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▶ Reviver : Kimi no Nikki (octobre 2020)

Octobre : arrivée de l’automne et Halloween. Été et typhons définitivement finis ? Des journées tantôt fraîches, tantôt encore chaudes où les températures oscillent entre 17 et 26 degrés. Des typhons un peu dangereux et dévastateurs ont traversé ou sont passés pas loin du pays avec vents violents et pluie sans fin. Mais après quoi de belles journées ensoleillées étaient de retour pour nourrir le corps de vitamines D grâce aux rayons du soleil, réchauffer les cœurs et motiver.

※ Les événements du mois 🎊

• Excursion Parents-Enfants (親子遠足)

Dans la société japonaise où beaucoup se consacrent plus au travail qu’à la vie de famille, pouvoir suivre et avoir un aperçu de la scolarité de ses enfants est important pour les mères japonaises qui préfèrent en général quitter leur travail pour les élever et maintenir les liens. Il n’est donc pas rare de voir dans les écoles maternelles, des journées « Excursion Parents-Enfants » (親子遠足), pour permettre aux enfants de créer de beaux souvenirs avec leurs parents tout en restant dans l’environnement scolaire.

Les lieux et destinations varient selon les écoles. Certaines organiseront l’excursion dans des grands parcs tandis que d’autres opteront pour une sortie à l’aquarium ou au zoo. Pour l’excursion Parents-Enfants de ce jour, un vendredi initialement frais mais finalement doux, venteux mais ensoleillée, rendez-vous au parc Yamadaike (山田池公園) d’Hirakata pour récolter des glands !

Rassemblement en milieu de matinée vers 10h00 au point de rendez-vous indiqué par l’école. Chacun vient par ses propres moyens et munis des affaires nécessaires pour l’excursion : bento (弁当), bouteille d’eau ou de thé (水筒), serviette pour les mains (お手ふき)…

Comme à tout lancement de ce type d’événement, le directeur est en charge de livrer un petit discours en ajoutant en plus les précautions à prendre pour que l’excursion se déroule en sécurité et sans accident. Puis chaque enfant part à la quête de glands accompagnés de leurs parents. Une petite heure de quête, immortalisée par des photos commémoratives.

Les excursions, ça ouvre l’appétit ! La récolte une fois terminée, il est temps de se rassembler pour partager la pause déjeuner. Au menu, chacun reçoit son mignon bento préparé et décoré avec amour. Après quoi, la dernière heure est consacrée à des jeux avant de clôturer l’événement, préparés et organisés par les enseignants. Par exemple, le jeu boushi tori (帽子取り👒). Attrapez le chapeau de l’ennemi avant qu’il n’attrape le votre ! Un jeu qui plaît beaucoup aux enfants en binôme avec leur maman, courant vivement partout dans le parc en rigolant.

L’événement termine par un dernier discours de clôture et chacun peut rentrer se reposer tranquillement chez soi avant d’attaquer une nouvelle semaine en pleine forme !

• Récolte de mikan (みかん狩り🍊)

On renouvelle l’expérience de l’année dernière. La saison des mikan (mandarines) étant arrivée, on part en sortie scolaire pour la récolte des mikan, dit mikan gari en japonais (みかん狩り🍊✨).

Activité répandue dans les différentes régions du Japon, elle permet de déguster de délicieuses mikan fraîches dans un environnement naturel tout en profitant de beaux paysages. Fruit le plus récolté au Japon, c’est dans les préfectures de Wakayama (和歌山県) et d’Ehime (愛媛県) qu’on trouve les meilleures zones de productions réputées. Les champs se situent le plus souvent sur des collines faisant face à la mer et c’est par temps ensoleillé et frais que les mikan poussent.

Départ en bus dans la matinée. Le trajet se passe dans la joie, la bonne humeur et l’impatience de pouvoir déguster des mikan à volonté ! On chante, on lit un livre ensemble et on écoute attentivement les consignes du professeur pour que l’excursion se passe dans le meilleur des mondes. Arrivés sur le lieu de récolte du côté de Katano (交野市) 40 minutes plus tard, c’est l’école qui régale et se charge des frais pour une récolte en dégustant à volonté (食べ放題) et avec un sac de mikan en souvenirs (お土産).

Prêts, partez ! Les enfants et les enseignants se lancent librement dans la cueillette de ces agrumes doux et juteux. On cueille et on déguste, on compare qui peut relever le défi d’en manger le plus possible ! On prend des photos commémoratives, une mikan à la main en disant fièrement « mikan gari » et on termine par un pique-nique sous un beau soleil chaud.

Le temps est idéal pour s’amuser encore un peu après le déjeuner. Quelques minutes de récréation avant de reprendre le chemin de l’école… En mangeant des mikan ?!

Fraîches et délicieuses, avant l’arrivée de l’hiver et des journées froides, c’est un plaisir de pouvoir faire le pleins de vitamines avec ces délicieux fruits de saison !

• Récolte de patates (芋掘り🍠)

Après la récolte de mikan (みかん狩り) quelques jours plus tôt, on profite d’une autre journée ensoleillée pour aller déterrer cette fois des… patates ! C’est parti pour le Imohori (芋掘り) ! Un bon prétexte pour partir en sortie scolaire et profiter d’une expérience amusante et enrichissante pour les enfants d’école maternelle.

Imo (芋) signifiant « patate » et hori (掘り) « creuser », ce terme désigne donc l’activité de déterrer des patates en tout genre, dont les pommes de terre (ジャガイモ) ou encore les patates douces (サツマイモ). Cette activité se déroule en général dans les fermes (農園) de mi-septembre à fin octobre.

Départ en bus vers 10h direction le lieu de récolte, la ferme Arasui (あらすいも掘農園), situé à Joyo (城陽市) dans la préfecture de Kyoto (京都府) à environ 40 minutes de route, au milieu des champs et des zones industrielles. Dans des fermes comme celle-ci, il est possible d’y venir déterrer des patates. La réservation et la quantité souhaitée sont requises pour un prix à partir de 380 ¥ environ.

Une fois arrivé, les potagers sont prêts, il n’y a plus qu’à creuser et déterrer les patates douces pendant une petite heure. Des patates douces en masse sont déterrées et chacun repart avec un lourd sac bien rempli. Alors lundi, qu’est-ce que ce sera pour le déjeuner ? Des patates ? Et mardi ? Des patates aussi ?!

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Balade à Katano jusqu’au parc forestier préfectoral Kurondo (交野市で散歩、府民の森くろんど園地まで)

Un dimanche ensoleillé fin octobre. L’automne est bien là mais les érables japonais ne rougissent pas encore. Le temps est idéal pour aller marcher à Katano (交野市), ville voisine d’Hirakata (枚方市) du côté de la station Kisaichi (私市駅). Pas pour aller au parc Hoshida (ほしだ園地), la principale attraction du coin mais pour faire un peu de randonnée vers le parc voisin, Kurondo (くろんど園地).

Autour de la station Kisaichi (私市駅) et de la station voisine de la même ligne de train, il y a trois principaux circuits de randonnée sympa pour découvrir des étangs, des temples, de beaux panoramas depuis le sommet des montagnes et profiter d’une nature paisible dans les parcs forestiers de la préfecture d’Osaka :
① le circuit Kurondo-ike (くろんど園地コース)
② le circuit Hoshida (ほしだ園地コース)
③ le circuit Katano Ikimo no Fureai no Sato (交野市いきものふれあいの里コース)

Ces parcours sont assez populaires auprès des amoureux de randonnée ou de course à pieds, qu’ils soient jeunes ou âgés. Beaucoup profitent de cette belle journée et on croise des randonneurs sympathiques prêts à aider et indiquer le bon chemin.

De la station Kisaichi (私市駅), on emprunte aujourd’hui le circuit Kurondo-ike (くろんど池ハイキングコース) jusqu’aux cascades Tsuki no Wa (月の輪滝). Départ vers 14h00 pour un petit parcours de 1,1 km en 25 minutes environ. Passage par des rues bordées d’habitations avant de pénétrer dans la forêt où le ruissellement de l’eau se fait aussitôt entendre. Ecoutez ce son agréable, ils vous mène directement jusqu’aux cascades. Ce ne sont pas les plus hautes ni les plus impressionnantes mais le cadre naturel est bluffant. On escalade et on joue les aventuriers de la jungle pour admirer le plus près possible les chutes d’eau.

Le circuit n’étant pas fini, autant continuer un peu pour arriver 30 minutes après à l’étang Suiren (すいれん池) avec aire de repos et toilettes. C’est le moment de s’offrir une petite pause. Mais la nuit tombant très vite, et n’étant pas équipé pour le la randonnée nocturne, suivre les conseils d’un randonneur rencontré précédemment sur le chemin est plus raisonnable. En effet, il reste encore environ deux heures avant de boucler le circuit sachant qu’il y a d’autres belles choses à y voir ! Il est préférable de faire demi-tour, mais ce n’est que partie remise !

Retour donc à la civilisation. Pour aujourd’hui, on choisit de rejoindre la station Kawachimori par la petite ville campagnarde, au milieu des maisons et des potagers.

Habitant(e) d’Hirakata, on retient qu’on a pas besoin d’aller bien loin si on peut se ressourcer en pleine nature et se balader tranquillement pour une journée. Eh oui le Kansai, c’est incroyablement splendide et on est loin de s’imaginer qu’on habite si près de beaux endroits cachés !

Parc Kurondo (くろんど園地)
Adresse : 3192-1 Kisabe, Katano, Osaka (大阪府交野市私部3192-1)
Accès : Kisaichi Station ou Kawachimori Station (Katano Line)
Site internet : http://osaka-midori.jp/mori/kurondo/

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Freshness Burger (フレッシュネスバーガー)

Si chez Kimi no BLUE TRAVEL on opte le plus souvent pour la nourriture japonaise, on se laisse de temps en temps tenter par d’autres saveurs selon la situation. Quand on a peu de temps pour la pause déjeuner et qu’on veut rester à proximité de son lieu de travail, on peut se rendre dans un restaurant de burger. Même si ce n’est pas la nourriture la plus saine et équilibrée, il faut aussi savoir se faire plaisir !

On zappe McDo et on part pour des petits burgers plus appétissants chez Freshness Burger (フレッシュネスバーガー) 🍔. Chaîne de fastfood implantée partout dans le pays, on peut même en trouver dans les gares et station de métro comme les autres petites chaînes populaires de fastfood et de café. Dans la grande gare d’Ikebukuro par exemple, vous trouverez près des sorties C1 et C2 du métro, un Freshness Burger implanté et non loin d’un Starbucks !

Il y a des menus incluant le burger de votre choix accompagné de salade ou de frites et d’une boisson au choix pour un supplément d’environ 500 ¥ en plus du prix du burger choisi. Il est également possible bien sûr de ne prendre que le burger et un accompagnement séparément. Une fois la commande et le paiement effectué au comptoir, le burger est servi à votre table.

Il y a des burgers classiques, des burgers au poulet, des burgers épicés… Certaines branches proposent d’autres burgers spéciaux et originaux comme le gyoza burger (餃子バーガー), le cheese fondue burger (チーズフォンデュバーガー) ou encore le demikatsu burger (デミカツバーガー). Compter entre 400 et 900 ¥ le burger.
Pas envie d’un burger ? Pas de problème ! Il y a également des salades, des hot-dogs ou encore des plats de pâtes ! Enfin, pour finir sur une touche sucrée, il y a des gâteaux, des crêpes et des gaufres pour le dessert !

La taille reste raisonnable, tout en étant une taille « japonaise », soit un peu plus petit qu’un burger en Occident. Le pain est tendre, la viande assez cuite et la dose d’épices correcte. Avec une petite salade fraîche, c’est suffisant pour poursuivre la journée !

Freshness Burger Echika Ikebukuro (フレッシュネスバーガーエチカ池袋店)
Adresse : Echika Ikebukuro, 3-28-14 Nishi-Ikebukuro, Toshima-ku, Tokyo (東京都豊島区西池袋3-28-14エチカ池袋)
Accès : Ikebukuro Station (JR Lines, Tobu-Tojo Line, Yurakucho Line, Marunouchi Line, Fukutoshin Line)
Site internet : https://www.freshnessburger.co.jp/

• Cocarde (コカルド)

Un dimanche tranquille du côté de Kyobashi, à Osaka. Les rues du quartier ne sont pas très animées ni bondées dans l’après-midi mais les boutiques et les cafés du centre commercial Keihan Mall sont ouvertes et quelques clients font leur petit shopping du weekend.

Il est facile de trouver une table dans le café Cocarde (コカルド) dont les mignons gâteaux miniatures (プチガトー, petit gâteau pour une personne) exposés en vitrine du café et de la boutique attirent l’attention. Et comme en ce mois d’octobre on s’apprête à célébrer Halloween, des gâteaux à l’effigie de cette fête sont proposés temporairement ! Il y a par exemple le cheesecake momie (マミー), le monstre mont blanc (森の一ツ目), la mousse fantôme (ベロベロ, berobero) ou la mousse citrouille au potiron (ニヤニヤ, niyaniya)… Ces petits gâteaux qu’on ose à peine manger tellement on les trouve beaux coûtent en moyenne 700 ¥.

Plus classique, cette chaîne de café et confiseries née à Osaka propose divers gâteaux toujours aussi bien confectionnés esthétiquement, beaux et chics ainsi que des petites pâtisseries comme des financiers, des biscuits et des sablés.

Le café est spacieux et avec une déco aussi un peu chic. Une fois installé à votre table, choisissez votre gâteau favori et accompagnez-le de votre boisson favorite en optant pour le cake set à environ 1 300 ¥. Les gâteaux sont petits mais délicieux, la portion reste suffisante pour un petit plaisir à l’heure du goûter.

Cocarde La Terrasse Café Kyobashi (コカルド ラ・テラス 京橋カフェ)
Adresse : Keihan Department Store Mall, 2−1-38 Higashinodamachi, Miyakojima-ku, Osaka (大阪市都島区東野田町2-1-38 京阪百貨店モール)
Accès : Kyobashi Station (Keihan Line) sortie centrale, Kyobashi Station (JR Lines) sortie nord
Site internet : http://www.cocarde.jp/

• Gahojin Kappa (我逢人かっぱ)

Comme tous les samedis soir en général, le quartier de Gion à Kyoto est animé : les rues principales sont bondées au point de rendre la circulation difficile et les restaurants et Izakaya trouvent clients à leurs tables. Donc oui, qui dit samedi soir, dit sortie à l’Izakaya pour boire un coup !

On emprunte une petite ruelle près de la station de Gion Shijo (祇園四条駅) pour arriver devant Gahōjin Kappa (我逢人かっぱ), Izakaya d’apparence traditionnelle, à l’image de l’ancienne capitale nippone, avec lanternes éclairant l’entrée et portes coulissantes.

Cet Izakaya est dirigé par Kirinya Foods, groupe qui développe des restaurants principalement à Gion, Kyoto.
À partir de produits frais venant du marché matinal, chacun de ses restaurants offre nous à ses clients de bons plats de fruits de mer, viande, légumes, etc… dans le style japonais ou occidental et à moindre coût !

Prévention contre le Coronavirus oblige, du gel hydroalcoolique est mis à disposition à l’entrée et le personnel porte un masque. Le restaurant étant assez étroit, ne permettant pas de respecter la distance sociale, les clients sont séparés par des barrières transparentes pour minimiser les infections par les postillons. En effet, il n’y a qu’un comptoir entourant les fourneaux d’où on peut voir les cuisiniers préparer les plats et parfois les servir directement aux clients face à eux.

En dépit de cette situation difficile faisant assez souvent ressentir la solitude et l’éloignement, on se réconforte en petit comité, on oublie un instant ce qui se passe et on se fait plaisir en discutant de choses joyeuses et positives.

On trinque d’abord et on parcourt le menu : morceau de porc mijoté (豚角煮), sashimi de thon (マグロ刺身), karaage (とり唐揚), camembert frit (カマンベール唐揚), omelette roulée (だし巻き卵), morokyu (もろきゅう, concombre coupé en morceaux accompagné de miso moromi), yakitori (焼き鳥), kushiage (串揚げ), tempura (天ぷら)… Les plats à l’unité qu’on partage varient entre 500 ¥ et 750 ¥.

Après avoir bien mangé, testé divers saké japonais, bien bu mais raisonnablement, une dernière marche dans les rues désormais plus tranquilles avant que chacun ne rentre chez soi.

Gahōjin Kappa (我逢人かっぱ)
Adresse : 77 Sueyoshicho, Higashiyama-ku Kyoto (京都市東山区八坂新地末吉町77)
Accès : Gion-Shijo Station (Keihan Line) sortie 7
Site internet : http://www.kirinya-foods.jp/kappa/index.html

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Tokyo, long time no see! (久しぶり東京)

Un an depuis la dernière fois que je me suis rendue à Tokyo. Le temps passe tellement vite. Mais un an plus tard j’ai eu une bonne occasion de m’y rendre.

Un weekend est bien trop court malheureusement mais j’ai pu en profiter pour revoir mes plus proches amis qui vivent encore là-bas. J’ai bougé entre Ginza, Ikebukuro, Funabashi dans la préfecture de Chiba et Shinagawa. Pour faire plaisir à la petite Kimi enfant, je me suis rendue au Pokémon Center Mega Tokyo. J’ai admiré depuis le Shinkansen mon grand mont Fuji adoré 🗻. Avec un peu de tristesse moi qui voulais tant faire son ascension cette année encore.

Tokyo ne m’a pas semblé changé. La situation Corona est semblable à celle dans le Kansai. Un peu de nostalgie en passant par Yokohama mais désormais y venir pour le weekend me suffit. Pour rien au monde je regrette d’en être partie. C’était un petit weekend sympa et j’espère avoir l’occasion d’y revenir, en espérant que ça ne sera pas dans un an 😂.

• Renouvellement du passeport (新しいパスポート)

Mon passeport est arrivé au bout de ses dix ans d’existence et sera périmé le mois prochain. Ce qui veut aussi dire qu’il y a dix ans, je m’apprêtais à venir au Japon pour la première fois. J’avais 20 ans. Et c’est fou de constater qu’en dix ans, beaucoup de choses en nous peuvent changer. Soit, on grandit. Je n’avais pas les mêmes délires, les mêmes objectifs et je connaissais encore peu de choses de la vie. Je ne savais pas de quoi mon avenir serait fait, je me cherchais encore. Et j’étais loin de m’imaginer que ce pays si lointain que je m’apprêtais à visiter aurait un fort impact sur la vie.

Bref, c’était la minute réflexion. N’étant pas en France, j’ai du entreprendre les démarches dans mon pays d’expatriation, en passant par l’ambassade de France à Tokyo. Il faut bien sûr, s’y rendre sous rendez-vous et en présentant tous les documents nécessaires : le formulaire CERFA complété informatiquement, le passeport actuel avec photocopie, la carte de résident avec copie pour justificatif de domicile, une photo aux normes de biométrie, les droits de chancellerie en espèces et en yens, et une letter pack modèle rouge pour l’envoi du nouveau passeport par voie postale.

Fort heureusement pour les habitants du Kansai, il est possible d’obtenir un rendez-vous à l’Institut Franco-japonais du Kansai, à Kyoto ou Osaka, pendant les tournées consulaires. Elles n’ont pas lieu tout le temps et les dates et horaires sont très limitées. Difficile d’avoir le rendez-vous souhaité et il faut réajuster son emploi du temps perso et s’absenter de son travail.

En tout cas, pour ma part, demande faite en 20 minutes et 3 semaines plus tard, je recevrai mon nouveau passeport par la poste. A la réception, il faudra renvoyer l’ancien passeport avec une copie du nouveau passeport signé. Je me suis un peu foutue la pression pour le renouveler avant sa péremption mais au final c’est quasiment sûr que je ne rentrerai pas en France cette année pour les fêtes de fin d’année.

• Happy Birthday to me! (お誕生日おめでとう!)

L’année de mes 30 ans est passée. Un 1 se rajoute. Cette année dans une nouvelle dizaine a été riche ! Les derniers mois un peu difficiles mais l’année de mes 30 ans fut bonne en partie. De belles opportunités, de belles expériences. Des voyages inoubliables. J’ai fait en sorte de profiter au maximum. L’année de mes 30 ans, j’ai eu l’opportunité d’obtenir un poste avec plus de responsabilités, alors que je n’étais employée depuis même pas un an ! Qui aurait cru que cela arriverait ? Certainement pas moi ! Comme quoi, peut-être que je me sous-estime encore un peu trop. Je ne regrette pour rien au monde mon choix, même si j’ai pu éprouver du stress, le sentiment de ne pas être à la hauteur et l’envie d’abandonner. Non au contraire, maintenant, j’apprends à gérer mon stress et à avoir plus confiance en moi.

Chaque matin, je me réveille fraîche et avec la motivation pour relever mes défis quotidiens. Chaque matin est une chance de le faire. Quand je me réveille chaque matin, je me sens alors chanceuse ! Chanceuse d’être encore de ce monde, d’avoir tous mes membres, mes bras, mes jambes.

Bien sûr je retiens quand même une leçon après ces expériences professionnelles au Japon. Quand on travaille au Japon en tant qu’expatrié(e), il faut avoir un sacré mental ! Car si vous obtenez un poste destiné à un Japonais de base, on vous considèrera comme un Japonais. J’entends par là que vous devrez avoir le comportement approprié, communiquer et respecter la hiérarchie très importante dans le monde professionnel. Accepter les règles, même si c’est différent dans votre pays d’origine.

En tous les cas, malgré la situation sanitaire qui rend la vie difficile, j’ai quand même voulu marquer le coup ! Ce n’est pas le covid qui allait m’empêcher de fêter mon anniversaire. Je l’emmerde le covid. Merci à ceux qui ont pris le risque de se réunir pour une petite fête. J’ai pu passer un bon weekend bien entourée et bien m’amuser. Ca m’a fait autant plaisir de cuisiner de bons plats que de déguster un délicieux gâteau et recevoir de beaux cadeaux.


♫ Un article = Une chanson ► MY FIRST STORY – REVIVER

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▶ Koyasan Climbing Adventure : Sur les chemins du Pèlerinage

Koyasan (高野山), comme son nom l’indique (山, yama, signifiant montagne), est un massif montagneux du Japon, situé, au sud-est d’Osaka dans la préfecture de Wakayama. Lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師) connu aussi sous le nom de Kukai (空海), moine bouddhiste solitaire, on peut s’y rendre facilement par la ligne Nankai Koya depuis Namba et par funiculaire. Mais quand on aime l’aventure et la nature, pourquoi ne pas s’y rendre à pied ? Escaladez la montagne et découvrez ses merveilles cachées à travers différents circuits !

Toutes les routes du Pèlerinage mènent à Koyasan

Plusieurs chemins, de longueur et difficulté sont possibles pour rejoindre Koyasan tout en profitant des merveilles de sa nature riche et paisible. Pour une petite randonnée sans forcément rejoindre le sommet, il y a aussi d’autres petits circuits reliant des temples ou autre monuments naturels ou sacrés.

• Circuit Choishimichi : route principale du circuit du Pèlerinage
Itinéraire entier : Jison-in → Konpon Daitô → Okuno-in (24 km, 8h30)
Itinéraire raccourci : Sanctuaire Niutsuhime → Konpon Daitô (15 km, 5h)

• Circuit Kyo Osaka-michi : ancienne route principale du circuit du Pèlerinage, la pente raide Iroha-zaka fait de ce circuit l’un des plus difficiles
Itinéraire entier : Kamuro Station → Temple Nyonindo (9,5 km, 5h)
Itinéraire raccourci : Gokurakubashi Station → Temple Nyonindo (2,5 km, 1h30)

• Circuit Kuroko-michi : circuit raide mais avec de beaux paysages à voir
Itinéraire : Hashimoto Station → Koya Keisatsu Mae Bus Stop (18,1 km, 7h30)

• Circuit Nyonin-michi : circuit autrefois emprunté par les femmes pour aller se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi, étant donné qu’elles n’étaient pas autorisés à pénétrer dans Koyasan
Itinéraire : Temple Nyonindo → Okuno-in (7 km, 3h30)

• Circuit Koya Sanzan : circuit circulaire faisant le tour de la zone sacrée d’Okuno-ni en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山)
Itinéraire : Okuno-in → Ichinohashi (10km, 3h30)

• Circuit Mitani-zaka : circuit reliant les sanctuaires Niusakadono et Niutsuhime
Itinéraire : Sanctuaire Niusakadono → Sanctuaire Niutsuhime (5,5 km, 2h)

Visites pendant l’ascension (登山中の観光)

Au pied de Koyasan ou au cours du circuit emprunté, si le timing le permet, les temples et sanctuaires présents constituent des visites agréables et des lieux de culte paisibles.

• Sanctuaire Niutsuhime (丹生都比売神社)

Inscrit au patrimoine mondial depuis 2004, c’est un lieu sacré unique où fusionnent le shintoïsme enraciné dans l’ancienne tradition du culte de la nature au Japon, et le bouddhisme, introduit en Asie de l’Est à partir de l’Inde. Il est de coutume de venir se recueillir dans ce sanctuaire avant de se rendre à Koyasan. Le bâtiment principal Honden (本殿) et la porte à deux étages Romon (楼門) sont des biens culturels nationaux importants.

Adresse : 230 Kamiamano, Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町上天野230)
Accès : Niutsuhime-jinja mae Bus Stop (Katsuragi Community Bus)
Site internethttps://niutsuhime.or.jp/

• Temple Jison-in (慈尊院)

Etant donné que les femmes n’étaient pas autorisées à entrer à Koyasan jusqu’en 1872, la mère de Kobo Daishi (弘法 大師) vivait dans ce temple. Depuis lors, ce temple a été rebaptisé Nyonin Koya (女人高野), et les femmes affluent constamment vers le temple pour s’y recueillir. Mirokudo (弥勒堂) est un bien culturel national important et la grande pagode Tahoto (多宝塔) d’une beauté impressionnante. Dans l’enceinte du temps se trouvent également divers espaces et objets de culte comme la Pierre de la Fortune (みくじ石) ou le clocher (鐘楼堂) où l’on peut prier pour la bonne fortune ou la santé.

Adresse : 832 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院832)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://jison-in.org/

• Sanctuaire Niukanshofu (丹生官省符神社)

Construit en 816 avec Jison-in (慈尊院), on y trouve le bâtiment principal Honden (本殿) considéré comme un bien culturel national important.

Adresse : 835 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院835)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://niujinja.sakura.ne.jp/

• Sanctuaire Niusakadono (丹生酒殿神社)

Ce sanctuaire tiendrait ses origines de l’histoire d’un dieu local brassant du saké dans les environs pour la première fois. De grands arbres Ginkgo (Arbres aux quarante écus) y sont implantés et changent magnifiquement de couleur chaque année de mi-novembre à début décembre.

Adresse : 631 Mitani,Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町三谷631)
Accès : Myoji Station (JR Wakayama Line)
Site internethttp://www.wakayama-jinjacho.or.jp

Matériel (器具)

Ce n’est pas le Mont Fuji mais l’ascension de Koyasan par le circuit Chôishi est assez longue donc il est utile de prévoir du bon matos de randonnée et des provisions.
Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

• des chaussures de marche
• un sac à dos adapté pour la randonnée
• de l’eau, entre 2 et 3L
• des barres énergétiques et de la nourriture
• de l’argent, il y a des distributeurs de boissons sur le parcours et des fruits de saison pour 100¥
• des vêtements chauds, vêtements de pluie, casquette, lunettes, selon la saison
• une trousse de survie
• une lampe de poche ou une lampe frontale
• des sacs plastiques pour les déchets

Le circuit Chôishi (町石道)

▶ Présentation (紹介)

Le circuit Chôishi (町石道) est un sentier de 24 km de long avec un marqueur en pierres (町石, chōishi) tous les 109 mètres gravés avec leur numéro. Les voyageurs s’aventurant dans ce parcours peuvent ainsi compter et se donner du courage jusqu’à l’arrivée. D’une hauteur de plus de trois mètres, chacun des panneaux de signalisation en pierre marquant le parcours est un stupa en forme de gorintô à cinq niveaux, représentant les cinq éléments principaux de l’univers bouddhiste ésotérique. Les stupas prennent Konpon Daitô (根本大塔) comme point d’origine et sont numérotés en conséquence, avec 36 autres stupas reliant cette pagode centrale au mausolée de Kôbô Daishi (ou Kôbô Daishi Gobyô). Plus de 80% des stupas que nous voyons aujourd’hui ont été construits à l’époque de Kamakura, et ils continuent d’évoquer l’atmosphère de leur passé lointain.

Le circuit commence au temple Jison-in (慈尊院) jusqu’à Daimon Gate (大門). Créé par Kukai (空海) et situé au sein du parc préfectoral de Koyasan Chôishi-michi Tamagawa (高野山町石道玉川峡県立自然公園), le sentier est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans l’ensemble des sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii.

Attention, il y a très peu de toilettes sur le parcours. Prévoir du matos de randonnée, des provisions pour avoir de l’énergie et si vous n’arrivez pas avant la tombée de la nuit, une lampe torche ou frontale. En effet, une fois la nuit tombée il fait profondément noir.

Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Chôishi

▶ L’ascension (登山)

Rendez-vous à la station Kudoyama (九度山) par la ligne Nankai (南海線) pour rejoindre le point de départ à Jison-in (慈尊院). Le train est rempli de bon matin d’alpinistes et voyageurs et un soleil radieux est là pour nous accompagner dans cette aventure.

Kudoyama est un petit coin agréable. Les gens se saluent tous et le samedi matin, le marché est ouvert près de la Michi no Eki (道の駅). Fruits et légumes frais à des prix attractifs, les clients sont prêts à faire plus d’une heure de queue. On peut aussi trouver des antiquités, ustensiles, et street food en cas de petite faim.

Puis il est temps de partir pour cette longue randonnée ! A Jison-in (慈尊院), on gravit les premières (mais pas les dernières) marches pour passer la torii du sanctuaire voisin, Niukanshōfu (丹生官省符神社) avant de rejoindre la route menant jusqu’à Daimon (大門), au marqueur en pierre numéro 180.

Passage dans des forêts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomérations entourant la montagne, c’est un long parcours assez physique mais récompensé par la beauté du paysage et des fruits de saison à 100¥ le sac mis à disposition sur le parcours. Les mikan et les kaki frais sont un régal en automne. Le don ne se refuse pas quand on connait le prix en supermarché.

De Futatsu Torii (二ツ鳥居) à Yadate le parcours au cœur de la foret est plat et plus facile. On avance rapidement en passant par des torii et chōishi. Il n’y a pas un bruit audible mis à part celui du vent soufflant sur les arbres et des quelques êtres vivants habitant la forêt. On est seul avec soi-même, on oublie toutes les pensées, les choses négatives, on respire juste la nature tout en parcourant le chemin.

Puis ce sont enfin les deux dernières heures d’ascension jusqu’à Daimon Gate (大門), le point d’arrivée et l’entrée dans le cœur de Koyasan. Ce sont sans doute les heures les plus difficiles physiquement et mentalement, les jambes accumulent la fatigue des nombreux kilomètres parcourus, les pentes raides semblent infinies, et la nuit tombant, la forêt s’assombrit rapidement. Il fait nuit noire si bien que ça en devient effrayant. Ne pas oublier la lampe torche ! Essoufflé et le cœur battant, après avoir difficilement repéré dans le noir le bout du chemin, on fait finalement face à Daimon Gate, porte d’entrée de la ville du sommet de la montagne !

Il fait nuit noire, les rues sont désertes mais en automne, c’est un accueil avec de belles surprises en présence des feuilles rouges, Koyo (紅葉), dont la couleur étincelante est accentuée par les lampadaires. Première récompense de cette ascension avant de savourer celle de déguster un délicieux dîner et de passer une bonne nuit dans un Shukubo (宿坊).

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Le circuit Nyonin-michi (女人道)

▶ Présentation (紹介)

Il s’agit du chemin que prenaient les femmes autrefois pour se rendre jusqu’au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et Okuno-in (奥の院). Jusqu’à la 5ème année de l’ère Meiji (明治5年 soit en 1872), les femmes n’étaient pas autorisées à se rendre à Koyasan. Pour pouvoir se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟), lieu sacré au centre des croyances de ce grand moine, elles empruntaient donc le chemin Nyonin-michi (女人道, littéralement « route des femmes »).

Le circuit commence au temple Nyonindo (女人堂), accessible en bus depuis la station Koyasan, passe par la porte Daimon (大門) pour terminer à Okuno-in (奥の院). Environ 7 km pour 3h30 de marche.
De la station Koyasan à l’arrêt de bus de Nyonindo, la route n’est autorisée que pour les bus, il est donc primordial de se rendre au point de départ en bus avec les bus Nankai Rinkan (南海りんかんバス). Les horaires (時刻表) sont disponibles sur le site de la compagnie. Prendre le bus à la voie 2 en direction de Okuno-in. Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Nyonin-michi

▶ L’ascension (登山)

Koyasan Climbing Adventure ; deuxième ! Départ à 9:50 au point 1 au cœur de la forêt montagneuse. Ça monte et ça descend, il faut enjamber les troncs et racines des arbres. Le chant des oiseaux résonne et relaxe pendant cette randonnée dans une nature paisible.

Sur le chemin, c’est la découverte de temples cachés avec des torii, comme Bentendake (弁天嶽). Il y a également une petite aire de repos avec tables et de splendides points de vue. Passé quelques torii, c’est le croisement avec le point d’arrivée du circuit Chôichi (町石道), face à Daimon (大門), porte d’entrée du cœur de Koyasan ; 2 km de fait en une heure environ. 3h10 après le point de départ, on quitte finalement de la verdure et les hauts arbres pour faire face à l’entrée d’Okuno-in (奥の院), marquant la fin de ce parcours. Un peu physique mais à la portée de tous les passionné(e)s de randonnée ! N’importe quelle femme peut le faire !

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