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▶ Koyasan Climbing Adventure : Sur les chemins du Pèlerinage

Koyasan (高野山), comme son nom l’indique (山, yama, signifiant montagne), est un massif montagneux du Japon, situé, au sud-est d’Osaka dans la préfecture de Wakayama. Lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師) connu aussi sous le nom de Kukai (空海), moine bouddhiste solitaire, on peut s’y rendre facilement par la ligne Nankai Koya depuis Namba et par funiculaire. Mais quand on aime l’aventure et la nature, pourquoi ne pas s’y rendre à pied ? Escaladez la montagne et découvrez ses merveilles cachées à travers différents circuits !

Toutes les routes du Pèlerinage mènent à Koyasan

Plusieurs chemins, de longueur et difficulté sont possibles pour rejoindre Koyasan tout en profitant des merveilles de sa nature riche et paisible. Pour une petite randonnée sans forcément rejoindre le sommet, il y a aussi d’autres petits circuits reliant des temples ou autre monuments naturels ou sacrés.

• Circuit Choishimichi : route principale du circuit du Pèlerinage
Itinéraire entier : Jison-in → Konpon Daitô → Okuno-in (24 km, 8h30)
Itinéraire raccourci : Sanctuaire Niutsuhime → Konpon Daitô (15 km, 5h)

• Circuit Kyo Osaka-michi : ancienne route principale du circuit du Pèlerinage, la pente raide Iroha-zaka fait de ce circuit l’un des plus difficiles
Itinéraire entier : Kamuro Station → Temple Nyonindo (9,5 km, 5h)
Itinéraire raccourci : Gokurakubashi Station → Temple Nyonindo (2,5 km, 1h30)

• Circuit Kuroko-michi : circuit raide mais avec de beaux paysages à voir
Itinéraire : Hashimoto Station → Koya Keisatsu Mae Bus Stop (18,1 km, 7h30)

• Circuit Nyonin-michi : circuit autrefois emprunté par les femmes pour aller se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi, étant donné qu’elles n’étaient pas autorisés à pénétrer dans Koyasan
Itinéraire : Temple Nyonindo → Okuno-in (7 km, 3h30)

• Circuit Koya Sanzan : circuit circulaire faisant le tour de la zone sacrée d’Okuno-ni en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山)
Itinéraire : Okuno-in → Ichinohashi (10km, 3h30)

• Circuit Mitani-zaka : circuit reliant les sanctuaires Niusakadono et Niutsuhime
Itinéraire : Sanctuaire Niusakadono → Sanctuaire Niutsuhime (5,5 km, 2h)

Visites pendant l’ascension (登山中の観光)

Au pied de Koyasan ou au cours du circuit emprunté, si le timing le permet, les temples et sanctuaires présents constituent des visites agréables et des lieux de culte paisibles.

• Sanctuaire Niutsuhime (丹生都比売神社)

Inscrit au patrimoine mondial depuis 2004, c’est un lieu sacré unique où fusionnent le shintoïsme enraciné dans l’ancienne tradition du culte de la nature au Japon, et le bouddhisme, introduit en Asie de l’Est à partir de l’Inde. Il est de coutume de venir se recueillir dans ce sanctuaire avant de se rendre à Koyasan. Le bâtiment principal Honden (本殿) et la porte à deux étages Romon (楼門) sont des biens culturels nationaux importants.

Adresse : 230 Kamiamano, Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町上天野230)
Accès : Niutsuhime-jinja mae Bus Stop (Katsuragi Community Bus)
Site internethttps://niutsuhime.or.jp/

• Temple Jison-in (慈尊院)

Etant donné que les femmes n’étaient pas autorisées à entrer à Koyasan jusqu’en 1872, la mère de Kobo Daishi (弘法 大師) vivait dans ce temple. Depuis lors, ce temple a été rebaptisé Nyonin Koya (女人高野), et les femmes affluent constamment vers le temple pour s’y recueillir. Mirokudo (弥勒堂) est un bien culturel national important et la grande pagode Tahoto (多宝塔) d’une beauté impressionnante. Dans l’enceinte du temps se trouvent également divers espaces et objets de culte comme la Pierre de la Fortune (みくじ石) ou le clocher (鐘楼堂) où l’on peut prier pour la bonne fortune ou la santé.

Adresse : 832 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院832)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://jison-in.org/

• Sanctuaire Niukanshofu (丹生官省符神社)

Construit en 816 avec Jison-in (慈尊院), on y trouve le bâtiment principal Honden (本殿) considéré comme un bien culturel national important.

Adresse : 835 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院835)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://niujinja.sakura.ne.jp/

• Sanctuaire Niusakadono (丹生酒殿神社)

Ce sanctuaire tiendrait ses origines de l’histoire d’un dieu local brassant du saké dans les environs pour la première fois. De grands arbres Ginkgo (Arbres aux quarante écus) y sont implantés et changent magnifiquement de couleur chaque année de mi-novembre à début décembre.

Adresse : 631 Mitani,Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町三谷631)
Accès : Myoji Station (JR Wakayama Line)
Site internethttp://www.wakayama-jinjacho.or.jp

Matériel (器具)

Ce n’est pas le Mont Fuji mais l’ascension de Koyasan par le circuit Chôishi est assez longue donc il est utile de prévoir du bon matos de randonnée et des provisions.
Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

• des chaussures de marche
• un sac à dos adapté pour la randonnée
• de l’eau, entre 2 et 3L
• des barres énergétiques et de la nourriture
• de l’argent, il y a des distributeurs de boissons sur le parcours et des fruits de saison pour 100¥
• des vêtements chauds, vêtements de pluie, casquette, lunettes, selon la saison
• une trousse de survie
• une lampe de poche ou une lampe frontale
• des sacs plastiques pour les déchets

Le circuit Chôishi (町石道)

▶ Présentation (紹介)

Le circuit Chôishi (町石道) est un sentier de 24 km de long avec un marqueur en pierres (町石, chōishi) tous les 109 mètres gravés avec leur numéro. Les voyageurs s’aventurant dans ce parcours peuvent ainsi compter et se donner du courage jusqu’à l’arrivée. D’une hauteur de plus de trois mètres, chacun des panneaux de signalisation en pierre marquant le parcours est un stupa en forme de gorintô à cinq niveaux, représentant les cinq éléments principaux de l’univers bouddhiste ésotérique. Les stupas prennent Konpon Daitô (根本大塔) comme point d’origine et sont numérotés en conséquence, avec 36 autres stupas reliant cette pagode centrale au mausolée de Kôbô Daishi (ou Kôbô Daishi Gobyô). Plus de 80% des stupas que nous voyons aujourd’hui ont été construits à l’époque de Kamakura, et ils continuent d’évoquer l’atmosphère de leur passé lointain.

Le circuit commence au temple Jison-in (慈尊院) jusqu’à Daimon Gate (大門). Créé par Kukai (空海) et situé au sein du parc préfectoral de Koyasan Chôishi-michi Tamagawa (高野山町石道玉川峡県立自然公園), le sentier est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans l’ensemble des sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii.

Attention, il y a très peu de toilettes sur le parcours. Prévoir du matos de randonnée, des provisions pour avoir de l’énergie et si vous n’arrivez pas avant la tombée de la nuit, une lampe torche ou frontale. En effet, une fois la nuit tombée il fait profondément noir.

Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Chôishi

▶ L’ascension (登山)

Rendez-vous à la station Kudoyama (九度山) par la ligne Nankai (南海線) pour rejoindre le point de départ à Jison-in (慈尊院). Le train est rempli de bon matin d’alpinistes et voyageurs et un soleil radieux est là pour nous accompagner dans cette aventure.

Kudoyama est un petit coin agréable. Les gens se saluent tous et le samedi matin, le marché est ouvert près de la Michi no Eki (道の駅). Fruits et légumes frais à des prix attractifs, les clients sont prêts à faire plus d’une heure de queue. On peut aussi trouver des antiquités, ustensiles, et street food en cas de petite faim.

Puis il est temps de partir pour cette longue randonnée ! A Jison-in (慈尊院), on gravit les premières (mais pas les dernières) marches pour passer la torii du sanctuaire voisin, Niukanshōfu (丹生官省符神社) avant de rejoindre la route menant jusqu’à Daimon (大門), au marqueur en pierre numéro 180.

Passage dans des forêts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomérations entourant la montagne, c’est un long parcours assez physique mais récompensé par la beauté du paysage et des fruits de saison à 100¥ le sac mis à disposition sur le parcours. Les mikan et les kaki frais sont un régal en automne. Le don ne se refuse pas quand on connait le prix en supermarché.

De Futatsu Torii (二ツ鳥居) à Yadate le parcours au cœur de la foret est plat et plus facile. On avance rapidement en passant par des torii et chōishi. Il n’y a pas un bruit audible mis à part celui du vent soufflant sur les arbres et des quelques êtres vivants habitant la forêt. On est seul avec soi-même, on oublie toutes les pensées, les choses négatives, on respire juste la nature tout en parcourant le chemin.

Puis ce sont enfin les deux dernières heures d’ascension jusqu’à Daimon Gate (大門), le point d’arrivée et l’entrée dans le cœur de Koyasan. Ce sont sans doute les heures les plus difficiles physiquement et mentalement, les jambes accumulent la fatigue des nombreux kilomètres parcourus, les pentes raides semblent infinies, et la nuit tombant, la forêt s’assombrit rapidement. Il fait nuit noire si bien que ça en devient effrayant. Ne pas oublier la lampe torche ! Essoufflé et le cœur battant, après avoir difficilement repéré dans le noir le bout du chemin, on fait finalement face à Daimon Gate, porte d’entrée de la ville du sommet de la montagne !

Il fait nuit noire, les rues sont désertes mais en automne, c’est un accueil avec de belles surprises en présence des feuilles rouges, Koyo (紅葉), dont la couleur étincelante est accentuée par les lampadaires. Première récompense de cette ascension avant de savourer celle de déguster un délicieux dîner et de passer une bonne nuit dans un Shukubo (宿坊).

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Le circuit Nyonin-michi (女人道)

▶ Présentation (紹介)

Il s’agit du chemin que prenaient les femmes autrefois pour se rendre jusqu’au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et Okuno-in (奥の院). Jusqu’à la 5ème année de l’ère Meiji (明治5年 soit en 1872), les femmes n’étaient pas autorisées à se rendre à Koyasan. Pour pouvoir se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟), lieu sacré au centre des croyances de ce grand moine, elles empruntaient donc le chemin Nyonin-michi (女人道, littéralement « route des femmes »).

Le circuit commence au temple Nyonindo (女人堂), accessible en bus depuis la station Koyasan, passe par la porte Daimon (大門) pour terminer à Okuno-in (奥の院). Environ 7 km pour 3h30 de marche.
De la station Koyasan à l’arrêt de bus de Nyonindo, la route n’est autorisée que pour les bus, il est donc primordial de se rendre au point de départ en bus avec les bus Nankai Rinkan (南海りんかんバス). Les horaires (時刻表) sont disponibles sur le site de la compagnie. Prendre le bus à la voie 2 en direction de Okuno-in. Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Nyonin-michi

▶ L’ascension (登山)

Koyasan Climbing Adventure ; deuxième ! Départ à 9:50 au point 1 au cœur de la forêt montagneuse. Ça monte et ça descend, il faut enjamber les troncs et racines des arbres. Le chant des oiseaux résonne et relaxe pendant cette randonnée dans une nature paisible.

Sur le chemin, c’est la découverte de temples cachés avec des torii, comme Bentendake (弁天嶽). Il y a également une petite aire de repos avec tables et de splendides points de vue. Passé quelques torii, c’est le croisement avec le point d’arrivée du circuit Chôichi (町石道), face à Daimon (大門), porte d’entrée du cœur de Koyasan ; 2 km de fait en une heure environ. 3h10 après le point de départ, on quitte finalement de la verdure et les hauts arbres pour faire face à l’entrée d’Okuno-in (奥の院), marquant la fin de ce parcours. Un peu physique mais à la portée de tous les passionné(e)s de randonnée ! N’importe quelle femme peut le faire !

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♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Emotions

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► Winding Road : Kimi a escaladé le Mont Fuji 🗻, jamais deux sans trois !

Ce fascinant Mont Fuji, fierté du Japon du haut de ses 3776 mètres, lui accordant le titre de montagne la plus haute de l’archipel.
Inscrit au patrimoine mondial depuis 2013 et dans le cœur de nombreux japonais, il l’est aussi dans le mien depuis le jour où je l’ai vu du haut du sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社). C’est ma montagne numéro un, qui a en plus fait naître en moi cette passion pour la randonnée.

Chaque été marque notre rendez-vous, celui où je fais l’ascension de nuit pour qu’il me montre un beau lever de soleil tout en respirant un air frais et pur. Même s’il n’est pas si facile de l’escalader, l’adrénaline est toujours là pour m’emmener au sommet. Après le circuit Yoshida (吉田) puis le circuit Subashiri (須走), c’était maintenant au tour du circuit Fujinomiya (富士宮) !

Le circuit Fujinomiya (富士宮ルート)

Le départ s’effectue à la 5ème station se trouvant à la plus haute altitude parmi les 4 circuits, soit 2390 mètres. Cela en fait le circuit le plus court (5km) avec son point d’arrivée proche du pic Kengamine (剣ヶ峰), le plus haut du Mont Fuji, à donc exactement 3776 mètres d’altitude. C’est pour ça qu’il est aussi très populaire auprès des alpinistes.

C’est le deuxième circuit le plus fréquenté après le circuit Yoshida. Donc même si la durée semble courte, il vaut s’assurer plus de temps en cas d’embouteillages ou de croisements entre ceux qui montent et ceux qui descendent. Car en effet, il est utile de préciser que la route pour la montée et la descente est la même contrairement aux circuits Yoshida et Subashiri.

Pour les débutants ou les non-habitués ainsi que les plus sensibles au changement d’altitude, le circuit Fujinomiya est un bon compromis après le circuit Yoshida. Ceci dit, il est préférable de ne pas commencer l’ascension aussitôt arrivé à la 5ème station pour permettre au corps de s’habituer à l’altitude. De plus il est aussi assez raide !

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Fujinomiya, il est possible de prendre le bus depuis les stations JR Shizuoka (静岡), Shinfuji (新富士), Fuji (富士) et Fujinomiya (富士宮). Le ticket aller-retour coûte 3 100¥ et est valable sur une durée de trois jours.

L’ascension (登山)

Départ de la 5ème station à 18h45, arrivée au sommet à 3h30.
Le parcours est d’abord en gravier et petits cailloux, puis rocheux après la 7ème station. La pente est raide et ce dès les premiers kilomètres !

La distance entre les stations est relativement courte et on y arrive en 30 minutes en moyenne, excepté entre la 6ème et la nouvelle 7ème station où cela prend 50 minutes environ (40 si vous êtes rapide et habitué 😁). On peut donc monter lentement mais surement et bien se reposer une fois arrivé à une station. Il y a des refuges, à manger, à boire et des toilettes à 200¥ à chacune des stations. Les toilettes sont bien surveillées, impossible de gruger.
A la 6ème station, le refuge propose dans son menu la spécialité (名物) du circuit, Fujinomiya Yakisoba (富士宮やきそば).
Petite anecdote : pendant un petit arrêt à cette station, on a ressenti le tremblement de terre qui s’est produit vers Fukushima.

Le temps était clair, avec un petit clair de Lune en début de soirée et sous un ciel étoilé toute la nuit. Tellement magnifique ! Plus on montait en altitude et plus les températures chutaient rapidement avec parfois du vent. Il faisait 6° au sommet à mon arrivée.

Plus on monte et plus il y a de gros rochers. On s’agrippe, on évite de glisser ou de perdre l’équilibre, on admire les étoiles scintillantes pour ne pas penser qu’on galère un peu même si pour les amoureux d’escalade c’est le meilleur circuit.

Après la 8ème station, la pente devient encore plus raide, il faut donc marcher prudemment et lentement pour ne pas accumuler davantage de fatigue.

Le sommet et le tour du cratère (山頂とお鉢巡り)

En arrivant du circuit Fujinomiya, le point de vue pour voir le lever du soleil est vaste et il est possible de s’asseoir et de bien voir. Pas besoin d’arriver trop à l’avance. Même si il y a autant de monde qu’au point d’arrivée des circuits Yoshida et Subashiri, tout le monde peut admirer le spectacle à l’aise.

Craignant le froid et le vent, j’avais emporté de quoi me couvrir en attendant. À mon arrivée le ciel commençait à s’éclaircir et les premières couleurs du jour apparaissaient. Le dégradé de bleu et le rouge des premiers rayons du soleil offraient déjà un beau spectacle, faisant grandir l’impatience de voir le soleil pointer le bout de son nez. L’attente n’a pas été trop longue et le soleil, magnifique et éblouissant, s’est montré, sans nuages pour gâcher le spectacle !

Il n’y a pas meilleure façon de bien commencer la journée ! L’effort de l’ascension est récompensé et la fatigue un peu oubliée. Un bol de ramen pour reprendre des forces et on est au taquet pour profiter des autres merveilles du sommet.
En une heure et demie environ pour une distance totale de 3km, c’est le petit tour du cratère avec un passage obligé par le pic Kengamine (剣ヶ峰). Il y a la queue pour y faire une photo souvenir. Le tour du cratère, soit le circuit Ohachimeguri (お鉢巡り) vous fait profiter d’un panorama à 360° de dingue ! De là-haut, en cas de très beau temps, on peut apercevoir les lacs entourant le Mont Fuji comme le célèbre lac Kawaguchi (河口湖), les villes de Hakone (箱根), Shizuoka (静岡) et bien d’autres ainsi que la mer et des massifs montagneux autour. On en oublie le froid et le petit vent frais.

C’est au sommet du circuit Fujinomiya que se trouvent le sanctuaire Sengen-taisha Okumiya (浅間大社奥宮神社) et… le bureau de poste du sommet du Mont Fuji (富士山頂郵便局) ! Une bonne occasion d’envoyer une carte postale depuis le sommet ! Les cartes postales coûtent 500¥ et il y a aussi des autocollants et autres petits produits sympa à envoyer partout dans le monde !

La descente (下山)

Départ du sommet à 8h30, arrivée à la 5ème station à 13h10.
La descente est agréable au début mis à part dans les pentes raides et quand il faut faire de grands pas entre les gros rochers. On s’agrippe autant que pendant la montée mais on va plus vite même si parfois on sent nos jambes trembler à cause de la fatigue. On croise beaucoup de personnes faisant l’ascension de jour puisque la route reste la même dans les deux sens.

Au début c’est facile… Mais, entre la 8ème et 7ème station, le parcours devient plus dangereux à cause des gros rochers. Puis jusqu’à la fin, c’est glissade sur glissade à cause des cailloux. Avec la fatigue accumulée, c’est difficile de garder appui sur les jambes et plus facile de perdre l’équilibre et de tomber en glissant sur les cailloux.

Bilan (結論)

Le circuit Fujinomiya est en effet court par rapport aux autres circuits. J’ai vraiment pris mon temps vers la fin pour monter car j’allais plus vite que la normale. Cela m’aura évité les courbatures dans les cuisses en enjambant les gros rochers et aussi de me les cailler trop longtemps au sommet. En montant tranquillement, on trouve le circuit assez simple à faire. Il y a pas mal de personnes à l’approche du sommet mais sans trop créer d’embouteillages. Il y en a juste eu sur les derniers 200 mètres.

Ce fut ma meilleure ascension bien que j’aime l’atmosphère du circuit Subashiri. J’aime beaucoup le circuit Fujinomiya pour sa partie rocheuse. Il faut parfois enjamber et bien prendre ses appuis. D’ailleurs je recommanderais des bâtons de marche comme avaient quasiment tous les japonais que j’ai croisés. En effet je me suis beaucoup tenue aux rochers ou à la corde qui délimitait le circuit.

En revanche, la descente était peut-être bien la pire. Ça reste toujours moins fun pour moi. C’est raide et ça glisse, et puis il y a le corps qui commence à lâcher. Comme j’ai fait le tour du cratère en plus, ça a dépensé encore plus d’énergie. J’ai fait une longue pause à la neuvième station et ensuite je ne me suis pas arrêtée longtemps. Dans la partie cailloux, j’en avais marre de glisser et tomber dès que j’essayais de descendre plus vite. Mes jambes tremblaient et j’étais pleine de poussière. Je suis arrivée en bas au bout de ma vie, à peine assez de souffle pour dire お疲れ様です (Otsukare sama desu), mais au fond heureuse et fière d’avoir pu réaliser ce parcours !

Et surtout heureuse d’avoir pu voir un lever de soleil comme j’en avais rêvé ! Et sans avoir le temps de crever de froid comme l’année précédente. Les paysages qu’on aperçoit en faisant le tour du cratère sont aussi merveilleux.

L’année prochaine encore j’y retournerai ! 🗻😎

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 514¥
  • Barres énergétiques et lingettes rafraîchissantes (achetés chez L-Breath) : 2079¥
  • Bus (バス) : 3100¥ (aller-retour de Fujinomiya à la cinquième station, ticket à acheter près des arrêts de bus à côté de la station)
  • Toilettes (トイレ🚾) : 1300¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000¥
  • Shoyu Ramen dégusté au sommet (醤油ラーメン) : 900¥
  • Poste (郵便) : 610¥

Total : 9 503¥. Comptez donc en moyenne entre 7 000 et 12 000¥ pour l’ascension du circuit Fujinomiya.

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