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► Pas besoin de regrets : La chose la plus importante dans la vie

Le plus important dans la vie, c’est être entourée de bonnes choses à manger ! -sort-

Qu’est-ce qui est le plus important dans la vie ? C’est une question intéressante n’est-ce pas ? La réponse existe-t-elle vraiment ? Difficile de savoir car elle peut-être différente selon les personnes.

Un employé de bureau ou un directeur d’entreprise répond certainement : « Ce qui est le plus important dans la vie, c’est d’avoir un bon travail avec un bon salaire. » Un médecin, lui, répond peut-être : « Ce qui est le plus important dans la vie, c’est la santé. » ‎Une femme au foyer répond sans doute : « Ce qui est le plus important dans la vie, c’est la famille. »

Je ne suis aucun de ces trois types de personne et je ne choisis aucune de ces trois réponses citées ci-dessus. L’argent ne fait pas le bonheur. Le travail c’est la santé, c’est-à-dire, pour être en bonne santé, il faut travailler. Mais cela peut également être une cause de stress et de souffrance. Au final, on tombe dans un cercle vicieux non ?

Le plus important dans la vie pour moi c’est : ne pas avoir de regrets, ne pas regretter les choix qu’on fait dans la vie. Parce que justement, on n’a qu’une seule vie et qu’il faut en profiter jusqu’au bout ! Et malheureusement, si on regrette de ne pas avoir fait quelque chose, on ne peut plus revenir en arrière après.

Ne pas avoir de regrets, pour moi c’est pouvoir profiter du bonheur qui m’entoure, travailler en m’amusant, saisir les opportunités, expérimenter des choses diverses et enrichissantes, relever des défis qui pourront me forger, vivre de mes passions, ne pas avoir peur d’avancer…

Un choix que j’ai fait dans ma vie et que je ne regrette pas aujourd’hui, c’est d’avoir quitté mon travail en France, rendu mon appartement en banlieue parisienne, vendu ma voiture, laissé ma famille et mes amis pour faire un Visa Vacances-Travail au Japon. En y réfléchissant bien, c’était un pari risqué mais aussi un défi que je n’ai pas eu peur de relever ! Est-ce que j’allais m’épanouir autant que pendant mes voyages ? Est-ce que ça n’allait pas être difficile psychologiquement ? Est-ce que j’allais réussir à m’habituer à la vie au Japon ? J’aurais pu regretter d’avoir tout quitté pour cette aventure si elle avait été un échec. Mais je sais que si je ne l’avais pas faite, je l’aurais regrettée toute ma vie.

Pendant un an, j’ai pu profiter des merveilles du Japon (les paysages, la nourriture, la sécurité, les endroits parfois insolites), ce qui a été un bonheur. J’ai travaillé en m’amusant, en découvrant la vie professionnelle au Japon, en échangeant diverses choses avec mes collègues japonais sur le Japon et sur la France.

Aujourd’hui, je continue à profiter du bonheur qui m’entoure, les petites choses de la vie quotidienne. Je travaille en m’amusant, en découvrant toujours plus de choses sur le Japon et en faisant découvrir plus de choses sur la France. Je vis de mes passions en continuant de pratiquer mes loisirs. Je continue de découvrir la culture japonaise en voyageant.

Ce n’est peut-être pas l’exemple parfait pour expliquer “ce qui est le plus important dans la vie”. Cette réponse est juste la mienne et pour moi, la “bonne” réponse à cette question existentielle ! Et une chose est sûre : je n’ai aucun regret !


Et pour vous, quelle est la chose la plus importante dans la vie ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► Pascal Obispo – Pas besoin de regrets

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► Run : Kimi no Nikki (janvier 2018)

Après mon super Nouvel An, ce fut le retour à la réalité… Ma semaine de vacances a pris fin et il a fallu reprendre le train-train quotidien.

La première moitié du mois, j’ai rien fait 😂. Je suis tombée malade et une fois quasiment remise (difficile de guérir avec ce froid du mois de janvier qui est moins supportable que le mois de décembre), j’ai eu beaucoup de travail 😅. Nouveaux projets, nouvelles taches… Je me donne à fond et je vais de l’avant !

J’ai fait un shinnen karaoke (新年カラオケ, c’est comme le shinnenkai 新年会 sauf que c’est une soirée karaoké 😂), ​ça ne change pas. Le karaoké reste un de mes loisirs favoris au Japon ! Parmi mes collègues, nous avons créé un petit groupe « Karaoké » et nous y allons souvent ensemble !

Je suis allée au Lock Up avec Elodie, Violaine et Suzon. Pour notre shinnenkai, mais surtout parce qu’il y avait un menu spécial temporaire jusque fin février, Red or Alive. Pour 3 500 yens plusieurs plats à l’apparence dégueu et effrayante étaient servis : un apéritif HELLO! eyes avec du fromage, du guacamole et des chips de tortillas Red Spirits « Salsa », de la salade avec du radis rouge RED MEDICINE, du karaage avec une sauce tartare rouge Red-chiki=Red Karaage, des frites avec de la poudre de paprika NOT SPICY POTATO, des spaghettis carbonara sanglantes Born to be my RED PASTA, du poulet tandoori Red Players « Chicken », du pain grillé au fromage rouge RAD ON BRAD « PANGRATAN » et du gâteau, toujours avec une sauce très rouge. Le tout avec boisson à volonté (飲み放題) pendant deux heures. Voici ce que ça donne en images (attention expectation VS reality xD) !

L’avantage est qu’on a vraiment payé que ça (et pas les frais d’entrée, les frais de service et les taxes…) et on a bien mangé même si c’était loin d’être de la grande cuisine.

L’inconvénient, ou les inconvénients : si on voulait picoler des boissons alcoolisées et les cocktails bien présentés dans des béchers et des éprouvettes, il fallait payer en plus. Du coup, bah comme on avait peur de la note salée avec les frais supplémentaires (qu’on a finalement pas payés), on s’est contentés des boissons sans alcool pas du tout originales xD. Ensuite, on était pas dans une cellule de prison, mais une grande salle semblable à celle d’un vieux manoir où on pouvait accueillir 10 personnes (sauf qu’on était que 4, c’était un peu « trop » grand pour une fois). Enfin, les monstres osaient à peine venir nous faire peur pendant le monster show (c’est surtout pour ça qu’on vient dans ce genre d’endroits..). J’aime bien aller au Lock Up pour l’ambiance d’habitude, mais je ne me laisserai plus tenter par les événements et menus spéciaux. Un peu déçue, heureusement que je n’ai payé que 3 500 yens ! Je préfère opter pour le menu à la carte et dépenser plus et au moins m’amuser un peu !

​Mot du mois : Tako-Paa (タコパー 🐙 ) ! Qu’est-ce que c’est ? C’est simple, c’est une Takoyaki Party, une soirée où on cuisine et mange des takoyaki ! Comme nous et la raclette party ou crêpes party !

​Une de mes étudiantes nous a invités, mes collègues et moi, à une takoyaki party chez elle. Miam miam ! Ce fut enfin l’occasion d’utiliser pour la première fois mon appareil que j’ai depuis presque deux ans xD ! La dernière fois que j’avais cuit des Takoyaki remontait à plus d’un an mais je n’avais pas perdue la main 💪.

​On a fait des Takoyaki classiques (donc avec le poulpe) puis des Cheeseyaki, c’est comme des Takoyaki sauf qu’à la place du poulpe, on a mis du fromage ! On est pas français pour rien ;D et c’est aussi bon !

Le 22 janvier (deux ans et sept mois au Japon, c’est un signe) il a neigé ! En une matinée Tokyo s’est teint de blanc avec une grosse vague de froid. C’était beau 💖. Ouais, mais c’était la première fois que je voyais une forte averse de neige à Tokyo.

Je m’en rappellerai de cette journée enneigée à Tokyo. Des alertes à la vague de froid ont été faites ainsi que des consignes disant de rentrer le plus tôt possible chez soi. Dans certaines entreprises japonaises, les employés ont été autorisés à rentrer chez eux à partir de 15h. Du côté des trains, beaucoup de perturbations. Des retards, des annulations, des trains énormément bondés. Fallait prendre son mal en patience et moi je suis pas du tout patiente. Parce que le temps c’est de l’argent. J’ai poireauté pendant une heure et demie à Shibuya avant de pouvoir prendre un train.

En rentrant chez moi après avoir passé 3h dans les transports il a fallu affronter une petite tempête de neige. Les routes n’étaient pas dégagées et il y avait jusqu’à 20 cm de neige.

Bref là, la neige c’est moins cool tout d’un coup. La prochaine fois, je ne quitte pas ma maison, je reste chez moi !

​Enfin, la grande info de ce mois est la suivante : je suis passée à la télé japonaise !

« Sensei, on vous a vu à la télé ! »

Mes étudiants m’ont vue et reconnue tout de suite ! ​Surprise ! Eh oui, début janvier, j’ai enregistré une interview pour la chaîne japonaise TBS​ dans le cadre de l’émission この差って何ですか (Quelle est cette différence ?), une émission de variétés qui traite des différences de culture, d’événements dans le monde.

Le thème de l’épisode, diffusé le mardi 30 janvier 2018, auquel j’ai participé était 日本の不思議 (Les ​merveille​s​ du Japon)​. Des étrangers ont été interviewés pour parler des aspects surprenants au Japon tout en les comparant avec leur pays d’origine. Moi, comme je suis française, on m’a demandé de parler… du pain ! Après une courte présentation, j’ai comparé le pain en France et au Japon, en mentionnant les pains à la crème ou aux haricots rouges et les pains au curry. A la fin, le journaliste m’a demandé si j’avais une question particulière et elle a été : « Pourquoi seulement le pain au curry est-il frit et pas les autres ? » 😂

Quelle est cette différence ?! Hum, hum question intéressante n’est-ce pas ? 😂 Pour connaitre la réponse, regardez la vidéo de l’émission ci-dessous. Vous pouvez voir en plus une super animation avec ma tête. J’ai l’air d’une mamie. Mon entourage a bien rigolé en regardant ça :​

Parler en japonais a été un bon challenge ! Je suis sûre que j’ai fait beaucoup de fautes ! D’ailleurs, poser ma question a été difficile, je n’arrivais pas à retenir tous les mots, on a du tourner 36 fois ! Les journalistes ont été très patients et gentils. En cadeau, ils m’ont offert…. du pain au curry et du pain à crème et aux haricots rouges qui ont fait mon déjeuner ! C’était une super expérience !​ ​

Pour plus d’infos sur l’émission, consultez le site internet.
この差って何ですか : http://www.tbs.co.jp/konosa/
Le staff cherche régulièrement des personnes parlant japonais pour leurs interviews. Si vous voulez tenter l’expérience, n’hésitez pas à demander 😉.


♫ Un article = Une chanson ► BTS – RUN

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► I can be a HERO : Le Nouvel An 2018 de Kimi au Japon

Bonne année 2018 ! 明けましておめでとう🎍✨!

2017 s’annonçait plutôt mauvaise mais a été finalement une bonne année. Les six derniers mois ont été intenses mais avec beaucoup de bonheur grâce à ma team de choc et mes étudiants. Moins de voyages qu’en 2016, je ne suis allée qu’en Corée mais j’ai accompli l’ascension du Mont Fuji et ai continué à découvrir le Japon qui me surprend encore aujourd’hui :D. Je souhaite que 2018 soit aussi bien !

Pleins de bonnes choses pour vous également pour cette nouvelle année ! Le bonheur, la santé, sans oublier de faire de vos rêves les plus fous une réalité !

Après le Toshi-koshi soba (年越し蕎麦), « soba du passage à l’année suivante » pour s’assurer longévité, santé et énergie, j’ai commencé mon année dans la préfecture d’Ibaraki (茨城県), à Naka Minato (那珂湊). Je suis allée, vêtue du Happi (法被, vêtement traditionnel porté pendant divers événements et fêtes), aux sanctaires Tsu (津神社) et Tenmangu (天満宮) pour prier, écrire mon vœu, boire du saké et manger du chanko nabe près du feu.

J’ai admiré le premier lever du soleil de cette année, appelé hatsuhinode (初日の出) depuis la plage Hiraiso (平磯海水浴場). Un spectacle grandiose !

Enfin, pour rester dans la tradition japonaise, j’ai dégusté l’Osechi (御節料理) !

L’Osechi, qu’est-ce que c’est exactement ?
C’est le repas traditionnel du Nouvel An japonais, composé de mets ayant chacun une signification en rapport avec le Nouvel An !

À son origine, l’Osechi était constitué de légumes bouillis dans de la sauce soja, du sucre ou du mirin. Au fil du temps, les types de plats ont évolué et le nombre de plats composant l’Osechi a grandi. Aujourd’hui, Osechi désigne n’importe quel plat préparé spécifiquement pour le Nouvel An et des plats de l’Occident (西洋お節 seiyō-osechi), comme chinois (中華風お節, chūkafū osechi), ont été adoptés. Traditionnellement préparés à la maison, l’Osechi est aussi vendu dans des department stores, des boutiques spécialisées ou des konbini. Il est servi dans des boîtes spécifiques appelées jūbako (重箱).

En général, durant les trois premiers jours de la nouvelle année, il est interdit d’utiliser l’âtre et de cuisiner. Les plats de l’Osechi sont donc souvent préparés à l’approche du Nouvel An. Ce qui peut représenter une grosse charge de travail pour les familles nombreuses !

​Mon Osechi de 2018 contenait entre autres :​
– ‎Kazunoko (数の子) : des œufs d’hareng. Kazu signifie « nombre » et ko « enfant ». Ils symbolisent le désir d’avoir de nombreux enfants pendant la nouvelle année.
– ‎Kuro-mame (黒豆) : ​haricots noirs. Mame signifie aussi « santé » et symbolise le vœu de bonne santé​ et de longévité​.
– ‎Kohaku-namasu (紅白なます) : légumes rouges et blancs fait de daikon (radis blanc japonais) et de carottes coupés en fines tranches et conservés dans du vinaigre au yuzu (citron japonais). C’est un met souvent consommé pendant diverses célébrations.​
​- ​Subasu (酢蓮​) : racine de lotus vinaigrée. En raison de ses nombreux trous, il symbolise des perspectives futures.​
​- ​Shakasa Shiitake​ (​陣笠椎茸​)​ : champignon.
Tadzuna kon’nyaku (手綱こんにゃく)​ : gelée pâteuse.
– ‎Konbumaki (昆布巻き) : algue roulée, associée au mot 喜ぶ (yorokobu, être joyeux).
– ‎Tazukuri (田作り) : sardines cuites dans la sauce soja. La traduction littérale de tazukuri est « fabricant de riz complet », car le poisson était utilisé pour fertiliser les rizières. Ce plat symbolise une récolte abondante.
– ‎​Datemaki (伊達巻き) : omelette sucrée mélangée avec de la pâte de poisson et des crevettes en purée. Cela symbolise le souhait de connaître de nombreux jours fastes (晴れの日, hare-no-hi).
– ‎Kamaboko (蒲鉾) : un gâteau de poisson grillé. Traditionnellement, des tranches de kamaboko blanches et rouges sont disposées en rang et en alternance pour former un motif original. Sa forme ressemble à celle du lever du soleil. Rouge signifie amulette, blanc signifie pureté. On dit que la couleur du rouge et du blanc est propice.
Kinpira ‎(金平) : tranches de légumes tels que carotte ou racine de lotus cuits à la poele avec du sucre et de la sauce soja.
‎Kuri Kinton (栗金団) : châtaigne et patate douce sucrée. Symbolise la chance.
‎Zoni (雑煮) : soupe de mochi dans un bouillon clair (dans l’est du Japon) ou un bouillon de miso (dans l’ouest).

L’Osechi, c’est très bon et on ne se sent pas gavé malgré la quantité de nourriture ! 🍱
​Et avant de commencer à manger, on trinque avec une petite coupe de saké, otoso (お屠蘇) !​

Sources : Wikipedia et Miki-chan 

Après le repas, on continue les traditions du Nouvel An avec la première visite au temple pour prier ​! Je suis allée au temple ​Gion ​(祇園寺) pour sonner la cloche (除夜の鐘 Joyanokane) et au ​sanctuaire ​Mito hachimangū (水戸八幡宮) pour tirer mon omikuji et manger des bons takoyaki et Ōban-yaki (​大判焼き).

​​Lors de la visite au temple pour la première prière de l’année (初詣 hatsumode), il est de coutume de tirer un omikuji (おみくじ, loterie sacrée) pour découvrir ce que nous réserve l’année ! Avez-vous une mauvaise, moyenne, bonne ou une excellente fortune ? Amour (恋愛), voyages (旅行), études (学業), santé (健康), travail (仕事), souhaits (願望), argent (金運), comment ça se passera ?

​Par exemple, d’après mon Omikuji, 2018 devrait rimer avec « succès » (躍) : je peux être active dans tous les domaines et je dois relever des défis avec ambition, rendre possible l’impossible. Si j’ai un grand rêve, je ne dois pas m’inquiéter des petites choses et juste aller de l’avant ! Ensuite, on me prédit une « excellente fortune » (運勢大吉) mais je dois quand même économiser ! Voyager, oui, mais le voyage sera meilleur si je le fais différemment de d’habitude. J’ai un grand rêve (je ne sais pas encore lequel haha). En travaillant avec enthousiasme, je pourrai gagner un meilleur revenu et plus de confiance ! Si j’essaye un nouveau sport, je serai en meilleure condition physique. En bref, c’est assez positif donc je garde mon Omikuji précieusement, tout comme la petite tortue dorée qui était avec, car elle permet de remplir le porte-monnaie apparemment ! Bon ben… on y croit !

À peine rentrée de Ibaraki, 英子さん m’a invitée à un Shinnenkai (新年会), un premier rassemblement entre amis pour manger et boire. Je me suis retrouvée dans un groupe d’amis qui se connaissaient depuis l’école, dans une ambiance conviviale, comme en famille. On a bu du saké et mangé divers plats, quelques mets du Osechi ainsi que des rouleaux de printemps (春巻き, harumaki), de la viande, du sashimi de buri (ブリ), de la quiche (oui, oui), de la pizza et pour le dessert du cheesecake…

Le Shinnenkai avait lieu dans une maison traditionnelle japonaise avec dans une des pièces un tokonoma (床の間) que l’on trouve justement dans ce genre de maison et où on expose divers objets d’art ou sacrés. Il y avait des daruma, des kagami mochi… On m’a un peu expliqué leur rôle et leur signification. C’était très intéressant, même si c’était assez difficile à comprendre !

​Les Shinnenkai ayant généralement lieu dans des restaurants ou Izakaya, après avoir bien bu, mangé et parlé, chacun rentre chez soi au bout de deux heures. Mais nous, ça a duré toute l’après-midi et on a clôturé par une partie de Bingo avec en lots des cadeaux que chacun avait ramené et caché dans des sacs de façon à créer un lucky bag (un cadeau surprise) ! Selon notre classement au Bingo, on avait plus de choix pour notre cadeau. J’ai tellement pas de chance à ces jeux que j’ai fini avant-dernière hahaha, mais j’ai eu un bon lucky bag en cadeau ! C’était la surprise en l’ouvrant après ! C’était amusant ! Un peu comme dans mes soirées en famille en France ^^ !

Ces jours sont passés vite mais ça m’a fait du bien. J’étais bien entourée pour ce Nouvel An et j’ai pu suivre les traditions du Japon comme j’avais espéré ! Je suis contente d’avoir vécu le Nouvel An à la japonaise !

Maintenant, on repart pour une nouvelle année. Je crois en mon Omikuji et j’espère vivre de belles choses encore au Japon 🙏.


♫ Un article = Une chanson ► MONSTA X – HERO

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► Summer Dream became true : Jung Yong Hwa Special Fansign Event à Tokyo

​Je ne remercierais jamais assez mes amies des Philippines pour être passé par moi pour acheter l’album solo japonais de Yonghwa, sorti cet été ! Grâce à elles, j’ai pu avoir suffisamment de chances pour participer à une loterie et gagner un ticket pour une séance de dédicaces ! My Summer Dream became true!

Bon à vrai dire, depuis celle de CNBLUE à Nagoya, je n’aime pas vraiment les séances de dédicaces au Japon car le staff japonais impose des règles trop strictes : photos interdites, interdiction de donner un cadeau ou une lettre en mains propres… Tout ça est autorisé en Corée. Mais ce n’est pas la faute du staff, mais plutôt des fans. Leur perception du mot « fan » est bien effrayante. J’ai bien observé depuis que je suis une membre de Boice Japan et certaines sont clairement folles ! Donc je comprends, mais pour moi c’est injuste car je n’ai pas toujours cette opportunité.Ceci dit, j’étais super heureuse d’apprendre que j’avais gagné et de pouvoir saluer (rapidement) celui pour lequel j’ai beaucoup d’admiration et de respect.

C’était un samedi, le 16 septembre 2017. Je suis partie tôt le matin pour arriver suffisament à l’heure. La fansign avait lieu près de la station Osaki et il fallait se présenter à 10h30 pour vérifier notre identié et prendre place en salle. La séance de dédicaces commençait à 11h30. Je suis arrivée à 9h30 mdrrr.

J’avais embarqué un de mes YongYong Kuma avec mon nom écrit sur mon badge de l’école 😂 et mon drapeau français comme toujours. C’est ma marque de fabrique, on me reconnait grâce à ça désormais !

Dans la salle j’étais assise dans la deuxième rangée, ce qui me permettait de bien voir Yonghwa à son entrée. Ce n’était pas la première fois que je le voyais si près et pourtant à chaque fois je suis toujours aussi surprise. Et en plus il était vraiment beau comme toujours 😌. J’étais en mode dokidoki… Allais-je réussir à lui parler ? Il le fallait, je n’allais pas avoir à nouveau cette occasion avant longtemps !

Yonghwa était un peu timide et gêné (je ne pensais pas que ça pouvait être possible xD) mais il était content de nous voir. Il nous a salué puis s’est assis, prêt à signer nos exemplaires. Le staff a invité les fans, rangée par rangée, à venir.

C’était… rapide. Plus rapide que le Shinkansen stp. Yonghwa avait peu de temps pour souffler et parler plus avec les fans… Il signait les jaquettes les unes après les autres, en écoutant et en répondant aux fans, toujours avec le sourire. Le staff était aussi stricte qu’à Nagoya et laissait peu de temps à chaque fan. Et genre y avait quatre grands costauds autour de Yonghwa. Lol, ils craignaient vraiment qu’on se jette toutes sur lui ou bien… ?

J’étais dans les 20 premières donc mon tour est vite venu. Mode dokidoki à son maximum… J’avais mon drapeau autour du cou et mon YongYong Kuma dans les bras.

Et, oh merde, c’était déjà à moi ! Attendez, j’ai oublié ce que je voulais dire… Bref tant pis, je me suis avancée et j’ai salué Yonghwa en Hawaiien 👋 ALOHA ! Il était surpris en me voyant mais il m’a souri avant de lire mon nom sur mon badge. Yes ! Il sait comment je m’appelle maintenant ! Une autre étape de franchie ! J’avais espéré qu’il écrive mon nom en plus de sa signature mais il n’y a qu’en Corée qu’ils le font 😒.

Notre cours échange ressemblait à ça :

Kimi : Aloha Yonghwa!
Yonghwa : Aloha! Oh?! Where are you from?
Kimi : France ! (J’avais préparé des phrases en coréen mais à ce moment-là je n’ai pas pu aligner ne serait-ce que trois mots 😂)
Yonghwa : Bonjouuur !
Kimi *surprise par la perfection au niveau de la prononciation* : … … … Bonjour 😌💖

Pendant qu’il signait, je lui ai dit (en japonais, c’était mort pour le coréen) que j’étais venue au fanmeeting à Busan en début d’année et qu’on avait fait un high touch (cette fois où en me voyant il m’avait reconnue sans que je lui dise « France » xD). Il m’écoutait en hochant la tête 😌. Vue la situation et la pression du staff japonais (oui les 4 messieurs costauds étaient vraiment imposants), ça lui a pas parlé, peut-être même qu’il a rien compris ! Bref, je n’avais pas plus de temps donc « merci et au revoir ». Il m’a répondu « Merci, merci beaucoup » et que dire, j’aime son accent français 💖💖💖💖 les autres fans étaient amusées et disaient toutes « kawaii » !

Une fois la séance de dédicaces terminée, Yonghwa a raconté un peu sa vie xD, disant par exemple qu’il s’était mis au surf. Les fans lui ont demandé de chanter, il a commencé à chanter la chanson qu’on entendait en musique de fond (c’était justement son album qui tournait en boucle) mais il s’est vite arrêté, disant qu’il n’était pas à l’aise parce que ce n’était pas les mêmes conditions qu’en concert. Voir une centaine de visages te fixer attentivement… Oui, je comprends ce qu’il peut ressentir 😂.

En bonus, un des polaroids pris pendant le clip de Summer Dream était offert à une fan. Il fallait gagner contre Yonghwa au Jankenpon (pierre, feuille, ciseaux). 5 posters ont également été remis suite à un tirage au sort du numéro de siège. Bref, encore une fois, je n’étais pas une des gagnantes. Quand il s’agit de jeux de chance, je perds tout de suite 😒.

Finalement, il était temps pour Yonghwa de nous quitter. Ils nous a salué en quittant la salle. J’ai crié « Merci !! » et il m’a répondu en hochant la tête.

Fini. Il n’était que 12h10 😂. Cependant, c’était un bonheur de pouvoir lui parler ne serait-ce que quelques minutes et de réaliser à quel point il est adorable, amical et gentil !

« Merci, merci beaucoup Yonghwa 💕 »


♫ Un article = Une chanson ► Jung Yong Hwa – Summer Dream

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► In the End : Passer le JLPT au Japon

Le fameux examen qui évalue votre niveau en japonais : le JLPT ! Il peut vous être utile si vous souhaitez travailler au Japon ou pour vos études ou tout simplement si vous êtes curieux de savoir à quel point vous pouvez parler japonais.

Qu’est-ce que c’est ?

JLPT signifie Japanese Language Proficiency Test. C’est le test qui évalue votre niveau de langage dans la langue japonaise, dans trois domaines : vocabulaire, grammaire/lecture et écoute. Il y a quatre niveaux allant du N5 au N1.

  • N5 : Être capable de comprendre un peu de japonais basique (lire et comprendre des phrases et expressions écrites en hiragana et katakana et en kanji simples, écouter et comprendre des courtes conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N4 : Être capable de comprendre les bases du japonais (lire et comprendre des phrases avec du vocabulaire basique et en kanji, écouter et comprendre des conversations de la vie quotidienne parlées à un rythme lent)
  • N3 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des documents au contenu spécifique de la vie quotidienne, saisir les informations importantes d’un document, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours parlées à un rythme naturel)
  • N2 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans les situations de tous les jours et dans une variété de circonstances jusqu’à un certain degré (lire et comprendre des articles de presse, des magazines et autres articles divers, écouter et comprendre des conversations cohérentes dans la vie de tous les jours, les informations télévisées parlées à un rythme naturel)
  • N1 : Être capable de comprendre le japonais utilisé dans une variété de circonstances (lire et comprendre du contenu logique ou abstrait sur divers sujets, des articles de presse, des chroniques, écouter et comprendre des conversations cohérentes, des informations, les points essentiels d’un discours oral)

Le test a lieu deux fois par an au Japon. La première session se passe en Juillet et la deuxième en Décembre.

Inscription et préparation

L’inscription s’effectue par Internet, sur le site JEES ou bien par courrier (attention à la date butoire). Il faut avoir un compte sur le site pour pouvoir s’inscrire.
Il est possible de s’inscrire en individuel ou en groupe. Il faut remplir le formulaire avec les coordonnés et joindre une photo et payer. Le coût de l’examen est de 5 000¥ (+ taxes). Il est possible de régler au konbini ou par carte bancaire.

Un mois avant l’examen, un récépissé (Test Voucher) est envoyé à l’adresse indiquée pendant l’inscription. Il est très important de le garder précieusement car il contient toutes les infos nécessaires le jour de l’examen : date, heure et durée du test, l’adresse du campus où l’examen aura lieu, numéro de candidat, le numéro de salle et le règlement. A ne surtout pas oublier le jour J !

Entre la période d’inscription et le jour du test, il n’y a plus qu’à bosser pour être le mieux préparé possible. Il est parfois arrivé que des sessions d’entraînements aient lieux un mois avant l’examen pour les inscrits au test officiel. Ces sessions se déroulent dans les mêmes conditions et les participants peuvent en cadeau recevoir 2 000¥ !

Lieux où se passe l’examen

Selon le lieu de résidence et le niveau choisi, les lieux de l’examen varient. Mes trois tests déjà passés étaient dans trois lieux différents. Les examens se passent dans différentes universités, dans toutes les préfectures du Japon.

Quelques adresses

Keio University Hiyoshi Campus
Adresse : 4-1-1 Hiyoshi, Kohoku-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken
Accès : Hiyoshi Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Meguro Line, Yokohama Municipal Subway Green Line) sortie est

Senshu University Ikuta Campus
Adresse : 2-1-1 Higashimita, Tama-ku, Kawasaki-shi, Kanagawa-ken
Accès : Mukougaoka-Yuen Station (Odakyu Line) sortie sud

Aoyama Gakuin University Sagamihara Campus
Adresse : 5-10-1 Fuchinobe, Chuo-ku, Sagamihara-shi, Kanagawa-ken
Accès : Fuchinobe Station (JR Yokohama Line) sortie nord

L’accès aux universités est indiqué sur le Test Voucher reçu. Aucun risque de vous perdre pour y aller : suivez les troupeaux de Chinois. Ils sont toujours très nombreux. 😂

Déroulement de l’examen

Les salles d’examens ouvrent 30 minutes avant le début du test, à partir de midi et les premières épreuves commencent à 12h30. Et l’heure, c’est l’heure. Arrivez en retard et vous pouvez abandonner l’idée de passer le test. Les règles sont très strictes. Il y a trois surveillants par salle de classe. Les épreuves durent entre 30 et 110 minutes et entre chaque il y a 30 minutes de pause pour s’aérer, boire ou aller aux toilettes.
Le jour de l’examen, il faut se présenter muni du Test Voucher et du matériel nécessaire pour écrire (un crayon papier HB ou à mine et une gomme à laquelle il faut retirer l’étui en carton) et une montre sans option mémoire. Il faut se placer à la table contenant le même numéro de candidat que sur le Test Voucher.
La même annonce avec les règles ainsi que la vérification du visage et de la photo est répétée quinze minutes avant chaque épreuve. Le JLPT c’est comme le foot ! Il y a des règles à respecter et toute infraction est sanctionnée soit par un carton jaune ou un carton rouge. Tentez de tricher et vous êtes hors-jeu !

Résultats

Les résultats sont annoncés par envoi d’un courrier avec le certificat si le test est validé deux mois plus tard. Il est possible de les connaitre en avance par Internet, toujours sur le site JEES, vers la fin du mois suivant l’examen. Il faut avoir minimum 100/180 pour passer.

Mes impressions

Le JLPT au Japon, c’est militaire 😂. Les examinateurs et surveillants sont stricts et sévères. Mon premier examen en particulier, l’examinatrice nous parlait comme à des soldats, très sèche et sans le moindre sourire.
Les universités sont immenses et j’aime beaucoup l’architecture pour certaines ! J’avais vraiment l’impression de redevenir étudiante, mais limite une étudiante dans une université prestigieuse xD.
Concernant le test en lui-même, je n’ai passé que le N5 et le N4 et je trouve déjà le N4 bien difficile… La partie vocabulaire est vicieuse avec parfois des kanji très ressemblant, la partie grammaire/lecture demande beaucoup de concentration et la partie écoute je dirais que c’est la plus facile alors que ça a toujours été mon point faible dans l’apprentissage d’une langue o_o.


♫ Un article = Une chanson ► Linkin Park – In the End

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► +1 : Renouvellement du Visa Travail

Comme je l’annonçais dans un de mes précédents articles, j’ai renouvelé mon contrat de travail. Par conséquent, le renouvellement de mon Visa Travail a suivi !

Renouveler un Visa Travail au Japon, comment ça se passe ? Je vous explique ! 

Cette démarche s’applique aux ressortissants étrangers souhaitant poursuivre leurs activités avec leur statut de résident actuel (prolongement d’un contrat de travail ou renouvellement d’un visa époux par exemple). Il faut effectuer la demande avant l’expiration du statut de résident du demandeur, à partir de trois mois avant la date d’expiration.

Documents à fournir pour constituer le dossier

  • 1 Le formulaire de demande d’extension de la période de séjour (在留期間更新許可申請書) partie employé (à télécharger ici)
  • 2 La photocopie du passeport et de la carte de résident actuelle (recto-verso) (パスポート及び在留カード(表裏)のコピー)
  • 3 Une photo d’identité (写真) format 3*4cm datant de moins de trois mois
  • 4 Une attestation de paiement des impôts (納税証明書) et un certificat de la taxe d’habitation (住民税の課税証明書) de l’année précédent celle de la demande
  • 5 Les autres documents sont fournis par votre employeur ;) ! Sont inclus le formulaire de demande d’extension de la période de séjour (partie employeur), une lettre de demande d’extension de la période de séjour, une copie du contrat de travail et le justificatif des activités de votre employeur et de ses bénéfices.
  • 6 4 000¥ en timbres fiscaux à payer si l’application est acceptée, le jour du retrait du visa. Le prix varie selon le statut demandé.

Préparer le dossier

  • 1 Le formulaire de demande d’extension de la période de séjour (在留期間更新許可申請書) : à compléter en anglais ou en japonais. Il y a différents formats selon les activités effectuées. Ce n’est pas le même formulaire que celui du changement de statut c’est une demande pour rallonger la durée du visa travail. Mais les informations à remplir sont les mêmes : nationalité, nom, coordonnés, emploi, etc…
  • 2 Une attestation de paiement des impôts (納税証明書) et un certificat de la taxe d’habitation (住民税の課税証明書) : étant donné que maintenant vous êtes à un an d’activités professionnelles, vous payez donc les impôts comme tout le monde. Rendez-vous à la mairie pour demander les documents. Il faut remplir un formulaire de demande pour chaque document (納税証明申請書 et 市民税・県民税証明の申請書). Vous écrivez votre adresse, votre nom, votre date de naissance, votre numéro de téléphone, l’année d’imposition et le nombre d’exemplaires souhaités, vous présentez votre carte de résident avec le formulaire au comptoir des attestations écrites (証明書受付, Shomeisyo uketsuke). Temps d’attende de 15 minutes environ, c’est assez rapide, vous récupérez vos documents au comptoir de récupération des documents (お渡し窓口 Owatashi Madoguchi) et vous payez les frais de service (de 200 à 600¥ environ) ! Attention : quand vous demandez l’attestation des impôts sur une année, il faut aller à la mairie de là où vous habitiez cette année au 1er janvier, sauf si vous faites la demande à partir du 1er juin.

Dépôt du dossier

Comme j’habite dans la préfecture de Kanagawa désormais, ça me prend plus d’une heure pour aller au bureau d’immigration de Tokyo, Shinagawa. J’en ai donc choisi un plus proche, à 40 minutes de chez moi. Je me suis rendue à la branche de Kawasaki situé près de la station Shin Yurigaoka. Le bureau ouvre de 9h00 à 16h00. L’avantage de ce bureau est que même en arrivant à 8h35, il y a rarement plus de dix personnes devant vous ! Plus besoin de camper ! Ça change du bureau d’immigration à Shinagawa où on peut trouver plus de 30 personnes en arrivant à 7h30.

Tokyo Immigration Bureau Kawasaki Branch Office (東京入国管理局川崎出張所)
Adresse : Kawasaki West Joint Government Building, 1-3-14 Kamiaso, Aso-ku, Kawasaki City, Kanagawa Prefecture
Accès : Shin Yurigaoka Station (Odakyu Line), sortie Sud

Le bureau ouvre pile à l’heure. C’est tout petit donc c’est pas compliqué de trouver le bon comptoir, y en a qu’un. Vous allez à la réception (受付) pour faire vérifier votre dossier avec votre passeport et votre carte de résident. Vous remplissez la carte postale qui vous est envoyé plus tard avec la réponse et on vous remet un ticket.

En étant numéro 3 vous pouvez vous rassurer de ne pas avoir à passer des heures au bureau… 😂 En effet en 30 minutes c’est fait. Vous récupérez votre passeport, votre carte de résident avec un tampon indiquant que votre statut est en cours de changement et la notice avec votre numéro de dossier expliquant que pendant son étude, il est possible de rester jusqu’à deux mois sur le territoire japonais. A la différence du bureau d’immigration de Tokyo (Shinagawa), la notice n’est qu’en japonais 😂. Il ne reste plus qu’à attendre le verdict final.

Réception du Visa

Environ deux semaines après le dépôt du dossier, vous recevez la carte postale indiquant de vous présenter à l’immigration dans les deux semaines suivantes avec passeport, carte de résident, 4000¥ de timbres fiscaux, la notice avec le numéro de dossier et la carte postale. Selon la demande et peut-être le bureau d’immigration, la durée du traitement du dossier peut-être plus longue, jusqu’à deux mois parfois !

Donc c’est reparti direction le bureau d’immigration à Shin Yurigaoka. ​​​​Au bureau de Shinagawa, on peut acheter les timbres au konbini du bureau. Sinon, il faut se rendre à la poste. A l’immigration, vous remettez la carte postale, le timbre (vous signez le formulaire en même temps et y collez le timbre), la notice avec le numéro de dossier, passeport et carte de résident. En échange vous recevez un ticket et attendez (environ 30 minutes) que votre numéro soit appelé pour récupérer votre nouvelle carte de résident.

Et vous voilà avec votre précieux visa ! 🎉 楽しみましょう🎵💕


♫ Un article = Une chanson ► Martin Solveig (feat. Sam White)+1

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► Checkmate : 22 juin 2017 ; 2 ans de vie au Japon !

22 juin 2017 ! Bon anniversaire Yonghwa ! Que le temps passe vite ! Me voilà déjà à deux ans de vie au Japon, j’ai l’impression que c’était hier que je venais habiter au Japon ! Comme pour la première année, j’ai envie de faire le bilan.

Cette deuxième année au Japon, comment était-elle ? Je dirai peut-être aussi difficile que la première mais ce n’était pas la même difficulté. L’année dernière, la difficulté numéro un : chercher un travail. Cette année, la difficulté numéro un : m’adapter au travail ! Et ce n’était pas toujours gagné. L’année dernière : j’ai appris à servir du vin et du champagne et à porter 3 assiettes en même temps. Cette année : j’ai appris à enseigner le français à des japonais. L’année dernière : je vivais dans une share house. Cette année : j’ai déménagé dans un studio. Bref, je zappe les mauvais moments, ça ne sert à rien de s’étaler. Mais cette année fut malgré tout riche, même si j’ai plus travaillé qu’autre chose. Je n’ai pas beaucoup voyagé mais j’en prévois pleins pour bientôt ! Mon épanouissement est grandissant. Je m’amuse, je profite des petites occasions qui se présentent et je me sens toujours aussi bien en globalité ici. Alors, cette année-là :

  • J’ai déménagé dans un studio, dans la campagne de la préfecture de Kanagawa. C’est parfois chiant d’habiter loin, mais je m’adapte.
  • J’ai loupé tous les matsuri d’été parce que je travaille le samedi. J’ai juste vu une partie du feux d’artifice de Futako-Tamagawa.
  • Je me suis fait des amies… françaises, avec qui j’aime beaucoup sortir ! Violaine, Elodie, Pauline… Si vous passez par là ! Et ça fait du bien car….
  • Finalement j’ai réalisé une chose : se lier d’amitié avec des japonais(es), c’est finalement très compliqué. La relation n’est pas aussi sincère et on ne peut pas se confier.
  • J’ai réalisé aussi que les japonais, à vouloir être trop polis, sont à la limite de l’hypocrisie, parce qu’ils ne disent jamais les choses directement ! Et ça c’est quelque chose que j’ai du mal à supporter. Il y a aussi une sorte de racisme envers les étrangers, bien différente de la notre (haha) mais bien plus blessante je trouve. Un japonais ne vous traitera jamais de « sale étranger » ici mais vous le fera comprendre dans son comportement tout en faisant comme si de rien n’était (oui, les japonais ne disent rien directement).
  • Cependant, tous les japonais ne sont pas comme ça non plus ! Mes apprenants et les quelques amis japonais que j’ai réussi à me faire sont des personnes adorables et je les aime beaucoup ! J’ai vraiment fait des rencontres marquantes et toutes ces rencontres m’ont permise de me maintenir debout et de passer des bons moments ! Je ne pensais jamais dire un jour « Enseigner le français, c’est amusant ! » J’ai la sensation de bien plus profiter de la vie, de sortir, de m’amuser maintenant que quand j’étais adolescente. Je me dis que « Oui, la vie, elle est cool ! » et qu’il ne faut pas se laisser abattre par les petits tracas qu’elle peut parfois te balancer en pleine figure.
  • J’ai changé personnellement, dans mon relationnel avec les gens, dans ma façon d’agir et de m’imposer. J’ai appris à m’ouvrir et à être moins timide. Oui, le travail à l’Ecole Sympa ne m’a pas apportée qu’un Visa et un salaire ! Je n’avais pas remarqué à quel point j’ai pu être enfermée dans ma bulle et effrayée à l’idée de mettre un pied dans le monde extérieur toutes ces années, et vraiment ça peut bloquer beaucoup d’issues. Maintenant, je m’aperçois que je peux en apprendre beaucoup sur la vie et sur les relations humaines et créer des liens avec des personnes qui ne viennent pas forcément du même monde que le mien. Bon après c’est sûr, ça ne marche pas avec tout le monde non plus hein :’D.
  • Je vais toujours autant au Karaoké et j’aime toujours autant Starbucks.
  • Je suis allée à la plage à Enoshima pour me baigner !
  • J’ai fêté mon premier Halloween à Shibuya !
  • J’ai décroché le JLPT N5 !
  • Je suis allée à Karuizawa.
  • J’ai fait du Taiko pour la première fois !
  • J’ai vu mes CNBLUE 10 fois en concert/fanmeeting (dont 7 au Japon). Avec l’emploi du temps que j’avais, j’ai bien géré je trouve x’D. Merci de venir aussi souvent au Japon les gars !

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Une année chaotique, mouvementée, parfois difficile mais très enrichissante ! Et il y a encore beaucoup de choses que je veux accomplir durant cette troisième année au Japon qui commence :

  • Escalader le Mont Fuji
  • Voir un spectacle de Kabuki
  • Assister à un match de Sumo
  • Aller à FujiQ
  • Assister à une vraie cérémonie de thé
  • Aller à Okinawa, Fukuoka, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
  • Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
  • Réussir le JLPT N4, puis le N3 si vraiment je deviens balèze en japonais

Pour l’instant, ai-je envie de rester au Japon et d’y passer ma vie ? Y passer ma vie, je ne sais toujours pas, je ne peux pas me projeter autant… Mais pour l’instant OUI, je veux rester ! Une chose est sûre, je ne quitterai pas le Japon tant que je n’aurais pas accompli les objectifs ci-dessus !


♫ Un article = Une chanson ► 정용화 (Jung Yong Hwa) – Checkmate (With JJ LIN)