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▶ Neurose : Kimi no Nikki (juin 2020)

Juin, c’est l’arrivée de l’été, avec sa chaleur, son humidité étouffante et son ennuyeuse saison des pluies, toujours là pour faire passer certains weekends à la maison ou annuler les sorties prévues en extérieur comme des pique-niques.

Après une longue période de mode de vie en stay home dès que possible pendant l’État d’urgence, les écoles, les magasins et les cafés-restaurants ont de nouveau rouvert leurs portes. On revient petit à petit à un rythme normal mais en restant très prudents.

Afin de prévenir la propagation de l’infection, il est demandé de respecter la règle des « trois densités » (3つの密) mise en place par le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales (厚生労働省), soit d’éviter :
– les endroits confinés (密閉)
– les endroits bondés (密集)
– les contacts trop rapprochés (密接)

Pour éviter autant que possible la propagation de l’infection, le pays entier doit s’adapter à un « nouveau style de vie » (新しい生活様式). Tout d’abord, chaque personne doit respecter les gestes et contrôles contre l’infection :
– lavage des mains (手洗い)
– port du masque (マスクの着用)
– maintien d’une distance de sécurité (身体的距離の確保)

Les bases (基本的) de la vie quotidienne (日常生活) se résument ainsi :
– lavage et désinfection des mains avec diligence (まめに手洗い・手指消毒)
– (咳エチケットの徹底)
– ventilation régulière des pièces (こまめに換気)
– maintien d’une distance de sécurité (身体的距離の確保)
– respect des 3 densités (3密の回避)
– chaque matin prendre la température, vérifier son état de santé et en cas de fièvre ou de symptôme d’un rhume, rester à la maison (毎朝、体温測定、健康チェック。発熱又は風邪の症状がある場合は無理せず自宅で療養)

Dans les lieux publiques, à l’entrée des magasins et des restaurants, du gel hydroalcoolique ou du désinfectant est mis à disposition des clients. Dans les écoles, on contrôle la température de chaque élève à son arrivée et en cas de fièvre il peut être renvoyé à son domicile.

Ainsi va la vie au Japon avec le Coronavirus !

※ Les événements du mois 🎊

• Suika Wari (スイカ割り)

C’est l’été, soit le moment de ressortir les maillots de bain, les serviettes de plage, les bouées et les ballons pour s’amuser sur les plages. Et au Japon, on rajoute… bâton et bandeau ! Mais pourquoi faire ? Pour jouer au jeu Suika Wari (スイカ割り), littéralement jeu de la pastèque fendue !

Comme son nom l’indique, ce jeu estival populaire chez les Japonais consiste à fendre une pastèque avec un bâton en ayant les yeux bandés. On pratique ce jeu en général sur les plages (海水浴場), mais aussi pendant les festivals, les pique-niques ou encore dans les écoles maternelles (保育園・幼稚園).

Pour jouer au Suika Wari, il faut :
– une pastèque bien mûre (よく熟れたスイカ)
– un bâton (棒)
– un bandeau (目隠し)

Les règles « officielles » (公式ルール) de ce jeu ont été établies en 1991 par la « Japan Suika Wari Association » (日本すいか割り協会). La JSWA fut créé dans le but d’une campagne menée par la Coopérative agricole JA (農業協同組合) pour augmenter la consommation de pastèques. Cependant, celle-ci n’existe plus au jour d’aujourd’hui.

En tout cas, les règles sont très simples :
– avant de commencer, le concurrent doit se trouver à une distance entre 5 et 7 m de la pastèque
– le bâton doit mesurer moins d’1m20 avec un diamètre de 5 cm
– le concurrent dispose d’1 min 30 pour fendre la pastèque les yeux bandés et en se basant sur les voix des autres participants qui le guident (dans ce délais, il a droit à 3 coups de bâton)
– chaque concurrent est jugé selon la découpe de sa pastèque ; 0 point si coup manqué, 1 point si la pastèque est frappée, 2 à 4 points si la pastèque peut-être fendue après coup, 5 à 10 points si on peut apercevoir l’intérieur de la pastèque après coup

Sans suivre à la lettre chaque règle, certains choisissent de ne pas fixer de limite de temps mais d’ajouter par exemple un handicap au concurrent en le faisant tourner sur lui-même avant qu’il se lance à la recherche de la pastèque. En privilégiant aussi le côté « fun » au lieu du mode « compétition », comme c’est le cas dans les écoles maternelles, il n’y a pas forcément de juge non plus. L’important est avant tout de s’amuser et de se régaler ensuite en dégustant de généreuses portions de pastèque !

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Hiking Adventure in Kobe (神戸でハイキングアドベンチャー)

Juin a beau être un mois où il pleut beaucoup en raison de la saison des pluies (梅雨 ☔ tsuyu), il y a tout de même de rares journées ensoleillées. Il ne faut alors pas manquer l’occasion de sortir profiter du soleil !

Alors c’est parti pour une journée à Kobe (神戸) ! Ville de la baie d’Osaka située dans le centre du Japon, elle est entre autres connue pour son paysage montagneux pittoresque qui entoure le port. C’est pourquoi après l’excursion d’une journée en février dernier, on part pour une journée de randonnée dans les montagnes.

Suivez le Kimitinéraire pour un parcours sympa d’une journée au cœur des montagnes de Kobe !
Nature et panorama exceptionnels garantis !

Départ de la station Sannomiya à 8h40, on monte en passant par le petit parc Suwayama (諏訪山公園). On y croise et salut des personnes effectuant leur sport matinal ou une petite pause pendant leur randonnée du dimanche. Paisible, tranquille et agréable, on s’y pose et on s’y relaxe.

Du point de vue Kinsedai (金星台) ou de Venus Bridge (ヴィーナスブリッジ), on admire la vue sur la ville et ses environs. Le ciel bleu et le soleil resplendissant font qu’on peut rester des heures comme ça sans s’en lasser, respirant l’air frais avec un fond sonore des bruits des voitures et du dynamisme de la ville.

C’est parti ensuite pour la première étape, on emprunte le circuit de randonnée jusqu’à Irakiyama (錨山) ! L’altitude n’est pas très élevée (moins de 300 mètres), la montée ne prend que 25 minutes environ depuis Venus Bridge pour 1 kilomètre de pente et de marches assez raides entourés de verdure. Suivez les panneaux, référez-vous aux plans pour vous guider. Les circuits sont assez bien indiqués. Arrivé au sommet, le paysage y est toujours aussi beau. On continue vers Shishōyama (市章山), 500 mètres plus loin. La vue y est davantage splendide. À croire que plus on monte, plus elle est impressionnante ! Beaucoup de passionnés de randonnée empruntent ce circuit et viennent admirer la ville de là-haut. Il est facile d’engager la conversation et de passer du bon temps pendant notre pause.

De là on poursuit notre route pour atteindre l’étang Shōjō (猩々池), faire une pause au café Hanareya (カフェはなれ家) et son ambiance jazz pour un jus d’orange frais et déjeuner chez takibi neko (タキビネコ). Durant les derniers kilomètres, on passe par le temple Dairyuji (大龍寺) avant d’arriver au parc Futatabi (再度公園) et son étang Shuhogahara (修法ヶ原池). Vaste et disposant de toilettes, cafés et aires de pique-nique, il est très fréquenté. On se sent comme en vacances en venant manger et s’amuser entre amis ou en famille.

On termine le parcours en redescendant jusqu’au sanctuaire Gion (祇園神社) en passant par le mont Nabebuta (鍋蓋山) et le col Shichisan (七三峠). Et la boucle est bouclée !

Circuit sympa et accessible à tous bien qu’un peu physique. Lors d’un séjour à Kobe, profitez de ce petit moment dans la nature en journée pour y voir Kobe sous différents angles et rester jusqu’à la tombée de la nuit à un des spots pour admirer un très beau panorama de Kobe de nuit, comme on peut le voir depuis d’autres spots comme Kikuseidai (掬星台) ou depuis les jardins de Nunobiki (布引ハーブ園) !

Parc Suwayama (諏訪山公園)
Adresse : 5-1 Yamamotodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo(兵庫県神戸市中央区山本通5丁目1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Temple Dairyuji (大龍寺)
Adresse : 1 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方1)
Accès : Dairyuji Bust Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : http://www.tairyuji.com

Parc Futatabi (再度公園)
Adresse : Yamadacho Shimotanigami, Kita-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市北区山田町下谷上)
Accès : Saido Park Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Sanctuaire Gion (祇園神社)
Adresse : 12-1 Kamigioncho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区上祇園町12−1)
Accès : Hirano Bus Stop (Kobe City Bus 7)
Site internet : http://www.kobe-gionjinjya.com/

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

• Pique-nique au parc (公園でピクニック)

C’est samedi et par chance le temps est plutôt ensoleillé après une semaine bien pluvieuse ! Hors de question pour les Japonais de rester enfermé ! C’est l’occasion de sortir la tente, les bâches et les tables pour aller se poser dans le parc du coin et y faire un pique-nique en famille ou entre amis !

Posés dans le parc Nakanoshima (中之島公園) à Osaka, près de la rivière, c’est un rassemblement international ! Comme tout le monde ne se connait pas forcément, on se présente avant de trinquer et de goûter aux différents plats préparés et rapportés par chacun : inarizushi, omelette à l’indienne, curry indien, karaage… Avec un petit fond musical et les rayons du soleil qui passent entre les arbres, on profite d’un moment vraiment agréable.

On pratique quelques jeux sportifs ou ludiques avant de s’offrir le dessert : cookies, gelée au café et gâteau roulé aux fruits. L’après-midi est passée vite et il est déjà temps de plier bagages et de se dire au revoir en espérant remettre ça très bientôt !

Même si l’été au Japon est difficilement supportable, ça fait toujours du bien d’être en bonne compagnie dans un endroit calme et reposant teinté de vert. Les Japonais et résidents au Japon en tout cas adorent !

Parc Nakanoshima (中之島公園)
Adresse : 1-1 Nakanoshima, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区中之島1丁目1)
Accès : Kitahama Station (Keihan Line, Sakaisuji Line) sortie 26
Site internet : http://www.city.osaka.lg.jp

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Ramen Rai Rai Rai Tei (ラーメン来来亭)

Il est midi et c’est l’heure de manger. Encore une fois c’est l’envie de manger des nouilles qui l’emporte. On retourne chez Rai Rai Tei (来来亭), une très bonne chaîne de restaurants de ramen à laquelle on est devenu habitué depuis avril 2020 !
Alors on voit venir quelques réactions… Manger des ramen alors que l’été se rapproche et qu’il commence à faire chaud ??  Et bien figurez-vous qu’à l’approche de l’été les Japonais ont pour coutume de manger des nouilles froides ! On appelle ça des reimen (冷麺, rei pour froid et men pour nouilles).

Normalement c’est un plat qui est originaire de Corée du Nord mais qui a très vite fait sa réputation au Japon. Si on peut en manger dans des restaurants de ramen on en trouve également dans les konbinis et les supermarchés. C’est aussi un plat très facile à réaliser. Mais quand on a pas envie de cuisiner, c’est toujours mieux de savourer un bon plat dans un restaurant qu’on apprécie.

Rai Rai Tei propose donc dans son menu un bol de reimen classique (冷麺), et un plus spécial (特製冷麺, tokusei reimen) avec un œuf (味玉子) et du kimchi (キムチ). On peut les accompagner dans un menu contenant par exemple des gyoza (餃子) ou du karaage (唐揚げ) avec une demie-portion de riz cantonais (半チャーハン) pour moins de 1500 ¥.

Pour lutter contre le natsubate (夏バテ, coup de chaleur), c’est un bon compromis ! Les nouilles sont rafraîchissantes bien qu’un peu fermes. La sauce est onctueuse et le kimchi apporte la petite touche épicée. On ressort l’estomac bien rempli et satisfait.

Ce mois également, on en a profité pour tester le curry ramen (カレーラーメン) avec un œuf (味玉子) en topping accompagné toujours de riz cantonnais (チャーハン) et de karaage (唐揚げ) en menu. Un régal à 1490 ¥ qui remplit sans conteste l’estomac. Le curry est bien épicé, les nouilles sont épaisses et tendres. À goûter à la moindre occasion, le curry ramen de Rai Rai Tei est une valeur sûre !

Ramen Rai Rai Rai Tei Hirakata Shodai (ラーメン来来亭 枚方招提店)
Adresse : 1-2243-5 Shodai Kitamachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市招提北町1丁目2243-5)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.rairaitei.co.jp

• takibi neko (タキビネコ)

Situé au milieu des montagnes de Kobe (神戸), sur le parcours menant au parc Futatabi (再度公園), ce bar-café permet aux voyageurs et alpinistes de profiter d’une pause agréable pendant leur promenade. Petit mais relativement confortable, si toutes les tables et les places en comptoir sont prises, il y a toujours possibilité de se poser en terrasse.

Du comptoir, on peut observer la préparation des plats servis. Au menu : onigiri (おにぎり), hot dog toasté (ホットドッグトースト), pizza toastée (ピザトースト), omurice (オムライス) pour des prix allant de 500 ¥ à 1000 ¥. Pour les boissons : jus de fruits, bière, vin, wishky sont proposés pour se rafraîchir.

De la bonne musique est diffusée pour animer l’endroit, la déco et l’architecture ont un petit côté occidental. Manger un omurice dans cette ambiance est un moment agréable. Servi bien chaud, la taille de la portion est tout juste ce qu’il faut et c’est meilleur que les omurice servis dans les restau.

Très peu connu, si vous passez par l’étang Shōjō (猩々池) ou si vous vous rendez au parc Futatabi (再度公園), rendez-vous jusqu’à ce bar-café ! Le personnel (certainement un jeune couple) y est très agréable et leurs plats fait maison sont un très bon remontant !

cafe and bar takibi neko (タキビネコカフェバー)
Adresse : 118 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe-shi, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方118)
Accès : Nihonmatsu Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Marcher environ 17 minutes jusqu’au café

• Niboshi Ramen Tamagoro (煮干しらーめん 玉五郎)

La quête de nouveau Ramen se poursuit ! À la recherche d’un endroit pour dîner dans Kuzuha Mall Dining Street, on trouve Niboshi Ramen Tamagoro, une chaîne de Ramen appartenant à la compagnie Genki Factory qui réunit en plusieurs chaînes de restaurant le must to eat de la cuisine japonaise : ramen (ラーメン), tsukemen (つけ麺), kushiage (串揚げ), yakiniku (焼肉)…

L’élément phare de Niboshi Ramen Tamagoro, c’est son bouillon à base de poisson, précisément une soupe à base d’anchois, de bonite et de maquereau soigneusement sélectionnés et mélangé à un riche bouillon de fruits de mer. Y sont plongées des nouilles moyennement épaisses et d’une texture riche et ferme. La maison vous invite également à goûter ses gyoza cuits à la vapeur (水餃子).

Choisissez votre plat au distributeur à l’entrée, entre le niboshi ramen salé (塩煮干しらーめん), épicé (辛煮干しらーめん) et tsukemen (煮干しつけ麺). Ajoutez selon vos préférences des accompagnements : œuf, oignons verts, menma… Prix moyen, environ 1000 ¥. Remettez votre ticket de commande et prenez place au comptoir ou à table.

On est servi assez rapidement quand le restau n’est pas bondé. La taille des bols est raisonnable et le bouillon a bon goût. Pour changer un peu des bouillons classiques, cette chaîne est à essayer à l’occasion !

Niboshi Ramen Tamagoro Kuzuha Mall (煮干しらーめん 玉五郎 くずはモール店)
Adresse : 1F Kuzuha Mall Dining Street (大阪府枚方市樟葉花園町15-1くずはモールダイニングストリート 1F)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internet : http://www.genki-factory.com/shoplist/tamagoroh/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Rentrée scolaire, deuxième 🏫 !

Etat d’urgence enfin levé, il était enfin temps de reprendre l’école ! Nouvelle rentrée scolaire très mouvementée ! Dès le premier jour, beaucoup de tâches, de communication, si bien qu’on ne voit pas le temps passer et qu’on n’a pas le temps de stresser ! Mais quelle joie de pouvoir s’amuser à nouveau avec les petits dans la cours de récré ! Au niveau des cours, j’ai mieux fait, la reprise fut un peu difficile le temps de retrouver les habitudes et d’être bien organisé. Ce n’est pas un travail de tout repos et pour une personne étrangère assignée à ce poste normalement destiné à un japonais, la paperasse et la préparation des classes demande plus de temps et de concentration pour comprendre le japonais. C’est un challenge et il faut se donner à fond tous les jours, accepter les remarques, bonnes ou mauvaises, et ne pas laisser tomber.

En tout cas, grâce aux enfants, vraiment, je m’amuse et j’apprécie ce travail. De belles retrouvailles avec les primaires et leurs mamans avec qui je reste parler après les leçons. Elles sont d’une telle gentillesse ! Mes premières leçons avec les maternelles étaient géniales aussi, même si dans une classe, ils m’ont appelé par le nom de leur ancienne professeure ! Cependant, il y a eu une connexion directe, c’était comme si ils m’avaient toujours eu comme professeure ! Ils semblaient déjà habitués à mon personnage et ma façon d’enseigner. Quelle joie ! C’est vraiment génial de se dire qu’on s’éclate au travail ! Je suis très occupée et débordée avec toutes les tâches administratives et toute la gestion de l’école mais quand je vois les sourires des enfants radieux après une leçon, certains venant me dire « C’était vraiment amusant ! » ça fait mon bonheur et ma satisfaction après mes leçons. Je fais chaque leçon avec vraiment beaucoup d’enthousiasme. Je repense au théâtre, car c’était mon moyen de surmonter mon stress et ma timidité. Je continue dans cette dynamique pour surmonter mon stress, mon principal souci étant de ne pas réussir à me faire comprendre à cause du japonais. Je fais un petit sketch, je joue un personnage qui vraiment plaît aux enfants si bien qu’à chaque fin de leçon j’ai droit à ma séance de high touch et de câlins. Entre ça et les événements de l’école qui m’apportent vraiment un plus dans la culture et une immersion dans le mode de vie japonais, même si je rentre épuisée du travail je suis quand même super contente de ce que je fais.

• Nouveau téléphone 📱

Hélas, plus de 3 ans après l’avoir acheté, mon Axon 7 Mini a finalement rendu l’âme. Il commençait déjà à marcher au ralenti et une partie de l’écran tactile ne fonctionnait plus. Et comme une bonne imbécile, j’ai cassé l’écran. Il marchait toujours mais était inutilisable. Je ne pouvais même pas désactiver le réveil, tous les matins il continuait à sonner 😂 ! Ce fut donc le moment de racheter un nouveau téléphone. Possédant une carte SIM du temps de mon PVT, j’ai simplement acheté un smartphone free sim chez Bic Camera comme j’ai fait il y a trois ans. Les démarches sont très simples : on choisit son smartphone, on paye et le personnel vous effectue gratuitement la configuration avec la carte SIM. En 30 minutes c’est fait !

Me voilà avec un Motorola Moto g7 ! Il est un peu grand mais il a un beau design et des fonctions intéressantes. Parmi les propositions du magasin, c’était celui qui correspondait le mieux à mes attentes (opéré par Android, longue autonomie de batterie, compatibles avec les appli que j’utilise, photos de bonne qualité…) et mon budget.


♫ Un article = Une chanson ► MY FIRST STORY – 虚言NEUROSE

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▶ Wherever I Go : 22 juin 2020 ; 5 ans au Japon

22 juin 2020. Il y a un an, en rédigeant mon article des 4 ans, je ne pensais pas que cet article serait publié un jour. Comme quoi l’avenir n’est jamais vraiment tracé et le moindre événement, la moindre chose peut tout modifier ! En tout cas, voilà, 5 ans désormais que j’ai posé le pied au Japon avec pour projet de m’y installer pour quelques temps, ce « quelques temps » qui s’est transformé en « 5 ans… voire plus ». Ouais, le Japon aura du mal à se débarrasser de moi pour l’instant !

Cette année fut vraiment épanouissante ! Des voyages et des expériences incroyables ! Même si après 4 ans, la liste des mauvais côtés du Japon se rallongeait et parfois me désespérait, le Japon n’aura finalement pas fini de me faire rêver et de me surprendre ! Après tout, chaque pays a ses bons et ses mauvais côtés ! La première est que je ne regrette pas d’avoir quitté Tokyo pour le Kansai ! Merci Ecole (pas) Sympa de m’avoir fait « sombrer », ça m’a ouvert la meilleure porte ! Ma nouvelle vie dans le Kansai m’a permise de redevenir un peu un pigeon voyageur et réveiller mon âme d’aventurière ! Les voyages, c’est tellement génial, même si la plupart ne duraient qu’un weekend ! Je me découvre encore une nouvelle partie de moi-même en voyageant, je me sens davantage épanouie et plus forte. Je me ressource et à la fin de chacun d’eux, je suis de nouveau prête à relever de nouveaux défis et à continuer à aller de l’avant.

Comme chaque année, faisons donc le bilan :
J’ai fait un road trip à Hokkaido.
J’ai escaladé le Mont Fuji pour la troisième fois et fait le tour du cratère.
– Je suis allée à FujiQ (enfin !!)
– J’ai du commencer à porter des lunettes de vue.
– J’ai profité des festivals d’été comme il y a 5 ans à mon arrivée, avec Bon Odori et feux d’artifice.
– J’ai réussi le JLPT N3 !
Je me suis tapée un déménagement seule du Kanto au Kansai. J’ai porté des cartons et des meubles comme un homme, j’ai appris à gérer l’administratif et l’organisation, à passer des coups de fils en japonais et surtout à gérer le stress de tous ces préparatifs.
J’ai porté le mikoshi lors du festival Kitazawa Hachiman Jinja à Shimokitazawa.
– J’ai expérimenté un nouveau domaine professionnel et je me suis découverte de nouvelles compétences. Pas seulement, j’ai assisté à beaucoup d’événements et expérimenté beaucoup de choses de la culture japonaise et des traditions : les festivals de sport scolaire (運動会), la récolte de mikan (みかん狩り, mikan gari), la fabrication du mochi (mochitsuki)… J’ai récité deux discours en japonais, chanté les chansons de Noël populaires au Japon et joué l’interprète anglais-japonais pour le père Noël et les enfants pendant les spectacles de Noël.
Je suis allée à Universal Studios pour Halloween.
J’ai eu 30 ans et je trouve que c’est vraiment un bel âge finalement !
– J’ai commencé à collectionner les Goshuin.
– J’ai escaladé le Mont Koya deux fois et visité la ville. J’ai séjourné dans un temple, ai participé aux cérémonies bouddhistes et goûté le plat traditionnel bouddhiste.
– J’ai voyagé dans divers endroits du Kansai comme Nachi-Katsuura avec excursion aux chutes de Nachi, Uji avec dégustation de matcha dans des ramen, smoothie, glace et pancakes,…
– J’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes et créé des amitiés grâce aux événements Meetup.
– Grâce à Kotoba House Liceo, j’ai fait et refait l’expérience de la culture et des traditions japonaises : cérémonie de thé, calligraphie, essai de kimono…
– J’ai redécouvert les coins du Kansai que j’avais déjà visité six ans auparavant pour les aimer davantage : Kyoto, Osaka, Kobe, Nara…
– J’ai participé au festival Jidai Matsuri (時代祭) à Kyoto
– J’ai parcouru les îles entre Onomichi (préfecture d’Hiroshima sur Honshu) à Imabari (préfecture d’Ehime sur Shikoku) à vélo en passant par Shimanami Kaido.
J’ai obtenu le permis national japonais.
– On m’a offert un poste normalement destiné à un(e) Japonais(e) avec plus de responsabilités, de la paperasse et de la communication en japonais, en plus d’enseigner l’anglais à plus de 100 enfants japonais dynamiques et énergiques. C’est parfois difficile, mais c’était le challenge qui me manquait dans ce travail de prof d’anglais. Et je m’éclate comme une enfant !
– Je suis passée du vélo au scooter. Vive la liberté sur les routes et la découverte de beaux endroits au hasard !
– J’ai commencé à réaliser des vidéos et ai donc lancé ma chaîne Youtube
– Après un cours d’essai dans un club de ma ville, j’ai décidé de reprendre le tennis.

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C’est une liste bien longue ! Et j’en suis contente, je me suis bien rattrapée par rapport aux trois années précédentes où j’avais peu voyagé à travers le pays. J’en suis à cinq ans au Japon et je croque la vie à pleine dents ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ce pays malgré ses défauts et quelques déceptions. Je n’ai pas l’intention de quitter le Japon tout de suite ! Première raison : il me reste encore et toujours beaucoup à faire, beaucoup à découvrir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Shikoku
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Goto, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali, au Vietnam…
– Réussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Ce n’est pas garantie que je réussisse à tout accomplir en une année mais peu importe ! Ça prendra le temps qu’il faut. L’important c’est qu’en attendant, ma vie dans le Kansai reste épanouissante avec un bon équilibre et plus de positif que de négatif. Je ne sais pas ce que cette sixième année me réserve mais je souhaite qu’elle me permette de m’enrichir davantage et qu’elle m’apporte toujours plus de bonheur !


♫ Un article = Une chanson ► OneRepublic – Wherever I Go

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▶ These Days : Kimi no Nikki (mai 2020)

En mai, on espère le retour du bonheur ! Avec le muguet, symbole du bonheur et de la chance, qui fleurit, si le mois d’avril n’a pas été si joyeux que ça, il y a toujours une lueur d’espoir en mai ! Après tout, « en mai, fais ce qu’il te plait » !

Mais hélas, l’espoir fait vivre mais les souhaits ne se réalisent pas toujours. En mai, c’est plutôt, « fais ce qu’il te plait confiné ». Etat d’urgence prolongé, endroits touristiques maintenus fermés. Le seul moyen de profiter des belles journées est de se poser dans un vaste parc en prenant ses précautions ; port du masque, se fixer un périmètre de sécurité, avoir du gel hydroalcoolique, respecter les gestes barrière.

La situation ne s’est pas trop améliorée mais pour relancer l’économie du pays en chute libre, l’Etat d’urgence a été levé en milieu-fin de mois, permettant ainsi aux commerces et parcs d’attractions de rouvrir leurs portes petit à petit. Les choses reviennent un peu à la normale, mais il faut adopter un nouveau style de vie. Vivre avec ce virus. Il est toujours là. Toujours maintenir une distance de sécurité quand on parle avec quelqu’un, porter le masque, se désinfecter les mains… Un geste de prévention non respecté et le virus peut frapper aussitôt et contaminer beaucoup de monde. Car hélas, le Japon se soucie plus de son économie, son tourisme que de son peuple et ses résidents !

※ Les événements du mois 🎊

• Golden Week (ゴールデンウィーク)

C’était la Golden Week et comme il était déconseillé de voyager malgré cette période de vacances idéale, pourquoi ne pas voyager en photos ! Chaque jour, des photos des derniers voyages de Kimi no BLUE TRAVEL. Mais avant ça, petite explication de ce qu’est la Golden Week.

La Golden Week est une succession de quatre jours fériés nationaux (祝日🎌) créant ainsi jusqu’à une semaine de vacances avec les weekends bien placés. Cette semaine de vacances est l’une des trois saisons les plus occupées du Japon, avec le Nouvel An (お正月) et la semaine Obon (お盆). C’est aussi une période très chère pour les touristes. Mais ça ne les empêche pas d’être à l’assaut pour réserver une chambre d’hôtel et monter dans un Shinkansen ultra bondé.

Les jours fériés constituant la Golden Week sont :

① 29 avril (4月29日) : Jour de l’ère Showa (昭和の日)
Ce jour correspond à l’anniversaire de l’ancien empereur Showa, décédé en 1989.

② 3 mai (5月3日) : Jour de la Constitution (憲法記念日)
Ce jour en 1947, la nouvelle constitution d’après-guerre est entrée en vigueur.

③ 4 mai (5月4日) : Jour de la verdure (みどりの日)
Jusqu’en 2006, la journée de la verdure était célébrée le 29 avril, date d’anniversaire de l’ancien empereur Showa. La journée est consacrée à l’environnement et à la nature, car l’empereur aimait les plantes et la nature. Avant d’être déclaré jour de la verdure, le 4 mai était déclaré jour férié d’office en raison d’une loi qui stipule qu’une une journée se situant entre deux fêtes nationales devient systématiquement un jour férié.

④ 5 mai (5月5日) : Jour des enfants (こどもの日)
Le festival des garçons (端午の節句) est célébré ce jour-là. Les familles prient pour la santé et le succès futur de leurs fils en suspendant des banderoles de carpe 🎏 et en affichant des poupées de samouraï, symbolisant à la fois la force, le pouvoir et le succès. Pour les filles, rappelez-vous, c’est le 3 mars, Hina Matsuri (雛祭り🎎).

⑤ 6 mai (5月6日) : Jour de transfert (振替日)
Il ne s’agit pas d’un jour férié officiel mais selon les années, toujours en appliquant la loi, si un jour férié tombe un dimanche, le lundi suivant devient un jour férié. Dans le cas de cette Golden Week 2020, c’est le mercredi qui récolte puisque le lundi et le mardi sont déjà des jours fériés.

Cinq jours, découvrez donc cinq galeries photos, à retrouver également sur Flickr !

① Shimanami Kaido (しまなみ海道) – mars 2020
4 jours, 6 belles îles, 6 ponts impressionnants, 179km parcourus en 18h20, 4 montagnes escaladées, 7 temples et 2 châteaux visités, beaucoup de fleurs de cerisiers le long de la route, des paysages extraordinaires, des heures à les admirer en respirant l’air frais. Expérience incroyable, voyage inoubliable !

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② Nachi-Katsuura (那智勝浦) – février 2020
La mer, la nature et du thon excellent dégusté sous toutes les formes ! Emprunter la pente de Daimonzaka, passer par le grand sanctuaire Kumano Nachi Taisha pour enfin arriver aux chutes de Nachi, implantées dans un magnifique décor de carte postale avec la Pagode à côté… Très bon parcours pour profiter d’un peu de verdure et de la forêt.

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③ Koyasan (高野山) – novembre 2019
Ascension de la montagne par la route Chôishi (町石道), 24 km, plus de 7 heures de marche au cœur des forêts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomérations voisines. Visites des temples, de Kongobuji (金剛峯寺) à Danjo Garan (壇上伽藍), en passant par le musée Reihokan (霊宝館) et Daishi Kyokai (大師教会) pour assister à la cérémonie Jukai (受戒) et y recevoir un certificat. Séjour exceptionnel dans un Shukubo (宿坊) avec repas bouddhiste traditionnels végétariens (精進料理) et office bouddhiste (お勤め, otsutome) matinale. Tout ça avec de beaux momiji sur le chemin ! Koyasan en automne c’est encore plus joli et coloré !

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④ Ascension du Mont Fuji (富士山登り) – août 2019
Troisième ascension, troisième année consécutive et sans doute la meilleure. Circuit Fujinomiya (富士宮ルート) et tour du cratère (お鉢巡り). Une ascension incroyable avec un splendide lever de soleil, le plus beau que j’ai pu voir après les deux précédents échecs ! Une aventure inoubliable !

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Articles sur trois ascensions exceptionnelles :
🗻 Yoshida (吉田) 🗻 Shubashiri (須走) 🗻 Fujinomiya (富士宮) 🗻

⑤ Road Trip à Hokkaido (北海道ドライブ旅行) – juillet 2019
Sans doute LE voyage de 2019 ! À faire une fois dans sa vie ! On ne se sent jamais autant en liberté qu’en roulant sur les routes un peu au hasard. 11 jours sur les routes japonaises, effectuant des arrêts à Sapporo, Noboribetsu Onsen, Showa Shinzan, Shakotan, Otaru, Biei, Furano, Wakkanai, Bihoro, Shiretoko, Obihiro, Tomamu, Yubari… Conduire le long des cotes avec d’un côté la mer du Japon et les falaises de l’autre, passant dans de longs tunnels, créait un panorama de dingue.

Comme personne dans mon entourage n’a souhaité ou n’a pu me suivre, je suis partie seule en compagnie de mon ours en peluche (bah quoi ?!). Le beau temps n’était pas toujours au rendez-vous mais les températures (sans humidité) était vivables. Ce fut un de mes meilleurs étés au Japon !

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※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Parc Yodogawa Kasen (淀川河川公園)

Samedi ensoleillé, température qui monte jusqu’à 27 degrés. Comment profiter de ce beau temps et se sentir bien : suffit de se poser dans le vaste parc Yodogawa Kasen (淀川河川公園) qui s’étend sur plusieurs districts, dont Hirakata.

Situé dans l’étendue verdoyante et naturelle de la rivière Yodogawa, le parc Yodogawa Kasen est le premier parc fluvial national du Japon. En plus des terrains de baseball, de tennis, une piste de course et d’autres installations sportives, le parc propose des espaces naturels remplis d’herbes sauvages et de verdure abondante. Un environnement dans lequel on se sent apaisé et relaxé au cœur de la nature et exposé à l’air frais. Et même si le parc est très fréquenté le weekend, il est si vaste qu’on ne se retrouve pas les uns sur les autres.

Selon les districts, diverses attractions et activités sont proposées tout au long de l’année, comme du canoë ou des BBQ.

Triste de ne pas voyager pendant la Golden Week ? Ce n’est pas grave, il est toujours possible de la passer en venant se détendre dans ce grand espace vert !

Yodogawa Kasen Park (淀川河川公園)
Adresse : 7-6 Tojimacho, Moriguchi-shigai, Osaka (大阪府守口市外島町7-6)
Site internethttps://www.yodogawa-park.go.jp/en/

• Une journée à Uji (宇治日帰り旅)

Uji (宇治) est une petite ville située entre Kyoto (京都) et Nara (奈良), deux des centres historiques et culturels les plus célèbres du Japon. Sa proximité de ces deux anciennes capitales a entraîné le développement précoce d’Uji en tant que centre culturel à part entière. La puissance du clan Fujiwara pendant la période Heian (794 à 1192), des structures tels que le temple Byodoin et le sanctuaire Ujikami, le plus ancien sanctuaire existant au Japon, ont été construits à Uji.

Alors que le temple Kozanji à Kyoto est considéré comme le site d’origine de la culture du thé au Japon, le thé d’Uji est devenu plus connu pour sa qualité supérieure dans les années 1100. Aujourd’hui, Uji est considéré comme la ville du thé et du matcha et forts de leur bonne réputation, on peut également s’en procurer dans les villes voisines.

La visite de cette petite ville, rappelant en toute évidence Kyoto ou Nara est possible sur une journée (ou deux pour ceux qui veulent passer par tous les petits temples implantés) en venant de Kyoto par la ligne JR Nara Line ou d’Osaka par la ligne Keihan.

Voici le Kimitinéraire de la visite d’Uji sur une journée !

Arrivée de bon matin à la station d’Uji, on passe le pont de la ville (宇治橋) pour se rendre à Byodoin Omotesando (平等院表参道) où les commerces comment à ouvrir les uns après les autres, prêts à démarrer les affaires et à accueillir les visiteurs. Cette route historique qui respire l’odeur du thé mène droit à Byodoin (平等院 , temple historique classé au patrimoine mondial.

Tout le long du chemin s’alignent de mignonnes petites boutiques de thé d’Uji existantes depuis l’ère Muromachi (室町時代) et qui ont donc su faire leur réputation. Il y a l’embarras du choix pour du thé de qualité et d’autres produits au matcha. Cafés, restaurants de cuisine locale et magasins de confiseries japonaises sont aussi implantés en masse avec toujours le matcha et le thé vert comme produit phare ! A Uji, on peut manger des ramen au matcha, des gyoza au matcha, des takoyaki au matcha, des soba au matcha, des dango au matcha, des glaces au matcha, des pancakes au matcha… et bien plus encore !

Avant de déguster et recevoir une bonne dose de matcha, on a tout juste le temps de se diriger jusqu’au bout de la rue, face à Byodoin (平等院), construit en 1052 à la fin de l’ère Heian.

Passé la porte principale, un parcours d’environ 1h30 attend le visiteur, durant lesquelles il peut explorer chaque coin du temple : le hall du Phénix, Rakando, Jodoin… La visite du hall du Phénix, nécessite une réservation et coûte 300 ¥, les horaires étant prédéfinis et le nombre de visiteurs limité. Construit au centre de l’étang, sa splendide architecture se reflétant sur l’eau, il renferme un trésor national : une magnifique statue d’Amida Nyorai (阿弥陀如来), un bouddha très populaire incarnant la compassion et la longévité.

Enfin, le visiteur peut terminer sa course en recevant le Goshuin (御朱印) du temple et en dégustant du thé d’Uji dans le salon de thé Toka.

Moment relax ensuite avant ou après la pause déjeuner, selon le timing, avec pourquoi pas un smoothie au matcha ! Le magasin Izumien (泉園), situé dans Byodoin Omotesando en propose un bien rafraîchissant !

Comme c’est une belle journée ensoleillée, voire un peu chaude, marcher le long de la rivière Uji (宇治川) et se poser dans le parc Uji (宇治公園) permet de profiter d’un peu d’air frais et de tranquillité. Implanté telle une petite île au centre du cours d’eau et accessible depuis les ponts Tachibana (橘橋) et Kisen (喜撰橋), il n’est pas très vaste mais reste agréable. En continuant de longer la rivière, passer d’autres petits temples cachés et les aires de pique-nique où beaucoup s’installent et plantent leur tente pour un barbecue, jusqu’à faire face au barrage d’Amagase (天ヶ瀬ダム).

Parmi les temples cachés, arrêt obligatoire au temple Koushou-ji (興聖寺), et son atmosphère paisible.

Koushouji a été le premier monastère du bouddhisme Zen Soto fondé à Fukasuka, au sud de Kyoto, en 1233 par le maître Dogen (道元, fondateur de l’école Soto du bouddhisme Zen au Japon) après son retour de Chine. Depuis qu’il a quitté Kyoto, le monastère a été dévasté puis reconstruit à Uji en 1649. Désormais à Koushouji, en tant que premier monastère parmi plus de 14 000 temples Zen Soto, les moines prient chaque jour pour la paix dans le monde.

Passé l’allée Kotozaka (琴坂) et la porte Sanmon (山門), suivre simplement le parcours pour découvrir les trésors des différents bâtiments, les jardins et ainsi bénéficier d’un moment zen (évidemment) et reposant. On découvre entre autres :
– Shourou (鐘楼) : la cloche dont le son et la forme sont si beaux qu’elle est considérée comme l’un des meilleurs spots d’Uji
– Sodo (僧堂) : le hall des moines où ils pratiquent le Zazen (la manière de s’asseoir selon le bouddhisme Zen, et prennent leur repas
– Hatto (法堂) : le hall Dharma, hall principal du temple où se trouve le bouddha Shakyamuni (釈迦) et Mokugyo (木魚, gong de bois en forme de poisson) ; l’esprit tranquille, faites un vœu en le touchant

De là, il est possible de rejoindre l’autre attraction de la ville inscrite au patrimoine mondial, le sanctuaire Ujikami (宇治上神社) et Uji (宇治神社) et d’emprunter le circuit de randonnée Tokai (東海自然歩道) jusqu’au mont Daikichi (大吉山). Petit parcours de 1,2 km au milieu des arbres et des feuilles d’érable accessible à tous. La journée se termine au sommet, à l’observatoire offrant un joli panorama sur la ville, de jour comme de nuit.

Byodoin Omotesando (平等院表参道)
Adresse : Uji-shi, Kyoto(京都府宇治市)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttps://b-omotesando.com/

Temple Byodoin (平等院)
Adresse : 116 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華116)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Tarifs : 600 ¥ (adulte), 400 ¥ (enfant)
Site internethttps://www.byodoin.or.jp/ 

Parc Uji (宇治公園)
Adresse : Uji, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

Sanctuaire Uji (宇治神社)
Adresse : 1 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttp://uji-jinja.com/

Sanctuaire Ujikami (宇治上神社)
Adresse : 59 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田59)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

Temple Koushou-ji (興聖寺)
Adresse : 27-1 Uji Yamada, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治山田27-1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Tarif : 500 ¥
Site internet : http://www.uji-koushouji.jp/eng/index.html

Mont Daikichi (大吉山)
Adresse : 65-5 Uji Higashiuchi, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治東内65-5)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

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• Excursion à Koyasan (高野山日帰り旅)

Koyasan Climbing Adventure ; deuxième ! Koyasan (高野山), massif montagneux situé dans la préfecture de Wakayama et lieu de culte fondé par Kôbô Daishi (弘法大師), grand moine bouddhiste, on y accède par différentes routes du pèlerinage. Après Chôichi-michi (町石道), on emprunte le chemin que prenaient les femmes autrefois pour se rendre jusqu’au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et Okuno-in (奥の院). Jusqu’à la 5ème année de l’ère Meiji (明治5年 soit en 1872), les femmes n’étaient pas autorisées à se rendre à Koyasan. Pour pouvoir se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟), lieu sacré au centre des croyances de ce grand moine, elles empruntaient donc le chemin Nyonin-michi (女人道, littéralement « route des femmes »).

Le circuit commence au temple Nyonindo (女人堂), accessible en bus depuis la station Koyasan, passe par la porte Daimon (大門) pour terminer à Okuno-in (奥の院). Environ 7 km pour 3h30 de marche.
De la station Koyasan à l’arrêt de bus de Nyonindo, la route n’est autorisée que pour les bus, il est donc primordial de se rendre au point de départ en bus avec les bus Nankai Rinkan (南海りんかんバス). Les horaires (時刻表) sont disponibles sur le site de la compagnie. Prendre le bus à la voie 2 en direction de Okuno-in.

Départ à 9:50 au point 1 au cœur de la forêt montagneuse. Ça monte et ça descend, on enjambe les troncs et racines des arbres, on croise d’autres alpinistes, certains d’une grande gentillesse engageant la conversation. Il fait beau, le chant des oiseaux résonne et relaxe pendant cette randonnée dans une nature paisible.

Sur le chemin, on découvre des temples cachés avec des torii, comme Bentendake (弁天嶽). Il y a également une petite aire de repos avec tables et de splendides points de vue. Passé quelques torii, on rejoint Daimon (大門), point d’arrivée du circuit Chôichi (町石道) et la porte d’entrée du cœur de Koyasan ; 2 km de fait en une heure environ. On sort finalement de la verdure et des hauts arbres 3h10 après le point de départ, face à l’entrée d’Okuno-in (奥の院).

On traverse le cimetière, on passe le pont Gobyobashi (御廟橋), menant au mausolée. En traversant ce dernier, c’est l’entrée sur une zone sacrée. Qui dit zone sacrée dit cependant photos, smartphone, nourriture et boissons interdits. On se contente de marcher paisiblement tout en se vidant l’esprit. Pour les croyants, Kôbô Daishi est toujours parmi nous, priant éternellement pour la paix et la prospérité. L’endroit est d’un charme impressionnant et les lanternes de Torodo (燈籠堂) sont resplendissantes.

De là, pour continuer à parcourir les terres sacrées et découvrir de nombreux temples cachés, il est possible de bifurquer sur le circuit circulaire Koya Sanzan (高野三山) qui effectue le tour de la zone sacrée d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山) sur une longueur de 10 km.

On redescend vers le pont Ichinohashi (一の橋) en passant par le puits Sugatami no ido, Asekaki Jizo (汗かき地蔵) et l’allée Sando pour regagner le centre de la ville, puisque maintenant, plus de soucis ; en tant que femme, on peut s’y aventurer ! Un dernier petit tour avant de se dire « Otsukare sama desu » (お疲れ様です, bon travail) !

📔 Les routes du pèlerinage de Koyasan 📔
📔 Guide des visites de Koyasan 📔

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※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Akriti (アケティ)

Chez Kimi no BLUE TRAVEL, on raffole de Lumbini, devenu LE restau indien par excellence, situé à 10 minutes à pied de la maison. Kimi, cliente fidèle certifiée, cependant, après avoir fait le tour des menus et étant un peu en manque du curry aux épinards (qu’on ne peut pas choisir dans les menus déjeuner de Lumbini à moins de prendre le gros menu spécial à 1300 ¥, limite trop consistant pour les petits estomacs), pourquoi ne pas finalement tester un autre resto repéré par hasard lors d’une virée à scooter.

C’est parti, on vous emmène chez Akriti (アケティ), situé un peu plus loin, à la sortie de la station Gotenyama (御殿山), et proposant de la cuisine indienne et népalaise.

Restaurant petit mais accueillant, on peut s’installer à table ou au comptoir. Staff 100% indien mais avec un bon niveau de communication en japonais. Sous fond de musique indienne, divers menus sont servis pour le déjeuner. Dans ces menus variant de 700 à 1600 ¥ environ :
• Quatre types de curry au choix : poulet (チキン), keema (キーマ), épinards (ほうれん草) ou curry du jour (日替わり)
• Cinq niveaux de piment (辛さ) : doux (甘口), normal (普通), moyennement épicé (中辛), épicé (辛口), très épicé (激辛)
• Trois types de nan au choix : classique (プレーンナン), miel (ハニーナン), frit (あげナン)
• Pour un cheese nan, il faut choisir le menu cheese nan (チーズナンセット)
• Selon le menu choisi, le client peut s’offrir un ou deux curry accompagné(s) d’une boisson, de salade, de soupe et d’un morceau de poulet tandoori (タンドリーチキン, poulet cuit sur un four de pierre en feu).

On opte pour le menu cheese nan (チーズナンセット) à 1050 ¥ : deux curry au choix, cheese nan, tebamoto (手羽元, ailes de poulet, moins gras qu’un tebasaki, 手羽先), salade, soupe et boisson ! La boisson, la salade et la soupe sont servies en premier pour prendre le temps de déguster ce menu consistant bien chaud.

Un mango lassi rafraîchissant, du curry au poulet et aux épinards bien pimentés. On attend un peu mais on savoure cette attente avec le curry bien chaud et le cheese nan au fromage bien fondant fraîchement cuit si bien qu’il brûle presque les mains. Les bols de curry sont un tout petit peu plus petits que chez Lumbini, soit à peu près les mêmes qu’un restaurant de curry situé  en plein Tokyo. Mais au vu du prix incluant un cheese nan sans avoir à rajouter un supplément de 300 ¥ et des accompagnements on ne va pas chipoter.

On a la peau du ventre bien tendu après ça mais si il reste de la place dans notre estomac, il y a toujours les trois types de nan à volonté ! Il est d’ailleurs possible de demander le type de cuisson et la taille adaptée à la gourmandise de chacun.

En quittant les lieux, penser à prendre un petit prospectus du restaurant qui offre des petits bons de réduction sur la prochaine visite.

Akriti (アケティ)
Adresse : 1-18-17 Nagisanishi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市渚西1丁目18-17)
Accès : Gotenyama Station (Keihan Line)

• Hifumi (ひふみ)

Encore un ramen ! Parce que ce plat typique réchauffe le cœur, qu’il en existe une infinité de types selon les régions du Japon, et que les restaurants locaux ou les chaines se trouvent à tous les coins de rues. Et puis, ça reste un plat à petit budget, moins cher et meilleur qu’un McDo !

Par l’envie de manger un Tsukemen (つけ麺, littéralement nouilles trempées soit des nouilles servis séparément du bouillon et consommées une fois trempées dedans), on va chez Hifumi (ひふみ), repéré en même temps que le restaurant indien Akriti (アケティ) puisqu’il se trouve juste en face !

Petit mais accueillant et convivial, comme dans la plupart des restau de ramen, on mange au comptoir. Les clients viennent manger et repartent aussitôt.

Hifumi propose deux types de bouillon pour accompagner ses ramen : bouillon classique, soit sauce soja et salé (清湯スープ) et bouillon au blanc de poulet (鶏白湯スープ). Il s’agit d’un des rares restaurants de ramen d’Hirakata à proposer le Tsukemen. Et d’après la carte, il y a d’autres choses inédites : le ramen au yuzu et sauce soja (柚子醤油, le yuzu étant un agrume ressemblant au citron), et le ramen poulet carbonara (鶏ボナーラ) ! Ce dernier est la principale recommandation (おすすめ) et spécialité (名物) de la maison !

Pour les gros gourmands il y a des menus incluant en plus du riz, du kimchi, ou encore un chashudon, des gyoza, du karaage pour un supplément allant de 150 à 350 ¥.

On opte donc pour le Tantan Tsukemen (坦々つけ麺) fait à base du bouillon de blanc de poulet (鶏白湯スープ). 900 ¥ le bol moyen (並盛), 1000 ¥ le gros bol (大盛), temps de préparation, 10 minutes. Le bouillon avec les morceaux de poulet est bien concentré et un peu épicé. Les nouilles sont bien fraîches et accompagnées d’oignons, d’une tranche de porc chashu et d’un demi-œuf dur. On peut y ajouter d’autres garnitures : fromage, chashu, menma, œuf…

Bon rapport qualité prix, voilà un restau de quartier qu’il est bon d’enregistrer dans la liste des favoris !

Ramen Tsukemen Hifumi (ラーメン・つけ麺のひふみ)
Adresse : 1-18-17 Nagisanishi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市渚西1丁目18-17)
Accès : Gotenyama Station (Keihan Line)

• Tanakaku Shoten (田中九商店)

Non, ne criez pas au scandale et ne nous jugez pas ! Sur Kimi no BLUE TRAVEL, on est passé par tous les types de ramen, y compris les plus inconcevables : chocolat, lait… Mais il manquait… le matcha !

Alors direction Uji (宇治), dans la préfecture de Kyoto (京都府), là où le matcha se consomme de différentes manières, y compris avec des ramen ! Allez, au moins « une fois dans sa vie ». Ce moment restera sans doute unique alors profitons-en comme on entend souvent dans la cérémonie de thé avec le dicton 一期一会 (un temps pour une rencontre) ! Et ce serait triste de louper cette occasion surtout si elle ne se représente pas !

Alors si on raffole déjà des glaces ou des soba au matcha, en est-il de même pour les ramen ? D’ailleurs, est-ce que c’est le bouillon qui porte la saveur du matcha, ou les nouilles ?

Pour connaitre les réponses, on rend visite à Tanakaku Shoten (田中九商店) situé parmi les commerces et boutiques de thé, dans Byodoin Omotesando (平等院表参道). Au menu, des nouilles au matcha plongées dans les différents bouillons classiques (salé 塩, sauce soja 醤油, fruits de mer 黄金..) et auxquelles se rajoutent d’autres garnitures (chashu チャーシュー, œuf dur 煮卵, oignons verts ネギ…). Le bol classique est à 890 ¥, pour les autres il faudra passer la barre des 1000 ¥. Plus cher que les restaurants de ramen classiques mais ça reste des prix qui ne freinent pas les touristes !

En dégustant le bol de Kogane Sutamina Shio Ramen (黄金スタミナ塩ラーメン, ramen avec un bouillon salé épicé aux fruits de mer), on réalise que les nouilles ne sont pas aussi vertes que le matcha, mais plutôt un mélange entre brun et vert. De même pour le goût qui n’est pas aussi prononcé, malgré l’ajout de poudre de matcha pour 100 ¥. Le bouillon reste bien dosé et épicé. Les œufs durs sont parfaitement cuits et délicieux. Pour ceux qui ne raffolent pas du matcha, cela reste facile à manger. La taille du bol est pour le moins raisonnable mais pourrait laisser certains clients sur leur faim.

L’autre produit recommandé par le restaurant qui se vante d’être le seul du coin à le proposer, ce sont les gyoza au matcha, ainsi que les takoyaki ! Si le ramen reste bon, les gyoza ne font pas vraiment l’unanimité. Gout du matcha encore moins prononcé bien qu’ils soient bien verts, eux. Un peu secs et fades, on en mange des meilleurs ailleurs. Le sel mélangé à de la poudre de matcha vient renforcer un peu le gout mais au final, pas de quoi se vanter d’en servir.

Donc, verdict ? A tester une fois oui, mais peut-être pas deux. Le matcha est à l’affiche sur tous les menus et plats servis mais reste finalement discret dans l’assiette. Pour des prix plus élevés que les restau habituels, on peut être déçu.

Ramen Tanakaku Shoten Byodoin (ラーメン 田中九商店 平等院店)
Adresse : 9-1 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華9-1)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)

• Iwai (憩和井)

C’est l’heure du goûter et vous avez envie d’une petite douceur ? En étant à Uji (宇治), ville du thé vert et du matcha, les cafés proposant des boissons et desserts accompagné de ces derniers ne manquent pas. On craque pour les pancakes au matcha de chez Iwai (憩和井), petit café simple mais convivial.

Uji est réputé pour son matcha de haute qualité. Son gout fort amer n’a rien à voir avec celui des autres chaines populaires du coin où le matcha aurait tendance à être un peu sucré. On ressent bien ce gout authentique du matcha d’Uji dans les glaces et parfaits de chez Iwai entre autres.

A l’arrivée des pancakes à votre table, l’odeur du matcha annonce la saveur du dessert en plus d’être bien présenté. Alors non, les pancakes ne sont pas au matcha, ils ne sont pas verts non plus, mais saupoudré de poudre de matcha et de sucre glace. Pour bien compléter ce gros dessert à 1000 ¥, s’ajoutent une boule de glace au matcha et du sirop au matcha. De la pâte de haricots rouges accompagne également le duo de pancakes pour la petite touche sucrée. Car effectivement, le gout amer du matcha est très prononcé, aussi bien dans la poudre que dans la boule de glace !

A chaque bouchée, on ressent à peine le gout sucré des pancakes, le matcha domine aussitôt. Ce qui est un bon point en soi mais au risque d’être écœurant pour ceux qui ne raffolent pas du matcha.

Pour savourer le vrai gout du matcha et s’assurer de sa bonne qualité faisant la réputation d’Uji, chez Iwai c’est certifié !

Iwai Byodoin (憩和井平等院店)
Adresse : 5-6 Uji Renge, Uji-shi, Kyoto (京都府宇治市宇治蓮華5-6)
Accès : Uji Station (JR Nara Line, Keihan Uji Line)
Site internethttps://cafeiwai.exblog.jp/

• Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう)

A Koyasan (高野山), près de la zone sacrée d’Okuno-in (奥の院), quelques boutiques de souvenirs, cafés et restaurants sont implantés, permettant de goûter à la cuisine végétarienne bouddhiste ou d’autres plats typiques de la cuisine japonaise.

On profite d’être dans le coin pour prendre table à Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう), situé à l’étage de boutiques de confiseries japonaises, offrant une vue sympathique sur l’entrée d’Okuno-in.

Étant à Koyasan, le choix du déjeuner se porte rapidement sur le plateau repas végétarien bouddhiste Koyasan (精進定食高野山御膳) à 2500 ¥, vivement recommandé et contenant huit petits plats dont du tofu au sésame (ゴマ豆腐, goma tofu), des tempura de légumes (野菜天ぷら, yasai tempura), de la peau de tofu (湯葉, yuba), de la soupe miso (味噌汁)…

Les plateaux sont bien présentés et colorés.  Le tofu au sésame (ゴマ豆腐) accompagné de wasabi est excellent, le riz bien cuit, les différents tempura (champignon 椎茸, aubergine なす, potiron かぼちゃ, patate douce さつまいも, renkon れんこん) bien croustillants. Pour 2500 ¥, on mange sainement comme un Roi !

D’autres menus de cuisine japonaise comme oyakodon (親子丼, poulet et œufs sur un bol de riz), tamagodon (玉子丼, omelette sur un bol de riz), tanindon (他人丼, viande et omelette sur un bol de riz), des udon ou des soba pour des prix allant de 650¥ à 1150¥. A la carte, il y a entre autres des sushis de maquereau servis enveloppés dans des feuilles de bambou.

Un staff aimable, parlant anglais et toujours prêt à vous renseigner sur les plats, un espace clean et simple, de la cuisine légère et de qualité, c’est un très bon endroit pour un délicieux repas avant ou après un passage à Okuno-in.

Koyasan Washoku Hachiyou (高野山和食はちよう)
Adresse : 49-3 Koyasa, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山49−3)
Accès : Okuno-in mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://hachiyo.business.site/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Kimi no BLUE TRAVEL sur Youtube 🎥 !

Ces semaines passées pendant l’Etat d’Urgence ont été bien bénéfiques pour le blog. Avec des horaires de travail plus convenables (l’école étant fermée), la Golden Week sans voyages, la plupart des weekends passés à la maison, j’ai pu consacrer pas mal de temps libre au blog. Après avoir lancé la section cuisine (料理), j’ai fini par me mettre à… Youtube !

Vous l’aviez sans doute déjà remarqué avec mes derniers articles Cours de Japonais et Cuisine où j’ai réalisé mes premières vidéos. C’est simple, je voulais compléter mes leçons de japonais en ajoutant l’écoute, parler japonais et faire écouter du japonais aux visiteurs du blog.

Le blog a donc désormais sa chaîne Youtube : Kimi no Terebi (キミのテレビ, la TV de Kimi) ! Alors, ne vous attendez pas à des vidéos de ouf ! Je ne suis pas Youtubeuse et je ne suis pas douée en montage de vidéo ! Ce sera des vidéos toutes simples avec des sous-titres, des petits effets pour un peu de dynamise… Car aussi le montage vidéo, ça prend énormément de temps ! Et quand je reprendrai ma routine avec mes cours, que j’aurai de nouveau l’occasion de voyager, je ne pourrai plus en faire autant.

En tout cas, n’hésitez pas à vous abonner et à regarder mes vidéos qui seront pour la plupart des mini-leçons de japonais et des essais de recettes et de restaurants.


♫ Un article = Une chanson ► Rudimental – These Days

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▶ Koyasan Travel : Le Guide de Kimi

Koyasan (高野山) est l’incarnation de l’esprit de Kukai (空海), plus connu sous le nom de Kobo Daishi (弘法大師), moine solitaire et fondateur de ce lieu de culte au fin fond des montagnes pour la secte bouddhiste ésotérique Shingon. On raconte que Kukai se rendit en Chine il y a environ 1200 ans pour y acquérir les plus hauts niveaux de connaissances sur le bouddhisme ésotérique transmis par l’Inde, ainsi que sur l’astronomie et la géologie avant de rentrer au Japon. A son retour de Chine, alors qu’il était à la recherche d’un lieu adapté pour diffuser le bouddhisme ésotérique, Kukai lança un objet bouddhique appelé sankosho (三鈷杵) vers le Japon. Cet objet aurait alors atterri sur Koyasan. C’était un moine peu commun, diffusant ses compétences et sa légende à travers le Japon. Si il y a bien un endroit qui a accumulé plus qu’ailleurs la sagesse et les connaissances de Kukai, c’est Koyasan !

On peut passer un séjour d’un weekend dans ce lieu culte inscrit au patrimoine mondial : ascension de la montagne le premier jour, nuit dans un temple et visites le deuxième jour par exemple !

Dans cet article, Kimi est votre guide pour les visites intéressantes, à la fois religieuses et touristiques, à Koyasan. C’est parti les ami(e)s !

Se rendre à Koyasan

Koyasan se situe dans la préfecture de Wakayama (和歌山県), à environ 2 heures d’Osaka. Le meilleur itinéraire pour se rendre au pied de Koyasan est de prendre la ligne de train Nankai Koya qui relie sans trop de changements les deux villes. Puis jusqu’au sommet, prendre le funiculaire.

• En train

Namba Station
↓ Nankai Koya Line Express (direction Hashimoto) ↓
Hashimoto Station
↓ Nankai Koya Line Local (direction Gokurakubashi) ↓
Gokurakubashi Station
↓ Nankai Koyasan Cable (direction Koyasan) ↓
Koyasan Station
Coût : 1 390  ¥
Temps de trajet : 2 heures 30 environ

• En voiture

De Osaka, prendre la route nationale 480 (国道480号, 2 heures environ).

Visites à Koyasan : au cœur des temples bouddhistes

Koyasan, c’est plus d’une centaine de temples ouverts aux visiteurs et proposant d’y découvrir des trésors cachés, d’expérimenter les cérémonies religieuses ou encore d’y séjourner. Mais alors, si il y en a plus d’une centaine… Par où commencer ? Quels sont ceux à ne pas manquer ? Les six lieux à visiter en premiers sont regroupés dans le centre de Koyasan et on peut bénéficier d’une réduction pour tous les visiter !

Optez pour le ticket spécial à offrant l’accès à 5 sites ainsi qu’une participation à une cérémonie bouddhiste, Jukai (受戒), pour 1500 ¥, ce qui offre un bon qualité / prix. Il est possible d’acheter bien entendu ce ticket dans chacun des sites inclus dans le coupon.

① Kongobuji (金剛峯寺)

Le temple Kongobuji est le temple à la tête de l’école Shingon qui compte plus de 4 000 temples dans l’ensemble du Japon et du monde. Les visiteurs y découvrent la pièce décorée de portes coulissantes (襖, fusuma) peintes majestueusement par des peintres de renommé historique et la pièce Hidetsugu Jijin-no-ma.

Enfin, petit moment de détente et de dégustation de thé avec un biscuit de riz dans Shin Betsuden, nouvelle annexe du temple. Cet édifice est une construction récente, datant de 1984 à l’occasion de la commémoration des 1150 ans écoulés depuis le Gonyujo (rituel Shingon de préparation à la mort) et la mort de Kobo Daishi. Construit en béton armé, ce bâtiment possède une statue bouddhiste ainsi qu’un toit à pignon très impressionnant. Le bâtiment sert généralement de salle de thé et de lieu de repos pour les fidèles et visiteurs, mais peut aussi servir de lieu de prêche pour la communauté monastique.

Adresse : 132 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山132)
Tarif : 500¥
Site internet : http://www.koyasan.or.jp/fr/kongobuji/

② Musée Reihokan (霊宝館)

Depuis sa création, ce bâtiment préserve diverses reliques et trésors culturels provenant de Kongobuji et du mont Koya, notamment des peintures et statues bouddhiques d’une grande valeur nationale. On y trouve aussi divers objets utilisés dans les rituels bouddhistes.

Adresse : 306 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山306)
Tarif : 600 ¥
Site internet : http://www.reihokan.or.jp

③ Daishi Kyokai et cérémonie Jukai (大師教会&受戒)

La cérémonie Jukai (受戒) est une cérémonie bouddhiste ancienne et formelle. Elle a lieu toutes les heures (sauf à midi) et dure 30 minutes. On peut s’inscrire jusqu’à 10 minutes avant le début de la cérémonie. Les participants reçoivent à la fin un petit certificat.

Adresse : 347 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山347)
Tarif : 500 ¥

④ Daito (大塔)

Daitô (大塔), ou Konpon Daitô (根本大塔) est une grande pagode vermillon de 48,5 m de hauteur et l’un des bâtiments situés dans Danjo Garan (壇上伽藍), complexe bouddhique central du mont Koya, où les principales cérémonies bouddhistes sont célébrées. La statue du Bouddha Kongokai Shibutsu (金剛界四仏) située à l’intérieur est splendide et reçoit à ses pieds les offrandes des visiteurs, incluant des boissons et de la nourriture.

Adresse : 154 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山154)
Tarif : 200 ¥

⑤ Kondo (金堂)

On l’appellerait en français le Hall d’or. Ce hall principal du complexe Danjo Garan (壇上伽藍) et de Koyasan dans son ensemble est l’endroit dans lequel est célébré un service mémorial bouddhiste de grande importance. Construit par Kobo Daishi, il a été incendié à maintes reprises si bien que le hall actuel constitue le septième hall construit en l’an 7 de l’ère Showa (soit en 1932).

On fait face à Kondo en passant par la porte Chumon, porte d’entrée du complexe Danjo Garan. On peut également y voir les pins de Sanko no Matsu qui font référence au sankosho (三鈷杵) lancé par Kobo Daishi lors de sa recherche d’un lieu adapté pour diffuser le bouddhisme ésotérique Shingon.

Adresse : 132 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山132)
Tarif : 200 ¥

⑥ Mausolée du clan Tokugawa (徳川家霊台)

Adresse : 682 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山682)
Tarif : 200 ¥

La plupart des temples sont ouverts de 8:30 à 17:00 et il est interdit de prendre des photos à l’intérieur. En souvenir, complétez votre Goshuin-cho (御朱印帳) en repartant avec le Goshuin (御朱印) de chaque temple que vous visitez.

Après ça, le voyageur a complété une partie de sa journée d’excursion et de visites ! Il peut terminer par les autres endroits populaires tels que le cimetière d’Okuno-in (奥の院) et la porte Daimon (大門) s’il ne les a pas encore explorés.

D’un côté, la porte Daimon (大門), marquant l’entrée dans la ville, au sommet de la montagne. Du haut de ses 25,1 mètres de hauteur, c’est une porte imposante par sa structure à deux niveaux. Parfaite en tant que porte générale de l’ensemble de la montagne, c’est elle qui accueille les visiteurs à leur arrivée. La porte actuelle a été reconstruite en l’an 2 de l’ère Kan-ei (1705). Sur les deux côtés de la porte, les statues des deux divinités gardiennes Kongo-rikishi (金剛力士) exercent leur autorité.

De l’autre côté, Okuno-in (奥の院), second grand lieu saint après le complexe Danjo Garan. Pour l’atteindre depuis ce dernier, suivre la route principale à pieds ou en bus jusqu’au pont Ichinohashi (一の橋). Puis emprunter d’abord le Sando (allée d’accès à un temple), sur une longueur de 2km environ où se dressent de vieux cyprès du Japon ayant traversé plusieurs centaines d’années. Plus d’une dizaine de milliers de tombeaux sont alignées et laissent ressentir la ferveur des croyances de Koyasan.

Traversée du cimetière, passage par le pont Gobyobashi (御廟橋) menant au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et c’est l’entrée sur une zone sacrée. Qui dit zone sacrée dit cependant photos, smartphone, nourriture et boissons interdits. Le visiteur se contente de marcher paisiblement tout en se vidant l’esprit. Pour les croyants, Kôbô Daishi est toujours parmi nous, priant éternellement pour la paix et la prospérité. L’endroit est d’un charme impressionnant et les lanternes de Torodo (燈籠堂) sont resplendissantes. Avant de traverser le pont, les moines ou les touristes mettent en ordre leurs vêtements et s’inclinent avant de pouvoir passer.

De là, pour continuer à parcourir les terres sacrées et découvrir de nombreux temples cachés, il est possible d’emprunter le circuit circulaire Koya Sanzan (高野三山) qui effectue le tour de la zone sacrée d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山) sur une longueur de 10 km.

De retour vers le centre de la ville, penser à s’arrêter devant Asekaki Jizo (汗かき地蔵), cette divinité gardienne du bouddhisme (地蔵, jizo) censée protéger les enfants et les voyageurs en particulier, se substitue aux souffrances des êtres humains et étant donné qu’il les portent toutes sur ses épaules, on raconte qu’il est en permanence en train de suer (汗かき, asekaki signifiant transpiration). A côté de lui se trouve le puits Sugatami no ido (姿見の井戸). On raconte que si l’on regarde au fond du puits et que l’on ne voit pas son reflet, cela signifie que l’on va mourir dans les trois ans à venir.

Ainsi la Mission est complétée ! Le voyageur regagne le centre de la ville en repassant par l’allée Sando en sens inverse et le pont Ichinohashi (一の橋) et quitte les lieux le cœur pur et apaisé.

Budget approximatif

Combien prévoir pour se rendre à Koyasan ? En se basant sur un séjour d’un weekend avec nuit dans un Shukudo et visites des temples de la ville, voici des chiffres approximatifs pour une personne partant de la préfecture d’Osaka.

  • Transport : 3 220 ¥
  • Logement : 19 800 ¥
  • Nourriture : 4 741 ¥
  • Visites : 3 300 ¥
  • Achats : 9 988 ¥

Total : 41 049 ¥ (~ 350 €)

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▶ Koyasan Stay : Séjour dans un Shukubo (宿坊)

Pour vivre pleinement un séjour dépaysant et renversant à Koyasan (高野山), lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師), prenez le temps d’y rester au moins une nuit et profiter d’une hospitalité unique. Il y a un large choix de temples proposant un hébergement dans des chambres traditionnelles avec onsen (温泉) : on les appelle Shukubo (宿坊) !

A première vue, un Shukubo ressemble à une simple auberge de voyageurs ou à un Ryokan (旅館, auberge traditionnelle et typique du Japon). Cependant, la différence la plus attrayante se trouve dans l’hospitalité. En effet, ce genre d’hospitalité dont on bénéficie dans un Shukubo ne se trouvera nulle part ailleurs ! Seul un Shukubo offrira l’expérience directe du bouddhisme et la dégustation de ses plats végétariens du monastère tout en permettant à ses visiteurs de se sentir apaisé et relaxé.

Les tarifs varient selon les services proposés mais en moyenne, comptez entre 15 000 ¥ et 20 000 ¥ la nuit avec petit déjeuner bouddhiste traditionnel inclus. Malgré ce prix, les temples affichent très vite complet. Il est d’ailleurs recommandé de réserver quelques semaines en avance.

Dans cet article, Kimi vous propose de passer une nuit chez…
Koyasan Onsen Fukuchiin (高野山温泉福智院) !

※ Introduction

Parmi la centaine de temples entourant Koyasan se trouve le temple Fukuchiin (福智院) qui existe depuis 800 ans avec comme représentant bouddhiste Aizen Myouoh (愛染明王).

Situé au cœur de la ville, le Shukubo Koyasan Onsen Fukuchiin propose des hébergements de style japonais dans un temple bouddhiste historique. Les voyageurs peuvent se détendre dans les bains thermaux publics, découvrir les transcriptions manuscrites de sutra (写経, sha-kyō), et écouter la récitation des sutras pendant l’office bouddhiste du matin.

À pieds depuis le Shukubo, il est possible de rejoindre la porte Daimon de Kongobu-ji (金剛峯寺大門) en 15 minutes et le temple Kongobu-ji (金剛峯寺), en 5 minutes.

Adresse : 657 Koyasan, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山657)
Accès : Takano Keisatsu Mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://www.fukuchiin.com/

※ Chambres et Services

Revêtues de tatami au sol, les chambres de style japonais disposent des commodités nécessaires. Toutes sont pourvues d’une télévision et d’un coffre-fort et les mieux situées dans le temple offrent également une vue sur les jardins. Équipements de toilette, yukata et serviettes sont fournies pour permettre un confort semblable à celui des Ryokan. Les voyageurs dorment dans un futon traditionnel apporté après le dîner et soigneusement préparé par le personnel.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, les voyageurs peuvent profiter de bains thermaux publics intérieurs et exclusivement en plein air, ainsi que de salles de sauna. Après une longue journée de randonnée dans la montagne ou de balade au cœur des temples de la ville, c’est un moment de détente et de relaxation fort appréciable. Ils peuvent également se poser et admirer les jardins traditionnels Tosen (登仙庭), Aizen (愛染庭) et Hasuna Yuzen (蓮菜遊仙庭) conçus par Shigemori Mirei (重森三玲), célèbre artiste paysagiste de l’ère Showa (昭和). Envie de repartir avec des souvenirs ? Il est possible d’en acheter à la boutique du temple. Enfin, des journaux quotidiens et une bagagerie sont disponibles à la réception.

A l’arrivée pour le check-in, les moines accueillent chaleureusement les voyageurs tout en offrant une hospitalité dévouée. Malgré la barrière de la langue, ne parlant que très peu anglais, ils font la faveur de bien expliquer le fonctionnement des lieux et offrent une petite visite des différentes pièces du temple.

※ De la cuisine bouddhiste (精進料理) pour le repas

Des plats bouddhistes traditionnels végétariens sont servis pour le petit-déjeuner. Des dîners sont également préparés sur demande préalable et au prix de 3 300¥. Tous les repas sont servis en chambre à l’heure souhaitée ou dans la salle à manger pour les groupes, sous réservation obligatoire. Ici aussi, le client se sent roi. Les repas, alliant simplicité et esthétique, sont délicatement disposés à table avec une explication pour chaque plat.

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Il serait regrettable de ne pas profiter de cette délicieuse cuisine même si elle exclut complètement viande et poisson. Les plats utilisent adroitement le gluten de blé, le wasabi de Kanayamaji (金山寺わさび) et le tofu de Koya (高野豆腐) comme substituts à la viande et offrent un aperçu des compétences, de la culture et de l’histoire des habitants de Koyasan. Les repas se composent également de plantes sauvages fraîches et de légumes de saison.

Voici par exemple un délicieux dîner (夕食) de chez Koyasan Onsen Fukuchiin, incluant :

  • légumes macérés (漬け物, tsukemono)
  • tofu nabe (豆腐鍋) accompagné de légumes et de plantes
  • tofu de Koya (高野豆腐)
  • peau de tofu (湯葉, yuba)
  • konjac (こんにゃく, konnyaku)
  • tempura (天ぷら)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • divers accompagnements en petite quantité (châtaigne, patate douce, aubergine, haricot vert…)
  • mochi (餅)
  • kaki (かき)
  • thé chaud (ほうじ茶, houjicha)

Et pour un bon petit-déjeuner (朝食) complet, on retrouve :

  • tororo (とろろ) avec feuilles de nori (のり) et sauce soja (しょうゆ, shoyu)
  • pot-au-feu de tofu frit ganmodoki (おでんがんもどき, oden ganmodoki)
  • salade de tofu (豆腐の白和え, tofu no shiraae)
  • soupe miso (味噌汁, misoshiru)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • tofu nabe (豆腐鍋)
  • hijiki (ひじき)
  • prune séchée (梅干し, umeboshi)
  • thé vert chaud (緑茶, ryokucha)

Savourez tranquillement et silencieusement votre repas tout en prenant le temps d’apprécier le gout de chaque aliment. Une fois terminé, il ne reste qu’à prévenir la réception par téléphone pour demander à débarrasser.

※ Office bouddhiste et expériences atypiques

Le point culminant d’un séjour dans un Shukubo est sans doute l’expérience de l’office bouddhiste (お勤め, otsutome) : la récitation des sutras qui imprègne le silence matinal, créant une atmosphère solennelle et vivifiante tout à fait unique.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, ça commence à 6 heures tous les matin et ça dure environ 50 minutes ! Rassemblement dans la salle principale (本堂, Hondo). Inutile de réserver, il faut juste se présenter à l’heure, vêtus de vêtements normaux (pas en yukata) et se purifier les mains à l’entrée avec de l’encens avant de s’asseoir sur le sol. Pendant que les moines récitent les sutras, les visiteurs viennent s’incliner silencieusement derrière eux à tour de rôle pour prier. La cérémonie termine par un discours en japonais du moine principal, incluant des remerciements dans différentes langues (dont le français !) et la possibilité d’admirer les trésors de la pièce et de se rendre aux jardins.

Les visiteurs peuvent aussi profiter de leur soirée en s’essayant à d’autres expériences atypiques comme le Shakyo (写経), l’écriture manuscrite du sutra Hannya Shingyo (般若心経, le Sutra du Cœur), au prix de 1500 ¥ (réservation nécessaire). Cette pratique se différencie de la calligraphie ordinaire et peut-être considéré comme un exercice mental. En traçant chaque trait avec concentration, il est dit que le cœur s’apaise. Ecrivez votre souhait et tracez. Votre Shakyo recevra ensuite une bénédiction lors des offices bouddhiques du matin et est en général conservé au temple.

Enfin, il est possible de tester le Hourai (宝来), une décoration traditionnelle unique à Koyasan. Son design est réalisé de façon à attirer la chance. Le Hourai est réalisé avec du papier artisanal traditionnel de Koyasan. Compter 2000 ¥ (réservation nécessaire) pour réaliser son propre Hourai.

※ Kimi témoigne

• Points positifs

On se sent dépaysé et en immersion totale dans la culture japonaise et l’univers du bouddhisme. J’ai découvert beaucoup d’aspects des traditions japonaises dans les manga. J’ai l’impression de vivre en vrai ceux de mon adolescence. Les chambres sont propres et spacieuses avec des futons confortables et le nécessaire pour la toilette. On passe un moment agréable dans les bains. Le repas servi directement dans la chambre à l’heure souhaitée est léger, équilibré et nous permet de découvrir de nouvelles saveurs culinaires. Le personnel est chaleureux et respectueux. Si vous parlez un peu japonais, vous pouvez facilement engager la conversation avec eux.

• Points négatifs

On loge dans un monument religieux et ancien, ce qui implique le fait que les chambres n’ont pas de clef et qu’elles se verrouillent seulement depuis l’intérieur. Heureusement, il y a toujours des coffres-forts mais le fait de quitter sa chambre temporairement sans pouvoir la fermer à clef pourrait en déranger certains. Bien que les chambres soient équipées de chauffage, l’ancienneté du bâtiment fait qu’il fait en hiver très froid dans les couloirs. Attention au coup de froid lorsqu’on se rend aux bains ou aux toilettes !

• Bilan

Expérience unique au cœur du bouddhisme et des merveilles de Koyasan ! À expérimenter une fois dans sa vie au dépourvu d’un choc culturel probable !


Avez-vous déjà séjourné dans un Shukubo ?
Quelles ont été vos impressions ?


♫ Un article = Une chanson ► FTISLAND – Stay