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▶ Chase : Kimi no Nikki (février 2020)

Février = vague de froid. Des journées ensoleillées mais qui tournent vite à la pluie ou aux rafales de vent. La météo du Kansai n’est pas aussi agréable qu’à Tokyo et a du mal à se maintenir. L’hiver semble long quand on a aussi froid en intérieur (merci les logements mal isolés et mal chauffés) et à cause de l’air très sec. C’est facile de tomber malade à plusieurs reprises, entre rhume et grippe. La chose qui peut faire aimer l’hiver est sans doute la neige. Elle est tombée un peu mais pas suffisamment pour tenir et teinter le paysage de blanc. En bref, on a hâte que le printemps arrive et pour se consoler, on se fait plaisir chez KALDI Coffee Farm (カルディコーヒーファーム) avec pleins de produits au sakura 🌸 : thé, confiture, udon et même pâte à pancake !

Le 23 février, notre cher nouvel empereur fêtait son anniversaire ! Ce jour est donc désormais férié au Japon. Et comme ça tombait un dimanche, le lundi suivant était par conséquent férié aussi. Une occasion de s’offrir un long weekend du côté de Nachi-Katsuura (那智勝浦). Le guide consacré à cet endroit arrivera dans un prochain article !

※ Les événements du mois

• Setsubun (節分)

Cette année encore, précisément le 3 février, on célèbre Setsubun (節分), cette fête symbolisant la fin de l’hiver et le changement de saison. En effet, Setsubun faisait à l’origine référence à la veille du début de chaque saison, printemps, été, automne et hiver. Le premier jour du printemps (立春, risshun), le 4 février, correspondait également à l’ancien calendrier lunaire japonais, tout en marquant la transition du froid de l’hiver à la chaleur du printemps. Pour ces raisons, cette journée serait devenue particulièrement importante et, avec le temps, le terme Setsubun est devenu associé uniquement au début du printemps.

On raconte que selon la superstition japonaise le monde serait plus sensible à l’influence du mal (représentés par les démons que l’on appelle Oni en japonais (鬼)) lors des changements de saisons. Un rituel connu sous le nom de tsuina (追儺) ou aussi oni-yarai (鬼遣らい) pour dissiper la perversité a donc été pratiqué dans la cour impériale Heian et dans d’autres lieux lors de Setsubun. Cette coutume originaire de Chine aurait été introduite entre a fin du VIIe et le début du VIIIe siècle.

Ainsi, le principal rituel de Setsubun consiste à chasser les démons en leur jetant des graines de haricots. Ce rituel, Kimi no BLUE TRAVEL l’a expérimenté l’année dernière et les détails se trouvent sur cet article. Mais d’autres existent et varient selon les régions. On distingue une première différence selon les lieux de célébration : dans les temples, on parle de Setsubune (節分会) et dans les sanctuaires, Setsubunsai (節分祭).

Dans le Kansai, la fête se vit autrement avec un rituel bien connu : le karosai (火炉祭). Si vous célébrez Setsubun à Kyoto, le rituel, parmi nombreux d’autres, commence à 23h00. Cependant dans d’autres sanctuaires plus petits et moins fréquentés, il peut avoir lieu plus tôt dans la soirée. C’est le cas du sanctuaire Katano (片埜神社) situé dans la ville d’Hirakata (枚方市). On vous raconte cette expérience.

Lors du karosai, de vieilles amulettes (お守り, omamori) et de vieux talismans en bois (お札, ofuda) avec des vœux écrits dessus sont brûlés dans un grand pot de feu. Celui-ci est installé devant l’une des portes du sanctuaire (鳥居, torii) et les talismans et amulettes rapportés par les fidèles et les visiteurs y sont brûlés afin que les esprits en eux puissent être libérés. Pendant que le prête shintoïste (神主, kannushi) récite un chant religieux, les gens s’approchent à tour de rôle des flammes et y jettent leurs vieux charmes, faisant grandir le diamètre de ce feu jusqu’à plus de cinq mètres. Bien que l’on sente une forte chaleur, on dit que si vous vous approchez des flammes, vous serez en bonne santé pour l’année à venir. Admirer les flammes, écouter les chants en toute tranquillité apaise les cœurs et les esprits.

Après quoi, Setsubun se termine dignement par un petit festin : la dégustation d’amasake (甘酒, boisson peu alcoolisée que l’on sert régulièrement lors des fêtes traditionnelles dans les temples et sanctuaires) et d’ehomaki (恵方巻) à manger entier dans la direction Eho (恵方).

Sanctuaire Katano (片埜神社)
Adresse : 2-21-15 Makinosaka, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市牧野阪2丁目21−15)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.katanojinja.com

• Spectacle scolaire (発表会)

Les écoles (privées en particulier) du Japon n’en finissent pas avec les spectacles et festivals : 運動会 (rencontre sportive), 音楽会 (rencontre musicale), 発表会 (représentation). Il y en a pour tous les thèmes et toutes les activités. À l’approche de la fin de l’année scolaire, on planifie une représentation sur le thème de la vie, Seikatsu Happyoukai (生活発表会) avec chants et performances musicales.

Des semaines chargées avec des répétitions quotidiennes pour atteindre la perfection le jour J, des professeurs strictes et des enfants parfois fatigués. Mais on garde le moral et la motivation ! On encourage au mieux les troupes pour leur prouver qu’ils sont capables de faire de grandes choses à leur bas âge.

Le jour J, les classes montent sur scène à tour de rôle pour interpréter des chansons en anglais et en japonais, accompagnés parfois d’une petite danse, avant de terminer par un orchestre. Des grands classiques aux chansons populaires du moment, comme Paprika, chanson officielle des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, les enfants chantent et jouent en rythme avec le sourire, guidés par leur professeur. Les parents sont fières de la performance et immortalisent le moment en photos et vidéos.

Des visages radieux, des messages remplis d’émotions, c’est un beau spectacle qui rappelle l’arrivée prochaine du printemps et de la fin d’une riche année scolaire de plus.

• Excursion scolaire et pique-nique (修学旅行と遠足)

En effet, la fin de l’année scolaire se rapproche, les grands événement sont passés, on programme alors une petite sortie scolaire méritée dans la matinée ! On se rend au parc pour s’amuser, profiter d’une petite ballade et terminer par un pique-nique. En japonais, on appelle cette petite excursion Ensoku (遠足).

Pendant le trajet, le professeur occupe les enfants en expliquant le programme de l’excursion : ballade et amusement au parc, suivi d’un pique-nique. Le soleil n’est hélas pas au rendez-vous ce jour mais les enfants gardent le sourire ! Une fois sur place, on court direction l’aire de jeux et on s’amuse jusqu’à l’heure du pique-nique où chacun se régale avec sa boite à bento dont le contenu soigneusement préparé par maman est aussi mignon que bon !

L’excursion se passe au parc Shimin no Mori d’Hirakata (枚方市市民の森) dont le nom signifie littéralement « la forêt des citoyens ». Situé dans la partie nord d’Hirakata, c’est un parc verdoyant dans un quartier résidentiel, construit sous le slogan « Ville de verdure, du soleil et de la culture » (緑と太陽と文化のまち) pour commémorer le 35ème anniversaire de la municipalité.

Sur une surface d’environ 2,8 hectares entourée d’environ 12 000 arbres, le parc est divisé en huit zones, dont l’étang Kagami (鏡伝池) au cœur, la forêt de fleurs (花の森), la forêt Seseragi (せせらぎの森) et la forêt Trim (トリムの森). Les citoyens de la ville apprécient le parc pour y admirer les fleurs à toutes les saisons. En cette période de l’année, on peut voir de jolies fleurs de pruniers (梅の花) par exemple ! La forêt dans laquelle se trouve une aire de jeux est quant à elle l’endroit préféré des petits !

Hirakata City Shimin no Mori (枚方市市民の森)
Adresse
: 2-10-1 Kuzuhaoka, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市楠葉丘2丁目10-1)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internethttp://shimin-mori.com/

※ Les sorties et excursions du mois

• Une journée à Kobe (神戸日帰り旅)

Excursion d’une journée à Kobe ? Oui c’est entièrement possible de faire l’aller-retour sur une journée quand on habite dans le Kansai ! En japonais on dit Higaeri (日帰り). Bien sûr, pour faire le tour entier de la ville, c’est mieux d’y passer plusieurs jours mais on peut toujours découvrir de belles choses rien que sur une journée et y revenir le lendemain !

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Kobe !

Pour cette excursion un samedi frais mais en partie ensoleillé, ce sera marche, nature, temple et panorama magnifique pour un budget qui ne dépassera pas 10 000 yens !

Arrivée le matin à la station Sannomiya (三ノ宮), on se dirige à pieds en direction du pont Vénus (ヴィーナスブリッジ). Sur le chemin, petit arrêt au sanctuaire Ikuta (生田神社), un des plus anciens du Japon. L’endroit est tranquille et très silencieux, peu de visiteurs s’y aventurant en matinée. C’est une agréable balade reposante sous un soleil frais mais radieux.

On continue de parcourir les rues ascendantes et descendantes (eh oui, Kobe est entouré de montagnes), passant devant la mosquée de Kobe, empruntant la pente très raide menant aux sanctuaires Suwa (諏訪神社) et Takagi Inari (高儀稲荷神社) pour enfin atteindre les marches du pont Vénus. Bien que son nom ne reflète pas un charme exceptionnel pour cette construction, la vue sur la ville reste splendide ! Gratuit et sans trop de touristes, l’effort fourni pour monter jusque là est amplement récompensé !

Juste à côté, sur la terrasse Venus (ヴィーナステラス) de l’observatoire du parc Suwayama (諏訪山公園), se trouve le monument des cadenas de l’amour (愛の鍵モニュメント). Les couples viennent sceller leur amour en y attachant des cadenas depuis décembre 2004. Sa construction a été décidée après que des actes similaires aient été effectués sur le pont Vénus, et étant jugés dangereux en raison du poids accumulé des cadenas.

Après une pause déjeuner, direction le sud de la ville à pieds, parcourant les rues désormais plus animées du quartier de Sannomiya (三ノ宮) et du quartier chinois de Kobe, Nankinmachi (南京町).

Premier arrêt au sanctuaire Minatogawa (湊川神社) dans lequel se tient ce jour un petit marché avec produits fabriqués à la main et antiquités. On découvre des allées de plusieurs stands et pas mal de clients viennent faire des emplettes, mais compte tenu du lieu sacré, le marché reste calme. Ce sanctuaire shinto reconstruit après-guerre en 1957 est connu pour son grand hall et ses statues de lions dorées.

Puis, on repart pour un autre temple, très peu connu des touristes et même des locaux ! Et pourtant, il y cache une merveille : une des plus grandes statues de Bouddha, le temple Nofuku (能福寺).
Implanté au milieu d’immeubles et à 10 minutes à pied de la gare de Hyogo, créant un certain contraste entre modernité et tradition, on s’attendrait à tout sauf à trouver un lieu sacré par le plus grand des hasards. Alors que le grand Bouddha de Kamakura se trouve au calme et un peu éloigné du centre-ville et celui de Nara au chaud dans le temple Todai-ji, le grand Bouddha de bronze de Nofuku-ji est visible à peine passé l’entrée du temple dont la visite est d’ailleurs gratuite !
Montez les marches jusqu’à lui, admirez-le avec le paysage citadin en arrière-plan et faites-lui une offrande en déposant de la nourriture ou une boisson.

Selon le temps restant, on remonte en transport (train JR jusqu’à Sannomiya et bus 18) ou à pied jusqu’au nord-est au téléphérique du mont Maya (摩耶山). De là, les aventuriers d’un côté, passionnés de randonné, empruntent le circuit menant jusqu’au sommet du mont Maya au point de vue Kikusedai (掬星台) et les touristes de l’autre optent pour le trajet en téléphérique et funiculaire.

Là-haut, une autre magnifique vue sur Kobe s’offre aux visiteurs, pour ainsi figurer parmi les trois meilleures vues nocturnes du Japon. De jour comme de nuit, Kobe, situé en bord de mer et entouré de montagnes, révèle sa beauté citadine et ses milliers de lumières.

Selon la saison, d’autres activités sont possibles incluant la location de vélo et emprunter le circuit pour une sympathique balade en respirant l’air frais. Ou bien, pour les moins sportifs ou ceux qui veulent juste se détendre, se poser au café du coin, Maya View Terrace 702 (摩耶ビューテラス702). En hiver, des kotatsu et couvertures sont à disposition des clients pour se réchauffer et se relaxer tout en admirant la ville. On se laisse facilement tenter par un dîner et/ou une boisson chaude. Plats japonais et occidentaux, gâteaux et autres pâtisseries, thé, café et alcool, il y a de tout pour satisfaire le client et lui redonner de l’énergie après une longue journée d’excursion et bien la terminer.

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Ikuta Jinja (生田神社)
Adresse : 1-2-1 Shimoyamatedori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区下山手通1丁目2−1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://ikutajinja.or.jp/

Venus Bridge & Ai no Kagi Monument (ヴィーナスブリッジ&愛の鍵モニュメント)
Adresse : 203 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方203)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest

Minatogawa Jinja (湊川神社)
Adresse : 3-1-1 Tamondori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区多聞通3丁目1−1)
Accès : Kobe Station (JR Lines) sortie nord, Kosoku Kobe Station (Kobe Kosoku Line) sortie 11A
Site internet : http://www.minatogawajinja.or.jp/

Nofuku-ji (能福寺)
Adresse
: 1-39 Kitasakasegawa-cho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区北逆瀬川町1−39)
Accès
: Hyogo Station (JR Lines) sortie sud, Chuo-Ichibamae Station (Kaigan Line) sortie 1
Site internet : http://nofukuji.jp/

Maya View Line Kikusedai (まやビューライン 掬星台)
Adresse : 2-2 Mayasan-cho, Nada-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市灘区摩耶山町2-2)

※ Les restau et cafés du mois

• Kappougi (かっぽうぎ)

De passage à Kobe et pour le déjeuner vous avez un mot en tête : tradition. Pour cela, optez pour le Washoku (和食, terme employé pour désigner la cuisine traditionnelle japonaise) et posez-vous dans l’Izakaya Kappougi (手作居酒屋 かっぽうぎ) pour goûter sa cuisine fait maison. Tradition : le décor l’est avec des tables basses et des tatamis et la cuisine fait maison regroupe tous les plats et accompagnements typiques de la cuisine japonaise. Il y a l’embarras du choix et pour tous les goûts !

Le midi, c’est un menu fixe (定食) de six petites assiettes au prix de 792 yens. Le paiement s’effectue à l’arrivée et avant de prendre place à table. Les clients prennent un plateau et choisissent d’abord un plat de viande/poisson (karaage 唐揚げ, poissons de saison comme par exemple le sanma 秋刀魚 ou le maquereau 鯖, nikujaga 肉じゃが, chicken katsu 鶏カツ…), trois petits bols d’accompagnements légumes / féculents (yakisoba, tamagoyaki, pommes de terre frites, natto, salade…), une soupe miso et un bol de riz blanc ou du riz assaisonné avec des légumes et de la viande (炊き込みご飯). Thé froid, chaud et eau sont disponibles à volonté ainsi que sauces et épices mis à disposition à chaque table.

Un plateau bien garni, de la bonne cuisine, on ressort avec un estomac rempli et satisfait !

Kappougi Roynet Sannomiya (かっぽうぎロイネット三宮店)
Adresse : 5-1-6 Gokodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区御幸通5-1-6)
Accès : Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line) sortie A24, Sannomiya Station (JR Line) sortie est, Sannomiya-Hanadokeimae Station (Kaigan Line) sortie 3
Site internet : http://www.kappougi.jp/ 

※ Dans ma vie Nippone

• La vie est belle !

Je pensais que seuls les personnes ayant trouvé le grand amour, vécu le mariage, découvert la joie de devenir parents et de fonder une famille tout en effectuant le travail de leur rêve pouvaient dire librement ces mots. Et pourtant non, ils peuvent être à la portée de n’importe qui ! Je ne pensais pas moi-même les dire un jour, du haut de mes 30 ans. Oui, il faut croire que 30 ans est un bel âge et qu’on voit les choses plus positivement et qu’on a envie de continuer à grimper, gravir des échelons et relever de nouveaux challenges. C’es mon état d’esprit actuel.

Que j’ai bien fait de quitter Tokyo pour le Kansai. De nouvelles choses ont été possibles pour une vie bien plus agréable et plaisante. Ça fait déjà 5 mois que je suis devenue professeure d’anglais et que chaque jour je m’amuse avec les enfants en leur enseignant cette langue. 5 mois c’est peut-être court, mais en 5 mois, j’ai déjà partagé tellement de bons moments avec les enfants. Et grâce à la gentillesse et aux visages radieux de la plupart d’entre eux (pas tous hélas lol), j’ai pu gagner suffisamment de confiance pour leur enseigner l’anglais dans une atmosphère ludique et amusante.

C’est sûr, ce n’est pas rose tous les jours, c’est parfois très fatigant et au début je m’inquiétais beaucoup quant à mes capacités à enseigner. Je m’inquiète toujours un peu même maintenant. J’ai eu des moments de doute à plusieurs reprises aussi mais la fin de l’année scolaire se rapproche et je suis juste impatiente de voir comment commencera la rentrée prochaine. C’est passionnant ! Chaque jour les enfants m’apportent beaucoup. Chaque jour est une expérience enrichissante. C’est pourquoi je vais continuer à faire des efforts tout en gardant cette joie de vivre !


♫ Un article = Une chanson ► L’Arc~en~Ciel – CHASE

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► 完全感覚Dreamer : 22 juin 2019 ; 4 ans au Japon

22 juin 2019. Cette date marque le quatrième anniversaire de mon arrivée au pays du soleil levant.

Le chiffre 4 est le chiffre « porte malheur » au Japon. J’ai presque envie de dire « C’est pas faux ! ». Cette célébration est un peu différente des précédentes, elle ne marque pas une folle année de succès, mais des changements et un avenir proche encore bien flou…

En début de mois, j’ai décidé de démissionner. Oui, Ecole Sympa, c’est terminé pour moi ! Je n’expliquerai pas les raisons en détails. J’ai passé trois années dans cette école. C’était parfois difficile, j’en ai chié mais ça m’a fait grandir et j’y ai trouvé un métier passionnant et enrichissant. Je faisais ce boulot avec enthousiasme tout en apprenant énormément.

Mais voilà il se trouve qu’on est au Japon, le pays où les gens passent leur vie au travail et détiennent un nombre record d’heures supplémentaires… Je n’ai jamais détesté vivre au Japon. La vie est géniale ! Mais le travail nous empêche de profiter de cette superbe vie ! 10 jours de congés payés par an, obligé de travailler pendant Golden Week, Obon, et les jours fériés… C’est triste mais après trois ans sans vraiment voyager comme je le souhaitais (ça restait un de mes principaux objectifs en m’installant ici), et surtout sans bien me reposer, mon corps a fini par dire « Stop ! ».

La santé est plus important que tout et il était hors de question que je la ruine davantage. J’avais besoin de repos. Et c’est incroyable comme ça fait du bien ! Avoir du temps pour soi, prendre soin de soi, sortir, faire des excursions, aller à l’école de japonais pour étudier un peu, essayer de parler avec les japonais qu’on croise ou rencontre par hasard… J’ai pu faire tout ça ces trois dernières semaines !

C’est donc le bon moment pour tourner la page et commencer un nouveau chapitre de ma vie. Je veux croire en un avenir enrichissant, de nouvelles découvertes où je pourrais presque dire : « Je regrette de ne pas avoir quitté Ecole Sympa plus tôt ! ». Oui, car ce n’est pas là que j’aurais pu évoluer et monter en grade. Je suis avide de connaissances et après les métiers que j’ai déjà expérimentés, je veux en exercer d’autres. On a qu’une vie, je veux la croquer à pleines dents et qu’elle me montre tout ce qu’elle me réserve encore !

Pour le moment, je n’ai pas encore de nouveau travail mais je reste positive. L’expérience du travail au Japon, je connais. Si je dois quitter le pays dans trois mois, eh bien tant pis je partirai. Et je reviendrai pour accomplir mes périples restants et pour voir les précieux ami(e)s que je me suis fait. Qui sait ? Peut-être que mon avenir professionnel ne se trouve pas au Japon finalement mais plutôt dans un autre pays. Bien sûr, ma petite routine et ne plus pouvoir parler la langue me manqueront énormément. C’est pour ça que je ne lâcherai rien jusqu’au dernier moment.

Bref, finalement j’en ai dit beaucoup. Il est temps de faire le bilan de toute l’année :
– J’ai déménagé à Yokohama, dans un appartement non-meublé et sans internet. Beaucoup de démarches ont suivi et tant bien que mal je suis contente d’avoir pu les accomplir pour être bien installée.
– Malheureusement, comme c’est mal isolé, j’ai passé un été assez chaud mais surtout un hiver très glacial ! J’ai été un peu traumatisée et jusqu’en mai j’utilisais encore un peu mon kotatsu xD.
– J’ai recommencé le tennis. J’aime toujours autant et j’y ai rencontré des gens vraiment adorables ! C’est un plaisir chaque dimanche de jouer avec eux !
– J’ai escaladé le Mont Fuji une deuxième fois.
– J’ai fait des excursions au col d’Ashigara, au Mont Nokogiri (鋸山) deux fois 💕👍, à Sagamiko, au parc à fleurs d’Ashikaga… La randonnée au Japon, c’est tellement génial !
– J’ai porté le mikoshi à l’occasion du Hikawa Jinja Matsuri à Nakano (中野氷川神社例大祭). Ça restera un moment inoubliable !
– J’ai navigué sur un navire japonais Wan (和船).
– Je suis allée au cinéma deux fois.
– Je suis allée au Chichibu Yomatsuri (秩父夜祭り) en décembre.
– J’ai visité le marché de Boroichi (ボロ市), le temple Gotokuji, le musée Nezu, les musées team Lab et vu des expositions intéressantes.
– J’ai fait de la patinoire à Yokohama.
– J’ai fêté Setsubun (節分).
– J’ai passé un week-end au village Nozawa Osen (野沢温泉) avec au programme ski et onsen !
– J’ai vu la danse du Dragon d’Or (金龍の舞) à Asakusa (浅草).
– J’ai visité le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura.
– J’ai refait Hanami (花見) au parc Kinuta.
– J’ai assisté aux concerts de FTISLAND, Panic! At The Disco, Bon Jovi, L’Arc~en~Ciel, The Offspring… et surtout MAN WITH A MISSION !
– Je suis allée à Disney Sea.
– J’ai fait de l’accrobranche à Hakone.
– J’ai fait traduire mon permis de conduire.
– J’ai testé beaucoup de restau, Izakaya, cafés… Manger et boire au Japon est toujours aussi bon et bien !

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J’ai fait pas mal de choses cette année aussi en fin de compte. Mais il m’en reste encore beaucoup (trop) à faire… Le Japon me cache encore tellement de merveilles…

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Hokkaido
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, au Mont Koya, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, aux chutes de Nachi, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izaka (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku à vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali…
– Réussir le JLPT N3
– Faire du rafting

J’accomplirai ces objectifs, je ferai tout pour ça. Avec ou sans travail. En visa travail ou touriste. Seule ou accompagnée.


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – 完全感覚Dreamer

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► I want it all : Kimi no Nikki (février 2019)

Un mois assez bon dans l’ensemble. On va dire que c’était la dernière phase de l’hiver, j’espère. Même si le Japon n’est pas le pays où il fait le plus froid, faut avouer. Mais pour moi il reste difficile à cause de l’air très sec qui massacre ma peau et des logements si mal isolés que j’ai froid en permanence, même à la maison si je ne mets pas le chauffage… D’habitude on se dit : « Ah vivement que je rentre à la maison AU CHAUD ! » Non ici on ne peut même pas dire ça xD ! Ma facture d’électricité était monstrueuse ce mois… L’hiver prochain, je devrai réfléchir à d’autres mesures pour économiser et chauffer mon chez moi…

Mais l’avantage reste quand même le temps très souvent ensoleillé qui nous permet de sortir régulièrement pour profiter de belles journées ! C’est pour ça que ce mois aussi j’en ai profité ! Entre sport et balade et aussi diverses activités à l’extérieur !

※ Les événements du mois

• Setsubun (節分)

Setsubun (節分) est une fête nationale célébrée chaque année le 3 février. Cette date symbolise l’arrivée du printemps selon l’ancien calendrier lunaire. On l’appelle aussi la fête du lancer de haricots.

Où et comment célébrer Setsubun ?

① Au temple / sanctuaire : la plupart célèbrent l’événement en vendant des Ehomaki (恵方巻) pour en moyenne 400¥ et en organisant le lancer de graines de haricots grillés (mamemaki, 豆まき) devant enfants et parents, un sac à la main pour en récupérer le maximum. Les lieux sacrés rassemblent de nombreux habitants et visiteurs.
Pour les endroits les plus populaires il y a par exemple Zojoji (増上寺) ou bien Sensoji (浅草寺). Pour éviter trop de foule et profiter plus tranquillement des festivités dans un plus petit lieu, optez pour le temple ou le sanctuaire de votre quartier !

Si vous habitez Shinohara, Yokohama (横浜市篠原町), allez par exemple au sanctuaire Shinohara Hachiman (篠原八幡神社). Le lancer de graines de haricots grillés commence vers 10:30 et dure 30 minutes. Le prêtre shintoïste, kannushi (神主) récite d’abord un chant religieux. Puis les enfants, et parfois les adultes viennent sur le palais kagura-den (神楽殿) pour lancer des haricots à la foule en criant « Oni wa soto! Fuku wa uchi! » (鬼は外! 福は内!), ce qui signifie « Dehors les démons! Dedans le bonheur! » Ça finit par les organisateurs qui lancent les gros lots, des sacs de graines de haricots et autres friandises.

Si on lance les graines pour faire fuir les démons, on les mange aussi pour apporter la bonne fortune. Il est dit que si on mange le nombre de graines de haricots correspondant à notre âge, nous serons en bonne santé toute l’année !

② À votre maison : on suit aussi la tradition du mamemaki en lançant les graines de haricots grillés par la fenêtre des maisons en criant aussi « Oni wa soto! Fuku wa uchi! » Il s’agit donc de faire fuir les forces néfastes incarnées par les démons (鬼) qui cherchent à envahir le foyer à chaque nouvelle année et d’attirer la bonne fortune (福) dans la maison. Le plus souvent dans les familles japonaises, le père porte un masque de démon et les enfants lui jettent des graines de haricots. Les écoles organisent parfois aussi le Setsubun où les professeurs se déguisent en démon et les enfants leur jettent les graines de haricots.

③ En mangeant : une autre tradition, c’est manger un ehomaki (恵方巻) en soirée. Il s’agit d’un long maki contenant le plus souvent des légumes, des œufs et de la viande. Il faut le manger en entier, il n’est donc jamais coupé en petits rouleaux comme les maki traditionnels. Le ehomaki se mange dans la direction Eho (恵方) afin d’être heureux le reste de l’année. Eho est la direction annuelle d’Eto (干支), qui représente les douze signes du zodiaque chinois. La direction change selon les années. Pour 2019, la direction Eho correspond à l’Est/Nord-Est (東北東).

Cette tradition venue d’Osaka où elle est appelée marukaburizushi (丸かぶり寿司, rouleau de sushi croqué tel quel), s’est répandue en 1998, après que la chaîne de konbini 7-Eleven l’a commercialisée sous le nom d’ehomaki.
Donc pas seulement au temple, au konbini et au supermarché, des ehomaki sont exceptionnellement vendus à l’occasion de Setsubun, aux goûts variés (salade, viande, légumes) de taille standard ou moitié réduite, au prix allant de 300¥ à 800¥.

Setsubun, c’est une occasion de diffuser des ondes positives en s’amusant et de passer un sympathique moment en famille !

• La Saint (Ramen) Valentin (ヴァレンタイン(ラーメン)デー)

Pourquoi parler de la Saint Valentin, la fête la plus inutile qui soit :D (non je n’envie pas les gens en couple lol)… En tant que célibataire, pour oublier cette journée et ne pas déprimer, pourquoi ne pas vous offrir une Saint Valentin en solo en allant manger… un ramen au chocolat ? Oui vous avez bien lu. Pour célébrer la fête des amoureux qui a pour tradition au Japon d’offrir du chocolat, la chaîne de ramen Kourakuen a décidé de mettre la dose de chocolat dans un bol de ramen ! Est-ce que le gout doux et sucré du chocolat se marie bien avec celui d’un しょうゆラーメン (ramen à la sauce soja) ? J’ai eu envie de savoir !

La réponse est… oui pourquoi pas ! Les Japonais sont connus pour mélanger des ingrédients salés et sucrés ensemble pour créer quelque chose de vraiment étrange ! Un ramen au chocolat, c’est donc… étrangement bon. Loin d’être un pur délice mais c’est mangeable.
L’huile de cacao dans le bouillon n’est pas trop forte en gout comparé à l’odeur qui se dégage une fois votre bol servi. Cela évite d’être trop vite écœuré. La petite tablette de chocolat au lait apporte le petit gout en chocolat mais sans dominer le gout du bouillon. Cependant, chez Kourakuen, la texture des nouilles est un peu ferme.
Le bol coûte 561¥. Et au cas où la dose ne suffirait pas, le service vous offre un petit chocolat en cadeau !

Le ramen au chocolat (チョコレートラーメン) était en édition limitée du 1er au 14 février. Il semblerait que le succès ait été au rendez-vous. Donc l’année prochaine, surveillez le menu de Kourakuen et rendez-vous au restau près de chez vous ! Bien entendu, vous pouvez également y aller à tout moment pour déguster tous les types de ramen (shoyu, miso, shio), tsukemen, tantanmen… Le menu est disponible en anglais, il y a de l’espace et le service est correct.

Ceci dit, le concept ne date pas d’hier. D’autres chaines proposent un menu spécial avec ramen au chocolat ou encore tsukemen au chocolat.

Kourakuen Dogenzaka (幸楽苑ラーメン道玄坂店)
Adresse : 2-16-6 Dogenzaka, Shibuya-ku, Tokyo (東京都渋谷区道玄坂2丁目16-6)
Accès : Shibuya Station (JR Line, Keio Inokashira Line, Tokyu Line, Hanzomon Line, Fukutoshin Line, Ginza Line) sortie 1
Site internet : http://www.kourakuen.co.jp/

• The Art Rink in Yokohama Aka Renga Shoko (アートリンク in 横浜赤レンガ倉庫)

L’hiver japonais a beau être long et difficilement supportable à cause de l’air très sec, c’est aussi une saison avec des activités amusantes comme le patin sur glace ! En période de Noël, la ville de Yokohama ouvre sa patinoire pour le plus grand bonheur des amateurs ou des passionnés.

Avec l’événement Art Rink, vous pouvez profiter de l’air frais de l’hiver, du soleil agréable en journée et de la ville illuminée en soirée pour patiner et faire quelques slalom. Situé près des bâtiments en brique rouge Aka Renga Shoko (赤レンガ倉庫), les petits comme les grands peuvent louer patins, gants et protection pour maximum 1 200¥ et patiner aussi longtemps que le plaisir y est et que les règles sont respectées.

Quand on a pas pratiqué le patin sur glace pendant quelques années et qu’on recommence, c’est un peu difficile de garder l’équilibre au début. Mais après quelques tours, on se remémore les enchaînements appris dans le passé ou bien on essaie d’imiter les pros, souvent rassemblés au centre de la patinoire. C’est un sentiment agréable qui nous fait un peu plus apprécier l’hiver au Japon !

The Art Rink in Yokohama Aka Renga Shoko (アートリンク in 横浜赤レンガ倉庫)
Dates : début décembre à mi-février
Lieu : Aka Renga Shoko (赤レンガ倉庫)
Tarifs : adulte 700¥, enfant 500¥, location de patins 500¥
Accès : Bashamichi Station (Minatomirai Line) sortie 6
Site internet : http://akarenga-artrink.yafjp.org/

※ Les sorties et excursions du mois

• teamLab Planets TOKYO (チームラボプラネット東京)

Après la visite de teamLab Borderless à Odaiba, celle du deuxième musée ouvert jusqu’à l’automne 2020 teamLab Planets TOKYO est indispensable ! Plus petit que son confrère d’Odaiba mais avec autant de surprises à l’intérieur ! Toujours de l’animation et de l’art digital au programme, mais sous un cadre un peu différent : en effet, il faut être pieds nus car certains passages s’effectuent dans l’eau. Pour les filles, éviter de porter une jupe car le sol est en miroir dans certaines salles.

Le prix diffère un peu aussi : 2 400¥ en semaine le soir, 2 700¥ en semaine la journée, 3 200 ¥ le week-end. Lors de l’achat du billet (en avance sur Internet ou sur place), le choix d’une tranche horaire est obligatoire. Sur place, les billets en début de journée sont rapidement sold out, mieux vaut réserver avant. À l’arrivée, faites la queue dans la file d’attente correspondant à votre tranche horaire d’entrée. Une vidéo d’introduction rappelant les règles et avertissant d’enlever ses chaussures est diffusée, et c’est parti pour environ 1h30 de visite !

Au final, on préférera soit l’un, soit l’autre, ou peut-être les deux puisqu’ils se complètent. Si on se base sur le prix, teamLab Planets TOKYO reste un peu excessif pour une visite moins longue dans un plus petit espace. teamLab Borderless demande plus de temps d’attente mais pour des spectacles qui savent en mettre pleins la vue et pleins les oreilles, bien qu’on ne parcourt pas les lieux dans une eau colorée.

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teamLab Planets TOKYO (チームラボプラネット東京)
Adresse : 6-1-16 Toyosu, Koto-ku, Tokyo (東京都江東区豊洲6-1-16)
Accès : Toyosu Station (Yurakucho Line) sortie 7, Shin-Toyosu Station (Yurikamome Line)
Site internet : https://planets.teamlab.art/tokyo/
Tarifs : 2 400¥ à 3 200¥

※ Les restau et cafés du mois

• Yokohama Iekei Ramen Konshinya (横浜家系ラーメン 魂心家)

Vendredi = jour du ramen ! Dans notre mission de tester les restau de ramen de Jiyugaoka, ce 1er février le choix se porte sur Yokohama Iekei Ramen Konshinya (横浜家系ラーメン 魂心家) une chaîne assez répandue dans tout le Japon. Les ramen de Yokohama, appelés Iekei Ramen (家系ラーメン) sont connus pour mixer dans leurs bols de ramen un bouillon de porc de Kyushu et de la sauce soja de Tokyo avec des nouilles épaisses.

Choisissez votre ramen au distributeur (un menu en anglais est disponible et dans le pire des cas, le staff est là pour vous aider dans votre commande 👌), payez et prenez place à table ou au comptoir. Confirmez la texture de vos nouilles, la dose de gras dans le bouillon et l’intensité de son gout.

Savourez et si vous terminez l’intégralité de votre bol, vous avez droit à une récompense : un ticket avec des réductions lors de votre prochaine visite ! Si vous cumulez un assez grand nombre de tickets, vous pouvez même gagner un bol !

Les ramen sont très bons mais attention aux estomacs sensibles ou peu habitué à manger gras ou épicé. Le Umakaramen (旨辛ラーメン) peut donner suite à un mauvais mal de ventre 😂 malgré qu’il soit excellent. Pour les grosses faims, vous pouvez ajouter à votre repas un bol de riz.

Yokohama Iekei Ramen Konshinya Jiyugaoka (横浜家系ラーメン 魂心家 自由が丘)
Adresse : 1-12-9 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区自由が丘1-12-9)
Accès : Jiyugaoka Station (Toyoko Line, Oimachi Line) sortie nord
Site internet : http://www.konshinya.com/jiyugaoka.html

• Zen (麺処 禅)

Recevoir des coupons et des réductions est un bon moyen de s’attirer une nouvelle clientèle ou de faire connaitre son restau ! Pour le client, ça reste l’occasion de manger pas cher et de découvrir de nouvelles saveurs ! C’est comme ça que le restaurant Zen a droit à sa petite présentation ! C’est un petit restaurant servant ramen et soba à toutes les sauces et tous les épices, à des prix raisonnables.

Comme son nom l’indique, l’ambiance y est plutôt zen. Déco simple mais relaxante, restau peu bruyant quand il n’est pas bondé, et des musiques de tous genres en fond. Le service est rapide et le paiement s’effectue au moment de la commande.

Avec le coupon Lunch Passport offert pour découvrir des restaurants et cafés dans Setagaya-ku et Suginami-ku, c’est le Kara Zen Soba (辛禅そば) qui est à l’affiche, au prix de 500¥ au lieu de 780¥. Assez épicé mais vraiment délicieux avec son bouillon, ses légumes riches et ses nouilles tendres : un coup de cœur ! On déguste avec plaisir et on est de bonne humeur jusqu’au prochain repas !

Zen (麺処 禅)
Adresse : 2-12-10 Sangenjaya, Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区三軒茶屋2-12-10)
Accès : Sangenjaya Station (Den-en-toshi Line, Setagaya Line) sortie sud B
Site internet : https://restaurant-40130.business.site

• TOKYO Yakimen Stand (TOKYO焼き麺スタンド)

Toujours avec le Lunch Passport, on part pour déjeuner chez TOKYO Yakimen Stand, un restaurant de soba situé à Shimokitazawa. Le plat du jour est le Super Yakisoba (スーパー焼きそば), un plat de Yakisoba traditionnel servi avec un œuf mollet au prix de 540¥.

C’est petit mais calme et convivial en semaine. On commande au distributeur, on se sert en eau, et on est servi rapidement à table. On peut assaisonner son plat avec vinaigre, épices et mayo à volonté.

Pour un délicieux Yakisoba à un prix raisonnable, c’est une bonne adresse !

TOKYO Yakimen Stand (東京焼き麺スタンド)
Adresse : Sumire Building 2F, 2-23-6 Kitazawa, Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区北沢2-23-6 すみれビル2F)
Accès : Shimokitazawa (Odakyu Line, Keio Inokashira Line) sortie ouest 2, sud ouest

※ Dans ma vie Nippone

• Au revoir Jiyugaoka. Bonjour Omotesando !

Comme annoncé fin janvier, j’ai été transféré à École Sympa Omotesando (エコールサンパ表参道校). J’ai commencé le 16 février. Dire au revoir à mes étudiants a été dur. Certains ont pleuré et donc moi aussi. J’ai reçu des tonnes de cadeaux, j’ai été très touchée. Avec ma classe « Apéro », on a fait un apéro un mardi soir. D’autres m’ont invitée à déjeuner. J’ai pris des photos avec toutes mes classes en souvenirs.

École Sympa Jiyugaoka, c’était 70 étudiants, 20 classes, 2 ans et 9 mois de bons moments. Mes étudiants, venus de tous les coins du Japon et aux personnalités différentes, m’ont fait apprécier davantage la vie au Japon, la communication et l’échange avec les Japonais, chose parfois difficile à surmonter. Dans la classe, je ne fais pas qu’enseigner, j’apprends aussi beaucoup, nous échangeons et nous amusons. Grâce à ces trois années, même si les premiers mois ont été difficiles, parler devant des gens est quasiment devenu un jeu d’enfant, essayer de parler aux gens qu’on connait à peine aussi.

Bref, mes étudiants, je les aime énormément !! Merci pour tout 💕 en tant que professeur, je suis fière de vous tous !

La transition a été à la fois bien et difficile. Découvrir ses nouvelles classes, prendre ses marques dans l’école, s’intégrer à l’équipe, rencontrer ses nouveaux étudiants, apprendre à les connaitre et les habituer à notre façon d’enseigner… Ça peut prendre du temps, de l’énergie mais il ne faut surtout pas lâcher et garder la motivation ! C’est un nouveau départ mais avec plus d’outils en main et d’expérience. Je dois m’accrocher et montrer que je peux encore évoluer et apporter de nouvelles choses à l’école ! もっと頑張ろうね💪


♫ Un article = Une chanson ► Queen – I Want It All