les karaoke ouverts toute la nuit. Harajuku c’était raide mort vers 21h30, ça s’animait un peu plus vers Shibuya. Beaucoup de personnes (des étrangers surtout, des voyageurs) étaient rassemblées près de la gare, autour de Hachiko.

D’ailleurs devinez ce que j’ai vu ! Une course Mario Kart en vrai ! (Mais, dégoûtée, je n’ai pas eu le temps de prendre de photos !) Je vous l’assure, ceci est possible grâce à Maricar ! Vous louez un Kart, vous vous déguisez en personnage de Mario et hop en route pour un petit circuit dans Tokyo ! Le tarif varie selon la durée de location, de 1 000 yens les 30 minutes à 10 000 les 24 heures ! J’aurais bien envie d’essayer un jour, mais, problème, il vous faut le permis de conduire japonais ou international !

Bref, je me suis éloignée du vif du sujet ! A l’approche de minuit, je me suis rendue vers la Tokyo Tower, je me suis dit qu’il y aurait quelque chose par là-bas. Finalement, je suis allée au temple Zojoji qui est juste à côté pour le passage à la nouvelle année. C’était… bondé, tout le monde tenait à effectuer sa première prière à minuit, entendre la petite cérémonie devant les divinités et tirer son omikuji (お神籤). Bien sûr, comme toujours, on pouvait aussi trouver des stands offrant de la nourriture ; takoyaki (たこ焼), oden (おでん), soba (蕎麦), et des boissons bien chaudes, car oui il faisait très froid cette nuit-là >.<. Minuit a sonné, tout le monde a applaudit et admiré un lâché de ballons blancs du haut d’un immeuble près du temple tandis que les cloches retentissaient. Puis une cérémonie débute dans le bâtiment principal pendant que les visiteurs viennent jeter quelques pièces et faire leur première prière. Ensuite, j’ai suivi la foule dans la suite des rituels ; purification, dégustation de mon verre de otoso et tirage de mon omikuji, ces divinations écrites sur des bandes de papier que l’on tire au sort dans une boîte en échange de 200 yens.

Les japonais font la queue pour tirer le leur et voir si leurs rêves et leurs projets ont des chances de se réaliser, si ils trouveront l’âme sœur et auront bonne santé et bonne fortune. On dit que lorsque la prédiction est mauvaise, il faut plier la bande de papier et l’attacher à un arbre de pin se trouvant près du sanctuaire pour conjurer le mauvais sort. Cette coutume vient d’un jeu mot entre les deux caractères matsu (松 = pin) et matsu (待つ = attendre) ce qui signifie que la malchance va attendre à l’arbre plutôt que de se joindre au porteur. Après si la prédiction est bonne, on a le choix entre l’accrocher également à un pin pour que la fortune ait un meilleur effet ou le garder avec soi en guise de porte-bonheur. J’ai déroulé le mien, et lu la version disponible en anglais. Globalement, ma prédiction n’était pas mauvaise, juste un point négatif qui je l’espère ne m’entraînera pas une malchance horrible (j’ai déjà pas de chance à la base, je ne voudrais pas que ça empire xD), donc j’ai préféré le garder, en guise de porte-bonheur, mais aussi en souvenir, car c’était mon premier omikuji que je tirais en quatre séjours au Japon.

Autre chose intéressante que j’ai pu voir au temple Zojoji : la préparation de mochi, ces petits gâteaux faits de riz gluant. Il était possible d’admirer l’étape où le riz, après avoir trempé dans l’eau pendant plusieurs heures et cuit, se fait marteler à plusieurs reprises à l’aide d’un gros maillet en bois jusqu’à ce qu’il atteigne la consistance collante et élastique désirée (voir ma vidéo Instagram). Les visiteurs qui le souhaitaient pouvait s’essayer à la réalisation. Mais le maillet semblait tellement lourd que moi j’ai préféré regarder seulement ^^’. Les amulettes et des talismans de l’année précédente rapportés étaient également brûlés dans un gigantesque feu. Et je dirais qu’il n’y avait pas que ça. Des cartons et des ordures y sont passés aussi !

J’ai voulu aller plus loin dans la tradition et tenter d’admirer le premier lever du soleil. Car pour moi c’est quelque chose de tellement beau à voir, et puis le Japon est connu pour être le pays du soleil levant n’est-ce pas ? :) Mais j’ai abandonné quand j’ai vu la longue file d’attente dès 2h00 du matin pour l’ouverture de la Tokyo Tower à 5h00 (j’avais pas envie de mourir de froid). L’observatoire de Shinjuku est aussi un bon spot pour admirer le lever du soleil, mais pour ça il fallait réserver en décembre et avoir la chance d’être tiré au sort ! J’ai aussi penser à aller jusqu’à Kamakura sur la plage (le trajet en train n’était pas un problème, en effet les trains circulaient toute la nuit pour l’occasion) mais niveau timing, c’était short, j’aurais sûrement loupé le début du spectacle. Tant pis une prochaine fois.

Après une nuit de sommeil, j’ai remis ça la journée du 1er janvier en allant au temple Sensoji, à Asakusa. C’est un des temples bouddhistes que je préfère et Asakusa est un quartier où j’aime aller. Au 1er janvier, ce temple se retrouve, comme la plupart, incroyablement bondé, si bien que la rue principale est fermée aux véhicules. Je suis arrivée à 15h30 au temple, je suis repartie à 17h00. Eh oui la queue était longue, très longue !

Je vous avais déjà expliqué comment se déroulait la prière dans un sanctuaire shintoïste quand j’étais allée au Mitama Matsuri cet été. Dans un temple bouddhiste, le rituel est quasiment identique. A l’entrée en passant la porte sanmon (山門) vous joignez les deux mains en vous inclinant. Vous vous purifiez à la fontaine comme dans un sanctuaire shinto, ensuite vous pouvez faire brûler des bâtonnets d’encens dans un koro. La fumée de l’encens est réputé pour avoir des pouvoirs curatifs et éloigner l’odeur de la mort. C’est pourquoi après avoir planté votre bâtonnet, vous vous « enfumez ». Puis vous vous rendez dans le bâtiment principal pour la prière. Vous jetez quelques pièce dans le tronc, vous sonnez la cloche si il y en a une, et vous priez en joignant vos deux mains (on ne tape pas des mains à la différence de la prière dans un sanctuaire shinto). Pour finir, vous vous inclinez avant de vous reculer et quitter le temple.

J’ai retiré un nouveau omikuji pour voir si les prédictions allaient être semblables au premier et parce que le tirage se faisait différemment (oui j’aime tout tester haha). Au temple Zojoji, on avait juste à piocher au hasard dans une boîte. A Sensoji, on doit d’abord secouer une boîte en métal contenant des baguettes numérotées et en tirer une au hasard. Vous ouvrez ensuite un des casiers comportant le même numéro que la baguette pour y récupérer votre omikuji. Étrangement, les prédictions étaient quasi semblables et plutôt positives aussi. Cette fois je ne l’ai pas gardé et l’ai accroché pour augmenter les effets positifs.

Pour terminer, rien de tel qu’un petit repas ou une petite boisson bien chaude. Il y a du choix, les stands sont très nombreux !

Le 2 janvier, j’ai décidé de me rendre au Palais Impérial de Tokyo pour y voir la famille faire ses salutations et vœux. Oui, sauf que j’y suis allée tranquille en début d’après-midi. Et il se trouve que l’on ne peut entrer que jusqu’à… 14h00 ! Je suis arrivée à 14h03 hahaha. Donc un conseil si vous tenez vraiment à voir notre cher empereur japonais, allez-y dès le matin, car, dois-je le rappeler, il y a en plus énormément de monde ! Bon bah, ça aussi ce sera pour une prochaine fois.

Finalement, mon réveillon était plutôt sympa, j’ai envie de vous dire que si vous êtes seuls un 31 décembre et que vous voulez vraiment vous imprégner de la culture nippone, allez donc passer votre Nouvel An dans un temple ou un sanctuaire ! Encore une fois je vous souhaite une bonne année 2016 ^_^.


♫ Un article = Une chanson ► Ashton GleckmanDawn of a New Era

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► The Beginning : Commençons par le commencement

Bonjour à tous et bienvenue sur mon blog de future PVTiste au Japon. Oui, un de plus venu polluer le monde du net ! Mon nom est Davina, et c’est le seul et unique article où vous lirez ce nom. Ici, je me ferai plutôt appeler Kimi. Pourquoi Kimi ? Ça vous intrigue hein ? Eh bien… On s’en fiche, ce n’est pas important et ce n’est pas le but de ce blog (je sors haha). J’ai 25 ans et je vis actuellement en région Parisienne. Je travaille tout en profitant de mon temps libre pour vivre mes passions ; la musique, CNBLUE, le dessin, la photographie, la cuisine, le sport, l’écriture, eutécé… J’apprend également le japonais et le coréen (si si, les deux sont possibles en même temps, je n’ai pas pu en choisir qu’un). Donc, vous l’avez peut-être deviné, deux pays me fascinent en particulier : le Japon et la Corée, par leur culture et leurs traditions. Découverts à travers les médias, les manga, les drama ou encore la musique, mon attirance pour ces deux pays m’a menée à réaliser mes premiers voyages pour les découvrir de mes propres yeux. J’ai à mon actif trois séjours au Japon et trois en Corée du Sud.

Ce blog fraîchement créée porte sur le projet que je prépare actuellement et auquel je songe depuis plus d’un an, voire plus mais que j’avais toujours rogné : obtenir un visa Vacances-Travail (PVT) pour le Japon. Remontons donc au 22 janvier 2015 : c’est ce jour même où j’ai obtenu le sésame et qui a marqué la première bonne nouvelle de cette année du changement ! Time to… Fly, fly to Japan~ 

Mon départ est prévu pour le mois de juin car les derniers préparatifs sont longs et surtout bien chiants, surtout en ce qui concerne mon appart, mes meubles, et mes millions de CDs et goodies CNBLUE que je ne pourrai malheureusement pas emmener avec moi ㅋㅋ.

Pour rester facilement en contact avec mes proches, et pour occuper des inconnus perdus sur le web et pris d’un ennui intense, j’ouvre ainsi ce blog, pour y raconter mes éloges, partager mes expériences et mes photos et apporter des conseils en espérant que ceux-ci soient utiles. 

Rendez-vous dans deux mois pour le grand départ !


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCKThe Beginning