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▶ Neurose : Kimi no Nikki (juin 2020)

Juin, c’est l’arrivée de l’été, avec sa chaleur, son humidité étouffante et son ennuyeuse saison des pluies, toujours là pour faire passer certains weekends à la maison ou annuler les sorties prévues en extérieur comme des pique-niques.

Après une longue période de mode de vie en stay home dès que possible pendant l’État d’urgence, les écoles, les magasins et les cafés-restaurants ont de nouveau rouvert leurs portes. On revient petit à petit à un rythme normal mais en restant très prudents.

Afin de prévenir la propagation de l’infection, il est demandé de respecter la règle des « trois densités » (3つの密) mise en place par le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales (厚生労働省), soit d’éviter :
– les endroits confinés (密閉)
– les endroits bondés (密集)
– les contacts trop rapprochés (密接)

Pour éviter autant que possible la propagation de l’infection, le pays entier doit s’adapter à un « nouveau style de vie » (新しい生活様式). Tout d’abord, chaque personne doit respecter les gestes et contrôles contre l’infection :
– lavage des mains (手洗い)
– port du masque (マスクの着用)
– maintien d’une distance de sécurité (身体的距離の確保)

Les bases (基本的) de la vie quotidienne (日常生活) se résument ainsi :
– lavage et désinfection des mains avec diligence (まめに手洗い・手指消毒)
– (咳エチケットの徹底)
– ventilation régulière des pièces (こまめに換気)
– maintien d’une distance de sécurité (身体的距離の確保)
– respect des 3 densités (3密の回避)
– chaque matin prendre la température, vérifier son état de santé et en cas de fièvre ou de symptôme d’un rhume, rester à la maison (毎朝、体温測定、健康チェック。発熱又は風邪の症状がある場合は無理せず自宅で療養)

Dans les lieux publiques, à l’entrée des magasins et des restaurants, du gel hydroalcoolique ou du désinfectant est mis à disposition des clients. Dans les écoles, on contrôle la température de chaque élève à son arrivée et en cas de fièvre il peut être renvoyé à son domicile.

Ainsi va la vie au Japon avec le Coronavirus !

※ Les événements du mois 🎊

• Suika Wari (スイカ割り)

C’est l’été, soit le moment de ressortir les maillots de bain, les serviettes de plage, les bouées et les ballons pour s’amuser sur les plages. Et au Japon, on rajoute… bâton et bandeau ! Mais pourquoi faire ? Pour jouer au jeu Suika Wari (スイカ割り), littéralement jeu de la pastèque fendue !

Comme son nom l’indique, ce jeu estival populaire chez les Japonais consiste à fendre une pastèque avec un bâton en ayant les yeux bandés. On pratique ce jeu en général sur les plages (海水浴場), mais aussi pendant les festivals, les pique-niques ou encore dans les écoles maternelles (保育園・幼稚園).

Pour jouer au Suika Wari, il faut :
– une pastèque bien mûre (よく熟れたスイカ)
– un bâton (棒)
– un bandeau (目隠し)

Les règles « officielles » (公式ルール) de ce jeu ont été établies en 1991 par la « Japan Suika Wari Association » (日本すいか割り協会). La JSWA fut créé dans le but d’une campagne menée par la Coopérative agricole JA (農業協同組合) pour augmenter la consommation de pastèques. Cependant, celle-ci n’existe plus au jour d’aujourd’hui.

En tout cas, les règles sont très simples :
– avant de commencer, le concurrent doit se trouver à une distance entre 5 et 7 m de la pastèque
– le bâton doit mesurer moins d’1m20 avec un diamètre de 5 cm
– le concurrent dispose d’1 min 30 pour fendre la pastèque les yeux bandés et en se basant sur les voix des autres participants qui le guident (dans ce délais, il a droit à 3 coups de bâton)
– chaque concurrent est jugé selon la découpe de sa pastèque ; 0 point si coup manqué, 1 point si la pastèque est frappée, 2 à 4 points si la pastèque peut-être fendue après coup, 5 à 10 points si on peut apercevoir l’intérieur de la pastèque après coup

Sans suivre à la lettre chaque règle, certains choisissent de ne pas fixer de limite de temps mais d’ajouter par exemple un handicap au concurrent en le faisant tourner sur lui-même avant qu’il se lance à la recherche de la pastèque. En privilégiant aussi le côté « fun » au lieu du mode « compétition », comme c’est le cas dans les écoles maternelles, il n’y a pas forcément de juge non plus. L’important est avant tout de s’amuser et de se régaler ensuite en dégustant de généreuses portions de pastèque !

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Hiking Adventure in Kobe (神戸でハイキングアドベンチャー)

Juin a beau être un mois où il pleut beaucoup en raison de la saison des pluies (梅雨 ☔ tsuyu), il y a tout de même de rares journées ensoleillées. Il ne faut alors pas manquer l’occasion de sortir profiter du soleil !

Alors c’est parti pour une journée à Kobe (神戸) ! Ville de la baie d’Osaka située dans le centre du Japon, elle est entre autres connue pour son paysage montagneux pittoresque qui entoure le port. C’est pourquoi après l’excursion d’une journée en février dernier, on part pour une journée de randonnée dans les montagnes.

Suivez le Kimitinéraire pour un parcours sympa d’une journée au cœur des montagnes de Kobe !
Nature et panorama exceptionnels garantis !

Départ de la station Sannomiya à 8h40, on monte en passant par le petit parc Suwayama (諏訪山公園). On y croise et salut des personnes effectuant leur sport matinal ou une petite pause pendant leur randonnée du dimanche. Paisible, tranquille et agréable, on s’y pose et on s’y relaxe.

Du point de vue Kinsedai (金星台) ou de Venus Bridge (ヴィーナスブリッジ), on admire la vue sur la ville et ses environs. Le ciel bleu et le soleil resplendissant font qu’on peut rester des heures comme ça sans s’en lasser, respirant l’air frais avec un fond sonore des bruits des voitures et du dynamisme de la ville.

C’est parti ensuite pour la première étape, on emprunte le circuit de randonnée jusqu’à Irakiyama (錨山) ! L’altitude n’est pas très élevée (moins de 300 mètres), la montée ne prend que 25 minutes environ depuis Venus Bridge pour 1 kilomètre de pente et de marches assez raides entourés de verdure. Suivez les panneaux, référez-vous aux plans pour vous guider. Les circuits sont assez bien indiqués. Arrivé au sommet, le paysage y est toujours aussi beau. On continue vers Shishōyama (市章山), 500 mètres plus loin. La vue y est davantage splendide. À croire que plus on monte, plus elle est impressionnante ! Beaucoup de passionnés de randonnée empruntent ce circuit et viennent admirer la ville de là-haut. Il est facile d’engager la conversation et de passer du bon temps pendant notre pause.

De là on poursuit notre route pour atteindre l’étang Shōjō (猩々池), faire une pause au café Hanareya (カフェはなれ家) et son ambiance jazz pour un jus d’orange frais et déjeuner chez takibi neko (タキビネコ). Durant les derniers kilomètres, on passe par le temple Dairyuji (大龍寺) avant d’arriver au parc Futatabi (再度公園) et son étang Shuhogahara (修法ヶ原池). Vaste et disposant de toilettes, cafés et aires de pique-nique, il est très fréquenté. On se sent comme en vacances en venant manger et s’amuser entre amis ou en famille.

On termine le parcours en redescendant jusqu’au sanctuaire Gion (祇園神社) en passant par le mont Nabebuta (鍋蓋山) et le col Shichisan (七三峠). Et la boucle est bouclée !

Circuit sympa et accessible à tous bien qu’un peu physique. Lors d’un séjour à Kobe, profitez de ce petit moment dans la nature en journée pour y voir Kobe sous différents angles et rester jusqu’à la tombée de la nuit à un des spots pour admirer un très beau panorama de Kobe de nuit, comme on peut le voir depuis d’autres spots comme Kikuseidai (掬星台) ou depuis les jardins de Nunobiki (布引ハーブ園) !

Parc Suwayama (諏訪山公園)
Adresse : 5-1 Yamamotodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo(兵庫県神戸市中央区山本通5丁目1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Temple Dairyuji (大龍寺)
Adresse : 1 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方1)
Accès : Dairyuji Bust Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : http://www.tairyuji.com

Parc Futatabi (再度公園)
Adresse : Yamadacho Shimotanigami, Kita-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市北区山田町下谷上)
Accès : Saido Park Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Sanctuaire Gion (祇園神社)
Adresse : 12-1 Kamigioncho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区上祇園町12−1)
Accès : Hirano Bus Stop (Kobe City Bus 7)
Site internet : http://www.kobe-gionjinjya.com/

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

• Pique-nique au parc (公園でピクニック)

C’est samedi et par chance le temps est plutôt ensoleillé après une semaine bien pluvieuse ! Hors de question pour les Japonais de rester enfermé ! C’est l’occasion de sortir la tente, les bâches et les tables pour aller se poser dans le parc du coin et y faire un pique-nique en famille ou entre amis !

Posés dans le parc Nakanoshima (中之島公園) à Osaka, près de la rivière, c’est un rassemblement international ! Comme tout le monde ne se connait pas forcément, on se présente avant de trinquer et de goûter aux différents plats préparés et rapportés par chacun : inarizushi, omelette à l’indienne, curry indien, karaage… Avec un petit fond musical et les rayons du soleil qui passent entre les arbres, on profite d’un moment vraiment agréable.

On pratique quelques jeux sportifs ou ludiques avant de s’offrir le dessert : cookies, gelée au café et gâteau roulé aux fruits. L’après-midi est passée vite et il est déjà temps de plier bagages et de se dire au revoir en espérant remettre ça très bientôt !

Même si l’été au Japon est difficilement supportable, ça fait toujours du bien d’être en bonne compagnie dans un endroit calme et reposant teinté de vert. Les Japonais et résidents au Japon en tout cas adorent !

Parc Nakanoshima (中之島公園)
Adresse : 1-1 Nakanoshima, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区中之島1丁目1)
Accès : Kitahama Station (Keihan Line, Sakaisuji Line) sortie 26
Site internet : http://www.city.osaka.lg.jp

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Ramen Rai Rai Rai Tei (ラーメン来来亭)

Il est midi et c’est l’heure de manger. Encore une fois c’est l’envie de manger des nouilles qui l’emporte. On retourne chez Rai Rai Tei (来来亭), une très bonne chaîne de restaurants de ramen à laquelle on est devenu habitué depuis avril 2020 !
Alors on voit venir quelques réactions… Manger des ramen alors que l’été se rapproche et qu’il commence à faire chaud ??  Et bien figurez-vous qu’à l’approche de l’été les Japonais ont pour coutume de manger des nouilles froides ! On appelle ça des reimen (冷麺, rei pour froid et men pour nouilles).

Normalement c’est un plat qui est originaire de Corée du Nord mais qui a très vite fait sa réputation au Japon. Si on peut en manger dans des restaurants de ramen on en trouve également dans les konbinis et les supermarchés. C’est aussi un plat très facile à réaliser. Mais quand on a pas envie de cuisiner, c’est toujours mieux de savourer un bon plat dans un restaurant qu’on apprécie.

Rai Rai Tei propose donc dans son menu un bol de reimen classique (冷麺), et un plus spécial (特製冷麺, tokusei reimen) avec un œuf (味玉子) et du kimchi (キムチ). On peut les accompagner dans un menu contenant par exemple des gyoza (餃子) ou du karaage (唐揚げ) avec une demie-portion de riz cantonais (半チャーハン) pour moins de 1500 ¥.

Pour lutter contre le natsubate (夏バテ, coup de chaleur), c’est un bon compromis ! Les nouilles sont rafraîchissantes bien qu’un peu fermes. La sauce est onctueuse et le kimchi apporte la petite touche épicée. On ressort l’estomac bien rempli et satisfait.

Ce mois également, on en a profité pour tester le curry ramen (カレーラーメン) avec un œuf (味玉子) en topping accompagné toujours de riz cantonnais (チャーハン) et de karaage (唐揚げ) en menu. Un régal à 1490 ¥ qui remplit sans conteste l’estomac. Le curry est bien épicé, les nouilles sont épaisses et tendres. À goûter à la moindre occasion, le curry ramen de Rai Rai Tei est une valeur sûre !

Ramen Rai Rai Rai Tei Hirakata Shodai (ラーメン来来亭 枚方招提店)
Adresse : 1-2243-5 Shodai Kitamachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市招提北町1丁目2243-5)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.rairaitei.co.jp

• takibi neko (タキビネコ)

Situé au milieu des montagnes de Kobe (神戸), sur le parcours menant au parc Futatabi (再度公園), ce bar-café permet aux voyageurs et alpinistes de profiter d’une pause agréable pendant leur promenade. Petit mais relativement confortable, si toutes les tables et les places en comptoir sont prises, il y a toujours possibilité de se poser en terrasse.

Du comptoir, on peut observer la préparation des plats servis. Au menu : onigiri (おにぎり), hot dog toasté (ホットドッグトースト), pizza toastée (ピザトースト), omurice (オムライス) pour des prix allant de 500 ¥ à 1000 ¥. Pour les boissons : jus de fruits, bière, vin, wishky sont proposés pour se rafraîchir.

De la bonne musique est diffusée pour animer l’endroit, la déco et l’architecture ont un petit côté occidental. Manger un omurice dans cette ambiance est un moment agréable. Servi bien chaud, la taille de la portion est tout juste ce qu’il faut et c’est meilleur que les omurice servis dans les restau.

Très peu connu, si vous passez par l’étang Shōjō (猩々池) ou si vous vous rendez au parc Futatabi (再度公園), rendez-vous jusqu’à ce bar-café ! Le personnel (certainement un jeune couple) y est très agréable et leurs plats fait maison sont un très bon remontant !

cafe and bar takibi neko (タキビネコカフェバー)
Adresse : 118 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe-shi, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方118)
Accès : Nihonmatsu Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Marcher environ 17 minutes jusqu’au café

• Niboshi Ramen Tamagoro (煮干しらーめん 玉五郎)

La quête de nouveau Ramen se poursuit ! À la recherche d’un endroit pour dîner dans Kuzuha Mall Dining Street, on trouve Niboshi Ramen Tamagoro, une chaîne de Ramen appartenant à la compagnie Genki Factory qui réunit en plusieurs chaînes de restaurant le must to eat de la cuisine japonaise : ramen (ラーメン), tsukemen (つけ麺), kushiage (串揚げ), yakiniku (焼肉)…

L’élément phare de Niboshi Ramen Tamagoro, c’est son bouillon à base de poisson, précisément une soupe à base d’anchois, de bonite et de maquereau soigneusement sélectionnés et mélangé à un riche bouillon de fruits de mer. Y sont plongées des nouilles moyennement épaisses et d’une texture riche et ferme. La maison vous invite également à goûter ses gyoza cuits à la vapeur (水餃子).

Choisissez votre plat au distributeur à l’entrée, entre le niboshi ramen salé (塩煮干しらーめん), épicé (辛煮干しらーめん) et tsukemen (煮干しつけ麺). Ajoutez selon vos préférences des accompagnements : œuf, oignons verts, menma… Prix moyen, environ 1000 ¥. Remettez votre ticket de commande et prenez place au comptoir ou à table.

On est servi assez rapidement quand le restau n’est pas bondé. La taille des bols est raisonnable et le bouillon a bon goût. Pour changer un peu des bouillons classiques, cette chaîne est à essayer à l’occasion !

Niboshi Ramen Tamagoro Kuzuha Mall (煮干しらーめん 玉五郎 くずはモール店)
Adresse : 1F Kuzuha Mall Dining Street (大阪府枚方市樟葉花園町15-1くずはモールダイニングストリート 1F)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internet : http://www.genki-factory.com/shoplist/tamagoroh/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Rentrée scolaire, deuxième 🏫 !

Etat d’urgence enfin levé, il était enfin temps de reprendre l’école ! Nouvelle rentrée scolaire très mouvementée ! Dès le premier jour, beaucoup de tâches, de communication, si bien qu’on ne voit pas le temps passer et qu’on n’a pas le temps de stresser ! Mais quelle joie de pouvoir s’amuser à nouveau avec les petits dans la cours de récré ! Au niveau des cours, j’ai mieux fait, la reprise fut un peu difficile le temps de retrouver les habitudes et d’être bien organisé. Ce n’est pas un travail de tout repos et pour une personne étrangère assignée à ce poste normalement destiné à un japonais, la paperasse et la préparation des classes demande plus de temps et de concentration pour comprendre le japonais. C’est un challenge et il faut se donner à fond tous les jours, accepter les remarques, bonnes ou mauvaises, et ne pas laisser tomber.

En tout cas, grâce aux enfants, vraiment, je m’amuse et j’apprécie ce travail. De belles retrouvailles avec les primaires et leurs mamans avec qui je reste parler après les leçons. Elles sont d’une telle gentillesse ! Mes premières leçons avec les maternelles étaient géniales aussi, même si dans une classe, ils m’ont appelé par le nom de leur ancienne professeure ! Cependant, il y a eu une connexion directe, c’était comme si ils m’avaient toujours eu comme professeure ! Ils semblaient déjà habitués à mon personnage et ma façon d’enseigner. Quelle joie ! C’est vraiment génial de se dire qu’on s’éclate au travail ! Je suis très occupée et débordée avec toutes les tâches administratives et toute la gestion de l’école mais quand je vois les sourires des enfants radieux après une leçon, certains venant me dire « C’était vraiment amusant ! » ça fait mon bonheur et ma satisfaction après mes leçons. Je fais chaque leçon avec vraiment beaucoup d’enthousiasme. Je repense au théâtre, car c’était mon moyen de surmonter mon stress et ma timidité. Je continue dans cette dynamique pour surmonter mon stress, mon principal souci étant de ne pas réussir à me faire comprendre à cause du japonais. Je fais un petit sketch, je joue un personnage qui vraiment plaît aux enfants si bien qu’à chaque fin de leçon j’ai droit à ma séance de high touch et de câlins. Entre ça et les événements de l’école qui m’apportent vraiment un plus dans la culture et une immersion dans le mode de vie japonais, même si je rentre épuisée du travail je suis quand même super contente de ce que je fais.

• Nouveau téléphone 📱

Hélas, plus de 3 ans après l’avoir acheté, mon Axon 7 Mini a finalement rendu l’âme. Il commençait déjà à marcher au ralenti et une partie de l’écran tactile ne fonctionnait plus. Et comme une bonne imbécile, j’ai cassé l’écran. Il marchait toujours mais était inutilisable. Je ne pouvais même pas désactiver le réveil, tous les matins il continuait à sonner 😂 ! Ce fut donc le moment de racheter un nouveau téléphone. Possédant une carte SIM du temps de mon PVT, j’ai simplement acheté un smartphone free sim chez Bic Camera comme j’ai fait il y a trois ans. Les démarches sont très simples : on choisit son smartphone, on paye et le personnel vous effectue gratuitement la configuration avec la carte SIM. En 30 minutes c’est fait !

Me voilà avec un Motorola Moto g7 ! Il est un peu grand mais il a un beau design et des fonctions intéressantes. Parmi les propositions du magasin, c’était celui qui correspondait le mieux à mes attentes (opéré par Android, longue autonomie de batterie, compatibles avec les appli que j’utilise, photos de bonne qualité…) et mon budget.


♫ Un article = Une chanson ► MY FIRST STORY – 虚言NEUROSE

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▶ Chase : Kimi no Nikki (février 2020)

Février = vague de froid. Des journées ensoleillées mais qui tournent vite à la pluie ou aux rafales de vent. La météo du Kansai n’est pas aussi agréable qu’à Tokyo et a du mal à se maintenir. L’hiver semble long quand on a aussi froid en intérieur (merci les logements mal isolés et mal chauffés) et à cause de l’air très sec. C’est facile de tomber malade à plusieurs reprises, entre rhume et grippe. La chose qui peut faire aimer l’hiver est sans doute la neige. Elle est tombée un peu mais pas suffisamment pour tenir et teinter le paysage de blanc. En bref, on a hâte que le printemps arrive et pour se consoler, on se fait plaisir chez KALDI Coffee Farm (カルディコーヒーファーム) avec pleins de produits au sakura 🌸 : thé, confiture, udon et même pâte à pancake !

Le 23 février, notre cher nouvel empereur fêtait son anniversaire ! Ce jour est donc désormais férié au Japon. Et comme ça tombait un dimanche, le lundi suivant était par conséquent férié aussi. Une occasion de s’offrir un long weekend du côté de Nachi-Katsuura (那智勝浦). Le guide consacré à cet endroit arrivera dans un prochain article !

※ Les événements du mois

• Setsubun (節分)

Cette année encore, précisément le 3 février, on célèbre Setsubun (節分), cette fête symbolisant la fin de l’hiver et le changement de saison. En effet, Setsubun faisait à l’origine référence à la veille du début de chaque saison, printemps, été, automne et hiver. Le premier jour du printemps (立春, risshun), le 4 février, correspondait également à l’ancien calendrier lunaire japonais, tout en marquant la transition du froid de l’hiver à la chaleur du printemps. Pour ces raisons, cette journée serait devenue particulièrement importante et, avec le temps, le terme Setsubun est devenu associé uniquement au début du printemps.

On raconte que selon la superstition japonaise le monde serait plus sensible à l’influence du mal (représentés par les démons que l’on appelle Oni en japonais (鬼)) lors des changements de saisons. Un rituel connu sous le nom de tsuina (追儺) ou aussi oni-yarai (鬼遣らい) pour dissiper la perversité a donc été pratiqué dans la cour impériale Heian et dans d’autres lieux lors de Setsubun. Cette coutume originaire de Chine aurait été introduite entre a fin du VIIe et le début du VIIIe siècle.

Ainsi, le principal rituel de Setsubun consiste à chasser les démons en leur jetant des graines de haricots. Ce rituel, Kimi no BLUE TRAVEL l’a expérimenté l’année dernière et les détails se trouvent sur cet article. Mais d’autres existent et varient selon les régions. On distingue une première différence selon les lieux de célébration : dans les temples, on parle de Setsubune (節分会) et dans les sanctuaires, Setsubunsai (節分祭).

Dans le Kansai, la fête se vit autrement avec un rituel bien connu : le karosai (火炉祭). Si vous célébrez Setsubun à Kyoto, le rituel, parmi nombreux d’autres, commence à 23h00. Cependant dans d’autres sanctuaires plus petits et moins fréquentés, il peut avoir lieu plus tôt dans la soirée. C’est le cas du sanctuaire Katano (片埜神社) situé dans la ville d’Hirakata (枚方市). On vous raconte cette expérience.

Lors du karosai, de vieilles amulettes (お守り, omamori) et de vieux talismans en bois (お札, ofuda) avec des vœux écrits dessus sont brûlés dans un grand pot de feu. Celui-ci est installé devant l’une des portes du sanctuaire (鳥居, torii) et les talismans et amulettes rapportés par les fidèles et les visiteurs y sont brûlés afin que les esprits en eux puissent être libérés. Pendant que le prête shintoïste (神主, kannushi) récite un chant religieux, les gens s’approchent à tour de rôle des flammes et y jettent leurs vieux charmes, faisant grandir le diamètre de ce feu jusqu’à plus de cinq mètres. Bien que l’on sente une forte chaleur, on dit que si vous vous approchez des flammes, vous serez en bonne santé pour l’année à venir. Admirer les flammes, écouter les chants en toute tranquillité apaise les cœurs et les esprits.

Après quoi, Setsubun se termine dignement par un petit festin : la dégustation d’amasake (甘酒, boisson peu alcoolisée que l’on sert régulièrement lors des fêtes traditionnelles dans les temples et sanctuaires) et d’ehomaki (恵方巻) à manger entier dans la direction Eho (恵方).

Sanctuaire Katano (片埜神社)
Adresse : 2-21-15 Makinosaka, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市牧野阪2丁目21−15)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.katanojinja.com

• Spectacle scolaire (発表会)

Les écoles (privées en particulier) du Japon n’en finissent pas avec les spectacles et festivals : 運動会 (rencontre sportive), 音楽会 (rencontre musicale), 発表会 (représentation). Il y en a pour tous les thèmes et toutes les activités. À l’approche de la fin de l’année scolaire, on planifie une représentation sur le thème de la vie, Seikatsu Happyoukai (生活発表会) avec chants et performances musicales.

Des semaines chargées avec des répétitions quotidiennes pour atteindre la perfection le jour J, des professeurs strictes et des enfants parfois fatigués. Mais on garde le moral et la motivation ! On encourage au mieux les troupes pour leur prouver qu’ils sont capables de faire de grandes choses à leur bas âge.

Le jour J, les classes montent sur scène à tour de rôle pour interpréter des chansons en anglais et en japonais, accompagnés parfois d’une petite danse, avant de terminer par un orchestre. Des grands classiques aux chansons populaires du moment, comme Paprika, chanson officielle des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, les enfants chantent et jouent en rythme avec le sourire, guidés par leur professeur. Les parents sont fières de la performance et immortalisent le moment en photos et vidéos.

Des visages radieux, des messages remplis d’émotions, c’est un beau spectacle qui rappelle l’arrivée prochaine du printemps et de la fin d’une riche année scolaire de plus.

• Excursion scolaire et pique-nique (修学旅行と遠足)

En effet, la fin de l’année scolaire se rapproche, les grands événement sont passés, on programme alors une petite sortie scolaire méritée dans la matinée ! On se rend au parc pour s’amuser, profiter d’une petite ballade et terminer par un pique-nique. En japonais, on appelle cette petite excursion Ensoku (遠足).

Pendant le trajet, le professeur occupe les enfants en expliquant le programme de l’excursion : ballade et amusement au parc, suivi d’un pique-nique. Le soleil n’est hélas pas au rendez-vous ce jour mais les enfants gardent le sourire ! Une fois sur place, on court direction l’aire de jeux et on s’amuse jusqu’à l’heure du pique-nique où chacun se régale avec sa boite à bento dont le contenu soigneusement préparé par maman est aussi mignon que bon !

L’excursion se passe au parc Shimin no Mori d’Hirakata (枚方市市民の森) dont le nom signifie littéralement « la forêt des citoyens ». Situé dans la partie nord d’Hirakata, c’est un parc verdoyant dans un quartier résidentiel, construit sous le slogan « Ville de verdure, du soleil et de la culture » (緑と太陽と文化のまち) pour commémorer le 35ème anniversaire de la municipalité.

Sur une surface d’environ 2,8 hectares entourée d’environ 12 000 arbres, le parc est divisé en huit zones, dont l’étang Kagami (鏡伝池) au cœur, la forêt de fleurs (花の森), la forêt Seseragi (せせらぎの森) et la forêt Trim (トリムの森). Les citoyens de la ville apprécient le parc pour y admirer les fleurs à toutes les saisons. En cette période de l’année, on peut voir de jolies fleurs de pruniers (梅の花) par exemple ! La forêt dans laquelle se trouve une aire de jeux est quant à elle l’endroit préféré des petits !

Hirakata City Shimin no Mori (枚方市市民の森)
Adresse
: 2-10-1 Kuzuhaoka, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市楠葉丘2丁目10-1)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internethttp://shimin-mori.com/

※ Les sorties et excursions du mois

• Une journée à Kobe (神戸日帰り旅)

Excursion d’une journée à Kobe ? Oui c’est entièrement possible de faire l’aller-retour sur une journée quand on habite dans le Kansai ! En japonais on dit Higaeri (日帰り). Bien sûr, pour faire le tour entier de la ville, c’est mieux d’y passer plusieurs jours mais on peut toujours découvrir de belles choses rien que sur une journée et y revenir le lendemain !

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Kobe !

Pour cette excursion un samedi frais mais en partie ensoleillé, ce sera marche, nature, temple et panorama magnifique pour un budget qui ne dépassera pas 10 000 yens !

Arrivée le matin à la station Sannomiya (三ノ宮), on se dirige à pieds en direction du pont Vénus (ヴィーナスブリッジ). Sur le chemin, petit arrêt au sanctuaire Ikuta (生田神社), un des plus anciens du Japon. L’endroit est tranquille et très silencieux, peu de visiteurs s’y aventurant en matinée. C’est une agréable balade reposante sous un soleil frais mais radieux.

On continue de parcourir les rues ascendantes et descendantes (eh oui, Kobe est entouré de montagnes), passant devant la mosquée de Kobe, empruntant la pente très raide menant aux sanctuaires Suwa (諏訪神社) et Takagi Inari (高儀稲荷神社) pour enfin atteindre les marches du pont Vénus. Bien que son nom ne reflète pas un charme exceptionnel pour cette construction, la vue sur la ville reste splendide ! Gratuit et sans trop de touristes, l’effort fourni pour monter jusque là est amplement récompensé !

Juste à côté, sur la terrasse Venus (ヴィーナステラス) de l’observatoire du parc Suwayama (諏訪山公園), se trouve le monument des cadenas de l’amour (愛の鍵モニュメント). Les couples viennent sceller leur amour en y attachant des cadenas depuis décembre 2004. Sa construction a été décidée après que des actes similaires aient été effectués sur le pont Vénus, et étant jugés dangereux en raison du poids accumulé des cadenas.

Après une pause déjeuner, direction le sud de la ville à pieds, parcourant les rues désormais plus animées du quartier de Sannomiya (三ノ宮) et du quartier chinois de Kobe, Nankinmachi (南京町).

Premier arrêt au sanctuaire Minatogawa (湊川神社) dans lequel se tient ce jour un petit marché avec produits fabriqués à la main et antiquités. On découvre des allées de plusieurs stands et pas mal de clients viennent faire des emplettes, mais compte tenu du lieu sacré, le marché reste calme. Ce sanctuaire shinto reconstruit après-guerre en 1957 est connu pour son grand hall et ses statues de lions dorées.

Puis, on repart pour un autre temple, très peu connu des touristes et même des locaux ! Et pourtant, il y cache une merveille : une des plus grandes statues de Bouddha, le temple Nofuku (能福寺).
Implanté au milieu d’immeubles et à 10 minutes à pied de la gare de Hyogo, créant un certain contraste entre modernité et tradition, on s’attendrait à tout sauf à trouver un lieu sacré par le plus grand des hasards. Alors que le grand Bouddha de Kamakura se trouve au calme et un peu éloigné du centre-ville et celui de Nara au chaud dans le temple Todai-ji, le grand Bouddha de bronze de Nofuku-ji est visible à peine passé l’entrée du temple dont la visite est d’ailleurs gratuite !
Montez les marches jusqu’à lui, admirez-le avec le paysage citadin en arrière-plan et faites-lui une offrande en déposant de la nourriture ou une boisson.

Selon le temps restant, on remonte en transport (train JR jusqu’à Sannomiya et bus 18) ou à pied jusqu’au nord-est au téléphérique du mont Maya (摩耶山). De là, les aventuriers d’un côté, passionnés de randonné, empruntent le circuit menant jusqu’au sommet du mont Maya au point de vue Kikusedai (掬星台) et les touristes de l’autre optent pour le trajet en téléphérique et funiculaire.

Là-haut, une autre magnifique vue sur Kobe s’offre aux visiteurs, pour ainsi figurer parmi les trois meilleures vues nocturnes du Japon. De jour comme de nuit, Kobe, situé en bord de mer et entouré de montagnes, révèle sa beauté citadine et ses milliers de lumières.

Selon la saison, d’autres activités sont possibles incluant la location de vélo et emprunter le circuit pour une sympathique balade en respirant l’air frais. Ou bien, pour les moins sportifs ou ceux qui veulent juste se détendre, se poser au café du coin, Maya View Terrace 702 (摩耶ビューテラス702). En hiver, des kotatsu et couvertures sont à disposition des clients pour se réchauffer et se relaxer tout en admirant la ville. On se laisse facilement tenter par un dîner et/ou une boisson chaude. Plats japonais et occidentaux, gâteaux et autres pâtisseries, thé, café et alcool, il y a de tout pour satisfaire le client et lui redonner de l’énergie après une longue journée d’excursion et bien la terminer.

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Ikuta Jinja (生田神社)
Adresse : 1-2-1 Shimoyamatedori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区下山手通1丁目2−1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://ikutajinja.or.jp/

Venus Bridge & Ai no Kagi Monument (ヴィーナスブリッジ&愛の鍵モニュメント)
Adresse : 203 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方203)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest

Minatogawa Jinja (湊川神社)
Adresse : 3-1-1 Tamondori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区多聞通3丁目1−1)
Accès : Kobe Station (JR Lines) sortie nord, Kosoku Kobe Station (Kobe Kosoku Line) sortie 11A
Site internet : http://www.minatogawajinja.or.jp/

Nofuku-ji (能福寺)
Adresse
: 1-39 Kitasakasegawa-cho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区北逆瀬川町1−39)
Accès
: Hyogo Station (JR Lines) sortie sud, Chuo-Ichibamae Station (Kaigan Line) sortie 1
Site internet : http://nofukuji.jp/

Maya View Line Kikusedai (まやビューライン 掬星台)
Adresse : 2-2 Mayasan-cho, Nada-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市灘区摩耶山町2-2)

※ Les restau et cafés du mois

• Kappougi (かっぽうぎ)

De passage à Kobe et pour le déjeuner vous avez un mot en tête : tradition. Pour cela, optez pour le Washoku (和食, terme employé pour désigner la cuisine traditionnelle japonaise) et posez-vous dans l’Izakaya Kappougi (手作居酒屋 かっぽうぎ) pour goûter sa cuisine fait maison. Tradition : le décor l’est avec des tables basses et des tatamis et la cuisine fait maison regroupe tous les plats et accompagnements typiques de la cuisine japonaise. Il y a l’embarras du choix et pour tous les goûts !

Le midi, c’est un menu fixe (定食) de six petites assiettes au prix de 792 yens. Le paiement s’effectue à l’arrivée et avant de prendre place à table. Les clients prennent un plateau et choisissent d’abord un plat de viande/poisson (karaage 唐揚げ, poissons de saison comme par exemple le sanma 秋刀魚 ou le maquereau 鯖, nikujaga 肉じゃが, chicken katsu 鶏カツ…), trois petits bols d’accompagnements légumes / féculents (yakisoba, tamagoyaki, pommes de terre frites, natto, salade…), une soupe miso et un bol de riz blanc ou du riz assaisonné avec des légumes et de la viande (炊き込みご飯). Thé froid, chaud et eau sont disponibles à volonté ainsi que sauces et épices mis à disposition à chaque table.

Un plateau bien garni, de la bonne cuisine, on ressort avec un estomac rempli et satisfait !

Kappougi Roynet Sannomiya (かっぽうぎロイネット三宮店)
Adresse : 5-1-6 Gokodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区御幸通5-1-6)
Accès : Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line) sortie A24, Sannomiya Station (JR Line) sortie est, Sannomiya-Hanadokeimae Station (Kaigan Line) sortie 3
Site internet : http://www.kappougi.jp/ 

※ Dans ma vie Nippone

• La vie est belle !

Je pensais que seuls les personnes ayant trouvé le grand amour, vécu le mariage, découvert la joie de devenir parents et de fonder une famille tout en effectuant le travail de leur rêve pouvaient dire librement ces mots. Et pourtant non, ils peuvent être à la portée de n’importe qui ! Je ne pensais pas moi-même les dire un jour, du haut de mes 30 ans. Oui, il faut croire que 30 ans est un bel âge et qu’on voit les choses plus positivement et qu’on a envie de continuer à grimper, gravir des échelons et relever de nouveaux challenges. C’es mon état d’esprit actuel.

Que j’ai bien fait de quitter Tokyo pour le Kansai. De nouvelles choses ont été possibles pour une vie bien plus agréable et plaisante. Ça fait déjà 5 mois que je suis devenue professeure d’anglais et que chaque jour je m’amuse avec les enfants en leur enseignant cette langue. 5 mois c’est peut-être court, mais en 5 mois, j’ai déjà partagé tellement de bons moments avec les enfants. Et grâce à la gentillesse et aux visages radieux de la plupart d’entre eux (pas tous hélas lol), j’ai pu gagner suffisamment de confiance pour leur enseigner l’anglais dans une atmosphère ludique et amusante.

C’est sûr, ce n’est pas rose tous les jours, c’est parfois très fatigant et au début je m’inquiétais beaucoup quant à mes capacités à enseigner. Je m’inquiète toujours un peu même maintenant. J’ai eu des moments de doute à plusieurs reprises aussi mais la fin de l’année scolaire se rapproche et je suis juste impatiente de voir comment commencera la rentrée prochaine. C’est passionnant ! Chaque jour les enfants m’apportent beaucoup. Chaque jour est une expérience enrichissante. C’est pourquoi je vais continuer à faire des efforts tout en gardant cette joie de vivre !


♫ Un article = Une chanson ► L’Arc~en~Ciel – CHASE

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► God Bless This Stamp : Le Goshuin (御朱印)

Grand voyageur, grande voyageuse qui parcoure le Japon et effectue un arrêt dans les nombreux temples bouddhistes et sanctuaires shintoïstes du pays, vous connaissez sans doute l’existence du Goshuin (御朱印), l’empreinte du sceau de ces lieux sacrés. Souvenir original et typique, collectionnez-les et rassemblez-les dans un Goshuin-cho (御朱印帳), un carnet spécialement dédiés aux Goshuin.

Vous désirez en savoir plus ? Alors lisez la suite de cet article !

※ Qu’est-ce que le Goshuin ? (御朱印とは何ですか。)

Le Goshuin (御朱印) correspond à l’empreinte du sceau des temples bouddhistes et sanctuaires shintoïstes au Japon que les visiteurs et adorateurs peuvent recevoir. Cependant, il peut arriver que certains sanctuaires et temples n’offrent pas du tout ce service.

En japonais, ce terme se décompose en trois kanjis :
(go) : terme honorifique ajouté au début de mots « importants ». L’empreinte du sceau est considéré comme un objet sacré, il droit donc être mentionné et traité avec un grand respect
(shu) : vermillon, faisant référence à la couleur rouge vif tirant sur l’orangé de l’encre utilisée pour marquer le sceau
(in) : empreinte du sceau
En d’autre terme, le Goshuin représente la marque rouge sacrée de chaque temple bouddhiste et sanctuaire shintoïste.

Mais précisément, il ne s’agit pas d’une simple marque rouge comme l’Inkan (印鑑). Le contenu est un peu plus complexe et se compose en plusieurs parties : on retrouve à la fois des empreintes de sceau et de la calligraphie. De même, il diffère selon les temples et sanctuaires. Voici par exemple le Goshuin du temple Kongobu-ji (金剛峯寺), situé à Koyasan (高野山).

  1. 令和元年拾壱月拾七日 (17 novembre de la première année Reiwa) : Date de visite
  2. 遍照金剛 (Henjokongo) : autre nom de Kobo-Daishi Kukai (弘法大師空海), saint fondateur de l’école bouddhiste Shingon
  3. 金剛峯寺 (Kongobu-ji) : Nom du temple
  4. Empreinte du sceau du temple
  5. Empreinte du sceau du lieu où se situe le temple
  6. 奉拝 (Houhai) : terme signifiant « culte », « adoration », « vénération »
  7. यु (Yu) : caractère sanskrit exprimé pour Kobo-Daishi Kukai
  8. 高野山 (Koyasan) : Nom du lieu où se situe le temple

Autre exemple de Goshuin du sanctuaire Ikuta (生田神社) à Kobe (神戸), un peu plus simple.

  1. 令和二年二月一日 (1er février de l’année 2 Reiwa) : Date de visite
  2. 生田神社 (Ikuta Jinja) : Nom du sanctuaire
  3. Empreinte du sceau de l’emblème du sanctuaire
  4. Empreinte du sceau du sanctuaire
  5. 奉拝 (Houhai)

A l’origine, le Goshuin était remis aux pèlerins qui offraient un sha-kyo (写経, transcription manuscrite de soutra) aux temples. L’empreinte du sceau est considéré comme sacré étant donné qu’il représente l’image du temple. De nos jours, il est bien sûr possible d’obtenir un Goshuin sans avoir à offrir un sha-kyo.

※ Le Goshuin-cho (御朱印帳)

Pour rassembler et collectionner les Goshuin, il est préférable d’avoir un carnet dédiés à cet effet, le Goshuin-cho (御朱印帳). Les temples et sanctuaires refuseront d’y inscrire leur Goshuin dans tout autre type de cahier ou dans un carnet contenant des tampons commémoratifs, alors attention ! Le Goshuin-cho est aussi un objet sacré et doit être entretenu avec respect ! Retenez ces mots :

御朱印帳

御朱印には、お参りされた佛様の功徳を納めさせていただいております。
御朱印帳は大変神聖なものでございますので、スタンプ帳やノートは区別いただき、大切にお取り扱いください。」

 Carnet de Goshuin

Le Goshuin est dédié au mérite de la visite de la demeure de Bouddha.
Le carnet de Goshuin est un objet très sacré et différent d’un carnet de timbres ou d’un cahier quelconque alors manipulez-le avec soin.

※ Obtenir un Goshuin (御朱印をもらう)

Lorsque vous arrivez au sanctuaire ou au temple, assurez-vous d’abord de faire une petite offrande au saisenbako (賽銭箱, tirelire en bois situé devant la salle de culte Haiden, 拝殿) et de prier. Étant donné que le Goshuin est essentiellement une preuve de pèlerinage vers un site religieux, il est impératif d’au moins rendre hommage au temple ou au sanctuaire. De plus, si vous visitez un sanctuaire, assurez-vous de suivre les directives générales lorsque vous entrez dans les lieux du sanctuaire (s’incliner devant la porte torii avant d’entrer, se purifier les mains…).

Une fois cela fait, dirigez-vous vers la réception de Goshuin et remettez votre carnet, de préférence ouvert à la page que vous souhaitez tamponner. Si vous n’avez pas de carnet dédié aux Goshuin, on vous le remettra sur une feuille de papier distincte que vous pourrez coller plus tard. La plupart des Goshuin sont payants, le prix variant de 300 ¥ à 500 ¥. On vous remettra le plus souvent une plaque numérotée, puis on vous demandera d’attendre. Attendez patiemment sans parler ni consulter votre smartphone. Ne surtout pas manger ou boire ! Lorsque votre numéro est appelé, remettez alors votre plaque et le montant demandé (essayez de prévoir de la monnaie et évitez de payer avec des billets) et récupérez votre Goshuin.

C’est toujours une belle surprise d’ouvrir son Goshuin-cho et d’y découvrir l’empreinte fraîchement inscrite. Il arrive qu’on remette un papier qui en plus de permettre à l’encre de sécher et de ne pas tacher les autres pages du carnet, vous rappelle les règles de bon entretien et de respect envers votre Goshuin-cho, ainsi que des coupons de réduction et des prospectus sur le temple ou le sanctuaire visité.


Possédez-vous un Goshuin-cho ?
Combien de Goshuin avez-vous collecté jusqu’à présent ?


♫ Un article = Une chanson ► Bon Jovi – God Bless This Mess

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► Spring Days : Kimi no Nikki (avril 2018)

En avril, ne te découvre pas d’un fil ! C’est le cas de le dire ! Les fleurs de cerisiers sont tombées pour laisser place aux journées ensoleillées ☀, mais avec des températures entre 25 et… 15 degrés. Et parfois encore un peu de pluie ☔. Avec tant de différences, c’est le bon plan pour encore chopper la grippe pendant cette saison !

Avril a été un mois très chargé ! J’ai eu la visite de la famille, donc je l’ai emmenée faire beaucoup d’activités et de sorties à Tokyo : Todoroki Valley (等々力渓谷), Yokohama (横浜), les jardins de Rikugien (六義園), Odaiba (お台場), le parc Yoyogi (代々木公園) et Meiji Jingu (明治神宮)…

Je suis aussi allée pour la première fois au temple de Kuhombutsu Joshin-ji (九品仏浄真寺), le temple des 9 Bouddha. Ce large temple abrite 9 statues géantes de Bouddha. C’est grand et reposant. Il n’est pas très connu des touristes et pourtant il vaut le coup ! En automne, les koyo rendent les lieux encore plus magnifiques à voir !

Kuhombutsu Joshin-ji (九品仏浄真寺)
Adresse : 7-41-3 Okusawa, Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区奥沢7−41−3)
Accès : Kuhombutsu Station (Tokyu Oimachi Line)

J’ai aussi rendu visite à une personne que je n’avais pas vu depuis longtemps : mon ancien patron, celui de mon premier baito. Je suis allée à l’Izakaya dans lequel j’ai travaillé pendant un an. Il est petit, ce n’est pas le plus connu, il n’est pas dans le quartier le plus populaire, mais j’adore y manger et y boire ! Il y a une grande variété de saké et de whisky, yakitori (焼き鳥), salade (サラダ), sashimi (刺身), kushiage (串揚げ)… Un jour, si vous passez par Ichigaya, faites-y un petit tour !

Kessen Zenya (決戦前夜)
Adresse : 4-8-35 Kudan Minami, Chiyoda-ku, Tokyo (東京都千代田区九段南4丁目8−35)
Accès : Ichigaya Station (JR Chuo Line, Yurakucho Line, Namboku Line, Chiyoda Line), sortie A3

Pas seulement Tokyo, j’ai voyagé dans le Kansai (Osaka 大阪, Kyoto 京都, Nara 奈良 et Kobe 神戸) et j’ai passé une nuit au Panda Village (パンダヴィレッジ 🐼❤) !
On a fait un petit circuit : Osaka, Nara, Kyoto et Kobe. Pour les transports, j’ai opté comme souvent pour le bus Willer de nuit mais cette fois, j’ai choisi un de leurs nouveaux bus (Cocoon bus), un peu plus cher (9600 ¥), mais bus de luxe quoi ! Chacun son siège qu’on peut allonger quasiment à l’horizontal, un plateau pour poser ses affaires, une mini-télé avec de la musique et des films, un miroir, une couverture, une prise électrique… Bref tout le confort pour passer une bonne nuit dans le bus ! On a aussi voyagé en train Limited Express (特急) et en Shinkansen (新幹線🚄), qui ont l’avantage d’être rapide et confortable même si le prix n’est pas toujours donné 😅.

De retour à Tokyo, nous sommes allés à Kamakura (鎌倉) avec Eiko. J’ai visité pour la première fois le temple Hokokuji (報国寺) avec le petit jardin de bambou (la version mini de la forêt d’Arashiyama) et fait les magasins dans la rue Komachi (小町通り).

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Sans oublier les bonnes soirées avec les amis et mes étudiants. Eiko nous a offert un diner familial et un accueil chaleureux.

Avec, mes étudiants et ma team de choc, nous avons fait des Nomikai mémorables ! Notamment, la soirée avec ma classe de champions et mes collègues ou dirais-je plutôt, mes amis. Je crois que c’était ma meilleure soirée ici. Ces moments où on rigole comme des cons, où on fait des photos débiles (qui resteront privées bien sûr), où on discute de tout sans se prendre la tête… Ça me manquait tellement ! Grâce à eux, je suis toujours là. ありがとう皆❤🐼

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Pour passer de bons Nomikai à un prix correct, je vous recommande donc quatre Izakaya sympa :). Il y a un petit côté traditionnel avec des tatamis, on peut manger divers plats japonais et boire du bon saké :D. Avec un budget d’environ 3500 ¥ par personne.

En (えん)
Adresse : Myrich Building, 1-10-4 Jiyugaoka, Meguro-ku Tokyo (東京都目黒区自由が丘1−10−4 マイリッチビル)
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line) sortie nord
Site Internethttp://wasyoku-en.com

Tori Yoshi (鳥良)
Adresse : 2-10-8 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区自由が丘2-10-8)
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line) sortie centrale

Hashidaya (はし田屋)
Adresse : 1-15-8 Kami Meguro, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区上目黒1-15-8)
Accès : Naka-Meguro Station (Tokyu Toyoko Line, Hibiya Line) sortie principale

Hanbey (半兵ヱ ハンベエ)
Adresse : 1-6-8 Dogenzaka, Shibuya-ku, Tokyo(東京都渋谷区道玄坂1丁目6−8)
Accès : Shibuya Station (JR Line, Ginza Line, Hanzomon Line, Fukutoshin Line, Keio Inokashira Line) sorties 6 ou 8
Site internet : http://www.hanbey.com

Pour sortir un peu du style japonais et manger un peu de cuisine occidentale, j’ai testé un restaurant / café de pancakes hawaiiens !

Les assiettes, salées ou sucrées, sont assez grandes (et le prix aussi du coup 😅). Mais elles sont plutot bonnes. C’est bien d’aller là si vous avez envie d’un bon dessert bien copieux. Niveau boisson, j’ai vu plus original. Des boissons simples et basiques. Les serveuses portent des jupes à fleurs qui rappellent Hawaii mais je n’ai pas trouvé le service très efficace. Trop de temps d’attente car trop long de préparer une table, hum…

Hawaiian Pancake Factory Shinjuku MyLord (ハワイアンパンケーキファクトリー新宿ミロード店)
Adresse : Odakyu Shinjuku MyLord M2F, 1-1-3 Nishi-Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区西新宿1-1-3 小田急新宿ミロードM2F)
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud
Site Internethttp://www.giraud.co.jp

Maintenant que le printemps est officiellement là, la saison des pique-niques commence ! J’avais toujours pensé à faire un pique-nique près de la rivière Tama. Ça s’est finalement fait un dimanche midi/aprem ensoleillé et assez chaud (on est monté jusqu’à 30° 😨).

On s’est posé au parc Hyogojima de Futako-tamagawa (二子玉川 兵庫島公園). Chacun a ramené nourriture et boisson. C’était un temps agréable avec une vue sympa sur la rivière. On avait l’impression d’être en vacances !

« We could be immortals »
Toujours aussi bon sur scène ! J’ai été voir Fall Out Boy en concert au Nippon Budokan.

Je les ai découvert étant adolescente, je suis partie pour le Japon en les écoutant dans l’avion, et j’ai réussi à les voir deux fois à Tokyo malgré mon emploi du temps chargé ! Bref ce concert tombait bien j’avais besoin de calmer mes nerfs du boulot 😂 et me défouler un peu… beaucoup, comme à l’époque de mes concerts à Paris. Eh oui en plus j’étais en fosse, dans le bloc des plus fous ! Si bien que le staff a du renforcer la sécurité en ajoutant des barrières supplémentaires (ils pensaient vraiment que de simples cordes pour délimiter la zone allaient suffire ?! 😂). Ambiance excellente, set list parfaite, animations splendides et mise en scène efficace ! J’ai passé un super concert 🎶 Ça me manque tellement de ne plus en faire autant !

« Thanks for the memories ❤ »

Pour finir j’ai acheté un Daruma.
Qu’est-ce que c’est ?

Les daruma sont des figurines creuses, de forme arrondie, sans bras ni jambes. Elles sont le plus souvent rouges, mais parfois jaunes, vertes, violettes et blanches. Le visage de la figurine est moustachu et barbu, les yeux sont blancs, sans iris.

On peut se procurer les daruma dans les temples bouddhistes ou à proximité. Les prix varient de 1 000 yens pour les plus petites, qui avoisinent 15 cm de hauteur, à plus de 10 000 yens pour les plus grandes d’environ 60 cm de hauteur. On possède généralement un seul daruma entamé à la fois.

On utilise de l’encre noire pour dessiner la pupille circulaire du premier œil en se formulant mentalement le vœu. Jusqu’à ce que le vœu se réalise, on entrepose le daruma en hauteur dans sa maison. Si le souhait se réalise, on dessine alors la seconde pupille, et on écrit la façon dont le vœu a été réalisé. Ceci apporte, au-delà des superstitions, l’avantage d’apporter une réflexion sur la façon d’accomplir ce qui est désiré. Si le vœu ne se réalise pas, et que le daruma a été acheté dans un temple (il porte alors le sceau du temple), son propriétaire peut l’y renvoyer pour qu’il y soit brûlé. La plupart des temples refuseront de brûler des figurines qu’ils n’ont pas confectionnées. Le rituel de destruction par le feu, qui a généralement lieu à la fin de l’année, indique aux dieux que l’on n’a pas renoncé à son souhait mais que l’on cherchera d’autres moyens pour qu’il se réalise.

Source : Wikipedia

Cette année, je ne suis pas partie sur de bonnes bases et beaucoup de choses m’ont déçue, bouleversée, attristée. De même, je ne suis pas satisfaite de moi-même. Je ne veux plus faire d’erreurs stupides et sombrer au moindre faux pas. Ce Daruma, auquel j’ai dessiné une première pupille est là pour me rappeler qu’il y a toujours du bon quelque part et des personnes pour me soutenir, que même en galérant on peut y arriver. Je veux croire encore en mon avenir et continuer à me battre pour l’atteindre, être plus forte pour enfin grandir et ne plus craindre quoi que ce soit. Je vais continuer à faire des efforts pour réaliser tout ça et pouvoir avec fierté dessiner la deuxième pupille de mon Daruma.


♫ Un article = Une chanson ► BTS – 봄날 (Spring Day)