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▶ Haircut : Aller chez le coiffeur (美容院)

Mesdames et messieurs. Quand on vit au Japon pour une longue durée, prendre soin de soi reste important n’est-ce pas ? Y compris nos cheveux ! Vous avez passé de longs mois sans vous rendre dans un salon de coiffure si bien que vos cheveux sont devenus trop longs pour vous ? Ou bien vous avez envie de changer de style ? Alors allons chez le coiffeur !

Au Japon, le coiffeur représente un certain budget, mais il existe dans le genre rapide et cheap, les petits salons QB House, que l’on peut trouver un peu partout, y compris dans les gares !
Pour un étranger, confier ses cheveux à des coiffeurs japonais peut inquiéter, le type de cheveux étant différent et en particulier si on a des cheveux bouclés. Mais ils savent s’adapter et possèdent de très bons produits de soins. Certains sont mêmes plutôt contents de pouvoir s’occuper des cheveux d’une personne occidentale.

Dans cet article, Kimi vous explique comment se passe un passage chez le coiffeur, basé sur sa propre expérience et en prenant l’exemple du salon de coiffure qu’elle a l’habitude de fréquenter.

Le salon de coiffure : EARTH Hair & Make

En plus de QB House cité précédemment, il existe beaucoup de salons locaux ou des chaînes implantées dans tout le pays, avec des coiffeurs parfois parlant anglais. Selon vos critères, il y a possibilité de trouver le bon salon pour vous. Kimi se rend chez le salon EARTH Hair & Make. C’est à la fois un salon de beauté (美容室, biyōshitsu) et un salon de coiffure (美容院, biyōin). Il y en a plusieurs dans le pays, au nombre de 250 salons. Les prix sont un peu élevés mais le service y est très bien. Ils varient selon la demande du client (coupe, coloration…) et selon le coiffeur ou la coiffeuse choisi(e). En effet, les plus populaires et les plus expérimentés demandent parfois plus de frais. Les salons sont luxueux et spacieux, le personnel est agréable et accueillant. Vous pouvez vous y faire couper les cheveux, essayer une permanente et aussi y faire vos ongles (ネイル) et vos cils (まつ毛) !

Pourquoi ce salon en particulier ? Pour les raisons citées précédemment et parce qu’il a été présenté par une amie japonaise qui y travaille !

EARTH Hair & Make Yokohama (EARTH Hair & Make 横浜店)
Adresse : House Plan Yokohama 1F, Tsurumaya-cho, Kanagawa-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken (神奈川県横浜市神奈川区鶴屋町1-7-12 ハウスプラン横浜1F)
Accès : Yokohama Station (JR Yokohama Line, Toyoko Line) sortie ouest

EARTH Hair & Make Kyoto Station (EARTH Hair & Make 京都駅前店)
Adresse : Torimaru Shichijo Building 1F, 191-2 Higashisakaicho, Shimogyo-ku, Kyoto (京都府京都市下京区東境町191-2 鳥丸七条ビル1F)
Accès : Kyoto Station (JR Line) sortie centrale, Shichijo Station (Keihan Line) sortie 1

Prendre rendez-vous (予約する)

On peut réserver par internet ou par téléphone. La réservation par internet est relativement simple et rapide. Pour réserver par internet chez EARTH Hair & Make :
– aller sur le site officiel : https://hairmake-earth.com/
– dans le menu, cliquer sur サロン検索 (recherche de salon)
– à partir de l’onglet 検索 (recherche), sélectionner le salon désiré selon votre emplacement actuel (現在地から探す) ou à partir des différents régions (エリアから探す), par exemple, le Kansai (関西) puis la préfecture de Kyoto (京都府)
– choisir le salon le plus proche du lieu de résidence en cliquant sur l’icone puis cliquer sur le bouton ネット予約 (réservation par internet)
– une nouvelle fenêtre apparait : choisir en premier la personne en charge de votre coiffure (担当者) en cliquant sur le bouton 指名する ou si vous n’avez pas de préférence, cliquer sur le bouton 指名しない
– ensuite, choisir le service souhaité (メニュー) et passer à la sélection de la date et l’heure (日時) en cliquant sur 日時選択へ進む (procéder aux choix de la date et de l’heure) puis en choisissant à partir du calendrier
– entrer ses informations personnelles (情報入力) : nom (姓), prénom (名), numéro de téléphone (電話番号) et adresse e-mail (メールアドレス)
– sur la page de confirmation sont renseignés la date et l’heure de la visite du salon (ご来店日時) ainsi que le menu choisi (メニュー)
– choisir le mode de contact souhaité (ご希望の連絡受け先) entre e-mail (メール) ou téléphone (電話)
– sélectionner si c’est la première visite du salon ou non en cochant 再訪 (revisite) ou 初回 (première fois) à la question 来店回数(nombre de visites)
– pour toute demande, écrire dans la zone appropriée ご要望
– confirmer en cliquant sur le bouton 予約を確認する (confirmer la réservation)
– quand la réservation est complétée (予約完了), un message de confirmation est envoyé à l’adresse e-mail ou au numéro de téléphone enregistrés

Après si vous souhaitez le challenge et exercer votre japonais, vous pouvez toujours téléphoner ! Lors d’une prise de rendez-vous, au plus simple, dire : 予約したいと思います (Yoyaku shitai to omoimasu. = Je voudrais prendre rendez-vous.), puis quel jour et quelle heure conviendrait et enfin donner son nom. La réception confirmera par la suite.

Pour réviser les jours de la semaine, les dates et l’heure, consultez les cours de japonais de Kimi no BLUE TRAVEL (à venir prochainement).

Le jour du rendez-vous (予約日)

A l’arrivée, se présenter à l’accueil en disant : 本日〇〇時に予約しました。〇〇と申します。(Honjitsu 〇〇 ji ni yoyaku shimashita. 〇〇 to mōshimasu. = J’ai une réservation aujourd’hui à 〇〇 heures. Je m’appelle 〇〇.) puis mettre ses affaires dans un casier. Le staff se charge de prendre le manteau du client et de l’installer à un siège. Il y a des catalogues de coupe et de coloration à disposition. Des exemples de coiffure sont également publiés sur le site internet, indiquant en plus à quel type de cheveux et quelle forme de visage elles vont le mieux.

Le plus difficile quand on ne parle pas bien japonais est de réussir à bien expliquer ce que l’on veut quand le coiffeur demande : 本日はいかが致しますか? (Honjitsu wa ikaga itashimasu ka? = Que désirez-vous aujourd’hui ?). Pour ne pas être déçu(e), mieux vaut bien préparer ses explications et des photos de la coupe souhaitée. Quelques exemples de phrases :

  • ヘアスタイルはボブなんですが、髪量は少ないほうがいいです。(Hea sutairu wa bobu nan desu ga, kamiryō wa sukunai hō ga ii desu.) = Je voudrais une coupe au carré mais avec peu de volume.
  • 後ろはかなり短くして、サイドはあごの長さで切ってもらえますか。(Ushiro wa kanari mijikaku shite, saido wa ago no nagasa de kitte moraemasu ka.) = Pourriez-vous raccourcir à l’arrière et couper les côtés à la longueur du menton ?
  • 写真のとおりに切ってください。(Shashin no toori ni kitte kudasai.) = Coupez comme sur la photo s’il vous plaît.

Comme on le voit assez régulièrement, le service est impeccable. Le personnel explique clairement le travail qu’il va réaliser sur les cheveux, commente chaque étape de la coupe ou de la coloration et dit 失礼します (Shitsurei shimasu, littéralement « je commets une impolitesse ») à chaque contact. Cela peut paraître étrange aux yeux des étrangers mais cette expression est naturellement utilisée au travail.
En période de Covid, le port du masque est obligatoire pour tous. Le salon peut en fournir pour 20 ¥ le masque.

La coupe inclut un shampoing classique. Le prix est de 3 000 ¥ en moyenne. Le shampoing est un moment agréable et relaxant. Le client bénéficie d’un bon massage crânien. Pour éviter les éclaboussures dans les yeux, on recouvre le visage avec une petite serviette. Un peu comme dans nos salons en France, les coiffeurs profitent de ce moment et de celui de la coupe pour discuter un peu. En parlant un peu japonais et en engageant la conversation, elle en deviendra bien plus sympathique encore et divers sujets peuvent être abordés ! Un très bon exercice pour réviser son japonais et passer un moment agréable si bien que le temps passe plus vite que prévu.

Avant cela, si c’est inclut dans les souhaits du client, il y a la coloration. Dans ce cas, cela demandera en toute logique plus de temps et d’argent. La coloration demande environ 4 000 ¥. Pour aller plus vite et pour que chaque partie de la chevelure s’imprègne de la couleur dans le même laps de temps, il arrive que deux personnes (le coiffeur principal et un assistant) prennent en charge le client. Pour éviter de tâcher les oreilles, on leur met de petites charlottes. Le temps d’attente pour que les cheveux s’imprègnent de la couleur est d’environ 30 minutes. Après quoi c’est le rinçage et le shampoing, suivi d’un traitement si le client l’a rajouté en option (rajouter alors environ 2 000 ¥).

Puis enfin, c’est la coupe et le petit brushing ! Compter au total environ une heure pour une simple coupe. Et vous voilà avec des cheveux resplendissants !

Montant total pour une coloration et une coupe avec traitement : approximativement 7 920 ¥. On remercie les réductions grâce aux coupons proposés par le salon ! Lors de sa première visite, le client reçoit une carte de fidélité avec laquelle il peut cumuler des points et obtenir des réductions par la suite.

Vocabulaire (単語)

美容室 (びようしつ – biyōshitsu) = salon de beauté
美容院 (びよういん – biyōin) = salon de coiffure
髪型 (かみがた – kamigata) = coiffure
ヘアスタイル (heasutairu) = coupe de cheveux
カット (katto) = coupe
カラー (karaa) = coloration
パーマ (paama) = permanente
ブリーチ (buriichi) = décoloration
トリートメント (toriitomento) = traitement
シャンプー (shanpū) = shampoing
頭皮 (とうひ – tōhi) = cuir chevelu
髪量 (かみりょう – kamiryō) = volume des cheveux
髪質 (かみしつ – kamishitsu) = qualité des cheveux
顔型 (かおがた – kaogata) = forme du visage
長髪 (ちょうはつ – chōhatsu) = cheveux longs
短髪 (たんぱつ – tanpatsu) = cheveux courts
髪を切りそろえる (かみをきりそろえる – kami wo kirisoroeru) = égaliser
カールする (kaaru suru) = boucler
ボブ (bobu) = coupe au carré
段 (だん – dan) = dégradé
女性の前髪 (じょせいのまえがみ – josei no maegami) = frange
カール (kaaru) = boucle
三つ編み (みっつあみ – mittsuami) = tresse
ポニーテイル (poniiteiru) = queue de cheval
お団子ヘア (odangohea) = chignon
フレンチブレイド (furenchi bureido) = tresse africaine
髪の束 (かみのたば – kami no taba) = couette
カーラー (kaaraa) = bigoudi
ヘアスプレー (hea supuree) = laque
髪留め (かみとめ – kamitome) = pince à cheveux, barrette
まつ毛エクステ (matsuge ekusute) = extensions de cils
ネイル (neiru) = ongle
お客様の頭皮は敏感ですか?(Okyaku-sama no tōhi wa binkan desu ka?) = Avez-vous un cuir chevelu sensible ?
シャンプーからはじめます。(Shanpū kara hajimemasu.) = Nous commençons par le shampoing.
こちらへどうぞ。(Kochira he dōzo.) = Par ici s’il vous plaît.
お湯の温度はいかがですか?(Oyu no hondo wa ikaga desu ka?) = La température de l’eau vous convient-elle ?
お湯が熱かったり、冷たかったら言って下さい。(Oyu ga atsukattari, tsumetakattara itte kudasai.) = Si l’eau est trop chaude ou trop froide, dites-le s’il vous plaît.
熱すぎます。(Atsu sugimasu.) = C’est trop chaud.
冷たすぎます。(Tsumeta sugimasu.) = C’est trop froid.
丁度良いです。(Chōdo ii desu.) = C’est parfait.
お決まりの分け目はありますか?(Okimari no wakeme wa arimasu ka?) = Où faites-vous la raie des cheveux ?
真ん中で分けてほしいんですが、できますか?(Man’naka de wakete hoshī ndesu ga, dekimasu ka?) = Je voudrais que la raie soit au milieu, est-ce possible ?
右側 (みぎがわ – migi gawa) = côté droit
左側 (ひだりがわ – hidari gawa)= côté gauche
終わりましたが、いかがですか?(Owarimashita ga, ikaga desu ka?) = C’est terminé, qu’en pensez-vous ?
椅子を回しますので、後ろもご覧下さい。(Isu wo mawashimasu node, ushiro mo goran kudasai.) = Je vais tourner le siège pour vous montrer l’arrière également.
もう少し短く切ってくれますか?(Mou sukoshi mijikaku kitte kuremasu ka?) = Pouvez-vous couper un peu plus court ?
領収書 (りょうしゅうしょ – ryōshūsho) = reçu


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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▶ Hymn for the Curry : LUMBINI, le meilleur restau indien du Kansai

Petit(e) habitant(e) du Kansai raffolant de curry et de cheese nan à la recherche d’un bon restaurant indien ? A Hirakata (枚方市), ils sont moins nombreux qu’à Tokyo mais dans ce petit nombre, on en trouve des aussi bons ! Et il n’a pas fallu chercher bien loin si ce n’est à même pas 10 minutes de chez soi pour trouver la perle ! Dans cet article, Kimi vous partage son restaurant indien fétiche, LUMBINI (ルンビニ), qu’elle fréquente très régulièrement à la moindre occasion ! De passage à Hirakata, il faut absolument y prendre un repas si vous aimez le curry indien !

Issu du groupe Milan・Lumbini (ミラン・ルンビニ), il existe moins d’une dizaine de restaurants dans les préfectures d’Osaka (大阪府), Kyoto (京都府) et Nara (奈良県). Celui d’Hirakata est assez spacieux et lumineux, décoré à l’image de l’Inde et diffusant de la musique indienne en tout genre. Dans le personnel, indiens mais aussi japonais sont présents. Le personnel indien se montre parfois un peu froid mais les serveuses japonaises sont vraiment très chaleureuses. Elles reconnaissent les clients fidèles et leur engagent aussitôt la conversation à chacune de leurs visites.

Il y a divers types de menu (la carte est d’ailleurs disponible en anglais), permettant de manger selon nos préférences pour un budget raisonnable. Il est juste dommage de ne pas avoir un menu midi offrant plus de choix dans le curry, à moins de venir en semaine pour bénéficier des menus déjeuner réservés du lundi au vendredi. Un menu incluant deux curry et du tandoori chicken seulement n’existe pas non plus, il faut prendre à la carte. Il y a le special lunch bien sûr mais il s’avère trop consistant pour les petits estomacs ! En effet avec ce menu vous avez la totale : salade, soupe, deux curry au choix, deux bons morceaux de tandoori chicken, naan au choix et le dessert du jour !

Le midi, le restaurant propose trois types de menu contenant naan, curry et salade avec en plus, selon le type de menu choisi, du tandoori chicken, un deuxième plat de curry, un dessert pour des prix allant de 830 ¥ à 1000 ¥. Il y a aussi un menu enfant et le special lunch mentionné plus haut pour 1300 ¥, bien consistant mais avantageux niveau prix. Plus classique, il y a également le curry accompagné d’une généreuse portion de riz et du katsu curry, respectivement pour 700 ¥ et 800 ¥. Pour profiter de toute la saveur d’un butter curry, un menu spécial lui est consacré chez LUMBINI. Pour l’ingrédient principal, y a le choix entre poulet, crevettes ou coquilles Saint-Jacques hotate (帆立) et l’assiette est accompagnée d’un naan ou de riz ainsi qu’une salade.

Tout ça sachant que vous pouvez commander du naan à volonté ! Dans les autres spécialités indiennes, on retrouve entre autres le tandoori chicken (タンドリーチキン) et le kebab indien (シシガバブ).

Le soir, d’autres menus sont proposés pour un peu plus cher mais avec plus de contenu et des menus spécial famille. À la carte on retrouve le meilleur de la cuisine indienne et une variété de curry : le populaire curry au poulet, curry aux légumes, aux épinards et crevettes, à la noix de coco, aux fruits de mer… Mais attention, dans les menus, le choix est imposé entre poulet, épinards, légumes ou le curry du jour !

Quand le client passe commande, il choisit le niveau de piment, allant de 0 (doux) à 6 (très très épicé). Cela devient vraiment piquant à partir du niveau 4. Pour changer de type de naan, ajouter 200 ¥ en plus. Il y a le choix entre cheese naan, naan aux oignons, au sésame ou… à la patate douce ! Mais attention cette dernière n’est disponible qu’en quantité très limitée !

D’apparence, ce restau indien a tout pour attirer la clientèle. Et une fois qu’on y vient, on a très vite envie d’y revenir ! Le restaurant est bien noté et très apprécié des locaux. Il est souvent bondé autant pendant le déjeuner que le dîner, en particulier le weekend. Les clients profitent tranquillement de leur repas et de la bonne ambiance et restent parfois une bonne heure à table. À peine fini, on a aussitôt envie de revenir pour profiter à nouveau de ces bonnes saveurs. Même sans y venir pendant très longtemps, c’est presque une redécouverte en dégustant le curry du jour et le délicieux cheese naan servi bien chaud avec le fromage fondant.

De toutes les nombreuses fois où Kimi s’est rendue chez LUMBINI, tous les menus et les diverses saveurs de curry proposés ont été testés ! Elle a pu goûter le curry au poulet (チキンカレー), le grand classique présent dans tous les menus, mais aussi le curry keema (キーマカレー), le curry aux épinards et crevettes (ほうれん草海老カレー), le curry au beurre et coquilles Saint-Jacques (バター帆立カレー) et le curry du jour (日替りカレー) qui souvent est un curry de pomme de terre et d’œuf de caille, un curry au potiron et okura ou encore un curry à la patate douce et aux champignons enoki. Du côté des nan, on raffole du cheese naan bien sûr, mais celui à la patate douce est à tester également.

Les plats de curry sont un régal avec le piment dosé comme demandé, les naan de taille convenable et bien cuits, le fromage contenu dans le cheese naan est bien coulant. Les portions sont un peu plus grosses qu’un restau indien en pleins Tokyo pour un prix équivalent. Le staff est généreux et fait de petits cadeaux aux clients fidèles : boisson ou dessert offerts gratuitement, un special lunch avec trois morceaux de tandoori chicken au lieu de deux initialement, une grosse portion de salade, un cheese naan bien préparé avec le fromage qui s’effile et dégouline…

Ambiance agréable, personnel amical, service efficace, plats délicieux et consistants. C’est un plaisir de venir manger dans ce restaurant ! Et pour vous donner envie d’y revenir, au moment de régler l’addition, vous recevez un coupon que plusieurs personnes peuvent se partager ! Au choix : boisson gratuite le midi ou réduction de 10% le soir !
Tout simplement, ce restaurant est excellent et Kimi vous invite à vous rendre dans l’une des branches situées dans plusieurs coins du Kansai. Testé, approuvé et recommandé à 100% !

Lumbini Hirakata (ルンビニ枚方店)
Adresse : 1-2231 Shodai Kitamachi, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市招提北町1丁目2231)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : http://www.milan-lumbini.com


♫ Un article = Une chanson ► Coldplay – Hymn For The Weekend

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▶ These Days : Kimi no Nikki (mai 2020)

En mai, on espère le retour du bonheur ! Avec le muguet, symbole du bonheur et de la chance, qui fleurit, si le mois d’avril n’a pas été si joyeux que ça, il y a toujours une lueur d’espoir en mai ! Après tout, « en mai, fais ce qu’il te plait » !

Mais hélas, l’espoir fait vivre mais les souhaits ne se réalisent pas toujours. En mai, c’est plutôt, « fais ce qu’il te plait confiné ». Etat d’urgence prolongé, endroits touristiques maintenus fermés. Le seul moyen de profiter des belles journées est de se poser dans un vaste parc en prenant ses précautions ; port du masque, se fixer un périmètre de sécurité, avoir du gel hydroalcoolique, respecter les gestes barrière.

La situation ne s’est pas trop améliorée mais pour relancer l’économie du pays en chute libre, l’Etat d’urgence a été levé en milieu-fin de mois, permettant ainsi aux commerces et parcs d’attractions de rouvrir leurs portes petit à petit. Les choses reviennent un peu à la normale, mais il faut adopter un nouveau style de vie. Vivre avec ce virus. Il est toujours là. Toujours maintenir une distance de sécurité quand on parle avec quelqu’un, porter le masque, se désinfecter les mains… Un geste de prévention non respecté et le virus peut frapper aussitôt et contaminer beaucoup de monde. Car hélas, le Japon se soucie plus de son économie, son tourisme que de son peuple et ses résidents !

※ Les événements du mois 🎊

• Golden Week (ゴールデンウィーク)

C’était la Golden Week et comme il était déconseillé de voyager malgré cette période de vacances idéale, pourquoi ne pas voyager en photos ! Chaque jour, des photos des derniers voyages de Kimi no BLUE TRAVEL. Mais avant ça, petite explication de ce qu’est la Golden Week.

La Golden Week est une succession de quatre jours fériés nationaux (祝日🎌) créant ainsi jusqu’à une semaine de vacances avec les weekends bien placés. Cette semaine de vacances est l’une des trois saisons les plus occupées du Japon, avec le Nouvel An (お正月) et la semaine Obon (お盆). C’est aussi une période très chère pour les touristes. Mais ça ne les empêche pas d’être à l’assaut pour réserver une chambre d’hôtel et monter dans un Shinkansen ultra bondé.

Les jours fériés constituant la Golden Week sont :

① 29 avril (4月29日) : Jour de l’ère Showa (昭和の日)
Ce jour correspond à l’anniversaire de l’ancien empereur Showa, décédé en 1989.

② 3 mai (5月3日) : Jour de la Constitution (憲法記念日)
Ce jour en 1947, la nouvelle constitution d’après-guerre est entrée en vigueur.

③ 4 mai (5月4日) : Jour de la verdure (みどりの日)
Jusqu’en 2006, la journée de la verdure était célébrée le 29 avril, date d’anniversaire de l’ancien empereur Showa. La journée est consacrée à l’environnement et à la nature, car l’empereur aimait les plantes et la nature. Avant d’être déclaré jour de la verdure, le 4 mai était déclaré jour férié d’office en raison d’une loi qui stipule qu’une une journée se situant entre deux fêtes nationales devient systématiquement un jour férié.

④ 5 mai (5月5日) : Jour des enfants (こどもの日)
Le festival des garçons (端午の節句) est célébré ce jour-là. Les familles prient pour la santé et le succès futur de leurs fils en suspendant des banderoles de carpe 🎏 et en affichant des poupées de samouraï, symbolisant à la fois la force, le pouvoir et le succès. Pour les filles, rappelez-vous, c’est le 3 mars, Hina Matsuri (雛祭り🎎).

⑤ 6 mai (5月6日) : Jour de transfert (振替日)
Il ne s’agit pas d’un jour férié officiel mais selon les années, toujours en appliquant la loi, si un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant devient un jour férié. Dans le cas de cette Golden Week 2020, c’est le mercredi qui récolte puisque le lundi et le mardi sont déjà des jours fériés.

Cinq jours, découvrez donc cinq galeries photos, à retrouver également sur Flickr !

① Shimanami Kaido (しまなみ海道) – mars 2020
4 jours, 6 belles îles, 6 ponts impressionnants, 179km parcourus en 18h20, 4 montagnes escaladées, 7 temples et 2 châteaux visités, beaucoup de fleurs de cerisiers le long de la route, des paysages extraordinaires, des heures à les admirer en respirant l’air frais. Expérience incroyable, voyage inoubliable !

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

② Nachi-Katsuura (那智勝浦) – février 2020
La mer, la nature et du thon excellent dégusté sous toutes les formes ! Emprunter la pente de Daimonzaka, passer par le grand sanctuaire Kumano Nachi Taisha pour enfin arriver aux chutes de Nachi, implantées dans un magnifique décor de carte postale avec la Pagode à côté… Très bon parcours pour profiter d’un peu de verdure et de la forêt.

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 📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

③ Koyasan (高野山) – novembre 2019
Ascension de la montagne par la route Chôishi (町石道), 24 km, plus de 7 heures de marche au cœur des forêts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomérations voisines. Visites des temples, de Kongobuji (金剛峯寺) à Danjo Garan (壇上伽藍), en passant par le musée Reihokan (霊宝館) et Daishi Kyokai (大師教会) pour assister à la cérémonie Jukai (受戒) et y recevoir un certificat. Séjour exceptionnel dans un Shukubo (宿坊) avec repas bouddhiste traditionnels végétariens (精進料理) et office bouddhiste (お勤め, otsutome) matinale. Tout ça avec de beaux momiji sur le chemin ! Koyasan en automne c’est encore plus joli et coloré !

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

④ Ascension du Mont Fuji (富士山登り) – août 2019
Troisième ascension, troisième année consécutive et sans doute la meilleure. Circuit Fujinomiya (富士宮ルート) et tour du cratère (お鉢巡り). Une ascension incroyable avec un splendide lever de soleil, le plus beau que j’ai pu voir après les deux précédents échecs ! Une aventure inoubliable !

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

Articles sur trois ascensions exceptionnelles :
🗻 Yoshida (吉田) 🗻 Shubashiri (須走) 🗻 Fujinomiya (富士宮) 🗻

⑤ Road Trip à Hokkaido (北海道ドライブ旅行) – juillet 2019
Sans doute LE voyage de 2019 ! À faire une fois dans sa vie ! On ne se sent jamais autant en liberté qu’en roulant sur les routes un peu au hasard. 11 jours sur les routes japonaises, effectuant des arrêts à Sapporo, Noboribetsu Onsen, Showa Shinzan, Shakotan, Otaru, Biei, Furano, Wakkanai, Bihoro, Shiretoko, Obihiro, Tomamu, Yubari… Conduire le long des cotes avec d’un côté la mer du Japon et les falaises de l’autre, passant dans de longs tunnels, créait un panorama de dingue.

Comme personne dans mon entourage n’a souhaité ou n’a pu me suivre, je suis partie seule en compagnie de mon ours en peluche (bah quoi ?!). Le beau temps n’était pas toujours au rendez-vous mais les températures (sans humidité) était vivables. Ce fut un de mes meilleurs étés au Japon !

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Parc Yodogawa Kasen (淀川河川公園)

Samedi ensoleillé, température qui monte jusqu’à 27 degrés. Comment profiter de ce beau temps et se sentir bien : suffit de se poser dans le vaste parc Yodogawa Kasen (淀川河川公園) qui s’étend sur plusieurs districts, dont Hirakata.

Situé dans l’étendue verdoyante et naturelle de la rivière Yodogawa, le parc Yodogawa Kasen est le premier parc fluvial national du Japon. En plus des terrains de baseball, de tennis, une piste de course et d’autres installations sportives, le parc propose des espaces naturels remplis d’herbes sauvages et de verdure abondante. Un environnement dans lequel on se sent apaisé et relaxé au cœur de la nature et exposé à l’air frais. Et même si le parc est très fréquenté le weekend, il est si vaste qu’on ne se retrouve pas les uns sur les autres.

Selon les districts, diverses attractions et activités sont proposées tout au long de l’année, comme du canoë ou des BBQ.

Triste de ne pas voyager pendant la Golden Week ? Ce n’est pas grave, il est toujours possible de la passer en venant se détendre dans ce grand espace vert !

Yodogawa Kasen Park (淀川河川公園)
Adresse : 7-6 Tojimacho, Moriguchi-shigai, Osaka (大阪府守口市外島町7-6)
Site internethttps://www.yodogawa-park.go.jp/en/

• Une journée à Uji (宇治日帰り旅)

Uji (宇治) est une petite ville située entre Kyoto (京都) et Nara (奈良), deux des centres historiques et culturels les plus célèbres du Japon. Sa proximité de ces deux anciennes capitales a entraîné le développement précoce d’Uji en tant que centre culturel à part entière. La puissance du clan Fujiwara pendant la période Heian (794 à 1192), des structures tels que le temple Byodoin et le sanctuaire Ujikami, le plus ancien sanctuaire existant au Japon, ont été construits à Uji.

Alors que le temple Kozanji à Kyoto est considéré comme le site d’origine de la culture du thé au Japon, le thé d’Uji est devenu plus connu pour sa qualité supérieure dans les années 1100. Aujourd’hui, Uji est considéré comme la ville du thé et du matcha et forts de leur bonne réputation, on peut également s’en procurer dans les villes voisines.

La visite de cette petite ville, rappelant en toute évidence Kyoto ou Nara est possible sur une journée (ou deux pour ceux qui veulent passer par tous les petits temples implantés) en venant de Kyoto par la ligne JR Nara Line ou d’Osaka par la ligne Keihan.

Voici le Kimitinéraire de la visite d’Uji sur une journée !

Arrivée de bon matin à la station d’Uji, on passe le pont de la ville (宇治橋) pour se rendre à Byodoin Omotesando (平等院表参道) où les commerces comment à ouvrir les uns après les autres, prêts à démarrer les affaires et à accueillir les visiteurs. Cette route historique qui respire l’odeur du thé mène droit à Byodoin (平等院 , temple historique classé au patrimoine mondial.

Tout le long du chemin s’alignent de mignonnes petites boutiques de thé d’Uji existantes depuis l’ère Muromachi (室町時代) et qui ont donc su faire leur réputation. Il y a l’embarras du choix pour du thé de qualité et d’autres produits au matcha. Cafés, restaurants de cuisine locale et magasins de confiseries japonaises sont aussi implantés en masse avec toujours le matcha et le thé vert comme produit phare ! A Uji, on peut manger des ramen au matcha, des gyoza au matcha, des takoyaki au matcha, des soba au matcha, des dango au matcha, des glaces au matcha, des pancakes au matcha… et bien plus encore !

Avant de déguster et recevoir une bonne dose de matcha, on a tout juste le temps de se diriger jusqu’au bout de la rue, face à Byodoin (平等院), construit en 1052 à la fin de l’ère Heian.

Passé la porte principale, un parcours d’environ 1h30 attend le visiteur, durant lesquelles il peut explorer chaque coin du temple : le hall du Phénix, Rakando, Jodoin… La visite du hall du Phénix, nécessite une réservation et coûte 300 ¥, les horaires étant prédéfinis et le nombre de visiteurs limité. Construit au centre de l’étang, sa splendide architecture se reflétant sur l’eau, il renferme un trésor national : une magnifique statue d’Amida Nyorai (阿弥陀如来), un bouddha très populaire incarnant la compassion et la longévité.

Enfin, le visiteur peut terminer sa course en recevant le Goshuin (御朱印) du temple et en dégustant du thé d’Uji dans le salon de thé Toka.

Moment relax ensuite avant ou après la pause déjeuner, selon le timing, avec pourquoi pas un smoothie au matcha ! Le magasin Izumien (泉園), situé dans Byodoin Omotesando en propose un bien rafraîchissant !

Comme c’est une belle journée ensoleillée, voire un peu chaude, marcher le long de la rivière Uji (宇治川) et se poser dans le parc Uji (宇治公園) permet de profiter d’un peu d’air frais et de tranquillité. Implanté telle une petite île au centre du cours d’eau et accessible depuis les ponts Tachibana (橘橋) et Kisen (喜撰橋), il n’est pas très vaste mais reste agréable. En continuant de longer la rivière, passer d’autres petits temples cachés et les aires de pique-nique où beaucoup s’installent et plantent leur tente pour un barbecue, jusqu’à faire face au barrage d’Amagase (天ヶ瀬ダム).

Parmi les temples cachés, arrêt obligatoire au temple Koushou-ji (興聖寺), et son atmosphère paisible.

Koushouji a été le premier monastère du bouddhisme Zen Soto fondé à Fukasuka, au sud de Kyoto, en 1233 par le maître Dogen (道元, fondateur de l’école Soto du bouddhisme Zen au Japon) après son retour de Chine. Depuis qu’il a quitté Kyoto, le monastère a été dévasté puis reconstruit à Uji en 1649. Désormais à Koushouji, en tant que premier monastère parmi plus de 14 000 temples Zen Soto, les moines prient chaque jour pour la paix dans le monde.

Passé l’allée Kotozaka (琴坂) et la porte Sanmon (山門), suivre simplement le parcours pour découvrir les trésors des différents bâtiments, les jardins et ainsi bénéficier d’un moment zen (évidemment) et reposant. On découvre entre autres :
– Shourou (鐘楼) : la cloche dont le son et la forme sont si beaux qu’elle est considérée comme l’un des meilleurs spots d’Uji
– Sodo (僧堂) : le hall des moines où ils pratiquent le Zazen (la manière de s’asseoir selon le bouddhisme Zen, et prennent leur repas
– Hatto (法堂) : le hall Dharma, hall principal du temple où se trouve le bouddha Shakyamuni (釈迦) et Mokugyo (木魚, gong de bois en forme de poisson) ; l’esprit tranquille, faites un vœu en le touchant

De là, il est possible de rejoindre l’autre attraction de la ville inscrite au patrimoine mondial, le sanctuaire Ujikami (宇治上神社) et Uji (宇治神社) et d’emprunter le circuit de randonnée Tokai (東海自然歩道) jusqu’au mont Daikichi (大吉山). Petit parcours de 1,2 km au milieu des arbres et des feuilles d’érable accessible à tous. La journée se termine au sommet, à l’observatoire offrant un joli panorama sur la ville, de jour comme de nuit.

Byodoin Omotesando (平等院表参道)
Adresse : Uji-shi, Kyoto(京都府宇治市)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttps://b-omotesando.com/

Temple Byodoin (平等院)
Adresse : 116 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華116)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Tarifs : 600 ¥ (adulte), 400 ¥ (enfant)
Site internethttps://www.byodoin.or.jp/ 

Parc Uji (宇治公園)
Adresse : Uji, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

Sanctuaire Uji (宇治神社)
Adresse : 1 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttp://uji-jinja.com/

Sanctuaire Ujikami (宇治上神社)
Adresse : 59 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田59)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

Temple Koushou-ji (興聖寺)
Adresse : 27-1 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田27-1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Tarif : 500 ¥
Site internet : http://www.uji-koushouji.jp/eng/index.html

Mont Daikichi (大吉山)
Adresse : 65-5 Uji Higashiuchi, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治東内65-5)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

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• Excursion à Koyasan (高野山日帰り旅)

Koyasan Climbing Adventure ; deuxième ! Koyasan (高野山), massif montagneux situé dans la préfecture de Wakayama et lieu de culte fondé par Kôbô Daishi (弘法大師), grand moine bouddhiste, on y accède par différentes routes du pèlerinage. Après Chôichi-michi (町石道), on emprunte le chemin que prenaient les femmes autrefois pour se rendre jusqu’au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et Okuno-in (奥の院). Jusqu’à la 5ème année de l’ère Meiji (明治5年 soit en 1872), les femmes n’étaient pas autorisées à se rendre à Koyasan. Pour pouvoir se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟), lieu sacré au centre des croyances de ce grand moine, elles empruntaient donc le chemin Nyonin-michi (女人道, littéralement « route des femmes »).

Le circuit commence au temple Nyonindo (女人堂), accessible en bus depuis la station Koyasan, passe par la porte Daimon (大門) pour terminer à Okuno-in (奥の院). Environ 7 km pour 3h30 de marche.
De la station Koyasan à l’arrêt de bus de Nyonindo, la route n’est autorisée que pour les bus, il est donc primordial de se rendre au point de départ en bus avec les bus Nankai Rinkan (南海りんかんバス). Les horaires (時刻表) sont disponibles sur le site de la compagnie. Prendre le bus à la voie 2 en direction de Okuno-in.

Départ à 9:50 au point 1 au cœur de la forêt montagneuse. Ça monte et ça descend, on enjambe les troncs et racines des arbres, on croise d’autres alpinistes, certains d’une grande gentillesse engageant la conversation. Il fait beau, le chant des oiseaux résonne et relaxe pendant cette randonnée dans une nature paisible.

Sur le chemin, on découvre des temples cachés avec des torii, comme Bentendake (弁天嶽). Il y a également une petite aire de repos avec tables et de splendides points de vue. Passé quelques torii, on rejoint Daimon (大門), point d’arrivée du circuit Chôichi (町石道) et la porte d’entrée du cœur de Koyasan ; 2 km de fait en une heure environ. On sort finalement de la verdure et des hauts arbres 3h10 après le point de départ, face à l’entrée d’Okuno-in (奥の院).

On traverse le cimetière, on passe le pont Gobyobashi (御廟橋), menant au mausolée. En traversant ce dernier, c’est l’entrée sur une zone sacrée. Qui dit zone sacrée dit cependant photos, smartphone, nourriture et boissons interdits. On se contente de marcher paisiblement tout en se vidant l’esprit. Pour les croyants, Kôbô Daishi est toujours parmi nous, priant éternellement pour la paix et la prospérité. L’endroit est d’un charme impressionnant et les lanternes de Torodo (燈籠堂) sont resplendissantes.

De là, pour continuer à parcourir les terres sacrées et découvrir de nombreux temples cachés, il est possible de bifurquer sur le circuit circulaire Koya Sanzan (高野三山) qui effectue le tour de la zone sacrée d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山) sur une longueur de 10 km.

On redescend vers le pont Ichinohashi (一の橋) en passant par le puits Sugatami no ido, Asekaki Jizo (汗かき地蔵) et l’allée Sando pour regagner le centre de la ville, puisque maintenant, plus de soucis ; en tant que femme, on peut s’y aventurer ! Un dernier petit tour avant de se dire « Otsukare sama desu » (お疲れ様です, bon travail) !

📔 Les routes du pèlerinage de Koyasan 📔
📔 Guide des visites de Koyasan 📔

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※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Akriti (アケティ)

Chez Kimi no BLUE TRAVEL, on raffole de Lumbini, devenu LE restau indien par excellence, situé à 10 minutes à pied de la maison. Kimi, cliente fidèle certifiée, cependant, après avoir fait le tour des menus et étant un peu en manque du curry aux épinards (qu’on ne peut pas choisir dans les menus déjeuner de Lumbini à moins de prendre le gros menu spécial à 1300 ¥, limite trop consistant pour les petits estomacs), pourquoi ne pas finalement tester un autre resto repéré par hasard lors d’une virée à scooter.

C’est parti, on vous emmène chez Akriti (アケティ), situé un peu plus loin, à la sortie de la station Gotenyama (御殿山), et proposant de la cuisine indienne et népalaise.

Restaurant petit mais accueillant, on peut s’installer à table ou au comptoir. Staff 100% indien mais avec un bon niveau de communication en japonais. Sous fond de musique indienne, divers menus sont servis pour le déjeuner. Dans ces menus variant de 700 à 1600 ¥ environ :
• Quatre types de curry au choix : poulet (チキン), keema (キーマ), épinards (ほうれん草) ou curry du jour (日替わり)
• Cinq niveaux de piment (辛さ) : doux (甘口), normal (普通), moyennement épicé (中辛), épicé (辛口), très épicé (激辛)
• Trois types de nan au choix : classique (プレーンナン), miel (ハニーナン), frit (あげナン)
• Pour un cheese nan, il faut choisir le menu cheese nan (チーズナンセット)
• Selon le menu choisi, le client peut s’offrir un ou deux curry accompagné(s) d’une boisson, de salade, de soupe et d’un morceau de poulet tandoori (タンドリーチキン, poulet cuit sur un four de pierre en feu).

On opte pour le menu cheese nan (チーズナンセット) à 1050 ¥ : deux curry au choix, cheese nan, tebamoto (手羽元, ailes de poulet, moins gras qu’un tebasaki, 手羽先), salade, soupe et boisson ! La boisson, la salade et la soupe sont servies en premier pour prendre le temps de déguster ce menu consistant bien chaud.

Un mango lassi rafraîchissant, du curry au poulet et aux épinards bien pimentés. On attend un peu mais on savoure cette attente avec le curry bien chaud et le cheese nan au fromage bien fondant fraîchement cuit si bien qu’il brûle presque les mains. Les bols de curry sont un tout petit peu plus petits que chez Lumbini, soit à peu près les mêmes qu’un restaurant de curry situé  en plein Tokyo. Mais au vu du prix incluant un cheese nan sans avoir à rajouter un supplément de 300 ¥ et des accompagnements on ne va pas chipoter.

On a la peau du ventre bien tendu après ça mais si il reste de la place dans notre estomac, il y a toujours les trois types de nan à volonté ! Il est d’ailleurs possible de demander le type de cuisson et la taille adaptée à la gourmandise de chacun.

En quittant les lieux, penser à prendre un petit prospectus du restaurant qui offre des petits bons de réduction sur la prochaine visite.

Akriti (アケティ)
Adresse : 1-18-17 Nagisanishi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市渚西1丁目18-17)
Accès : Gotenyama Station (Keihan Line)

• Tanakaku Shoten (田中九商店)

Non, ne criez pas au scandale et ne nous jugez pas ! Sur Kimi no BLUE TRAVEL, on est passé par tous les types de ramen, y compris les plus inconcevables : chocolat, lait… Mais il manquait… le matcha !

Alors direction Uji (宇治), dans la préfecture de Kyoto (京都府), là où le matcha se consomme de différentes manières, y compris avec des ramen ! Allez, au moins « une fois dans sa vie ». Ce moment restera sans doute unique alors profitons-en comme on entend souvent dans la cérémonie de thé avec le dicton 一期一会 (un temps pour une rencontre) ! Et ce serait triste de louper cette occasion surtout si elle ne se représente pas !

Alors si on raffole déjà des glaces ou des soba au matcha, en est-il de même pour les ramen ? D’ailleurs, est-ce que c’est le bouillon qui porte la saveur du matcha, ou les nouilles ?

Pour connaitre les réponses, on rend visite à Tanakaku Shoten (田中九商店) situé parmi les commerces et boutiques de thé, dans Byodoin Omotesando (平等院表参道). Au menu, des nouilles au matcha plongées dans les différents bouillons classiques (salé 塩, sauce soja 醤油, fruits de mer 黄金..) et auxquelles se rajoutent d’autres garnitures (chashu チャーシュー, œuf dur 煮卵, oignons verts ネギ…). Le bol classique est à 890 ¥, pour les autres il faudra passer la barre des 1000 ¥. Plus cher que les restaurants de ramen classiques mais ça reste des prix qui ne freinent pas les touristes !

En dégustant le bol de Kogane Sutamina Shio Ramen (黄金スタミナ塩ラーメン, ramen avec un bouillon salé épicé aux fruits de mer), on réalise que les nouilles ne sont pas aussi vertes que le matcha, mais plutôt un mélange entre brun et vert. De même pour le goût qui n’est pas aussi prononcé, malgré l’ajout de poudre de matcha pour 100 ¥. Le bouillon reste bien dosé et épicé. Les œufs durs sont parfaitement cuits et délicieux. Pour ceux qui ne raffolent pas du matcha, cela reste facile à manger. La taille du bol est pour le moins raisonnable mais pourrait laisser certains clients sur leur faim.

L’autre produit recommandé par le restaurant qui se vante d’être le seul du coin à le proposer, ce sont les gyoza au matcha, ainsi que les takoyaki ! Si le ramen reste bon, les gyoza ne font pas vraiment l’unanimité. Gout du matcha encore moins prononcé bien qu’ils soient bien verts, eux. Un peu secs et fades, on en mange des meilleurs ailleurs. Le sel mélangé à de la poudre de matcha vient renforcer un peu le gout mais au final, pas de quoi se vanter d’en servir.

Donc, verdict ? A tester une fois oui, mais peut-être pas deux. Le matcha est à l’affiche sur tous les menus et plats servis mais reste finalement discret dans l’assiette. Pour des prix plus élevés que les restau habituels, on peut être déçu.

Ramen Tanakaku Shoten Byodoin (ラーメン 田中九商店 平等院店)
Adresse : 9-1 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華9-1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

• Iwai (憩和井)

C’est l’heure du goûter et vous avez envie d’une petite douceur ? En étant à Uji (宇治), ville du thé vert et du matcha, les cafés proposant des boissons et desserts accompagné de ces derniers ne manquent pas. On craque pour les pancakes au matcha de chez Iwai (憩和井), petit café simple mais convivial.

Uji est réputé pour son matcha de haute qualité. Son gout fort amer n’a rien à voir avec celui des autres chaines populaires du coin où le matcha aurait tendance à être un peu sucré. On ressent bien ce gout authentique du matcha d’Uji dans les glaces et parfaits de chez Iwai entre autres.

A l’arrivée des pancakes à votre table, l’odeur du matcha annonce la saveur du dessert en plus d’être bien présenté. Alors non, les pancakes ne sont pas au matcha, ils ne sont pas verts non plus, mais saupoudré de poudre de matcha et de sucre glace. Pour bien compléter ce gros dessert à 1000 ¥, s’ajoutent une boule de glace au matcha et du sirop au matcha. De la pâte de haricots rouges accompagne également le duo de pancakes pour la petite touche sucrée. Car effectivement, le gout amer du matcha est très prononcé, aussi bien dans la poudre que dans la boule de glace !

A chaque bouchée, on ressent à peine le gout sucré des pancakes, le matcha domine aussitôt. Ce qui est un bon point en soi mais au risque d’être écœurant pour ceux qui ne raffolent pas du matcha.

Pour savourer le vrai gout du matcha et s’assurer de sa bonne qualité faisant la réputation d’Uji, chez Iwai c’est certifié !

Iwai Byodoin (憩和井平等院店)
Adresse : 5-6 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華5-6)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttps://cafeiwai.exblog.jp/

• Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう)

A Koyasan (高野山), près de la zone sacrée d’Okuno-in (奥の院), quelques boutiques de souvenirs, cafés et restaurants sont implantés, permettant de goûter à la cuisine végétarienne bouddhiste ou d’autres plats typiques de la cuisine japonaise.

On profite d’être dans le coin pour prendre table à Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう), situé à l’étage de boutiques de confiseries japonaises, offrant une vue sympathique sur l’entrée d’Okuno-in.

Étant à Koyasan, le choix du déjeuner se porte rapidement sur le plateau repas végétarien bouddhiste Koyasan (精進定食高野山御膳) à 2500 ¥, vivement recommandé et contenant huit petits plats dont du tofu au sésame (ゴマ豆腐, goma tofu), des tempura de légumes (野菜天ぷら, yasai tempura), de la peau de tofu (湯葉, yuba), de la soupe miso (味噌汁)…

Les plateaux sont bien présentés et colorés.  Le tofu au sésame (ゴマ豆腐) accompagné de wasabi est excellent, le riz bien cuit, les différents tempura (champignon 椎茸, aubergine なす, potiron かぼちゃ, patate douce さつまいも, renkon れんこん) bien croustillants. Pour 2500 ¥, on mange sainement comme un Roi !

D’autres menus de cuisine japonaise comme oyakodon (親子丼, poulet et œufs sur un bol de riz), tamagodon (玉子丼, omelette sur un bol de riz), tanindon (他人丼, viande et omelette sur un bol de riz), des udon ou des soba pour des prix allant de 650¥ à 1150¥. A la carte, il y a entre autres des sushis de maquereau servis enveloppés dans des feuilles de bambou.

Un staff aimable, parlant anglais et toujours prêt à vous renseigner sur les plats, un espace clean et simple, de la cuisine légère et de qualité, c’est un très bon endroit pour un délicieux repas avant ou après un passage à Okuno-in.

Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう)
Adresse : 49-3 Koyasa, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山49−3)
Accès : Okuno-in mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://hachiyo.business.site/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Kimi no BLUE TRAVEL sur Youtube 🎥 !

Ces semaines passées pendant l’Etat d’Urgence ont été bien bénéfiques pour le blog. Avec des horaires de travail plus convenables (l’école étant fermée), la Golden Week sans voyages, la plupart des weekends passés à la maison, j’ai pu consacrer pas mal de temps libre au blog. Après avoir lancé la section cuisine (料理), j’ai fini par me mettre à… Youtube !

Vous l’aviez sans doute déjà remarqué avec mes derniers articles Cours de Japonais et Cuisine où j’ai réalisé mes premières vidéos. C’est simple, je voulais compléter mes leçons de japonais en ajoutant l’écoute, parler japonais et faire écouter du japonais aux visiteurs du blog.

Le blog a donc désormais sa chaîne Youtube : Kimi no Terebi (キミのテレビ, la TV de Kimi) ! Alors, ne vous attendez pas à des vidéos de ouf ! Je ne suis pas Youtubeuse et je ne suis pas douée en montage de vidéo ! Ce sera des vidéos toutes simples avec des sous-titres, des petits effets pour un peu de dynamise… Car aussi le montage vidéo, ça prend énormément de temps ! Et quand je reprendrai ma routine avec mes cours, que j’aurai de nouveau l’occasion de voyager, je ne pourrai plus en faire autant.

En tout cas, n’hésitez pas à vous abonner et à regarder mes vidéos qui seront pour la plupart des mini-leçons de japonais et des essais de recettes et de restaurants.


♫ Un article = Une chanson ► Rudimental – These Days

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▶ Future Looks Good : Kimi no Nikki (mars 2020)

Le retour des beaux jours, en partie. Les températures remontent progressivement, mais il y a encore quelques journées très fraîches. En tout cas, ça devient vraiment agréable de sortir et se balader à pied ou à vélo, profitant des rayons du soleil.

En mars, l’année scolaire (et fiscale 😂) se termine. On clôture les objectifs de l’année, on fait de petites fêtes, il y a la cérémonie de remise des diplômes (卒業式) et les fêtes d’adieu ou de bienvenue aux professeurs et employés (送別会, ウェルカムパーティー).

Et avant de reprendre du service, on se relaxe un peu pendant quelques jours de repos bien mérités. Bref, en mars, on bouge et on profite de chaque instant !

※ Les événements du mois

• Cérémonie de fin d’année (卒園式)

Après tous les événements, festivals et sorties scolaires, le dernier rassemblement qui clôture une riche année scolaire de plus : la cérémonie de fin d’année (卒園式, sotsuen shiki). Pour ça aussi, les Japonais ne font pas les choses à moitié !

Vêtu(e) de notre plus beau costume ou tailleur noir, ou encore d’un hakama (袴, vêtement de cérémonie du type mariage, remise de diplôme, etc… assortis aux kimonos), les professeurs et enfants se tiennent prêt pour la cérémonie planifiée un dimanche matin.

Les parents prennent place dans la salle. Tout est préparé pour l’événement, la scène est décorée de fleurs, de jeux et divers objets en rapport avec la scolarité. Sous un doux son de piano, les professeurs suivis des enfants entrent en salle pour prendre place à leur siège désigné. Tout est orchestré de manière presque militaire ! Gestes délicats, rythmés et synchronisés, inclinaison dès que l’on se lève et se présente au public ou quand on doit passer quelque chose à une autre personne.

Le directeur (園長, enchô) monte ensuite sur scène pour remettre le certificat, une magnifique calligraphie. Les enfants sont appelés par leur nom complet pour recevoir le leur. Ici aussi, les gestes sont précisément étudiés : on s’avance, lorsque le directeur félicite l’élève (おめでとう, omedetou en japonais), ce dernier le prend avec les deux mains, bras tendus et tout en s’inclinant répond « merci beaucoup » (ありがとうございます, arigatou gozaimasu). Il recule de deux pas, met le certificat sous le bras droit et se retire sous les applaudissements du public. Les professeurs en charge de ces petits diplômés reçoivent également une récompense pour leur travail.

D’autres discours suivent, livrés avec nostalgie et émotions dans un silence religieux, si bien qu’on se croirait presque à un enterrement. Quelques larmes coulent sur les visages des professeurs émus et de quelques parents. Enfin, le personnel de l’école se rassemble devant la scène pour recevoir un bouquet de fleurs remis par les élèves.

La cérémonie termine en chansons ; l’hymne de l’école et de la cérémonie de fin d’année, interprétées par les enfants face à leurs parents avant de quitter la salle sous le même son de piano qu’à l’entrée. Ils regagnent leur salle de classe pour les derniers instants avec leur professeur et pour se remémorer l’année passée. Il est midi, il est temps de quitter l’école en saluant une dernière fois tous les professeurs.

Une matinée riche en émotions et aussi en larmes. Pour les professeurs ce sont des au revoir bouleversants car leurs élèves, qui ont terminé leur année en tant que Nen-cho (年長, section des plus âgés, la grande section comme on appelle en France), quittent l’école maternelle pour rejoindre l’école primaire dès la rentrée d’avril. Les petits deviennent grands, c’est une étape de franchie et on leur souhaite le meilleur et surtout un avenir radieux ! Encore une fois, おめでとう !

• Pots de départ & fêtes de bienvenue (送別会 & ウェルカムパーティー)

En cette période de transition en même temps que l’année scolaire, dans les entreprises japonaises, les employés partent en retraite, changent de société et les jeunes diplômés intègrent leur première entreprise. À ces occasions, on célèbre des fêtes de bienvenue (ウェルカムパーティー) et des pots de départ (送別会).

Les Japonais, si ce n’est pas dans le cadre professionnel, discutent très peu au travail. Ces soirées sont donc l’occasion de se connaitre un peu plus et de partager des centres d’intérêts communs. On se relaxe, on rigole, on réalise que derrière l’apparence froide et fermée de certains de ses collègues se cache une personnalité cool et gentille. Un étranger, malgré la barrière de la langue, réalise qu’il est entouré de bonnes personnes !

Pour marquer ces soirées, les Japonais se rassemblent donc un soir en semaine et choisissent un Izakaya (居酒屋), lieu de rassemblent idéal pour ces fêtes puisque la plupart des Izakaya proposent des formules spéciales et proposent de longues tables basses séparées dans des petites salles pour offrir à chaque groupe tranquillité et convivialité et éviter d’être dérangé par d’autres clients trop bruyants.

C’est à Ginraku (吟楽) que l’on réserve une table avec 3 heures de boisson à volonté (飲み放題3時間制) et une formule repas déjà décidé, les plats étant servis à plusieurs intervalles. Au menu : edamame (枝豆), sashimis (刺身), tebasaki (手羽先), patates frites (ポテトコロッケ), frites (フライドポテト), poulet (ローストチキン), riz cantonais (チャーハン) et chou à la crème (シュークリーム) accompagnés de bière, umeshu (梅酒), cocktails, et nombreuses autres boissons alcoolisées ou non-alcoolisées. Il y a beaucoup de choix mais la qualité est moindre (c’est souvent le cas des boissons à volonté). Mais en plus, quand on a faim et soif, on trouve le service pas assez rapide et la quantité insuffisante en nourriture. Il est possible de redemander des edamame et des frites à volonté mais cela suffit peu si bien qu’on rajoute à la carte tempura (天ぷら), karaage (唐揚げ) et du camembert frit (カマンベルチーズフライ)…

Endroit sympa, atmosphère tranquille, serveurs gentils mais peut mieux manger et boire ailleurs ! La soirée demeure cependant réussie et se termine par une distribution de cadeaux et un petit discours !

Ginraku (吟楽)
Adresse : Hirakata Take Two Building 3F, 1-2-3 Shinmachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市新町1-2-3 枚方テイク・ツービル3F)
Accès : Hirakata-shi Station (Keihan Line) sortie nord
Site internet : https://andmowa49.owst.jp

• Hanami (花見🌸)

Aux alentours du 20~22 mars, les fleurs de cerisiers ont commencé à fleurir dans les régions de l’île principale du Japon. Plus tôt encore que les années précédentes et malgré la propagation du Coronavirus, les Japonais ne manqueraient ce spectacle pour rien au monde !

Habitant d’Hirakata (枚方市), dans la préfecture d’Osaka (Kansai), Kimi no BLUE TRAVEL vous emmène cette année au parc Yamadaike (山田池公園) pour admirer les fleurs de cerisiers !

Elles fleurissent de fin mars à début avril. À la date du 24 mars, différents types de fleurs de cerisiers ont enfin fleuri pour montrer leur beauté et leurs couleurs dans différentes zones du vaste parc :
🌸 yoko sakura (陽光桜, cerisier de la lumière du soleil) de couleur rose bonbon dans la place de la liberté (自由広場)
🌸 kanhi zakura (カンヒザクラ, cerisier de Formose) de couleur rose foncé que l’on peut observer à l’entrée Fujisaka (藤阪入口), dans la place de la liberté (自由広場) et la place Kawahara (川原広場) où on peut fêter le Hanami comme il se doit autour des fleurs, d’un pique-nique ou encore un barbecue
🌸 shidare zakura (シダレザクラ, cerisier pleureur) de différentes couleurs roses et aux pétales fines près du bureau du parc (管理事務所) ou de l’espace hanakien (花木園)
🌸 yamazakura (ヤマザクラ) d’un blanc éblouissant dans le village fruitier (実りの里) ou la vallée momiji (もみじ谷)
🌸 kohigan zakura (コヒガンザクラ) dans la place Kawahara (川原広場)

On peut voir aussi des fleurs de pêcher (桃の花) et d’autres fleurs printanières teintant le parc de multiples couleurs.

Les visiteurs ravis viennent se balader sous un soleil radieux mais avec du vent froid, les enfants s’amusent aux airs de jeux, les familles ou groupes d’amis s’installent sous quelques arbres avec un pique-nique pour fêter dignement le Hanami (花見 ).

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Il n’y a pas de meilleure façon d’accueillir le printemps et de bien démarrer ce changement de saison en forme et avec le sourire !

Yamadaike Park (山田池公園)
Adresse : 1-1 Yamadaike Kouen, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市山田池公園1−1)
Accès : Fujisaka Station (JR Line) sortie nord
Site internet : http://yamadaike.osaka-park.or.jp

※ Les sorties et excursions du mois

• Iwashimizu Hachiman-gu (石清水八幡宮)

Un dimanche tranquille du côté de Yawata (八幡市), ville voisine d’Hirakata (枚方市) mais située dans la préfecture de Kyoto (京都府).

Promenade sous un soleil agréable dans les quartiers résidentiels calmes et les rues peu fréquentées (à part quelques habitants du coin et quelques voitures qui passent) jusqu’à la station Iwashimizu-Hachimangu où se trouve le sanctuaire Iwashimizu Hachimangu (石清水八幡宮), trésor historique national.

À l’arrivée du côté de la station, deux options pour rejoindre le sanctuaire principal perché au sommet du mont Otokoyama (男山山上) :

  • un petit peu de marche et de montée d’escaliers depuis la première torii (石清水八幡宮一ノ鳥居) marquant l’entrée de la zone sacrée, environ 30 minutes
  • prendre le téléphérique Otokoyama Cable (男山ケーブル), 3 minutes de trajet suivi de 5 minutes de marche

En choisissant la marche à pied, deux voies d’accès sont possibles pour atteindre l’entrée du bâtiment principal (本殿) du sanctuaire : urasando (裏参道), le plus court, et omotesando (表参道), le plus long. La montée des marches peut s’avérer être un calvaire pour les moins sportifs mais quand on aime la nature, la marche au milieu des arbres et des bambous vaut le coup. Sur le chemin, on découvre en plus les petits sanctuaires secondaires comme Iwashimizusha (石清水社). Arrivé face à la troisième torii (石清水八幡宮三ノ鳥居), une longue allée de lanternes en pierre, appelées dai-toro (台灯籠) marque la dernière étape avant de pouvoir enfin approcher le cœur du sanctuaire.

Désigné comme l’un des trésors nationaux du Japon, Iwashimizu Hachimangu est d’un rouge resplendissant et imposant. Pas mal de visiteurs se rendent sur ce lieu sacré, commençant par la purification (手水, temizu) à la fontaine dédiée, appelée temizuya (手水舎), suivi d’une petite offrande au saisenbako (賽銭箱, tirelire en bois) devant la salle de culte Haiden (拝殿) et d’une prière en suivant les directives propres aux sanctuaires shintoïstes. Ceux qui en font la collection se dirigent ensuite vers l’office pour recevoir le Goshuin (御朱印) et terminer par le tour du hall principal où se trouvent d’autres petits sanctuaires.

Pour se reposer après la marche et reprendre des forces, il y a le restaurant Sekisuitei (石翠亭) qui sert du karaage (唐揚げ), des soba, des glaces et des boissons. Enfin, il y a l’observatoire d’Otokoyama (男山展望台) où la vue sur la ville ne se refuse pas, peu importe la saison !

Iwashimizu Hachimangu (石清水八幡宮)
Adresse : 30 Yawata-takabo, Yawata, Kyoto (京都府八幡市八幡高坊30)
Accès : Iwashimizu-Hachimangu Station (Keihan Line)
Site internet : http://www.iwashimizu.or.jp/

• Une journée à Nara (奈良日帰り旅)

Pendant un séjour dans le Kansai (関西) ou habitant du Kansai (関西の市民), une journée pour découvrir Nara (奈良) est suffisante. Sauf quand on aime, on ne compte pas et donc y aller deux fois, trois fois… Oui pourquoi pas ?

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Nara !

Arrivée à la gare de Nara, on s’aventure dans la rue Sanjodori (三条通り) et la rue commerçante Higashimuki (東向商店街), où les boutiques et restaurants commencent à ouvrir les uns après les autres, en direction de Nakatanidou (中谷堂) pour l’ouverture du magasin à 10h00 pétantes ! Rien de mieux que de commencer la journée avec un bon kusamochi (草餅), appelé aussi yomogi mochi ! Mais surtout, si beaucoup de visiteurs se rassemblent devant la vitrine de cette petite boutique, c’est pour y voir un mini-show qui vaut le coup d’œil : le mochitsuki, la fabrication de mochi (餅つき) la plus rapide qui soit (même pas 5 minutes !), réalisée par les gérants du magasin, soit le père et le fils.

Les heures de mochitsuki sont irrégulières. Si vous souhaitez à tout prix voir la fabrication de mochi en direct, demandez lors de votre passage au magasin « 次の餅つきは何時ごろ? » (Tsugi no mochitsuki wa nanji goro? = A quelle heure environ est le prochain mochitsuki ?). Il faut parfois attendre une heure après l’ouverture mais cela en vaut la peine ! Ce jour, la première session commence à 11 heures et se répète par la suite à intervalles de 10~15 min environ, tant qu’il y a besoin de remplir les stocks.

Cela commence par une pâte verte de riz gluant battue dans un mortier en bois. Le duo père-fils est ensuite parfaitement coordonné dans les gestes et mettent une incroyable énergie en frappant ! Avec autant de force et de rapidité dans sa conception, le mochi ne peut être qu’un délice ! Et ça l’est ! Extra doux et gluant, il se consomme en trois bouchées.

Aussitôt terminé, les mochi, saupoudrés de kinako et contenant de la pâte de haricots rouges, sortent en plusieurs portions pour être servis aux clients impatients de les goûter fraîchement préparés. Ils sont vendus par milliers chaque jour ! Un mochi à l’unité coûte 150 ¥, le paquet de quatre 600 ¥ et le paquet de six 900 ¥. Une expérience passionnante et une excellente dégustation !

On part un peu plus au sud, où se trouve le premier temple authentique du Japon, Gangoji (元興寺). L’architecture du bâtiment principal, Gokuraku-do (極楽堂), n’a rien d’exceptionnel mais le hall Horin-kan (法輪館) propose des expositions intéressantes et renferme d’incroyables trésors dont une pagode miniature et des statues et sculptures de bouddha et autres divinités. En cette saison, il y a quelques spots de fleurs de cerisier autour de la salle Zen (禅室), bâtiment situé derrière Gokuraku-do dont le Yogo Sakura.

En remontant vers la rue Sanjodori (三条通り), on tombe sur le temple dominant la partie ouest du parc Nara, classé au patrimoine mondial, Kofukuji (興福寺) avec ses très belles pagodes, son hall d’or et ses nombreux autres trésors nationaux.

Puis on rejoint le cœur du parc Nara (奈良公園) pour poursuivre l’après-midi parmi la nature et surtout les cerfs Shika, très nombreux dans le coin. Promenade dans un environnement composé de temples, de pagodes, d’arbres abondants et de pelouses verdoyantes. Passage par les étangs Ara-ike (荒池) et Sagi-ike (荒池), le pavillon Ukimido (浮見堂) et direction l’est, au cœur de la foret où se situe le grand sanctuaire Kasuga Taisha (春日大社), accessible par ses longues allées bordées de milliers de lanternes en pierre dai-toro (台灯籠), attire les visiteurs. Mais en se promenant dans les chemins voisins et en s’éloignant de l’affluence de touristes on découvre d’autres petits sanctuaires comme Wakamiya Jinja (若宮神社) ou Kii Jinja (紀伊神社).

En fin d’après-midi, c’est le moment de retourner vers Todaiji (東大寺) et son Daibutsu-den (大仏殿, salle du Grand Bouddha), plus grande construction en bois au monde qui abrite une statue colossale en bronze du Grand Bouddha (大仏, Daibutsu). Imposant et gigantesque… On l’admire avec fascination. Voilà qui termine bien la journée d’excursion… ou presque ! On aurait préféré cette journée avec un beau soleil printanier et non de la pluie !

Nakatanidou (中谷堂)
Adresse : 29 Hashimoto-cho, Nara (奈良県奈良市橋本町29)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.nakatanidou.jp/english/

Temple Gangoji (元興寺)
Adresse : 11 Chuincho, Nara (奈良県奈良市中院町11番地 )
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttps://gangoji-tera.or.jp/

Temple Kofukuji (興福寺)
Adresse : 48 Noboriojicho, Nara-shi, Nara (奈良県奈良市登大路町48)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.kohfukuji.com/

Parc de Nara (奈良公園)
Adresse : 30 Noborioji-cho, Nara (奈良県 奈良市登大路町30)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://nara-park.com/

Sanctuaire Kasuga Taisha (春日大社)
Adresse : 160 Kasuganocho, Nara (奈良県奈良市春日野町160)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.kasugataisha.or.jp/

Temple Todaiji (東大寺)
Adresse : 406-1 Zoshicho, Nara (奈良県奈良市雑司町406-1)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.todaiji.or.jp

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※ Les restau et cafés du mois

• Zen (膳)

De passage à Nara avec l’envie de goûter la spécialité de la préfecture ? Alors direction un endroit zen et détendu pour s’offrir le fameux Azuka nabe (飛鳥鍋), un nabe (鍋, fondue japonaise) contenant du poulet et des légumes mijotés avec du lait.

Il ne s’agit pas de la même chaîne Zen comme celle testée à Tokyo et qui proposait un succulent bol de soba épicé mais un Izakaya à l’ambiance relaxante. On peut y manger différents types de nabe (鍋) ainsi que d’autres plats typiques à la carte ou en formule « course » (コース) comme on retrouve souvent dans les Izakaya pour moins de 3000 ¥ par personne. Il y a aussi des plats coréens comme le cheese takkarubi (チーズタッカルビ) et enfin des ramen, dont le ramen de Yamato et Zen Ramen utilisant de l’huile de mer noire (黒マー油). Assez calme en journée, seule la musique (les tubes du moment et les génériques de drama populaires en cours de diffusion) anime les lieux, ce qui permet de se relaxer et de profiter tranquillement de son déjeuner.

Par contre, qui dit Izakaya, dit possibilité de fumer et la ventilation peu efficace fait que même le voisin à l’autre bout de la salle vous répand sa fumée de cigarette, désagréable quand on apprécie pas spécialement l’odeur.

Si le nabe est considéré comme un plat familial et se consomme donc à plusieurs personnes, il y a également un menu pour une personne contenant une portion réduite avec en accompagnement karaage (唐揚げ), bol de riz (ご飯) et kimchi (キムチ). Le nabe est servi bien chaud, le top en période hivernale. La soupe est onctueuse, avec une quantité raisonnable de poulet et de légumes. Pour moins de 1000 ¥ le déjeuner, on est content !

Zen (膳)
Adresse : Narara 2F, 21-1 Konishicho, Nara (奈良県奈良市小西町21-1 ならら2F)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttps://zennarara.gorp.jp/

※ Dans ma vie Nippone

• Fin de l’année scolaire et nouveau départ

Au Japon, l’année scolaire se termine en mars et débute en avril. Ce mois était donc celui des derniers cours avec les enfants de la promo 2019~2020. J’ai fait plus de la moitié de l’année et je ne réalise pas que je suis allée jusqu’au bout et qu’elle se termine déjà !

J’ai beaucoup appris des enfants, j’ai expérimenté de nouvelles façons d’enseigner et j’ai pu développer de nouvelles idées pour la rentrée prochaine en espérant que ça me permette d’offrir aux enfants des cours d’anglais encore plus amusants et enrichissants. Bon par contre, je ne suis pas encore prête à avoir et élever des enfants XD. Beaucoup sont adorables mais il y en a aussi des plus turbulents et difficiles à contrôler !

A la rentrée prochaine, un nouveau départ s’offre à moi dans ce travail. Je reprends les rennes d’une des branches, toujours en tant que professeure d’anglais mais avec le management et la gestion de l’école en plus. Fini l’assistante qui vagabonde entre trois branches ! Maintenant je serai responsable de l’une d’elles. Un boulot destiné à une personne de nationalité japonaise, on me l’a accordé à moi ! C’était une opportunité à saisir et un challenge que je n’ai pas peur de relever même si la paperasse en japonais et l’organisation est assez difficile à comprendre. En avril, cette nouvelle aventure professionnelle commence !

En attendant, on profite des vacances et qui dit « vacances » dit « voyage » ! J’ai terminé mars en beauté en prenant 4 jours pour faire Shimanami Kaido à vélo ! 6 belles îles parcourues, 6 ponts impressionnants traversés, 179km en 18h20, 4 montagnes escaladées, 7 temples et 2 châteaux visités, de beaux cerisiers en fleurs le long des routes, des paysages extraordinaires, des heures à les admirer en respirant l’air frais. C’était plus difficile que je ne le pensais mais j’ai au final apprécié le séjour ! Ce fut une expérience incroyable et un voyage inoubliable de plus ! Le guide complet de ce voyage arrivera dans un prochain article !


♫ Un article = Une chanson ► OneRepublic – Future Looks Good

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► Beautiful Days : Kimi no Nikki (novembre 2019)

Le temps passe vite quand on s’amuse ! Novembre est passé bien vite avec ses événements remplis de bonheur et de découvertes ! Novembre était aussi le mois d’un petit weekend vers des terres inconnues : Koyasan (高野山) avec entre autres ses spots sympathiques pour profiter des feuilles rouges d’automne (紅葉) ! Le guide consacré à cet endroit arrivera dans un prochain article !

En milieu de mois, le froid est arrivé petit à petit, les soirées devenant de plus en plus fraîches et la température maximale en journée perdant quelques degrés chaque jour. On rallume le chauffage, on ressort le kotatsu et on prend de bons bains chauds en soirée. Malgré cela, on apprécie les couleurs d’automne et les journées en général ensoleillées ! Idéal pour une petite promenade à pied ou à vélo pendant le weekend !

※ Les événements du mois

• Récolte de mikan (みかん狩り)

C’est la saison des mikan (mandarines) ! Et elles arrivent au bon moment avec le plein de vitamines pour se préparer à affronter l’hiver ! Au Japon, la récolte des mikan, dit mikan gari en japonais (みかん狩り🍊✨), en devient une petite excursion scolaire amusante pour les petits en classe de maternelle des jardins d’enfants (幼稚園).

Départ en bus dans la matinée. Les professeurs expliquent le programme et discutent ou chantent des chansons pour occuper les enfants pendant le trajet.
Arrivés sur le lieu de récolte, les enfants se lancent librement dans la cueillette de ces agrumes doux et juteux. On cueille et on déguste, on compare qui peut relever le défi d’en manger le plus possible ! On prend des photos commémoratives, une mikan à la main en disant fièrement « mikan gari » et on termine par un pique-nique sous un beau soleil frais.
De retour à l’école vers midi, les enfants sont récompensés par un cadeau peu surprenant : un sac de mikan à partager en famille !

Pas seulement pour les enfants, c’est une activité répandue dans les différentes régions du Japon, permettant de déguster de délicieuses mikan fraîches dans un environnement naturel avec de beaux paysages aux alentours. En effet, il s’agit du fruit le plus récolté au Japon. Les préfectures de Wakayama (和歌山県) et d’Ehime (愛媛県) sont connues pour leurs zones de productions réputées. Les mikan poussent dans les lieux ensoleillés et aérés. Les champs se situent donc le plus souvent sur des collines faisant face à la mer. L’emplacement avec vue sur la mer ou les montagnes en fait un des attraits de cette activité.

Bien sûr, celle-ci ne se fait pas librement sans autorisation préalable. Rendez-vous dans une ferme (農園) proposant la récolte. Le prix de la chasse à la mikan varie selon certaines conditions : dégustation à volonté pendant la récolte (食べ放題), souvenirs inclus (お土産), barbecue ou pique-nique possible… Comptez de 500¥ à 3800¥ environ pour une récolte durant entre une heure et quatre heures.

Lassés des mikan vendus en supermarché, profitez de la saison automne-hiver pour aller en récolter près de chez vous et bénéficier d’un meilleur gout et de leur fraîcheur !

※ Les restau et cafés du mois

• J.S BURGERS CAFE

Pour changer de la cuisine japonaise et s’offrir une bonne assiette de salade ou un burger accompagné de frites croustillantes, il faut passer outre les coins traditionnels et les chaines de restauration typiques du pays et se tourner vers des noms plus occidentaux.

Au Japon, les restaurants proposant ce type de menu sont les cafés ou les restaurants de Burgers. Plusieurs enseignes existent, avec plus ou moins de qualité dans leurs plats et à divers prix.

Dans le lot, on choisit J.S BURGERS CAFE. Burgers et café, tout est dit dans le nom et le lieu est à l’image de ce dernier : vous pouvez aussi bien y aller pour un burger au déjeuner ou vous y poser à tout moment pour un café. Que serait la vie sans un bon burger fait de tranches de petits pains de blé entier et d’une tranche épaisse de bœuf bien moulue ? J.S BURGERS CAFE appartient au groupe Bays Crew qui possède d’autres chaines de café, boulangerie, restaurants comme Boule Ange ou encore des magasins de vêtements, meubles et autres fournitures.

Les burgers plutôt de bonne qualité et consistants. Il y a également des sandwich, des hot dog et des salades de poulet ou saumon. En semaine est proposé le salad bar : avec un menu comprenant burger et frites, de la salade est disponible à volonté. Les burgers sont vendus à partir de 920¥, les hot dog à partir de 750¥ et les sandwich à partir de 880¥. Pour la pause café, milk shake, thé, café, boissons fraîches sont proposés dans le menu avec sundae, cheesecake ou gâteau au chocolat.

Spacieux et sympathique, si vous allez dans la chaîne située à Ikebukuro, il est possible de manger en terrasse pendant les journées ensoleillées et agréables.
En revanche, le point noir qui pourrait donner l’envie de ne pas revenir ou d’opter pour une chaîne concurrente, le staff n’est pas toujours aimable ! Désagréable même !

J.S BURGERS CAFE LUMINE Ikebukuro (J.S BURGERS CAFE ルミネ池袋店)
Adresse : Lumine 8F, 1-11-1 Nishi Ikebukuro, Toshima-ku, Tokyo (東京都豊島区西池袋1丁目11−1 ルミネ池袋8F)
Accès : Ikebukuro Station (JR Lines, Tobu Line, Fukutoshin Line, Marunouchi Line)
Site internet : http://burgers.journal-standard.jp/

• Izakaya Tototoriton (居酒屋 とととりとん)

À la recherche d’un bon Izakaya avec des prix attractifs à Shinjuku ? Dans ce quartier moderne et animé de la capitale, les Izakaya ne manquent pas ! Mais parmi eux, se trouve l’Izakaya apprécié par beaucoup, Tototoriton (とととりとん), aussi présent dans les quartiers d’Ikebukuro et Shibuya !

Dans son petit espace (pas plus d’une quarantaine de places), Tototoriton propose des plats chauds à base de poulet, des plats incontournables comme le sashimi frais et un service clientèle amical.

Que ce soit du karaage (唐揚げ, poulet frit), du poulpe frit (タコの唐揚げ), du dashimaki tamago (出汁巻きたまご, omelette roulée), de la salade (サラダ), des yakitori (焼き鳥), des galettes de pomme de terre frites avec du camembert (カマンベールチーズのポテト揚げ), la nourriture satisfait la clientèle. Le secret de sa saveur réside dans la fraîcheur du poulet fraîchement moulu et des ingrédients frais.
Accompagnez tout ça de boisson fraîches, de saké ou autre alcool ! Un service boisson à volonté (飲み放題) de deux heures ne vous demandera que 1800¥.

Un personnel dynamique, soucieux de la qualité, de la fraîcheur et de la convivialité, de nombreuses formules disponibles pour des événements : fête d’anniversaire (誕生日会), banquet (宴会), pot de départ (送別会), fête de bienvenue (歓迎会), fête de fin d’année (忘年会), fête du Nouvel An (新年会)… Tototoriton vous accueille chaleureusement pour passer une bonne soirée !

Tototoriton Shinjuku (とととりとん 新宿)
Adresse : Masuya Building 2F, 1-15-5 Nishi Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区西新宿1-15-5升屋ビル2F)
Accès : Shinjuku Station (JR Yamanote Line, Odakyu Line, Marunouchi Line) sortie sud
Site internet : https://izakaya-toriton.jp/tototoriton/shinjuku

• Sorekarumegi (ソレカルメギ)

Plus les années passent et plus le quartier coréen de Shin-Okubo (新大久保) gagne en visiteurs et touristes. Boutiques de K-pop et surtout restaurants de cuisine authentique coréenne attirent les clients qui forment de longues files d’attente le long de la rue, la rendant aussi bondée que les quartiers populaires et touristiques de la capitale. Le choix du bon restau où manger en devient pénible et difficile, il faut prendre son mal en patience.

En levant un peu la tête, on aperçoit la devanture traditionnelle en bois de Sorekarumegi (ソレカルメギ), restaurant situé à l’étage et proposant le meilleur de la cuisine coréenne. Alors que par chance, le restau ne se retrouve pas encore bondé vers midi (cela s’est joué à quelques minutes), on s’installe à une des rares tables libres. L’intérieur est plutôt élégant et sophistiqué. L’atmosphère y est chaleureuse et idéale pour tout type de clientèle. On peut aussi bien y déjeuner entre amis ou profiter d’un dîner en amoureux.

Au menu, on s’offre deux portions de cheese takkarubi (チーズタッカルビ) ! Sachez qu’on ne peut commander qu’à partir de deux portions (une portion par personne) mais deux portions pour trois personnes est également possible. Tant que vous commandez d’autres plats à côté comme du tteokbokki (トッポッキ), du cheese kimchi jijimi (チーズキムチチヂミ), du kimchi (カクテキ) ou encore du concombre épicé au kimchi (きゅうりキムチ). Il y a du choix dans le menu pour découvrir ou redécouvrir la cuisine authentique du pays du matin calme. En effet, vous pouvez aussi déguster bœuf bulgogi (牛プルコギ), naengmyeon (水冷麺), japchae (チャプチェ), bibimbap (ビビンバ). Et enfin, il y a le plat que la maison vous recommande : le Karmegisal (カルメギサル), soit du « porc sagari » (豚サガリ), une partie rare puisqu’il s’agit du diaphragme et qu’on en trouve qu’en petite quantité. Toute cette bonne nourriture faite d’ingrédients de qualité vous coûtera en moyenne 3500¥.

Le personnel est à votre service et vous prépare soigneusement votre barbecue ou votre cheese takkarubi avant de vous laisser le soin de gérer vous-même la cuisson pour qu’elle s’accorde le mieux à vos goûts et vos envies ! Si le restaurant lui-même tente à proposer le Karmegisal, on retient le bon goût du cheese takkarubi fait de bons légumes, de patate douce et de viande tendre sur lesquels s’ajoute le fromage fondu, ainsi que le cheese kimchi jijimi où le mélange offre une nouvelle saveur appréciable. L’estomac est satisfait après le repas !

Sorekarumegi (ソレカルメギ)
Adresse : Shoei Building 206, 1-16-16 Okubo, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区大久保1-16-16 祥栄ビル206)
Accès : Shin-Okubo Station (JR Yamanote Line)

• Mori Mori Sushi (もりもり寿司)

Il n’y a peut-être pas la mer aux environs de Kyoto (京都), ville entourée de montagnes, cela n’empêche pas d’y déguster de bons sushis ! De passage dans le quartier historique de Gion (祇園), parmi les nombreux magasins et centre commerciaux, se trouvent plusieurs restaurants de sushis. Situé près de OIOI Kyoto Marui, il y a entre autres Mori Mori Sushi (もりもり寿司), chaîne plutôt bien notée de kaitenzushi (回転寿司, littéralement « sushi tournant »), soit un restaurant où les sushis sont préparés et servis sur tapis roulant. C’est un peu la version « restauration rapide » des sushis. La qualité des sushis y est inférieure à celle des restaurants de grands maîtres sushis mais le prix y est aussi plus attractif !

Quoiqu’il en soit, chez Mori Mori Sushi il s’agit de bons poissons et fruits de mer frais qui sont livrés quotidiennement depuis les ports de Kanazawa (金沢) et Noto (能登). Dans le menu, on retrouve donc bien entendu le thon et le saumon, mais aussi des fruits de mer rares pêchés dans la mer du Japon tels que la crevette blanche. Le riz, le vinaigre, la sauce soja et le miso sont spécialement élaborés dans la région de Hokuriku (北陸地方). De nombreux sakés locaux de Hokuriku viennent compléter ces délicieux sushis.

Restaurant assez spacieux, il y a cependant un peu d’attente. Vous pouvez choisir entre un siège à table pour vous détendre en famille ou entre amis et un siège au comptoir pour déguster vos assiettes de sushis fraîchement préparés en regardant de près leur préparation par les cuisiniers. Sushi à la crevette, au saumon, à l’oursin, à l’anguille, au natto, au steak (oui, oui), Inarizushi, etc… il y a en effet du choix ! Matcha, gingembre et épices sont mis à disposition à chaque table.

A table ou au comptoir, les sushis défilent sous vos yeux, il n’y a qu’à se servir librement ! Et comme le fait un restaurant Uobei Genki Sushi, on peut également effectuer une commande spéciale par le biais d’une tablette et recevoir nos sushis sur un petit train… plus particulièrement sur un Shinkansen ! On peut enfin commander d’autres plats comme du chawanmushi (茶碗蒸し, littéralement « bol de thé à la vapeur », flan aux œufs contenant comme ingrédient peu commun, la graine du ginkgo et généralement du poulet et des crevettes), de la soupe miso et des desserts.

Environnement et service agréable, rapport qualité-prix satisfaisant, c’est une bonne adresse en matière de sushis !

Mori Mori Sushi Shijo-Kawaramachi (もりもり寿司 四条河原町店)
Adresse : Sumitomo Fudosan Building FOOD HALL 8F, Junpucho, Shimogyo-ku, Kyoto (京都府京都市下京区順風町 住友不動産京都ビル FOOD HALL 8F)
Accès : Kyoto-Kawaramachi Station (Hankyu-Kyoto Line) sortie 4, Gion-Shijo Station (Keihan Line) sortie 3

• Koya Chaya Wakyu (高野茶屋和久)

Petit café chaleureux et décontracté pour les personnes en voyage à Koyasan (高野山). Envie d’une petite pause à l’arrivée ou au moment de rentrer par le funiculaire ? Posez-vous à une table pour recevoir un café ou une boisson fraîche et pourquoi pas un dessert.

En cas de faim, des plats simples mais typiques sont aussi proposés : kitsune udon ou soba, niku udon ou soba, plat de tofu, riz… pour moins de 1 000¥ !
Petit mais convivial, il y a en plus une petite boutique si vous souhaitez repartir avec quelques souvenirs. Pour vos achats, le personnel vous offre un petit cadeau de remerciement !

Koya Chaya Wakyu (高野茶屋和久)
Adresse : 4-2 Koyasan, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山4-2)
Accès : Koyasan Station (Koyasan Cable Car, Koyasan Nankai Rinkan Bus)

※ Dans ma vie Nippone

• 30 ans, ça se fête !

Comme je ne pouvais pas être auprès de la famille pour une grande fête, je suis allée un weekend à Tokyo pour célébrer ma nouvelle décennie entourée de mes précieux ami(e)s là-bas.

Restau, café, Izakaya… Bien manger et boire tout en profitant de ce plaisir de retrouver ces personnes importantes et de passer des heures à se raconter nos vies.
Je suis très heureuse à Hirakata mais c’est vrai que mes amis et ma « famille japonaise » de Tokyo me manquent beaucoup et avoir pu m’entourer d’eux pour mon anniversaire m’a fait grand plaisir.

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Un peu nostalgique en retournant dans certains endroits où j’avais l’habitude d’aller et pas mal de stress en retrouvant la foule ultra bondée de Tokyo ! Je n’étais déjà plus habituée aux grandes gares noires de monde et aux trains remplis de passagers 😂.

Le weekend de trois jours est passé vite mais je suis rentrée avec une valise chargée de cadeaux, de messages touchants et surtout de beaux souvenirs !

• Kotatsu-san is back !

Avec l’arrivée du froid, les logements mal isolés du Japon deviennent eux aussi froids. Il était donc temps de se réchauffer en ressortant le kotatsu (炬燵) !

Bientôt trois ans que je l’ai et il fonctionne toujours aussi bien pour me réchauffer pendant les longues soirées d’hiver ! Encore merci à mon ex-colocataire de me l’avoir donné !

Un kotatsu, qu’est-ce que c’est ? Revenez sur cet article pour en savoir plus ;) !

• Christmas Party (クリスマスパーティー)

En avance oui. Mais quand on prévoit de rentrer en France pendant les fêtes on a pas d’autres choix que d’avancer le réveillon de Noël au Japon. Surtout que le Japon est le pays qui passe en mode Noël dès le lendemain d’Halloween… Alors pourquoi attendre plus longtemps ?

J’ai donc célébré en fin de mois Noël chez mon amie vietnamienne à Osaka avec des personnes de nationalités différentes. Au menu : des plats vietnamiens, un shortcake et des crêpes. Mon amie a préparé la plupart des plats et nous l’avons aidée. J’ai appris à préparer des nems et des rouleaux de printemps et j’ai découvert qu’au Vietnam, on mangeait aussi des baguettes avec du pâté ! Bien sûr ils se sont inspiré de la France ! Ce fut une très bonne découverte culinaire. Quant aux crêpes, c’est moi qui les ai faites et quel plaisir de pouvoir en manger ! Tout le monde s’est régalé ! Mon amie vietnamienne souhaite que je lui en prépare encore !

Soirée à la fois conviviale et internationale. Nous avons dîné, fait un jeu de société sur le thème de Doraemon et échangé des cadeaux.

J’ai pu passer une sympathique petite fête de Noël au Japon, ce qui m’est rarement arrivée étant donné qu’au Japon, ce n’est pas une fête aussi importante qu’en France. Grâce à mon amie vietnamienne qui est un vrai cordon bleu, j’ai dégusté de délicieux plats comme le Phở (フォー , plat constitué de nouilles de riz dans un bouillon de bœuf), les Nem rán (揚げ春巻き, les nems vietnamiens), les Gỏi cuốn (生春巻き, les rouleaux de printemps) et le Bánh mì (バインミー , le sandwich vietnamien fait de baguette de pain, de pâté et de crudités). Je vous recommande la cuisine vietnamienne, c’est vraiment très bon :) surtout quand c’est fait maison !

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♫ Un article = Une chanson ► Daniel Boone – Beautiful Sunday