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▶ Comme un homme : Kodomo no Hi (こどもの日)

Au Japon, chaque personne a droit à son jour de fête, y compris les enfants ! Kodomo no Hi (こどもの日) correspond à cette journée. Celle-ci a lieu le 5 mai et étant un jour férié, elle clôture en même temps la Golden Week. Cependant, si Kodomo no Hi signifie littéralement « journée des enfants », cette fête est particulièrement destinée aux petits garçons ! Après la fête destinée aux petites filles avec Hina Matsuri (雛祭り, ひな祭り), c’est au tour des petits garçons !

Originellement appelée Tango no sekku (端午の節句), les familles prient pour la santé et le succès futur de leurs fils. Cette fête est célébrée dans la plupart des foyers, mais aussi dans les écoles maternelles où les banderoles de carpe 🎏 sont suspendues dans la cour de récréation. Les enfants et enseignants reçoivent un kashiwa mochi (柏餅) à déguster.

Histoire de Kodomo no Hi (こどもの日の物語)

Fête d’origine chinoise, Tango no sekku (端午の節句) fut introduite à la cour impériale pendant l’époque de Nara (VIIIe siècle). On accrochait des feuilles d’acore odorant (菖蒲, shōbu) et de yomogi (ヨモギ) aux avant-toits des maisons. À la cour, on suspendait également aux piliers des kusudama (くす玉, couronnes d’herbes médicinales) où étaient entremêlés notamment de l’armoise et de l’iris et desquels pendaient de longs fils de cinq couleurs, symboles de longévité. On se livrait à des jeux à caractère héroïque comme le tir à l’arc ou les courses de chevaux qui se sont déroulés jusqu’à l’époque Edo pendant laquelle ils furent interdits car considérés comme dangereux.

C’est entre l’époque de Kamakura et l’ère Edo que Tango no sekku (端午の節句) est popularisée en tant que fête des garçons. Pendant la période de Kamakura, les rites du Tango sont laissés à l’abandon à la cour pendant que du côté du peuple se répand la tradition du shōbu-yu (bain d’iris).

Le kashiwa mochi (柏餅), douceur et symbole de Kodomo no Hi

À l’occasion de cette journée des enfants, on savoure le kashiwa mochi (柏餅). Délicieuse pâtisserie japonaise, il est notamment idéal pour le dessert 😋 !

Il s’agit d’un mochi (gâteau de riz gluant) à la forme plate et ronde fourré avec de la pâte de haricots rouges sucrée (餡, an) et enroulé dans une feuille de chêne (柏, kashiwa). Les feuilles de chêne représentent la prospérité car elles ne doivent pas tomber avant que les nouveaux bourgeons n’apparaissent, ce qui symbolise que les parents ne doivent pas mourir tant que les enfants ne sont pas nés. Originaire de Tokyo et populaire dans l’est du Japon notamment, on en consomme dans tous le pays pour célébrer cette fête nationale de Kodomo no Hi.

Question que l’on peut se poser. Faut-il aussi manger la feuille ? Les feuilles de chêne kashiwa ne sont fondamentalement pas comestibles donc il n’est pas recommandé de les manger. Cependant comme elles recouvrent le mochi, il n’y a pour autant pas de mal à les manger, mais elles possèdent une saveur amère, ce qui peut gâcher la texture et le goût du mochi.

Les autres spécialités et festivités de Kodomo no Hi

Même si cette fête est de nos jours consacrée à tous les enfants, elle reste encore ancrée dans la tradition et dans son histoire, et célèbre toujours plus particulièrement les garçons. On suspend encore des feuilles de shōbu et de yomogi aux portes des maisons pour conjurer le mauvais sort. Tous les enfants prennent des shōbu-yu (bains d’iris). Ils ont parfois même le droit de boire du saké aromatisé à l’iris. Ils peuvent aussi déguster en plus des kashiwa mochi (かしわ餅) des chimaki (ちまき, riz gluant fourré et enveloppé par des feuilles de bambou).

Les familles ayant des garçons exposent une gogatsu ningyō (五月人形, poupée de mai) dans le tokonoma (床の間) de la maison et suspendant des banderoles de carpe 🎏 (鯉幟, koi nobori), les uns symbolisant le pouvoir et le succès, les autres la force et la persévérence.

Si pour Hina Matsuri, les festivités prennent fin le soir-même, les banderoles de carpe sont suspendus pendant plusieurs jours avant et après le 5 mai. Kodomo no Hi, une fête durant laquelle règne l’espoir de voir son petit garçon devenir un grand homme !


♫ Un article = Une chanson ► MulanComme un homme

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▶ Doll : Hina Matsuri (ひな祭り)

Le 3 mars, c’est Hina Matsuri (雛祭り, ひな祭り), soit littéralement la fête des poupées ! Vous avez aperçu récemment par hasard des poupées japonaises aux alentours des temples, dans les devantures de certaines boutiques, les écoles ou bien chez vos amis japonais ? C’est normal, c’est pour célébrer cette fête, destinée en particulier aux petites filles. Il s’agit de leur souhaiter une bonne croissance, le bonheur et la santé. Cette fête remonte à l’époque Heian (平安時代).

Quelques jours avant et pendant Hina Matsuri, appelé aussi Momo no sekku (桃の節句, fête de la pêche) des poupées traditionnelles japonaises sont exposées pour protéger des mauvais esprits et de la malchance. Cette fête est célébrée dans la plupart des foyers, qu’il y ait une fille mariée ou non, mais aussi dans les écoles maternelles où les enfants sont pris en photos autour des poupées. Les enseignants préparent pour chaque classe et le personnel du zenzai (ぜんざい), offrent des hina arare (ひなあられ) et pour le déjeuner le chirashi sushi (ちらし寿司) est choisi comme menu du jour !

Les poupées de la cour impériale

Les poupées Hina (ひな人形) sont posées sur des petites estrades à plusieurs niveaux. Ces poupées spéciales, appelées katashiro (形代), qui se transmettent parfois de génération en génération, sont rangées dans un carton tout le reste de l’année. Elles représentent des personnages de la cour impériale de l’ère Heian. On retrouve :
– l’Empereur (お内裏さま, O-Dairi-sama)
– l’Impératrice (お雛さま, O-Hina-sama)
– les trois domestiques, trois dames de cour (三人官女, san-nin kanjo)
– les cinq musiciens (五人囃子, go-nin bayashi) dont un chanteur

L’escalier sur lequel sont disposées les poupées est appelé hina kazari (雛飾り), il est recouvert d’un tapis rouge. Sur le niveau le plus haut, on retrouve l’Empereur à gauche et l’Impératrice à droite ; un paravent doré fait souvent office d’arrière-plan. Sur le deuxième niveau sont disposées les trois dames de cour portant des flacons de saké. Les cinq musiciens se tiennent sur la troisième marche.

Divers petits objets de décorations accompagnent ces poupées comme par exemple :
– deux lampes japonaises en papier (雪洞, bonbori) aux côtés de l’Empereur et de l’Impératrice
– du hishimochi (菱餅, petits mochi tricolores en forme de losange)
– des fleurs de pêchers (桃の花)

Il arrive de trouver d’autres personnages secondaires sur d’autres niveaux inférieurs. La quatrième étagère inclut souvent deux ministres (大臣, daijin) : le ministre de gauche (左大臣, sadaijin) représenté par une personne âgée (年配者, nenpaisha) et placé à droite, et le ministre de droite (右大臣, udaijin) représenté par une jeune personne (若者, wakamono) et placé à gauche. La cinquième est pour les serviteurs (従者, jusha) ou les gardes (衛士, eji).

Le hishi mochi (菱餅), douceur et symbole du Hina Matsuri

Bien sûr comme chaque fête qui se respecte, il y a des spécialités à boire et à manger ! Pâtisserie japonaise en forme de losange, on le retrouve parmi les décorations qui accompagnent les poupées, le hishi mochi est l’aliment de référence du festival !

Sa forme, adoptée ainsi depuis l’ère Edo, ferait référence à la fertilité. Il est généralement formé de trois couches de mochi colorés qui sont de haut en bas :

  • le rose, couleur représentant celle des fleurs de pêchers, pour honorer les ancêtres et être en bonne santé
  • le blanc, couleur associée à la neige et ses effets purifiants
  • le vert, couleur rappelant celle de la plante armoise (ハハコグサ) et ses bienfaits pour le sang

Selon la région, le rose peut être remplacé par du jaune, ou encore avoir 2, 5 ou 7 couches à la place. L’ordre des couleurs peut aussi différer. Dans le Kansai par exemple, le hishi mochi se présente sous 5 couches avec du rouge et du jaune en plus des trois autres couleurs principales.

Le hishi mochi est vendu dans les supermarchés et chez la plupart des fabricants de pâtisseries et confiseries traditionnelles japonaises.

Les autres spécialités du Hina Matsuri

Pour accompagner le hishi mochi, on boit traditionnellement du amazake (甘酒) ou du shirozake (白酒), boissons peu ou pas alcoolisées à base de riz, et on mange des hina arare (ひなあられ, biscuits à base de riz) et du chirashi sushi (ちらし寿司 bol de riz assaisonné devinaigre de riz sur lequel sont déposées des garnitures froides comme du sashimi de saumon, de thon, des tamagoyaki, du kamaboko, du concombre…).

Dans les supermarchés, à l’approche de l’événement, on peut trouver d’autres douceurs. Il y a par exemple les hina matsuri manju (ひなまつり饅頭), les manjus étant de petits gâteaux ronds et blancs, préparés avec de la pâte de haricots rouges enveloppée d’une pâte à base de farine, d’eau, de sucre et de fécule et cuits à la vapeur. Si les manjus classiques sont blancs, les hina matsuri manju se présentent sous trois couleurs différentes, soit celles du hishi mochi, rose, blanc et vert. On peut trouver également des pâtisseries fourrées à la pêche comme les hakuto kibidango (白桃吉備団子), de petites boules de gâteaux de riz sucré à la pêche.

C’est aussi l’occasion de manger du zenzai (善哉) pour le dessert ! Dessert japonais traditionnel consistant en une soupe sucrée de haricots rouges azuki et de shiratama (白玉, boulettes de mochi faits de farine de riz et cuits dans de l’eau bouillante), il est souvent consommé en automne et en hiver. Malgré son goût très fort en sucre, cet en-cas, en plus de réchauffer pendant les journées hivernales, éloignerait les maladies et les mauvais esprits. Il peut être vendu en sachet ou en canette (servie chaude).

Les festivités prennent fin le soir-même. Selon la croyance traditionnelle, il faut ranger les poupées le soir du 3 mars, sans quoi la fille de la maison ne pourra pas se marier pendant un an.


♫ Un article = Une chanson ► SCANDAL – DOLL

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▶ Chase : Kimi no Nikki (février 2020)

Février = vague de froid. Des journées ensoleillées mais qui tournent vite à la pluie ou aux rafales de vent. La météo du Kansai n’est pas aussi agréable qu’à Tokyo et a du mal à se maintenir. L’hiver semble long quand on a aussi froid en intérieur (merci les logements mal isolés et mal chauffés) et à cause de l’air très sec. C’est facile de tomber malade à plusieurs reprises, entre rhume et grippe. La chose qui peut faire aimer l’hiver est sans doute la neige. Elle est tombée un peu mais pas suffisamment pour tenir et teinter le paysage de blanc. En bref, on a hâte que le printemps arrive et pour se consoler, on se fait plaisir chez KALDI Coffee Farm (カルディコーヒーファーム) avec pleins de produits au sakura 🌸 : thé, confiture, udon et même pâte à pancake !

Le 23 février, notre cher nouvel empereur fêtait son anniversaire ! Ce jour est donc désormais férié au Japon. Et comme ça tombait un dimanche, le lundi suivant était par conséquent férié aussi. Une occasion de s’offrir un long weekend du côté de Nachi-Katsuura (那智勝浦). Le guide consacré à cet endroit arrivera dans un prochain article !

※ Les événements du mois

• Spectacle scolaire (発表会)

Les écoles (privées en particulier) du Japon n’en finissent pas avec les spectacles et festivals : 運動会 (rencontre sportive), 音楽会 (rencontre musicale), 発表会 (représentation). Il y en a pour tous les thèmes et toutes les activités. À l’approche de la fin de l’année scolaire, on planifie une représentation sur le thème de la vie, Seikatsu Happyoukai (生活発表会) avec chants et performances musicales.

Des semaines chargées avec des répétitions quotidiennes pour atteindre la perfection le jour J, des professeurs strictes et des enfants parfois fatigués. Mais on garde le moral et la motivation ! On encourage au mieux les troupes pour leur prouver qu’ils sont capables de faire de grandes choses à leur bas âge.

Le jour J, les classes montent sur scène à tour de rôle pour interpréter des chansons en anglais et en japonais, accompagnés parfois d’une petite danse, avant de terminer par un orchestre. Des grands classiques aux chansons populaires du moment, comme Paprika, chanson officielle des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, les enfants chantent et jouent en rythme avec le sourire, guidés par leur professeur. Les parents sont fières de la performance et immortalisent le moment en photos et vidéos.

Des visages radieux, des messages remplis d’émotions, c’est un beau spectacle qui rappelle l’arrivée prochaine du printemps et de la fin d’une riche année scolaire de plus.

• Excursion scolaire et pique-nique (修学旅行と遠足)

En effet, la fin de l’année scolaire se rapproche, les grands événement sont passés, on programme alors une petite sortie scolaire méritée dans la matinée ! On se rend au parc pour s’amuser, profiter d’une petite ballade et terminer par un pique-nique. En japonais, on appelle cette petite excursion Ensoku (遠足).

Pendant le trajet, le professeur occupe les enfants en expliquant le programme de l’excursion : ballade et amusement au parc, suivi d’un pique-nique. Le soleil n’est hélas pas au rendez-vous ce jour mais les enfants gardent le sourire ! Une fois sur place, on court direction l’aire de jeux et on s’amuse jusqu’à l’heure du pique-nique où chacun se régale avec sa boite à bento dont le contenu soigneusement préparé par maman est aussi mignon que bon !

L’excursion se passe au parc Shimin no Mori d’Hirakata (枚方市市民の森) dont le nom signifie littéralement « la forêt des citoyens ». Situé dans la partie nord d’Hirakata, c’est un parc verdoyant dans un quartier résidentiel, construit sous le slogan « Ville de verdure, du soleil et de la culture » (緑と太陽と文化のまち) pour commémorer le 35ème anniversaire de la municipalité.

Sur une surface d’environ 2,8 hectares entourée d’environ 12 000 arbres, le parc est divisé en huit zones, dont l’étang Kagami (鏡伝池) au cœur, la forêt de fleurs (花の森), la forêt Seseragi (せせらぎの森) et la forêt Trim (トリムの森). Les citoyens de la ville apprécient le parc pour y admirer les fleurs à toutes les saisons. En cette période de l’année, on peut voir de jolies fleurs de pruniers (梅の花) par exemple ! La forêt dans laquelle se trouve une aire de jeux est quant à elle l’endroit préféré des petits !

Hirakata City Shimin no Mori (枚方市市民の森)
Adresse
: 2-10-1 Kuzuhaoka, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市楠葉丘2丁目10-1)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internethttp://shimin-mori.com/

※ Les sorties et excursions du mois

• Une journée à Kobe (神戸日帰り旅)

Excursion d’une journée à Kobe ? Oui c’est entièrement possible de faire l’aller-retour sur une journée quand on habite dans le Kansai ! En japonais on dit Higaeri (日帰り). Bien sûr, pour faire le tour entier de la ville, c’est mieux d’y passer plusieurs jours mais on peut toujours découvrir de belles choses rien que sur une journée et y revenir le lendemain !

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Kobe !

Pour cette excursion un samedi frais mais en partie ensoleillé, ce sera marche, nature, temple et panorama magnifique pour un budget qui ne dépassera pas 10 000 yens !

Arrivée le matin à la station Sannomiya (三ノ宮), on se dirige à pieds en direction du pont Vénus (ヴィーナスブリッジ). Sur le chemin, petit arrêt au sanctuaire Ikuta (生田神社), un des plus anciens du Japon. L’endroit est tranquille et très silencieux, peu de visiteurs s’y aventurant en matinée. C’est une agréable balade reposante sous un soleil frais mais radieux.

On continue de parcourir les rues ascendantes et descendantes (eh oui, Kobe est entouré de montagnes), passant devant la mosquée de Kobe, empruntant la pente très raide menant aux sanctuaires Suwa (諏訪神社) et Takagi Inari (高儀稲荷神社) pour enfin atteindre les marches du pont Vénus. Bien que son nom ne reflète pas un charme exceptionnel pour cette construction, la vue sur la ville reste splendide ! Gratuit et sans trop de touristes, l’effort fourni pour monter jusque là est amplement récompensé !

Juste à côté, sur la terrasse Venus (ヴィーナステラス) de l’observatoire du parc Suwayama (諏訪山公園), se trouve le monument des cadenas de l’amour (愛の鍵モニュメント). Les couples viennent sceller leur amour en y attachant des cadenas depuis décembre 2004. Sa construction a été décidée après que des actes similaires aient été effectués sur le pont Vénus, et étant jugés dangereux en raison du poids accumulé des cadenas.

Après une pause déjeuner, direction le sud de la ville à pieds, parcourant les rues désormais plus animées du quartier de Sannomiya (三ノ宮) et du quartier chinois de Kobe, Nankinmachi (南京町).

Premier arrêt au sanctuaire Minatogawa (湊川神社) dans lequel se tient ce jour un petit marché avec produits fabriqués à la main et antiquités. On découvre des allées de plusieurs stands et pas mal de clients viennent faire des emplettes, mais compte tenu du lieu sacré, le marché reste calme. Ce sanctuaire shinto reconstruit après-guerre en 1957 est connu pour son grand hall et ses statues de lions dorées.

Puis, on repart pour un autre temple, très peu connu des touristes et même des locaux ! Et pourtant, il y cache une merveille : une des plus grandes statues de Bouddha, le temple Nofuku (能福寺).
Implanté au milieu d’immeubles et à 10 minutes à pied de la gare de Hyogo, créant un certain contraste entre modernité et tradition, on s’attendrait à tout sauf à trouver un lieu sacré par le plus grand des hasards. Alors que le grand Bouddha de Kamakura se trouve au calme et un peu éloigné du centre-ville et celui de Nara au chaud dans le temple Todai-ji, le grand Bouddha de bronze de Nofuku-ji est visible à peine passé l’entrée du temple dont la visite est d’ailleurs gratuite !
Montez les marches jusqu’à lui, admirez-le avec le paysage citadin en arrière-plan et faites-lui une offrande en déposant de la nourriture ou une boisson.

Selon le temps restant, on remonte en transport (train JR jusqu’à Sannomiya et bus 18) ou à pied jusqu’au nord-est au téléphérique du mont Maya (摩耶山). De là, les aventuriers d’un côté, passionnés de randonné, empruntent le circuit menant jusqu’au sommet du mont Maya au point de vue Kikusedai (掬星台) et les touristes de l’autre optent pour le trajet en téléphérique et funiculaire.

Là-haut, une autre magnifique vue sur Kobe s’offre aux visiteurs, pour ainsi figurer parmi les trois meilleures vues nocturnes du Japon. De jour comme de nuit, Kobe, situé en bord de mer et entouré de montagnes, révèle sa beauté citadine et ses milliers de lumières.

Selon la saison, d’autres activités sont possibles incluant la location de vélo et emprunter le circuit pour une sympathique balade en respirant l’air frais. Ou bien, pour les moins sportifs ou ceux qui veulent juste se détendre, se poser au café du coin, Maya View Terrace 702 (摩耶ビューテラス702). En hiver, des kotatsu et couvertures sont à disposition des clients pour se réchauffer et se relaxer tout en admirant la ville. On se laisse facilement tenter par un dîner et/ou une boisson chaude. Plats japonais et occidentaux, gâteaux et autres pâtisseries, thé, café et alcool, il y a de tout pour satisfaire le client et lui redonner de l’énergie après une longue journée d’excursion et bien la terminer.

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Ikuta Jinja (生田神社)
Adresse : 1-2-1 Shimoyamatedori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区下山手通1丁目2−1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://ikutajinja.or.jp/

Venus Bridge & Ai no Kagi Monument (ヴィーナスブリッジ&愛の鍵モニュメント)
Adresse : 203 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方203)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest

Minatogawa Jinja (湊川神社)
Adresse : 3-1-1 Tamondori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区多聞通3丁目1−1)
Accès : Kobe Station (JR Lines) sortie nord, Kosoku Kobe Station (Kobe Kosoku Line) sortie 11A
Site internet : http://www.minatogawajinja.or.jp/

Nofuku-ji (能福寺)
Adresse
: 1-39 Kitasakasegawa-cho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区北逆瀬川町1−39)
Accès
: Hyogo Station (JR Lines) sortie sud, Chuo-Ichibamae Station (Kaigan Line) sortie 1
Site internet : http://nofukuji.jp/

Maya View Line Kikusedai (まやビューライン 掬星台)
Adresse : 2-2 Mayasan-cho, Nada-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市灘区摩耶山町2-2)

※ Les restau et cafés du mois

• Kappougi (かっぽうぎ)

De passage à Kobe et pour le déjeuner vous avez un mot en tête : tradition. Pour cela, optez pour le Washoku (和食, terme employé pour désigner la cuisine traditionnelle japonaise) et posez-vous dans l’Izakaya Kappougi (手作居酒屋 かっぽうぎ) pour goûter sa cuisine fait maison. Tradition : le décor l’est avec des tables basses et des tatamis et la cuisine fait maison regroupe tous les plats et accompagnements typiques de la cuisine japonaise. Il y a l’embarras du choix et pour tous les goûts !

Le midi, c’est un menu fixe (定食) de six petites assiettes au prix de 792 yens. Le paiement s’effectue à l’arrivée et avant de prendre place à table. Les clients prennent un plateau et choisissent d’abord un plat de viande/poisson (karaage 唐揚げ, poissons de saison comme par exemple le sanma 秋刀魚 ou le maquereau 鯖, nikujaga 肉じゃが, chicken katsu 鶏カツ…), trois petits bols d’accompagnements légumes / féculents (yakisoba, tamagoyaki, pommes de terre frites, natto, salade…), une soupe miso et un bol de riz blanc ou du riz assaisonné avec des légumes et de la viande (炊き込みご飯). Thé froid, chaud et eau sont disponibles à volonté ainsi que sauces et épices mis à disposition à chaque table.

Un plateau bien garni, de la bonne cuisine, on ressort avec un estomac rempli et satisfait !

Kappougi Roynet Sannomiya (かっぽうぎロイネット三宮店)
Adresse : 5-1-6 Gokodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区御幸通5-1-6)
Accès : Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line) sortie A24, Sannomiya Station (JR Line) sortie est, Sannomiya-Hanadokeimae Station (Kaigan Line) sortie 3
Site internet : http://www.kappougi.jp/ 

※ Dans ma vie Nippone

• La vie est belle !

Je pensais que seuls les personnes ayant trouvé le grand amour, vécu le mariage, découvert la joie de devenir parents et de fonder une famille tout en effectuant le travail de leur rêve pouvaient dire librement ces mots. Et pourtant non, ils peuvent être à la portée de n’importe qui ! Je ne pensais pas moi-même les dire un jour, du haut de mes 30 ans. Oui, il faut croire que 30 ans est un bel âge et qu’on voit les choses plus positivement et qu’on a envie de continuer à grimper, gravir des échelons et relever de nouveaux challenges. C’es mon état d’esprit actuel.

Que j’ai bien fait de quitter Tokyo pour le Kansai. De nouvelles choses ont été possibles pour une vie bien plus agréable et plaisante. Ça fait déjà 5 mois que je suis devenue professeure d’anglais et que chaque jour je m’amuse avec les enfants en leur enseignant cette langue. 5 mois c’est peut-être court, mais en 5 mois, j’ai déjà partagé tellement de bons moments avec les enfants. Et grâce à la gentillesse et aux visages radieux de la plupart d’entre eux (pas tous hélas lol), j’ai pu gagner suffisamment de confiance pour leur enseigner l’anglais dans une atmosphère ludique et amusante.

C’est sûr, ce n’est pas rose tous les jours, c’est parfois très fatigant et au début je m’inquiétais beaucoup quant à mes capacités à enseigner. Je m’inquiète toujours un peu même maintenant. J’ai eu des moments de doute à plusieurs reprises aussi mais la fin de l’année scolaire se rapproche et je suis juste impatiente de voir comment commencera la rentrée prochaine. C’est passionnant ! Chaque jour les enfants m’apportent beaucoup. Chaque jour est une expérience enrichissante. C’est pourquoi je vais continuer à faire des efforts tout en gardant cette joie de vivre !


♫ Un article = Une chanson ► L’Arc~en~Ciel – CHASE

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▶ Devil out : Setsubun (節分)

Pendant qu’en France on célèbre la Chandeleur en mangeant des crêpes, au Japon, la fête qui revient chaque année début février, c’est Setsubun (節分), dit aussi la fête du lancer de haricots ! Un rituel que Kimi no BLUE TRAVEL a déjà expérimenté plusieurs fois. On vous explique tout dans cet article !

Setsubun : une histoire de démons

Setsubun (節分) est une fête nationale célébrée chaque année le 3 février. Cette date symbolise la fin de l’hiver et le changement de saison. En effet, Setsubun faisait à l’origine référence à la veille du début de chaque saison, printemps, été, automne et hiver. Le premier jour du printemps (立春, risshun), le 4 février, correspondait également à l’ancien calendrier lunaire japonais, tout en marquant la transition du froid de l’hiver à la chaleur du printemps. Pour ces raisons, cette journée serait devenue particulièrement importante et, avec le temps, le terme Setsubun est devenu associé uniquement au début du printemps. Cependant, si la plupart du temps le début du printemps (立春, risshun) tombe le 4 février, selon les positions relatives de la Terre et du Soleil, il peut arriver qu’il y ait un petit décalage (en raison du fait que la Terre ne tourne pas autour du Soleil en exactement 365 jours) causant la fluctuation du risshun entre le 3 et le 5 février selon les années. Ainsi certaines années le Setsubun est célébré le 2 ou bien le 4 février.

On raconte ensuite que selon la superstition japonaise le monde serait plus sensible à l’influence du mal (représentés par les démons que l’on appelle Oni en japonais (鬼)) lors des changements de saisons. Un rituel connu sous le nom de tsuina (追儺) ou aussi oni-yarai (鬼遣らい) pour dissiper la perversité a donc été pratiqué dans la cour impériale Heian et dans d’autres lieux lors de Setsubun. Cette coutume originaire de Chine aurait été introduite entre a fin du VIIe et le début du VIIIe siècle.

Ainsi, le principal rituel de Setsubun consiste à chasser les démons en leur jetant des graines de haricots, d’où le fait que cette fête se fasse aussi appeler la fête du lancer de haricots.

Setsubun : une fête qui amuse petits et grands

Bien que l’histoire de Setsubun mette en œuvre la présence de démons, on va plutôt célébrer cette fête de manière amusante plutôt qu’effrayante. Les enfants pourraient avoir peur des méchants Oni mais au contraire, la plupart adorent les chasser à coup de lancer de graines de haricots grillés !

Où et comment fêter Setsubun et s’amuser à chasser les démons ? Il existe plusieurs façons de profiter de cette fête amusante !

• Au temple ou au sanctuaire ⛩️

Dans les temples, on parle de Setsubune (節分会) et dans les sanctuaires, Setsubunsai (節分祭) mais les uns comme les autres célèbrent en général l’événement en vendant des Ehomaki (恵方巻) pour en moyenne 400 ¥ et en organisant le lancer de graines de haricots grillés (豆まき, mamemaki) devant enfants et parents, un sac à la main pour en récupérer le maximum. Les lieux sacrés rassemblent de nombreux habitants et visiteurs.

Pour les endroits les plus populaires il y a par exemple les temples Zojoji (増上寺) ou bien Sensoji (浅草寺) du côté de Tokyo. Pour éviter trop de foule et profiter plus tranquillement des festivités dans un plus petit lieu, optez pour le temple ou le sanctuaire de votre quartier ! Il y en a forcément un qui célèbre l’événement !

Par exemple, si vous habitez Shinohara, Yokohama (横浜市篠原町), allez par exemple au sanctuaire Shinohara Hachiman (篠原八幡神社). Le lancer de graines de haricots grillés commence vers 10:30 et dure 30 minutes. Le prêtre shintoïste, kannushi (神主) récite d’abord un chant religieux. Puis les enfants, et parfois les adultes viennent sur le palais kagura-den (神楽殿) pour lancer des haricots à la foule en criant « Oni wa soto! Fuku wa uchi! » (鬼は外! 福は内!), ce qui signifie « Dehors les démons! Dedans le bonheur! » Ça finit par les organisateurs qui lancent les gros lots, des sacs de graines de haricots et autres friandises.

Si on lance les graines pour faire fuir les démons, on les mange aussi pour apporter la bonne fortune. Il est dit que si on mange le nombre de graines de haricots correspondant à notre âge, nous serons en bonne santé toute l’année !

Ceci étant dit, d’autres rituels existent également et varient selon les régions. Dans le Kansai, la fête se vit autrement avec un rituel bien connu : le karosai (火炉祭). Si vous célébrez Setsubun à Kyoto, le rituel, parmi nombreux d’autres, commence à 23h00. Cependant dans d’autres sanctuaires plus petits et moins fréquentés, il peut avoir lieu plus tôt dans la soirée. C’est le cas du sanctuaire Katano (片埜神社) situé dans la ville d’Hirakata (枚方市).

Lors du karosai, de vieilles amulettes (お守り, omamori) et de vieux talismans en bois (お札, ofuda) avec des vœux écrits dessus sont brûlés dans un grand pot de feu. Celui-ci est installé devant l’une des portes du sanctuaire (鳥居, torii) et les talismans et amulettes rapportés par les fidèles et les visiteurs y sont brûlés afin que les esprits en eux puissent être libérés. Pendant que le prête shintoïste (神主, kannushi) récite un chant religieux, les gens s’approchent à tour de rôle des flammes et y jettent leurs vieux charmes, faisant grandir le diamètre de ce feu jusqu’à plus de cinq mètres. Bien que l’on sente une forte chaleur, on dit que si vous vous approchez des flammes, vous serez en bonne santé pour l’année à venir. Admirer les flammes, écouter les chants en toute tranquillité apaise les cœurs et les esprits.

Après quoi, Setsubun se termine dignement par un petit festin : la dégustation d’amasake (甘酒, boisson peu alcoolisée que l’on sert régulièrement lors des fêtes traditionnelles dans les temples et sanctuaires) et d’ehomaki (恵方巻) à manger entier dans la direction Eho (恵方).

Shinohara Hachiman Jinja (篠原八幡神社)
Adresse : 2735 Shinoharacho, Kohoku-ku, Yokohama, Kanagawa (神奈川県横浜市港北区篠原町2735)
Accès : Kikuna Station (JR Yokohama Line, Toyoko Line) sortie ouest
Site internet : http://www.shinohara-80000.com

Sanctuaire Katano (片埜神社)
Adresse : 2-21-15 Makinosaka, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市牧野阪2丁目21−15)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.katanojinja.com

• A son domicile 🏡

On suit aussi la tradition du mamemaki en lançant les graines de haricots grillés par la fenêtre des maisons en criant « Oni wa soto! Fuku wa uchi! » Il s’agit donc de faire fuir les forces néfastes incarnées par les démons (鬼) qui cherchent à envahir le foyer à chaque nouvelle année et d’attirer la bonne fortune (福) dans la maison. Le plus souvent dans les familles japonaises, le père porte un masque de démon et les enfants lui jettent des graines de haricots. Les écoles organisent parfois aussi le Setsubun où les professeurs se déguisent en démon et les enfants leur jettent les graines de haricots.

• En mangeant 🍣

Autre pratique à inclure dans cette tradition ; manger un ehomaki (恵方巻) en soirée. Il s’agit d’un long maki contenant le plus souvent des légumes, des œufs et de la viande. Il faut le manger en entier, il n’est donc jamais coupé en petits rouleaux comme les maki traditionnels. Le ehomaki se mange dans la direction Eho (恵方) afin d’être heureux le reste de l’année. Eho est la direction annuelle d’Eto (干支), qui représente les douze signes du zodiaque chinois. La direction change selon les années. Pour 2019, la direction Eho correspondait à l’Est/Nord-Est (東北東). En 2020 c’était Ouest/Sud-Ouest (西南西) et en 2021 c’était Sud/Sud-Est (南南東), en 2022 Nord/Nord-Ouest (北北西)…

Cette tradition venue d’Osaka où elle est appelée marukaburizushi (丸かぶり寿司, rouleau de sushi croqué tel quel), s’est répandue en 1998, après que la chaîne de konbini 7-Eleven l’a commercialisée sous le nom d’ehomaki.
Donc pas seulement dans les lieux sacrés, au konbini et au supermarché, des ehomaki sont exceptionnellement vendus à l’occasion de Setsubun, aux goûts variés de taille standard ou moitié réduite, au prix allant de 300 ¥ à 800 ¥. Ces longs maki sont bien garnis et bien consistants avec des légumes, de la salade, des œufs, de la viande ou des fruits de mer. Hum c’est bon ! うまい!うまい!

Setsubun, c’est une occasion de diffuser des ondes positives en s’amusant et de passer un sympathique moment en famille et d’envoyer bouler ses démons intérieurs et ses pensées négatives !

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Kimi témoigne

Setsubun est sans doute devenu ma fête préférée au Japon ! Quand j’en ai entendu parler pour la première fois, j’ai adoré le concept. J’ai fêté mon premier Setsubun en 2019 en allant au temple. Être tous réunis pour crier « Dehors les démons ! » et récolter des graines de haricots pour la bonne fortune était un moment convivial et amusant. Depuis, j’essaie au mieux de le fêter tous les ans, en mangeant les graines de haricots ainsi que le délicieux Ehomaki. Depuis que je travaille en école maternelle, j’ai aussi instauré cette tradition comme activité dans mes cours d’anglais. On s’amuse beaucoup avec les enfants en faisant le lancer de haricots. Parfois je joue même le démon et ça les amuse beaucoup.

Vocabulaire

節分 (せつぶん) = setsubun, fête du lancer de haricots
豆まき (まめまき – mamemaki) = lancer de graines de haricots
立春 (りっしゅん – risshun) = premier jour du printemps
鬼 (おに – oni) = démon, ogre, monstre
神主 (かんぬし – kannushi) = prête shinto
福 (ふく – fuku) = bénédiction, fortune, chance, richesse
外 (そと – soto) = extérieur, dehors
内 (うち – uchi) = dedans
お守り (おまもり – omamori) = porte-bonheur, amulette, talisman
お札 (おふだ – ofuda) = amulette, talisman en bois


♫ Un article = Une chanson ► Delain – Get The Devil Out Of Me