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► Nine in the afternoon : Kimi no Nikki (juillet 2018)

Le mois de juillet… L’été est arrivée très vite. En quelques jours les températures ont grimpé en flèche et l’humidité s’est installée. Un été japonais comme je les déteste. Même au bout de 3 ans à vivre ici, je ne supporte pas la chaleur et l’humidité ensemble, d’être toujours transpirante et de me sentir davantage fatiguée. C’est arrivée si soudainement… et la saison des pluies ? Finalement elle n’aura pas duré si longtemps !

Malgré cette lutte infernale contre le 夏バテ☀😵💦 (natsu bate, la maladie estivale due à la chaleur et qui se manifeste le plus souvent par de la fatigue), pour garder la forme je me suis remise un peu plus sérieusement au sport, je bois beaucoup et j’essaie de manger mieux en cuisinant. Et puis, l’aventure nippone continue ! Cette fois j’ai choisi de moins tourner cet article en journal quotidien mais plutôt regrouper mes activités par catégories. Ça sera peut-être plus clair et plus intéressant pour vous 😅. Je vous épargne les détails de ma vie et la garde en dernière partie de l’article.

※ Les événements du mois

• Tokyo Dance Village 2018 (東京ダンスVillage 2018)

Une de mes étudiantes qui pratique le ballet classique m’a gentiment offert un ticket pour aller voir sa performance de ballet à Ebisu. Elle a participé à une représentation organisée par Tokyo Dance Village.

Il s’agit d’une grande école de danse destinée aux étudiantes et femmes de 20 à 30 ans et proposant des cours de danse hip-hop, jazz ou ballet classique. Mais l’école a aussi ouverte d’autres cours pour d’autres styles populaires tels que la K-Pop ou encore la danse tahitienne. Débutante ou expérimentée, l’école accepte les danseuses passionnées de tous niveaux.

L’école organise son événement Tokyo Dance Village Collection pendant un week-end à Ebisu Garden Place où toutes les classes montent sur scène pour montrer leurs talents. L’entrée coûte 3000 yens et le placement est libre. L’événement est bien organisé. Chaque show commence par une vidéo de présentation des classes et du professeur, il y a une bonne mise en scène, des musiques entraînantes, des costumes élégants et originaux, des jeux de lumières. A la fin, le public est invité à voter via son smartphone pour la meilleure performance de la journée. Les gagnantes remportent alors un prix ; pour cette année c’était une fête dans une limousine.

J’ai été invitée à voir les représentations du dimanche. Les performances étaient réussies dans l’ensemble, certaines danseuses étaient meilleures que d’autres, plus à l’aise. Sans vraiment m’y connaitre en danse classique ou hip-hop j’ai remarqué certains faux pas ou bien la difficulté à faire des pointes. Bon après, j’étais bien placée et très proche de la scène. Ça m’a quand même redonné envie de reprendre la danse moderne que j’ai pratiqué étant enfant. Ça changeait un peu de mes sorties habituelles à Tokyo.

• Tanabata (七夕🎋🌌)

Une tradition japonaise que j’aime beaucoup et que je connais depuis la lecture de mon manga favori NANA. Le 7 juillet, seul jour où les amants Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la voie lactée (天の川), jour où on écrit un vœu (お願い) à Kami-sama (神様, Dieu) et qu’on accroche sur un arbre. Dans les rues, devant les maisons ou parfois les magasins, vous pourrez voir ces petits arbres avec des souhaits. Vous pouvez aussi vous rendre au temple pour célébrer ce jour, comme le temple Zojoji où de mignonnes petites lanternes sont posées au sol, symbolisant la voie lactée. J’y suis allée trois ans auparavant, c’est vraiment très sympa ! Mais d’après un de mes étudiants, ça ne vaut pas la grande fête du Tanabata à Sendai ! Je penserai à y aller un jour :)

Cette année c’était un peu raté pour me rendre au temple et y écrire mon vœu, mais un de mes cours de japonais était consacré à cette fête. J’ai pu en apprendre davantage sur cette légende, d’origine chinoise, qui a été modifiée pour s’accorder à la mythologie japonaise. L’histoire est touchante. Orihime et Hikoboshi viennent de deux mondes différents, ils sont très amoureux mais leur amour les empêche de remplir leurs propres tâches dans leur monde respectif. C’est pourquoi Dieu les a séparés par la voie lactée (天の川). Mais l’amour des deux amants est si fort et les pleurs incessants que seulement le septième jour du septième mois, Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la voie lactée. Les légendes et traditions japonaises sont vraiment fascinantes à mes yeux *-* !

• Yokohama Sparkling Twilight (横浜スパークリングトワイライト)

Qui dit « été au Japon » dit « festival d’été » (夏祭り🎇 natsu matsuri). Il y a l’embarras du choix pour remplir votre week-end, plus particulièrement vos samedis soirs. Rendez-vous aux temples et sanctuaires pour profiter de la nourriture, de boissons, des danses traditionnelles ou au bord de la rivière pour admirer un splendide feu d’artifice.

À Yokohama par exemple, il y a le festival Sparkling Twilight et son beau programme les 14 et 15 juillet. Parades, illuminations, feu d’artifice. Baladez-vous et posez-vous au parc Yamashita (山下公園) et appréciez les festivités sur place et dans les environs !

Le feu d’artifice, qui pourtant attire la foule n’est pas le plus impressionnant mais clôture la journée dans une ambiance bonne enfant. Prévoyez un temps d’avance pour vous assurer une bonne place dans le parc et évitez d’aller vous acheter à boire ou à manger 30 minutes avant le commencement. Le parc est noir de monde et la circulation devient très vite difficile !

Yokohama Sparkling Twilight (横浜スパークリングトワイライト)
Lieu : Parc Yamashita et ses environs (山下公園及びその周辺)
Accès : Motomachi Chukagai Station (Minatomirai Line) sortie 4
Site internet : http://www.y-artist.co.jp/sparkling/

• Yamato Awaodori Matsuri (大和阿波おどり)

Plus traditionnel encore il y a les festivals 阿波おどり (awaodori, danse traditionnelle japonaise). A celui de Yamato (Kanagawa) les 28 et 29 juillet, vous pouvez voir défiler une bonne vingtaine de groupes. Au rythme des tambours et des taiko, et menés par les chants et les cris traditionnels, plusieurs générations enchaînent les pas avec enthousiasme et énergie pendant que les visiteurs capturent ou admirent tranquillement les performances assis en mangeant. La ville est très animée, bien plus que d’habitude alors que les performances s’enchaînent dans plusieurs rues, non loin des stands de nourriture et de boissons mais aussi de mini-jeux pour enfants.

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Yamato Awaodori Matsuri (大和阿波おどり)
Lieu : aux alentours de la station Yamato
Accès : Yamato Station (Odakyu Line, Sotetsu Line), sortie nord

※ Les sorties du mois

• Tokyo Solamachi (東京ソラマチ)

C’est dimanche ! Quoi de mieux qu’une sortie entre copines ? Mais où choisir pour se poser et bavarder pendant le déjeuner ? Il y a toujours l’embarras du choix quand on se trouve dans une ville aussi grande que Tokyo.

Le temps n’est pas trop mauvais alors… Rendez-vous à Oshiage pour un petit tour à Tokyo Solamachi (東京ソラマチ).

Tokyo Solamachi (東京ソラマチ)
Adresse : 1-1-2 Oshiage, Sumida-ku, Tokyo (東京都墨田区押上1-1-2)
Accès : Oshiage Station (Hanzomon Line, Toei Asakusa Line, Keikyu Line), ou Tokyo Skytree Station (Tobu Skytree Line), aller au 1F
Site Internet : http://www.tokyo-solamachi.jp

Au pied de la Tokyo Skytree, 10 étages de boutiques, magasins, restaurants envahies le dimanche par les familles et les touristes. Il y a l’embarras du choix pour trouver des souvenirs, faire votre shopping ou déjeuner avec vos amis.

Tant qu’à faire, profitez-en pour admirer la vue sur Tokyo et les splendides couleurs de la Tokyo Skytree illuminée une fois la nuit tombée. Rendez-vous aux restaurants du 6ème et 7ème étage. Vous avez le choix entre des plats traditionnels japonais, des restos un peu plus exotiques, ou bien le musée-bar-restaurant de la bière (世界のビール博物館&レストラン) où vous pouvez déguster des bières du monde entier. Le paradis pour celles et ceux qui raffolent de cette boisson.

Pas seulement boire de la bière, vous pouvez aussi manger divers plats (salade, pizza, frites, viande grillée…) et vous rafraîchir grâce à une large sélection de boissons alcoolisées ou non pour terminer par un délicieux dessert. L’environnement, le cadre, l’ambiance et le menu en font une addition un peu élevée mais on ressort globalement satisfait… quand le personnel sait se montrer aimable avec les étrangers 😅. Soyez cependant patients pour recevoir vos plats et boissons !

World Beer Museum-Bars & Restaurants (世界のビール博物館&レストラン)
Adresse : Tokyo Skytree Town Solamachi 7F, 1-1-2 Oshiage, Sumida-ku, Tokyo (東京都墨田区押上1-1-2 東京スカイツリータウン・ソラマチ7F)
Accès : Oshiage Station (Asakusa Line, Hanzomon Line, Tobu Skytree Line, Keisei Line)
Site internethttps://a033614.gorp.jp/

• Canon Gallery (キャノンギャラリー)

Vous passez par Ginza, vous avez 10 minutes de temps libre et vous vous intéressez à la photo ? Alors profitez-en pour faire un petit tour par la galerie Canon. C’est une petite galerie photo qui expose divers clichés sur des thèmes variés. Les thèmes changent régulièrement, en général toutes les semaines : urbanisme, noir et blanc, virtuel, portraits, animaux… Malgré la surface de la galerie, ne dépassant pas les 50m², on y trouve des photographies intéressantes et splendides de photographes japonais professionnels et amateurs depuis 1994. Et en plus l’entrée est gratuite !

Il y a d’autres galeries Canon à Shinagawa, Nagoya et Osaka. Si vous êtes photographes et cherchez une galerie pour exposer vos photos, vous pouvez d’ailleurs tenter d’envoyer vos meilleurs clichés pour les prochaines expositions !

Canon Gallery Ginza (キヤノンギャラリー銀座)
Adresse : 3-9-7 Ginza, Chuo-ku, Tokyo (東京都中央区銀座3-9-7)
Accès : Ginza Station (Ginza Line, Marunouchi Line, Hibiya Line) sortie A12
Site internet : http://cweb.canon.jp/gallery/index.html

※ Dans ma vie nippone

• Au revoir Yamato, bonjour Yokohama ! (さよなら大和、こんにちは横浜)

Enfin, en juillet c’était la troisième étape des grands changements. Le contrat de travail en mai, le nouveau visa en juin et donc le nouvel appartement en juillet ! Un appartement Leopalace 21 c’est bien, confortable, bien équipé, pas trop cher si on choisit d’habiter loin… Habiter loin. Il était là le principal problème. Je n’en pouvais plus de toujours faire au moins une heure de trajet en train pour aller quelque part. Donc l’approche de la fin de mon contrat était l’occasion de déménager (et de ne pas payer le renouvellement chez Leopalace 21). On quitte la campagne Yamato direction Yokohama (横浜), dans le quartier de Shinohara (篠原町), à la station Kikuna (菊名). Je refais mon nid dans un immeuble ancien mais plus grand et plus près de mon lieu de travail et situé dans une ville que j’aime beaucoup. Il n’est pas meublé donc j’ai commencé à acheter et récupérer quelques meubles essentiels (le frigo et la machine à laver par exemple). L’agence qui me loue cet appart ne parle pas trop anglais… J’aime bien galérer :D c’est un nouveau défi pour moi dans mon aventure nippone et dans mon apprentissage du japonais.

Le jour de l’état des lieux, j’étais un peu triste de partir, car finalement, j’étais quand même bien dans ce petit appart. Leopalace 21 a des défauts comme toute autre agence, des prix élevés mais vous êtes bien logés ! Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers avec eux et le contrat s’est clôturé sans soucis.

Mais je me plais quand même à Yokohama. J’ai pris mes marques, j’ai bien rangé et je suis bien installée. De même je me suis rapidement occupée des tâches administratives à faire suite à un déménagement pour être tranquille.

Je vous explique en détails les démarches administratives et les étapes de mon déménagement dans un prochain article !


♫ Un article = Une chanson ► Panic! At The Disco – Nine In The Afternoon

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► J’t’emmène au vent : Voyager sans préparation au Japon

J’ai voyagé trois fois au Japon, et chacune de ces fois à été différente.

La première fois, je ne suis allée qu’à Tokyo et sa banlieue, guidée par une amie qui était déjà allée au Japon. Donc on peut dire qu’au niveau des préparations, je n’avais pas fait grand chose mis à part acheter mon billet d’avion et réserver ma chambre en guest house. J’ai fait confiance à mon amie pour les visites et j’ai pu découvrir une capitale moderne, sûre et conservatrice de ses traditions.

La deuxième fois, j’ai voyagé seule. Et ça a été plus enrichissant et plus passionnant que la première fois. Même si j’avais bien préparé ce voyage (hôtels, visites), il a été révélateur et j’ai pu en apprendre plus sur ma personnalité. J’ai affronté ma timidité et j’ai appris à aller vers les autres. J’ai découvert une autre ville, Nagoya, dont le rythme de vie est bien différent de Tokyo.

La troisième fois, la moitié de mon séjour était sans préparation. Munie d’un JR Rail Pass et avec l’envie de découvrir plus le Kansai, j’ai effectué plusieurs aller-retours depuis Tokyo où je logeais dans une guest house pour me rendre à Kyoto, Nara et Osaka… En Shinkansen, sans réservation. Je suis partie dans chacune de ces villes pour une journée, pour les parcourir à pied et visiter leurs meilleurs endroits. Et si je n’avais pas le temps de tout voir, ce n’était pas grave, je pouvais revenir un autre jour ! Je vivais un peu au jour le jour, car c’était l’été à ce moment et il a plu de temps en temps malheureusement !

Pour ma part, je préfère préparer pour ne pas perdre de temps (c’est certainement le seul inconvénient d’un voyage sans préparation) mais après ces trois séjours, voyager sans préparation au Japon, c’est tout à fait possible !

Arriver avec un sac à dos, sans carte de transport, sans plan, de l’argent liquide dans le portefeuille, quelques bases en japonais. C’est “l’aventure” !

Vous débarquez à l’aéroport. Suivez les panneaux indiqués en japonais mais aussi en anglais, ils vous guideront vers les trains en direction de Tokyo. Le réseau ferré au Japon est très développé et même si vous risquez de vous perdre à cause de ces nombreuses lignes de trains et des indications pas assez précises pour les étrangers, vous pourrez toujours aller quelque part ! Dans le train, vous n’êtes jamais perdus : des écrans annoncent en japonais, anglais (parfois aussi en chinois et coréen) la station suivante en même temps qu’une annonce sonore. A chaque station, vous savez où vous vous trouvez, d’où vous venez et où vous allez (vous pouvez lire sur les panneaux en anglais la station actuelle, la station suivante et la station précédente).

Vous ne voulez pas rester à Tokyo ? Achetez à tout moment un ticket de Shinkansen et partez aussitôt pour le Kansai, le Kyushu ou l’Hokkaido ! On peut voyager facilement entre les grandes villes. En une heure, beaucoup de Shinkansen partent pour diverses destinations partout dans le Japon, ce qui évite d’attendre trop longtemps à la gare. Et même si vous devez attendre quelques minutes ou quelques heures, vous pouvez vous reposer dans une salle d’attente, dit “waiting room”, avec des prises électriques, des distributeurs automatiques de boissons ou de nourriture et des sièges.

Si vous avez un budget limité et souhaitez économiser une nuit d’hôtel ou à l’auberge de jeunesse, rendez-vous au “Bus Terminal” et achetez un ticket de bus pour partir ailleurs. Pas seulement de jour, vous pouvez aussi effectuer un voyage de nuit dans un bus équipé pour ce type de trajet : sièges réglables pour s’allonger, une visière et des rideaux pour ne pas être gêné par la lumière, des écrans pour regarder des films ou écouter de la musique, des prises électriques et parfois même le wi-fi !

Sans obligatoirement réserver avant, on peut loger dans des hôtels capsules, des manga cafés ou Internet cafés. Ceux-ci sont souvent moins chers et offrent malgré tout le minimum de facilités et sont pratiques pour les courts séjours improvisés : affaires de toilettes, TV, alarme, wi-fi gratuit, espace-détente et espace de lecture avec des mangas, des ordinateurs avec Internet, des distributeurs de boissons, etc…

Une petite ou une grosse faim ? Dans les grandes villes et les quartiers très fréquentés, des allées avec de nombreux cafés et restaurants seront présentes pour vous rassasier ! Et vous avez très souvent le choix ! Restaurants japonais, mais aussi italiens, français, indiens ou bien fast-food… Parmi tous ces choix, vous pouvez même en trouver avec un menu très abordable. Vous ne comprenez pas le japonais ? Pas de problème ! Beaucoup de restaurants mettent en vitrine les présentations de leurs plats et des menus traduits en anglais avec des photos. Enfin, pour une petite faim ou un achat urgent, il y a des combinis partout ouvert 24 heures sur 24 !

Pour les visites, vous n’avez rien préparé ? Ce n’est pas grave ! L’office de tourisme est là pour vous renseigner en anglais et des guides volontaires vous attendent à la sortie de certaines stations (comme Shinjuku) pour vous faire visiter les alentours.

On peut aussi parcourir les grandes villes comme Tokyo, Osaka, Kyoto et Kobe par exemple à pied. C’est aussi en marchant sans objectif particulier qu’on fait de belles découvertes par hasard. C’est souvent une agréable surprise et quand il s’agit d’un endroit peu connu des touristes, on est fier et heureux d’en avoir fait la découverte !

Enfin, même si ça demande encore de l’amélioration, des réseaux wi-fi gratuits sont de plus en plus disponibles pour vous offrir un accès à Internet, notamment dans les combinis ou les grandes stations. Ainsi, vous n’êtes pas complètement coupé du monde et vous pouvez effectuer une recherche rapide ou consulter une carte si vous êtes perdus !

Voyager en mode “aventurier”, sans trop savoir où on va offre un meilleur épanouissement pendant le voyage et nous permet d’en apprendre plus sur nous-mêmes. Grâce à ses facilités et ses indications traduites en anglais, il est assez facile de voyager au Japon en totale improvisation !


Et vous, voyagez-vous sans préparation ? Comment voyagez-vous ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► Louise Attaque – J’t’emmène au vent

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► High Hopes : Kimi no Nikki (juin 2018)

Si mai était le changement de contrat et de visa, juin est le changement… d’appartement ! En effet, mon bail arrive à terme des deux ans. J’aurais pu renouveler mais, j’aime galérer et me taper de la paperasse en japonais que je comprends à peine 😂 haha. Et je n’en pouvais plus de toujours avoir au moins 50 minutes de trajet pour aller quelque part en prenant un train soit trop bondé, soit en retard (si, si, c’est possible au Japon !!).

J’ai cherché, trouvé, signé et effectué le premier paiement (qui a fait un peu mal au compte en banque 😂). Je me prépare à bouger le mois prochain. Je vais habiter dans un 34㎡ à Yokohama, à 5 min du Yokohama Arena haha et surtout à 20 minutes du boulot 👍. Quand je parlais de galérer, je faisais référence au fait que mon nouvel appartement n’est pas meublé et n’a pas Internet. Donc s’ajoutera après l’emménagement l’achat de meubles et l’installation d’Internet. Ça va être sympa !

Sinon, je n’avais pas pratiqué mon activité favorite du week-end depuis longtemps, à savoir le karaoké free time 😌. Ma partenaire de karaoké étant partie à Kobe, je n’avais plus d’occasion. Mais heureusement, maintenant Marine est là pour m’accompagner et pousser la chansonnette ! Il faisait beau ce lundi 4 juin mais vraiment chaud ☀😵💦. Petite balade à Shibuya et puis aprem karaoké ! On a chanté des grands classiques pop-rock qui dataient de plus de 10 ans, de la k-pop, sans oublier nos groupes favoris, FTISLAND et CNBLUE 😁. On a écouté les mêmes groupes donc on s’est offert de beaux duos ! Ça m’a replongée dans mes années collège-lycée avec tous les bons groupes de l’époque… Je me dis que cette période est loin derrière moi maintenant 😰.

On a remis​​ ça le dimanche suivant, avec Aurélie qui venait d’arriver pour deux semaines de vacances. Il pleuvait (salut tsuyu ☔) donc c’était mort pour notre sortie au Sanno Matsuri… Autant passer du bon temps à rire en chantant les quelques chansons cultes françaises qu’on peut trouver 😅🎤🎶.

Deux semaines après le dépôt de mon dossier pour mon visa, j’ai pu le récupérer en échange de 4000¥ de timbres fiscaux. Les démarches étaient les même que l’an passé mais cette fois, j’ai en mains un visa de… 3 ans ! 🎉😎 Une page se tourne, un nouveau chapitre se tourne. J’espère accomplir davantage de choses durant la validité de ce nouveau visa ! J’espérais tellement avoir plus longtemps qu’un an ! Je suis tranquille pour 3 ans et j’espère qu’en 3 ans, je pourrai accomplir beaucoup de choses et faire beaucoup de voyages !

Le jeudi ​soir était en général le jour où je me rendais à un de mes cours de japonais à Human Academy de Ginza. Mais le jeudi 21 juin, j’ai préféré me joindre à Marine et Aurélie pour une dernière soirée karaoké à trois ​(ça tombait bien c’était la fête de la musique ce jour-là) ​​suivi d’un dîner à Uobei Genki Sushi. Car pour Aurélie, c’était déjà la fin de son séjour !​ Et puis, rien ne vaut un karaoké free time à Utahiroba pour à peine 1000¥ et des sushis servis sur un petit train à savourer tranquillou.

​Bon retour en France Aurélie. Ces quelques moments passés ensemble étaient un plaisir ! ❤

Le dimanche 24 juin, une de mes étudiantes participait à une exposition de photos à Daikan-yama. Le thème était les fleurs et les participants, qu’ils soient professionnels ou amateurs, y présentaient leurs meilleurs clichés.
C’était petit mais gratuit et les photos étaient très belles. J’ai pu parler un peu avec les photographes présents. Ils expliquaient comment ils réalisaient leurs photos, dans quelles conditions et avec quel matos. Certains ont déclaré qu’ils attendaient parfois longtemps avant de capturer le bon cliché pour se laisser le temps d’admirer le sujet, l’analyser et d’imaginer le résultat. Chose que moi je ne fais jamais xD ! Le temps est tellement court et précieux, mais je devrais essayer un jour.

Mon étudiante m’a aussi expliqué comment elle avait réalisé ses clichés, les conditions et le matos, en ajoutant que ça n’avait pas été évident. Mais le résultat était concluant alors ça en valait la peine !

Une source d’inspiration pour mes prochaines photos. D’ailleurs, j’aimerais bien y participer l’année prochaine. Mais l’inscription coûte chère 😿.

4th Facebook Group Exhibition 2018 (第4回花の写真FBグループ展)
Lieu : Daikan Yama Hillside Terrace Exhibition Room (代官山ヒルサイドテラス エキシビションルーム)
Adresse : Hillside Terrace Builging F, 18-8 Sarugaku-cho, Shibuya-ku, Tokyo (東京都渋谷区猿楽町18−8ヒルサイドテラスF棟)
Accès : Daikan-yama Station (Toyoko Line) sortie centrale

On a profité de la pause déjeuner pour aller manger près de l’exposition. C’est un café où je suis déjà passée une fois. Pourquoi ? Parce qu’ils y font une glace dans un morceau de croissant ! Mais cette fois aussi au moment de commander notre dessert, les stocks étaient épuisés… Bon, une prochaine fois… Nous avons mangé de la pizza accompagnée de salade et de boisson rafraîchissante et terminé par une glace.

J’aime bien le décor et l’ambiance dans ce café. Il se trouve à TENOHA Daikan-yama, un espace extérieur avec une terrasse commune et de la végétation partagés par différentes enseignes. Un endroit tranquille avec une ambiance détendue, une atmosphère d’été. On s’y sent vraiment bien !

Bondolfi Boncaffé
Adresse : TENOHA Daikan-yama, 20-23 Daikan-yama-cho, Shibuya-ku, Tokyo (東京都渋谷区代官山町20番23号TENOHA代官山)
Accès : Daikan-yama Station (Toyoko Line) sortie centrale
Site internet : http://www.bondolfi-boncaffe.jp

Maintenant que l’été est là et s’apprête à être très chaud et humide, je risque de souvent squatter ce genre d’endroit !


♫ Un article = Une chanson ► Panic! At The Disco – High Hopes

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► The Other Side : La vie des étudiants en France et au Japon

Toujours pour le blog d’エコールサンパ, je parle de la vie des étudiants en France et les différences avec le Japon.

Quelle université rejoindre ? Plusieurs critères m’ont aidée à choisir la faculté : la localisation, les matières et mes compétences. Quand j’ai reçu mon diplôme du baccalauréat, j’ai cherché des facultés pour étudier la chimie et par la suite travailler dans le domaine des cosmétiques et de la pharmacie. J’ai trouvé trois facultés : à Nantes, à Caen et à Tours. Comme Nantes et Tours étaient loin de Cherbourg (ma ville natale) j’ai préféré aller étudier à Caen.

Après le lycée, j’ai donc étudié pendant trois ans à l’université, plus précisément à l’IUT (Institut Universitaire de Technologie). Je pouvais continuer les études deux ans de plus pour obtenir un master, mais je préférais travailler le plus tôt possible et je n’aimais pas étudier. (笑)

En dehors de mes études, j’ai pratiqué le tennis pendant quinze ans, de l’école primaire jusqu’à la fin du lycée. J’ai malheureusement dû arrêter quand j’ai déménagé pour aller à l’université.
Quand on est jeune, on a beaucoup d’énergie à dépenser ! Et même pour un enfant, c’est nécessaire de relâcher la pression des études et de se détendre en faisant une activité ! C’est pour ça que mes parents m’ont incitée à faire une activité. J’ai donc choisi le tennis. J’en faisais une fois par semaine, parfois deux fois par semaine.
Quand j’étais à l’école primaire, j’ai aussi fait de la danse moderne. Au collège, j’ai rejoint l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire), la fédération nationale du sport scolaire qui permet aux collégiens et lycéens de pratiquer un sport et de participer à des compétitions sportives. J’ai pratiqué du handball et de la natation le mercredi après-midi. J’ai aussi eu l’opportunité d’essayer l’escalade et l’aviron.
Au lycée et à l’université, je me suis tournée plutôt vers les activités artistiques et intellectuelles. A cette période, je lisais beaucoup de manga, donc j’ai commencé à dessiner. J’écoutais beaucoup de musique asiatique aussi donc j’ai participé à la rédaction d’articles sur des sites d’actualités musicales et j’ai créé un blog pour écrire des critiques de CDs et des revues de concerts, en français et parfois en anglais. Je prenais aussi des photos pendant les concerts et je faisais de la traduction (du japonais ou anglais au français et du français à l’anglais).

J’ai fait beaucoup de choses pour le fun mais je n’ai jamais fait de formation ou de stage pour obtenir une certification pour un bon travail. Souvent, c’était à cause du manque de temps et d’argent. Par exemple, j’aurais aimé faire une formation dans la photographie mais ça coûtait très cher !

Au Japon, la majorité des étudiants commencent à visiter des dizaines d’entreprises pour passer des examens ou des entretiens et avant la fin de leurs études, ils ont déjà un job. Ils finissent leurs études en mars de la quatrième année et dès le mois d’avril, ils commencent à travailler à temps plein. Pour trouver un bon emploi, certains font des activités en tant que bénévole ou obtiennent diverses certifications.
Mais en Europe, c’est très différent ! Et je pense que j’aurais aimé avoir un système qui ressemble à celui du Japon ! L’université ne nous guide pas du tout pour chercher un travail. Il n’y a pas de séminaires non plus. Mais pendant la dernière année d’études, un stage dans une entreprise est souvent obligatoire. Donc la seule opportunité de trouver un travail avant la fin des études est grâce à l’entreprise dans laquelle on fait un stage. Si l’entreprise est satisfaite de notre travail et qu’elle a besoin d’un nouvel employé, elle peut proposer un contrat de travail à la fin du stage. J’ai eu la chance d’avoir cette opportunité ! Pendant ma troisième année de licence professionnelle, j’ai effectué un stage en alternance dans une entreprise qui m’a embauchée une fois que j’avais obtenu mon diplôme.

Malheureusement, six mois plus tard, le contrat n’a pas été renouvelé. Je me suis donc inscrite chez Pôle Emploi pour recevoir l’allocation chômage et des annonces pour du travail. Pendant six mois j’ai été au chômage. J’ai effectué plusieurs courtes missions d’Intérim avant de trouver une entreprise et d’y décrocher un CDI.

Il y a des personnes qui sont au chômage pendant très longtemps et qui parfois ne font même pas le travail correspondant à leurs études parce qu’elles ne trouvent pas d’entreprise. Même si on a un bon diplôme et des certifications en plus, ça ne nous aide pas plus pour avoir un travail en général. Ce que les entreprises demandent, c’est l’expérience professionnelle. C’est parfois même plus important que le diplôme !

On m’a dit que certains étudiants japonais ressentent le manque de culture après avoir fini leurs études. En Europe, le système scolaire et d’apprentissage est très différent du Japon. Il nous permet d’avoir cet apport culturel, d’imaginer, de réfléchir et de développer un esprit critique. En effet, de l’école primaire jusqu’à l’université, les jeunes français doivent écrire des exposés et des rapports de stage. Ils doivent apprendre à chercher seul des informations, à rédiger avec l’aide de leurs connaissances et de leurs ressources et enfin à présenter leur travail en parlant devant un public. Ce n’est pas un travail que beaucoup d’élèves apprécient je pense mais plus tard on réalise que c’est utile ! Ça nous permet de nous ouvrir à beaucoup de choses et de développer des compétences dans l’écriture et la communication.
Je détestais faire des exposés quand j’étais à l’école parce que j’étais très timide. J’avais très peur de parler devant des gens. Mais j’ai compris que c’était utile pour moi. Maintenant, je suis capable de parler en public sans stresser. La preuve est que je suis devenue professeur et grâce à l’échange avec mes étudiants je peux continuer à m’enrichir culturellement.
Les conseils que je veux donner aux Japonais sont : soyez ouvert d’esprit et si un sujet vous intéresse, cherchez par vous-même des informations plus précises ou lisez des articles sur ce sujet. Aujourd’hui avec Internet, c’est facile de s’informer et de rencontrer des personnes pour échanger sur la culture. Partagez les choses que vous aimez, dites pourquoi vous les aimez et incitez les gens autour de vous à s’y intéresser.
Ça peut aller de la photo Instagram d’une spécialité locale ou d’un lieu qui vous a marqué à l’article de blog où vous racontez un récit de voyage ou écrivez la critique du dernier film que vous avez vu par exemple.
Ouvrez-vous au monde et le monde s’ouvrira à vous !


Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► The Greatest Showman – The Other Side

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► Champion : 22 juin 2018 ; 3 ans au Japon

Mes cheveux ont aussi incroyablement poussé o_o’

Nous y voilà ! Aujourd’hui je fête mes 3 ans au Japon. J’ai passé un grand cap et avec mon nouveau visa travail, j’ai encore 3 ans à passer ici !

Cette troisième année était pleine de rebondissements ! J’ai vécu six mois de bonheur entourée d’une super équipe, des étudiants adorables qui m’ont permise de m’épanouir dans mon travail et d’être toujours plus investie et motivée pour eux. C’est un travail fatigant mais grâce auquel j’ai pu passer de bons moments et en apprendre beaucoup. Le plus dur a été d’accepter que notre équipe si parfaite change et qu’un membre parte dans une autre branche. Au fond, je n’accepte toujours pas. Mais c’est la vie et il faut s’y faire.

J’ai accompli et continue d’accomplir divers projets au travail. C’est passionnant, stimulant et enrichissant. J’ai envie d’en faire et d’en apprendre encore plus à chaque fois. Je deviens un peu japonaise à ce niveau, je m’investie beaucoup mais je sais faire la part des choses. Dès que j’ai l’occasion de sortir et de voyager, j’en profite !

Quelques événements bouleversants sont venus me gâcher mon début d’année. Ça a été dur de se relever mais j’en suis sortie plus forte, du moins j’espère. J’espère être suffisamment forte et mature pour affronter les futurs problèmes qui viendront se dresser sur ma route. C’est pas facile tous les jours. Suffit parfois d’un coup de fatigue ou d’une mauvaise nouvelle pour avoir un coup de mou et déprimer mais je me relève toujours !

Quand on vit à Tokyo, on a un rythme de dingue.. Je me demande encore comment est-ce possible ! Il y a beaucoup de choses que je ne trouve plus le temps de faire… Par manque de temps, j’ai laissé un peu tomber la Kimi BOICE, accro à CNBLUE, j’ai stoppé le site cnblue.fr, arrêté de suivre l’actu des garçons, j’ai fait moins de concerts et d’events… Oui mine de rien, tout ça prend du temps aussi… C’est marrant parce que c’est un peu tombé au « bon » moment. Maintenant le groupe est en pause pour deux ans minimum (service militaire coréen oblige), trois membres sur quatre continuent des activités solo, mais pour moi ce n’est pas la même chose. Ça fait un peu mal au cœur par moment, car ils sont comme des frères pour moi et les concerts vécus au Japon, en Asie étaient mémorables. J’aimais partager ces moments de bonheur avec les fans autour du monde. Leur musique, c’est une source d’énergie, une motivation, un réconfort, une force pour aller de l’avant… Ils me manquent… Mais en attendant, leur musique ne meurt pas et elle est toujours là.

J’ai failli laisser tomber autre chose aussi : ce blog. Je l’ai créé sur demande des proches qui voulaient avoir des nouvelles et suivre mes aventures au Japon. Sauf que je me suis rendue compte que la plupart s’en fichait. Alors à quoi servait-il ? À pas grand chose…

Mais en fait si… J’y ai aussi partagé mes bons plans, des services et des conseils. Car galérer, je sais ce que c’est. Alors si je peux me rendre utile pour des personnes dans ce cas, c’est une bonne raison d’exister pour ce blog. Je vous avoue même qu’aujourd’hui, je consulte mon propre blog quand j’en ai besoin 😂. La Kimi du passé aide la Kimi du présent ! Donc oui c’est long, je ne suis pas 100% active mais je le continue quand même, au moins pour moi.

Bref, faisons le point. Je suis contente de mon année car j’ai fait beaucoup de choses encore :
– J’ai passé mes meilleures soirées Izakaya / Karaoké et aussi des fêtes inoubliables à l’école avec l’équipe parfaite et les étudiants.
– Certaines de ces soirées étaient aussi les pires cuites de ma vie 😂.
– Je suis allée en Corée du Sud un week-end. J’ai vu mes amis et CNBLUE pour qui j’ai réalisé un don de riz à l’occasion de leurs concerts à Séoul, un projet que je rêvais d’accomplir depuis longtemps.
– Je suis allée au Matsuri de Odawara (j’en ai aussi profité pour visiter son chateau qui est blanc comme celui d’Himeiji).
– J’ai escaladé le Mont Fuji de nuit. Cette expérience reste une de mes plus grandes aventures !
– J’ai vu le feu d’artifice de Jingu Gaien (le seul de cette année 😢).
– J’ai obtenu le JLPT N4.
– J’ai escaladé le Mont Takao et en même temps assisté au Momiji Matsuri.
– J’ai eu le coup de coeur pour Kobe. Si je devais habiter dans une autre ville que Tokyo, j’irais là-bas sans aucun doute !
– J’ai visité le musée Ghibli.
– J’ai fêté mon anniversaire au Lock Up avec ma baka ❤.
– J’ai fêté le Nouvel An japonais avec toutes ses traditions (hatsuhinode, osechi, etc…).
– Je suis passée à la TV japonaise.
– J’ai fait mon premier Hanami au parc Kinuta.
– Mes parents sont revenus au Japon. Je les ai emmenés dans le Kansai et je leur ai présenté mes collègues et amis.
– J’ai passé une nuit au village Panda.
– J’ai vu des Maiko et des Geisha quand je me baladais à Kyoto.
– J’ai fait un pique-nique au bord de la rivière Tama.
– Marine est revenue au Japon pour un an. De beaux moments ensemble nous attendent ❤.
– J’ai renouvelé mon contrat chez Ecole Sympa pour 3 ans.
– J’ai débuté des cours de japonais chez COTO Language Academy.

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Bon hélas, je n’ai pas accompli tous mes objectifs, mais ce n’est que partie remise. Ce qui est sûr, c’est que j’ai au moins trois ans pour les accomplir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Visiter Hakone
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, à la vallée Yushin, au Mont Nokogiri aux Cascades Kegon de Nikko, au col d’Ashigara, à Shosenkyo Gorge…
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Tester les restaurants et cafés recommandés par mes étudiants
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Fêter Setsubun
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Aller à Okinawa, Kyushu, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Aller à Nagasaki avec Marine
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’ile aux lapins
– Aller au lac Miyagase
– Aller au Chichibu Saitama festival en décembre
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku en vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
– Réussir le JLPT N3

J’étais habitué au visa d’un an mais là je réalise pas que j’en ai pour trois ans ! 3 ans c’est long mais je sens que je ne les verrai pas passer non plus !

To be continued…


♫ Un article = Une chanson ► Fall Out Boy – Champion

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► Metropolis : Concert de Lee Jong Hyun à Yokohama

Le jeudi 14 juin, je suis allée accompagnée de Marine et Aurélie au concert solo de Jonghyun à Yokohama, connu surtout en tant que chanteur et guitariste de CNBLUE, dans le cadre de sa tournée pour promouvoir son deuxième album solo METROPOLIS.

​Mon dernier concert de CNBLUE remontait à très loin. Maintenant, quand je me rends à un concert des garçons, que je croise des fans partout, je ne suis pas à l’aise. Pas spécialement à cause de l’âge car justement, je crois que je suis parmi les plus jeunes fans encore ! Mais plutôt l’état d’esprit… Je ne me sens plus à ma place dans ce troupeau de moutons bleus ! Je n’avais même pas prévu de faire les concerts solo de Jonghyun à vrai dire. Mais la présence de Marine et d’Aurélie avec moi était une bonne raison de profiter de voir Jonghyun sur scène même si j’aurais préféré y voir CNBLUE.

Comme je me suis littéralement détachée ​du fanclub, je ne suis plus du tout l’actu, si bien que j’ai même loupé la vente fanclub des tickets. J’ai du acheter des tickets à la billetterie normale. Mais cela ne m’a pas empêchée d’obtenir de bons sièges bizarrement ! Je crois que les filles m’ont porté chance ! Même pour le concert de Yonghwa dans la même salle quelques mois avant, je n’étais pas aussi près !

​Pour faire leur promo avant leur concert solo le mois prochain, ou pour remplir les derniers sièges vides de la salle (hélas, Jonghyun ne fait pas sold out ​malgré son grand talent é_è), N.Flying a assuré la première partie. Ça faisait du bien de les revoir ! Je les ai vu à leurs débuts, plusieurs fois pendant les concerts FNC KINGDOM et après les avoir vu ce soir-là, j’ai remarqué du changement, de l’évolution ! Ils sont devenus bien plus confiants et meilleurs en live ! C’est la première fois que je sautais autant pendant leur performance, sans vraiment connaître toutes les chansons (je ne suis pas du tout à jour dans leur discographie) ni leur nouveau membre que j’ai eu du mal à accepter au début xD.

​Joli clin d’œil à mes bébés, ils ont fait des reprises des chansons de CNBLUE mais dans le style N.Flying. C’était pas trop mal et ça a bien mis l’ambiance dans la salle ! On a eu BETWEEN US, L.O.V.E Girl ​et​ You’re so Fine​. Les garçons étaient bien énergiques, les deux chanteurs sautaient sans cesse et nous incitaient à en faire autant. ​Ils nous ont quand même fait profiter d’une de leurs récentes chansons, The real,​ avant de nous remercier et de nous inciter à aller les voir pour leurs concerts solo en juillet. Avec Marine on y sera et j’ai bien hâte finalement :D !

On a attendu un peu, puis finalement, l’homme de la soirée est entré sur scène ! Sa guitare en main, il a débuté par la chanson titre de son album, Starry Places.​ Le décor rappelait un peu le style de son premier album, Sparkling Night, le grand rideau rouge avec parfois des jeux de lumières aux teintes chaudes et vives. Jonghyun était accompagné de musiciens et de danseurs pour certaines chansons plus pop et dynamiques comme Pina Colada que j’adore ! Mais pendant ces moments, par la simple envie de vouloir danser, on se concentre plus sur les pas des danseurs que sur Jonghyun lui-même XD.

Il a joué des chansons de son dernier album. Je n’avais pas vraiment eu le temps d’écouter donc par moment c’était la découverte. J’ai reconnu celles du premier album comme Smile, NothingMoonlight Swing

Mais il a aussi joué des chansons de CNBLUE, principalement celles qu’il a composées, comme Blind Love ❤. Belle surprise de sa part, il y en a eu d’autres auxquelles je ne m’attendais absolument pas. Je n’en revenais pas quand j’ai entendu les premières notes de When I Was Young. Le titre ne me revenait même pas au début. Voilà ce que ça donne quand on a pas écouté son groupe préféré pendant des mois 😅.

Bien qu’il soit plus sérieux et réservé, il a quand même pris plusieurs pauses pour parler une dizaine de minutes. Il a mentionné son voyage avec Jungshin et Minhyuk en Suisse et les quelques fans européennes dans la salle ont gueulé « Revenez pour un concert la prochaine fois !! » 😌 Ce jour n’est pas prêt d’arriver mais bon l’espoir fait vivre…

Le moment de demander le rappel était vraiment fun ! Pour une fois, il n’y avait pas que des « Encore » mous… Quand j’ai entendu quelque part dans la salle une fan crier « LEE JONGHYUN », j’ai fait pareil en tapant des mains, en levant les bras et en ajoutant des « Wow ». Marine et Aurélie ont éclaté de rire et font fait de même. Puis des japonaises derrière nous ont accompagnées. Les Boices autour nous regardaient avec le sourire. Oui, nous sommes des étrangères très fans et on met l’ambiance pour le rappel ;D.

C’est passé très vite et Jonghyun est finalement revenu vêtu du T-shirt du concert. Le meilleur moment de ce rappel reste sans doute Starlit Night. Jonghyun nous a tendu le micro pour qu’on chante le refrain. Il nous a fait répéter plusieurs fois (ce mec est trop perfectionniste, visiblement, on chantait pas assez bien ni assez fort pour lui xD). Puis il a demandé si il y avait des hommes qui accompagnaient leurs femmes ce soir. Quelques mains dans les premières rangées se sont levées. Il a alors donné son micro à un premier homme qui a chanté seul le refrain… Le mec fait chanter les maris des femmes BOICE ! J’aurais aimé qu’ils nous demandent, à nous les étrangères, de chanter aussi… J’aurais dit oui tout de suite ! A la fin de sa courte performance, le monsieur à modifié la dernière et a chanté Jonghyun no kokoro ga hikarase te iru (le cœur de Jonghyun s’illumine si je comprends bien les paroles), et tout le monde a hurlé ! Deux-trois personnes ont aussi eu l’opportunité de chanter et tous ont repris les mêmes mots ! C’était mignon et ça a fait sourire Jonghyun. A la fin, on a chanté plusieurs fois le refrain tous ensemble. Cette chanson est vraiment magique !

​Le rappel fut assez court comparé à d’habitude avec CNBLUE. Jonghyun a quitté la scène assez rapidement sans trop saluer le public, ça m’a un peu surprise… 😐

C’était une bonne soirée au final. Un concert, ça fait toujours du bien.


♫ Un article = Une chanson ► Lee Jonghyun – Starry Places

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► L’équilibre : Comment switcher “ON/OFF” ?

Pour avoir une vie équilibrée, il est important de switcher “ON/OFF”. “ON”, c’est le travail, “OFF”, c’est la vie privée, le repos, les loisirs, la famille… Mais comment partager la vie professionnelle et la vie personnelle de façon équitable ?

La semaine, je m’investie beaucoup dans mon travail. Le week-end, je me change les idées en pratiquant des activités qui n’ont aucun lien avec mon travail. Pour moi, c’est un bon moyen de switcher “ON/OFF”.

Ça commence en premier par mon apparence ; les vêtements. Au travail, je porte une chemise, un pantalon serré, des vêtements simples pour avoir une apparence professionnelle. Quand je ne travaille pas, je porte des vêtements plus décontractés comme des pantalons larges, des jeans (parfois troués car j’aime le style un peu rock/punk), des T-shirts et des baskets par exemple. Chez moi, il m’arrive aussi parfois de rester en pyjama toute la journée ! (笑)

Pour faire la séparation entre mon travail et ma vie privée, j’ai aussi choisi d’habiter dans un quartier différent de celui de mon travail. Je travaille dans un quartier à la fois commercial et résidentiel et un peu chic, proche de la capitale. Mais je réside dans une petite ville en banlieue, assez calme, avec plus de nature et de grandes routes reliant Yokohama et Tokyo. Ainsi, je vis et me repose dans un cadre différent qui me rappelle un peu ma vie en France.

La semaine, je suis professeur. Le week-end, je suis étudiante. La semaine, je parle français. Le week-end, je fais de mon mieux pour parler japonais. J’échange de rôle et je me rends dans une autre école, une école de japonais pour étudier.

Bien sûr, je ne fais pas que ça ! J’aime aussi me détendre ! En allant au café avec mes amis, en regardant un film, en lisant… Je fais des activités en rapport avec mes centres d’intérêts. Par exemple, j’adore la photo et voyager, donc je voyage de temps en temps pour prendre en photo les endroits que je visite, ou bien un simple restaurant où j’ai mangé un bon plat, un parc que j’ai visité. En voyageant, je peux découvrir et en apprendre plus sur la culture du pays que je visite et m’enrichir personnellement. J’aime aussi la musique alors je vais à des concerts et au karaoké. Ça me permet de ne pas penser au boulot et de pouvoir relâcher la pression. Puis, j’aime beaucoup partager mes aventures au Japon avec mes proches en France en écrivant un blog. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai écrit cet article pour vous aujourd’hui !

Enfin, même si je ne suis pas très douée, j’aime bien cuisiner ! En particulier, les gâteaux. Quand je travaille, je n’ai pas le temps de préparer un repas alors j’achète souvent un plat préparé au supermarché ou au combini. Parfois, je me fais plaisir en allant dans un petit restaurant pas cher. Quand je ne travaille pas, je passe du temps dans la cuisine et prépare mes plats et desserts français préférés. La semaine, je mange “japonais”. Le week-end, je mange “français”.

Dans la vie, il faut savoir aussi se relaxer, c’est important pour le moral. Même si on apprécie son travail, il faut aussi profiter de faire toutes les autres choses qu’on aime et de passer du bon temps avec la famille et les amis !


Et vous, comment est-ce que vous switchez « ON/OFF » ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► Kyo – L’équilibre