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▶ Find You : Kimi no Nikki (juillet 2020)

Pluie est le mot qui pourrait résumer ce mois de juillet en partie… Quasiment tout le mois entier a vu passer plusieurs épisodes pluvieux à n’en plus finir. Des weekends, des semaines de pluie incessante. Rien de pire pour rendre les journées tristes et déprimantes et gâcher une partie des voyages. Ces intempéries ont été parfois dévastatrices dans certaines régions du pays, provoquant inondations et glissements de terrain. Une saison des pluies bien longue et violente… Et donc un mois relativement peu passionnant. 🌧️

※ Les événements du mois 🎊

• Tanabata (七夕🎋🌌)

Comme tous les ans, la fête du Tanabata (七夕) revient le 7 juillet. C’est l’occasion de pouvoir faire un vœu (お願い) écrit sur un tanzaku (短冊) puis accroché sur une branche de bambou feuillue (笹の葉). Les amants séparés mais très amoureux Orihime et Hikoboshi se donnent rendez-vous sur la voie lactée (天の川) et qui sait, peut-être que grâce à eux, votre vœu deviendra réalité ?

Si cette année, en raison du Coronavirus, la plupart des festivals ont été annulés, à Hirakata, au parc Yamadaike (山田池公園), les visiteurs ont pu venir y écrire leurs vœux pendant une semaine. Chaque jour, les 15 premières personnes ont pu en plus repartir avec une branche de bambou feuillue. Une occasion de célébrer en plus la fête chez soi avec une petite décoration.

Pour tout savoir sur la fête du Tanabata, rendez-vous sur cet article [文化&伝統・Culture & Traditions] !

• Ochugen (御中元)

Si en Occident on s’offre des cadeaux à Noël ou pour les anniversaires, ce n’est pas spécialement le cas au Japon ! Pour les cadeaux, on va en offrir à d’autres périodes. Dans la société japonaise, on connait deux saisons réservées spécialement à la remise traditionnelle de cadeaux dans la société japonaise : Oseibo (御歳暮), cadeau offert en fin d’année et Ochugen (御中元), offert en été pendant Obon (お盆).

Ochugen est le cadeau offert pendant la première quinzaine du mois de juillet tandis. A l’approche de cette période, il est possible de voir ces cadeaux disposés sur des supports spéciaux dans les supermarchés et les magasins. On les offre généralement pour exprimer sa gratitude envers une personne à qui on est redevable : enseignant, patron, parents, entre entreprise partenaires… On peut aussi en remettre aux amis.

Pendant Ochugen, les gens offrent donc des cadeaux pour exprimer leur reconnaissance, mais aussi pour célébrer l’été. Ils sont généralement offerts entre le 1er et le 15 juillet, le 15 étant le jour de la pleine lune selon l’ancien calendrier lunaire. Ils sont emballés dans du papier appelé kakegami (掛け紙) avec un arc rouge et blanc en papier torsadé. La combinaison de couleurs blanches et rouges est considérée comme le symbole de la fête au Japon.

Le contenu constitue généralement des somen, des nouilles consommées froides pour surmonter les fortes chaleurs de l’été japonais. Puis, il y a les fruits de saison ! Et certaines préfectures possèdent leur fruit phare pour satisfaire les Japonais pendant Ochugen : Shirokko, la belle pêche de couleur blanc laiteux de la préfecture de Yamanashi, Satonishiki, les cerises japonaises très sucrées en forme de gemme de la préfecture de Yamagata, le melon d’Hokkaido ou de la préfecture de Shizuoka. Enfin, on offre aussi des canettes de jus ou d’autres boissons, ou encore des bonbons ou des pâtisseries traditionnelles.

Cette coutume consistant à choisir un cadeau spécial en guise de reconnaissance a commencé à l’époque Edo et se poursuit encore aujourd’hui. Même avec les temps changeants, c’est toujours une pratique chère aux Japonais pour montrer sa gratitude. Dans l’exemple des entreprises, le Ochugen destiné au patron est offert par l’ensemble des employés ayant chacun mis une somme d’argent.

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Leçon de Taichi au parc Yamadaike (山田池公園での太極拳レッスン)

Le taichi (太極拳, Taikyokuken en japonais) est un art martial chinois dit « interne » souvent réduit à une gymnastique de santé. Il peut aussi comporter une dimension spirituelle. Il a pour objet le travail de l’énergie appelée « chi ».

© Amazon

Au parc Yamadaike, on peut s’essayer à cet art martial le dimanche matin de 10h00 à 11h20 deux fois par mois pour 800 ¥ la leçon ! Pour connaitre les dates exactes, se référer au calendrier du parc sur le lien suivant : Yamadaike Park Event Calendar.

© Yamadaike Park

Pour participer à une leçon, se présenter au centre du parc (ouvert tous les jours de 9h30 à 19h30) et demander à s’inscrire pour une leçon. Il est possible de s’inscrire le jour-même directement sur place ou par téléphone. Le participant remplit un formulaire où il renseigne son nom, numéro de téléphone, lieu de résidence, moyen de transport et la date de la leçon souhaitée avant d’effectuer le paiement. Le jour de la leçon, les participants patientent dans le centre jusqu’à l’arrivée du professeur avant de se rendre dans le lieu choisi pour la leçon. Les leçons se déroulent le plus souvent à l’extérieur, au niveau des observatoires ou aires de repos du parc. Le choix revient au professeur selon les conditions météo. En cas de pluie, les leçons se déroulent en intérieur.

Le taichi, c’est un peu comme de la danse du point de vue d’un(e) débutant(e). Sur fond musical relaxant et apaisant, le cours débute par un échauffement de 15 minutes consistant à suivre les pas du professeur et répéter les mêmes gestes. Il explique ensuite en quoi consiste cet art et les points sur lesquels il souhaite travailler. On retient trois points importants dans le taichi :

1 – le relâchement : pour garantir la fluidité des mouvements et leur coordination
2 – la vitesse : effectuer les pas lentement et en douceur, pas de geste brusque
3 – la force pengjing : force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé

La position des jambes, le regard (droit devant soi), l’orientation des parties du corps, la hauteur de levée des bras sont aussi très importants !

Un peu comme en danse, on répète l’enchaînement étape par étape avec le professeur, puis sous sa supervision du professeur qui ensuite récapitule les points positifs et les points à améliorer. Le cours termine par le grand enchaînement en suivant le professeur.

Art martial très complexe par ses origines encore mal connues et ses nombreux styles, il n’en reste pas moins accessible à tout novice souhaitant développer sa force interne.

Leçon de Taichi (太極拳レッスン)
Jours et heures : dimanche, deux fois par mois de 10h00 à 11h20
Lieu : Yamadaike Park
Adresse : 1-1 Yamadaike Kouen, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市山田池公園1−1)
Accès : Fujisaka Station (JR Line) sortie nord
Site internet : http://yamadaike.osaka-park.or.jp/eventpage
Tarif : 800 ¥ la leçon

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Senmaida Rest House (千枚田レストハウス)

Lieu décontracté et idéal pour les familles et voyageurs en visite de Shiroyone Senmaida Rice Terraces (白米千枚田), cette échoppe de la Michi no Eki Senmaida Pocket Park (道の駅千枚田ポケットパーク) propose de nombreux produits locaux à proximité des rizières.

Dans la partie restaurant, on peut s’installer à table ou en terrasse et profiter des petits plats phares à petits prix comme les soba ou udon au bouillon de poisson (あごだしうどん&そば), le kakashi (かかし, épouvantail en japonais), une brochette frite d’œuf de caille et de saucisse ayant ainsi la même forme qu’un épouvantail, sans oublier les onigiris (おにぎり, boulettes de riz) préparés à partir du riz cultivé dans les rizières de Shiroyone Senmaida !

En été, les glaces aux saveurs variées, en cône ou bien en pot avec des morceaux d’egara manju (えがら饅頭, spécialité de la ville de Wajima) ou de pâte de haricots rouges (あずき) sont aussi bien rafraîchissantes. Pour faire le pleins d’énergie avant d’arpenter les rizières ou pour un petit remontant après la balade, c’est l’endroit parfait dans un cadre convivial et tranquille.

Senmaida Rest House (千枚田レストハウス)
Adresse : 99-5 Habu, Shiroyonemachi, Wajima, Ishikawa (石川県輪島市白米町ハ部99−5)
Accès : Shiroyone senmaida Bus Stop (Machino Line)
Site internet : https://senmaida-monogatari.com/restaurant

• Michi no Eki Parc Nishiyama (道の駅 西山公園)

Sur la route, pendant un voyage en voiture et pas vraiment d’idées pour le déjeuner et surtout pas envie de perdre trop de temps. Optez pour les Michi no Eki (道の駅). Il y a dans la plupart de ces aires de repos japonaises des boutiques de souvenirs et des cafétéria proposant des produits et plats locaux typiques de la région que vous visitez. Ça donne toujours un aperçu de ce qui vous attend si vous faites du tourisme par la suite.

On a eu l’occasion de s’arrêter dans celle du parc Nishiyama (西山公園) à Sabae (鯖江) dans la préfecture de Fukui (福井県), pour un déjeuner express et pas cher. Le tourisme sera pour la prochaine fois.

La commande est rapide et simple ! On choisit son plat au distributeur, on remet le ticket au comptoir, on paye et on attend que notre numéro soit appelé.

Dans cette Michi no Eki, le plat de marque est le burger à l’aubergine (ナスバーガー), plus healthy qu’un cheeseburger ou un burger classique ! Le sauce katsudon (ソースカツ丼), typique dans la ville de Fukui, est aussi recommandé.

Service rapide et de la cuisine correcte pour des prix relativement raisonnables. Compter en moyenne 650 ¥ un plat. Manger dans une Michi no Eki est un bon plan pour un gain de temps et d’argent.

Michi no Eki Parc Nishiyama Coin Nourriture et Boisson (道の駅 西山公園 飲食コーナー)
Adresse : 3-9 Sakuramachi, Sabae, Fukui (福井県鯖江市桜町3丁目9)
Accès : Nishi Sabae Station (Fukui Tetsudo Line), Sabae Station (JR Lines)
Site internet : http://www.nishiyama-park.jp/author/kazuo/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Reprise du tennis 🎾🥰

Après un cours d’essai convaincant en juin, je me suis inscrite dans une école de tennis tout près de la maison. À force de passer devant, il était temps que je me renseigne sur les leçons et les prix. Le premier cours m’a fait un bien fou, je ne me sentais pas si fatiguée malgré les efforts, au contraire, j’étais encore plus en forme et ressourcée.

En rejoignant un club, je peux à nouveau travailler la technique, ce dont j’avais bien besoin ! Et aussi bien me défouler après une semaine de boulot.

Je ne me suis pas vraiment fait de nouveaux amis (bien sûr je ne viens pas pour ça mais c’est toujours mieux de jouer en compagnie de personnes avec qui on a pu sympathiser), mais je m’amuse bien pendant la leçon et ressort de bonne humeur et ressourcée. C’est encore un peu difficile de comprendre les explications de mon coach mais chaque leçon est structurée de la même façon donc je ne me sens pas trop perdue. Désormais j’attends chaque samedi avec impatience 🥰 !


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Find You

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▶ Neurose : Kimi no Nikki (juin 2020)

Juin, c’est l’arrivée de l’été, avec sa chaleur, son humidité étouffante et son ennuyeuse saison des pluies, toujours là pour faire passer certains weekends à la maison ou annuler les sorties prévues en extérieur comme des pique-niques.

Après une longue période de mode de vie en stay home dès que possible pendant l’État d’urgence, les écoles, les magasins et les cafés-restaurants ont de nouveau rouvert leurs portes. On revient petit à petit à un rythme normal mais en restant très prudents.

Afin de prévenir la propagation de l’infection, il est demandé de respecter la règle des « trois densités » (3つの密) mise en place par le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales (厚生労働省), soit d’éviter :
– les endroits confinés (密閉)
– les endroits bondés (密集)
– les contacts trop rapprochés (密接)

Pour éviter autant que possible la propagation de l’infection, le pays entier doit s’adapter à un « nouveau style de vie » (新しい生活様式). Tout d’abord, chaque personne doit respecter les gestes et contrôles contre l’infection :
– lavage des mains (手洗い)
– port du masque (マスクの着用)
– maintien d’une distance de sécurité (身体的距離の確保)

Les bases (基本的) de la vie quotidienne (日常生活) se résument ainsi :
– lavage et désinfection des mains avec diligence (まめに手洗い・手指消毒)
– (咳エチケットの徹底)
– ventilation régulière des pièces (こまめに換気)
– maintien d’une distance de sécurité (身体的距離の確保)
– respect des 3 densités (3密の回避)
– chaque matin prendre la température, vérifier son état de santé et en cas de fièvre ou de symptôme d’un rhume, rester à la maison (毎朝、体温測定、健康チェック。発熱又は風邪の症状がある場合は無理せず自宅で療養)

Dans les lieux publiques, à l’entrée des magasins et des restaurants, du gel hydroalcoolique ou du désinfectant est mis à disposition des clients. Dans les écoles, on contrôle la température de chaque élève à son arrivée et en cas de fièvre il peut être renvoyé à son domicile.

Ainsi va la vie au Japon avec le Coronavirus !

※ Les événements du mois 🎊

• Suika Wari (スイカ割り)

C’est l’été, soit le moment de ressortir les maillots de bain, les serviettes de plage, les bouées et les ballons pour s’amuser sur les plages. Et au Japon, on rajoute… bâton et bandeau ! Mais pourquoi faire ? Pour jouer au jeu Suika Wari (スイカ割り), littéralement jeu de la pastèque fendue !

Comme son nom l’indique, ce jeu estival populaire chez les Japonais consiste à fendre une pastèque avec un bâton en ayant les yeux bandés. On pratique ce jeu en général sur les plages (海水浴場), mais aussi pendant les festivals, les pique-niques ou encore dans les écoles maternelles (保育園・幼稚園).

Pour jouer au Suika Wari, il faut :
– une pastèque bien mûre (よく熟れたスイカ)
– un bâton (棒)
– un bandeau (目隠し)

Les règles « officielles » (公式ルール) de ce jeu ont été établies en 1991 par la « Japan Suika Wari Association » (日本すいか割り協会). La JSWA fut créé dans le but d’une campagne menée par la Coopérative agricole JA (農業協同組合) pour augmenter la consommation de pastèques. Cependant, celle-ci n’existe plus au jour d’aujourd’hui.

En tout cas, les règles sont très simples :
– avant de commencer, le concurrent doit se trouver à une distance entre 5 et 7 m de la pastèque
– le bâton doit mesurer moins d’1m20 avec un diamètre de 5 cm
– le concurrent dispose d’1 min 30 pour fendre la pastèque les yeux bandés et en se basant sur les voix des autres participants qui le guident (dans ce délais, il a droit à 3 coups de bâton)
– chaque concurrent est jugé selon la découpe de sa pastèque ; 0 point si coup manqué, 1 point si la pastèque est frappée, 2 à 4 points si la pastèque peut-être fendue après coup, 5 à 10 points si on peut apercevoir l’intérieur de la pastèque après coup

Sans suivre à la lettre chaque règle, certains choisissent de ne pas fixer de limite de temps mais d’ajouter par exemple un handicap au concurrent en le faisant tourner sur lui-même avant qu’il se lance à la recherche de la pastèque. En privilégiant aussi le côté « fun » au lieu du mode « compétition », comme c’est le cas dans les écoles maternelles, il n’y a pas forcément de juge non plus. L’important est avant tout de s’amuser et de se régaler ensuite en dégustant de généreuses portions de pastèque !

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Hiking Adventure in Kobe (神戸でハイキングアドベンチャー)

Juin a beau être un mois où il pleut beaucoup en raison de la saison des pluies (梅雨 ☔ tsuyu), il y a tout de même de rares journées ensoleillées. Il ne faut alors pas manquer l’occasion de sortir profiter du soleil !

Alors c’est parti pour une journée à Kobe (神戸) ! Ville de la baie d’Osaka située dans le centre du Japon, elle est entre autres connue pour son paysage montagneux pittoresque qui entoure le port. C’est pourquoi après l’excursion d’une journée en février dernier, on part pour une journée de randonnée dans les montagnes.

Suivez le Kimitinéraire pour un parcours sympa d’une journée au cœur des montagnes de Kobe !
Nature et panorama exceptionnels garantis !

Départ de la station Sannomiya à 8h40, on monte en passant par le petit parc Suwayama (諏訪山公園). On y croise et salut des personnes effectuant leur sport matinal ou une petite pause pendant leur randonnée du dimanche. Paisible, tranquille et agréable, on s’y pose et on s’y relaxe.

Du point de vue Kinsedai (金星台) ou de Venus Bridge (ヴィーナスブリッジ), on admire la vue sur la ville et ses environs. Le ciel bleu et le soleil resplendissant font qu’on peut rester des heures comme ça sans s’en lasser, respirant l’air frais avec un fond sonore des bruits des voitures et du dynamisme de la ville.

C’est parti ensuite pour la première étape, on emprunte le circuit de randonnée jusqu’à Irakiyama (錨山) ! L’altitude n’est pas très élevée (moins de 300 mètres), la montée ne prend que 25 minutes environ depuis Venus Bridge pour 1 kilomètre de pente et de marches assez raides entourés de verdure. Suivez les panneaux, référez-vous aux plans pour vous guider. Les circuits sont assez bien indiqués. Arrivé au sommet, le paysage y est toujours aussi beau. On continue vers Shishōyama (市章山), 500 mètres plus loin. La vue y est davantage splendide. À croire que plus on monte, plus elle est impressionnante ! Beaucoup de passionnés de randonnée empruntent ce circuit et viennent admirer la ville de là-haut. Il est facile d’engager la conversation et de passer du bon temps pendant notre pause.

De là on poursuit notre route pour atteindre l’étang Shōjō (猩々池), faire une pause au café Hanareya (カフェはなれ家) et son ambiance jazz pour un jus d’orange frais et déjeuner chez takibi neko (タキビネコ). Durant les derniers kilomètres, on passe par le temple Dairyuji (大龍寺) avant d’arriver au parc Futatabi (再度公園) et son étang Shuhogahara (修法ヶ原池). Vaste et disposant de toilettes, cafés et aires de pique-nique, il est très fréquenté. On se sent comme en vacances en venant manger et s’amuser entre amis ou en famille.

On termine le parcours en redescendant jusqu’au sanctuaire Gion (祇園神社) en passant par le mont Nabebuta (鍋蓋山) et le col Shichisan (七三峠). Et la boucle est bouclée !

Circuit sympa et accessible à tous bien qu’un peu physique. Lors d’un séjour à Kobe, profitez de ce petit moment dans la nature en journée pour y voir Kobe sous différents angles et rester jusqu’à la tombée de la nuit à un des spots pour admirer un très beau panorama de Kobe de nuit, comme on peut le voir depuis d’autres spots comme Kikuseidai (掬星台) ou depuis les jardins de Nunobiki (布引ハーブ園) !

Parc Suwayama (諏訪山公園)
Adresse : 5-1 Yamamotodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo(兵庫県神戸市中央区山本通5丁目1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Temple Dairyuji (大龍寺)
Adresse : 1 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方1)
Accès : Dairyuji Bust Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : http://www.tairyuji.com

Parc Futatabi (再度公園)
Adresse : Yamadacho Shimotanigami, Kita-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市北区山田町下谷上)
Accès : Saido Park Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Sanctuaire Gion (祇園神社)
Adresse : 12-1 Kamigioncho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区上祇園町12−1)
Accès : Hirano Bus Stop (Kobe City Bus 7)
Site internet : http://www.kobe-gionjinjya.com/

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

• Pique-nique au parc (公園でピクニック)

C’est samedi et par chance le temps est plutôt ensoleillé après une semaine bien pluvieuse ! Hors de question pour les Japonais de rester enfermé ! C’est l’occasion de sortir la tente, les bâches et les tables pour aller se poser dans le parc du coin et y faire un pique-nique en famille ou entre amis !

Posés dans le parc Nakanoshima (中之島公園) à Osaka, près de la rivière, c’est un rassemblement international ! Comme tout le monde ne se connait pas forcément, on se présente avant de trinquer et de goûter aux différents plats préparés et rapportés par chacun : inarizushi, omelette à l’indienne, curry indien, karaage… Avec un petit fond musical et les rayons du soleil qui passent entre les arbres, on profite d’un moment vraiment agréable.

On pratique quelques jeux sportifs ou ludiques avant de s’offrir le dessert : cookies, gelée au café et gâteau roulé aux fruits. L’après-midi est passée vite et il est déjà temps de plier bagages et de se dire au revoir en espérant remettre ça très bientôt !

Même si l’été au Japon est difficilement supportable, ça fait toujours du bien d’être en bonne compagnie dans un endroit calme et reposant teinté de vert. Les Japonais et résidents au Japon en tout cas adorent !

Parc Nakanoshima (中之島公園)
Adresse : 1-1 Nakanoshima, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区中之島1丁目1)
Accès : Kitahama Station (Keihan Line, Sakaisuji Line) sortie 26
Site internet : http://www.city.osaka.lg.jp

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Ramen Rai Rai Rai Tei (ラーメン来来亭)

Il est midi et c’est l’heure de manger. Encore une fois c’est l’envie de manger des nouilles qui l’emporte. On retourne chez Rai Rai Tei (来来亭), une très bonne chaîne de restaurants de ramen à laquelle on est devenu habitué depuis avril 2020 !
Alors on voit venir quelques réactions… Manger des ramen alors que l’été se rapproche et qu’il commence à faire chaud ??  Et bien figurez-vous qu’à l’approche de l’été les Japonais ont pour coutume de manger des nouilles froides ! On appelle ça des reimen (冷麺, rei pour froid et men pour nouilles).

Normalement c’est un plat qui est originaire de Corée du Nord mais qui a très vite fait sa réputation au Japon. Si on peut en manger dans des restaurants de ramen on en trouve également dans les konbinis et les supermarchés. C’est aussi un plat très facile à réaliser. Mais quand on a pas envie de cuisiner, c’est toujours mieux de savourer un bon plat dans un restaurant qu’on apprécie.

Rai Rai Tei propose donc dans son menu un bol de reimen classique (冷麺), et un plus spécial (特製冷麺, tokusei reimen) avec un œuf (味玉子) et du kimchi (キムチ). On peut les accompagner dans un menu contenant par exemple des gyoza (餃子) ou du karaage (唐揚げ) avec une demie-portion de riz cantonais (半チャーハン) pour moins de 1500 ¥.

Pour lutter contre le natsubate (夏バテ, coup de chaleur), c’est un bon compromis ! Les nouilles sont rafraîchissantes bien qu’un peu fermes. La sauce est onctueuse et le kimchi apporte la petite touche épicée. On ressort l’estomac bien rempli et satisfait.

Ce mois également, on en a profité pour tester le curry ramen (カレーラーメン) avec un œuf (味玉子) en topping accompagné toujours de riz cantonnais (チャーハン) et de karaage (唐揚げ) en menu. Un régal à 1490 ¥ qui remplit sans conteste l’estomac. Le curry est bien épicé, les nouilles sont épaisses et tendres. À goûter à la moindre occasion, le curry ramen de Rai Rai Tei est une valeur sûre !

Ramen Rai Rai Rai Tei Hirakata Shodai (ラーメン来来亭 枚方招提店)
Adresse : 1-2243-5 Shodai Kitamachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市招提北町1丁目2243-5)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.rairaitei.co.jp

• takibi neko (タキビネコ)

Situé au milieu des montagnes de Kobe (神戸), sur le parcours menant au parc Futatabi (再度公園), ce bar-café permet aux voyageurs et alpinistes de profiter d’une pause agréable pendant leur promenade. Petit mais relativement confortable, si toutes les tables et les places en comptoir sont prises, il y a toujours possibilité de se poser en terrasse.

Du comptoir, on peut observer la préparation des plats servis. Au menu : onigiri (おにぎり), hot dog toasté (ホットドッグトースト), pizza toastée (ピザトースト), omurice (オムライス) pour des prix allant de 500 ¥ à 1000 ¥. Pour les boissons : jus de fruits, bière, vin, wishky sont proposés pour se rafraîchir.

De la bonne musique est diffusée pour animer l’endroit, la déco et l’architecture ont un petit côté occidental. Manger un omurice dans cette ambiance est un moment agréable. Servi bien chaud, la taille de la portion est tout juste ce qu’il faut et c’est meilleur que les omurice servis dans les restau.

Très peu connu, si vous passez par l’étang Shōjō (猩々池) ou si vous vous rendez au parc Futatabi (再度公園), rendez-vous jusqu’à ce bar-café ! Le personnel (certainement un jeune couple) y est très agréable et leurs plats fait maison sont un très bon remontant !

cafe and bar takibi neko (タキビネコカフェバー)
Adresse : 118 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe-shi, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方118)
Accès : Nihonmatsu Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Marcher environ 17 minutes jusqu’au café

• Niboshi Ramen Tamagoro (煮干しらーめん 玉五郎)

La quête de nouveau Ramen se poursuit ! À la recherche d’un endroit pour dîner dans Kuzuha Mall Dining Street, on trouve Niboshi Ramen Tamagoro, une chaîne de Ramen appartenant à la compagnie Genki Factory qui réunit en plusieurs chaînes de restaurant le must to eat de la cuisine japonaise : ramen (ラーメン), tsukemen (つけ麺), kushiage (串揚げ), yakiniku (焼肉)…

L’élément phare de Niboshi Ramen Tamagoro, c’est son bouillon à base de poisson, précisément une soupe à base d’anchois, de bonite et de maquereau soigneusement sélectionnés et mélangé à un riche bouillon de fruits de mer. Y sont plongées des nouilles moyennement épaisses et d’une texture riche et ferme. La maison vous invite également à goûter ses gyoza cuits à la vapeur (水餃子).

Choisissez votre plat au distributeur à l’entrée, entre le niboshi ramen salé (塩煮干しらーめん), épicé (辛煮干しらーめん) et tsukemen (煮干しつけ麺). Ajoutez selon vos préférences des accompagnements : œuf, oignons verts, menma… Prix moyen, environ 1000 ¥. Remettez votre ticket de commande et prenez place au comptoir ou à table.

On est servi assez rapidement quand le restau n’est pas bondé. La taille des bols est raisonnable et le bouillon a bon goût. Pour changer un peu des bouillons classiques, cette chaîne est à essayer à l’occasion !

Niboshi Ramen Tamagoro Kuzuha Mall (煮干しらーめん 玉五郎 くずはモール店)
Adresse : 1F Kuzuha Mall Dining Street (大阪府枚方市樟葉花園町15-1くずはモールダイニングストリート 1F)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internet : http://www.genki-factory.com/shoplist/tamagoroh/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Rentrée scolaire, deuxième 🏫 !

Etat d’urgence enfin levé, il était enfin temps de reprendre l’école ! Nouvelle rentrée scolaire très mouvementée ! Dès le premier jour, beaucoup de tâches, de communication, si bien qu’on ne voit pas le temps passer et qu’on n’a pas le temps de stresser ! Mais quelle joie de pouvoir s’amuser à nouveau avec les petits dans la cours de récré ! Au niveau des cours, j’ai mieux fait, la reprise fut un peu difficile le temps de retrouver les habitudes et d’être bien organisé. Ce n’est pas un travail de tout repos et pour une personne étrangère assignée à ce poste normalement destiné à un japonais, la paperasse et la préparation des classes demande plus de temps et de concentration pour comprendre le japonais. C’est un challenge et il faut se donner à fond tous les jours, accepter les remarques, bonnes ou mauvaises, et ne pas laisser tomber.

En tout cas, grâce aux enfants, vraiment, je m’amuse et j’apprécie ce travail. De belles retrouvailles avec les primaires et leurs mamans avec qui je reste parler après les leçons. Elles sont d’une telle gentillesse ! Mes premières leçons avec les maternelles étaient géniales aussi, même si dans une classe, ils m’ont appelé par le nom de leur ancienne professeure ! Cependant, il y a eu une connexion directe, c’était comme si ils m’avaient toujours eu comme professeure ! Ils semblaient déjà habitués à mon personnage et ma façon d’enseigner. Quelle joie ! C’est vraiment génial de se dire qu’on s’éclate au travail ! Je suis très occupée et débordée avec toutes les tâches administratives et toute la gestion de l’école mais quand je vois les sourires des enfants radieux après une leçon, certains venant me dire « C’était vraiment amusant ! » ça fait mon bonheur et ma satisfaction après mes leçons. Je fais chaque leçon avec vraiment beaucoup d’enthousiasme. Je repense au théâtre, car c’était mon moyen de surmonter mon stress et ma timidité. Je continue dans cette dynamique pour surmonter mon stress, mon principal souci étant de ne pas réussir à me faire comprendre à cause du japonais. Je fais un petit sketch, je joue un personnage qui vraiment plaît aux enfants si bien qu’à chaque fin de leçon j’ai droit à ma séance de high touch et de câlins. Entre ça et les événements de l’école qui m’apportent vraiment un plus dans la culture et une immersion dans le mode de vie japonais, même si je rentre épuisée du travail je suis quand même super contente de ce que je fais.

• Nouveau téléphone 📱

Hélas, plus de 3 ans après l’avoir acheté, mon Axon 7 Mini a finalement rendu l’âme. Il commençait déjà à marcher au ralenti et une partie de l’écran tactile ne fonctionnait plus. Et comme une bonne imbécile, j’ai cassé l’écran. Il marchait toujours mais était inutilisable. Je ne pouvais même pas désactiver le réveil, tous les matins il continuait à sonner 😂 ! Ce fut donc le moment de racheter un nouveau téléphone. Possédant une carte SIM du temps de mon PVT, j’ai simplement acheté un smartphone free sim chez Bic Camera comme j’ai fait il y a trois ans. Les démarches sont très simples : on choisit son smartphone, on paye et le personnel vous effectue gratuitement la configuration avec la carte SIM. En 30 minutes c’est fait !

Me voilà avec un Motorola Moto g7 ! Il est un peu grand mais il a un beau design et des fonctions intéressantes. Parmi les propositions du magasin, c’était celui qui correspondait le mieux à mes attentes (opéré par Android, longue autonomie de batterie, compatibles avec les appli que j’utilise, photos de bonne qualité…) et mon budget.


♫ Un article = Une chanson ► MY FIRST STORY – 虚言NEUROSE

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▶ These Days : Kimi no Nikki (mai 2020)

En mai, on espère le retour du bonheur ! Avec le muguet, symbole du bonheur et de la chance, qui fleurit, si le mois d’avril n’a pas été si joyeux que ça, il y a toujours une lueur d’espoir en mai ! Après tout, « en mai, fais ce qu’il te plait » !

Mais hélas, l’espoir fait vivre mais les souhaits ne se réalisent pas toujours. En mai, c’est plutôt, « fais ce qu’il te plait confiné ». Etat d’urgence prolongé, endroits touristiques maintenus fermés. Le seul moyen de profiter des belles journées est de se poser dans un vaste parc en prenant ses précautions ; port du masque, se fixer un périmètre de sécurité, avoir du gel hydroalcoolique, respecter les gestes barrière.

La situation ne s’est pas trop améliorée mais pour relancer l’économie du pays en chute libre, l’Etat d’urgence a été levé en milieu-fin de mois, permettant ainsi aux commerces et parcs d’attractions de rouvrir leurs portes petit à petit. Les choses reviennent un peu à la normale, mais il faut adopter un nouveau style de vie. Vivre avec ce virus. Il est toujours là. Toujours maintenir une distance de sécurité quand on parle avec quelqu’un, porter le masque, se désinfecter les mains… Un geste de prévention non respecté et le virus peut frapper aussitôt et contaminer beaucoup de monde. Car hélas, le Japon se soucie plus de son économie, son tourisme que de son peuple et ses résidents !

※ Les événements du mois 🎊

• Golden Week (ゴールデンウィーク)

C’était la Golden Week et comme il était déconseillé de voyager malgré cette période de vacances idéale, pourquoi ne pas voyager en photos ! Chaque jour, des photos des derniers voyages de Kimi no BLUE TRAVEL. Mais avant ça, petite explication de ce qu’est la Golden Week.

La Golden Week est une succession de quatre jours fériés nationaux (祝日🎌) créant ainsi jusqu’à une semaine de vacances avec les weekends bien placés. Cette semaine de vacances est l’une des trois saisons les plus occupées du Japon, avec le Nouvel An (お正月) et la semaine Obon (お盆). C’est aussi une période très chère pour les touristes. Mais ça ne les empêche pas d’être à l’assaut pour réserver une chambre d’hôtel et monter dans un Shinkansen ultra bondé.

Les jours fériés constituant la Golden Week sont :

① 29 avril (4月29日) : Jour de l’ère Showa (昭和の日)
Ce jour correspond à l’anniversaire de l’ancien empereur Showa, décédé en 1989.

② 3 mai (5月3日) : Jour de la Constitution (憲法記念日)
Ce jour en 1947, la nouvelle constitution d’après-guerre est entrée en vigueur.

③ 4 mai (5月4日) : Jour de la verdure (みどりの日)
Jusqu’en 2006, la journée de la verdure était célébrée le 29 avril, date d’anniversaire de l’ancien empereur Showa. La journée est consacrée à l’environnement et à la nature, car l’empereur aimait les plantes et la nature. Avant d’être déclaré jour de la verdure, le 4 mai était déclaré jour férié d’office en raison d’une loi qui stipule qu’une une journée se situant entre deux fêtes nationales devient systématiquement un jour férié.

④ 5 mai (5月5日) : Jour des enfants (こどもの日)
Le festival des garçons (端午の節句) est célébré ce jour-là. Les familles prient pour la santé et le succès futur de leurs fils en suspendant des banderoles de carpe 🎏 et en affichant des poupées de samouraï, symbolisant à la fois la force, le pouvoir et le succès. Pour les filles, rappelez-vous, c’est le 3 mars, Hina Matsuri (雛祭り🎎).

⑤ 6 mai (5月6日) : Jour de transfert (振替日)
Il ne s’agit pas d’un jour férié officiel mais selon les années, toujours en appliquant la loi, si un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant devient un jour férié. Dans le cas de cette Golden Week 2020, c’est le mercredi qui récolte puisque le lundi et le mardi sont déjà des jours fériés.

Cinq jours, découvrez donc cinq galeries photos, à retrouver également sur Flickr !

① Shimanami Kaido (しまなみ海道) – mars 2020
4 jours, 6 belles îles, 6 ponts impressionnants, 179km parcourus en 18h20, 4 montagnes escaladées, 7 temples et 2 châteaux visités, beaucoup de fleurs de cerisiers le long de la route, des paysages extraordinaires, des heures à les admirer en respirant l’air frais. Expérience incroyable, voyage inoubliable !

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② Nachi-Katsuura (那智勝浦) – février 2020
La mer, la nature et du thon excellent dégusté sous toutes les formes ! Emprunter la pente de Daimonzaka, passer par le grand sanctuaire Kumano Nachi Taisha pour enfin arriver aux chutes de Nachi, implantées dans un magnifique décor de carte postale avec la Pagode à côté… Très bon parcours pour profiter d’un peu de verdure et de la forêt.

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③ Koyasan (高野山) – novembre 2019
Ascension de la montagne par la route Chôishi (町石道), 24 km, plus de 7 heures de marche au cœur des forêts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomérations voisines. Visites des temples, de Kongobuji (金剛峯寺) à Danjo Garan (壇上伽藍), en passant par le musée Reihokan (霊宝館) et Daishi Kyokai (大師教会) pour assister à la cérémonie Jukai (受戒) et y recevoir un certificat. Séjour exceptionnel dans un Shukubo (宿坊) avec repas bouddhiste traditionnels végétariens (精進料理) et office bouddhiste (お勤め, otsutome) matinale. Tout ça avec de beaux momiji sur le chemin ! Koyasan en automne c’est encore plus joli et coloré !

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④ Ascension du Mont Fuji (富士山登り) – août 2019
Troisième ascension, troisième année consécutive et sans doute la meilleure. Circuit Fujinomiya (富士宮ルート) et tour du cratère (お鉢巡り). Une ascension incroyable avec un splendide lever de soleil, le plus beau que j’ai pu voir après les deux précédents échecs ! Une aventure inoubliable !

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Articles sur trois ascensions exceptionnelles :
🗻 Yoshida (吉田) 🗻 Shubashiri (須走) 🗻 Fujinomiya (富士宮) 🗻

⑤ Road Trip à Hokkaido (北海道ドライブ旅行) – juillet 2019
Sans doute LE voyage de 2019 ! À faire une fois dans sa vie ! On ne se sent jamais autant en liberté qu’en roulant sur les routes un peu au hasard. 11 jours sur les routes japonaises, effectuant des arrêts à Sapporo, Noboribetsu Onsen, Showa Shinzan, Shakotan, Otaru, Biei, Furano, Wakkanai, Bihoro, Shiretoko, Obihiro, Tomamu, Yubari… Conduire le long des cotes avec d’un côté la mer du Japon et les falaises de l’autre, passant dans de longs tunnels, créait un panorama de dingue.

Comme personne dans mon entourage n’a souhaité ou n’a pu me suivre, je suis partie seule en compagnie de mon ours en peluche (bah quoi ?!). Le beau temps n’était pas toujours au rendez-vous mais les températures (sans humidité) était vivables. Ce fut un de mes meilleurs étés au Japon !

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※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Parc Yodogawa Kasen (淀川河川公園)

Samedi ensoleillé, température qui monte jusqu’à 27 degrés. Comment profiter de ce beau temps et se sentir bien : suffit de se poser dans le vaste parc Yodogawa Kasen (淀川河川公園) qui s’étend sur plusieurs districts, dont Hirakata.

Situé dans l’étendue verdoyante et naturelle de la rivière Yodogawa, le parc Yodogawa Kasen est le premier parc fluvial national du Japon. En plus des terrains de baseball, de tennis, une piste de course et d’autres installations sportives, le parc propose des espaces naturels remplis d’herbes sauvages et de verdure abondante. Un environnement dans lequel on se sent apaisé et relaxé au cœur de la nature et exposé à l’air frais. Et même si le parc est très fréquenté le weekend, il est si vaste qu’on ne se retrouve pas les uns sur les autres.

Selon les districts, diverses attractions et activités sont proposées tout au long de l’année, comme du canoë ou des BBQ.

Triste de ne pas voyager pendant la Golden Week ? Ce n’est pas grave, il est toujours possible de la passer en venant se détendre dans ce grand espace vert !

Yodogawa Kasen Park (淀川河川公園)
Adresse : 7-6 Tojimacho, Moriguchi-shigai, Osaka (大阪府守口市外島町7-6)
Site internethttps://www.yodogawa-park.go.jp/en/

• Une journée à Uji (宇治日帰り旅)

Uji (宇治) est une petite ville située entre Kyoto (京都) et Nara (奈良), deux des centres historiques et culturels les plus célèbres du Japon. Sa proximité de ces deux anciennes capitales a entraîné le développement précoce d’Uji en tant que centre culturel à part entière. La puissance du clan Fujiwara pendant la période Heian (794 à 1192), des structures tels que le temple Byodoin et le sanctuaire Ujikami, le plus ancien sanctuaire existant au Japon, ont été construits à Uji.

Alors que le temple Kozanji à Kyoto est considéré comme le site d’origine de la culture du thé au Japon, le thé d’Uji est devenu plus connu pour sa qualité supérieure dans les années 1100. Aujourd’hui, Uji est considéré comme la ville du thé et du matcha et forts de leur bonne réputation, on peut également s’en procurer dans les villes voisines.

La visite de cette petite ville, rappelant en toute évidence Kyoto ou Nara est possible sur une journée (ou deux pour ceux qui veulent passer par tous les petits temples implantés) en venant de Kyoto par la ligne JR Nara Line ou d’Osaka par la ligne Keihan.

Voici le Kimitinéraire de la visite d’Uji sur une journée !

Arrivée de bon matin à la station d’Uji, on passe le pont de la ville (宇治橋) pour se rendre à Byodoin Omotesando (平等院表参道) où les commerces comment à ouvrir les uns après les autres, prêts à démarrer les affaires et à accueillir les visiteurs. Cette route historique qui respire l’odeur du thé mène droit à Byodoin (平等院 , temple historique classé au patrimoine mondial.

Tout le long du chemin s’alignent de mignonnes petites boutiques de thé d’Uji existantes depuis l’ère Muromachi (室町時代) et qui ont donc su faire leur réputation. Il y a l’embarras du choix pour du thé de qualité et d’autres produits au matcha. Cafés, restaurants de cuisine locale et magasins de confiseries japonaises sont aussi implantés en masse avec toujours le matcha et le thé vert comme produit phare ! A Uji, on peut manger des ramen au matcha, des gyoza au matcha, des takoyaki au matcha, des soba au matcha, des dango au matcha, des glaces au matcha, des pancakes au matcha… et bien plus encore !

Avant de déguster et recevoir une bonne dose de matcha, on a tout juste le temps de se diriger jusqu’au bout de la rue, face à Byodoin (平等院), construit en 1052 à la fin de l’ère Heian.

Passé la porte principale, un parcours d’environ 1h30 attend le visiteur, durant lesquelles il peut explorer chaque coin du temple : le hall du Phénix, Rakando, Jodoin… La visite du hall du Phénix, nécessite une réservation et coûte 300 ¥, les horaires étant prédéfinis et le nombre de visiteurs limité. Construit au centre de l’étang, sa splendide architecture se reflétant sur l’eau, il renferme un trésor national : une magnifique statue d’Amida Nyorai (阿弥陀如来), un bouddha très populaire incarnant la compassion et la longévité.

Enfin, le visiteur peut terminer sa course en recevant le Goshuin (御朱印) du temple et en dégustant du thé d’Uji dans le salon de thé Toka.

Moment relax ensuite avant ou après la pause déjeuner, selon le timing, avec pourquoi pas un smoothie au matcha ! Le magasin Izumien (泉園), situé dans Byodoin Omotesando en propose un bien rafraîchissant !

Comme c’est une belle journée ensoleillée, voire un peu chaude, marcher le long de la rivière Uji (宇治川) et se poser dans le parc Uji (宇治公園) permet de profiter d’un peu d’air frais et de tranquillité. Implanté telle une petite île au centre du cours d’eau et accessible depuis les ponts Tachibana (橘橋) et Kisen (喜撰橋), il n’est pas très vaste mais reste agréable. En continuant de longer la rivière, passer d’autres petits temples cachés et les aires de pique-nique où beaucoup s’installent et plantent leur tente pour un barbecue, jusqu’à faire face au barrage d’Amagase (天ヶ瀬ダム).

Parmi les temples cachés, arrêt obligatoire au temple Koushou-ji (興聖寺), et son atmosphère paisible.

Koushouji a été le premier monastère du bouddhisme Zen Soto fondé à Fukasuka, au sud de Kyoto, en 1233 par le maître Dogen (道元, fondateur de l’école Soto du bouddhisme Zen au Japon) après son retour de Chine. Depuis qu’il a quitté Kyoto, le monastère a été dévasté puis reconstruit à Uji en 1649. Désormais à Koushouji, en tant que premier monastère parmi plus de 14 000 temples Zen Soto, les moines prient chaque jour pour la paix dans le monde.

Passé l’allée Kotozaka (琴坂) et la porte Sanmon (山門), suivre simplement le parcours pour découvrir les trésors des différents bâtiments, les jardins et ainsi bénéficier d’un moment zen (évidemment) et reposant. On découvre entre autres :
– Shourou (鐘楼) : la cloche dont le son et la forme sont si beaux qu’elle est considérée comme l’un des meilleurs spots d’Uji
– Sodo (僧堂) : le hall des moines où ils pratiquent le Zazen (la manière de s’asseoir selon le bouddhisme Zen, et prennent leur repas
– Hatto (法堂) : le hall Dharma, hall principal du temple où se trouve le bouddha Shakyamuni (釈迦) et Mokugyo (木魚, gong de bois en forme de poisson) ; l’esprit tranquille, faites un vœu en le touchant

De là, il est possible de rejoindre l’autre attraction de la ville inscrite au patrimoine mondial, le sanctuaire Ujikami (宇治上神社) et Uji (宇治神社) et d’emprunter le circuit de randonnée Tokai (東海自然歩道) jusqu’au mont Daikichi (大吉山). Petit parcours de 1,2 km au milieu des arbres et des feuilles d’érable accessible à tous. La journée se termine au sommet, à l’observatoire offrant un joli panorama sur la ville, de jour comme de nuit.

Byodoin Omotesando (平等院表参道)
Adresse : Uji-shi, Kyoto(京都府宇治市)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttps://b-omotesando.com/

Temple Byodoin (平等院)
Adresse : 116 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華116)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Tarifs : 600 ¥ (adulte), 400 ¥ (enfant)
Site internethttps://www.byodoin.or.jp/ 

Parc Uji (宇治公園)
Adresse : Uji, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

Sanctuaire Uji (宇治神社)
Adresse : 1 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttp://uji-jinja.com/

Sanctuaire Ujikami (宇治上神社)
Adresse : 59 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田59)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

Temple Koushou-ji (興聖寺)
Adresse : 27-1 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田27-1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Tarif : 500 ¥
Site internet : http://www.uji-koushouji.jp/eng/index.html

Mont Daikichi (大吉山)
Adresse : 65-5 Uji Higashiuchi, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治東内65-5)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

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• Excursion à Koyasan (高野山日帰り旅)

Koyasan Climbing Adventure ; deuxième ! Koyasan (高野山), massif montagneux situé dans la préfecture de Wakayama et lieu de culte fondé par Kôbô Daishi (弘法大師), grand moine bouddhiste, on y accède par différentes routes du pèlerinage. Après Chôichi-michi (町石道), on emprunte le chemin que prenaient les femmes autrefois pour se rendre jusqu’au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et Okuno-in (奥の院). Jusqu’à la 5ème année de l’ère Meiji (明治5年 soit en 1872), les femmes n’étaient pas autorisées à se rendre à Koyasan. Pour pouvoir se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟), lieu sacré au centre des croyances de ce grand moine, elles empruntaient donc le chemin Nyonin-michi (女人道, littéralement « route des femmes »).

Le circuit commence au temple Nyonindo (女人堂), accessible en bus depuis la station Koyasan, passe par la porte Daimon (大門) pour terminer à Okuno-in (奥の院). Environ 7 km pour 3h30 de marche.
De la station Koyasan à l’arrêt de bus de Nyonindo, la route n’est autorisée que pour les bus, il est donc primordial de se rendre au point de départ en bus avec les bus Nankai Rinkan (南海りんかんバス). Les horaires (時刻表) sont disponibles sur le site de la compagnie. Prendre le bus à la voie 2 en direction de Okuno-in.

Départ à 9:50 au point 1 au cœur de la forêt montagneuse. Ça monte et ça descend, on enjambe les troncs et racines des arbres, on croise d’autres alpinistes, certains d’une grande gentillesse engageant la conversation. Il fait beau, le chant des oiseaux résonne et relaxe pendant cette randonnée dans une nature paisible.

Sur le chemin, on découvre des temples cachés avec des torii, comme Bentendake (弁天嶽). Il y a également une petite aire de repos avec tables et de splendides points de vue. Passé quelques torii, on rejoint Daimon (大門), point d’arrivée du circuit Chôichi (町石道) et la porte d’entrée du cœur de Koyasan ; 2 km de fait en une heure environ. On sort finalement de la verdure et des hauts arbres 3h10 après le point de départ, face à l’entrée d’Okuno-in (奥の院).

On traverse le cimetière, on passe le pont Gobyobashi (御廟橋), menant au mausolée. En traversant ce dernier, c’est l’entrée sur une zone sacrée. Qui dit zone sacrée dit cependant photos, smartphone, nourriture et boissons interdits. On se contente de marcher paisiblement tout en se vidant l’esprit. Pour les croyants, Kôbô Daishi est toujours parmi nous, priant éternellement pour la paix et la prospérité. L’endroit est d’un charme impressionnant et les lanternes de Torodo (燈籠堂) sont resplendissantes.

De là, pour continuer à parcourir les terres sacrées et découvrir de nombreux temples cachés, il est possible de bifurquer sur le circuit circulaire Koya Sanzan (高野三山) qui effectue le tour de la zone sacrée d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山) sur une longueur de 10 km.

On redescend vers le pont Ichinohashi (一の橋) en passant par le puits Sugatami no ido, Asekaki Jizo (汗かき地蔵) et l’allée Sando pour regagner le centre de la ville, puisque maintenant, plus de soucis ; en tant que femme, on peut s’y aventurer ! Un dernier petit tour avant de se dire « Otsukare sama desu » (お疲れ様です, bon travail) !

📔 Les routes du pèlerinage de Koyasan 📔
📔 Guide des visites de Koyasan 📔

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※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Akriti (アケティ)

Chez Kimi no BLUE TRAVEL, on raffole de Lumbini, devenu LE restau indien par excellence, situé à 10 minutes à pied de la maison. Kimi, cliente fidèle certifiée, cependant, après avoir fait le tour des menus et étant un peu en manque du curry aux épinards (qu’on ne peut pas choisir dans les menus déjeuner de Lumbini à moins de prendre le gros menu spécial à 1300 ¥, limite trop consistant pour les petits estomacs), pourquoi ne pas finalement tester un autre resto repéré par hasard lors d’une virée à scooter.

C’est parti, on vous emmène chez Akriti (アケティ), situé un peu plus loin, à la sortie de la station Gotenyama (御殿山), et proposant de la cuisine indienne et népalaise.

Restaurant petit mais accueillant, on peut s’installer à table ou au comptoir. Staff 100% indien mais avec un bon niveau de communication en japonais. Sous fond de musique indienne, divers menus sont servis pour le déjeuner. Dans ces menus variant de 700 à 1600 ¥ environ :
• Quatre types de curry au choix : poulet (チキン), keema (キーマ), épinards (ほうれん草) ou curry du jour (日替わり)
• Cinq niveaux de piment (辛さ) : doux (甘口), normal (普通), moyennement épicé (中辛), épicé (辛口), très épicé (激辛)
• Trois types de nan au choix : classique (プレーンナン), miel (ハニーナン), frit (あげナン)
• Pour un cheese nan, il faut choisir le menu cheese nan (チーズナンセット)
• Selon le menu choisi, le client peut s’offrir un ou deux curry accompagné(s) d’une boisson, de salade, de soupe et d’un morceau de poulet tandoori (タンドリーチキン, poulet cuit sur un four de pierre en feu).

On opte pour le menu cheese nan (チーズナンセット) à 1050 ¥ : deux curry au choix, cheese nan, tebamoto (手羽元, ailes de poulet, moins gras qu’un tebasaki, 手羽先), salade, soupe et boisson ! La boisson, la salade et la soupe sont servies en premier pour prendre le temps de déguster ce menu consistant bien chaud.

Un mango lassi rafraîchissant, du curry au poulet et aux épinards bien pimentés. On attend un peu mais on savoure cette attente avec le curry bien chaud et le cheese nan au fromage bien fondant fraîchement cuit si bien qu’il brûle presque les mains. Les bols de curry sont un tout petit peu plus petits que chez Lumbini, soit à peu près les mêmes qu’un restaurant de curry situé  en plein Tokyo. Mais au vu du prix incluant un cheese nan sans avoir à rajouter un supplément de 300 ¥ et des accompagnements on ne va pas chipoter.

On a la peau du ventre bien tendu après ça mais si il reste de la place dans notre estomac, il y a toujours les trois types de nan à volonté ! Il est d’ailleurs possible de demander le type de cuisson et la taille adaptée à la gourmandise de chacun.

En quittant les lieux, penser à prendre un petit prospectus du restaurant qui offre des petits bons de réduction sur la prochaine visite.

Akriti (アケティ)
Adresse : 1-18-17 Nagisanishi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市渚西1丁目18-17)
Accès : Gotenyama Station (Keihan Line)

• Hifumi (ひふみ)

Encore un ramen ! Parce que ce plat typique réchauffe le cœur, qu’il en existe une infinité de types selon les régions du Japon, et que les restaurants locaux ou les chaines se trouvent à tous les coins de rues. Et puis, ça reste un plat à petit budget, moins cher et meilleur qu’un McDo !

Par l’envie de manger un Tsukemen (つけ麺, littéralement nouilles trempées soit des nouilles servis séparément du bouillon et consommées une fois trempées dedans), on va chez Hifumi (ひふみ), repéré en même temps que le restaurant indien Akriti (アケティ) puisqu’il se trouve juste en face !

Petit mais accueillant et convivial, comme dans la plupart des restau de ramen, on mange au comptoir. Les clients viennent manger et repartent aussitôt.

Hifumi propose deux types de bouillon pour accompagner ses ramen : bouillon classique, soit sauce soja et salé (清湯スープ) et bouillon au blanc de poulet (鶏白湯スープ). Il s’agit d’un des rares restaurants de ramen d’Hirakata à proposer le Tsukemen. Et d’après la carte, il y a d’autres choses inédites : le ramen au yuzu et sauce soja (柚子醤油, le yuzu étant un agrume ressemblant au citron), et le ramen poulet carbonara (鶏ボナーラ) ! Ce dernier est la principale recommandation (おすすめ) et spécialité (名物) de la maison !

Pour les gros gourmands il y a des menus incluant en plus du riz, du kimchi, ou encore un chashudon, des gyoza, du karaage pour un supplément allant de 150 à 350 ¥.

On opte donc pour le Tantan Tsukemen (坦々つけ麺) fait à base du bouillon de blanc de poulet (鶏白湯スープ). 900 ¥ le bol moyen (並盛), 1000 ¥ le gros bol (大盛), temps de préparation, 10 minutes. Le bouillon avec les morceaux de poulet est bien concentré et un peu épicé. Les nouilles sont bien fraîches et accompagnées d’oignons, d’une tranche de porc chashu et d’un demi-œuf dur. On peut y ajouter d’autres garnitures : fromage, chashu, menma, œuf…

Bon rapport qualité prix, voilà un restau de quartier qu’il est bon d’enregistrer dans la liste des favoris !

Ramen Tsukemen Hifumi (ラーメン・つけ麺のひふみ)
Adresse : 1-18-17 Nagisanishi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市渚西1丁目18-17)
Accès : Gotenyama Station (Keihan Line)

• Tanakaku Shoten (田中九商店)

Non, ne criez pas au scandale et ne nous jugez pas ! Sur Kimi no BLUE TRAVEL, on est passé par tous les types de ramen, y compris les plus inconcevables : chocolat, lait… Mais il manquait… le matcha !

Alors direction Uji (宇治), dans la préfecture de Kyoto (京都府), là où le matcha se consomme de différentes manières, y compris avec des ramen ! Allez, au moins « une fois dans sa vie ». Ce moment restera sans doute unique alors profitons-en comme on entend souvent dans la cérémonie de thé avec le dicton 一期一会 (un temps pour une rencontre) ! Et ce serait triste de louper cette occasion surtout si elle ne se représente pas !

Alors si on raffole déjà des glaces ou des soba au matcha, en est-il de même pour les ramen ? D’ailleurs, est-ce que c’est le bouillon qui porte la saveur du matcha, ou les nouilles ?

Pour connaitre les réponses, on rend visite à Tanakaku Shoten (田中九商店) situé parmi les commerces et boutiques de thé, dans Byodoin Omotesando (平等院表参道). Au menu, des nouilles au matcha plongées dans les différents bouillons classiques (salé 塩, sauce soja 醤油, fruits de mer 黄金..) et auxquelles se rajoutent d’autres garnitures (chashu チャーシュー, œuf dur 煮卵, oignons verts ネギ…). Le bol classique est à 890 ¥, pour les autres il faudra passer la barre des 1000 ¥. Plus cher que les restaurants de ramen classiques mais ça reste des prix qui ne freinent pas les touristes !

En dégustant le bol de Kogane Sutamina Shio Ramen (黄金スタミナ塩ラーメン, ramen avec un bouillon salé épicé aux fruits de mer), on réalise que les nouilles ne sont pas aussi vertes que le matcha, mais plutôt un mélange entre brun et vert. De même pour le goût qui n’est pas aussi prononcé, malgré l’ajout de poudre de matcha pour 100 ¥. Le bouillon reste bien dosé et épicé. Les œufs durs sont parfaitement cuits et délicieux. Pour ceux qui ne raffolent pas du matcha, cela reste facile à manger. La taille du bol est pour le moins raisonnable mais pourrait laisser certains clients sur leur faim.

L’autre produit recommandé par le restaurant qui se vante d’être le seul du coin à le proposer, ce sont les gyoza au matcha, ainsi que les takoyaki ! Si le ramen reste bon, les gyoza ne font pas vraiment l’unanimité. Gout du matcha encore moins prononcé bien qu’ils soient bien verts, eux. Un peu secs et fades, on en mange des meilleurs ailleurs. Le sel mélangé à de la poudre de matcha vient renforcer un peu le gout mais au final, pas de quoi se vanter d’en servir.

Donc, verdict ? A tester une fois oui, mais peut-être pas deux. Le matcha est à l’affiche sur tous les menus et plats servis mais reste finalement discret dans l’assiette. Pour des prix plus élevés que les restau habituels, on peut être déçu.

Ramen Tanakaku Shoten Byodoin (ラーメン 田中九商店 平等院店)
Adresse : 9-1 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華9-1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

• Iwai (憩和井)

C’est l’heure du goûter et vous avez envie d’une petite douceur ? En étant à Uji (宇治), ville du thé vert et du matcha, les cafés proposant des boissons et desserts accompagné de ces derniers ne manquent pas. On craque pour les pancakes au matcha de chez Iwai (憩和井), petit café simple mais convivial.

Uji est réputé pour son matcha de haute qualité. Son gout fort amer n’a rien à voir avec celui des autres chaines populaires du coin où le matcha aurait tendance à être un peu sucré. On ressent bien ce gout authentique du matcha d’Uji dans les glaces et parfaits de chez Iwai entre autres.

A l’arrivée des pancakes à votre table, l’odeur du matcha annonce la saveur du dessert en plus d’être bien présenté. Alors non, les pancakes ne sont pas au matcha, ils ne sont pas verts non plus, mais saupoudré de poudre de matcha et de sucre glace. Pour bien compléter ce gros dessert à 1000 ¥, s’ajoutent une boule de glace au matcha et du sirop au matcha. De la pâte de haricots rouges accompagne également le duo de pancakes pour la petite touche sucrée. Car effectivement, le gout amer du matcha est très prononcé, aussi bien dans la poudre que dans la boule de glace !

A chaque bouchée, on ressent à peine le gout sucré des pancakes, le matcha domine aussitôt. Ce qui est un bon point en soi mais au risque d’être écœurant pour ceux qui ne raffolent pas du matcha.

Pour savourer le vrai gout du matcha et s’assurer de sa bonne qualité faisant la réputation d’Uji, chez Iwai c’est certifié !

Iwai Byodoin (憩和井平等院店)
Adresse : 5-6 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華5-6)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttps://cafeiwai.exblog.jp/

• Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう)

A Koyasan (高野山), près de la zone sacrée d’Okuno-in (奥の院), quelques boutiques de souvenirs, cafés et restaurants sont implantés, permettant de goûter à la cuisine végétarienne bouddhiste ou d’autres plats typiques de la cuisine japonaise.

On profite d’être dans le coin pour prendre table à Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう), situé à l’étage de boutiques de confiseries japonaises, offrant une vue sympathique sur l’entrée d’Okuno-in.

Étant à Koyasan, le choix du déjeuner se porte rapidement sur le plateau repas végétarien bouddhiste Koyasan (精進定食高野山御膳) à 2500 ¥, vivement recommandé et contenant huit petits plats dont du tofu au sésame (ゴマ豆腐, goma tofu), des tempura de légumes (野菜天ぷら, yasai tempura), de la peau de tofu (湯葉, yuba), de la soupe miso (味噌汁)…

Les plateaux sont bien présentés et colorés.  Le tofu au sésame (ゴマ豆腐) accompagné de wasabi est excellent, le riz bien cuit, les différents tempura (champignon 椎茸, aubergine なす, potiron かぼちゃ, patate douce さつまいも, renkon れんこん) bien croustillants. Pour 2500 ¥, on mange sainement comme un Roi !

D’autres menus de cuisine japonaise comme oyakodon (親子丼, poulet et œufs sur un bol de riz), tamagodon (玉子丼, omelette sur un bol de riz), tanindon (他人丼, viande et omelette sur un bol de riz), des udon ou des soba pour des prix allant de 650¥ à 1150¥. A la carte, il y a entre autres des sushis de maquereau servis enveloppés dans des feuilles de bambou.

Un staff aimable, parlant anglais et toujours prêt à vous renseigner sur les plats, un espace clean et simple, de la cuisine légère et de qualité, c’est un très bon endroit pour un délicieux repas avant ou après un passage à Okuno-in.

Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう)
Adresse : 49-3 Koyasa, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山49−3)
Accès : Okuno-in mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://hachiyo.business.site/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Kimi no BLUE TRAVEL sur Youtube 🎥 !

Ces semaines passées pendant l’Etat d’Urgence ont été bien bénéfiques pour le blog. Avec des horaires de travail plus convenables (l’école étant fermée), la Golden Week sans voyages, la plupart des weekends passés à la maison, j’ai pu consacrer pas mal de temps libre au blog. Après avoir lancé la section cuisine (料理), j’ai fini par me mettre à… Youtube !

Vous l’aviez sans doute déjà remarqué avec mes derniers articles Cours de Japonais et Cuisine où j’ai réalisé mes premières vidéos. C’est simple, je voulais compléter mes leçons de japonais en ajoutant l’écoute, parler japonais et faire écouter du japonais aux visiteurs du blog.

Le blog a donc désormais sa chaîne Youtube : Kimi no Terebi (キミのテレビ, la TV de Kimi) ! Alors, ne vous attendez pas à des vidéos de ouf ! Je ne suis pas Youtubeuse et je ne suis pas douée en montage de vidéo ! Ce sera des vidéos toutes simples avec des sous-titres, des petits effets pour un peu de dynamise… Car aussi le montage vidéo, ça prend énormément de temps ! Et quand je reprendrai ma routine avec mes cours, que j’aurai de nouveau l’occasion de voyager, je ne pourrai plus en faire autant.

En tout cas, n’hésitez pas à vous abonner et à regarder mes vidéos qui seront pour la plupart des mini-leçons de japonais et des essais de recettes et de restaurants.


♫ Un article = Une chanson ► Rudimental – These Days

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▶ Spring of Life : Kimi no Nikki (avril 2020)

Même si en avril ne te découvre pas d’un fil (ou devrions-nous peut-être dire « ne te déconfine pas d’un fil »), le printemps devient petit à petit plus agréable. Quelques journées ensoleillées avec un ciel bleu magnifique mais toujours avec du vent froid un peu gênant. On profite de ces moments précieux pour une petite balade, un pique-nique sous les dernières fleurs de cerisiers ou une séance bronzette à son balcon.

Tout ça avant de se limiter un maximum en appliquant l’état d’urgence en raison du virus Corona. Avec la loi japonaise, on évite de sortir mais cela reste autorisé et non sanctionné. Sortir que si cela est nécessaire, éviter les endroits confinés et mal aérés, ne pas se rassembler avec beaucoup de personnes.

Les restaurants modifient leurs horaires et favorisent la vente à emporter et la livraison. D’autres ferment dans les grandes surfaces. Les magasins hormis les supermarchés ferment les uns après les autres, la rentrée des classes est repoussée en mai, après la Golden Week. Mais le télétravail n’est pas encore appliqué par toutes les entreprises et dans les grandes villes comme Tokyo, on voit encore des quais et trains bondés aux heures de pointe. Oui, les Japonais ont déjà de base une très bonne hygiène de vie ; ils se lavent régulièrement les mains quand ils touchent quelque chose et le port du masque ne date pas d’hier. Oui, les Japonais n’ont jamais pour coutume de se serrer la main ou de se faire la bise pour se saluer. Mais dans cette crise sanitaire, ce n’est pas suffisant !

Le Japon, pays qui refuse de voir la réalité en face, qui a peur de la chute de son économie au risque de mettre en danger la santé de son peuple et pays le plus lent pour prendre des décisions.

Un mois d’avril assez triste donc globalement. C’est facile d’avoir un coup de mou ou un manque de motivation en s’efforçant de rester enfermé et isolé. Mais il faut profiter de cette mauvaise passe pour se reposer, se relaxer et faire le grand nettoyage de printemps. Garder le contact avec les proches à travers les réseaux sociaux et internet. Voir le bon côté, voir les choses sous un autre angle. En mai, ça ira mieux, espérons.

※ Les événements du mois 🎊

• Cérémonies d’entrée (入園式) et de promotion (進級式)

En mars c’était la cérémonie de fin d’année (卒園式). En avril, l’école reprend et pour la rentrée des classes, il y a bien sûr également une cérémonie d’entrée (入園式).

Comme pour la cérémonie de fin d’année, un dress code est de mise ! En avril, c’est le printemps donc pour les costumes on part sur un style printanier avec comme couleurs gris, blanc, beige et rose pour symboliser cette saison. Moins traditionnel que la cérémonie de fin d’année mais toujours aussi formel. On se lève, on s’incline, on s’assoie quand le directeur s’apprête à livrer son discours. On s’incline pour saluer ou quand on s’apprête à parler.

Les nouveaux élèves, les petites sections, dit Nen-shô en japonais (年少) arrivent le dimanche matin accompagnés de leurs parents, certains timides, d’autres plus curieux. Accueillis par le personnel, ils rejoignent le hall où se tient la cérémonie.

C’est une nouvelle aventure pleine d’apprentissage pour eux et ça commence par les gestes et formules de politesse : on se lève, on s’incline, on s’assoie. Puis on écoute attentivement une petite performance musicale de la part de certains professeurs et l’hymne de l’école, que les enfants apprendront dans l’année. Suivent le discours de bienvenue du directeur (園長, enchô) et la présentation de tous les membres du personnel de l’école. A l’appel de son nom et de sa fonction, chaque personne s’avance d’un pas face au public et s’incline en disant le fameux よろしくお願いいたします (Yoroshiku onegai itashimasu, je m’en remets à vous). La cérémonie termine par une photo de classe réunissant enfants, parents, professeurs et directeur / directrice adjointe.

Petite pause le midi et ça reprend l’après-midi pour la cérémonie de promotion (進級式) des moyennes et grandes sections, respectivement Nen-chû et Nen-chô (年中, 年長). Le déroulement est le même qu’en matinée, sauf que cette fois, c’est aux enfants de réciter l’hymne de l’école, étant donné qu’ils la connaissent déjà.

Cela dure à peine une heure et après quoi les enfants peuvent découvrir leur salle de classe et rencontrer leur professeur. Ils sont enfin prêts à démarrer une nouvelle année scolaire !

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Kitakawachi Cycle Line (北河内サイクルライン)

Un vélo, un petit sac de rando, de l’eau. Vous pouvez partir pour une sympathique balade à vélo le long de la piste cyclable Kitakawachi (北河内サイクルライン) ! Comme déjà mentionné dans cet article, cette piste cyclable circulaire de 45 km passe par les villes d’Hirakata (枚方市), Neyagawa (寝屋川市) et Moriguchi (守口市) et longe les rivières Yodogawa (淀川) et Hotani (穂谷川).

Bien sûr, sans forcément faire la boucle complète, on peut se contenter du meilleur de la piste en longeant la rivière Yodogawa sur une distance de 16 km, faire une pause sur les terrains de jeux et parcs avant de reprendre en sens inverse, surtout si un vent fort est de la partie…

Le printemps est une bonne saison pour faire ce parcours accessible à tous. Le paysage rural teinté de vert avec un ciel bleu resplendissant, les rayons du soleil et l’air frais offrent un moment agréable et relaxant. Sortie à faire et refaire quand le beau temps et l’envie y sont !

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Ramen Rai Rai Rai Tei (ラーメン来来亭)

Que ce soit en hiver ou au printemps, on bon bol de ramen bien chaud s’apprécie toujours pour réchauffer le corps froid ou le cœur pendant les périodes difficiles !

On se fait un petit plaisir chez Rai Rai Rai Tei (来来亭), une chaîne de restaurants de ramen répandue dans tous le pays mais surtout dans le Kansai. Ce qui est logique car ce qui fait la réputation de cette chaîne, c’est son ramen préparé dans le style des ramen de Kyoto, avec un bouillon de poulet accompagné de sauce soja (醤油味の鶏ガラスープ). Une soupe onctueuse qui se boit jusqu’à la dernière gorgée et dans laquelle baignent des nouilles épaisses ou fines surmontées de plusieurs accompagnements tels que l’oignon vert, les pousses de bambou… Un bol de ramen qui plait autant aux petits qu’aux grands !

Dans le restaurant, c’est ambiance conviviale et chaleureuse. Au choix, il y a des tables basses pour les groupes et les familles, ou bien comptoir pour les plus solitaires. Ces derniers sont souvent pris d’assaut à l’heure du déjeuner et le weekend. Si le ramen à la sauce soja reste la principale recommandation pour les nouveaux clients, le menu propose également des miso ramen, shio ramen (doux et léger avec un tout petit zeste de citron) des ramen épicés. De plus, pour les clients plus exigeants, il est possible de choisir la fermeté des nouilles (麺の堅さ), l’épaisseur de la sauce soja (醤油の濃さ), la dose de gras (背脂の量) et compléter avec divers accompagnements (œuf, oignon vert, viande…). Et si un bol de ramen (déjà bien consistant) ne suffit pas, il y a toujours des menus avec karaage, riz, riz cantonnais, gyoza nature ou au fromage fondu.

Testés et approuvés, l’akamiso ramen (赤味噌ラーメン) et l’umakara men (旨辛麺) sont particulièrement délicieux et piquants (attention pour les plus sensibles aux épices). Les nouilles sont épaisses et fondantes surmontées de beaucoup d’oignons verts ou d’épinards, de pousses de bambou et de tranches généreuses de viande. Le bouillon de l’akamiso ramen (赤味噌ラーメン) est onctueux et savoureux sur lequel flottent des graines de sésame, avec la bonne dose d’épices (辛) contrairement à ce que peut laisser penser la couleur. Attention aux taches d’éclaboussure ! Le staff peut fournir un tablier en papier en cas d’accident. Il en est de même pour l’umakara men (旨辛麺) dont la dose d’épices peut être choisie entre plusieurs niveaux. Le karaage est quant à lui bien croustillant.

On quitte les lieux satisfait et reboosté sous des remerciements à la manière du Kansai, les membres du staff disant merci dans le dialecte de la région, Ookini (おおきに). Mission accomplie pour cette chaîne, on reviendra muni de la carte de fidélité pour cumuler des points et recevoir une petite réduction !

Ramen Rai Rai Tei Hirakata Shodai (ラーメン来来亭 枚方招提店)
Adresse : 1-2243-5 Shodai Kitamachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市招提北町1丁目2243-5)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.rairaitei.co.jp/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Rentrée scolaire 🏫

J’ai fait ma rentrée et cette fois j’entame une années scolaire depuis le début. J’ai donc commencé avec mes nouvelles responsabilités. Beaucoup de moments d’angoisse pendant la préparation de la rentrée, peur de ne pas être prête à temps pour les cours et d’oublier des choses importantes.

La première semaine ne s’est pas passé comme je l’espérais. Avec l’état d’urgence, l’école maternelle et l’école d’anglais ont décidé de fermer après une semaine et ce jusqu’en mai, après Golden Week.

Donc ma semaine de rentrée était un peu chamboulée… Beaucoup d’enfants absents, de parents inquiets, j’ai reçu beaucoup d’appels des parents et je ne pouvais pas répondre à toutes leurs questions. Ce n’était pas vraiment la rentrée que j’espérais mais ça m’a appris à faire face à des situations difficiles et à de communiquer beaucoup avec les collègues et les parents.

L’école fermée j’ai continué à travailler pour mieux me former et vraiment bien préparer la rentrée. J’ai pu même me mettre en télétravail. Mais à l’heure où j’écris ces lignes, la rentrée, aura-t-elle lieu ou pas ? On ne le sait pas encore.

Malgré ce mois difficile, ce travail et ces nouvelles taches plus responsables me plaisent. Il y a du contact avec les gens, de la communication et je passe toujours d’aussi bons moments en classe. C’est du positif.

Maintenant, je souhaite juste que ce virus nous laisse tranquille et que la vie redevienne normale, même si je crois au fait que c’est sans doute un appel de la nature. J’ai conscience que la planète va mal et je fais mon possible tous les jours pour la maintenir en bon état, mais cela ne semble pas être le principal soucis de la plupart des gens. Ceci dit, ce virus, c’est trop. On a qu’une vie et là nous sommes tous bloqués avec l’impossibilité d’en profiter comme on le souhaite.

• Apéro Skype 🍻

Le point positif du virus Corona, ce sont peut-être les apéro Skype qui se sont développés. Etant donné qu’on ne peut plus se rassembler au bar ou à l’Izakaya, et dans mon cas, comme je suis loin de la famille, ce nouveau concept m’a tout de suite séduite ! Le Coronavirus fout la merde dans notre société, mais il a inconsciemment rapproché les familles et les gens. Ça fait du bien dans cette situation compliquée de se réunir de façon virtuelle (vive les nouvelles technologies quand même) et de passer du bon temps comme si nous étions rassemblés au même endroit.

Bref ouais j’ai adopté les apéro Skype et fait quelques un avec la famille et les amis et ça fait du bien ! Car dans toute cette merde, je suis quand même toute seule, loin de tous, dans mon 29 m². Ces apéro me donnent l’impression d’être en France en une fraction de seconde auprès des gens qui comptent pour moi.

• J’adore cuisiner 🍳

Ce mois (et disons les premiers mois de l’année en fait), avec certains aliments que j’avais à consommer rapidement (plus ce que j’ai ramené de France), j’ai cuisiné pas mal de plats. Autant japonais que occidentaux : yakisoba, poulet frit, chicken katsudon, salade avec beaucoup de bons légumes, agemochi, croque madame, gratin de pâtes à la sauce béchamel (pour enfin utiliser mon four que j’ai depuis un an), sushis, ramen, ramen au lait, tamagoyaki… Je m’amuse et surtout je me régale !

C’est pourquoi, j’ai ouvert la section cuisine (料理) sur le blog  🍳🔪🎽 ! En manque d’inspiration pour le déjeuner ou envie de vous essayer à la cuisine japonaise ? Je vous propose des recettes assez simples que j’ai réadaptées ! Allez-y, il y en a déjà !

• J’ai un scooter 🛵

J’ai réalisé un de mes rêves d’adolescente : j’ai obtenu un scooter ! Car il se trouve que l’école pouvait me fournir un vélo ou bien un scooter pour aller travailler. Ayant reçu le permis de conduire Japonais récemment cela me donnait la possibilité de conduire à scooter. L’école m’a donc fourni un petit scooter, un 50cc, avec lequel je peux me rendre au travail ou partir en petite balade le weekend autour de Hirakata. Quelque soit le trajet, les frais d’essence sont pris en charge par l’école. Un plein d’essence (レギュラーガソリン) coûte en moyenne 500¥.

Ouais j’ai toujours voulu avoir un scooter quand j’étais au lycée, je n’aimais pas prendre le bus qui m’obligeait à partir tôt le matin et rentrer tard le soir. Et comme pour l’instant la moto ce n’est pas possible, je me contente très bien de mon scooter de fonction.

J’avais un peu peur au début mais c’est tout aussi pratique que le vélo. Le vélo hélas j’ai du le rendre, mais si ça me manque trop, j’investirai dans un petit VTT.

• Hirakata, city full of surprises 🏡

En ces temps de crise sanitaire, si le confinement n’est pas forcé au Japon on se restreint tout de même à voyager. Les lieux touristiques fermant les uns après les autres, on a pas le choix que d’annuler. Triste Golden Week qui s’annonce entre autres et qui va faire mal aux tourisme et aux touristes. Pour surmonter ça et combler le vide des rubriques événements et excursions de ce mois, voyageons un peu en photo. Je vous montre Hirakata (枚方市), ma petite ville bien-aimée, au cours des 8 derniers mois, soit depuis mon déménagement dans le Kansai.

Située entre Osaka et Kyoto, deux zones très touristiques, Hirakata est une ville par laquelle on passe sans forcément s’y arrêter. Immeubles et quartiers résidentiels d’un côté, la nature de l’autre, Hirakata est pourtant une ville agréable où il fait bon vivre avec de beaux paysages à admirer le long de la rivière Yodogawa, qui passe également par Osaka, et des parcs et terrains de jeux pour faire du sport ou pique-niquer en famille.

Le parc d’attractions Hirakata Park (ひらかたパーク), les petits quartiers où se cachent Izakaya et restaurants locaux, ainsi que les zones commerciales comme Kuzuha Mall (くずはモール), les vastes parcs comme Yamadaike (山田池公園) ou les plus petits avec aires de jeux comme Sakaimaike (阪今池公園) font le dynamisme de cette ville. Pour le côté traditionnel, on trouve aussi de nombreux petits temples et sanctuaires, un des plus populaires étant le sanctuaire Katano (片埜神社) où se tiennent de nombreux événements tout au long de l’année.

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Bon voyage et si vous en voulez plus, direction Flickr !


♫ Un article = Une chanson ► Perfume – Spring of Life

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▶ Future Looks Good : Kimi no Nikki (mars 2020)

Le retour des beaux jours, en partie. Les températures remontent progressivement, mais il y a encore quelques journées très fraîches. En tout cas, ça devient vraiment agréable de sortir et se balader à pied ou à vélo, profitant des rayons du soleil.

En mars, l’année scolaire (et fiscale 😂) se termine. On clôture les objectifs de l’année, on fait de petites fêtes, il y a la cérémonie de remise des diplômes (卒業式) et les fêtes d’adieu ou de bienvenue aux professeurs et employés (送別会, ウェルカムパーティー).

Et avant de reprendre du service, on se relaxe un peu pendant quelques jours de repos bien mérités. Bref, en mars, on bouge et on profite de chaque instant !

※ Les événements du mois

• Hina Matsuri (雛祭り 🎎)

Le 3 mars, c’est Hina Matsuri (雛祭り), soit littéralement la fête des poupées ! Vous avez aperçu récemment par hasard des poupées japonaises aux alentours des temples, dans les devantures de certaines boutiques, les écoles ou bien chez vos amis japonais ? C’est normal, c’est pour célébrer cette fête, destinée en particulier aux petites filles. Il s’agit de leur souhaiter une bonne croissance, le bonheur et la santé. Cette fête remonte à l’époque Heian (平安時代).

Quelques jours avant et pendant Hina Matsuri, appelé aussi Momo no sekku (桃の節句, fête de la pêche) des poupées traditionnelles japonaises sont exposées pour protéger des mauvais esprits et de la malchance. Cette fête est célébrée dans la plupart des foyers, qu’il y ait une fille mariée ou non.

Les poupées sont posées sur des petites estrades à plusieurs niveaux. Ces poupées spéciales, qui se transmettent parfois de génération en génération, sont rangées dans un carton tout le reste de l’année. Elles représentent des personnages de la cour impériale de l’ère Heian. On retrouve :
– l’Empereur (お内裏さま, O-Dairi-sama)
– l’Impératrice (お雛さま, O-Hina-sama)
– les trois domestiques, trois dames de cour (三人官女, san-nin kanjo)
– les cinq musiciens (五人囃子, go-nin bayashi) dont un chanteur

L’escalier sur lequel sont disposées les poupées est appelé hina kazari (雛飾り), il est recouvert d’un tapis rouge. Sur le niveau le plus haut, on retrouve l’Empereur à gauche et l’Impératrice à droite ; un paravent doré fait souvent office d’arrière-plan. Sur le deuxième niveau sont disposées les trois dames de cour portant des flacons de saké. Les cinq musiciens se tiennent sur la troisième marche.

Divers petits objets de décorations accompagnent ces poupées comme par exemple :
– deux lampes japonaises en papier (雪洞, bonbori) aux côtés de l’Empereur et de l’Impératrice
– du hishimochi (菱餅, petits mochi tricolores en forme de parallélogramme)
– des fleurs de pêchers (桃の花)

Il arrive de trouver d’autres personnages secondaires sur d’autres niveaux inférieurs. La quatrième étagère inclut souvent deux ministres (大臣, daijin) : le ministre de gauche (左大臣, sadaijin) représenté par une personne âgée (年配者, nenpaisha) et placé à droite, et le ministre de droite (右大臣, udaijin) représenté par une jeune personne (若者, wakamono) et placé à gauche. La cinquième est pour les serviteurs (従者, jusha) ou les gardes (衛士, eji).

Bien sûr comme chaque fête qui se respecte, il y a des spécialités à boire et à manger ! Pour célébrer Hina Matsuri, on boit traditionnellement du amazake (甘酒) ou du shirozake (白酒), boissons peu ou pas alcoolisées à base de riz, et on mange des hina arare (ひなあられ, biscuits à base de riz) et des chirashi sushi (ちらし寿司).

Les festivités prennent fin le soir-même. Selon la croyance traditionnelle, il faut ranger les poupées le soir du 3 mars, sans quoi la fille de la maison ne pourra pas se marier pendant un an.

• Cérémonie de fin d’année (卒園式)

Après tous les événements, festivals et sorties scolaires, le dernier rassemblement qui clôture une riche année scolaire de plus : la cérémonie de fin d’année (卒園式, sotsuen shiki). Pour ça aussi, les Japonais ne font pas les choses à moitié !

Vêtu(e) de notre plus beau costume ou tailleur noir, ou encore d’un hakama (袴, vêtement de cérémonie du type mariage, remise de diplôme, etc… assortis aux kimonos), les professeurs et enfants se tiennent prêt pour la cérémonie planifiée un dimanche matin.

Les parents prennent place dans la salle. Tout est préparé pour l’événement, la scène est décorée de fleurs, de jeux et divers objets en rapport avec la scolarité. Sous un doux son de piano, les professeurs suivis des enfants entrent en salle pour prendre place à leur siège désigné. Tout est orchestré de manière presque militaire ! Gestes délicats, rythmés et synchronisés, inclinaison dès que l’on se lève et se présente au public ou quand on doit passer quelque chose à une autre personne.

Le directeur (園長, enchô) monte ensuite sur scène pour remettre le certificat, une magnifique calligraphie. Les enfants sont appelés par leur nom complet pour recevoir le leur. Ici aussi, les gestes sont précisément étudiés : on s’avance, lorsque le directeur félicite l’élève (おめでとう, omedetou en japonais), ce dernier le prend avec les deux mains, bras tendus et tout en s’inclinant répond « merci beaucoup » (ありがとうございます, arigatou gozaimasu). Il recule de deux pas, met le certificat sous le bras droit et se retire sous les applaudissements du public. Les professeurs en charge de ces petits diplômés reçoivent également une récompense pour leur travail.

D’autres discours suivent, livrés avec nostalgie et émotions dans un silence religieux, si bien qu’on se croirait presque à un enterrement. Quelques larmes coulent sur les visages des professeurs émus et de quelques parents. Enfin, le personnel de l’école se rassemble devant la scène pour recevoir un bouquet de fleurs remis par les élèves.

La cérémonie termine en chansons ; l’hymne de l’école et de la cérémonie de fin d’année, interprétées par les enfants face à leurs parents avant de quitter la salle sous le même son de piano qu’à l’entrée. Ils regagnent leur salle de classe pour les derniers instants avec leur professeur et pour se remémorer l’année passée. Il est midi, il est temps de quitter l’école en saluant une dernière fois tous les professeurs.

Une matinée riche en émotions et aussi en larmes. Pour les professeurs ce sont des au revoir bouleversants car leurs élèves, qui ont terminé leur année en tant que Nen-cho (年長, section des plus âgés, la grande section comme on appelle en France), quittent l’école maternelle pour rejoindre l’école primaire dès la rentrée d’avril. Les petits deviennent grands, c’est une étape de franchie et on leur souhaite le meilleur et surtout un avenir radieux ! Encore une fois, おめでとう !

• Pots de départ & fêtes de bienvenue (送別会 & ウェルカムパーティー)

En cette période de transition en même temps que l’année scolaire, dans les entreprises japonaises, les employés partent en retraite, changent de société et les jeunes diplômés intègrent leur première entreprise. À ces occasions, on célèbre des fêtes de bienvenue (ウェルカムパーティー) et des pots de départ (送別会).

Les Japonais, si ce n’est pas dans le cadre professionnel, discutent très peu au travail. Ces soirées sont donc l’occasion de se connaitre un peu plus et de partager des centres d’intérêts communs. On se relaxe, on rigole, on réalise que derrière l’apparence froide et fermée de certains de ses collègues se cache une personnalité cool et gentille. Un étranger, malgré la barrière de la langue, réalise qu’il est entouré de bonnes personnes !

Pour marquer ces soirées, les Japonais se rassemblent donc un soir en semaine et choisissent un Izakaya (居酒屋), lieu de rassemblent idéal pour ces fêtes puisque la plupart des Izakaya proposent des formules spéciales et proposent de longues tables basses séparées dans des petites salles pour offrir à chaque groupe tranquillité et convivialité et éviter d’être dérangé par d’autres clients trop bruyants.

C’est à Ginraku (吟楽) que l’on réserve une table avec 3 heures de boisson à volonté (飲み放題3時間制) et une formule repas déjà décidé, les plats étant servis à plusieurs intervalles. Au menu : edamame (枝豆), sashimis (刺身), tebasaki (手羽先), patates frites (ポテトコロッケ), frites (フライドポテト), poulet (ローストチキン), riz cantonais (チャーハン) et chou à la crème (シュークリーム) accompagnés de bière, umeshu (梅酒), cocktails, et nombreuses autres boissons alcoolisées ou non-alcoolisées. Il y a beaucoup de choix mais la qualité est moindre (c’est souvent le cas des boissons à volonté). Mais en plus, quand on a faim et soif, on trouve le service pas assez rapide et la quantité insuffisante en nourriture. Il est possible de redemander des edamame et des frites à volonté mais cela suffit peu si bien qu’on rajoute à la carte tempura (天ぷら), karaage (唐揚げ) et du camembert frit (カマンベルチーズフライ)…

Endroit sympa, atmosphère tranquille, serveurs gentils mais peut mieux manger et boire ailleurs ! La soirée demeure cependant réussie et se termine par une distribution de cadeaux et un petit discours !

Ginraku (吟楽)
Adresse : Hirakata Take Two Building 3F, 1-2-3 Shinmachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市新町1-2-3 枚方テイク・ツービル3F)
Accès : Hirakata-shi Station (Keihan Line) sortie nord
Site internet : https://andmowa49.owst.jp

• Hanami (花見🌸)

Aux alentours du 20~22 mars, les fleurs de cerisiers ont commencé à fleurir dans les régions de l’île principale du Japon. Plus tôt encore que les années précédentes et malgré la propagation du Coronavirus, les Japonais ne manqueraient ce spectacle pour rien au monde !

Habitant d’Hirakata (枚方市), dans la préfecture d’Osaka (Kansai), Kimi no BLUE TRAVEL vous emmène cette année au parc Yamadaike (山田池公園) pour admirer les fleurs de cerisiers !

Elles fleurissent de fin mars à début avril. À la date du 24 mars, différents types de fleurs de cerisiers ont enfin fleuri pour montrer leur beauté et leurs couleurs dans différentes zones du vaste parc :
🌸 yoko sakura (陽光桜, cerisier de la lumière du soleil) de couleur rose bonbon dans la place de la liberté (自由広場)
🌸 kanhi zakura (カンヒザクラ, cerisier de Formose) de couleur rose foncé que l’on peut observer à l’entrée Fujisaka (藤阪入口), dans la place de la liberté (自由広場) et la place Kawahara (川原広場) où on peut fêter le Hanami comme il se doit autour des fleurs, d’un pique-nique ou encore un barbecue
🌸 shidare zakura (シダレザクラ, cerisier pleureur) de différentes couleurs roses et aux pétales fines près du bureau du parc (管理事務所) ou de l’espace hanakien (花木園)
🌸 yamazakura (ヤマザクラ) d’un blanc éblouissant dans le village fruitier (実りの里) ou la vallée momiji (もみじ谷)
🌸 kohigan zakura (コヒガンザクラ) dans la place Kawahara (川原広場)

On peut voir aussi des fleurs de pêcher (桃の花) et d’autres fleurs printanières teintant le parc de multiples couleurs.

Les visiteurs ravis viennent se balader sous un soleil radieux mais avec du vent froid, les enfants s’amusent aux airs de jeux, les familles ou groupes d’amis s’installent sous quelques arbres avec un pique-nique pour fêter dignement le Hanami (花見 ).

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Il n’y a pas de meilleure façon d’accueillir le printemps et de bien démarrer ce changement de saison en forme et avec le sourire !

Yamadaike Park (山田池公園)
Adresse : 1-1 Yamadaike Kouen, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市山田池公園1−1)
Accès : Fujisaka Station (JR Line) sortie nord
Site internet : http://yamadaike.osaka-park.or.jp

※ Les sorties et excursions du mois

• Iwashimizu Hachiman-gu (石清水八幡宮)

Un dimanche tranquille du côté de Yawata (八幡市), ville voisine d’Hirakata (枚方市) mais située dans la préfecture de Kyoto (京都府).

Promenade sous un soleil agréable dans les quartiers résidentiels calmes et les rues peu fréquentées (à part quelques habitants du coin et quelques voitures qui passent) jusqu’à la station Iwashimizu-Hachimangu où se trouve le sanctuaire Iwashimizu Hachimangu (石清水八幡宮), trésor historique national.

À l’arrivée du côté de la station, deux options pour rejoindre le sanctuaire principal perché au sommet du mont Otokoyama (男山山上) :

  • un petit peu de marche et de montée d’escaliers depuis la première torii (石清水八幡宮一ノ鳥居) marquant l’entrée de la zone sacrée, environ 30 minutes
  • prendre le téléphérique Otokoyama Cable (男山ケーブル), 3 minutes de trajet suivi de 5 minutes de marche

En choisissant la marche à pied, deux voies d’accès sont possibles pour atteindre l’entrée du bâtiment principal (本殿) du sanctuaire : urasando (裏参道), le plus court, et omotesando (表参道), le plus long. La montée des marches peut s’avérer être un calvaire pour les moins sportifs mais quand on aime la nature, la marche au milieu des arbres et des bambous vaut le coup. Sur le chemin, on découvre en plus les petits sanctuaires secondaires comme Iwashimizusha (石清水社). Arrivé face à la troisième torii (石清水八幡宮三ノ鳥居), une longue allée de lanternes en pierre, appelées dai-toro (台灯籠) marque la dernière étape avant de pouvoir enfin approcher le cœur du sanctuaire.

Désigné comme l’un des trésors nationaux du Japon, Iwashimizu Hachimangu est d’un rouge resplendissant et imposant. Pas mal de visiteurs se rendent sur ce lieu sacré, commençant par la purification (手水, temizu) à la fontaine dédiée, appelée temizuya (手水舎), suivi d’une petite offrande au saisenbako (賽銭箱, tirelire en bois) devant la salle de culte Haiden (拝殿) et d’une prière en suivant les directives propres aux sanctuaires shintoïstes. Ceux qui en font la collection se dirigent ensuite vers l’office pour recevoir le Goshuin (御朱印) et terminer par le tour du hall principal où se trouvent d’autres petits sanctuaires.

Pour se reposer après la marche et reprendre des forces, il y a le restaurant Sekisuitei (石翠亭) qui sert du karaage (唐揚げ), des soba, des glaces et des boissons. Enfin, il y a l’observatoire d’Otokoyama (男山展望台) où la vue sur la ville ne se refuse pas, peu importe la saison !

Iwashimizu Hachimangu (石清水八幡宮)
Adresse : 30 Yawata-takabo, Yawata, Kyoto (京都府八幡市八幡高坊30)
Accès : Iwashimizu-Hachimangu Station (Keihan Line)
Site internet : http://www.iwashimizu.or.jp/

• Une journée à Nara (奈良日帰り旅)

Pendant un séjour dans le Kansai (関西) ou habitant du Kansai (関西の市民), une journée pour découvrir Nara (奈良) est suffisante. Sauf quand on aime, on ne compte pas et donc y aller deux fois, trois fois… Oui pourquoi pas ?

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Nara !

Arrivée à la gare de Nara, on s’aventure dans la rue Sanjodori (三条通り) et la rue commerçante Higashimuki (東向商店街), où les boutiques et restaurants commencent à ouvrir les uns après les autres, en direction de Nakatanidou (中谷堂) pour l’ouverture du magasin à 10h00 pétantes ! Rien de mieux que de commencer la journée avec un bon kusamochi (草餅), appelé aussi yomogi mochi ! Mais surtout, si beaucoup de visiteurs se rassemblent devant la vitrine de cette petite boutique, c’est pour y voir un mini-show qui vaut le coup d’œil : le mochitsuki, la fabrication de mochi (餅つき) la plus rapide qui soit (même pas 5 minutes !), réalisée par les gérants du magasin, soit le père et le fils.

Les heures de mochitsuki sont irrégulières. Si vous souhaitez à tout prix voir la fabrication de mochi en direct, demandez lors de votre passage au magasin « 次の餅つきは何時ごろ? » (Tsugi no mochitsuki wa nanji goro? = A quelle heure environ est le prochain mochitsuki ?). Il faut parfois attendre une heure après l’ouverture mais cela en vaut la peine ! Ce jour, la première session commence à 11 heures et se répète par la suite à intervalles de 10~15 min environ, tant qu’il y a besoin de remplir les stocks.

Cela commence par une pâte verte de riz gluant battue dans un mortier en bois. Le duo père-fils est ensuite parfaitement coordonné dans les gestes et mettent une incroyable énergie en frappant ! Avec autant de force et de rapidité dans sa conception, le mochi ne peut être qu’un délice ! Et ça l’est ! Extra doux et gluant, il se consomme en trois bouchées.

Aussitôt terminé, les mochi, saupoudrés de kinako et contenant de la pâte de haricots rouges, sortent en plusieurs portions pour être servis aux clients impatients de les goûter fraîchement préparés. Ils sont vendus par milliers chaque jour ! Un mochi à l’unité coûte 150 ¥, le paquet de quatre 600 ¥ et le paquet de six 900 ¥. Une expérience passionnante et une excellente dégustation !

On part un peu plus au sud, où se trouve le premier temple authentique du Japon, Gangoji (元興寺). L’architecture du bâtiment principal, Gokuraku-do (極楽堂), n’a rien d’exceptionnel mais le hall Horin-kan (法輪館) propose des expositions intéressantes et renferme d’incroyables trésors dont une pagode miniature et des statues et sculptures de bouddha et autres divinités. En cette saison, il y a quelques spots de fleurs de cerisier autour de la salle Zen (禅室), bâtiment situé derrière Gokuraku-do dont le Yogo Sakura.

En remontant vers la rue Sanjodori (三条通り), on tombe sur le temple dominant la partie ouest du parc Nara, classé au patrimoine mondial, Kofukuji (興福寺) avec ses très belles pagodes, son hall d’or et ses nombreux autres trésors nationaux.

Puis on rejoint le cœur du parc Nara (奈良公園) pour poursuivre l’après-midi parmi la nature et surtout les cerfs Shika, très nombreux dans le coin. Promenade dans un environnement composé de temples, de pagodes, d’arbres abondants et de pelouses verdoyantes. Passage par les étangs Ara-ike (荒池) et Sagi-ike (荒池), le pavillon Ukimido (浮見堂) et direction l’est, au cœur de la foret où se situe le grand sanctuaire Kasuga Taisha (春日大社), accessible par ses longues allées bordées de milliers de lanternes en pierre dai-toro (台灯籠), attire les visiteurs. Mais en se promenant dans les chemins voisins et en s’éloignant de l’affluence de touristes on découvre d’autres petits sanctuaires comme Wakamiya Jinja (若宮神社) ou Kii Jinja (紀伊神社).

En fin d’après-midi, c’est le moment de retourner vers Todaiji (東大寺) et son Daibutsu-den (大仏殿, salle du Grand Bouddha), plus grande construction en bois au monde qui abrite une statue colossale en bronze du Grand Bouddha (大仏, Daibutsu). Imposant et gigantesque… On l’admire avec fascination. Voilà qui termine bien la journée d’excursion… ou presque ! On aurait préféré cette journée avec un beau soleil printanier et non de la pluie !

Nakatanidou (中谷堂)
Adresse : 29 Hashimoto-cho, Nara (奈良県奈良市橋本町29)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.nakatanidou.jp/english/

Temple Gangoji (元興寺)
Adresse : 11 Chuincho, Nara (奈良県奈良市中院町11番地 )
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttps://gangoji-tera.or.jp/

Temple Kofukuji (興福寺)
Adresse : 48 Noboriojicho, Nara-shi, Nara (奈良県奈良市登大路町48)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.kohfukuji.com/

Parc de Nara (奈良公園)
Adresse : 30 Noborioji-cho, Nara (奈良県 奈良市登大路町30)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://nara-park.com/

Sanctuaire Kasuga Taisha (春日大社)
Adresse : 160 Kasuganocho, Nara (奈良県奈良市春日野町160)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.kasugataisha.or.jp/

Temple Todaiji (東大寺)
Adresse : 406-1 Zoshicho, Nara (奈良県奈良市雑司町406-1)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.todaiji.or.jp

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※ Les restau et cafés du mois

• Zen (膳)

De passage à Nara avec l’envie de goûter la spécialité de la préfecture ? Alors direction un endroit zen et détendu pour s’offrir le fameux Azuka nabe (飛鳥鍋), un nabe (鍋, fondue japonaise) contenant du poulet et des légumes mijotés avec du lait.

Il ne s’agit pas de la même chaîne Zen comme celle testée à Tokyo et qui proposait un succulent bol de soba épicé mais un Izakaya à l’ambiance relaxante. On peut y manger différents types de nabe (鍋) ainsi que d’autres plats typiques à la carte ou en formule « course » (コース) comme on retrouve souvent dans les Izakaya pour moins de 3000 ¥ par personne. Il y a aussi des plats coréens comme le cheese takkarubi (チーズタッカルビ) et enfin des ramen, dont le ramen de Yamato et Zen Ramen utilisant de l’huile de mer noire (黒マー油). Assez calme en journée, seule la musique (les tubes du moment et les génériques de drama populaires en cours de diffusion) anime les lieux, ce qui permet de se relaxer et de profiter tranquillement de son déjeuner.

Par contre, qui dit Izakaya, dit possibilité de fumer et la ventilation peu efficace fait que même le voisin à l’autre bout de la salle vous répand sa fumée de cigarette, désagréable quand on apprécie pas spécialement l’odeur.

Si le nabe est considéré comme un plat familial et se consomme donc à plusieurs personnes, il y a également un menu pour une personne contenant une portion réduite avec en accompagnement karaage (唐揚げ), bol de riz (ご飯) et kimchi (キムチ). Le nabe est servi bien chaud, le top en période hivernale. La soupe est onctueuse, avec une quantité raisonnable de poulet et de légumes. Pour moins de 1000 ¥ le déjeuner, on est content !

Zen (膳)
Adresse : Narara 2F, 21-1 Konishicho, Nara (奈良県奈良市小西町21-1 ならら2F)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttps://zennarara.gorp.jp/

※ Dans ma vie Nippone

• Fin de l’année scolaire et nouveau départ

Au Japon, l’année scolaire se termine en mars et débute en avril. Ce mois était donc celui des derniers cours avec les enfants de la promo 2019~2020. J’ai fait plus de la moitié de l’année et je ne réalise pas que je suis allée jusqu’au bout et qu’elle se termine déjà !

J’ai beaucoup appris des enfants, j’ai expérimenté de nouvelles façons d’enseigner et j’ai pu développer de nouvelles idées pour la rentrée prochaine en espérant que ça me permette d’offrir aux enfants des cours d’anglais encore plus amusants et enrichissants. Bon par contre, je ne suis pas encore prête à avoir et élever des enfants XD. Beaucoup sont adorables mais il y en a aussi des plus turbulents et difficiles à contrôler !

A la rentrée prochaine, un nouveau départ s’offre à moi dans ce travail. Je reprends les rennes d’une des branches, toujours en tant que professeure d’anglais mais avec le management et la gestion de l’école en plus. Fini l’assistante qui vagabonde entre trois branches ! Maintenant je serai responsable de l’une d’elles. Un boulot destiné à une personne de nationalité japonaise, on me l’a accordé à moi ! C’était une opportunité à saisir et un challenge que je n’ai pas peur de relever même si la paperasse en japonais et l’organisation est assez difficile à comprendre. En avril, cette nouvelle aventure professionnelle commence !

En attendant, on profite des vacances et qui dit « vacances » dit « voyage » ! J’ai terminé mars en beauté en prenant 4 jours pour faire Shimanami Kaido à vélo ! 6 belles îles parcourues, 6 ponts impressionnants traversés, 179km en 18h20, 4 montagnes escaladées, 7 temples et 2 châteaux visités, de beaux cerisiers en fleurs le long des routes, des paysages extraordinaires, des heures à les admirer en respirant l’air frais. C’était plus difficile que je ne le pensais mais j’ai au final apprécié le séjour ! Ce fut une expérience incroyable et un voyage inoubliable de plus ! Le guide complet de ce voyage arrivera dans un prochain article !


♫ Un article = Une chanson ► OneRepublic – Future Looks Good