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► Winding Road : Kimi a escaladé le Mont Fuji 🗻, jamais deux sans trois !

Ce fascinant Mont Fuji, fierté du Japon du haut de ses 3776 mètres, lui accordant le titre de montagne la plus haute de l’archipel.
Inscrit au patrimoine mondial depuis 2013 et dans le cœur de nombreux japonais, il l’est aussi dans le mien depuis le jour où je l’ai vu du haut du sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社). C’est ma montagne numéro un, qui a en plus fait naître en moi cette passion pour la randonnée.

Chaque été marque notre rendez-vous, celui où je fais l’ascension de nuit pour qu’il me montre un beau lever de soleil tout en respirant un air frais et pur. Même s’il n’est pas si facile de l’escalader, l’adrénaline est toujours là pour m’emmener au sommet. Après le circuit Yoshida (吉田) puis le circuit Subashiri (須走), c’était maintenant au tour du circuit Fujinomiya (富士宮) !

Le circuit Fujinomiya (富士宮ルート)

Le départ s’effectue à la 5ème station se trouvant à la plus haute altitude parmi les 4 circuits, soit 2390 mètres. Cela en fait le circuit le plus court (5km) avec son point d’arrivée proche du pic Kengamine (剣ヶ峰), le plus haut du Mont Fuji, à donc exactement 3776 mètres d’altitude. C’est pour ça qu’il est aussi très populaire auprès des alpinistes.

C’est le deuxième circuit le plus fréquenté après le circuit Yoshida. Donc même si la durée semble courte, il vaut s’assurer plus de temps en cas d’embouteillages ou de croisements entre ceux qui montent et ceux qui descendent. Car en effet, il est utile de préciser que la route pour la montée et la descente est la même contrairement aux circuits Yoshida et Subashiri.

Pour les débutants ou les non-habitués ainsi que les plus sensibles au changement d’altitude, le circuit Fujinomiya est un bon compromis après le circuit Yoshida. Ceci dit, il est préférable de ne pas commencer l’ascension aussitôt arrivé à la 5ème station pour permettre au corps de s’habituer à l’altitude. De plus il est aussi assez raide !

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Fujinomiya, il est possible de prendre le bus depuis les stations JR Shizuoka (静岡), Shinfuji (新富士), Fuji (富士) et Fujinomiya (富士宮). Le ticket aller-retour coûte 3 100¥ et est valable sur une durée de trois jours.

L’ascension (登山)

Départ de la 5ème station à 18h45, arrivée au sommet à 3h30.
Le parcours est d’abord en gravier et petits cailloux, puis rocheux après la 7ème station. La pente est raide et ce dès les premiers kilomètres !

La distance entre les stations est relativement courte et on y arrive en 30 minutes en moyenne, excepté entre la 6ème et la nouvelle 7ème station où cela prend 50 minutes environ (40 si vous êtes rapide et habitué 😁). On peut donc monter lentement mais surement et bien se reposer une fois arrivé à une station. Il y a des refuges, à manger, à boire et des toilettes à 200¥ à chacune des stations. Les toilettes sont bien surveillées, impossible de gruger.
A la 6ème station, le refuge propose dans son menu la spécialité (名物) du circuit, Fujinomiya Yakisoba (富士宮やきそば).
Petite anecdote : pendant un petit arrêt à cette station, on a ressenti le tremblement de terre qui s’est produit vers Fukushima.

Le temps était clair, avec un petit clair de Lune en début de soirée et sous un ciel étoilé toute la nuit. Tellement magnifique ! Plus on montait en altitude et plus les températures chutaient rapidement avec parfois du vent. Il faisait 6° au sommet à mon arrivée.

Plus on monte et plus il y a de gros rochers. On s’agrippe, on évite de glisser ou de perdre l’équilibre, on admire les étoiles scintillantes pour ne pas penser qu’on galère un peu même si pour les amoureux d’escalade c’est le meilleur circuit.

Après la 8ème station, la pente devient encore plus raide, il faut donc marcher prudemment et lentement pour ne pas accumuler davantage de fatigue.

Le sommet et le tour du cratère (山頂とお鉢巡り)

En arrivant du circuit Fujinomiya, le point de vue pour voir le lever du soleil est vaste et il est possible de s’asseoir et de bien voir. Pas besoin d’arriver trop à l’avance. Même si il y a autant de monde qu’au point d’arrivée des circuits Yoshida et Subashiri, tout le monde peut admirer le spectacle à l’aise.

Craignant le froid et le vent, j’avais emporté de quoi me couvrir en attendant. À mon arrivée le ciel commençait à s’éclaircir et les premières couleurs du jour apparaissaient. Le dégradé de bleu et le rouge des premiers rayons du soleil offraient déjà un beau spectacle, faisant grandir l’impatience de voir le soleil pointer le bout de son nez. L’attente n’a pas été trop longue et le soleil, magnifique et éblouissant, s’est montré, sans nuages pour gâcher le spectacle !

Il n’y a pas meilleure façon de bien commencer la journée ! L’effort de l’ascension est récompensé et la fatigue un peu oubliée. Un bol de ramen pour reprendre des forces et on est au taquet pour profiter des autres merveilles du sommet.
En une heure et demie environ pour une distance totale de 3km, c’est le petit tour du cratère avec un passage obligé par le pic Kengamine (剣ヶ峰). Il y a la queue pour y faire une photo souvenir. Le tour du cratère, soit le circuit Ohachimeguri (お鉢巡り) vous fait profiter d’un panorama à 360° de dingue ! De là-haut, en cas de très beau temps, on peut apercevoir les lacs entourant le Mont Fuji comme le célèbre lac Kawaguchi (河口湖), les villes de Hakone (箱根), Shizuoka (静岡) et bien d’autres ainsi que la mer et des massifs montagneux autour. On en oublie le froid et le petit vent frais.

C’est au sommet du circuit Fujinomiya que se trouvent le sanctuaire Sengen-taisha Okumiya (浅間大社奥宮神社) et… le bureau de poste du sommet du Mont Fuji (富士山頂郵便局) ! Une bonne occasion d’envoyer une carte postale depuis le sommet ! Les cartes postales coûtent 500¥ et il y a aussi des autocollants et autres petits produits sympa à envoyer partout dans le monde !

La descente (下山)

Départ du sommet à 8h30, arrivée à la 5ème station à 13h10.
La descente est agréable au début mis à part dans les pentes raides et quand il faut faire de grands pas entre les gros rochers. On s’agrippe autant que pendant la montée mais on va plus vite même si parfois on sent nos jambes trembler à cause de la fatigue. On croise beaucoup de personnes faisant l’ascension de jour puisque la route reste la même dans les deux sens.

Au début c’est facile… Mais, entre la 8ème et 7ème station, le parcours devient plus dangereux à cause des gros rochers. Puis jusqu’à la fin, c’est glissade sur glissade à cause des cailloux. Avec la fatigue accumulée, c’est difficile de garder appui sur les jambes et plus facile de perdre l’équilibre et de tomber en glissant sur les cailloux.

Bilan (結論)

Le circuit Fujinomiya est en effet court par rapport aux autres circuits. J’ai vraiment pris mon temps vers la fin pour monter car j’allais plus vite que la normale. Cela m’aura évité les courbatures dans les cuisses en enjambant les gros rochers et aussi de me les cailler trop longtemps au sommet. En montant tranquillement, on trouve le circuit assez simple à faire. Il y a pas mal de personnes à l’approche du sommet mais sans trop créer d’embouteillages. Il y en a juste eu sur les derniers 200 mètres.

Ce fut ma meilleure ascension bien que j’aime l’atmosphère du circuit Subashiri. J’aime beaucoup le circuit Fujinomiya pour sa partie rocheuse. Il faut parfois enjamber et bien prendre ses appuis. D’ailleurs je recommanderais des bâtons de marche comme avaient quasiment tous les japonais que j’ai croisés. En effet je me suis beaucoup tenue aux rochers ou à la corde qui délimitait le circuit.

En revanche, la descente était peut-être bien la pire. Ça reste toujours moins fun pour moi. C’est raide et ça glisse, et puis il y a le corps qui commence à lâcher. Comme j’ai fait le tour du cratère en plus, ça a dépensé encore plus d’énergie. J’ai fait une longue pause à la neuvième station et ensuite je ne me suis pas arrêtée longtemps. Dans la partie cailloux, j’en avais marre de glisser et tomber dès que j’essayais de descendre plus vite. Mes jambes tremblaient et j’étais pleine de poussière. Je suis arrivée en bas au bout de ma vie, à peine assez de souffle pour dire お疲れ様です (Otsukare sama desu), mais au fond heureuse et fière d’avoir pu réaliser ce parcours !

Et surtout heureuse d’avoir pu voir un lever de soleil comme j’en avais rêvé ! Et sans avoir le temps de crever de froid comme l’année précédente. Les paysages qu’on aperçoit en faisant le tour du cratère sont aussi merveilleux.

L’année prochaine encore j’y retournerai ! 🗻😎

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 514¥
  • Barres énergétiques et lingettes rafraîchissantes (achetés chez L-Breath) : 2079¥
  • Bus (バス) : 3100¥ (aller-retour de Fujinomiya à la cinquième station, ticket à acheter près des arrêts de bus à côté de la station)
  • Toilettes (トイレ🚾) : 1300¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000¥
  • Shoyu Ramen dégusté au sommet (醤油ラーメン) : 900¥
  • Poste (郵便) : 610¥

Total : 9 503¥. Comptez donc en moyenne entre 7 000 et 12 000¥ pour l’ascension du circuit Fujinomiya.

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♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Winding Road

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► Candy, Candy : Road Trip à Hokkaido (3) – Nourriture et Restaurants

Quelles sont les spécialités à tester par tous les moyens pendant un voyage à Hokkaido ? Il y en a bien trop quand on est un grand gourmand et amateur de cuisine japonaise. Les villes populaires et touristiques possèdent leurs spécialités et leurs restaurants réputés.

En premier, les deux choses qui font la popularité d’Hokkaido, ce sont le lait et le melon ! Connus pour avoir un gout et une qualité différents des autres régions, on les cultive et produit dans plusieurs coins de la région, en particulier à Yubari (夕張) pour le melon, et les campagnes situées au nord pour le lait.

Dans les lieux touristiques et les boutiques de souvenirs, on les trouve sous toutes les formes, que ce soit en glace, en bonbons, en manju, en gâteau, en chocolat, en gelée, en smoothie, en dorayaki… Donc si vous aimez le melon, si vous aimez le lait, testez le moindre produit qui en contient !

En deuxième, eh bien il n’y a pas que le lait et le melon. Il y a des plats typiques d’Hokkaido, que l’on peut consommer dans beaucoup de restaurants. Lesquels ? En voici quelques uns !

• Sapporo Soup Curry (札幌スープカレー) chez Suage+ (すあげ+)

Sapporo (札幌) est connu comme ville d’origine du plat de soupe au curry. Alors il ne faut pas passer à Sapporo sans prendre le temps d’en manger un bol. Il y a l’embarras du choix niveau restaurants. Vous ne savez pas lequel choisir ? Testez alors par exemple Suage+ (すあげ+). Il compte parmi les restau populaires de soupe au curry. En effet, à peine ouvert, les locaux et touristes font déjà la queue. Mais si tout va bien, il n’y a pas plus de 10 minutes d’attente.

Vous choisissez d’abord votre type de curry (poulet, bœuf, porc, légumes ou le curry spécial de la maison…), le type de soupe (basique ou noir pour 100¥ de plus), la dose de piment (de niveau 1 à 6), la quantité de riz (petit 150g, moyen 200g, grand 350g pour 100¥ de plus) et enfin d’autres accompagnements comme du fromage, du natto, un œuf… Le prix des curry varie de 980¥ à 1980¥. Les menus sont disponibles en anglais et le service est assez rapide.

La soupe est bien dosée, le niveau de piment correct (un niveau 4 ou 5 est bien pour ceux qui adorent manger épicé), les légumes très bons. Un plat à tester si on raffole du curry !

Adresse : Toshimatsu Building 2F, 5 Minami 4 Jo Nishi, Chuo-ku, Sapporo-shi, Hokkaido (北海道札幌市中央区南4条西5丁目都志松ビル2階)
Accès : Sapporo Station (JR line) sortie sud, Odori Station (Tozai Line)

• Jigoku Ramen (地獄ラーメン) chez Aji no Daioh (味の大王)

À Noboribetsu (登別) là où se situe la vallée de l’enfer Jigokudani (地獄谷), on peut manger le Jigoku Ramen (地獄ラーメン) soit littéralement le ramen de l’enfer.

Il s’agit d’un ramen épicé qu’on trouve en particulier dans les régions d’Hokkaido et Hiroshima. La soupe varie en fonction de la région mais en général on utilise du miso épicé au chili, puis de la poudre de chili.

Chez Aji no Daioh (味の大王), il est d’enfer ! Représentatif de son nom, il est bien réputé pour être épicé bien que le restaurant soit plutôt connu pour son ramen au curry. Il y a différents niveaux, commençant par 0 jusqu’à… la dose de piment maximale que vous pouvez supporter ! Pour monter d’un niveau, ajouter 50¥ au bol de 850¥. En tout cas, le niveau 1 est bien épicé mais reste supportable.

Ce petit restaurant convivial possède sa clientèle fidèle et attire les touristes de passage. Beaucoup de personnes se pressent dès l’ouverture du service pour déguster ce Jigoku Ramen ou les autres ramen proposés. Il y en a de toutes sortes :
Enma Ramen (閻魔ラーメン, un ramen épicé sans bouillon qui est remplacé par une sauce épaisse)
Curry Ramen (カレーラーメン, un ramen dans un bouillon à base de curry épicé)
Miso-curry Ramen (味噌カレーラーメン, un ramen dans un bouillon original mélangeant miso et curry)
– Et les grands classiques Miso Ramen (味噌ラーメン, ramen dans un bouillon à base de miso), Shoyu Ramen (醤油ラーメン, ramen à la sauce soja), et Shio Ramen (塩ラーメン, ramen salé)

Le prix d’un bol de taille normale varie de 750¥ à 1100¥. Si vous êtes gourmand, vous pouvez demander une grosse portion (大盛) pour 100¥ de plus ou au contraire pour les petits estomacs, il est possible d’avoir une portion réduite (小盛) pour 100¥ de moins. Enfin, gyoza, riz et boissons sont aussi proposés pour satisfaire pleinement la clientèle.

Adresse : 29-9 Noboribetsu Onsen-cho, Noboribetsu-shi, Hokkaido (北海道登別市登別温泉町29-9)

• Kaisendon (海鮮丼) chez Kamui Banya (カムイ番屋)

Entouré par la mer du Japon, la mer d’Okhotsk et l’océan Pacifique, Hokkaido est un véritable trésor de fruits de mer. Les exemples notables incluent le saumon (considéré comme le poisson représentatif de Hokkaido), les œufs de saumon (いくら), les oursins (雲丹) et les calmars (いか). Au lieu de vous forcer à choisir un ou deux types de fruits de mer, laissez-vous tenter par un peu de tout en optant pour un Kaisendon (海鮮丼) : une sélection de sashimi et fruits de mer cités plus haut servis sur du riz.

Ça tombe bien ! De passage au cap Kamui, proche de la mer, les fruits de mer ne manquent pas ! Et ils sont servis dans un Kaisendon, proposé en deux types dans le restaurant-cafétéria Kamui Banya (カムイ番屋), le contenu en fruits de mer étant différent : Misakidon (岬丼) et Dokkoidon (どっこい丼).

Un bol de riz tendre avec crevettes, oursin, œufs de saumon, sashimi, et une petite noisette de wasabi pour un peu de piquant ! Au prix de 2750¥, le bol de Misakidon est accompagné d’une petite soupe miso.

À côté, le menu propose d’autres plats variés comme le Unidon (うに丼, de l’oursin sur un bol de riz), l’Ikuradon (いくら丼, des œufs de saumon sur un bol de riz), ramen, soba, tempura… pour des prix variant de 800¥ à 3000¥ environ.

Adresse : Tsushimanai 92, Kozakicho, Shakotan-cho, Shakotan-gun, Hokkaido (北海道積丹郡積丹町大字神岬町字ツシマナイ92番)
Site internet : http://kamuibanya.co.jp/rest.html

• Otaru Ankake Yakisoba (小樽あんかけ焼きそば) chez Niimura (新村)

Les spécialités d’Otaru (小樽), situé près de la mer, sont bien sûr les plats à base de fruits de mer et les sushis. Les restau sont implantés partout dans la ville, dont la fameuse Shushi Street. Mais il n’y a pas que ça ! À Otaru, il y a aussi le Otaru Ankake Yakisoba (小樽あんかけ焼きそば) à tester par tous les moyens. Plus de 100 restaurants proposent ce plat populaire de yakisoba avec une sauce épaisse et un mélange de crevettes et de légumes. Pour savourer une généreuse assiette au prix de 1000¥, on opte pour Niimura (新村), situé dans Denuki Koji (出抜き小路).

C’est le genre de restau où on mange et repart aussitôt étant donné qu’il est relativement petit avec peu de tables. Commandez votre plat au distributeur et installez-vous à table. L’attente est un peu longue quand le restau est pleins, seul un cuisiner préparant les plats. Mais on apprécie amplement le plat une fois servi ! Les nouilles sont fondantes, les légumes croustillants et la sauce bien onctueuse !

On peut aussi choisir dans le menu d’autres plats populaires japonais comme le Unagidon (うなぎ丼, bol de riz avec de l’anguille) ou le célèbre Butadon d’Hokkaido (豚丼, bol de riz avec du porc), pour des prix allant de 1200¥ à 1800¥.

Adresse : Denuki Koji 12, 1-1-20 Ironai, Otaru-shi, Hokkaido (北海道小樽市色内1-1-20 出抜小路12)

• Glace au melon (メロンアイスクリーム) chez Popura Farm Santa no hige (ポプラファームサンタのヒゲ)

Le melon se trouve sous toutes les formes à Hokkaido ! En gelée, en cookie, en glace…

Et manger un morceau de melon frais avec justement de la glace au melon, vous y avez songé ? En tout cas, c’est possible chez Popura Farm (ポプラファーム). Ce café et marchand de glace propose la célèbre glace au melon parmi d’autres parfums, seule ou sur un morceau de melon !

Deux tailles : petite (1/4 de melon) et grande (1/2 melon). Plusieurs parfums : vanille, melon, mix vanille melon, accompagné de chocolat ou de haricots rouges. Faites votre choix et régalez-vous ! Comptez 1000¥ minimum mais le melon est frais, juteux et pas trop sucré, la glace douce et onctueuse. Un bon dessert qui remplie l’estomac !

Adresse : Denuki Koji, 1-1 Ironai, Otaru-shi, Hokkaido (北海道小樽市色内1-1小樽出抜小路内)
Site internet : http://popurafarm.com/

• Ramen au lait (牛乳バターラーメン) chez Ramen Senmon Ichiban (ラーメン専門一番)

À Hokkaido, il y a du très bon lait ! Et ce lait, on peut le retrouver dans un bol de ramen ! Vous pensiez avoir testé toutes les sortes de ramen ? Eh bien il vous reste encore celui-là !

Les restaurants de ramen servant cette spécialité ne sont cependant pas présents dans tous les coins d’Hokkaido. L’un des rares se trouve à Asahikawa (旭川). Entrez chez Ramen Senmon Ichiban (ラーメン専門一番). Ce restaurant se spécialise dans les ramen depuis 1994. Il est spacieux avec des tables, un comptoir ainsi qu’un espace avec des tables basses.

Si sa principale recommandation est le Miso Ramen (味噌ラーメン), on peut goûter aussi le ramen au délicieux lait d’Hokkaido avec une noisette de beurre (牛乳バターラーメン). Léger et riche, le mélange peut paraître étrange mais il a bon gout !

Si manger des ramen avec du lait est pour vous inconcevable, vous pouvez toujours vous rabattre sur le miso ramen, le miso kimchi ramen ou encore des gyoza fait maison pour moins de 900¥ !

Adresse : 5-1-13 Nagayama 8 Jo, Asahikawa, Hokkaido (北海道旭川市永山8条5丁目1-13)

• Hotate Ramen (ホタテラーメン) chez Minatoya (みなとや)

A Wakkanai (稚内), on mange beaucoup de plats revisités avec des coquilles Saint Jacques, de l’octopus et du crabe. Ainsi, en incluant ces ingrédients, les restaurants proposent par exemple le Wakkanai Yakisoba (稚内焼きそば), Wakkanai Ramen (稚内ラーメン) et le Wakkanai Don (稚内丼). Au client de choisir comment et avec quoi il préfère manger ces fruits de mer.

Le Hotate Ramen (ホタテラーメン, ramen avec des noix de Saint Jacques), est aussi un plat typique du coin. Il consiste en un bol de nouilles fines et tendres avec deux noix de Saint Jacques de taille raisonnable et des algues wakame.

Autour du cap Noshappu et de l’Aquarium se trouvent plusieurs restaurants-caféteria servant ce Hotate Ramen ainsi que divers plats et spécialités locales. Par exemple, chez Minatoya (みなとや) où le Hotate Ramen est servi pour la somme de 1200¥. On retrouve aussi le Kaisendon pour 3000¥, le Kaisen Ramen pour 2200¥ et d’autres plats de ramen ou de bols de riz mélangeant divers fruits de mer.

Si vous n’êtes pas trop fan des fruits de mer, essayez de les manger préparés dans un bol de ramen ou de riz ! Ça vous aidera peut-être à les apprécier !

Adresse : 2-4-7 Noshappu, Wakkanai, Hokkaido (北海道稚内市ノシャップ2丁目4-7)

• Bihoro Janbo Gyoza Don (美幌ジャンボ餃子丼)

À Bihoro (美幌), la spécialité à tester est le Janbo Gyoza Don (ジャンボ餃子丼). C’est comme un Katsudon sauf que le porc frit est remplacé par des Gyoza.

De passage au col Bihoro (美幌峠), on peut ainsi en manger dans la cafétéria de la Michi no Eki Gurutto Panorama Bihoro (道の駅 ぐるっとパノラマ美幌峠) juste à côté. Choisissez votre plat au distributeur, remettez le ticket et quand on appelle votre numéro, récupérez votre plateau.

Le bol semble petit à première vue mais est en fait bien rempli. Les 4 morceaux de Gyoza sont de taille raisonnable, accompagné d’une bonne dose d’oignon et de gingembre rouge (紅しょうが). Avec votre bol est servi en plus une petite soupe miso.

On peut aussi manger le Karaage version Hokkaido, le Zangi (ザンギ), bien qu’il soit en réalité né dans la ville de Kushiro.

La différence avec le Karaage ? Le Zangi consisterait à bien laisser mijoter le poulet, à ajouter la poudre aromatisée et à le faire frire. Il aurait donc bon goût sans sauce contrairement au Karaage classique qu’on accompagne le plus souvent de sauce mayonnaise. En tous cas, pour les fans de poulet, c’est un régal ! À tester !

• Butadon (豚丼) chez Ganzo Butadon Pancho (元祖豚丼ぱんちょう)

À Obihiro (帯広), le plat à tester est le Butadon (豚丼), un bol de riz recouvert de morceaux de porc d’Hokkaido. Il y a beaucoup de restaurants servant ce plat local dans la ville mais le restaurant Butadon Pancho (豚丼ぱんちょう) est sans doute l’un des meilleurs en la matière !

Par conséquent prenez votre mal en patience car pour manger aux heures des repas dans cet endroit assez réputé, il faut faire la queue. Pendant votre attente, vous pouvez déjà passer commande. Choisissez la quantité de porc (4 morceaux 松, 6 morceaux 竹, 8 morceaux 梅, 10 morceaux 華) pour des prix allant de 850 à 1250¥. Puis sélectionnez quelle soupe miso vous voulez avec votre bol (wakame わかめ 180¥ ou champignons なめこ 200¥).

Le restau n’est pas très grand et les tables de six personnes sont partagées entre plusieurs clients. Le service est agréable et la musique traditionnelle de fond reposante. Un bon cadre pour savourer son plat. La viande est tendre, bien cuite et avec peu de gras. La sauce qui l’accompagne apporte un petit gout sucré. Un régal pour 1100¥ minimum.

Adresse : 11-19 Nishi 1 jo Minami, Obihiro-shi, Hokkaido (北海道帯広市西1条南11丁目19番地)
Site internet : http://www.butadon.com

• Yubari Yatai Village (ゆうばり屋台村)

En débarquant à Yubari (夕張), vous trouverez bien sûr, beaucoup de marchands de melon, le roi de la ville. Mais pas que ! Près de la gare, il y a aussi le village Yubari Yatai (ゆうばり屋台村), une allée couverte de petits restaurants, avec les tables au centre, rappelant un peu les food courts dans les centres commerciaux.

Ouvert depuis septembre 2009, c’est un endroit convivial où les gens sortant de la gare viennent se rassembler et apporter du dynamisme et de l’animation dans les sept petits restaurants constituant le village. Yubari est parfois jugée comme ville isolée dans laquelle peu de gens s’arrêtent mais Yubari Yatai Village vient contredire ces jugements, devenant un lieu animé aux heures des repas.

Dans le village, les tables sont alignées dans l’allée centrale et partagées entre les différents restaurants. Choisissez librement votre place, puis votre plat dans les menus de chaque magasin et payez quand vous recevez votre commande. Les prix varient entre 800 et 1000¥ environ et le village ouvre ses portes de 11h00 à 22h00.

On peut y manger de tout, des spécialités locales comme le soba au curry de Yubari (夕張カレーそば), du melon bien sûr, le yakiniku d’Hokkaido Jingisukan (ジンギスカン), des sushis (寿司) ou bien le plat que le village recommande : le Ramen Noir (黒ラーメン) ! Noir, oui, la soupe et les nouilles sont noires même si au gout, ça reste assez semblable au Ramen classique. Pour le fan de Ramen, c’est toujours un régal ceci dit.

Si d’apparence ça peut rebuter certains touristes, n’ayez pas peur de passer les portes, le personnel est accueillant et sympa. L’endroit possède d’ailleurs ses clients fidèles qui viennent manger et se poser comme à la maison. Et puis les plats sont vraiment faits maison et délicieux !

Adresse : 1-81 Suehiro, Yubari, Hokkaido (北海道夕張市末広1丁目81)
Accès : Yubari Station
Site internet : https://yubari-yatai.net

• Melon Terrace (メロンのテラス)

Après vos emplettes au centre coopératif agricole de Yubari (夕張市農協銘産センター), il serait normal de profiter d’un bon déjeuner, surtout si celui-ci inclus du bon melon de Yubari fraîchement cultivé et surtout… illimité !

Au restaurant Melon Terrace (メロンのテラス), c’est un buffet à volonté qui attend les clients avec bien entendu du melon et d’autres plats variés.

On y met certes le prix ; 3000¥. Après tout, c’est un buffet à volonté. Au menu : melon, salade, viande, soupe, riz, soba… De quoi se faire plaisir sans limite niveau quantité, mais attention, vous avez une heure pour vous servir et manger. Il y a des horaires fixés : 11h00, 12h30, 13h30 et 14h30.

Il faut réserver avant directement sur place. Les réservations commencent à 10h30. Donnez votre nom, choisissez une table à l’intérieur ou à l’extérieur et payez. Chaque client peut jouer à une loterie et tenter de gagner du melon gratuit. Vous recevez un ticket avec un numéro et une couleur.

À l’heure du buffet, vérifiez la couleur du drapeau brandi à l’entrée et faites la queue si elle correspond à celle de votre ticket. Accédez à votre table quand on appelle votre numéro et votre nom. Si vous êtes seul, vous partagez une table avec d’autres clients. Servez-vous autant que vous pouvez manger mais profitez surtout du melon : il est tendre, bien juteux et frais. Les clients se font un marathon et en mangent des dizaines de morceaux, voire plus !

Avec le melon, vous pouvez choisir entre des salades, des plats de viande, des pâtes, de l’omelette ou des plats plus typiques japonais : soba, tempura, kinpira… Il y a aussi des desserts.

Adresse : Yubari City Agricultural Cooperative Center 2F, Taki no Ue 132, Yubari-shi, Hokkaido (北海道夕張市滝の上132 夕張市農協銘産センター2F)
Accès : Taki no Ue Station (JR line)

• Jingisukan (ジンギスカン) chez Matsuo Jingisukan (松尾ジンギスカン)

Un plat atypique et populaire à Hokkaido. Il s’agit du Yakiniku d’Hokkaido, soit un barbecue à la japonaise. Yakiniku (焼き肉, littéralement viande grillée) consiste en un mode de cuisson de viandes et de légumes au charbon de bois, au gaz ou sur une plaque chauffante.

Jingisukan (ジンギスカン), c’est donc la même chose, mais à la place du bœuf ou du poulet qu’on retrouve dans le Yakiniku, on fait griller de la viande d’agneau (ラム) sur une plaque ayant la forme d’un casque de soldat, en dôme. Pourquoi ? Car dans le Japon de l’entre-deux-guerres, l’agneau, quasiment pas utilisé dans la cuisine japonaise, était réputé être un plat de choix des soldats mongols. On raconte que ces soldats utilisaient leurs casques pour griller la viande. Soldats mongols, l’origine du nom vient par conséquent de celui du grand chef mongol, Genghis Khan.

Un bon Jingisukan se déguste chez Matsuo Jingisukan (松尾ジンギスカン), une chaîne populaire originaire de Takikawa, une des villes possédant des élevages de moutons, et répandue à Sapporo et également un peu à Tokyo. Elle propose en plus sur place ou sur internet de passer commande des produits en vrac et de se faire livrer.

Il y a différents menus contenant la viande en petite ou grosse quantité, ou encore de la saucisse. Elle est accompagnée de divers légumes et de pousses de soja à griller ensemble. Chaque menu comprend en plus du riz et de la soupe miso à volonté. Comptez entre 1200¥ et 3000¥ le repas.

Les serveurs proposent des couvertures et tabliers pour se protéger des éclaboussures de la sauce. Ils effectuent la première session de cuisson en expliquant, puis à vous de jouer pour le reste ! Ne vous inquiétez pas, il y a des explications en anglais à chaque table.

Retenez comment bien savourer un Jingisukan :
① Répandez les légumes sur les bords de la plaque chauffante.
② Disposez la viande au centre de la plaque et faites bouillir les légumes en ajoutant la sauce.
③ Quand c’est bien cuit, régalez-vous !
④ Si vous avez encore faim, demandez des udon à cuire sur la plaque.

Adresse : 3-5-12 Myojincho, Takikawa, Hokkaido (北海道滝川市明神町3丁目5-12)
Accès : Takikawa Station (JR lines) sortie principale
Site internet : http://www.matsuo1956.jp

• Glaces de toutes les couleurs et toutes les saveurs !

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Pour la touche sucrée, goûtez absolument les glaces ! Elles sont délicieuses, bien rafraîchissantes et on en trouve à toutes les saveurs selon le lieu où vous vous trouvez. Goûtez surtout ces quatre glaces :
Glace au melon de Yubari (夕張メロンソフトクリーム)
Glace au lait d’Hokkaido (北海道牛乳ソフトクリーム)
Glace bleue de Shakotan (しゃこたんブルーソフトクリーム)
Glace à la lavande de Furano (富良野ラベンダーソフトクリーム)

Cette liste ne représente qu’une petite partie ! Ajoutez-y les plats suivants pour avoir fait le tour des spécialités d’Hokkaido : le Miso Ramen de Sapporo (札幌味噌ラーメン, bol de ramen copieux et savoureux avec une soupe à base d’os de porc et aromatisé au miso, accompagné d’une variété de garnitures telles que des tranches de porc, des œufs durs, des germes de soja, du maïs et des pousses de bambou), le Soba Curry de Yubari (夕張カレーそば), le Red Beef Curry de Toya (洞爺湖和牛カレー), le Ishikari Nabe (石狩鍋, un ragoût de saumon et de miso), les Takozangi (タコザンギ, c’est comme le Zangi sauf qu’à la place du poulet, c’est de l’octopus) et le vrai Melon Pan (メロンパン) de la maison du Melon à Furano !


Et vous, quel plat d’Hokkaido préférez-vous ? Ou lequel voulez-vous goûter en premier ?


♫ Un article = Une chanson ► Kyary Pamyu Pamyu– CANDY CANDY

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► Awake & Alive : Road trip à Hokkaido (2) – Le Kimitinéraire

Débarquement à Hokkaido (北海道), aéroport de Sapporo Chitose, récupération d’un mini-van comme compagnon de voyage, et en route ! Mais… Par où commencer ? Quelles sont les meilleures destinations pour un road trip ? Dans quel ordre ? Combien de temps ?

Kimi ne connait pas les vraies réponses ni les meilleures réponses sans doute, mais elle peut vous proposer le Kimitinéraire (l’itinéraire de Kimi, essayez de suivre un peu) ! Il s’agit d’un road trip avec beaucoup de trajets pour visiter le maximum d’endroits pendant une courte période. L’autre option est bien sûr de rester plusieurs jours aux mêmes endroits car chaque ville a beaucoup de choses intéressantes à visiter. A vous de voir !

Le Kimitinéraire vous liste donc une petite idée des destinations à visiter pour un road trip de 11 jours, avec le budget requis pour une seule personne, les routes empruntées (sans sections à péage) et en stationnant dans le plus de parkings gratuits possible. C’est parti pour un voyage sensationnel !

Jour 1

  • Arrivée à l’aéroport de Sapporo Shin-Chitose (新千歳空港) en matinée
  • Petit passage par Sapporo (札幌)
    Train JR Rapid Airport Line | 1070 ¥ un aller
  • Sapporo TV Tower (さっぽろテレビ塔) | 720 ¥
  • Récupération du mini-van et paiement de la location en début d’après-midi | 74 304 ¥
    Route Lac Shikotsu (支笏湖通り), route 16 (道道16号) et route nationale 453 (国道453号) : 1 heure environ
  • Lac Shikotsu (支笏湖), Shikotsu Onsen (支笏湖温泉) & Mont Tarumae (樽前山) | stationnement 500 ¥
    Route nationale 453 (国道453号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki Forest 276 Otaki (道の駅 フォーレスト276大滝)

Jour 2

  • Départ pour Noboribetsu (登別)
    Route nationale 453 (国道453号) et route 2 (道道2号) : 1 heure environ
  • Jigokudani (Hell Valley, 登別地獄谷), Yuzawa Shrine (湯澤神社), balade dans le centre-ville | stationnement 500 ¥
    Route nationale 453 (国道453号), route 2 (道道2号) et route 703 (道道703号) : 1 heure environ
  • Showashinzan (昭和新山) | stationnement 500 ¥
  • Volcano Village (火山村), Usuzan Ropeway (有珠山ロープウェイ) | 1 600 ¥
    Route 703 (道道703号) et route 2 (道道2号) : 10 min environ
  • Lac Toya (洞爺湖), Onsen et balade sur Kohan avenue (湖畔通り) ou Nishiyama crater Walking Trail (西山山麓火口散策路)
    Route nationale 230 (国道230号), route 97 (道道97号) et route 66 (道道66号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki Niseko View Plaza (道の駅 ニセコビュープラザ)

Jour 3

  • Départ pour cap Kamui (神威岬)
    Route nationale 5 (国道5号), route 269 (道道269号) et route nationale 229 (国道229号) : 1 heure 30 environ
  • Cap Kamui (神威岬)
    Route nationale 229 (国道229号) et route 93 (道道93号) : 20 min environ
  • Cap Shakotan (積丹岬), Côte Shimamui (島武意海岸)
    Route 913 (道道93号) et route nationale 229 (国道229号) : 30 min environ
  • Cap Ogon (黄金岬), Shakotan (積丹町)
    Route nationale 229 (国道229号) : 30 min environ
  • Nuit à Michi no Eki Space Apple Yoichi (道の駅 スペース・アップルよいち)

Jour 4

Jour 5

  • Aoi-ike (青い池), randonnée le long de la rivière Biei (美瑛川) sur la petite route Shirakaba (白樺遊歩道) jusqu’aux cascades Shirahige (白髭の滝) et le sanctuaire Shirogane (白金神社)
    Route 353 (道道353号) et route nationale 237 (国道237号) : 30 min environ
  • Farm Tomita (ファーム富田, 山の彩りの畑), Tomita Melon House (とみたメロンハウス), Champ de lavandes de Furano (中富良野町営ラベンダー園)
    Route nationale 237 (国道237号) et route nationale 40 (国道40号) : 5 heures environ
  • Nuit à Michi no Eki Wakkanai (道の駅 わっかない)

Jour 6

  • Parc de Wakkanai (稚内公園), balade sur la côte jusqu’à Noshappu (ノシャップ)
  • Onsen Domu (稚内温泉 童夢) | entrée 300 ¥
    Route nationale 238 (国道238号) : 40 min environ
  • Cap Soya (宗谷岬), Parc du cap Soya (宗谷岬公園)
    Route nationale 238 (国道238号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki North Okhotsk Hamatonbetsu (道の駅 北オホーツクはまとんべつ)

Jour 7

  • Départ pour Bihoro (美幌)
    Route nationale 238 (国道238号) et route nationale 333 (国道333号) : 4 heure 30 environ
  • Lac Saroma (サロマ湖), Col de Bihoro (美幌峠)
    Route nationale 334 (国道334号) : 2 heures environ
  • Cascades Oshinkoshin (オシンコシンの滝), Cap Puyuni (プユニ岬), les 5 lacs de Shiretoko (知床五湖) | stationnement 500 ¥
    Route 93 (道道93号) : 15 min environ
  • Parc national (知床国立公園) en voiture, Chutes de Kamuiwakka (カムイワッカ湯の滝)
    Route nationale 334 (国道334号), route nationale 391 (国道391号) et route 53 (道道53号) : 3 heures 20 environ
  • Nuit à Michi no Eki Utoro Shiretoku (道の駅 ウトロ知床)

Jour 8

  • Utoro-Shiretoko (ウトロ知床)
    Route nationale 334 (国道334号) route nationale 240 (国道240号), route 53 (道道53号), route nationale 242 (国道242号) : 4 heures environ
  • Tokachigawa Onsen (十勝川温泉), Parc Tokachigaoka (十勝が丘公園), Observatoire Tokachi Hill (十勝が丘展望台), Obihiro (帯広)
    Route nationale 38 (国道38号) : 1 heure 30 environ
  • Lac Kanayama (かなやま湖)
  • Nuit à Michi no Eki Minami Furano (道の駅 南ふらの)

Jour 9

  • Départ pour Tomamu (トマム)
    Route nationale 38 (国道38号), route 117 (道道117号) et route 136 (道道136号) : 30 min environ
  • Unkai Terrace (雲海テラス) | 1 900 ¥
  • Hoshino Resorts Tomamu (星野リゾート トマム)
    Route 136 (道道136号), route nationale 274 (国道274号) : 1 heure 30 environ
  • Yubari Yatai (ゆうばり屋台村), Yubari Melon Dome (夕張メロンドーム), Parc Taki no Ue (滝の上公園), Chidorigataki (千鳥ヶ滝)
  • Onsen Racey (天然温泉レースイの湯) | entrée 700 ¥
  • Nuit à Michi no Eki Yubari Meroad (道の駅 夕張メロード)

Jour 10

Jour 11

  • Check-out
    Route nationale 453 (国道453号) et route 117 (道道117号) : 1 heure 30 environ
  • Retour du mini-van en début d’après-midi
  • Retour à Tokyo (東京)

Budget approximatif

  • Avion : 52 820 ¥
  • Transport / Logement : 87 444 ¥
  • Essence : 15 316 ¥
  • Parking : 2 200 ¥
  • Nourriture / Restaurants : 24 990 ¥
  • Visites / Onsen : 12 120 ¥
  • Achats / Souvenirs / Cadeaux : 14 117 ¥

Total : 209 007 ¥ (~1 734 €)
Cela reste un chiffre approximatif et pour une seule personne ! Le prix de location du mini-van peut-être partagé à plusieurs, ainsi que l’essence, le parking et la nourriture.

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Liens utiles

Pour vous permettre de voyager sans trop de stress plus facilement, je vous recommande en plus de visiter les liens suivants :

  • Drive Hokkaido! : application gratuite pour smartphone avec des articles divers, des recommandations et des conseils pour conduire en toute sécurité
  • Hokkaido no Michi no Eki (北海道の道の駅) : site internet qui référence toutes les Michi no Eki à Hokkaido, disponible en japonais et anglais avec les installations et les services proposés

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► Starting Over : Road trip à Hokkaido (1) – Location d’un véhicule

C’était en partie dans ce but que j’avais fait traduire mon permis de conduire : faire un road trip à Hokkaido ! Hokkaido est l’une des meilleures destinations pour les camping car, les caravanes et autre véhicule de vacances, car la nature, la culture et les infrastructures sont excellentes. En louant un véhicule, on peut traverser la région en s’arrêtant à divers endroits cachant de magnifiques spots en pleine nature, et bien sûr s’arrêter dans des campings parfois gratuits ou des Michi-no-Eki (道の駅, chez nous, on appellerait ça des aires de repos). Ceux-ci accueillent de nombreux camping car et caravanes pour la journée et la nuit avec toilettes disponibles 24h/24 propres et équipées, parfois des douches, des marchés de légumes locaux, des restaurants avec des ingrédients locaux, parcs, etc…
L’aventurière que je suis et qui a expérimenté les voyages en camping car pendant sa jeunesse a voulu tenter cette expérience, quitte à partir seule ! Comme je l’ai souvent fait ! Le défi s’est avéré un peu fastidieux à relever… Entre l’organisation, la recherche du véhicule, le budget notamment… De quoi me faire facilement stresser mais ma soif d’aventure, de découverte et de voyage m’ont convaincue de me lancer quand même !

Première étape pour la réalisation de ce road trip : la location d’un véhicule !

Location d’un véhicule au Japon

Il existe un petit nombre de compagnies de location à Hokkaido et dans d’autres régions du Japon, proposant tous types de véhicule, en allant de la simple voiture au camping car super équipé. Les prix varient en général entre 11 000¥ et 45 000¥ par jour. Cela dépend du type de véhicule mais aussi de la période, par exemple l’été étant pour Hokkaido la haute saison, les prix sont plus élevés qu’en période plus creuse. C’est aussi à cette période que beaucoup de réservations sont faites ! Il est donc préférable de s’organiser et réserver bien à l’avance au risque que les véhicules ne soient pas dispo !

Quelques compagnies de location de véhicules :

  • Arigato Camper Van : disponible en anglais et japonais, tous types de véhicule équipé, GPS anglais, wi-fi, paiement intégral à l’avance obligatoire pour confirmer la réservation
  • Dosanko Camper Vans (どさんこキャンピング) : disponible en anglais et japonais, mini-vans, GPS anglais, paiement sur place, faire le pleins de carburant avant de rendre le véhicule
  • Hokkaido Nomad Car Rental : disponible en anglais et japonais, camping car
  • Japan RV Rental : disponible en anglais et japonais, tout type de véhicules équipés, GPS anglais, 10% du montant à payer lors de la demande de réservation, les 90% restants sur place le jour de la récupération du véhicule
  • Rentacan Hokkaido : disponible en anglais et japonais, tout type de véhicules équipés, location de divers équipements possible, paiement intégral à l’avance par Paypal
  • Samurai Rent A Car : disponible en anglais et japonais, voitures et vans, GPS anglais, pas besoin de faire le pleins de carburant avant de rendre le véhicule,

Pour ma part, mon premier choix s’était porté plus sur Arigato Camper Van sauf que ses véhicules n’étaient pas disponibles à mes dates de voyage. J’avais donc choisi ensuite Japan RV Rental. Ce n’est pas la compagnie que je recommanderais en premier. En effet, le soucis de payer 10% à l’avance ne vous garantit pas que le véhicule souhaité soit disponible ! Et bien sûr c’est ce qui est arrivé ! Dans ce cas, la compagnie peut vous proposer un autre type véhicule, au risque que le prix final change. D’un van, on m’a proposé de passer à un camping car, mais le prix n’était pas le même ! Après échange de mails, coups de téléphone pour négocier, j’ai finalement réservé un camping car presque au même prix du van souhaité à l’origine ! Mais c’était sans savoir qu’à l’arrivée, j’aurais encore des frais supplémentaires à payer : la caution en cas de dommage ! A un prix très fort ! Même si celle-ci est remboursée quand vous rendez le véhicule intact, je ne pouvais pas investir plus pour cette location. J’ai donc demandé par e-mail une annulation et les 10% que j’avais payés m’ont été remboursés.

Je suis donc passée par Rentacan Hokkaido et Dosanko Camper Vans. Le premier n’avait pas de véhicule disponible à mes dates non plus. Le second, hourra, oui ! Pour 10 jours de location d’un mini-van basique, conduite automatique, 4 sièges se transformant en 2 lits, avec GPS en anglais : 74,304¥.

► Pour louer un véhicule chez Japan RV Rental :

  • Sur le site, sélectionnez le véhicule et vos dates, vérifiez la disponibilité
  • Remplissez le formulaire de réservation
  • Effectuez le paiement de la caution (10% du montant total)
  • Vous recevez dans les 24 heures suivantes la confirmation de votre réservation
  • Payez le reste du montant sur place en récupérant votre véhicule
  • Bon voyage !

► Pour louer un véhicule chez Rentacan Hokkaido :

  • Sur le site, remplissez le formulaire de réservation
  • Vous recevez dans les 48 heures suivantes une confirmation avec la facture à régler par Paypal
  • Vous recevez à nouveau une confirmation de votre paiement
  • Récupérez votre véhicule à l’endroit que vous avez souhaité (au choix aéroport de Narita ou Chitose uniquement) après une petite heure d’explications
  • Bon voyage !

► Pour louer un véhicule chez Dosanko Camper Vans :

  • Sur le site, remplissez le formulaire de réservation.
  • Vous recevez dans les 48 heures suivantes un devis avec le montant total.
  • Si la proposition vous convient, répondez au mail en disant que vous acceptez.
  • Vous recevez un mail de confirmation de votre réservation avec un itinéraire pour se rendre au lieu de récupération du véhicule ainsi que le numéro de téléphone à contacter en cas de problème.
  • Le jour de votre arrivée à l’aéroport de Shin-Chitose, prendre la navette à l’arrêt 30 (environ 10 min). Attention, plusieurs navettes passent, prenez-en une qui va chez Samourai Rent A Car ou E Rent A Car (eレンタカー), ces groupes font partis de la même société. En cas de problème, n’hésitez pas à téléphoner.
  • A votre arrivée, lisez et confirmez les conditions de l’assurance et en cas d’accident (document écrit en anglais), complétez en version papier votre réservation avec vos coordonnées, la date de retour du véhicule et le numéro de votre vol. Payez le montant de la réservation et vérifiez l’état du véhicule avec l’employé. Enfin, après une petite demie-heure d’explications sur la manœuvre, récupérez les clefs avec quelques documents (formulaire à remplir en cas d’accident, la facture, le compte rendu de l’état du véhicule et des explications diverses sur la conduite et l’essence).
  • Pas besoin de mettre de l’essence, c’est déjà fait. Mais faites bien le plein avant de rendre le véhicule !
  • Vous pouvez faire un premier essai de conduite pour vous familiariser avec le véhicule.
  • Bon voyage !

Conduire au Japon : bon à savoir

Sur les routes du Japon, on roule à gauche et en moyenne à une vitesse de 60 km/h ! Les trajets sont doublement plus longs ! En agglomération, la vitesse est limitée à 40km/h. En dehors, 50 ou 60 km/h. Et sur les voies rapides, 80 km/h. Oui, au Japon, les limites de vitesse sont bien en-dessous de celles en France. Cependant, beaucoup de japonais ont tendance à rouler plus vite ! Leur conduite est à la fois étrange et risquée. Quand un véhicule semble vouloir dépasser, celui devant se rabat un peu sur le côté pour lui ouvrir la voie et dépasser sans danger. Et dans le genre danger, les automobilistes ont tendance à s’arrêter n’importe où et n’importe comment ! En pleins virage, près d’un carrefour, et parfois sans mettre les warnings !

Certains panneaux de signalisation sont différents des nôtres aussi mais la signification reste compréhensible (le panneau de dépassement par exemple, ou bien les panneaux de danger qui sont triangulaires chez nous sont rectangulaires et jaunes). La nuit, il y a parfois des panneaux lumineux clignotant pour guider l’automobiliste sur les routes de campagne très sombres. Et aussi les animaux ! Attention aux renards et aux biches qui traversent dangereusement la route !

En général dans les lieux touristiques le parking coûte 500¥ pour la journée. À votre entrée dans le parking, le gardien vient direct à votre carreau pour vous demander de payer après quoi vous pouvez stationner aussi longtemps que vous voulez pour la journée. Après, il n’est pas toujours impossible de trouver des parkings gratuits. Si vous n’êtes pas contre marcher un peu plus longtemps, repérez à l’approche de votre destination des endroits où vous pourriez stationner librement.

Le carburant et les stations services

Au Japon, il existe plusieurs compagnies de stations services. Les plus courantes sont : Eneos, Idemitsu, Shell, Cosmo Oil (コスモ石油)… Il y en a beaucoup en ville, très peu en campagne. Et attention ! Elles ne sont pas toutes ouvertes 24H/24 et plus vous vous éloignez des grandes villes, plus vous verrez les stations services fermées le dimanche. Prenez bien vos précautions si vous faites de longs trajets !

Elles proposent trois type de carburants : essence sans plomb (レギュラー), diesel (軽油), et essence sans plomb premium (ハイオク). Le diesel est moins cher que l’essence qui elle coûte en moyenne 142¥/L. Les prix varient tous les jours et selon les stations. Parfois l’essence peut coûter seulement 134¥/L comme elle peut monter jusqu’à 145¥/L. Pour le mini-van loué chez Dosanko Camper Vans, un plein complet du réservoir de 30L coûte environ 4500¥ et on peut rouler environ 600km.

Soit le client effectue son plein en libre-service (la mention セルフ est alors affichée), soit les employés prennent en charge le client quand celui-ci entre dans la station (フルサービス). Les stations en libre-service sont moins chères que les stations full-service.

C’est souvent le cas chez Eneos par exemple qui compte parmi les stations full-service (フルサービス). Ils vous indiquent à quelle borne stationner, vous demandent quel type de carburant vous souhaitez et le mode de paiement. Pendant que le pleins s’effectue, si ils ne sont pas trop occupés, ils nettoient un peu votre véhicule. Vous êtes le roi, vous n’avez rien à faire mis à part payer !

Dans le cas d’une station libre-service (セルフ) cela fonctionne en général comme suit :

  1. Si la borne est multilingue, sélectionnez la langue souhaitée.
  2. Sélectionnez le mode de paiement (espèces, carte de crédit…) et si vous avez une carte à point (selon les stations, les cartes à points comme T-Point ou Ponta sont acceptées, elles permettent de bénéficier d’une réduction sur le tarif et de payer en utilisant ses points).
  3. Sélectionnez le type de carburant.
  4. Soit vous payez en insérant le montant que vous voulez et vous remplissez votre réservoir jusqu’à épuisement du montant comme c’est le cas dans les stations Shell. Soit vous sélectionnez la quantité de litres, le plein complet ou le montant que vous souhaitez payer et vous insérez l’argent ensuite.
  5. Remplissez votre réservoir
  6. Récupérez votre reçu et votre monnaie.

Road trip en mini-van : mes impressions

J’étais un peu effrayée à l’idée de devoir conduire un gros véhicule (une grande première pour moi) sur les routes japonaises où on conduit à gauche, comprendre les panneaux de signalisation et d’indication, faire le plein d’essence… Mais au moment où j’ai commencé à conduire, j’étais plutôt euphorique et je me suis rapidement faite aux routes japonaises.

J’ai conduit par tous les temps et toutes les conditions : ensoleillé, pluvieux voire pluie torrentielle, dans le brouillard très épais, la nuit, sur des routes en travaux… J’ai parfois croisé des biches, des renards ou des lapins. Les routes d’Hokkaido sont tranquilles et peu difficiles, sauf quand on veut aller dans des coins assez difficiles d’accès et même pas desservis par des bus. Les itinéraires que j’ai emprunté m’ont fait circuler dans des endroits déserts, au milieu de champs immenses avec parfois des vaches et des chevaux ou dans les montagnes. C’était plutôt agréable, avec un sentiment de liberté quand on conduisait sans vraiment savoir où le chemin nous menait mais en même temps avec la curiosité de découvrir quelles surprises nous attendaient au bout. Conduire le long des cotes avec d’un côté la mer du Japon et les falaises de l’autre, passant dans de longs tunnels, était aussi un moment agréable avec un panorama de dingue. On s’arrête dès que possible pour faire des pauses et admirer ce paysage splendide. En revanche, la conduite en ville est moins fun. Des feux tricolores tous les 100m à chaque carrefour. En heure de pointe, pris dans les embouteillages, on perd un temps précieux. À quand les ronds-points ? La conduite de nuit n’est pas fort agréable non plus, surtout quand il y a du monde. Les phares étaient parfois très éblouissants avec la pluie. Et certains automobilistes laissent les pleins phares quand ils croisent quelqu’un…

Mon mini-van, que j’ai baptisé Titine fonctionnait avec de l’essence sans plomb (レギュラー), il était neuf et propre mais peu confortable au volant. Les premiers jours, j’ai eu un peu mal au dos. La conduite était automatique et faut s’habituer au fait que toutes les commandes du tableau de bord sont inversées puisque le volant est à droite. Plusieurs fois j’ai activé les essuie-glaces alors que je voulais mettre le clignotant xD. Le GPS était dispo en plusieurs langues et avec une connexion Bluetooth (très bien pour faire péter la musique), et il y avait des câbles USB pour charger le téléphone et autres appareils. J’ai passé un super séjour grâce à Titine et le personnel très gentil de Dosanko Camper Vans ! Je vous recommande cette compagnie. Si je renouvelle l’expérience (j’y songe très franchement) je repasserai sans doute par leur service !

Je n’ai pas passée de nuits comme j’en aurais passé dans un bon hôtel mais ça m’a rappelé mes vacances en camping car. Je craignais d’avoir froid la nuit mais au final avec un pull et des bonnes couvertures j’étais suffisamment réchauffée.

Les Michi no Eki, nombreuses à Hokkaido permettent de passer une nuit sans trop de stress dans un lieu où toilettes et distributeurs sont dispo 24h/24 et avec le stationnement gratuit. Ce qui est dommage, c’est que les boutiques, restaurants et centres d’informations ferment tôt. En effet, ils sont ouverts de 9h00 à 18h00 pour la plupart. Et leur réseau Wi-Fi gratuit n’est pas super performant non plus.

On peut y rencontrer d’autres voyageurs nomades, des personnes très gentilles avec qui échanger nos expériences et des japonais généreux. Tout le monde se dit bonjour, reste poli et nous souhaite bon voyage quand on quitte les lieux. Ce sont surtout les personnes âgées qui voyagent en camping car.

Le seul point noir dans cette aventure, c’est de l’avoir fait seule. Parfois, en parcourant les routes désertes, on se sent un peu seul. Et une aventure si incroyable, j’aurais beaucoup aimé la vivre avec quelqu’un. Heureusement que mon petit Yong Yong Kuma était là ! Je suis personnellement heureuse d’avoir accompli mon premier road trip et d’avoir découvert Hokkaido qui est une région vraiment magnifique ! Cela restera mon plus beau voyage de cette année !

Loin d’être donc une experte en road trip, j’espère cependant que ce long article a pu vous aider !


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► Adventure : Kimi a escaladé (encore) le Mont Fuji 🗻

Gardant des souvenirs mémorables et une grande envie de recommencer, je suis finalement repartie jusqu’au sommet du Mont Fuji ! La deuxième fois pour moi. Eh non, je ne suis pas une sage, je suis une folle ! Bien équipée grâce à mes achats de l’an passé pour m’assurer une ascension sans encombres (voir l’article sur ma première ascension pour plus de détails), j’ai visé un circuit différent de la première fois : cette fois, j’ai choisi la couleur rouge, le circuit Subashiri (須走) !

Les ascensions se suivent mais ne se ressemblent pas ! En plus d’un circuit différent, j’ai fait cette fois l’ascension seule. J’ai aussi repensé à acheter une meilleure lampe frontale, toujours chez Victoria Sports L-Breath pour 3 950¥.

Le circuit Subashiri : subarashii ?!

Subarashii signifiant « superbe » en japonais ! Pardonnez mon jeu de mot, c’était trop tentant x) !

Comme tous les circuits, le départ s’effectue à la 5ème station, à environ 2000m d’altitude. Il est beaucoup moins fréquenté que le circuit Yoshida, mais comme il fusionne avec ce dernier, à l’approche du sommet le circuit se retrouve bondé.

Après avoir prié pour la sécurité au sanctuaire Komitake (古御岳神社), le circuit Subashiri vous fait profiter de la verdure et des plantes alpines de la foret jusqu’à la 6ème station. La descente raide par sa piste de sable vous fait descendre à toute allure. Commençant à une plus basse altitude que le circuit Yoshida, la distance est par conséquent plus longue (7,8 km) et l’ascension prend environ 6 heures et demie.

C’est le circuit idéal pour les aventuriers et les habitués. Ayant peu de refuges, le circuit est moins fréquenté, permettant ainsi de bénéficier d’une atmosphère calme et paisible tout en marchant en pleine nature.

Il fusionne avec le circuit Yoshida au niveau de la 8ème station. Attention aux embouteillages ! Même chose pour le circuit de la descente. À partir de la 7ème station, c’est la grande descente finale par la piste de sable où vous déboulez sur la pente de sable. Ne pas oublier un masque et des lunettes de soleil pour vous protéger de la poussière.

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Subashiri, il est possible de prendre le bus depuis la station JR Gotemba (御殿場).

L’ascension : bienvenue dans la jungle nocturne

Départ de la 5ème station à 18h45, arrivée au sommet à 2h20.
Il y a beaucoup végétations au pied du circuit. J’avais l’impression d’être en pleine jungle. Il faisait nuit noir, pas le moindre bruit, j’avais seulement ma lampe frontale pour m’éclairer et le seul bruit que j’entendais était surtout celui de son souffle. De quoi flipper un peu quand on fait l’ascension seul mais pour ma part, c’était plutôt amusant xD. Pour se sentir encore plus seule, en me posant aux 6ème et 7ème stations pour faire une pause, tout était fermé pour la nuit et je n’ai croisé personne !

Le plus dur a été entre la 6ème et la 7ème station : beaucoup de pentes raides avec parfois de gros rochers à enjamber. Il y avait un gros orage à l’horizon, c’était beau à voir. Il n’y avait pas un bruit, pas d’autres aventuriers (ou très peu). Admirer l’orage et les villes illuminés est incroyable. Le paysage nocturne est simple mais tellement beau à la fois. Malgré parfois la difficulté, j’ai monté à fond (sans doute grâce aux barres énergisantes que j’avais mangées) et l’ascension m’a pris environ 7h30 (pauses inclues). Cependant, je suis quand même arrivée trop tôt !

À l’arrivée, il faisait très froid et il y avait beaucoup de vent. J’ai tenté de m’allonger et de dormir mais impossible, il faisait beaucoup trop froid ! Je suis passée deux fois aux toilettes pour profiter d’être un peu à l’abris, j’ai regardé un peu autour du cratère mais étant exposée en plein vent glacial je ne suis pas restée longtemps. À 4h30 le refuge et le magasin de souvenirs ont ouvert. Les gens s’y sont précipités pour s’y réchauffer. Moi j’y ai fait un petit tour et ai finalement acheté un souvenir.

Les dernières trente minutes avant le lever du soleil étaient les pires. Tout le monde était rassemblé pour admirer le spectacle. Le soleil fut long à pointer le bout de son nez. Au final, cette année, les nuages auront empêché le spectacle dans toute sa splendeur mais les couleurs du ciel et des nuages restent merveilleuses. Décidément, j’ai pas eu de chance non plus cette année à ce niveau-là !

La descente : fast and falling down

Départ du sommet à 6h10, arrivée à la 5ème station à 9h35.
J’ai eu moins de courbatures au sommet contrairement à l’année dernière et comme j’ai pu m’allonger un peu avant le lever du soleil et me poser au refuge pour boire une boisson chaude tranquillement, la descente a été moins difficile. Comme le début est le même que le circuit Yoshida, j’étais préparée aux pentes raides de terre et de sables parfois glissantes. Je suis descendue plus vite que l’année dernière. Mais comme ces pentes sont aussi casse-gueules à cause des cailloux, je suis tombée deux fois quand même. Je ne pouvais pas faire le poids face à ceux qui dévalaient la pente en courant 😂. La grande pente de sable entre la 7ème et la 5ème station est mortelle et n’en finit pas. J’ai mis 3h25 (temps de pause inclus) et la dernière demie-heure j’ai tracé pour avoir mon bus.

Bilan : je suis vraiment une folle (?)

Plus difficile mais moins de monde que le circuit Yoshida. La partie jungle est belle, calme et synonyme d’aventure ! Un peu flippant quand on escalade seul en pleine nuit mais c’est ça aussi l’aventure ;) ! Je garde là aussi un très bon souvenir même si le lever du soleil n’était pas non plus pour cette fois ! Le Mont Fuji me fait davantage apprécier la randonnée en montagne. Je ne me lasse pas des paysages qui l’entourent et de cette sensation de liberté qu’on ressent quand on est au sommet !

Rendez-vous l’année prochaine pour un autre circuit. Il m’en reste encore deux. Mon deal, c’est de tous les faire au moins une fois x) !

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 1674¥
  • Barres énergétiques (acheté chez L-Breath) : 667¥
  • Bus (バス) : 2060¥ (aller-retour de Gotemba à la cinquième station) acheter le ticket au guichet sur place
  • Toilettes (トイレ🚾) : 200¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000¥
  • Chocolats chauds pendant l’ascension (ココア) : 800¥
  • Souvenir de mon ascension (お土産) : 500¥
  • Oden dégusté au sommet (おでん) : 800¥

Total : 7 701¥. Comptez donc en moyenne entre 5 000 et 10 000¥ pour l’ascension du circuit Subashiri.


♫ Un article = Une chanson ► [Alexandros] – Adventure

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► Higher : Kimi a escaladé le Mont Fuji !

Un de mes buts de cette année a été atteint : celui d’escalader le Mont Fuji ! Je l’ai fait, enfin !

Il y a déjà beaucoup d’articles sur le sujet et les sites internet tels que Mt. Fuji Climbing et Fujisan Guide sont très bien fournis pour vous apporter toutes les informations nécessaires. Merci aussi à Gaijin in Japan pour son article détaillé sur le sujet et qui m’a beaucoup aidée pour préparer mon ascension. Bref, je ne vais pas vous présenter le sujet plus en détail, mais plutôt vous raconter comment j’ai préparé et vécu cette expérience !

Beaucoup ne le savent pas, mais j’ai toujours été très intéressée par les volcans et j’ai d’ailleurs rêvé à une époque de devenir volcanologue. Les catastrophes naturelles et à quel point la nature peut parfois se déchaîner m’ont toujours fascinée. Bref, pourquoi à la place j’ai fini prof, on s’en fiche, ce n’est pas le sujet de cet article :D. Tout ça pour dire que lors de mon premier voyage au Japon en décembre 2010, la chose que je voulais le plus voir de mes propres yeux était ce grand Fuji-san que je trouve d’une grande beauté. Bon la première fois que je l’ai vu, c’était du haut de l’observatoire du Metropolitan Government Building à Shinjuku. Il était bien petit vu de si loin !

Puis, décembre 2013, je reviens en voyage au Japon pour la deuxième fois, seule, en mode aventurière. Et je me rends dans la ville de Fujiyoshida pour visiter le sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社) et sa magnifique pagode Chureito (忠霊塔). Cet endroit est un des bons points de vue pour admirer le Mont Fuji. Je me rappelle que j’étais restée des heures assise à admirer ce grand Fuji-san, reposée, respirant un air pur et en oubliant tout le reste. Que j’étais bien ! Et c’est là que je me suis dit : « Un jour, j’escaladerai cette montagne, de nuit, pour y admirer de là-haut le lever du soleil ! »

Le moment était enfin venu de se lancer dans cette aventure, et pour que tout se passe bien, il fallait bien se préparer ! A commencer par le matériel nécessaire et indispensable ! Puis, être en bonne condition physique et mentale ! Oui parce que le Mont Fuji c’est quand même 3776 mètres d’altitude ! Bon me concernant, la condition physique, ça restait à désirer… Je ne pratique plus énormément de sport depuis que je suis au Japon (sans compter la marche à pied…) et avec mon travail, je suis en manque de sommeil. Mais le mental faisait la contrebalance. Plus le jour J approchait et plus l’excitation montait !

Matériel

Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

  • des chaussures de marche : vous faites de la randonnée et un peu d’escalade en montant le Mont Fuji. J’ai vu des gens en mode touriste faire l’ascension en converses… Ils en ont chié un peu !
  • de l’eau : prévoyez une grande quantité entre 2 et 3L. Pour ma part j’avais pris 2L, j’ai surtout bu en redescendant.
  • des boissons et des barres énergétiques : ça vous donne de l’énergie pour grimper mais ça ne vous remplit pas pour autant l’estomac ! Donc prévoyez aussi des sandwich, des onigiris pour vos pauses repas, ou bien de l’argent pour vous payer des nouilles instantanées dans les refuges.
  • de l’argent : au cas où vous êtes à cours de vivres pendant votre ascension. Notez que les prix grimpent avec l’altitude. Les toilettes c’est entre 200 et 300 yens, une boisson chaude 400 yens, des nouilles instantanées 800 yens environ… Il n’est pas possible d’utiliser la carte de crédit.
  • 1 000 yens : à payer une fois arrivé à la 5ème station pour aider à l’entretien des lieux, réalisé par Mt. Fuji Preservation Association Fund.
  • des vêtements chauds : pantalon, chaussettes épaisses, pull, bonnet, gants, écharpe. Si vous êtes vraiment frileux en attendant le lever du soleil, prenez aussi une couverture.
  • un chapeau, une casquette, ou bien un casque
  • des lunettes de protection
  • des vêtements de pluie ou un k-way :D : si par manque de bol vous vous retrouvez sous la pluie pendant votre ascension. Pour ma part, j’ai eu très froid vers l’approche du sommet, mettre mon K-way m’a aidée à supporter un peu plus la baisse de température ;).
  • un masque anti-poussière : si vous êtes allergique à la poussière en particulier. Sinon, ce n’est pas indispensable.
  • une serviette et/ou des lingettes rafraîchissantes : parce que vous aller suer à mort.
  • une trousse de survie : mettez-y des pansements, des mouchoirs, des médicaments, et de quoi supporter le mal de l’altitude. Il est facile de tomber malade à cause des changements de température et d’altitude.
  • une lampe de poche ou une lampe frontale : la lampe frontale reste plus pratique. Assurez-vous qu’elle soit puissante et éclaire sur une longue distance. J’en ai acheté une qui n’éclairait vraiment pas bien, j’ai fini par utiliser la fonction lampe torche de mon téléphone pour bien voir… N’oubliez pas des piles de rechange au cas où.
  • un ou des bâtons de marche : si cela peut vous faciliter la tache, en particulier pour la descente.
  • un grand sac à dos adapté pour la randonnée : prenez de préférence un sac entre 25L et 30L pour y caser toutes vos affaires.
  • un ou des sacs plastiques pour vos déchets : il y a très peu de poubelles, si vous voulez donnez vos déchets aux refuges, il faut consommer avant.

Ce que j’ai pris en plus :

  • mon appareil photo : parce qu’il était primordial que j’immortalise ce moment !
  • mon smartphone avec la batterie portable xD : sachez que même du haut du Mont Fuji, on capte le réseau et la 4G ! J’en ai profité pour téléphoner à ma mère pour partager en direct live une partie de mon ascension.

Budget à prévoir

Je n’avais rien pour faire de la randonnée chez moi, donc dans un premier temps, je me suis rendue dans un magasin de sports, avec du matériel de qualité pour la randonnée entre autres. J’ai fait mes petites courses chez Victoria Sports L-Breath, situé près de la gare de Shinjuku. Dans un immeuble de plusieurs étages, vous y trouvez tout l’indispensable pour la randonnée avec des vendeurs prêts à vous renseigner et vous conseiller.

Victoria Sports L-Breath Shinjuku
Adresse : 4-1-11 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud, Shinjuku Sanchome Station (Fukutoshin Line, Marunouchi Line, Shinjuku Line), sortie E10

Voici au total combien j’ai dépensé pour être bien équipé : 52 542 yens ! En détails :

  • Chaussures de marche : 15 984 yens
  • Chaussettes épaisses : 810 yens
  • Pantalon imperméable : 10 800 yens
  • Sac à dos : 18 900 yens
  • Lampe frontale : 2 052 yens
  • Lunettes : 3 996 yens

Puis, combien j’ai dépensé pour cette aventure : 13 013 yens ! En détails :

  • Bus : 5 400 yens (aller-retour de Shinjuku à la 5ème station du circuit Yoshida)
  • Nourriture et boissons au konbini : 1 941 yens
  • Barres énergétiques (acheté chez L-Breath) : 2 872 yens (environ 600 yens l’unité)
  • Don pour l’ascension : 1 000 yens
  • Une boisson chaude pendant l’ascension : 400 yens
  • Les toilettes (entre 200 et 300 yens selon l’altitude) : 500 yens
  • Un bol de ramen dégusté au sommet : 900 yens

Ces chiffres sont approximatifs ! Si vous avez déjà les équipements, l’ascension du Mont Fuji devrait vous coûter entre 9 000 et 15 000 yens environ.

En route pour l’ascension !

Vous êtes prêts et organisés pour votre ascension ? Vous vous êtes reposés avant et avez suffisamment d’énergie pour vous lancer dans cette aventure ? Choisissez votre circuit, payez les 1 000 yens pour l’association et en route !

Il y a quatre circuits différents pour grimper le Mont Fuji :

  • le circuit Yoshida (préfecture de Yamanashi) : point de départ à la 5ème station de la ligne Fuji-Subaru, 2 300m d’altitude, parcours de 6km, 6 heures pour l’ascension, 4 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, il y a de nombreux refuges et toilettes, c’est le circuit le plus emprunté par les touristes.
  • le circuit Subashiri (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station de Subashiri, 2 000m d’altitude, 6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, la section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Yoshida.
  • le circuit Gotemba (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station de Gotemba, 1 450m d’altitude, 7 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, l’altitude au point de départ est faible et la pente est douce, ce parcours convient aux bons marcheurs qui peuvent faire face à une grande différence d’altitude, c’est le circuit avec le moins de refuges et de toilettes, c’est le moins emprunté.
  • le circuit Fujinomiya (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station Fujinomiya, 2 400m d’altitude, 5 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, ce parcours est aussi très populaire auprès des visiteurs, la pente est raide et rocheuse,  la piste pour l’ascension est la même que la piste de descente.

Les circuits sont chacun représenté par une couleur différente. Pour ne pas vous perdre et ne pas vous tromper de circuit en cours de route, vérifiez toujours la couleur des panneaux se référant à la couleur du circuit emprunté. La période d’ascension officielle (en dehors, les refuges sont fermés, donc à vos risques et périls) est du 10 juillet au 10 septembre (1er juillet pour le circuit Yoshida) sauf modifications à cause des conditions météo. Il y a énormément de monde les week-ends et pendant la période d’Obon. Si vous souhaitez loger dans un refuge, il est recommandé de réserver avant pour vous garantir une place. Beaucoup de personnes optent pour l’ascension de nuit pour voir le lever du soleil depuis le sommet mais sachez qu’il est aussi possible d’assister au spectacle depuis la 5ème station ou depuis les refuges. Une fois là-haut vous pouvez faire le tour du cratère.

Pour vous rendre aux différents circuits, vous avez le choix entre le bus au départ de Shinjuku, l’aéroport de Haneda, Yokohama ou le train. Les itinéraires sont différents selon les stations ! Voici quelques itinéraires en bus et train pour vous rendre au circuit Yoshida (le plus accessible).

Shinjuku Expressway Bus Terminal
Highway Bus
Fujisan Station / Kawaguchiko Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Shinjuku Expressway Bus Terminal
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Haneda Airport
Highway Bus
Fujisan Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Yokohama Station
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Center-Kita Station / Tama-Plaza Station
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Shinjuku Station
JR Line
Otsuki Station
Fujikyuko Line
Fujisan Station / Kawaguchiko Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Ascension du Mont Fuji : l’aventure de Kimi

Avec Elodie qui m’a accompagnée dans cette aventure, nous sommes parties de Shinjuku tranquillement dans l’après-midi pour prendre notre temps, faire des pauses régulières et éviter trop de monde car les touristes préfèrent faire l’ascension de nuit pour admirer le lever du soleil. C’était aussi notre objectif ! C’est pourquoi nous avons choisi la date de notre ascension un lundi. Nous avons opté pour le circuit Yoshida, car on peut s’y rendre directement depuis Shinjuku !

Donc pour notre trajet, à Shinjuku nous avons acheté des tickets pour prendre le bus direct jusqu’à la 5ème station de la ligne Fuji-Subaru. Le trajet dure environ deux heures. Nous sommes parties vers 15h30 et nous sommes arrivées à 17h30. Nous avons commencé notre ascension à 18h00 tranquillement, en s’arrêtant à toutes les stations pendant 10 à 30 minutes. Nous sommes arrivées au somment vers 4h00.

J’ai été assez étonnée par ma condition physique et surtout mentale ! En faisant de bonnes pauses quand même, j’ai réalisé le parcours à une vitesse normale sans trop me sentir essoufflée. Avec Elodie nous pétions un peu (trop) la forme dans les stations pendant nos pauses. On rigolait de tout et de rien pendant qu’on regardait certaines personnes arriver complètement essoufflées. Les barres énergétiques semblent plutôt efficaces ! Je n’ai ressentie la fatigue qu’à partir de la descente (je n’ai pas du tout dormi) et pendant ma dernière heure d’ascension, j’avais très mal aux cuisses donc je marchais en faisant des plus petits pas car le moindre grand mouvement était synonyme de douleur xD.

Comme les circuits Yoshida et Subashiri fusionnent de la 8ème station au sommet, il y a eu pas mal d’embouteillages. Parfois, les gens n’avançaient vraiment pas vite pour moi, j’ai pas mal grugé de peur de ne pas arriver à temps ! Une fois au sommet, beaucoup de personnes étaient déjà rassemblés et attendaient le lever du soleil. J’ai tenté tant bien que mal de trouver une place mais je ne pouvais pas m’asseoir. J’avais très froid et les dernières minutes d’attente semblaient des heures… Et manque de bol, à cause de quelques nuages, je n’ai pas vu un lever du soleil extraordinaire. Ce sera pour une prochaine fois !

Après un bon bol de ramen, nous sommes redescendues vers 6h00 sans perdre de temps car notre bus retour nous attendait vers 10h. Nous sommes arrivées à 9h45, au bout de notre vie. Une fois dans le bus, on a dormi jusqu’à Shinjuku ! La descente a été difficile. Les pentes sont raides et glissantes. Sans bâtons de marche, c’est facile de glisser (ça n’a pas loupé pour moi xD), j’ai passé un moins bon moment que pendant la montée.

Je suis rentrée très fatiguée mais surtout très heureuse ! Cette ascension restera sans doute une de mes plus belles aventures au Japon ! J’ai très envie de refaire cette ascension, mais sur un circuit différent et aussi profiter de faire le tour du cratère.


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – higher

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► Hontouni TA-NO-SHII : CNBLUE Arena Tour -Our Glory Days- à Nagoya

Depuis que je travaille en tant que professeur et que j’ai un visa travail, j’ai enfin pris mes trois premiers jours de congés. Et c’était pour me rendre à Nagoya et assister aux concerts de CNBLUE à l’occasion du Arena Tour -Our Glory Days-. Un Arena Tour pas comme les précédents puisque celui-ci marquait le 5ème anniversaire depuis les débuts du groupe en tant que major au Japon. Donc ça promettait quelque chose ! Je ne pouvais pas prendre de longues vacances pour faire toute la tournée comme l’année dernière donc j’ai choisi les dates à Nagoya les 17 et 18 novembre et à Tokyo les 29 et 30 novembre. Et depuis la tournée Puzzle, ils me manquaient incroyablement ! Les concerts de CNBLUE, c’est addictif ! Et j’étais de plus en plus impatiente en écoutant l’album EUPHORIA, même s’il n’est pas leur meilleur.

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J’avais quitté Tokyo le matin même du 17 novembre en bus (Willer Express, mon ami fidèle) et je suis arrivée au Nippon Gaishi Hall à 16h40. Il n’y avait pas énormément de monde, les gens arrivaient plutôt au dernier moment. Je me suis achetée quelques goodies et je me suis placée près du stand pour attendre June, mon amie vivant à Singapour et Ale, mon amie mexicaine rencontrée pendant la tournée de l’année dernière. J’attendais en mode sans-amis quand j’ai remarqué qu’une petite blonde me regardait en souriant. Du coup j’ai décidé d’aller lui parler et là… surprise ! Elle était française !!! Ça m’a fait plaisir de la rencontrer ! On a très vite sympathisé. Je ne suis plus « seule » désormais hahaha. Après Ale nous a rejoint, on a parlé et sympathisé un peu avec pleins de monde ! En fait, au Japon, les fans sont très généreuses et créatives ! Elles viennent avec des cadeaux et des goodies personnalisés et elles se les échangent. Moi cette fois, je n’avais eu le temps de rien préparer, mais Ale avait fait des calendriers et en les distribuant, tout le monde nous demandait d’où on venait. C’était très bien pour mon japonais, c’était la première fois que je parlais à autant d’inconnues xD. J’ai aussi revues mes habituelles amies. Quel joie de revoir tout ce petit monde, j’étais sur un petit nuage !

J’ai passé les deux concerts avec mon amie June. C’est moi qui me suis chargée de prendre nos tickets via le fanclub japonais. Les places sont données aléatoirement et moi qui pensais encore être tombée sur des places pas terrible, cette fois on s’en est bien tirées… Surtout le deuxième jour. J’ai eu le jackpot, j’étais au premier rang, le premier siège en gradins côté Jonghyun, une des meilleures places dans la salle ! J’en revenais tellement pas en arrivant à mon siège que j’en avais les larmes aux yeux xD pourtant ce n’était pas comme si je ne les avais jamais vus de près (non je dois admettre qu’entre le concert à Londres en pass photo, le concert Can’t Stop en Malaisie au premier rang, la séance de dédicaces à Nagoya l’an dernier… je m’en sors bien pour une étrangère), mais au Japon, c’était vraiment une première, d’autant plus que le DVD était tourné ce jour-là ! De quoi augmenter le stress, je n’avais plus qu’à bien me tenir au cas où j’étais filmée xD.

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Pour cette tournée, ils ont opté pour un prolongement de la scène au milieu de l’arène, comme pour la tournée Come on. Il y avait un écran géant au fond, des espèces de spirales qui s’élevaient du bas jusqu’en hauteur au dessus de la scène. Je ne sais pas si vous voyez, mais je n’arrive pas à mieux expliquer. Quoi qu’il en soit, la mise en scène me plaisait. L’excitation montait. Enfin, c’était mon tour d’assister à cette tournée.

18h30 pétantes, le coup d’envoi a été donné par une intro captivante. Sous des lumières bleutées, les garçons sont entrés sur scène, on ne distinguait que leurs silhouettes. Yonghwa a tout de suite donné le ton et a hurlé « Everybody IN MY HEAD ! ». Mais alors, je n’ai pas du tout reconnu In My Head sur le coup ! C’était une version différente. Un rythme un peu plus lent avec des sons plus graves et une basse plus présente. A la place de jouer des vieilles chansons, CNBLUE préfère désormais les réarranger pour les teindre en une nouvelle couleur et éviter que ce ne soit trop redondant au niveau de la set list (même si des chansons comme In My Head, on ne s’en lasse jamais). D’ailleurs, pourquoi In My Head en piste d’ouverture ? Laissez-moi vous expliquer ! In My Head est la chanson qui a marqué officiellement les débuts de CNBLUE au Japon en major (c’est-à-dire, chez un label musical japonais), il y a 5 ans, alors cette ouverture avec ce titre faisait référence au point de départ de cette carrière. Et pour commémorer cet anniversaire, on découvrait In My Head jouée par « CNBLUE 5 ans après », par des musiciens devenus plus talentueux, plus matures et plus confiants. In My Head version 2016 a marqué ces Glory Days jusqu’à maintenant, la nouvelle image que CNBLUE veut montrer désormais.

Durant In My Head, des flammes jaillissaient le long du bord de la scène, il faisait chaud, très chaud ! In My Head étant une de mes chansons préférées du groupe (voyez mon Last.fm, c’est la chanson que j’ai le plus écouté dans ma vie xD), il y avait donc 50% de chance que la nouvelle version ne me plaise pas. Mais yokatta ! Je l’adore et j’en suis déjà accro ! C’était un début plus que dément ! Après cette première piste, les garçons ont joué un petit solo que je connais bien pour annoncer la piste suivante… Where you are ! Comme EUPHORIA n’est pas vraiment un album rock, j’étais contente qu’ils affirment leur côté rock sur scène avec ces chansons. Ils sont choisi les meilleures pour nous rendre vraiment euphoriques ! Pire encore avec Have a good night ! Wow, ça faisait longtemps qu’on ne l’avait pas entendue ! La fête avait bien commencé, tout le monde dansait et sautait pour profiter de ce moment fun et festif ! Quand Yonghwa, Mr. fan service, chantait « I’ll show you my everything », il a montré ses bras musclés avec fierté et envoyait des flying kisses. On le sait, t’es un beau gosse mais évite qu’il y ait des évanouissements dans la salle… Ils étaient tous à fond comme d’hab ! Même si Minhyuk semblait un peu plus calme mais je crois que c’était parce qu’il avait un petit rhume, comme Jonghyun :s.

Yonghwa a ensuite lâché sa guitare et a hurlé « Nous formons tous un Puzzle. Faites du bruit !!! » et Puzzle a débuté. Ah quel bonheur de l’entendre à nouveau ! Yonghwa est venu sur le prolongement de la scène, les fans hurlaient de plus belle. Il sautait et dansait, lui aussi complètement emporté par l’euphorie. Au moment où il a chanté les paroles « Yakusoku shiyou » (faisons une promesse) il a levé le petit doigt en regardant le public, c’est le signe de la promesse au Japon. L’union était forte et solide. Nous étions tous ces petites pièces qui formaient un puzzle. L’ambiance était festive et tellement… euphorique quoi !

Ils nous ont ensuite adressés quelques mots pendant un premier MC en commençant par se présenter. J’ai compris un peu plus de choses que mes concerts précédents, j’étais contente ! Je traduisais certaines phrases en anglais pour June. Yonghwa a dit « Wow, nous sommes proches ce soir ! » Sûrement parce que comparé au Osaka-jo Hall, le Nippon Gaishi Hall est un peu plus petit ! Il a aussi ajouté « Vous êtes les meilleurs, SAIKO! » (Il a hurlé « SAIKO » comme dans la chanson Puzzle xD), puis il s’est tourné vers Jungshin en disant « A ton tour baby! ». Jungshin nous a remercié d’être venu. Le premier jour, Jonghyun a annoncé que le DVD serait enregistré le lendemain, ce qui a éveillé l’excitation du public (moi y compris).

Yonghwa a ensuite lancé à Minhyuk : « Minhyuk, frappe la caisse claire ! » et quand il s’est exécuté, j’ai tout de suite reconnue les notes de Let’s Go Crazy ! Je l’ai rarement entendue en live (jamais même je crois) ! Le message est passé ! On était fous !  Pendant que Jonghyun scandait les « Let’s go crazy » du refrain, Yonghwa se dirigeait lentement sur le prolongement de la scène en dansant. Le premier jour, il a un peu oublié les paroles, il faisait du yaourt par moment xD. Il est resté sur le prolongement de la scène, il jouait avec la caméra près de lui, la fixant avec un regard profond et en faisant du fan-service. Pendant la partie rap, il a fait la beatbox avant de gueuler comme un attardé. Les jeux de lumières étaient dynamiques et colorés.

Cette tournée était l’occasion de réentendre des anciennes chansons, y compris les chansons coréennes. L.O.V.E GIRL a rappelé le temps où CNBLUE était encore un « jeune petit groupe » avec leurs têtes de bébé xD. En tout cas on a pas oublié les fanchants pour celle-ci !

Pendant le MC suivant, Yonghwa a demandé si on s’amusait. Le premier jour Jungshin a en plus parlé de ses cheveux. Il a demandé si on aimait sa nouvelle coupe. Yonghwa a demandé à son tour si on préférait Jungshin avec les cheveux longs, moi j’ai gueulé en japonais « OUI !! » Pendant ce temps Jonghyun s’est installé derrière le piano et Yonghwa lui a demandé « La chanson suivante est ? » Il a répondu « C’est une chanson que je chante… euh non pardon, c’est une chanson que j’ai écrit et que je joue au piano, mais elle est en anglais alors… Essayez de chanter avec nous quand même, au moins les « Oh oh oh~~ ».

« Oh oh oh~~ » ? Piano ? A ce moment, j’ai aussitôt compris de quelle chanson il parlait. Et j’avais raison. C’était Be OK. Je l’attendais avec impatience car c’est ma préférée de l’album, elle m’a littéralement fait fondre ! Sur l’écran géant, des milliers d’étoiles sont apparues, créant une atmosphère à la fois romantique et mélancolique. Mon cœur s’est arrêté de battre. J’étais immobile, hypnotisée par Yonghwa, et en particulier par sa voix remplie d’émotions. Je ne peux pas expliquer mais sa voix… Bon sang ! Et lui, son aura, son regard profond, son attitude quand il chante des ballades aussi touchantes que celle-ci.. Il est incroyable. La voix de Jonghyun était magnifique aussi, il chantait plus dans les aigus. Ensemble, ils ont offert la performance live parfaite. Sans oublier les chœurs de Minhyuk et Jungshin. C’était magique. Be OK. Sure, I’ll be OK. Vraiment, cette chanson, je l’ai écouté en boucle avant le concert. En l’entendant en live, j’ai failli chialer. J’ai serré fort mon YongYong White Kuma que j’avais emmené avec moi :’).

C’est compliqué à expliquer mais souvent, j’ai l’impression que les chansons de CNBLUE me sont directement adressées. Je veux dire que les paroles et les sentiments qu’elles cachent sont exactement les mêmes que les miens. Et j’en suis donc profondément touchée. Pour moi c’est ça le « pouvoir de la musique » ! Et plus précisément celui de la musique de son groupe préféré et le lien qui se crée avec. Ils ne sont pas mes amis, ma famille, je ne les connais pas personnellement, mais à travers leur musique ça pourrait être une relation similaire. Non, ce ne sont pas les musiciens parfaits, les meilleurs du monde ni de l’univers mais pour moi, ils sont mes anges gardiens, ceux qui veillent sur moi et me protègent. Ils sont les amis qui ne m’abandonneront jamais et qui continueront à me donner le sourire peu importe ce qui arrive. Ils sont comme une seconde famille, ceux qui m’apportent chaque jour l’énergie dont j’ai besoin pour avancer et atteindre mes rêves. Une fois de plus, j’ai compris pourquoi je les aime tant ! (Fin de la parenthèse inutile xD)

J’ai failli me transformer en fontaine quand Don’t Care a suivi ! La première et dernière fois que je l’ai entendue, c’était quand j’étais venue à ce même endroit pour mon premier concert de CNBLUE au Japon. C’était il y a trois ans. Arena Tour 2013 -One More Time-. J’étais nostalgique. Ah le temps file trop vite ! La première partie de la chanson était un peu réarrangée avant de retrouver sa tonalité habituelle au deuxième couplet. Pour suivre le rythme de la chanson, on tapait tous des mains.

Puis Royal Rumble ! C’est une chanson qui m’a agréablement surprise à la première écoute ! Je pense que c’était la première fois que j’entendais une chanson de ce genre chez CNBLUE. J’ai encore découvert une de leur face cachée ! Et elle est vraiment bien en live, surtout avec les animations psychédéliques sur l’écran géant et les jeux de lumières dynamiques.

Pendant un autre MC, Yonghwa chauffait le public en levant les bras pour augmenter la puissance des cris et quand il les baissait, on s’arrêtait. Il les levait, on recommençait. Ça l’a amusé et il s’est mis à rire, mais c’était genre un rire machiavélique, ça faisait peur xD. Le deuxième jour c’était pire ! La chaleur ça ne leur réussit pas je crois ! Ils rigolaient tous à tour de rôle, ils s’arrêtaient, ils recommençaient. Yonghwa s’arrêtait en affichant une tête sérieuse (mais il n’était pas crédible haha) en demandant « C’est drôle ? » avant de recommencer à rigoler. Ils ont parlé de bouffe et plus sérieusement de l’album EUPHORIA et de la tournée, puis Yonghwa a déclaré : « Le thème de la tournée, c’est CNBLUE hier et CNBLUE aujourd’hui. Et à partir de maintenant, les chansons seront ROCK ! Continuons avec un max d’énergie ! Aujourd’hui, ce n’est pas un temps froid comme l’hiver, mais bien plus chaud qu’un festival d’été ! VOUS ÊTES PRÊTS ?! »

Cette partie a commencé avec Take me higher ! Des artifices ont explosé, des lumières vertes et rouges étaient projetées dans toutes les directions et de temps en temps, des flammes jaillissaient à nouveau. Cette chanson est dingue, elle donne vraiment envie d’atteindre le sommet et d’escalader les montagnes ! Elle vous hisse vers le haut, au Top of the world. Comme Ryu Can Do It qui a suivi. Elle était aussi un peu différente, en particulier le chant et le rythme. Yonghwa chantait à la fois avec sérieux et fierté. Puis le téléphone a sonné pour I’m Sorry. Yonghwa est revenu sur le prolongement de la scène et tout le monde a fait sa choré d’attardé avec les bras, lui aussi. Cette chanson gagne en puissance à chaque concert ! C’est juste dingue ! Tout le monde sautait, dansait, chantait. Moi j’ai pris ma towel et mon drapeau pour les faire tourner au dessus de ma tête (comme des petites girouettes -pan-). Dommage que peu de fans se prêtent au jeu, c’est pourtant quelque chose de courant au Japon ! Bon sinon… On a dit « Rock ». Ok, j’étais satisfaite de cette partie mais pour faire la meilleure partie Rock, les gars, la prochaine fois, jouez Come on please !! J’ai tellement envie de l’entendre ! Cette chanson, c’est leur meilleure chanson rock !

Après le rock, place à la dance ! Yonghwa a déclaré, toujours sur le prolongement de la scène « Je veux vous dire quelque chose… Face to Face » en fixant la caméra, ce qui fait que sur les écrans géants, c’était comme si il fixait chacun d’entre nous. Cette chanson est très sympathique et attractive. Pendant que Yonghwa restait sur le prolongement, Jonghyun et Jungshin bougeaient partout sur la scène principale. Et qui dit « dance » dit « Wake-up » ! O-BLI-GE ! C’est LA chanson parfaite pour ça ! En particulier avec le long solo du début qui donne le rythme. Yonghwa dansait et invitait Jonghyun à le suivre. Il faisait aussi comme si il jouait avec une balle qu’il lançait et tapait avec un coup de tête avant de faire une passe à Jonghyun, puis Jungshin, puis quelques fans dans le public.

Au milieu de la chanson, Yonghwa était allongé sur le prolongement de la scène (ça l’éclate de s’étaler, j’ai remarqué qu’il le fait de plus en plus souvent), il jouait des notes au pif avec sa guitare, à différentes intensités et on hurlait « Wake Up! Wake Up! » à différents tons. Il s’est ensuite passé un truc que je n’ai pas compris sur le coup. Je n’avais jamais vu ça dans tous les concerts que j’ai fait jusqu’à maintenant ! Les garçons se sont arrêtés de jouer. Yonghwa, seul continuait en jouant n’importe quoi. On hurlait de plus belle mais là, il nous a demandé de rester silencieux. C’était tellement calme d’un coup on aurait pu entendre une mouche péter ! Quelques fans en ont profité pour hurler son nom et là il lançait un regard mauvais signifiant « Chut ! ». Il a demandé au cameraman de se rapprocher pour le filmer, ainsi on pouvait le voir sur l’écran géant. Il a hurlé de pleins poumons sans micro « Wake up! Wake up! » et nous on répétait, ils nous a stoppé direct en faisant le geste des bras et en disant « Chuuuuut! ». En fait il voulait être le seul à hurler et il voulait l’entendre d’une seule personne seulement. Il a demandé à Jonghyun, puis Jungshin (qui s’amusait à hurler « Yonghwaaaa » comme un fanboy depuis la scène principale), et Minhyuk qui a fait comme si il décrochait le téléphone. Yonghwa a enfin demandé à trois personnes dans la fosse, une fille et deux mecs. C’était drôle comme moment, ils sont vraiment uniques ces gars-là ! Le deuxième jour, comme j’étais vraiment près de la scène, je voulais en profiter pour hurler « FRAAAAANCE » et espérer une réaction de leur part. Mais j’étais trop timide pour me lancer, je ne voulais pas gâcher l’enregistrement du DVD. Pire quand Jonghyun se tenait de mon côté. Il était si près ohoh que nos regards se sont croisés plusieurs fois. Beaucoup de fans gueulaient pendant ce moment « silencieux », y compris des mecs. Il y en a un qui a gueulé avec une voix d’ogre, plus grave tu meurs, ça a choqué Yonghwa xD ! Bref l’important dans tout ça, c’est que Yonghwa était content après ça et il a lancé à Minhyuk précipitamment « OK, Minhyuk frappe la batterie ! » pour reprendre la chanson. Oui finalement, elle n’était même pas terminée xD. Wake up n’a jamais été aussi dingue que pendant ces deux concerts ! Je ne pourrais plus m’empêcher de rire en l’écoutant.

Et pour finir en beauté cette partie, Lady et Cinderella étaient là pour nous faire danser encore un peu ! Le deuxième jour, pendant Lady, j’ai pu avoir Yonghwa face to face pendant son solo, j’ai genre attendu ce moment pendant tout le concert haha. Je trouve qu’ils ne sont pas beaucoup venus sur les côtés.

Le deuxième jour, il y a eu un moment, THE moment mémorable du concert. Ce pourquoi un concert de CNBLUE est toujours unique ! Il y a toujours un truc spécial qu’on ne vit qu’à un seul de leurs concerts ! Et c’est parti de la phrase la plus banale qui soit ! Yonghwa a juste commencé à dire « Il fait vraiment chaud ! » en japonais, ça donnait « Hontouni atsui! » et les fans répétaient. On était parfaitement synchro en disant plusieurs fois « Hontouni A-TSU-I! ». Yonghwa était content, il a continué à répéter les mêmes mots en ajoutant un petit mouvement de bras; en levant le bras droit, puis le gauche et en terminant par une pause bizarre, comme sur la photo ci-dessous.

Et nous bien sûr, on faisait tous la même chose. Ça l’a bien amusé ! C’est fou comme parfois l’enthousiasme des Boices peut contribuer à la réussite du concert, à le rendre unique. Et c’est quelque chose qui plaît aux garçons. Je crois que ce moment les a autant marqués que nous ^^. Du coup on ne s’est pas arrêté là et Yonghwa a continué avec un « Hontouni TA-NO-SHII » (vraiment amusant). Après le « TA-NO-SHII » que nous avons parfaitement bien reproduit, Yonghwa était satisfait et a ajouté « KAWAII ! Vous êtes hontouni KA-WA-II » (vraiment mignons) « Et Jungshin, il est hontouni KO-WA-II » (vraiment effrayant). Là Jonghyun en a remis une couche en faisant le geste : « Et Yonghwa est hontouni O-KA-SHII » (vraiment bizarre) et Yonghwa lui a vite répondu « Non, hontouni TEN-SA-II » (véritable génie). Mon dieu quel moment !

Puis ils ont annoncé la dernière chanson. La chanson principale de cette tournée : Glory Days ! Enfin je l’entendais ! Je dois avouer que la première fois que je l’ai écouté, je n’étais pas conquise. Pourquoi ce n’était pas une chanson rock ? Ça me manque tellement :(. Mais malgré ça, CNBLUE peut faire des chansons remplies d’énergie et avec une mélodie captivante. Glory Days, elle donne envie de danser, de sauter avec joie et enthousiasme, de faire la fête ! On ne peut s’empêcher d’agiter son lightstick et de chanter les paroles (même si on fait du yaourt). C’était extra, exceptionnel ! A la fin de la chanson, ils nous ont remerciés et dit qu’on était les meilleurs avant de quitter la scène.

On a réclamé le rappel et ils sont tous revenus vêtus du T-shirt de la tournée. Yonghwa, muni de sa guitare acoustique est venu immédiatement sur le prolongement de la scène. Avec sensualité il chantait « Nagoya, oh my Nagoya, merci pour le rappel~ ». Puis il a enchaîné sur une reprise de Treasure de Bruno Mars pour enfin entamer le rappel avec You’re so fine. Le deuxième jour, Jonghyun est venu de mon côté et il y est resté pendant une bonne partie de la chanson. Je le regardais avec attention et lui était concentré sur son chant. Pendant les « Love is you » je pointais à la fois Jonghyun et Yonghwa qui était à l’autre bout xD. Après le morceau, Yonghwa a pointé toute la salle de la droite vers la gauche et vice-versa, déclenchant alors une ola.

J’étais un peu inquiète car on n’avait pas encore entendu Radio et il était HORS DE QUESTION qu’ils ne la jouent pas ! Elle est incontournable, ils doivent la jouer à chaque live, c’est THE chanson de chacun de leurs concerts désormais ! Et non je ne peux toujours pas vous décrire les sensations qu’elle procure, c’est unique ! Finalement, Dieu merci, Radio était réservée pour le rappel. Je suis de plus en plus heureuse, de plus en plus fière de les aimer quand j’entends Radio en live. Les cris de Yonghwa étaient puissants et l’énergie des garçons était sans limite ! A la fin on continuait à scander les « Wo oh oh ». Ah~ encore, je veux encore l’entendre ! Le premier jour ils ont repris la parole dans la foulée, déclarant « Il fait chaud ! À cause du live d’aujourd’hui, nous allons devoir manger beaucoup de Misokatsu pour être en forme demain ! » MDR vous avez raison, c’est super bon !

J’ai eu à nouveau envie de pleurer quand Jonghyun a débuté a.ri.ga.tou. C’est une des chansons qui m’a vraiment fait aimer CNBLUE et la voix de Jonghyun. C’est une chanson qu’ils nous dédient mais c’est aussi une chanson que moi je veux leur dédier pour leur exprimer ma gratitude. Jonghyun a déclaré qu’aux concerts au Makuhari Messe, les fans ne chantaient pas beaucoup donc il nous a demandé de l’accompagner avec plus de tempérament. Moi c’est ce que j’ai fait. Je n’avais expérimenté que la version coréenne à Londres et la version 100% solo de Jonghyun à son concert cet été. Donc j’étais plus qu’heureuse de l’entendre là ce soir car elle est devenue rare en concert, ce qui est dommage :(. Elle est importante à mes yeux. Et puis… « arigatou KIMI » haha voilà quoi 8).

Avant la véritable dernière chanson, Yonghwa a livré un petit discours au nom du groupe. « Chiba, Osaka, Nagoya… Vous avez tous été géniaux, de ce fait nous avons été en mesure de donner le meilleur de nous-mêmes. Nous étions tous occupés ces derniers jours et nous nous demandions si nous serions capables de mener à bien cette tournée. Mais à chaque live, une fois que nous sommes sur scène, grâce aux fans, nous en sommes capables et nous pouvons jouer nos propres morceaux. Nous continuerons à vous offrir de bonnes chansons. Si tous les fans sont là, nous pourrons le faire et revenir… A Nagoya, Osaka, Chiba, et après… Partout ! Quand nous pouvons voir tous vos sourires, nous sommes heureux. Continuez à écouter nos morceaux et revenez nous voir ! Si vous êtes heureux en nous écoutant, alors nous sommes heureux aussi. Merci beaucoup ! We stay young forever! » Ils ont alors conclu avec Young Forever. Des cotillons scintillants sont tombés, ça donnait l’impression d’une pluie d’étoiles, c’était magnifique, parfait pour clôturer le show. C’est une chanson que j’aime de plus en plus.

Alors que le public félicitait le groupe par de vives acclamations, les garçons sont venus le saluer et le remercier en s’inclinant au milieu et à chaque côté de la scène avant de rejoindre les coulisses. Le deuxième jour était ma dernière chance de leur faire signe. Ils se tenaient tous les quatre si près, regardant dans ma direction, moi et les autres fans autour. J’agitais discrètement mon drapeau en les appelant. Ils nous ont salué et sont partis de l’autre côté. Bon fallait pas non plus espérer qu’ils réagissent juste à la vue de mon visage qui se démarquait bien des autres et m’adresser uniquement à moi un signe et un sourire hein. Non en effet, mais Yonghwa SI, il l’a fait ! En allant de l’autre côté de la scène, il s’est retourné pour m’adresser un signe de la main. Je ne m’y attendais pas ! Mon héros .

La première fois que j’ai écouté EUPHORIA, j’ai trouvé que ce n’était pas un album parfait, voire moyen. Mais les concerts m’ont au contraire rendue incroyablement euphorique ! Plus j’écoute l’album, plus je le trouve meilleur, plus je l’aime. C’est certainement un album fait pour les lives. Chaque chanson est unique et a sa part d’énergie et d’émotions. Ce n’est pas mon album préféré mais il montre que l’univers de CNBLUE est de plus en plus large et que leur conquête du monde de la musique n’est pas finie. Et tant qu’ils continueront d’avancer, je serai à leurs côtés. Ces deux concerts à Nagoya étaient déments ! Ils ont encore évolué et m’ont encore surprise ! Plus de deux heures de live pour célébrer et commémorer cinq ans d’une histoire. Les heures passées avec ces garçons sont si précieuses ! Ce fut deux superbes journées, je suis rentrée à Tokyo sur mon nuage~ et impatiente de pouvoir être au Budokan pour le double final de la tournée !

SET LIST

Intro
In My Head
Where you are
Have a good night
Puzzle
-MC-
Let’s go crazy
LOVE GIRL
-MC-
Be Ok
Don’t care
Royal Rumble
-MC-
Take me higher
Ryu Can Do It
I’m Sorry
-MC-
Face to Face
Wake up
Lady
Cinderella
Glory Days

-Encore-
You’re so fine
Radio
-MC-
a.ri.ga.tou
-MC-
Young Forever

82 90 91 92 94


♫ Un article = Une chanson ► CNBLUEYoung Forever (Comeback Stage M COUNTDOWN)