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► I want it all : Kimi no Nikki (février 2019)

Un mois assez bon dans l’ensemble. On va dire que c’était la dernière phase de l’hiver, j’espère. Même si le Japon n’est pas le pays où il fait le plus froid, faut avouer. Mais pour moi il reste difficile à cause de l’air très sec qui massacre ma peau et des logements si mal isolés que j’ai froid en permanence, même à la maison si je ne mets pas le chauffage… D’habitude on se dit : « Ah vivement que je rentre à la maison AU CHAUD ! » Non ici on ne peut même pas dire ça xD ! Ma facture d’électricité était monstrueuse ce mois… L’hiver prochain, je devrai réfléchir à d’autres mesures pour économiser et chauffer mon chez moi…

Mais l’avantage reste quand même le temps très souvent ensoleillé qui nous permet de sortir régulièrement pour profiter de belles journées ! C’est pour ça que ce mois aussi j’en ai profité ! Entre sport et balade et aussi diverses activités à l’extérieur !

※ Les événements du mois

• Setsubun (節分)

Setsubun (節分) est une fête nationale célébrée chaque année le 3 février. Cette date symbolise l’arrivée du printemps selon l’ancien calendrier lunaire. On l’appelle aussi la fête du lancer de haricots.

Où et comment célébrer Setsubun ?

① Au temple / sanctuaire : la plupart célèbrent l’événement en vendant des Ehomaki (恵方巻) pour en moyenne 400¥ et en organisant le lancer de graines de haricots grillés (mamemaki, 豆まき) devant enfants et parents, un sac à la main pour en récupérer le maximum. Les lieux sacrés rassemblent de nombreux habitants et visiteurs.
Pour les endroits les plus populaires il y a par exemple Zojoji (増上寺) ou bien Sensoji (浅草寺). Pour éviter trop de foule et profiter plus tranquillement des festivités dans un plus petit lieu, optez pour le temple ou le sanctuaire de votre quartier !

Si vous habitez Shinohara, Yokohama (横浜市篠原町), allez par exemple au sanctuaire Shinohara Hachiman (篠原八幡神社). Le lancer de graines de haricots grillés commence vers 10:30 et dure 30 minutes. Le prêtre shintoïste, kannushi (神主) récite d’abord un chant religieux. Puis les enfants, et parfois les adultes viennent sur le palais kagura-den (神楽殿) pour lancer des haricots à la foule en criant « Oni wa soto! Fuku wa uchi! » (鬼は外! 福は内!), ce qui signifie « Dehors les démons! Dedans le bonheur! » Ça finit par les organisateurs qui lancent les gros lots, des sacs de graines de haricots et autres friandises.

Si on lance les graines pour faire fuir les démons, on les mange aussi pour apporter la bonne fortune. Il est dit que si on mange le nombre de graines de haricots correspondant à notre âge, nous serons en bonne santé toute l’année !

② À votre maison : on suit aussi la tradition du mamemaki en lançant les graines de haricots grillés par la fenêtre des maisons en criant aussi « Oni wa soto! Fuku wa uchi! » Il s’agit donc de faire fuir les forces néfastes incarnées par les démons (鬼) qui cherchent à envahir le foyer à chaque nouvelle année et d’attirer la bonne fortune (福) dans la maison. Le plus souvent dans les familles japonaises, le père porte un masque de démon et les enfants lui jettent des graines de haricots. Les écoles organisent parfois aussi le Setsubun où les professeurs se déguisent en démon et les enfants leur jettent les graines de haricots.

③ En mangeant : une autre tradition, c’est manger un ehomaki (恵方巻) en soirée. Il s’agit d’un long maki contenant le plus souvent des légumes, des œufs et de la viande. Il faut le manger en entier, il n’est donc jamais coupé en petits rouleaux comme les maki traditionnels. Le ehomaki se mange dans la direction Eho (恵方) afin d’être heureux le reste de l’année. Eho est la direction annuelle d’Eto (干支), qui représente les douze signes du zodiaque chinois. La direction change selon les années. Pour 2019, la direction Eho correspond à l’Est/Nord-Est (東北東).

Cette tradition venue d’Osaka où elle est appelée marukaburizushi (丸かぶり寿司, rouleau de sushi croqué tel quel), s’est répandue en 1998, après que la chaîne de konbini 7-Eleven l’a commercialisée sous le nom d’ehomaki.
Donc pas seulement au temple, au konbini et au supermarché, des ehomaki sont exceptionnellement vendus à l’occasion de Setsubun, aux goûts variés (salade, viande, légumes) de taille standard ou moitié réduite, au prix allant de 300¥ à 800¥.

Setsubun, c’est une occasion de diffuser des ondes positives en s’amusant et de passer un sympathique moment en famille !

• La Saint (Ramen) Valentin (ヴァレンタイン(ラーメン)デー)

Pourquoi parler de la Saint Valentin, la fête la plus inutile qui soit :D (non je n’envie pas les gens en couple lol)… En tant que célibataire, pour oublier cette journée et ne pas déprimer, pourquoi ne pas vous offrir une Saint Valentin en solo en allant manger… un ramen au chocolat ? Oui vous avez bien lu. Pour célébrer la fête des amoureux qui a pour tradition au Japon d’offrir du chocolat, la chaîne de ramen Kourakuen a décidé de mettre la dose de chocolat dans un bol de ramen ! Est-ce que le gout doux et sucré du chocolat se marie bien avec celui d’un しょうゆラーメン (ramen à la sauce soja) ? J’ai eu envie de savoir !

La réponse est… oui pourquoi pas ! Les Japonais sont connus pour mélanger des ingrédients salés et sucrés ensemble pour créer quelque chose de vraiment étrange ! Un ramen au chocolat, c’est donc… étrangement bon. Loin d’être un pur délice mais c’est mangeable.
L’huile de cacao dans le bouillon n’est pas trop forte en gout comparé à l’odeur qui se dégage une fois votre bol servi. Cela évite d’être trop vite écœuré. La petite tablette de chocolat au lait apporte le petit gout en chocolat mais sans dominer le gout du bouillon. Cependant, chez Kourakuen, la texture des nouilles est un peu ferme.
Le bol coûte 561¥. Et au cas où la dose ne suffirait pas, le service vous offre un petit chocolat en cadeau !

Le ramen au chocolat (チョコレートラーメン) était en édition limitée du 1er au 14 février. Il semblerait que le succès ait été au rendez-vous. Donc l’année prochaine, surveillez le menu de Kourakuen et rendez-vous au restau près de chez vous ! Bien entendu, vous pouvez également y aller à tout moment pour déguster tous les types de ramen (shoyu, miso, shio), tsukemen, tantanmen… Le menu est disponible en anglais, il y a de l’espace et le service est correct.

Ceci dit, le concept ne date pas d’hier. D’autres chaines proposent un menu spécial avec ramen au chocolat ou encore tsukemen au chocolat.

Kourakuen Dogenzaka (幸楽苑ラーメン道玄坂店)
Adresse : 2-16-6 Dogenzaka, Shibuya-ku, Tokyo (東京都渋谷区道玄坂2丁目16-6)
Accès : Shibuya Station (JR Line, Keio Inokashira Line, Tokyu Line, Hanzomon Line, Fukutoshin Line, Ginza Line) sortie 1
Site internet : http://www.kourakuen.co.jp/

• The Art Rink in Yokohama Aka Renga Shoko (アートリンク in 横浜赤レンガ倉庫)

L’hiver japonais a beau être long et difficilement supportable à cause de l’air très sec, c’est aussi une saison avec des activités amusantes comme le patin sur glace ! En période de Noël, la ville de Yokohama ouvre sa patinoire pour le plus grand bonheur des amateurs ou des passionnés.

Avec l’événement Art Rink, vous pouvez profiter de l’air frais de l’hiver, du soleil agréable en journée et de la ville illuminée en soirée pour patiner et faire quelques slalom. Situé près des bâtiments en brique rouge Aka Renga Shoko (赤レンガ倉庫), les petits comme les grands peuvent louer patins, gants et protection pour maximum 1 200¥ et patiner aussi longtemps que le plaisir y est et que les règles sont respectées.

Quand on a pas pratiqué le patin sur glace pendant quelques années et qu’on recommence, c’est un peu difficile de garder l’équilibre au début. Mais après quelques tours, on se remémore les enchaînements appris dans le passé ou bien on essaie d’imiter les pros, souvent rassemblés au centre de la patinoire. C’est un sentiment agréable qui nous fait un peu plus apprécier l’hiver au Japon !

The Art Rink in Yokohama Aka Renga Shoko (アートリンク in 横浜赤レンガ倉庫)
Dates : début décembre à mi-février
Lieu : Aka Renga Shoko (赤レンガ倉庫)
Tarifs : adulte 700¥, enfant 500¥, location de patins 500¥
Accès : Bashamichi Station (Minatomirai Line) sortie 6
Site internet : http://akarenga-artrink.yafjp.org/

※ Les sorties et excursions du mois

• teamLab Planets TOKYO (チームラボプラネット東京)

Après la visite de teamLab Borderless à Odaiba, celle du deuxième musée ouvert jusqu’à l’automne 2020 teamLab Planets TOKYO est indispensable ! Plus petit que son confrère d’Odaiba mais avec autant de surprises à l’intérieur ! Toujours de l’animation et de l’art digital au programme, mais sous un cadre un peu différent : en effet, il faut être pieds nus car certains passages s’effectuent dans l’eau. Pour les filles, éviter de porter une jupe car le sol est en miroir dans certaines salles.

Le prix diffère un peu aussi : 2 400¥ en semaine le soir, 2 700¥ en semaine la journée, 3 200 ¥ le week-end. Lors de l’achat du billet (en avance sur Internet ou sur place), le choix d’une tranche horaire est obligatoire. Sur place, les billets en début de journée sont rapidement sold out, mieux vaut réserver avant. À l’arrivée, faites la queue dans la file d’attente correspondant à votre tranche horaire d’entrée. Une vidéo d’introduction rappelant les règles et avertissant d’enlever ses chaussures est diffusée, et c’est parti pour environ 1h30 de visite !

Au final, on préférera soit l’un, soit l’autre, ou peut-être les deux puisqu’ils se complètent. Si on se base sur le prix, teamLab Planets TOKYO reste un peu excessif pour une visite moins longue dans un plus petit espace. teamLab Borderless demande plus de temps d’attente mais pour des spectacles qui savent en mettre pleins la vue et pleins les oreilles, bien qu’on ne parcourt pas les lieux dans une eau colorée.

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teamLab Planets TOKYO (チームラボプラネット東京)
Adresse : 6-1-16 Toyosu, Koto-ku, Tokyo (東京都江東区豊洲6-1-16)
Accès : Toyosu Station (Yurakucho Line) sortie 7, Shin-Toyosu Station (Yurikamome Line)
Site internet : https://planets.teamlab.art/tokyo/
Tarifs : 2 400¥ à 3 200¥

※ Les restau et cafés du mois

• Yokohama Iekei Ramen Konshinya (横浜家系ラーメン 魂心家)

Vendredi = jour du ramen ! Dans notre mission de tester les restau de ramen de Jiyugaoka, ce 1er février le choix se porte sur Yokohama Iekei Ramen Konshinya (横浜家系ラーメン 魂心家) une chaîne assez répandue dans tout le Japon. Les ramen de Yokohama, appelés Iekei Ramen (家系ラーメン) sont connus pour mixer dans leurs bols de ramen un bouillon de porc de Kyushu et de la sauce soja de Tokyo avec des nouilles épaisses.

Choisissez votre ramen au distributeur (un menu en anglais est disponible et dans le pire des cas, le staff est là pour vous aider dans votre commande 👌), payez et prenez place à table ou au comptoir. Confirmez la texture de vos nouilles, la dose de gras dans le bouillon et l’intensité de son gout.

Savourez et si vous terminez l’intégralité de votre bol, vous avez droit à une récompense : un ticket avec des réductions lors de votre prochaine visite ! Si vous cumulez un assez grand nombre de tickets, vous pouvez même gagner un bol !

Les ramen sont très bons mais attention aux estomacs sensibles ou peu habitué à manger gras ou épicé. Le Umakaramen (旨辛ラーメン) peut donner suite à un mauvais mal de ventre 😂 malgré qu’il soit excellent. Pour les grosses faims, vous pouvez ajouter à votre repas un bol de riz.

Yokohama Iekei Ramen Konshinya Jiyugaoka (横浜家系ラーメン 魂心家 自由が丘)
Adresse : 1-12-9 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区自由が丘1-12-9)
Accès : Jiyugaoka Station (Toyoko Line, Oimachi Line) sortie nord
Site internet : http://www.konshinya.com/jiyugaoka.html

• Zen (麺処 禅)

Recevoir des coupons et des réductions est un bon moyen de s’attirer une nouvelle clientèle ou de faire connaitre son restau ! Pour le client, ça reste l’occasion de manger pas cher et de découvrir de nouvelles saveurs ! C’est comme ça que le restaurant Zen a droit à sa petite présentation ! C’est un petit restaurant servant ramen et soba à toutes les sauces et tous les épices, à des prix raisonnables.

Comme son nom l’indique, l’ambiance y est plutôt zen. Déco simple mais relaxante, restau peu bruyant quand il n’est pas bondé, et des musiques de tous genres en fond. Le service est rapide et le paiement s’effectue au moment de la commande.

Avec le coupon Lunch Passport offert pour découvrir des restaurants et cafés dans Setagaya-ku et Suginami-ku, c’est le Kara Zen Soba (辛禅そば) qui est à l’affiche, au prix de 500¥ au lieu de 780¥. Assez épicé mais vraiment délicieux avec son bouillon, ses légumes riches et ses nouilles tendres : un coup de cœur ! On déguste avec plaisir et on est de bonne humeur jusqu’au prochain repas !

Zen (麺処 禅)
Adresse : 2-12-10 Sangenjaya, Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区三軒茶屋2-12-10)
Accès : Sangenjaya Station (Den-en-toshi Line, Setagaya Line) sortie sud B
Site internet : https://restaurant-40130.business.site

• TOKYO Yakimen Stand (TOKYO焼き麺スタンド)

Toujours avec le Lunch Passport, on part pour déjeuner chez TOKYO Yakimen Stand, un restaurant de soba situé à Shimokitazawa. Le plat du jour est le Super Yakisoba (スーパー焼きそば), un plat de Yakisoba traditionnel servi avec un œuf mollet au prix de 540¥.

C’est petit mais calme et convivial en semaine. On commande au distributeur, on se sert en eau, et on est servi rapidement à table. On peut assaisonner son plat avec vinaigre, épices et mayo à volonté.

Pour un délicieux Yakisoba à un prix raisonnable, c’est une bonne adresse !

TOKYO Yakimen Stand (東京焼き麺スタンド)
Adresse : Sumire Building 2F, 2-23-6 Kitazawa, Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区北沢2-23-6 すみれビル2F)
Accès : Shimokitazawa (Odakyu Line, Keio Inokashira Line) sortie ouest 2, sud ouest

※ Dans ma vie Nippone

• Au revoir Jiyugaoka. Bonjour Omotesando !

Comme annoncé fin janvier, j’ai été transféré à École Sympa Omotesando (エコールサンパ表参道校). J’ai commencé le 16 février. Dire au revoir à mes étudiants a été dur. Certains ont pleuré et donc moi aussi. J’ai reçu des tonnes de cadeaux, j’ai été très touchée. Avec ma classe « Apéro », on a fait un apéro un mardi soir. D’autres m’ont invitée à déjeuner. J’ai pris des photos avec toutes mes classes en souvenirs.

École Sympa Jiyugaoka, c’était 70 étudiants, 20 classes, 2 ans et 9 mois de bons moments. Mes étudiants, venus de tous les coins du Japon et aux personnalités différentes, m’ont fait apprécier davantage la vie au Japon, la communication et l’échange avec les Japonais, chose parfois difficile à surmonter. Dans la classe, je ne fais pas qu’enseigner, j’apprends aussi beaucoup, nous échangeons et nous amusons. Grâce à ces trois années, même si les premiers mois ont été difficiles, parler devant des gens est quasiment devenu un jeu d’enfant, essayer de parler aux gens qu’on connait à peine aussi.

Bref, mes étudiants, je les aime énormément !! Merci pour tout 💕 en tant que professeur, je suis fière de vous tous !

La transition a été à la fois bien et difficile. Découvrir ses nouvelles classes, prendre ses marques dans l’école, s’intégrer à l’équipe, rencontrer ses nouveaux étudiants, apprendre à les connaitre et les habituer à notre façon d’enseigner… Ça peut prendre du temps, de l’énergie mais il ne faut surtout pas lâcher et garder la motivation ! C’est un nouveau départ mais avec plus d’outils en main et d’expérience. Je dois m’accrocher et montrer que je peux encore évoluer et apporter de nouvelles choses à l’école ! もっと頑張ろうね💪


♫ Un article = Une chanson ► Queen – I Want It All

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► I’ll be a Survivor : Kimi no Nikki (janvier 2019)

Bonne année 2019 🎉
明けましておめでとう🎍

Une nouvelle année du sanglier qui commence. J’ai déserté la fin de 2018, en raison de la fin de mon installation dans mon logement, l’installation d’Internet, mon travail et d’autres choses diverses.

J’ai passé les fêtes en France, mais en 2019 je serai toujours au Japon ! Avec pour résolutions de manger équilibré, vivre sainement, continuer le sport, dessiner le deuxième œil de mon Daruma, réussir le JLPT N3, continuer à découvrir le Japon et profiter des petits bonheurs qu’il peut m’apporter, voyager (Etats-Unis, Corée, Jeju…), rester positive, ne pas prendre trop à cœur les remarques et choses négatives, garder le sourire quoiqu’il arrive ! Ça fait beaucoup, mais chaque matin je me réveille en n’oubliant pas que je dois tenir parole !

Parce que en 2018 il n’y a pas eu que du bon. Je refuse que les années se ressemblent. J’étais exténuée et un peu à bout en fin d’année. Heureusement, mon retour en France m’a fait un énorme bien ! Même si le plus dur a été de revenir au Japon. Cette fois, j’en avais moins envie…

Mais j’ai vite retrouvé ma routine et mes habitudes, ainsi que les gens qui m’entourent. Et comme les résolutions, ça commence maintenant, je ne suis pas restée chez moi à glander malgré l’envie de rester au chaud. Car oui, en janvier, c’est l’arrivée du grand froid level 2 (le level 3 c’est pour février lol).

※ Les événements du mois

• Shinnenkai (新年会)

Comme chaque début d’année, c’est la célébration de la nouvelle année qui commence, dit 新年会 (rencontre/réunion pour la nouvelle année), avec les amis, les collègues, la famille. Une occasion de partir sur de bonnes bases en buvant et mangeant à l’Izakaya ou au restaurant ! Tous les moments sont bons pour aller boire un coup 😋.

Pour un bon 新年会, Izakaya, Karaoké, à la maison… C’est selon vos goûts. Mais pour passer un bon 新年会, il y a par exemple 鳥良 (toriyoshi) dont j’ai déjà parlé plus tôt dans mon journal du mois de mai ! Pourquoi ?

– on peut choisir les boissons à volonté (飲み放題) avec pas mal de choix jusqu’à une durée de 2h30
– ce n’est pas très cher si on est nombreux (mais n’oubliez pas, une sortie Izakaya vaut en moyenne entre 3000 et 5000¥ surtout si vous êtes avec des Japonais qui adorent boire et manger)
– la déco est vraiment cool, il y a des tables séparées dans des petites pièces si on veut être tranquille et à l’inverse des salles plus grandes pour des groupes de plus de 10 personnes
– il y a une grande diversité de plats, en particulier des spécialités de Nagoya :  doteyaki (どて焼き), tebasaki (手羽先), yakitori (焼き鳥), cheese takkarubi (チーズタッカルビ), karaage (唐揚), tenmusu (天むす)…

Tori Yoshi (鳥良)
Adresse : 2-10-8 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区自由が丘2-10-8)
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line) sortie centrale

• Sagamiko Illumillion (相模湖イルミリオン)

Encore dans l’ambiance Noël ? Encore envie de profiter des illuminations ? Faites d’une pierre deux coups et offrez-vous une journée près du lac Sagami (相模湖). Profitez de la ville et du paysage lors d’une journée ensoleillée. Le lac, la porte d’Arashiyama (嵐山洞門) et d’autres points de vue permettent une agréable balade jusqu’au parc d’attractions Lake Sagami Resort Pleasure Forest (相模湖リゾートプレジャーフォレスト) pour vous amuser et admirer en soirée les illuminations au prix de 1000 ¥ (2500¥ en free pass pour pouvoir faire les attractions sans repayer) !

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À l’intérieur du parc, 6 millions d’éclairages luisants différents vous attendent. Prenez le télésiège et montez jusqu’au sommet en passant au-dessus de la montage arc-en-ciel de 250 mètres, et là-haut, admirez les illuminations magnifiques qui vous transportent dans un monde paisible et coloré ! Pour les visiteurs venus pour les illuminations, le parc est accessible de 16:00 à 21:00. Jusqu’en janvier, les illuminations commencent à 17:00.

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Sagamiko Illumillion (相模湖イルミリオン)
Dates : début novembre à début avril
Lieu : Lake Sagami Resort Pleasure Forest
Accès : Sagamiko Station (JR Chuo Line) puis à pied (~50 minutes), Pleasure Forest Mae Bus stop (Bus)
Site internet : http://www.sagamiko-resort.jp/illumillion/

※ Les restau et cafés du mois

• Bistrot L’Escalier

En manque de cuisine française, de vin et de fromage ? Si vous vous trouvez à Jiyugaoka, de petits restaurants français bien sympa vous transporteront en France le temps d’un déjeuner ou d’un dîner.

Le restaurant français de ce mois est le Bistrot L’Escalier. L’Escalier parce que, il vous faut gravir les marches jusqu’à l’étage pour passer l’entrée de ce petit bistrot plutôt bien fréquenté et décoré de photos et de cartes de France. Au menu, de la nourriture onctueuse et légère, bien présentée et accompagnée de pain moelleux et, pour ceux qui le souhaitent, de vin. Du pâté de campagne à la délicieuse mousse de poulet au gout légèrement sucré avec la présence de raisin en entrée. Puis du Poulet rôti ou le poisson du jour pour le plat. Et pour terminer sur une note sucrée, du gâteau au chocolat, de la glace ou de la mousse accompagnée d’un thé ou d’un café.

Prévoyez tout de même un budget. Resto français = (un peu) cher. Environ 2 000~2 500¥ pour un déjeuner. Mais le service, l’ambiance et la cuisine en valent le prix ! À tester !

Bistrot L’Escalier (ビストロレスカリエ)
Adresse : 102 UTR Building 2F, 1-23-2 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区自由が丘1-23-2 102 UTRビル2F)
Accès : Jiyugaoka Station (Toyoko Line, Oimachi Line) sortie principale

• Kawachiya (河内屋)

Pendant votre excursion près du lac Sagami, posez-vous dans ce petit resto qui sert les spécialités japonaises incontournables : katsudon, oyakodon, gyudon, miso ramen, chashumen, yakisoba, soba, curry etc… pour maxi 800¥ ! Le cadre est un peu vieux mais l’ambiance y est familial et amical !

Kawachiya (河内屋)
Adresse : 385 Yose, Midori-ku, Sagamihara-shi, Kanagawa-ken (神奈川県相模原市緑区寄席385)
Accès : Sagamiko Station (JR Chuo Line)

※ Dans ma vie Nippone

• Concert The Offspring

A peine rentrée de France, j’ai enchaîné avec le boulot et… un concert ! Que je n’aurais pas voulu manquer ! Je suis allée voir The Offspring ! Oui, ils passaient par le Japon pour une petite tournée ! C’était au Toyosu PITT, un jeudi soir. The Offspring, c’est un des groupes qui a bercé mes années lycée. Leurs morceaux n’ont rien d’exceptionnels mais sont efficaces et passent toujours très bien en live ! Je les avais vu au Zénith de Paris et en avais gardé un bon souvenir ! Je voulais savoir ce que ça donnerait avec les fans japonais. Et sans aucun doute, c’était vraiment génial ! Pourtant je commençais à perdre patience avant le commencement, car : j’étais chargée avec mes 36 couches de vêtements pour survivre au froid, le groupe de la première partie m’avait anesthésiée, et un putain de couple d’américains n’arrêtaient pas de se rouler des pelles et de se bécoter. Euh, vous êtes au Japon, il y a des LOVE HOTELS pour ça…

Bref, merci The Offspring pour m’avoir mise dans l’ambiance et m’avoir transportée dans votre univers toujours aussi fou ! Eh oui, malgré l’âge et les quelques kilos de pris, le groupe est toujours pleins d’énergie. L’ambiance était au top, les fans japonais étaient vraiment géniaux et participatifs sur chaque chanson ! Le concert est passé très vite, ça a duré 1h15 à peine, ils ont vraiment enchaînés les tubes ! Comme on dit, c’était rapide mais efficace !

• Au revoir Ecole Sympa Jiyugaoka

Et si 2019 s’avérait être l’année du changement ? En tout cas du changement, il y en a dans mon travail. Cette dernière semaine de janvier a été pour le moins difficile émotionnellement : entre stress et nostalgie, il a été annoncé mon départ d’Ecole Sympa Jiyugaoka. Mi-février, je pars pour Ecole Sympa Omotesando. Alors, non je ne démissionne pas, je suis juste mutée haha. « Juste mutée »… mais Jiyugaoka et son ambiance cool, les soirées apéro et mes précieux étudiants vont beaucoup me manquer 😭. Presque 3 ans à y enseigner le français mais désormais une nouvelle équipe, un nouvel environnement et de nouvelles classes m’attendent. Une nouvelle étape qui j’espère m’apportera de nouvelles expériences, défis et de nombreuses opportunités. En attendant, c’est la préparation et ce n’est pas de tout repos.

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Bref, j’ai survécu au premier mois de cette nouvelle année !


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Survivor

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► This is me : Mode des femmes, maquillage « ON / OFF »

C’est une vieille photo… Elle date de 2013 xD !

Aujourd’hui, je vous parle d’un sujet qui concerne les femmes : la mode et plus particulièrement le maquillage ! Mais personnellement, je vous avoue que je ne me sens pas vraiment concernée (笑) et que je ne m’y connais pas énormément en. Vous vous en rendrez compte en lisant cet article.

Donc avant de vous parler de mon point de vue sur la mode des femmes et le maquillage ON / OFF, laissez-moi vous expliquer ma définition.

ON, c’est pour le travail, le côté professionnel ou bien pour les soirées et les sorties ailleurs qu’à la maison. Elle représente l’image positive qu’on veut montrer au monde extérieur, c’est-à-dire, des collèges, des clients ou des inconnus.
OFF, c’est pour le repos, les vacances ou quand on reste à la maison. Elle représente l’image naturelle de soi avec ses qualités mais aussi ses défauts qu’on n’ose montrer qu’à nos proches.

Dans la société actuelle, la femme est coquette et habillée avec élégance. Mais qui sait ce que fait la femme ou comment est-elle une fois rentrée chez elle ?

Je suis le type de femme célibataire qui switche ON / OFF. Chez moi, j’aime être détendue et porter des vêtements confortables, j’entends par là des vêtements larges, T-shirts et jogging. Et le maquillage, ce n’est même pas la peine d’y penser ! Pourquoi gaspiller du temps à me maquiller si je ne mets pas le nez dehors ? Vous l’aurez compris, mon côté OFF n’a vraiment rien d’attirant !

Un peu comme si j’étais un zombie ? 

Quant à mon côté ON, je dirais que je ne suis pas superficielle. Je ne cherche pas à être jolie pour les autres et je ne me soucie pas du regard des inconnus. Je suis moi-même, naturelle en restant professionnelle. Si mon apparence ne pose pas de problème au travail, je ne vais pas en faire trop. Je ne porte pas de vêtements de qualité et je ne mets pas beaucoup de maquillage.

En ce qui concerne précisément le maquillage, pour moi ça passe après les vêtements. Je ne suis pas coquette et je n’aime pas gaspiller mon temps en appliquant divers produits de beauté et en mettant plusieurs couches de maquillage.

J’ai remarqué que beaucoup de femmes japonaises se maquillaient parfois dans le train pour gagner du temps ou passaient aux toilettes pour faire des petites retouches. Et que certaines mettaient aussi beaucoup de maquillage ! Je les trouve plus superficielles que les françaises (ou bien c’est moi qui ne le suis pas du tout). Me maquiller dans le train ? Non ! Pour moi, c’est trop dangereux ! Passer aux toilettes ? Non plus ! Il y a toujours la queue et je n’aime pas attendre !

Mon maquillage dépend de mon humeur, des événements et du temps de préparation. Il m’arrive parfois de ne pas me maquiller les jours de travail. Je pense que ce n’est pas essentiel pour le travail de professeur. Tant que je suis naturelle et qu’on ne voit pas de signe de fatigue, le maquillage n’est pas nécessaire.

Si je me maquille, c’est surtout pour cacher quelques imperfections et être jolie. Mais je ne mets jamais trop de maquillage. Fond de teint léger, crayon, mascara et de temps en temps rouge à lèvres. Mais pas plus que ça.

Vous l’avez peut-être compris, je suis quelqu’un de très simple ! (笑)


Et vous, Mesdames, comment êtes-vous à la mode ?
Qu’est-ce que le maquillage ON / OFF pour vous ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► The Greatest Showman – This Is Me

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► Nine in the afternoon : Kimi no Nikki (juillet 2018)

Le mois de juillet… L’été est arrivée très vite. En quelques jours les températures ont grimpé en flèche et l’humidité s’est installée. Un été japonais comme je les déteste. Même au bout de 3 ans à vivre ici, je ne supporte pas la chaleur et l’humidité ensemble, d’être toujours transpirante et de me sentir davantage fatiguée. C’est arrivée si soudainement… et la saison des pluies ? Finalement elle n’aura pas duré si longtemps !

Malgré cette lutte infernale contre le 夏バテ☀😵💦 (natsu bate, la maladie estivale due à la chaleur et qui se manifeste le plus souvent par de la fatigue), pour garder la forme je me suis remise un peu plus sérieusement au sport, je bois beaucoup et j’essaie de manger mieux en cuisinant. Et puis, l’aventure nippone continue ! Cette fois j’ai choisi de moins tourner cet article en journal quotidien mais plutôt regrouper mes activités par catégories. Ça sera peut-être plus clair et plus intéressant pour vous 😅. Je vous épargne les détails de ma vie et la garde en dernière partie de l’article.

※ Les événements du mois

• Tokyo Dance Village 2018 (東京ダンスVillage 2018)

Une de mes étudiantes qui pratique le ballet classique m’a gentiment offert un ticket pour aller voir sa performance de ballet à Ebisu. Elle a participé à une représentation organisée par Tokyo Dance Village.

Il s’agit d’une grande école de danse destinée aux étudiantes et femmes de 20 à 30 ans et proposant des cours de danse hip-hop, jazz ou ballet classique. Mais l’école a aussi ouverte d’autres cours pour d’autres styles populaires tels que la K-Pop ou encore la danse tahitienne. Débutante ou expérimentée, l’école accepte les danseuses passionnées de tous niveaux.

L’école organise son événement Tokyo Dance Village Collection pendant un week-end à Ebisu Garden Place où toutes les classes montent sur scène pour montrer leurs talents. L’entrée coûte 3000 yens et le placement est libre. L’événement est bien organisé. Chaque show commence par une vidéo de présentation des classes et du professeur, il y a une bonne mise en scène, des musiques entraînantes, des costumes élégants et originaux, des jeux de lumières. A la fin, le public est invité à voter via son smartphone pour la meilleure performance de la journée. Les gagnantes remportent alors un prix ; pour cette année c’était une fête dans une limousine.

J’ai été invitée à voir les représentations du dimanche. Les performances étaient réussies dans l’ensemble, certaines danseuses étaient meilleures que d’autres, plus à l’aise. Sans vraiment m’y connaitre en danse classique ou hip-hop j’ai remarqué certains faux pas ou bien la difficulté à faire des pointes. Bon après, j’étais bien placée et très proche de la scène. Ça m’a quand même redonné envie de reprendre la danse moderne que j’ai pratiqué étant enfant. Ça changeait un peu de mes sorties habituelles à Tokyo.

• Tanabata (七夕🎋🌌)

Une tradition japonaise que j’aime beaucoup et que je connais depuis la lecture de mon manga favori NANA. Le 7 juillet, seul jour où les amants Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la voie lactée (天の川), jour où on écrit un vœu (お願い) à Kami-sama (神様, Dieu) et qu’on accroche sur un arbre. Dans les rues, devant les maisons ou parfois les magasins, vous pourrez voir ces petits arbres avec des souhaits. Vous pouvez aussi vous rendre au temple pour célébrer ce jour, comme le temple Zojoji où de mignonnes petites lanternes sont posées au sol, symbolisant la voie lactée. J’y suis allée trois ans auparavant, c’est vraiment très sympa ! Mais d’après un de mes étudiants, ça ne vaut pas la grande fête du Tanabata à Sendai ! Je penserai à y aller un jour :)

Cette année c’était un peu raté pour me rendre au temple et y écrire mon vœu, mais un de mes cours de japonais était consacré à cette fête. J’ai pu en apprendre davantage sur cette légende, d’origine chinoise, qui a été modifiée pour s’accorder à la mythologie japonaise. L’histoire est touchante. Orihime et Hikoboshi viennent de deux mondes différents, ils sont très amoureux mais leur amour les empêche de remplir leurs propres tâches dans leur monde respectif. C’est pourquoi Dieu les a séparés par la voie lactée (天の川). Mais l’amour des deux amants est si fort et les pleurs incessants que seulement le septième jour du septième mois, Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la voie lactée. Les légendes et traditions japonaises sont vraiment fascinantes à mes yeux *-* !

• Yokohama Sparkling Twilight (横浜スパークリングトワイライト)

Qui dit « été au Japon » dit « festival d’été » (夏祭り🎇 natsu matsuri). Il y a l’embarras du choix pour remplir votre week-end, plus particulièrement vos samedis soirs. Rendez-vous aux temples et sanctuaires pour profiter de la nourriture, de boissons, des danses traditionnelles ou au bord de la rivière pour admirer un splendide feu d’artifice.

À Yokohama par exemple, il y a le festival Sparkling Twilight et son beau programme les 14 et 15 juillet. Parades, illuminations, feu d’artifice. Baladez-vous et posez-vous au parc Yamashita (山下公園) et appréciez les festivités sur place et dans les environs !

Le feu d’artifice, qui pourtant attire la foule n’est pas le plus impressionnant mais clôture la journée dans une ambiance bonne enfant. Prévoyez un temps d’avance pour vous assurer une bonne place dans le parc et évitez d’aller vous acheter à boire ou à manger 30 minutes avant le commencement. Le parc est noir de monde et la circulation devient très vite difficile !

Yokohama Sparkling Twilight (横浜スパークリングトワイライト)
Lieu : Parc Yamashita et ses environs (山下公園及びその周辺)
Accès : Motomachi Chukagai Station (Minatomirai Line) sortie 4
Site internet : http://www.y-artist.co.jp/sparkling/

• Yamato Awaodori Matsuri (大和阿波おどり)

Plus traditionnel encore il y a les festivals 阿波おどり (awaodori, danse traditionnelle japonaise). A celui de Yamato (Kanagawa) les 28 et 29 juillet, vous pouvez voir défiler une bonne vingtaine de groupes. Au rythme des tambours et des taiko, et menés par les chants et les cris traditionnels, plusieurs générations enchaînent les pas avec enthousiasme et énergie pendant que les visiteurs capturent ou admirent tranquillement les performances assis en mangeant. La ville est très animée, bien plus que d’habitude alors que les performances s’enchaînent dans plusieurs rues, non loin des stands de nourriture et de boissons mais aussi de mini-jeux pour enfants.

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Yamato Awaodori Matsuri (大和阿波おどり)
Lieu : aux alentours de la station Yamato
Accès : Yamato Station (Odakyu Line, Sotetsu Line), sortie nord

※ Les sorties du mois

• Tokyo Solamachi (東京ソラマチ)

C’est dimanche ! Quoi de mieux qu’une sortie entre copines ? Mais où choisir pour se poser et bavarder pendant le déjeuner ? Il y a toujours l’embarras du choix quand on se trouve dans une ville aussi grande que Tokyo.

Le temps n’est pas trop mauvais alors… Rendez-vous à Oshiage pour un petit tour à Tokyo Solamachi (東京ソラマチ).

Tokyo Solamachi (東京ソラマチ)
Adresse : 1-1-2 Oshiage, Sumida-ku, Tokyo (東京都墨田区押上1-1-2)
Accès : Oshiage Station (Hanzomon Line, Toei Asakusa Line, Keikyu Line), ou Tokyo Skytree Station (Tobu Skytree Line), aller au 1F
Site Internet : http://www.tokyo-solamachi.jp

Au pied de la Tokyo Skytree, 10 étages de boutiques, magasins, restaurants envahies le dimanche par les familles et les touristes. Il y a l’embarras du choix pour trouver des souvenirs, faire votre shopping ou déjeuner avec vos amis.

Tant qu’à faire, profitez-en pour admirer la vue sur Tokyo et les splendides couleurs de la Tokyo Skytree illuminée une fois la nuit tombée. Rendez-vous aux restaurants du 6ème et 7ème étage. Vous avez le choix entre des plats traditionnels japonais, des restos un peu plus exotiques, ou bien le musée-bar-restaurant de la bière (世界のビール博物館&レストラン) où vous pouvez déguster des bières du monde entier. Le paradis pour celles et ceux qui raffolent de cette boisson.

Pas seulement boire de la bière, vous pouvez aussi manger divers plats (salade, pizza, frites, viande grillée…) et vous rafraîchir grâce à une large sélection de boissons alcoolisées ou non pour terminer par un délicieux dessert. L’environnement, le cadre, l’ambiance et le menu en font une addition un peu élevée mais on ressort globalement satisfait… quand le personnel sait se montrer aimable avec les étrangers 😅. Soyez cependant patients pour recevoir vos plats et boissons !

World Beer Museum-Bars & Restaurants (世界のビール博物館&レストラン)
Adresse : Tokyo Skytree Town Solamachi 7F, 1-1-2 Oshiage, Sumida-ku, Tokyo (東京都墨田区押上1-1-2 東京スカイツリータウン・ソラマチ7F)
Accès : Oshiage Station (Asakusa Line, Hanzomon Line, Tobu Skytree Line, Keisei Line)
Site internethttps://a033614.gorp.jp/

• Canon Gallery (キャノンギャラリー)

Vous passez par Ginza, vous avez 10 minutes de temps libre et vous vous intéressez à la photo ? Alors profitez-en pour faire un petit tour par la galerie Canon. C’est une petite galerie photo qui expose divers clichés sur des thèmes variés. Les thèmes changent régulièrement, en général toutes les semaines : urbanisme, noir et blanc, virtuel, portraits, animaux… Malgré la surface de la galerie, ne dépassant pas les 50m², on y trouve des photographies intéressantes et splendides de photographes japonais professionnels et amateurs depuis 1994. Et en plus l’entrée est gratuite !

Il y a d’autres galeries Canon à Shinagawa, Nagoya et Osaka. Si vous êtes photographes et cherchez une galerie pour exposer vos photos, vous pouvez d’ailleurs tenter d’envoyer vos meilleurs clichés pour les prochaines expositions !

Canon Gallery Ginza (キヤノンギャラリー銀座)
Adresse : 3-9-7 Ginza, Chuo-ku, Tokyo (東京都中央区銀座3-9-7)
Accès : Ginza Station (Ginza Line, Marunouchi Line, Hibiya Line) sortie A12
Site internet : http://cweb.canon.jp/gallery/index.html

※ Dans ma vie nippone

• Au revoir Yamato, bonjour Yokohama ! (さよなら大和、こんにちは横浜)

Enfin, en juillet c’était la troisième étape des grands changements. Le contrat de travail en mai, le nouveau visa en juin et donc le nouvel appartement en juillet ! Un appartement Leopalace 21 c’est bien, confortable, bien équipé, pas trop cher si on choisit d’habiter loin… Habiter loin. Il était là le principal problème. Je n’en pouvais plus de toujours faire au moins une heure de trajet en train pour aller quelque part. Donc l’approche de la fin de mon contrat était l’occasion de déménager (et de ne pas payer le renouvellement chez Leopalace 21). On quitte la campagne Yamato direction Yokohama (横浜), dans le quartier de Shinohara (篠原町), à la station Kikuna (菊名). Je refais mon nid dans un immeuble ancien mais plus grand et plus près de mon lieu de travail et situé dans une ville que j’aime beaucoup. Il n’est pas meublé donc j’ai commencé à acheter et récupérer quelques meubles essentiels (le frigo et la machine à laver par exemple). L’agence qui me loue cet appart ne parle pas trop anglais… J’aime bien galérer :D c’est un nouveau défi pour moi dans mon aventure nippone et dans mon apprentissage du japonais.

Le jour de l’état des lieux, j’étais un peu triste de partir, car finalement, j’étais quand même bien dans ce petit appart. Leopalace 21 a des défauts comme toute autre agence, des prix élevés mais vous êtes bien logés ! Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers avec eux et le contrat s’est clôturé sans soucis.

Mais je me plais quand même à Yokohama. J’ai pris mes marques, j’ai bien rangé et je suis bien installée. De même je me suis rapidement occupée des tâches administratives à faire suite à un déménagement pour être tranquille.

Je vous explique en détails les démarches administratives et les étapes de mon déménagement dans un prochain article !


♫ Un article = Une chanson ► Panic! At The Disco – Nine In The Afternoon

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► J’t’emmène au vent : Voyager sans préparation au Japon

J’ai voyagé trois fois au Japon, et chacune de ces fois à été différente.

La première fois, je ne suis allée qu’à Tokyo et sa banlieue, guidée par une amie qui était déjà allée au Japon. Donc on peut dire qu’au niveau des préparations, je n’avais pas fait grand chose mis à part acheter mon billet d’avion et réserver ma chambre en guest house. J’ai fait confiance à mon amie pour les visites et j’ai pu découvrir une capitale moderne, sûre et conservatrice de ses traditions.

La deuxième fois, j’ai voyagé seule. Et ça a été plus enrichissant et plus passionnant que la première fois. Même si j’avais bien préparé ce voyage (hôtels, visites), il a été révélateur et j’ai pu en apprendre plus sur ma personnalité. J’ai affronté ma timidité et j’ai appris à aller vers les autres. J’ai découvert une autre ville, Nagoya, dont le rythme de vie est bien différent de Tokyo.

La troisième fois, la moitié de mon séjour était sans préparation. Munie d’un JR Rail Pass et avec l’envie de découvrir plus le Kansai, j’ai effectué plusieurs aller-retours depuis Tokyo où je logeais dans une guest house pour me rendre à Kyoto, Nara et Osaka… En Shinkansen, sans réservation. Je suis partie dans chacune de ces villes pour une journée, pour les parcourir à pied et visiter leurs meilleurs endroits. Et si je n’avais pas le temps de tout voir, ce n’était pas grave, je pouvais revenir un autre jour ! Je vivais un peu au jour le jour, car c’était l’été à ce moment et il a plu de temps en temps malheureusement !

Pour ma part, je préfère préparer pour ne pas perdre de temps (c’est certainement le seul inconvénient d’un voyage sans préparation) mais après ces trois séjours, voyager sans préparation au Japon, c’est tout à fait possible !

Arriver avec un sac à dos, sans carte de transport, sans plan, de l’argent liquide dans le portefeuille, quelques bases en japonais. C’est “l’aventure” !

Vous débarquez à l’aéroport. Suivez les panneaux indiqués en japonais mais aussi en anglais, ils vous guideront vers les trains en direction de Tokyo. Le réseau ferré au Japon est très développé et même si vous risquez de vous perdre à cause de ces nombreuses lignes de trains et des indications pas assez précises pour les étrangers, vous pourrez toujours aller quelque part ! Dans le train, vous n’êtes jamais perdus : des écrans annoncent en japonais, anglais (parfois aussi en chinois et coréen) la station suivante en même temps qu’une annonce sonore. A chaque station, vous savez où vous vous trouvez, d’où vous venez et où vous allez (vous pouvez lire sur les panneaux en anglais la station actuelle, la station suivante et la station précédente).

Vous ne voulez pas rester à Tokyo ? Achetez à tout moment un ticket de Shinkansen et partez aussitôt pour le Kansai, le Kyushu ou l’Hokkaido ! On peut voyager facilement entre les grandes villes. En une heure, beaucoup de Shinkansen partent pour diverses destinations partout dans le Japon, ce qui évite d’attendre trop longtemps à la gare. Et même si vous devez attendre quelques minutes ou quelques heures, vous pouvez vous reposer dans une salle d’attente, dit “waiting room”, avec des prises électriques, des distributeurs automatiques de boissons ou de nourriture et des sièges.

Si vous avez un budget limité et souhaitez économiser une nuit d’hôtel ou à l’auberge de jeunesse, rendez-vous au “Bus Terminal” et achetez un ticket de bus pour partir ailleurs. Pas seulement de jour, vous pouvez aussi effectuer un voyage de nuit dans un bus équipé pour ce type de trajet : sièges réglables pour s’allonger, une visière et des rideaux pour ne pas être gêné par la lumière, des écrans pour regarder des films ou écouter de la musique, des prises électriques et parfois même le wi-fi !

Sans obligatoirement réserver avant, on peut loger dans des hôtels capsules, des manga cafés ou Internet cafés. Ceux-ci sont souvent moins chers et offrent malgré tout le minimum de facilités et sont pratiques pour les courts séjours improvisés : affaires de toilettes, TV, alarme, wi-fi gratuit, espace-détente et espace de lecture avec des mangas, des ordinateurs avec Internet, des distributeurs de boissons, etc…

Une petite ou une grosse faim ? Dans les grandes villes et les quartiers très fréquentés, des allées avec de nombreux cafés et restaurants seront présentes pour vous rassasier ! Et vous avez très souvent le choix ! Restaurants japonais, mais aussi italiens, français, indiens ou bien fast-food… Parmi tous ces choix, vous pouvez même en trouver avec un menu très abordable. Vous ne comprenez pas le japonais ? Pas de problème ! Beaucoup de restaurants mettent en vitrine les présentations de leurs plats et des menus traduits en anglais avec des photos. Enfin, pour une petite faim ou un achat urgent, il y a des combinis partout ouvert 24 heures sur 24 !

Pour les visites, vous n’avez rien préparé ? Ce n’est pas grave ! L’office de tourisme est là pour vous renseigner en anglais et des guides volontaires vous attendent à la sortie de certaines stations (comme Shinjuku) pour vous faire visiter les alentours.

On peut aussi parcourir les grandes villes comme Tokyo, Osaka, Kyoto et Kobe par exemple à pied. C’est aussi en marchant sans objectif particulier qu’on fait de belles découvertes par hasard. C’est souvent une agréable surprise et quand il s’agit d’un endroit peu connu des touristes, on est fier et heureux d’en avoir fait la découverte !

Enfin, même si ça demande encore de l’amélioration, des réseaux wi-fi gratuits sont de plus en plus disponibles pour vous offrir un accès à Internet, notamment dans les combinis ou les grandes stations. Ainsi, vous n’êtes pas complètement coupé du monde et vous pouvez effectuer une recherche rapide ou consulter une carte si vous êtes perdus !

Voyager en mode “aventurier”, sans trop savoir où on va offre un meilleur épanouissement pendant le voyage et nous permet d’en apprendre plus sur nous-mêmes. Grâce à ses facilités et ses indications traduites en anglais, il est assez facile de voyager au Japon en totale improvisation !


Et vous, voyagez-vous sans préparation ? Comment voyagez-vous ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► Louise Attaque – J’t’emmène au vent

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► High Hopes : Kimi no Nikki (juin 2018)

Si mai était le changement de contrat et de visa, juin est le changement… d’appartement ! En effet, mon bail arrive à terme des deux ans. J’aurais pu renouveler mais, j’aime galérer et me taper de la paperasse en japonais que je comprends à peine 😂 haha. Et je n’en pouvais plus de toujours avoir au moins 50 minutes de trajet pour aller quelque part en prenant un train soit trop bondé, soit en retard (si, si, c’est possible au Japon !!).

J’ai cherché, trouvé, signé et effectué le premier paiement (qui a fait un peu mal au compte en banque 😂). Je me prépare à bouger le mois prochain. Je vais habiter dans un 34㎡ à Yokohama, à 5 min du Yokohama Arena haha et surtout à 20 minutes du boulot 👍. Quand je parlais de galérer, je faisais référence au fait que mon nouvel appartement n’est pas meublé et n’a pas Internet. Donc s’ajoutera après l’emménagement l’achat de meubles et l’installation d’Internet. Ça va être sympa !

Sinon, je n’avais pas pratiqué mon activité favorite du week-end depuis longtemps, à savoir le karaoké free time 😌. Ma partenaire de karaoké étant partie à Kobe, je n’avais plus d’occasion. Mais heureusement, maintenant Marine est là pour m’accompagner et pousser la chansonnette ! Il faisait beau ce lundi 4 juin mais vraiment chaud ☀😵💦. Petite balade à Shibuya et puis aprem karaoké ! On a chanté des grands classiques pop-rock qui dataient de plus de 10 ans, de la k-pop, sans oublier nos groupes favoris, FTISLAND et CNBLUE 😁. On a écouté les mêmes groupes donc on s’est offert de beaux duos ! Ça m’a replongée dans mes années collège-lycée avec tous les bons groupes de l’époque… Je me dis que cette période est loin derrière moi maintenant 😰.

On a remis​​ ça le dimanche suivant, avec Aurélie qui venait d’arriver pour deux semaines de vacances. Il pleuvait (salut tsuyu ☔) donc c’était mort pour notre sortie au Sanno Matsuri… Autant passer du bon temps à rire en chantant les quelques chansons cultes françaises qu’on peut trouver 😅🎤🎶.

Deux semaines après le dépôt de mon dossier pour mon visa, j’ai pu le récupérer en échange de 4000¥ de timbres fiscaux. Les démarches étaient les même que l’an passé mais cette fois, j’ai en mains un visa de… 3 ans ! 🎉😎 Une page se tourne, un nouveau chapitre se tourne. J’espère accomplir davantage de choses durant la validité de ce nouveau visa ! J’espérais tellement avoir plus longtemps qu’un an ! Je suis tranquille pour 3 ans et j’espère qu’en 3 ans, je pourrai accomplir beaucoup de choses et faire beaucoup de voyages !

Le jeudi ​soir était en général le jour où je me rendais à un de mes cours de japonais à Human Academy de Ginza. Mais le jeudi 21 juin, j’ai préféré me joindre à Marine et Aurélie pour une dernière soirée karaoké à trois ​(ça tombait bien c’était la fête de la musique ce jour-là) ​​suivi d’un dîner à Uobei Genki Sushi. Car pour Aurélie, c’était déjà la fin de son séjour !​ Et puis, rien ne vaut un karaoké free time à Utahiroba pour à peine 1000¥ et des sushis servis sur un petit train à savourer tranquillou.

​Bon retour en France Aurélie. Ces quelques moments passés ensemble étaient un plaisir ! ❤

Le dimanche 24 juin, une de mes étudiantes participait à une exposition de photos à Daikan-yama. Le thème était les fleurs et les participants, qu’ils soient professionnels ou amateurs, y présentaient leurs meilleurs clichés.
C’était petit mais gratuit et les photos étaient très belles. J’ai pu parler un peu avec les photographes présents. Ils expliquaient comment ils réalisaient leurs photos, dans quelles conditions et avec quel matos. Certains ont déclaré qu’ils attendaient parfois longtemps avant de capturer le bon cliché pour se laisser le temps d’admirer le sujet, l’analyser et d’imaginer le résultat. Chose que moi je ne fais jamais xD ! Le temps est tellement court et précieux, mais je devrais essayer un jour.

Mon étudiante m’a aussi expliqué comment elle avait réalisé ses clichés, les conditions et le matos, en ajoutant que ça n’avait pas été évident. Mais le résultat était concluant alors ça en valait la peine !

Une source d’inspiration pour mes prochaines photos. D’ailleurs, j’aimerais bien y participer l’année prochaine. Mais l’inscription coûte chère 😿.

4th Facebook Group Exhibition 2018 (第4回花の写真FBグループ展)
Lieu : Daikan Yama Hillside Terrace Exhibition Room (代官山ヒルサイドテラス エキシビションルーム)
Adresse : Hillside Terrace Builging F, 18-8 Sarugaku-cho, Shibuya-ku, Tokyo (東京都渋谷区猿楽町18−8ヒルサイドテラスF棟)
Accès : Daikan-yama Station (Toyoko Line) sortie centrale

On a profité de la pause déjeuner pour aller manger près de l’exposition. C’est un café où je suis déjà passée une fois. Pourquoi ? Parce qu’ils y font une glace dans un morceau de croissant ! Mais cette fois aussi au moment de commander notre dessert, les stocks étaient épuisés… Bon, une prochaine fois… Nous avons mangé de la pizza accompagnée de salade et de boisson rafraîchissante et terminé par une glace.

J’aime bien le décor et l’ambiance dans ce café. Il se trouve à TENOHA Daikan-yama, un espace extérieur avec une terrasse commune et de la végétation partagés par différentes enseignes. Un endroit tranquille avec une ambiance détendue, une atmosphère d’été. On s’y sent vraiment bien !

Bondolfi Boncaffé
Adresse : TENOHA Daikan-yama, 20-23 Daikan-yama-cho, Shibuya-ku, Tokyo (東京都渋谷区代官山町20番23号TENOHA代官山)
Accès : Daikan-yama Station (Toyoko Line) sortie centrale
Site internet : http://www.bondolfi-boncaffe.jp

Maintenant que l’été est là et s’apprête à être très chaud et humide, je risque de souvent squatter ce genre d’endroit !


♫ Un article = Une chanson ► Panic! At The Disco – High Hopes

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► The Other Side : La vie des étudiants en France et au Japon

Toujours pour le blog d’エコールサンパ, je parle de la vie des étudiants en France et les différences avec le Japon.

Quelle université rejoindre ? Plusieurs critères m’ont aidée à choisir la faculté : la localisation, les matières et mes compétences. Quand j’ai reçu mon diplôme du baccalauréat, j’ai cherché des facultés pour étudier la chimie et par la suite travailler dans le domaine des cosmétiques et de la pharmacie. J’ai trouvé trois facultés : à Nantes, à Caen et à Tours. Comme Nantes et Tours étaient loin de Cherbourg (ma ville natale) j’ai préféré aller étudier à Caen.

Après le lycée, j’ai donc étudié pendant trois ans à l’université, plus précisément à l’IUT (Institut Universitaire de Technologie). Je pouvais continuer les études deux ans de plus pour obtenir un master, mais je préférais travailler le plus tôt possible et je n’aimais pas étudier. (笑)

En dehors de mes études, j’ai pratiqué le tennis pendant quinze ans, de l’école primaire jusqu’à la fin du lycée. J’ai malheureusement dû arrêter quand j’ai déménagé pour aller à l’université.
Quand on est jeune, on a beaucoup d’énergie à dépenser ! Et même pour un enfant, c’est nécessaire de relâcher la pression des études et de se détendre en faisant une activité ! C’est pour ça que mes parents m’ont incitée à faire une activité. J’ai donc choisi le tennis. J’en faisais une fois par semaine, parfois deux fois par semaine.
Quand j’étais à l’école primaire, j’ai aussi fait de la danse moderne. Au collège, j’ai rejoint l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire), la fédération nationale du sport scolaire qui permet aux collégiens et lycéens de pratiquer un sport et de participer à des compétitions sportives. J’ai pratiqué du handball et de la natation le mercredi après-midi. J’ai aussi eu l’opportunité d’essayer l’escalade et l’aviron.
Au lycée et à l’université, je me suis tournée plutôt vers les activités artistiques et intellectuelles. A cette période, je lisais beaucoup de manga, donc j’ai commencé à dessiner. J’écoutais beaucoup de musique asiatique aussi donc j’ai participé à la rédaction d’articles sur des sites d’actualités musicales et j’ai créé un blog pour écrire des critiques de CDs et des revues de concerts, en français et parfois en anglais. Je prenais aussi des photos pendant les concerts et je faisais de la traduction (du japonais ou anglais au français et du français à l’anglais).

J’ai fait beaucoup de choses pour le fun mais je n’ai jamais fait de formation ou de stage pour obtenir une certification pour un bon travail. Souvent, c’était à cause du manque de temps et d’argent. Par exemple, j’aurais aimé faire une formation dans la photographie mais ça coûtait très cher !

Au Japon, la majorité des étudiants commencent à visiter des dizaines d’entreprises pour passer des examens ou des entretiens et avant la fin de leurs études, ils ont déjà un job. Ils finissent leurs études en mars de la quatrième année et dès le mois d’avril, ils commencent à travailler à temps plein. Pour trouver un bon emploi, certains font des activités en tant que bénévole ou obtiennent diverses certifications.
Mais en Europe, c’est très différent ! Et je pense que j’aurais aimé avoir un système qui ressemble à celui du Japon ! L’université ne nous guide pas du tout pour chercher un travail. Il n’y a pas de séminaires non plus. Mais pendant la dernière année d’études, un stage dans une entreprise est souvent obligatoire. Donc la seule opportunité de trouver un travail avant la fin des études est grâce à l’entreprise dans laquelle on fait un stage. Si l’entreprise est satisfaite de notre travail et qu’elle a besoin d’un nouvel employé, elle peut proposer un contrat de travail à la fin du stage. J’ai eu la chance d’avoir cette opportunité ! Pendant ma troisième année de licence professionnelle, j’ai effectué un stage en alternance dans une entreprise qui m’a embauchée une fois que j’avais obtenu mon diplôme.

Malheureusement, six mois plus tard, le contrat n’a pas été renouvelé. Je me suis donc inscrite chez Pôle Emploi pour recevoir l’allocation chômage et des annonces pour du travail. Pendant six mois j’ai été au chômage. J’ai effectué plusieurs courtes missions d’Intérim avant de trouver une entreprise et d’y décrocher un CDI.

Il y a des personnes qui sont au chômage pendant très longtemps et qui parfois ne font même pas le travail correspondant à leurs études parce qu’elles ne trouvent pas d’entreprise. Même si on a un bon diplôme et des certifications en plus, ça ne nous aide pas plus pour avoir un travail en général. Ce que les entreprises demandent, c’est l’expérience professionnelle. C’est parfois même plus important que le diplôme !

On m’a dit que certains étudiants japonais ressentent le manque de culture après avoir fini leurs études. En Europe, le système scolaire et d’apprentissage est très différent du Japon. Il nous permet d’avoir cet apport culturel, d’imaginer, de réfléchir et de développer un esprit critique. En effet, de l’école primaire jusqu’à l’université, les jeunes français doivent écrire des exposés et des rapports de stage. Ils doivent apprendre à chercher seul des informations, à rédiger avec l’aide de leurs connaissances et de leurs ressources et enfin à présenter leur travail en parlant devant un public. Ce n’est pas un travail que beaucoup d’élèves apprécient je pense mais plus tard on réalise que c’est utile ! Ça nous permet de nous ouvrir à beaucoup de choses et de développer des compétences dans l’écriture et la communication.
Je détestais faire des exposés quand j’étais à l’école parce que j’étais très timide. J’avais très peur de parler devant des gens. Mais j’ai compris que c’était utile pour moi. Maintenant, je suis capable de parler en public sans stresser. La preuve est que je suis devenue professeur et grâce à l’échange avec mes étudiants je peux continuer à m’enrichir culturellement.
Les conseils que je veux donner aux Japonais sont : soyez ouvert d’esprit et si un sujet vous intéresse, cherchez par vous-même des informations plus précises ou lisez des articles sur ce sujet. Aujourd’hui avec Internet, c’est facile de s’informer et de rencontrer des personnes pour échanger sur la culture. Partagez les choses que vous aimez, dites pourquoi vous les aimez et incitez les gens autour de vous à s’y intéresser.
Ça peut aller de la photo Instagram d’une spécialité locale ou d’un lieu qui vous a marqué à l’article de blog où vous racontez un récit de voyage ou écrivez la critique du dernier film que vous avez vu par exemple.
Ouvrez-vous au monde et le monde s’ouvrira à vous !


Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► The Greatest Showman – The Other Side