1

▶ Wherever I Go : 22 juin 2020 ; 5 ans au Japon

22 juin 2020. Il y a un an, en rédigeant mon article des 4 ans, je ne pensais pas que cet article serait publié un jour. Comme quoi l’avenir n’est jamais vraiment tracé et le moindre événement, la moindre chose peut tout modifier ! En tout cas, voilà, 5 ans désormais que j’ai posé le pied au Japon avec pour projet de m’y installer pour quelques temps, ce « quelques temps » qui s’est transformé en « 5 ans… voire plus ». Ouais, le Japon aura du mal à se débarrasser de moi pour l’instant !

Cette année fut vraiment épanouissante ! Des voyages et des expériences incroyables ! Même si après 4 ans, la liste des mauvais côtés du Japon se rallongeait et parfois me désespérait, le Japon n’aura finalement pas fini de me faire rêver et de me surprendre ! Après tout, chaque pays a ses bons et ses mauvais côtés ! La première est que je ne regrette pas d’avoir quitté Tokyo pour le Kansai ! Merci Ecole (pas) Sympa de m’avoir fait « sombrer », ça m’a ouvert la meilleure porte ! Ma nouvelle vie dans le Kansai m’a permise de redevenir un peu un pigeon voyageur et réveiller mon âme d’aventurière ! Les voyages, c’est tellement génial, même si la plupart ne duraient qu’un weekend ! Je me découvre encore une nouvelle partie de moi-même en voyageant, je me sens davantage épanouie et plus forte. Je me ressource et à la fin de chacun d’eux, je suis de nouveau prête à relever de nouveaux défis et à continuer à aller de l’avant.

Comme chaque année, faisons donc le bilan :
J’ai fait un road trip à Hokkaido.
J’ai escaladé le Mont Fuji pour la troisième fois et fait le tour du cratère.
– Je suis allée à FujiQ (enfin !!)
– J’ai du commencer à porter des lunettes de vue.
– J’ai profité des festivals d’été comme il y a 5 ans à mon arrivée, avec Bon Odori et feux d’artifice.
– J’ai réussi le JLPT N3 !
Je me suis tapée un déménagement seule du Kanto au Kansai. J’ai porté des cartons et des meubles comme un homme, j’ai appris à gérer l’administratif et l’organisation, à passer des coups de fils en japonais et surtout à gérer le stress de tous ces préparatifs.
J’ai porté le mikoshi lors du festival Kitazawa Hachiman Jinja à Shimokitazawa.
– J’ai expérimenté un nouveau domaine professionnel et je me suis découverte de nouvelles compétences. Pas seulement, j’ai assisté à beaucoup d’événements et expérimenté beaucoup de choses de la culture japonaise et des traditions : les festivals de sport scolaire (運動会), la récolte de mikan (みかん狩り, mikan gari), la fabrication du mochi (mochitsuki)… J’ai récité deux discours en japonais, chanté les chansons de Noël populaires au Japon et joué l’interprète anglais-japonais pour le père Noël et les enfants pendant les spectacles de Noël.
Je suis allée à Universal Studios pour Halloween.
J’ai eu 30 ans et je trouve que c’est vraiment un bel âge finalement !
– J’ai commencé à collectionner les Goshuin.
– J’ai escaladé le Mont Koya deux fois et visité la ville. J’ai séjourné dans un temple, ai participé aux cérémonies bouddhistes et goûté le plat traditionnel bouddhiste.
– J’ai voyagé dans divers endroits du Kansai comme Nachi-Katsuura avec excursion aux chutes de Nachi, Uji avec dégustation de matcha dans des ramen, smoothie, glace et pancakes,…
– J’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes et créé des amitiés grâce aux événements Meetup.
– Grâce à Kotoba House Liceo, j’ai fait et refait l’expérience de la culture et des traditions japonaises : cérémonie de thé, calligraphie, essai de kimono…
– J’ai redécouvert les coins du Kansai que j’avais déjà visité six ans auparavant pour les aimer davantage : Kyoto, Osaka, Kobe, Nara…
– J’ai participé au festival Jidai Matsuri (時代祭) à Kyoto
– J’ai parcouru les îles entre Onomichi (préfecture d’Hiroshima sur Honshu) à Imabari (préfecture d’Ehime sur Shikoku) à vélo en passant par Shimanami Kaido.
J’ai obtenu le permis national japonais.
– On m’a offert un poste normalement destiné à un(e) Japonais(e) avec plus de responsabilités, de la paperasse et de la communication en japonais, en plus d’enseigner l’anglais à plus de 100 enfants japonais dynamiques et énergiques. C’est parfois difficile, mais c’était le challenge qui me manquait dans ce travail de prof d’anglais. Et je m’éclate comme une enfant !
– Je suis passée du vélo au scooter. Vive la liberté sur les routes et la découverte de beaux endroits au hasard !
– J’ai commencé à réaliser des vidéos et ai donc lancé ma chaîne Youtube
– Après un cours d’essai dans un club de ma ville, j’ai décidé de reprendre le tennis.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

C’est une liste bien longue ! Et j’en suis contente, je me suis bien rattrapée par rapport aux trois années précédentes où j’avais peu voyagé à travers le pays. J’en suis à cinq ans au Japon et je croque la vie à pleine dents ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ce pays malgré ses défauts et quelques déceptions. Je n’ai pas l’intention de quitter le Japon tout de suite ! Première raison : il me reste encore et toujours beaucoup à faire, beaucoup à découvrir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Shikoku
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Goto, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali, au Vietnam…
– Réussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Ce n’est pas garantie que je réussisse à tout accomplir en une année mais peu importe ! Ça prendra le temps qu’il faut. L’important c’est qu’en attendant, ma vie dans le Kansai reste épanouissante avec un bon équilibre et plus de positif que de négatif. Je ne sais pas ce que cette sixième année me réserve mais je souhaite qu’elle me permette de m’enrichir davantage et qu’elle m’apporte toujours plus de bonheur !


♫ Un article = Une chanson ► OneRepublic – Wherever I Go

2

▶ Future Looks Good : Kimi no Nikki (mars 2020)

Le retour des beaux jours, en partie. Les températures remontent progressivement, mais il y a encore quelques journées très fraîches. En tout cas, ça devient vraiment agréable de sortir et se balader à pied ou à vélo, profitant des rayons du soleil.

En mars, l’année scolaire (et fiscale 😂) se termine. On clôture les objectifs de l’année, on fait de petites fêtes, il y a la cérémonie de remise des diplômes (卒業式) et les fêtes d’adieu ou de bienvenue aux professeurs et employés (送別会, ウェルカムパーティー).

Et avant de reprendre du service, on se relaxe un peu pendant quelques jours de repos bien mérités. Bref, en mars, on bouge et on profite de chaque instant !

※ Les événements du mois

• Hina Matsuri (雛祭り 🎎)

Le 3 mars, c’est Hina Matsuri (雛祭り), soit littéralement la fête des poupées ! Vous avez aperçu récemment par hasard des poupées japonaises aux alentours des temples, dans les devantures de certaines boutiques, les écoles ou bien chez vos amis japonais ? C’est normal, c’est pour célébrer cette fête, destinée en particulier aux petites filles. Il s’agit de leur souhaiter une bonne croissance, le bonheur et la santé. Cette fête remonte à l’époque Heian (平安時代).

Quelques jours avant et pendant Hina Matsuri, appelé aussi Momo no sekku (桃の節句, fête de la pêche) des poupées traditionnelles japonaises sont exposées pour protéger des mauvais esprits et de la malchance. Cette fête est célébrée dans la plupart des foyers, qu’il y ait une fille mariée ou non.

Les poupées sont posées sur des petites estrades à plusieurs niveaux. Ces poupées spéciales, qui se transmettent parfois de génération en génération, sont rangées dans un carton tout le reste de l’année. Elles représentent des personnages de la cour impériale de l’ère Heian. On retrouve :
– l’Empereur (お内裏さま, O-Dairi-sama)
– l’Impératrice (お雛さま, O-Hina-sama)
– les trois domestiques, trois dames de cour (三人官女, san-nin kanjo)
– les cinq musiciens (五人囃子, go-nin bayashi) dont un chanteur

L’escalier sur lequel sont disposées les poupées est appelé hina kazari (雛飾り), il est recouvert d’un tapis rouge. Sur le niveau le plus haut, on retrouve l’Empereur à gauche et l’Impératrice à droite ; un paravent doré fait souvent office d’arrière-plan. Sur le deuxième niveau sont disposées les trois dames de cour portant des flacons de saké. Les cinq musiciens se tiennent sur la troisième marche.

Divers petits objets de décorations accompagnent ces poupées comme par exemple :
– deux lampes japonaises en papier (雪洞, bonbori) aux côtés de l’Empereur et de l’Impératrice
– du hishimochi (菱餅, petits mochi tricolores en forme de parallélogramme)
– des fleurs de pêchers (桃の花)

Il arrive de trouver d’autres personnages secondaires sur d’autres niveaux inférieurs. La quatrième étagère inclut souvent deux ministres (大臣, daijin) : le ministre de gauche (左大臣, sadaijin) représenté par une personne âgée (年配者, nenpaisha) et placé à droite, et le ministre de droite (右大臣, udaijin) représenté par une jeune personne (若者, wakamono) et placé à gauche. La cinquième est pour les serviteurs (従者, jusha) ou les gardes (衛士, eji).

Bien sûr comme chaque fête qui se respecte, il y a des spécialités à boire et à manger ! Pour célébrer Hina Matsuri, on boit traditionnellement du amazake (甘酒) ou du shirozake (白酒), boissons peu ou pas alcoolisées à base de riz, et on mange des hina arare (ひなあられ, biscuits à base de riz) et des chirashi sushi (ちらし寿司).

Les festivités prennent fin le soir-même. Selon la croyance traditionnelle, il faut ranger les poupées le soir du 3 mars, sans quoi la fille de la maison ne pourra pas se marier pendant un an.

• Cérémonie de fin d’année (卒園式)

Après tous les événements, festivals et sorties scolaires, le dernier rassemblement qui clôture une riche année scolaire de plus : la cérémonie de fin d’année (卒園式, sotsuen shiki). Pour ça aussi, les Japonais ne font pas les choses à moitié !

Vêtu(e) de notre plus beau costume ou tailleur noir, ou encore d’un hakama (袴, vêtement de cérémonie du type mariage, remise de diplôme, etc… assortis aux kimonos), les professeurs et enfants se tiennent prêt pour la cérémonie planifiée un dimanche matin.

Les parents prennent place dans la salle. Tout est préparé pour l’événement, la scène est décorée de fleurs, de jeux et divers objets en rapport avec la scolarité. Sous un doux son de piano, les professeurs suivis des enfants entrent en salle pour prendre place à leur siège désigné. Tout est orchestré de manière presque militaire ! Gestes délicats, rythmés et synchronisés, inclinaison dès que l’on se lève et se présente au public ou quand on doit passer quelque chose à une autre personne.

Le directeur (園長, enchô) monte ensuite sur scène pour remettre le certificat, une magnifique calligraphie. Les enfants sont appelés par leur nom complet pour recevoir le leur. Ici aussi, les gestes sont précisément étudiés : on s’avance, lorsque le directeur félicite l’élève (おめでとう, omedetou en japonais), ce dernier le prend avec les deux mains, bras tendus et tout en s’inclinant répond « merci beaucoup » (ありがとうございます, arigatou gozaimasu). Il recule de deux pas, met le certificat sous le bras droit et se retire sous les applaudissements du public. Les professeurs en charge de ces petits diplômés reçoivent également une récompense pour leur travail.

D’autres discours suivent, livrés avec nostalgie et émotions dans un silence religieux, si bien qu’on se croirait presque à un enterrement. Quelques larmes coulent sur les visages des professeurs émus et de quelques parents. Enfin, le personnel de l’école se rassemble devant la scène pour recevoir un bouquet de fleurs remis par les élèves.

La cérémonie termine en chansons ; l’hymne de l’école et de la cérémonie de fin d’année, interprétées par les enfants face à leurs parents avant de quitter la salle sous le même son de piano qu’à l’entrée. Ils regagnent leur salle de classe pour les derniers instants avec leur professeur et pour se remémorer l’année passée. Il est midi, il est temps de quitter l’école en saluant une dernière fois tous les professeurs.

Une matinée riche en émotions et aussi en larmes. Pour les professeurs ce sont des au revoir bouleversants car leurs élèves, qui ont terminé leur année en tant que Nen-cho (年長, section des plus âgés, la grande section comme on appelle en France), quittent l’école maternelle pour rejoindre l’école primaire dès la rentrée d’avril. Les petits deviennent grands, c’est une étape de franchie et on leur souhaite le meilleur et surtout un avenir radieux ! Encore une fois, おめでとう !

• Pots de départ & fêtes de bienvenue (送別会 & ウェルカムパーティー)

En cette période de transition en même temps que l’année scolaire, dans les entreprises japonaises, les employés partent en retraite, changent de société et les jeunes diplômés intègrent leur première entreprise. À ces occasions, on célèbre des fêtes de bienvenue (ウェルカムパーティー) et des pots de départ (送別会).

Les Japonais, si ce n’est pas dans le cadre professionnel, discutent très peu au travail. Ces soirées sont donc l’occasion de se connaitre un peu plus et de partager des centres d’intérêts communs. On se relaxe, on rigole, on réalise que derrière l’apparence froide et fermée de certains de ses collègues se cache une personnalité cool et gentille. Un étranger, malgré la barrière de la langue, réalise qu’il est entouré de bonnes personnes !

Pour marquer ces soirées, les Japonais se rassemblent donc un soir en semaine et choisissent un Izakaya (居酒屋), lieu de rassemblent idéal pour ces fêtes puisque la plupart des Izakaya proposent des formules spéciales et proposent de longues tables basses séparées dans des petites salles pour offrir à chaque groupe tranquillité et convivialité et éviter d’être dérangé par d’autres clients trop bruyants.

C’est à Ginraku (吟楽) que l’on réserve une table avec 3 heures de boisson à volonté (飲み放題3時間制) et une formule repas déjà décidé, les plats étant servis à plusieurs intervalles. Au menu : edamame (枝豆), sashimis (刺身), tebasaki (手羽先), patates frites (ポテトコロッケ), frites (フライドポテト), poulet (ローストチキン), riz cantonais (チャーハン) et chou à la crème (シュークリーム) accompagnés de bière, umeshu (梅酒), cocktails, et nombreuses autres boissons alcoolisées ou non-alcoolisées. Il y a beaucoup de choix mais la qualité est moindre (c’est souvent le cas des boissons à volonté). Mais en plus, quand on a faim et soif, on trouve le service pas assez rapide et la quantité insuffisante en nourriture. Il est possible de redemander des edamame et des frites à volonté mais cela suffit peu si bien qu’on rajoute à la carte tempura (天ぷら), karaage (唐揚げ) et du camembert frit (カマンベルチーズフライ)…

Endroit sympa, atmosphère tranquille, serveurs gentils mais peut mieux manger et boire ailleurs ! La soirée demeure cependant réussie et se termine par une distribution de cadeaux et un petit discours !

Ginraku (吟楽)
Adresse : Hirakata Take Two Building 3F, 1-2-3 Shinmachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市新町1-2-3 枚方テイク・ツービル3F)
Accès : Hirakata-shi Station (Keihan Line) sortie nord
Site internet : https://andmowa49.owst.jp

• Hanami (花見🌸)

Aux alentours du 20~22 mars, les fleurs de cerisiers ont commencé à fleurir dans les régions de l’île principale du Japon. Plus tôt encore que les années précédentes et malgré la propagation du Coronavirus, les Japonais ne manqueraient ce spectacle pour rien au monde !

Habitant d’Hirakata (枚方市), dans la préfecture d’Osaka (Kansai), Kimi no BLUE TRAVEL vous emmène cette année au parc Yamadaike (山田池公園) pour admirer les fleurs de cerisiers !

Elles fleurissent de fin mars à début avril. À la date du 24 mars, différents types de fleurs de cerisiers ont enfin fleuri pour montrer leur beauté et leurs couleurs dans différentes zones du vaste parc :
🌸 yoko sakura (陽光桜, cerisier de la lumière du soleil) de couleur rose bonbon dans la place de la liberté (自由広場)
🌸 kanhi zakura (カンヒザクラ, cerisier de Formose) de couleur rose foncé que l’on peut observer à l’entrée Fujisaka (藤阪入口), dans la place de la liberté (自由広場) et la place Kawahara (川原広場) où on peut fêter le Hanami comme il se doit autour des fleurs, d’un pique-nique ou encore un barbecue
🌸 shidare zakura (シダレザクラ, cerisier pleureur) de différentes couleurs roses et aux pétales fines près du bureau du parc (管理事務所) ou de l’espace hanakien (花木園)
🌸 yamazakura (ヤマザクラ) d’un blanc éblouissant dans le village fruitier (実りの里) ou la vallée momiji (もみじ谷)
🌸 kohigan zakura (コヒガンザクラ) dans la place Kawahara (川原広場)

On peut voir aussi des fleurs de pêcher (桃の花) et d’autres fleurs printanières teintant le parc de multiples couleurs.

Les visiteurs ravis viennent se balader sous un soleil radieux mais avec du vent froid, les enfants s’amusent aux airs de jeux, les familles ou groupes d’amis s’installent sous quelques arbres avec un pique-nique pour fêter dignement le Hanami (花見 ).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il n’y a pas de meilleure façon d’accueillir le printemps et de bien démarrer ce changement de saison en forme et avec le sourire !

Yamadaike Park (山田池公園)
Adresse : 1-1 Yamadaike Kouen, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市山田池公園1−1)
Accès : Fujisaka Station (JR Line) sortie nord
Site internet : http://yamadaike.osaka-park.or.jp

※ Les sorties et excursions du mois

• Iwashimizu Hachiman-gu (石清水八幡宮)

Un dimanche tranquille du côté de Yawata (八幡市), ville voisine d’Hirakata (枚方市) mais située dans la préfecture de Kyoto (京都府).

Promenade sous un soleil agréable dans les quartiers résidentiels calmes et les rues peu fréquentées (à part quelques habitants du coin et quelques voitures qui passent) jusqu’à la station Iwashimizu-Hachimangu où se trouve le sanctuaire Iwashimizu Hachimangu (石清水八幡宮), trésor historique national.

À l’arrivée du côté de la station, deux options pour rejoindre le sanctuaire principal perché au sommet du mont Otokoyama (男山山上) :

  • un petit peu de marche et de montée d’escaliers depuis la première torii (石清水八幡宮一ノ鳥居) marquant l’entrée de la zone sacrée, environ 30 minutes
  • prendre le téléphérique Otokoyama Cable (男山ケーブル), 3 minutes de trajet suivi de 5 minutes de marche

En choisissant la marche à pied, deux voies d’accès sont possibles pour atteindre l’entrée du bâtiment principal (本殿) du sanctuaire : urasando (裏参道), le plus court, et omotesando (表参道), le plus long. La montée des marches peut s’avérer être un calvaire pour les moins sportifs mais quand on aime la nature, la marche au milieu des arbres et des bambous vaut le coup. Sur le chemin, on découvre en plus les petits sanctuaires secondaires comme Iwashimizusha (石清水社). Arrivé face à la troisième torii (石清水八幡宮三ノ鳥居), une longue allée de lanternes en pierre, appelées dai-toro (台灯籠) marque la dernière étape avant de pouvoir enfin approcher le cœur du sanctuaire.

Désigné comme l’un des trésors nationaux du Japon, Iwashimizu Hachimangu est d’un rouge resplendissant et imposant. Pas mal de visiteurs se rendent sur ce lieu sacré, commençant par la purification (手水, temizu) à la fontaine dédiée, appelée temizuya (手水舎), suivi d’une petite offrande au saisenbako (賽銭箱, tirelire en bois) devant la salle de culte Haiden (拝殿) et d’une prière en suivant les directives propres aux sanctuaires shintoïstes. Ceux qui en font la collection se dirigent ensuite vers l’office pour recevoir le Goshuin (御朱印) et terminer par le tour du hall principal où se trouvent d’autres petits sanctuaires.

Pour se reposer après la marche et reprendre des forces, il y a le restaurant Sekisuitei (石翠亭) qui sert du karaage (唐揚げ), des soba, des glaces et des boissons. Enfin, il y a l’observatoire d’Otokoyama (男山展望台) où la vue sur la ville ne se refuse pas, peu importe la saison !

Iwashimizu Hachimangu (石清水八幡宮)
Adresse : 30 Yawata-takabo, Yawata, Kyoto (京都府八幡市八幡高坊30)
Accès : Iwashimizu-Hachimangu Station (Keihan Line)
Site internet : http://www.iwashimizu.or.jp/

• Une journée à Nara (奈良日帰り旅)

Pendant un séjour dans le Kansai (関西) ou habitant du Kansai (関西の市民), une journée pour découvrir Nara (奈良) est suffisante. Sauf quand on aime, on ne compte pas et donc y aller deux fois, trois fois… Oui pourquoi pas ?

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Nara !

Arrivée à la gare de Nara, on s’aventure dans la rue Sanjodori (三条通り) et la rue commerçante Higashimuki (東向商店街), où les boutiques et restaurants commencent à ouvrir les uns après les autres, en direction de Nakatanidou (中谷堂) pour l’ouverture du magasin à 10h00 pétantes ! Rien de mieux que de commencer la journée avec un bon kusamochi (草餅), appelé aussi yomogi mochi ! Mais surtout, si beaucoup de visiteurs se rassemblent devant la vitrine de cette petite boutique, c’est pour y voir un mini-show qui vaut le coup d’œil : le mochitsuki, la fabrication de mochi (餅つき) la plus rapide qui soit (même pas 5 minutes !), réalisée par les gérants du magasin, soit le père et le fils.

Les heures de mochitsuki sont irrégulières. Si vous souhaitez à tout prix voir la fabrication de mochi en direct, demandez lors de votre passage au magasin « 次の餅つきは何時ごろ? » (Tsugi no mochitsuki wa nanji goro? = A quelle heure environ est le prochain mochitsuki ?). Il faut parfois attendre une heure après l’ouverture mais cela en vaut la peine ! Ce jour, la première session commence à 11 heures et se répète par la suite à intervalles de 10~15 min environ, tant qu’il y a besoin de remplir les stocks.

Cela commence par une pâte verte de riz gluant battue dans un mortier en bois. Le duo père-fils est ensuite parfaitement coordonné dans les gestes et mettent une incroyable énergie en frappant ! Avec autant de force et de rapidité dans sa conception, le mochi ne peut être qu’un délice ! Et ça l’est ! Extra doux et gluant, il se consomme en trois bouchées.

Aussitôt terminé, les mochi, saupoudrés de kinako et contenant de la pâte de haricots rouges, sortent en plusieurs portions pour être servis aux clients impatients de les goûter fraîchement préparés. Ils sont vendus par milliers chaque jour ! Un mochi à l’unité coûte 150 ¥, le paquet de quatre 600 ¥ et le paquet de six 900 ¥. Une expérience passionnante et une excellente dégustation !

On part un peu plus au sud, où se trouve le premier temple authentique du Japon, Gangoji (元興寺). L’architecture du bâtiment principal, Gokuraku-do (極楽堂), n’a rien d’exceptionnel mais le hall Horin-kan (法輪館) propose des expositions intéressantes et renferme d’incroyables trésors dont une pagode miniature et des statues et sculptures de bouddha et autres divinités. En cette saison, il y a quelques spots de fleurs de cerisier autour de la salle Zen (禅室), bâtiment situé derrière Gokuraku-do dont le Yogo Sakura.

En remontant vers la rue Sanjodori (三条通り), on tombe sur le temple dominant la partie ouest du parc Nara, classé au patrimoine mondial, Kofukuji (興福寺) avec ses très belles pagodes, son hall d’or et ses nombreux autres trésors nationaux.

Puis on rejoint le cœur du parc Nara (奈良公園) pour poursuivre l’après-midi parmi la nature et surtout les cerfs Shika, très nombreux dans le coin. Promenade dans un environnement composé de temples, de pagodes, d’arbres abondants et de pelouses verdoyantes. Passage par les étangs Ara-ike (荒池) et Sagi-ike (荒池), le pavillon Ukimido (浮見堂) et direction l’est, au cœur de la foret où se situe le grand sanctuaire Kasuga Taisha (春日大社), accessible par ses longues allées bordées de milliers de lanternes en pierre dai-toro (台灯籠), attire les visiteurs. Mais en se promenant dans les chemins voisins et en s’éloignant de l’affluence de touristes on découvre d’autres petits sanctuaires comme Wakamiya Jinja (若宮神社) ou Kii Jinja (紀伊神社).

En fin d’après-midi, c’est le moment de retourner vers Todaiji (東大寺) et son Daibutsu-den (大仏殿, salle du Grand Bouddha), plus grande construction en bois au monde qui abrite une statue colossale en bronze du Grand Bouddha (大仏, Daibutsu). Imposant et gigantesque… On l’admire avec fascination. Voilà qui termine bien la journée d’excursion… ou presque ! On aurait préféré cette journée avec un beau soleil printanier et non de la pluie !

Nakatanidou (中谷堂)
Adresse : 29 Hashimoto-cho, Nara (奈良県奈良市橋本町29)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.nakatanidou.jp/english/

Temple Gangoji (元興寺)
Adresse : 11 Chuincho, Nara (奈良県奈良市中院町11番地 )
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttps://gangoji-tera.or.jp/

Temple Kofukuji (興福寺)
Adresse : 48 Noboriojicho, Nara-shi, Nara (奈良県奈良市登大路町48)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.kohfukuji.com/

Parc de Nara (奈良公園)
Adresse : 30 Noborioji-cho, Nara (奈良県 奈良市登大路町30)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://nara-park.com/

Sanctuaire Kasuga Taisha (春日大社)
Adresse : 160 Kasuganocho, Nara (奈良県奈良市春日野町160)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.kasugataisha.or.jp/

Temple Todaiji (東大寺)
Adresse : 406-1 Zoshicho, Nara (奈良県奈良市雑司町406-1)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttp://www.todaiji.or.jp

Ce diaporama nécessite JavaScript.

※ Les restau et cafés du mois

• Zen (膳)

De passage à Nara avec l’envie de goûter la spécialité de la préfecture ? Alors direction un endroit zen et détendu pour s’offrir le fameux Azuka nabe (飛鳥鍋), un nabe (鍋, fondue japonaise) contenant du poulet et des légumes mijotés avec du lait.

Il ne s’agit pas de la même chaîne Zen comme celle testée à Tokyo et qui proposait un succulent bol de soba épicé mais un Izakaya à l’ambiance relaxante. On peut y manger différents types de nabe (鍋) ainsi que d’autres plats typiques à la carte ou en formule « course » (コース) comme on retrouve souvent dans les Izakaya pour moins de 3000 ¥ par personne. Il y a aussi des plats coréens comme le cheese takkarubi (チーズタッカルビ) et enfin des ramen, dont le ramen de Yamato et Zen Ramen utilisant de l’huile de mer noire (黒マー油). Assez calme en journée, seule la musique (les tubes du moment et les génériques de drama populaires en cours de diffusion) anime les lieux, ce qui permet de se relaxer et de profiter tranquillement de son déjeuner.

Par contre, qui dit Izakaya, dit possibilité de fumer et la ventilation peu efficace fait que même le voisin à l’autre bout de la salle vous répand sa fumée de cigarette, désagréable quand on apprécie pas spécialement l’odeur.

Si le nabe est considéré comme un plat familial et se consomme donc à plusieurs personnes, il y a également un menu pour une personne contenant une portion réduite avec en accompagnement karaage (唐揚げ), bol de riz (ご飯) et kimchi (キムチ). Le nabe est servi bien chaud, le top en période hivernale. La soupe est onctueuse, avec une quantité raisonnable de poulet et de légumes. Pour moins de 1000 ¥ le déjeuner, on est content !

Zen (膳)
Adresse : Narara 2F, 21-1 Konishicho, Nara (奈良県奈良市小西町21-1 ならら2F)
Accès : Nara Station (JR Line) sortie est, Kintetsu Nara (Kintetsu Line) sortie 2
Site internethttps://zennarara.gorp.jp/

※ Dans ma vie Nippone

• Fin de l’année scolaire et nouveau départ

Au Japon, l’année scolaire se termine en mars et débute en avril. Ce mois était donc celui des derniers cours avec les enfants de la promo 2019~2020. J’ai fait plus de la moitié de l’année et je ne réalise pas que je suis allée jusqu’au bout et qu’elle se termine déjà !

J’ai beaucoup appris des enfants, j’ai expérimenté de nouvelles façons d’enseigner et j’ai pu développer de nouvelles idées pour la rentrée prochaine en espérant que ça me permette d’offrir aux enfants des cours d’anglais encore plus amusants et enrichissants. Bon par contre, je ne suis pas encore prête à avoir et élever des enfants XD. Beaucoup sont adorables mais il y en a aussi des plus turbulents et difficiles à contrôler !

A la rentrée prochaine, un nouveau départ s’offre à moi dans ce travail. Je reprends les rennes d’une des branches, toujours en tant que professeure d’anglais mais avec le management et la gestion de l’école en plus. Fini l’assistante qui vagabonde entre trois branches ! Maintenant je serai responsable de l’une d’elles. Un boulot destiné à une personne de nationalité japonaise, on me l’a accordé à moi ! C’était une opportunité à saisir et un challenge que je n’ai pas peur de relever même si la paperasse en japonais et l’organisation est assez difficile à comprendre. En avril, cette nouvelle aventure professionnelle commence !

En attendant, on profite des vacances et qui dit « vacances » dit « voyage » ! J’ai terminé mars en beauté en prenant 4 jours pour faire Shimanami Kaido à vélo ! 6 belles îles parcourues, 6 ponts impressionnants traversés, 179km en 18h20, 4 montagnes escaladées, 7 temples et 2 châteaux visités, de beaux cerisiers en fleurs le long des routes, des paysages extraordinaires, des heures à les admirer en respirant l’air frais. C’était plus difficile que je ne le pensais mais j’ai au final apprécié le séjour ! Ce fut une expérience incroyable et un voyage inoubliable de plus ! Le guide complet de ce voyage arrivera dans un prochain article !


♫ Un article = Une chanson ► OneRepublic – Future Looks Good

3

► The Crown : Kimi no Nikki (septembre 2019)

Septembre, c’est la transition entre l’été et l’automne. Le climat devient petit à petit de plus en plus supportable et on profite des derniers festivals quand ceux-ci ne sont pas annulés ou perturbés par des typhons.
Enfin, septembre est un mois de changement ! Pour Kimi no BLUE TRAVEL en tout cas ! La vie dans le Kansai débute officiellement ! C’est parti pour une autre aventure avec de nouvelles découvertes et de nouvelles rencontres !

※ Les événements du mois

• Kitazawa Hachiman Jinja Festival 2019 (2019年北澤八幡神社例大祭)

Vous croyez que les festivals sont finis en septembre ? Détrompez-vous ! Il y en a encore ! Et en voici un à ne pas manquer : grand festival annuel du sanctuaire Kitazawa Hachiman qui se trouve dans le quartier de Shimokitazawa. A l’approche de l’automne, le dieu du sanctuaire Kitazawa Hachiman, sanctuaire historique de plusieurs centaines d’années, fondé au cours de l’année de la civilisation de la période Muromachi, est placé dans un mikoshi (御輿) pour aller bénir les habitants et commerçants du quartier.

L’année dernière, le festival était présenté à travers les yeux d’un spectateur. Cette année, on revit le festival en tant que participant et porteur d’un des mikoshi (御輿) !

Ça commence dès le matin, quelques heures avant le début officiel des festivités. Chaque mikoshi (御輿) assigné aux différentes zones du quartier, est préparé par les prêtes. Ils placent d’abord la relique du sanctuaire, incarnation physique du dieu, dans le mikoshi. Ils portent pour cela des masques et des gants pour ne pas le souiller. Le prêtre principal prononce ensuite les incantations sacrées et appelle le dieu à s’incarner dans le mikoshi avant de le sceller.

A chaque mikoshi son groupe de porteurs, distingué par le kanji au dos de la veste happi (ハッピ). Cette fois, on participe en tant que membre du groupe Shinno Mutsumi (新野睦) ! Le mikoshi une fois prêt, les porteurs et organisateurs se rassemblent autour pour le premier verre de saké à boire pour se purifier. Le grand chef fait un petit discours d’ouverture et donne le départ pour porter le mikoshi et suivre le parcours défini. Il est 9h30, le festival a officiellement commencé tandis que les premiers commerces ouvrent leurs portes.

Le mikoshi se déplace dans les petites ruelles de sa zone, encore un peu tranquilles, seuls le son des sifflets des organisateurs, qui motivent et guident les porteurs en rythme, et les chants et exclamations de motivation des porteurs animent les environs. Après ce premier effort, une pause s’impose avec un curry bien chaud et du thé frais ! La course reprend trente minutes plus tard et en fin de matinée, c’est le rassemblement de tous les mikoshi dans l’avenue menant au sanctuaire. Les mikoshi se suivent les uns les autres jusqu’à l’enceinte principale du sanctuaire. La montée des marches est rude et chaque groupe redouble d’efforts, les porteurs se donnent le relais pour porter à tour de rôle le mikoshi pour atteindre le point d’arrivée. C’est l’heure de faire une nouvelle pause !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ça repart dans l’après-midi. Les mikoshi se dispersent dans leur zone attitrée et ne se réuniront plus jusqu’à la fin du festival. On profite d’un autre en-cas dans l’après-midi pour tenir jusqu’à 20h00. Les derniers mètres, les dernières minutes semblent interminables. Les porteurs agitent le mikoshi, le balancent tout en continuant de scander de vive voix les incantations au rythme des sifflets. A la fin, le mikoshi est soulevé plusieurs fois, un nombre qui semble infini, le grand chef insistant pour répéter sans abandonner. Et enfin après des heures passées, des kilomètres parcourus, beaucoup d’efforts et d’énergie dépensés, c’est le discours final et les remerciements pour le travail fourni. On applaudit et on peut clôturer la fête comme il se doit !

La petite fête de clôture et très animée et conviviale. Rassemblés autour d’un gros bidon de saké, on en boit à tour de rôle dans un large récipient en bois. Servi par le chef, par deux on transporte le saké au même rythme qu’on portait le mikoshi et avec les encouragements des autres porteurs. On s’avance vers les organisateurs qui doivent toucher le récipient pour nous donner l’autorisation de boire… cul sec ! Et on boit, on boit, jusqu’à la dernière goutte ! Les derniers instants sont enfin consacrés à un dernier gros repas pour se remettre de cette journée chargée !

Une expérience inoubliable où même un non-japonais peut se sentir intégré et considéré comme un membre de la famille ! Car oui, dans un groupe de porteurs de mikoshi, vous êtes comme en famille !

Résumé du groupe Shinno Mutsumi (新野睦) lors du festival en vidéo : 2019年北澤八幡神社例大祭 新野睦会

Hachiman Jinja Festival (北澤八幡神社例大祭)
Dates : premier samedi de septembre et le dimanche suivant
Lieu : Hachiman Jinja (北澤八幡神社)
Adresse : 3-25-3 , Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区代沢3-25-3)
Accès : Shimokitazawa Station (Odakyu Line, Keio Inokashira Line) sortie sud 1
Site internet : https://setagaya.guide/events/kitazawa-hachiman-shrine-annual-festival/

• Soirée franco-japonaise à Osaka (フランスパーティー大阪)

Vous êtes français(e) ? Vous êtes japonais(e) ? Vous voulez rencontrez des français(e)s et japonais(e)s ? Vous voulez parler en français et en japonais ? Basée à Osaka, mais aussi Tokyo, la communauté France Party (フランスパーティー) organise tous les samedis une soirée franco-japonaise réunissant japonais et étrangers expatriés au Japon. Bien que ce soit appelé soirée « franco-japonaise », des personnes de toutes nationalités se joignent à l’événement !

La fête se déroule dans une petite salle et dure environ deux heures et demie avec boisson à volonté et pizza ! Mais pour cela, comptez 2 000 ¥ pour les femmes et les hommes étrangers, 3 000 ¥ pour les hommes japonais. Si vous amenez un(e) ami(e) non-japonais(e) vous pouvez recevoir une réduction de 500 ¥. C’est une soirée simple avec un fond musical durant laquelle les personnes discutent et font connaissance. Une bonne occasion de rencontrer du monde quand on est nouveau dans le quartier et de pratiquer le japonais !

France Party Osaka (フランスパーティー大阪)
Date :
le samedi de 19h00 à 22h00
Adresse :
Sazan Building 4F, 3-4-8 Minami Honmachi, Chuo-ku, Osaka (大阪府大阪市中央区南本町3-4-8 サザンビルディング4階)
Accès :
Honmachi Station (Chuo Line, Midosuji Line, Yotsubashi Line) sortie 9
Tarifs :
2 000 ¥ (femme et homme non-japonais) 3 000 ¥ (homme japonais)
Site internet : http://franceparty-osaka.com/

• Meetup Card game & ️Language Exchange in Umeda

Envie de rencontrer et de discuter avec des personnes venues de divers horizons ? Avec les événements Meetup, c’est possible !

Meetup, qu’est-ce que c’est ? Beaucoup connaissent déjà sans doute. Ce site permet de créer différents groupes de personnes qui partageraient des centres d’intérêts communs et voulant faire de nouvelles rencontres et partager ses centres d’intérêts (amicales en priorité, ce n’est pas Meetic).

Rejoignez un ou plusieurs groupe qui vous correspondent et situés près de chez vous pour rester connecté et suivre ses activités. Ces groupes organisent des rassemblements et des sorties dans plusieurs lieux (cafés, restaurants) pour des séances de discussions, d’échanges et de jeux. A travers le site, prévenez de votre participation.

C’est le week-end, c’est samedi ! On se joint au groupe [KSC] Kansai Sightseeing Club pour leur rendez-vous bimensuel [Cafe 英会話] Card game & ️Language Exchange à Umeda (Osaka).

Ça se passe à &COFFEE MAISON KAYSER, une chaîne de café situé un peu partout au Japon et possédant une petite boutique vendant pains, viennoiseries et pâtisseries. Situé dans Hankyu Sanbaigai (阪急三番街), le café possède son comptoir au milieu d’un food court entouré de nombreux restaurants. Une atmosphère animée et un lieu très fréquenté le week-end. Un cadre idéal pour un événement Meetup en toute sécurité. La participation est gratuite pour les étrangers mais vous payez votre consommation.

Autour d’une tasse de café, le rendez-vous Meetup commence par une partie de jeux de cartes et se poursuit par une séance de conversation sur divers sujets, d’abord en anglais et ensuite en japonais ! On échange régulièrement les places à table, ainsi tout le monde peut communiquer avec tout le monde et être bien intégré dans le groupe.

A la fin, ceux qui ont du temps libre restent un peu plus longtemps pour déjeuner ensemble sur place et prolonger un peu plus la conversation. Il y a l’embarras du choix avec fast-food, nourriture japonaise, chinoise, occidentale à des prix raisonnables ! Par exemple il y a Miyatake Sanuki Udon (宮武讃岐うどん) dont le premier restaurant a ouvert en avril 2010 à Takamatsu, dans la préfecture de Kagawa (Shikoku). On y sert de délicieux bols de nouilles udon fraîchement réalisés par son personnel expérimenté et que vous pouvez accompagner de karaage ou de divers tempura ! En prenant votre commande vous pouvez d’ailleurs observer les cuisiniers en train de confectionner les nouilles udon de A à Z !

&COFFEE MAISON KAYSER
Adresse : B2F Hankyu Sanbaigai Bâtiment Nord, 1-1-3 Shibata, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区芝田1-1-3 阪急三番街 北館 B2F)
Accès : Hankyu Umeda Station (Hankyu Line), Osaka Station (JR Lines), Umeda Station (Midosuji Line)
Site internet : http://maisonkayser.co.jp

Miyatake Sanuki Udon (宮武讃岐うどん)
Adresse : Umeda Food Hall, B2F Hankyu Sanbaigai Bâtiment Nord, 1-1-3 Shibata, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区芝田1-1-3 阪急三番街 北館 B2F ウメダフードホール)
Accès : Hankyu Umeda Station (Hankyu Line), Osaka Station (JR Lines), Umeda Station (Midosuji Line)
Site internet : http://www.miyatakeudon.com/

※ Les sorties et excursions du mois

• Shorenin Temple (青蓮院門跡)

Un temple avec un jardin paisible et agréable à découvrir en fin d’été à Kyoto ! Le temple Shorenin (青蓮院門跡) est l’un des cinq temples Monzeki (門跡) de la secte Tendai (天台宗) à Kyoto incluant donc les temples Shorenin (青蓮院門跡), Myohoin (妙法院), Sanzenin (三千院), Manshuin (曼殊院門跡) et Bishamondo (毘沙門堂門跡). Les prêtres bouddhistes de ces temples appartenaient à la famille impériale. Le temple Shorenin faisait autrefois partie du temple Enryaku (延暦寺) sur le mont Hiei (比叡山), qui est le temple principal de la secte bouddhiste Tendai.

Retirez vos chaussures et aventurez-vous d’abord dans les différentes pièces en tatamis décorées d’œuvres d’art traditionnelle. En premier, découvrez la salle Kacho-den (華頂澱) contenant des des peintures de fleurs de lotus de l’artiste Kimura Hideki avant de vous poser quelques minutes au bord vers l’extérieur. Faisant face à la pièce à vivre Kogosho (小御所) qui était autrefois la pièce du prêtre principal, et offrant une vue sur le jardin avec le petit étang Ryujin (龍心池) ainsi que les autres bâtiments, c’est agréable de s’y poser pour se relaxer, étudier ou lire un livre. Bien mieux et plus tranquille que dans un simple café !

Enfin, promenez-vous dans le reste de l’enceinte du temple, passant par les jardins de Kirishima et Soami, la cascade Sensi qui s’écoule depuis le mont Awata, la cloche bouddhique et la salle de cérémonie de thé.

Si le temple est principalement ouvert en journée, des visites nocturnes spéciales et des spectacles de lumière sont également organisés tous les ans au printemps et en automne. A quelle occasion ? Le temple Shorenin étant dédié au Shijoko Nyorai (Bouddha) qui signifie la lumière elle-même, et Fudomyo-o, une de ses incarnations la Lumière y est considéré comme divine.

Le spectacle de lumière est artistiquement élaboré avec divers instruments d’éclairage. Pendant le spectacle, on peut également visiter les intérieurs du temple et se promener dans le jardin éclairé. L’endroit semble se transformer en un monde mystérieux : arbres et fleurs s’estompent dans l’obscurité et les différents monuments du temple s’illuminent majestueusement.

Intéressée par les temples bouddhistes et les jardins réputés pour leur élégance, n’hésitez pas à visiter Shorenin ainsi que les autres temples Monzeki.

Shorenin Temple (青蓮院門跡)
Adresse
: 69-1 Awadaguchi Sanjobo-cho, Higashiyama-ku, Kyoto (京都府京都市東山区粟田口三条坊町69−1)
Accès : Higashiyama Station (Tozai Line)
Tarif : 500 ¥ (adulte) 400 ¥ (enfant)
Site internet : http://www.shorenin.com/

※ Les restau et cafés du mois

• Café Bistrot Bons Morceaux (カフェ・ビストロ・ボンモルソー)

Kyoto étant de plus en plus fréquenté par des touristes et de plus en plus d’expatriés s’y installant, les restaurants de cuisine exotique et occidentale ne sont pas difficiles à trouver. Y compris les restaurants et bistrots français ! On teste pour une première fois le café bistrot Bons Morceaux à l’heure du déjeuner, situé près de Potoncho (先斗町).

Lieu chaleureux et décontracté, le restaurant est animé par des titres rétro français et décoré de divers œuvres, photographies, cartes à l’image de la France. Mais hélas, aucun personnel français et les serveurs japonais ne parlent pas français non plus. Et en tant que bistro, l’éclairage se veut minimal. On aurait même tendance à penser qu’il fait un peu trop sombre.

Côté cuisine, c’est la cuisine traditionnelle lyonnaise qui est à l’honneur et qui régale la clientèle ! Il est d’ailleurs conseillé de réserver une table car elles sont très vite occupées. La charcuterie artisanale et les plats sont réalisés par le chef et propriétaire japonais Kubo Masaki (久保正樹), certifié depuis 2013 par le label 5A, soit l’Association amicale des amateurs d’andouillette authentique, qui regroupe des professionnels des métiers de bouche et de l’univers de la table.

A l’heure du déjeuner, vous avez le choix entre plusieurs menus contenant un plat seul ou accompagné de boisson, entrée et/ou dessert au prix variant de 1 200 à 2 000 ¥. Ou bien, il est aussi possible de commander à la carte. On se laisse tenter par une assiette de charcuterie en entrée avec pâté en croûte, foie gras, rillettes dressés sur une salade et des lentilles accompagnés par une moelleuse tranche de pain de campagne. Pour le plat, on opte pour un hachis parmentier bien chaud. Les assiettes sont bien présentées et introduites par les serveurs. Mais ceux-ci semblent oublier que les français aiment prendre leur temps quand ils mangent pour savourer chaque bouchée ! Si bien qu’ils ont tendance à vouloir vous débarrasser alors qu’il reste encore de la nourriture dans l’assiette !

Hormis ce bémol, les plats sont un régal et les prix (en moyenne 1 200 ¥) restent assez raisonnables pour de la cuisine française. Si vous êtes en manque de bons plats lyonnais et de charcuterie, prenez-vous un déjeuner dans ce café bistrot !

Café Bistrot Bons Morceaux (カフェ・ビストロ・ボンモルソー)
Adresse : (京都府京都市中京区恵比須町534-18 ステラム 1F)
Accès : Sanjo Station (Keihan Line) sortie 7, Kyoto Shiyakusho-mae Station (Tozai Line) sortie 1
Site internet : http://www.bonsmorceaux.jp/

• Dotonbori Ichiaki (道頓堀一明)

Que ce serait regrettable de passer par Osaka (大阪) sans manger de l’Okonomiyaki ! Surtout que les restaurants ne manquent pas ! Une bonne raison de vous rendre dans la rue animée de Dotonbori (道頓堀), destination principale pour découvrir la gastronomie de la ville d’Osaka.

Connaissez-vous l’okonomiyaki (お好み焼き) ? Composé des mots okonomi (お好み, ce que vous aimez) et yaki (焼き, grillé), il s’agit d’un plat japonais composé d’une pâte (mélange de farine, œuf et dashi) qui enrobe les ingrédients découpés en petits morceaux, principalement du chou puis d’autres variables selon les restaurants ou les goûts de chacun, le tout étant cuit sur une plaque chauffante en fer, appelée teppan (鉄板).
C’est un plat typiquement japonais n’ayant pas vraiment d’équivalent occidental, souvent comparé à la pizza, à la crêpe ou encore à l’omelette. Il est souvent servi dans des restaurants spécialisés, où il est parfois possible de réaliser son okonomiyaki soi-même en utilisant le teppan intégré à la table.

A Osaka, face à ma rivière Dotonbori, optez pour la saveur unique des okonomiyaki de Ichiaki (一明) ! Chez ce restaurant populaire, les okonomiyaki sont fait d’ingrédients de qualité minutieusement sélectionnés et grillés par des professionnels, leur offrant une texture croustillante à l’extérieur et tendre à l’intérieur. Leur prix varie entre 885 ¥ et 1 400 ¥ environ.
Dans le menu, retrouvez également tonpeiyaki (omelette contenant principalement du porc, du chou et des oignons verts, enroulée et de forme ovale) à 518 ¥, yakisoba entre 865 ¥ et 1 200 ¥ environ, et un large choix de boissons, alcools et cocktails.

On peut demander à cuire l’okonomiyaki soi-même. Sinon il est d’abord préparé en cuisine, puis ramené à table pour être maintenu au chaud sur la plaque et en bonus le staff ajoute la sauce (au choix épicée ou non) et fait un mignon petit dessin avec la mayonnaise.

De plus, en parlant de mignontitude, on peut demander des menus spéciaux avec des okonomiyaki en forme de cœur !

Un régal aussi bien pour les yeux que pour l’estomac, dans une atmosphère agréable et avec un personnel sympathique, Ichiaki est recommandé pour profiter de la bonne gastronomie d’Osaka !

Dotonbori Ichiaki (道頓堀一明)
Adresse : Nico Building B1, 1-6-12, Dotonbori, Chuo-ku, Osaka (大阪府大阪市中央区道頓堀1-6-12 ニコービルB1)
Accès : Namba Station (Midosuji Line, Nankai Line), Osaka-Namba (Kintetsu Line)
Site internet : https://ichiaki.gorp.jp/

※ Dans ma vie Nippone

• C’est la rentrée !

Septembre c’est la rentrée des classes ! Et ça l’était pour moi aussi ! Nouveau travail, nouvelle école, nouveaux collègues. Maintenant, j’enseigne l’anglais à des enfants en école maternelle et primaire, parfois en crèche à des adultes. J’ai passé les premiers cours à assister mon collègue japonais. Il y a beaucoup d’informations et il faut s’habituer au nouvel environnement. Puis après deux semaines, j’ai commencé à faire mes premiers cours toute seule. Ce n’est pas toujours facile mais ça me pousse à donner le meilleur de moi-même (et à me remettre plus sérieusement à la grammaire anglaise haha). Les conditions sont cependant plutôt cools, le personnel est très gentil, les enfants sont adorables (certains un peu turbulents et difficile à garder en place) et les tous petits prennent beaucoup d’énergie 😅 ! La plupart se sont très vite attachés à moi et j’adore profiter de la pause déjeuner en mangeant et en m’amusant avec eux. Les journées sont crevantes mais je m’amuse bien avec les enfants pendant les cours. C’est un plaisir de pouvoir créer un lien avec eux malgré nos origines différentes et la barrière de la langue. Enseigner l’anglais en s’amusant aux enfants est très enrichissant. Le directeur me prête son vélo pour que je me rende dans les différentes écoles. Le premier mois est en partie satisfaisant. Je ferai de mon mieux pour que ça dure !

À côté, je me fais très bien à ma nouvelle vie à Hirakata (枚方市). Ma petite routine s’est faite naturellement, entre travail, sport, vélo, courses, moment de glandage ou visites / sorties avec les amis. J’ai pu profiter de longs weekends, enfin !!! Merci mon nouveau travail 💕 J’ai pu redécouvrir Kyoto et Osaka, me reposer, faire du sport… Les gens sont gentils et prêts à nous aider, même quand on en a pas forcément besoin.

Hirakata a une partie citadine avec son centre-ville, puis ses quartiers résidentiels calmes et autour il y a beaucoup de verdure. Donc c’est vraiment agréable d’y habiter. Près de la gare, on peut retrouver le dynamisme de la ville, le vendredi soir et le weekend, il y a pas mal de monde, puis en allant vers les habitations, on est tranquille comme à la campagne.


♫ Un article = Une chanson ► SUPER JUNIOR – The Crown

3

► Winding Road : Kimi a escaladé le Mont Fuji 🗻, jamais deux sans trois !

Ce fascinant Mont Fuji, fierté du Japon du haut de ses 3776 mètres, lui accordant le titre de montagne la plus haute de l’archipel.
Inscrit au patrimoine mondial depuis 2013 et dans le cœur de nombreux japonais, il l’est aussi dans le mien depuis le jour où je l’ai vu du haut du sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社). C’est ma montagne numéro un, qui a en plus fait naître en moi cette passion pour la randonnée.

Chaque été marque notre rendez-vous, celui où je fais l’ascension de nuit pour qu’il me montre un beau lever de soleil tout en respirant un air frais et pur. Même s’il n’est pas si facile de l’escalader, l’adrénaline est toujours là pour m’emmener au sommet. Après le circuit Yoshida (吉田) puis le circuit Subashiri (須走), c’était maintenant au tour du circuit Fujinomiya (富士宮) !

Le circuit Fujinomiya (富士宮ルート)

Le départ s’effectue à la 5ème station se trouvant à la plus haute altitude parmi les 4 circuits, soit 2390 mètres. Cela en fait le circuit le plus court (5km) avec son point d’arrivée proche du pic Kengamine (剣ヶ峰), le plus haut du Mont Fuji, à donc exactement 3776 mètres d’altitude. C’est pour ça qu’il est aussi très populaire auprès des alpinistes.

C’est le deuxième circuit le plus fréquenté après le circuit Yoshida. Donc même si la durée semble courte, il vaut s’assurer plus de temps en cas d’embouteillages ou de croisements entre ceux qui montent et ceux qui descendent. Car en effet, il est utile de préciser que la route pour la montée et la descente est la même contrairement aux circuits Yoshida et Subashiri.

Pour les débutants ou les non-habitués ainsi que les plus sensibles au changement d’altitude, le circuit Fujinomiya est un bon compromis après le circuit Yoshida. Ceci dit, il est préférable de ne pas commencer l’ascension aussitôt arrivé à la 5ème station pour permettre au corps de s’habituer à l’altitude. De plus il est aussi assez raide !

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Fujinomiya, il est possible de prendre le bus depuis les stations JR Shizuoka (静岡), Shinfuji (新富士), Fuji (富士) et Fujinomiya (富士宮). Le ticket aller-retour coûte 3 100¥ et est valable sur une durée de trois jours.

L’ascension (登山)

Départ de la 5ème station à 18h45, arrivée au sommet à 3h30.
Le parcours est d’abord en gravier et petits cailloux, puis rocheux après la 7ème station. La pente est raide et ce dès les premiers kilomètres !

La distance entre les stations est relativement courte et on y arrive en 30 minutes en moyenne, excepté entre la 6ème et la nouvelle 7ème station où cela prend 50 minutes environ (40 si vous êtes rapide et habitué 😁). On peut donc monter lentement mais surement et bien se reposer une fois arrivé à une station. Il y a des refuges, à manger, à boire et des toilettes à 200¥ à chacune des stations. Les toilettes sont bien surveillées, impossible de gruger.
A la 6ème station, le refuge propose dans son menu la spécialité (名物) du circuit, Fujinomiya Yakisoba (富士宮やきそば).
Petite anecdote : pendant un petit arrêt à cette station, on a ressenti le tremblement de terre qui s’est produit vers Fukushima.

Le temps était clair, avec un petit clair de Lune en début de soirée et sous un ciel étoilé toute la nuit. Tellement magnifique ! Plus on montait en altitude et plus les températures chutaient rapidement avec parfois du vent. Il faisait 6° au sommet à mon arrivée.

Plus on monte et plus il y a de gros rochers. On s’agrippe, on évite de glisser ou de perdre l’équilibre, on admire les étoiles scintillantes pour ne pas penser qu’on galère un peu même si pour les amoureux d’escalade c’est le meilleur circuit.

Après la 8ème station, la pente devient encore plus raide, il faut donc marcher prudemment et lentement pour ne pas accumuler davantage de fatigue.

Le sommet et le tour du cratère (山頂とお鉢巡り)

En arrivant du circuit Fujinomiya, le point de vue pour voir le lever du soleil est vaste et il est possible de s’asseoir et de bien voir. Pas besoin d’arriver trop à l’avance. Même si il y a autant de monde qu’au point d’arrivée des circuits Yoshida et Subashiri, tout le monde peut admirer le spectacle à l’aise.

Craignant le froid et le vent, j’avais emporté de quoi me couvrir en attendant. À mon arrivée le ciel commençait à s’éclaircir et les premières couleurs du jour apparaissaient. Le dégradé de bleu et le rouge des premiers rayons du soleil offraient déjà un beau spectacle, faisant grandir l’impatience de voir le soleil pointer le bout de son nez. L’attente n’a pas été trop longue et le soleil, magnifique et éblouissant, s’est montré, sans nuages pour gâcher le spectacle !

Il n’y a pas meilleure façon de bien commencer la journée ! L’effort de l’ascension est récompensé et la fatigue un peu oubliée. Un bol de ramen pour reprendre des forces et on est au taquet pour profiter des autres merveilles du sommet.
En une heure et demie environ pour une distance totale de 3km, c’est le petit tour du cratère avec un passage obligé par le pic Kengamine (剣ヶ峰). Il y a la queue pour y faire une photo souvenir. Le tour du cratère, soit le circuit Ohachimeguri (お鉢巡り) vous fait profiter d’un panorama à 360° de dingue ! De là-haut, en cas de très beau temps, on peut apercevoir les lacs entourant le Mont Fuji comme le célèbre lac Kawaguchi (河口湖), les villes de Hakone (箱根), Shizuoka (静岡) et bien d’autres ainsi que la mer et des massifs montagneux autour. On en oublie le froid et le petit vent frais.

C’est au sommet du circuit Fujinomiya que se trouvent le sanctuaire Sengen-taisha Okumiya (浅間大社奥宮神社) et… le bureau de poste du sommet du Mont Fuji (富士山頂郵便局) ! Une bonne occasion d’envoyer une carte postale depuis le sommet ! Les cartes postales coûtent 500¥ et il y a aussi des autocollants et autres petits produits sympa à envoyer partout dans le monde !

La descente (下山)

Départ du sommet à 8h30, arrivée à la 5ème station à 13h10.
La descente est agréable au début mis à part dans les pentes raides et quand il faut faire de grands pas entre les gros rochers. On s’agrippe autant que pendant la montée mais on va plus vite même si parfois on sent nos jambes trembler à cause de la fatigue. On croise beaucoup de personnes faisant l’ascension de jour puisque la route reste la même dans les deux sens.

Au début c’est facile… Mais, entre la 8ème et 7ème station, le parcours devient plus dangereux à cause des gros rochers. Puis jusqu’à la fin, c’est glissade sur glissade à cause des cailloux. Avec la fatigue accumulée, c’est difficile de garder appui sur les jambes et plus facile de perdre l’équilibre et de tomber en glissant sur les cailloux.

Bilan (結論)

Le circuit Fujinomiya est en effet court par rapport aux autres circuits. J’ai vraiment pris mon temps vers la fin pour monter car j’allais plus vite que la normale. Cela m’aura évité les courbatures dans les cuisses en enjambant les gros rochers et aussi de me les cailler trop longtemps au sommet. En montant tranquillement, on trouve le circuit assez simple à faire. Il y a pas mal de personnes à l’approche du sommet mais sans trop créer d’embouteillages. Il y en a juste eu sur les derniers 200 mètres.

Ce fut ma meilleure ascension bien que j’aime l’atmosphère du circuit Subashiri. J’aime beaucoup le circuit Fujinomiya pour sa partie rocheuse. Il faut parfois enjamber et bien prendre ses appuis. D’ailleurs je recommanderais des bâtons de marche comme avaient quasiment tous les japonais que j’ai croisés. En effet je me suis beaucoup tenue aux rochers ou à la corde qui délimitait le circuit.

En revanche, la descente était peut-être bien la pire. Ça reste toujours moins fun pour moi. C’est raide et ça glisse, et puis il y a le corps qui commence à lâcher. Comme j’ai fait le tour du cratère en plus, ça a dépensé encore plus d’énergie. J’ai fait une longue pause à la neuvième station et ensuite je ne me suis pas arrêtée longtemps. Dans la partie cailloux, j’en avais marre de glisser et tomber dès que j’essayais de descendre plus vite. Mes jambes tremblaient et j’étais pleine de poussière. Je suis arrivée en bas au bout de ma vie, à peine assez de souffle pour dire お疲れ様です (Otsukare sama desu), mais au fond heureuse et fière d’avoir pu réaliser ce parcours !

Et surtout heureuse d’avoir pu voir un lever de soleil comme j’en avais rêvé ! Et sans avoir le temps de crever de froid comme l’année précédente. Les paysages qu’on aperçoit en faisant le tour du cratère sont aussi merveilleux.

L’année prochaine encore j’y retournerai ! 🗻😎

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 514¥
  • Barres énergétiques et lingettes rafraîchissantes (achetés chez L-Breath) : 2079¥
  • Bus (バス) : 3100¥ (aller-retour de Fujinomiya à la cinquième station, ticket à acheter près des arrêts de bus à côté de la station)
  • Toilettes (トイレ🚾) : 1300¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000¥
  • Shoyu Ramen dégusté au sommet (醤油ラーメン) : 900¥
  • Poste (郵便) : 610¥

Total : 9 503¥. Comptez donc en moyenne entre 7 000 et 12 000¥ pour l’ascension du circuit Fujinomiya.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Winding Road

3

▶ Eye Of The Tiger : Aller chez l’opticien au Japon

L’opticien au Japon, c’est rapide, facile et aussi efficace que l’ophtalmo (眼科) bien que les frais ne soient pas pris en charge par l’assurance maladie.

Dossier ! Cette photo date de 2013, quand je portais des lunettes pour le fun !

Besoin de lunettes ? Au Japon, rendez-vous chez l’opticien (眼鏡商), on y réalise les examens gratuitement et dans la foulée on vous fabrique vos lunettes de vue. En effet, il n’est pas nécessaire de consulter un ophtalmo pour faire fabriquer des lunettes de vue sous ordonnance.

Comme opticien, il y a par exemple J!NS (ジンズ). Le personnel est accueillant, à l’écoute, apporte de bons conseils et peut parler anglais (c’est du moins le cas dans la branche située à MYLORD à Shinjuku).

Les examens sont réalisés gratuitement et sans rendez-vous pour vérifier votre vue et déterminer les lunettes de vue appropriées. En dix minutes à peine, c’est fait. Cependant, un peu de maîtrise du japonais et de la lecture des hiragana est nécessaire. Pendant le test, le personnel montre des images et il faut choisir la bonne orientation (droite, gauche, haut, bas). Bien sûr, en montrant avec votre doigt ou en répondant en anglais, c’est aussi acceptable. Souvent, il s’agit de l’image d’un cercle avec un espace vide (ressemblant à la lettre C). Ils vous demanderont où se trouve la partie vide. Ensuite, ce peut être une liste de caractères hiragana de différentes tailles à lire.

À la suite des examens, le personnel fait essayer différentes verres correcteurs et une fois que vous avez ceux qui s’adaptent et corrigent bien votre vue, il ne reste plus qu’à choisir la monture et la forme des lunettes.

Les montures chez J!NS sont assez simples avec des prix allant de 5000¥ à 12000¥ en général. Choisissez votre design préféré, la couleur de votre étui (rouge ou noir), si vous voulez des verres correcteurs normaux ou un peu teintés et payez.

On vous remet un ticket d’échange pour récupérer vos lunettes. Leur préparation prend environ 30 minutes. Présentez-vous au comptoir Pick Up à l’heure indiquée sur votre ticket.

Testez vos lunettes (vue de près, de loin, montures assez serrées…), récupérez le ticket de garantie avec les résultats des tests. La garantie est valable six mois à compter de la date d’achat et à conserver si vous avez besoin de refaire des tests ou de changer vos lunettes. Grâce à la garantie, il est possible dans sa période de validité de changer gratuitement de lunettes jusqu’à deux fois. Elle est fournie avec une traduction en anglais.

Rapide et simple, maintenant, revoyez la vie clairement et nettement grâce à vos lunettes !

J!NS Shinjuku MYLORD (ジンズ 新宿ミロード店)
Adresse : Odakyu Mylord 6F, 1-1-3 Nishi Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区西新宿1丁目1-3 小田急新宿ミロード6F)
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Marunouchi Line, Oedo Line, Seibu Line, Keio Line, Odakyu Line)
Site internet : https://store-jp.jins.com

Un peu de vocabulaire

Opticien = 眼鏡商 (めがねしょう – megane shou)
Ophtalmologie = 眼科 (がんか – ganka)
Ophtalmologue = 眼科医 (がんかい – gankai)
Lunettes = 眼鏡 (めがね – megane)
Haut = 上 (うえ – ue)
Bas = 下 (した – shita)
Droite = 右 (みぎ – migi)
Gauche = 左 (ひだり – hidari)
Verre correcteur = レンズ (lenzu)
Carte de garantie = 保証書 (ほしょうしょ – hoshousho)
Changement de verre correcteur = レンズ交換 (レンズこうかん – lenzu koukan)
Œil droit = 右目 (みぎめ – migime)
Œil gauche = 左目 (ひだりめ – hidarime)


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
Cet article vous a été utile ? N’hésitez pas à faire un don pour me remercier ^_^.

Donate Button with Credit Cards


 ♫ Un article = Une chanson ► Survivor – Eye Of The Tiger