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▶ No scared : Kimi no Nikki (septembre 2020)

Août a laissé place à septembre (et ses typhons) en emportant l’humidité avec lui. Enfin des journées ensoleillées et un peu fraîches par moment, dignes d’un été normand. La promenade matinale avant de partir pour le boulot ou le moment détente sur le balcon le dimanche après-midi, quel bonheur relaxant !

C’était également la Silver Week avec un long weekend de quatre jours grâce à deux jours fériés consécutifs (le jour du respect pour les personnes âgées 敬老の日 et le jour de l’équinoxe d’automne 秋分の日). 4 jours de repos qui ont ravivé le tourisme national. Avec entre autres la campagne Go To Travel, beaucoup de japonais et résidents au Japon ont voyagé. Après une forte baisse ces derniers mois, les endroits touristiques les plus populaires du pays ont vu revenir de nombreux touristes.

Bien entendu Kimi aussi a profité de cette Silver Week pour voyager et elle s’est rendue jusqu’à Izumo (出雲市). Le guide sera disponible dans un prochain article.

※ Les événements du mois 🎊

• Admission à la maternelle pour une journée (一日入園)

Ichi nichi nyūen (一日入園) signifie littéralement admission d’une journée, qu’on pourrait aussi traduire par journée portes ouvertes, cet événement étant assez semblable à ce que nous avons en France.

Alors qu’en septembre c’est justement la rentrée dans l’Hexagone, au Pays du soleil levant, c’est le deuxième semestre qui débute et pour les enfants encore en bas âge, c’est déjà le moment de réfléchir à sa future école maternelle. Ainsi sont organisés ces événements d’admission d’une journée.

Pendant une demi-journée, les enfants visitent en compagnie de leurs parents leur très probable future école maternelle pour obtenir des renseignements, découvrir l’environnement de la maternelle et ainsi mieux s’orienter dans le choix de celle-ci. Le déroulement et le contenu varient en fonction des écoles, mais la plupart expliquent les préparatifs d’entrée, le programme de l’année scolaire et la cérémonie d’entrée. De plus, les enfants peuvent profiter de jouer les uns avec les autres et s’essayer aux diverses activités et services proposés par l’école.

Le but principal d’un événement comme celui-ci n’est pas seulement de permettre aux parents de recevoir diverses explications et de comprendre les services proposés par l’école, mais aussi de permettre aux enfants de découvrir l’atmosphère de l’école maternelle et de se familiariser avec.

Petit retour sur un événement d’admission d’une journée dans une petite école maternelle d’Hirakata (枚方市).

Samedi matin, 9 heures. L’école ouvre exceptionnellement ses portes pour accueillir le temps d’une matinée ses (peut-être) futurs élèves ? Le programme est le suivant.

① Réception (受付)

Les parents déposent leur carte d’admission et les enfants reçoivent un petit cahier en guise de cadeau de bienvenue (お土産, omiyage). Dans le hall de l’école où se déroulent la plupart des événements, les familles s’installent et patientent le temps que les 40 enfants inscrits aient répondu présent. Des jouets sont à disposition des petits pour s’amuser tranquillement et sympathiser avec leurs futurs camarades.

② Amusons-nous en anglais (英語で遊ぼう)

Qu’est-ce qui pourrait démarquer une école maternelle des autres ? Le fait de proposer des cours et activités qu’on ne trouve pas dans toutes les écoles publiques. La pratique de l’anglais est l’un de ces atouts. Bien plus quand le professeur en charge des cours d’anglais est en plus natif. Cas de figure assez rare mais qui peut arriver.

Pendant cinq petites minutes, tout en tentant au maximum de faire participer les enfants pour qu’ils repartent avec quelques notions, le professeur offre une mini leçon tournée en spectacle. Chanson, salutations avec des marionnettes, utilisations de jouets attractifs pour apprendre à compter, gestes et mouvements pour apprendre les premiers verbes d’actions.

C’est une leçon dynamique et amusante représentative de l’image de l’école. Le professeur donne toute son énergie et son enthousiasme pour faire rire les enfants et détendre l’atmosphère. Les enfants sont un peu intimidés au début mais saluent à la fin le professeur avec le sourire.

③ Représentation des enseignantes (担任たちとの交流会)

Puis c’est la rencontre avec les enseignantes à travers un petit spectacle mêlant chant et danse. Moment primordial puisque c’est avec ces enseignantes que les enfants passeront leurs trois années d’école maternelle. Ce petit spectacle amuse les enfants et rassure les parents.

④ Discours d’explication du directeur (園長先生の説明会)

Place aux choses un peu plus sérieuses. Le directeur donne diverses explications concernant l’admission à l’école : fournitures à acheter, paiement des frais, la garderie, les repas, etc…

⑤ Récréation (自由で遊び)

Après le discours, les enfants peuvent profiter des jeux librement et participer à diverses animations dans le hall. C’est aussi une partie importante pendant laquelle les enfants peuvent interagir avec les enseignantes et se faire leurs premiers amis. Pour les parents, c’est une occasion de voir comment leur enfant se comporte et si il est à l’aise avec les autres. Ils peuvent aussi discuter avec d’autres parents et les enseignantes.

⑥ Piscine (プールで遊び)

Comme il fait très beau ce jour, un petit tour dans la piscine ne se refuse pas. Les enfants qui le souhaitent peuvent, sous la surveillance des enseignantes et du professeur d’éducation physique, se baigner et s’amuser dans la petite piscine extérieure de l’école.

⑦ Clôture de l’événement (解散)

Il est presque midi et c’est donc l’heure de clôturer l’événement. La plupart des parents et enfants rentrent directement chez eux pendant que certains restent pour discuter encore un peu. Pour les personnes n’ayant pas de véhicules et habitant un peu loin, elles peuvent opter pour les bus de l’école.

Court événement décisif pour les débuts de l’enfant dans le monde scolaire. Quand le choix de son école sera fait, il reviendra le mois suivant pour passer le test d’admission (入園テスト).

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Cours de Japonais chez Kotoba House Liceo (ことばhouseリセオでの日本語授業)

Et si on se remettait un peu au Japonais ? Kimi est allée étudier un peu de grammaire et s’essayer à des énigmes en japonais (bien difficiles mais intéressantes) chez Kotoba House Liceo (ことばhouseリセオ) !

Kimi vous a déjà présenté Kotoba House Liceo à l’occasion des événements Meetup de cérémonie de thé et de calligraphie japonaise. En plus d’organiser des petits événements autour de la culture japonaise, cet institut est avant tout une école de langue ! On y enseigne le japonais mais aussi l’anglais.

Les cours durent 50 minutes, le contenu est varié et peut-être préparé à la demande des étudiants, du niveau débutant à avancé. Trois types de cours sont proposés pour le japonais :
des cours privés (2 500 ¥ / leçon) : pour apprendre à son propre rythme ou pour des demandes spéciales (préparer un entretien d’embauche, écrire son CV…), l’étudiant est libre d’ajuster les horaires et de choisir son professeur
des cours en groupes (8 000 ¥ / 4 leçons pour les niveaux débutant & intermédiaire, 10 000 ¥ / 4 leçons pour le niveau avancé) : de 2 à 4 personnes par classe, pour celles et ceux qui souhaitent apprendre essentiellement la grammaire et pratiquer la conversation quotidienne, les horaires sont fixes
des cours intensifs JLPT (8 000 ¥ / 4 leçons pour les niveaux N5 à N3, 10 000 ¥ / 4 leçons pour les niveaux N2 & N1) : de 2 à 4 personnes par classe, pour celles et ceux qui souhaitent préparer l’examen du JLPT, les horaires sont fixes

Compter donc en moyenne entre 2 000 et 2 500 ¥ une leçon, relativement raisonnable pour le service offert. L’école enseigne avec les manuels Minna no Nihongo (皆の日本語) et d’autres matériels pédagogiques. Grammaire, conversation, jeux, devinettes… Cours ludique et attractif dans un cadre agréable et convivial. En effet, l’école se trouve dans un petit appartement moderne près de Tennoji. Il est possible de réserver sa première leçon via le site internet. La première leçon d’essai est gratuite.

Existant depuis environ un an, cette petite école et son personnel très amical et agréable n’attend que vous !

Kotoba House Liceo (ことばhouseリセオ)
Adresse : Kobai Haitsu 210, 2-4-21 Matsuzakicho, Abeno-ku, Osaka (大阪府大阪市阿倍野区松崎町2丁目4−21 幸梅ハイツ 210号)
Accès : Tennoji Station (JR Line, Midosuji Line, Tanimachi Line) sortie sud, Osaka-Abenobashi Station (Kintetsu Line) sortie est, Abeno Station (Tanimachi Line, Hankaidenki-Uemachi Line) sortie 5
Site internet : http://kotobahouse-liceo.com/

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Tsurukameya (鶴亀家)

En cette période de crise sanitaire, le quartier habituellement bruyant et animé de Shinsekai (新世界) à Osaka ne voit pas passer énormément de visiteurs, même le samedi soir. Certains Izakaya restent cependant ouverts et trouvent nombreux clients à leurs tables.

Pas loin de la tour Tsudenkaku (通天閣) qui en ce moment change de couleur selon l’état actuel de la crise sanitaire liée au Coronavirus (ce jour elle est illuminée en jaune, ce qui signifie passable), on trouve un Izakaya à la façade attirante avec une tortue dorée géante, visiblement assez grand et animé. De quoi convaincre d’y passer la soirée !

On y sert des plats variés comme dans tous les Izakaya du même genre, en particulier des brochettes panées et frites, kusihage (串揚げ) ou kushikatsu (串かつ), kushi signifiant « brochette », katsu « côtelette » et age « friture ».

Les ingrédients sont en général du bœuf, du porc, du poulet, des fruits de mer, des œufs de caille, ou une variété de légumes comme des racines de lotus (れんこん, renkon), de l’oignon, des asperges… On les retrouve tous dans cet Izakaya pour en moyenne 100 ¥ la brochette, ainsi que d’autres ingrédients moins communs comme la patate douce, l’avocat, le champignon shiitake (椎茸), le fromage… Et pour le dessert, du sucré : banane, chou à la crème, ohagi (おはぎ, pâtisserie traditionnelle japonaise faite de riz et de pâte de haricots rouges) ou encore baumkuchen !

Mélange étrange comme le Japon sait si bien le faire ! Loin d’être les réalisations culinaires du siècle, ces douceurs sont à tester au moins une fois, pour l’expérience, même si la plupart des clients vont les préférer sans être baigné dans l’huile. Les brochettes aux ingrédients habituels restent en tout cas bonnes et bien cuites. Il en est de même pour la plupart des autres plats servis comme le karaage (唐揚げ), le doteyaki en brochette (どて焼き串), la salade (シーザーサラダ), le chikuwa au fromage (ちくわチーズの磯辺揚げ), le tonpeiyaki (とんぺい焼き)…

La carte des boissons est en revanche assez limitée : pas de formule boisson à volonté (飲み放題, nomihodai), pas de cocktails et peu de choix dans la liste des sakés japonais. Pour les grands buveurs, c’est un peu une déception.

L’Izakaya est quasiment bondé pour un personnel en sous-effectif. Il faut parfois patienter pour passer commande et recevoir les plats et boissons.

Cependant, après deux bonnes heures à discuter de diverses choses et d’autres, à partager des expériences personnelles, on quitte les lieux avec satisfaction. Grands mangeurs et grands buveurs, comptez en moyenne 4 000 ¥ par personne.

Kushikatsu Doteyaki Nadai Tsurukameya (串かつどて焼き名代鶴亀家)
Adresse : 2-5-2 Ebisuhigashi, Naniwa, Osaka (大阪市浪速区恵美須東2-5-2)
Accès : Dobutsuen-Mae Station (Midosuji Line, Sakaisuji Line) sortie 5, Shin Imamiya Ekimae Station (Nankai Line, Osaka Loop Line, Yamatoji Line) sortie ouest

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Tout va bien (大丈夫だよ!)

L’été n’a pas été une période facile et les vacances ne m’ont pas donné envie de retourner travailler. J’étais dépassée par pas mal de choses, et ça jouait beaucoup sur mon stress et mon moral. Mais heureusement, une fois le second semestre débuté, j’ai vite retrouvé mes marques et ma motivation.

Quasiment la moitié de l’année est déjà passée. Ce travail est difficile tous les jours, stressant, mais je sens que je progresse et j’ai moyen de faire mes preuves et d’affirmer mon style durant les événements de l’école comme le Ichi nichi nyūen (一日入園). C’est facile de se décourager mais j’essaie au mieux d’éviter cette situation. Je travaille aussi beaucoup sur le contrôle de mon stress. Les enfants surtout, les nouvelles tâches qui s’ajoutent sont une bonne source de motivation et de challenge.

Entre autres, ce mois, c’était les évaluations de la première moitié de l’année. Préparer les copies, noter les élèves, remplir leur bulletin… Cela m’a rappelé quand je jouais « à la maîtresse » étant enfant. J’étais loin de m’imaginer à l’époque que je ferais ça un jour pour de vrai. C’était stressant par moment car j’avais quand même 50 gosses à évaluer en deux semaines sur plusieurs points et remplir leur bulletin après. Il faut bien s’organiser et gérer son temps. En tout cas, je le redis encore, mais travailler avec des enfants est vraiment passionnant, amusant et enrichissant.

Et tant que je peux me récompenser et me relaxer dans mon restaurant indien préféré, tout va bien !


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – NO SCARED

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► 完全感覚Dreamer : 22 juin 2019 ; 4 ans au Japon

22 juin 2019. Cette date marque le quatrième anniversaire de mon arrivée au pays du soleil levant.

Le chiffre 4 est le chiffre « porte malheur » au Japon. J’ai presque envie de dire « C’est pas faux ! ». Cette célébration est un peu différente des précédentes, elle ne marque pas une folle année de succès, mais des changements et un avenir proche encore bien flou…

En début de mois, j’ai décidé de démissionner. Oui, Ecole Sympa, c’est terminé pour moi ! Je n’expliquerai pas les raisons en détails. J’ai passé trois années dans cette école. C’était parfois difficile, j’en ai chié mais ça m’a fait grandir et j’y ai trouvé un métier passionnant et enrichissant. Je faisais ce boulot avec enthousiasme tout en apprenant énormément.

Mais voilà il se trouve qu’on est au Japon, le pays où les gens passent leur vie au travail et détiennent un nombre record d’heures supplémentaires… Je n’ai jamais détesté vivre au Japon. La vie est géniale ! Mais le travail nous empêche de profiter de cette superbe vie ! 10 jours de congés payés par an, obligé de travailler pendant Golden Week, Obon, et les jours fériés… C’est triste mais après trois ans sans vraiment voyager comme je le souhaitais (ça restait un de mes principaux objectifs en m’installant ici), et surtout sans bien me reposer, mon corps a fini par dire « Stop ! ».

La santé est plus important que tout et il était hors de question que je la ruine davantage. J’avais besoin de repos. Et c’est incroyable comme ça fait du bien ! Avoir du temps pour soi, prendre soin de soi, sortir, faire des excursions, aller à l’école de japonais pour étudier un peu, essayer de parler avec les japonais qu’on croise ou rencontre par hasard… J’ai pu faire tout ça ces trois dernières semaines !

C’est donc le bon moment pour tourner la page et commencer un nouveau chapitre de ma vie. Je veux croire en un avenir enrichissant, de nouvelles découvertes où je pourrais presque dire : « Je regrette de ne pas avoir quitté Ecole Sympa plus tôt ! ». Oui, car ce n’est pas là que j’aurais pu évoluer et monter en grade. Je suis avide de connaissances et après les métiers que j’ai déjà expérimentés, je veux en exercer d’autres. On a qu’une vie, je veux la croquer à pleines dents et qu’elle me montre tout ce qu’elle me réserve encore !

Pour le moment, je n’ai pas encore de nouveau travail mais je reste positive. L’expérience du travail au Japon, je connais. Si je dois quitter le pays dans trois mois, eh bien tant pis je partirai. Et je reviendrai pour accomplir mes périples restants et pour voir les précieux ami(e)s que je me suis fait. Qui sait ? Peut-être que mon avenir professionnel ne se trouve pas au Japon finalement mais plutôt dans un autre pays. Bien sûr, ma petite routine et ne plus pouvoir parler la langue me manqueront énormément. C’est pour ça que je ne lâcherai rien jusqu’au dernier moment.

Bref, finalement j’en ai dit beaucoup. Il est temps de faire le bilan de toute l’année :
– J’ai déménagé à Yokohama, dans un appartement non-meublé et sans internet. Beaucoup de démarches ont suivi et tant bien que mal je suis contente d’avoir pu les accomplir pour être bien installée.
– Malheureusement, comme c’est mal isolé, j’ai passé un été assez chaud mais surtout un hiver très glacial ! J’ai été un peu traumatisée et jusqu’en mai j’utilisais encore un peu mon kotatsu xD.
– J’ai recommencé le tennis. J’aime toujours autant et j’y ai rencontré des gens vraiment adorables ! C’est un plaisir chaque dimanche de jouer avec eux !
– J’ai escaladé le Mont Fuji une deuxième fois.
– J’ai fait des excursions au col d’Ashigara, au Mont Nokogiri (鋸山) deux fois 💕👍, à Sagamiko, au parc à fleurs d’Ashikaga… La randonnée au Japon, c’est tellement génial !
– J’ai porté le mikoshi à l’occasion du Hikawa Jinja Matsuri à Nakano (中野氷川神社例大祭). Ça restera un moment inoubliable !
– J’ai navigué sur un navire japonais Wan (和船).
– Je suis allée au cinéma deux fois.
– Je suis allée au Chichibu Yomatsuri (秩父夜祭り) en décembre.
– J’ai visité le marché de Boroichi (ボロ市), le temple Gotokuji, le musée Nezu, les musées team Lab et vu des expositions intéressantes.
– J’ai fait de la patinoire à Yokohama.
– J’ai fêté Setsubun (節分).
– J’ai passé un week-end au village Nozawa Osen (野沢温泉) avec au programme ski et onsen !
– J’ai vu la danse du Dragon d’Or (金龍の舞) à Asakusa (浅草).
– J’ai visité le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura.
– J’ai refait Hanami (花見) au parc Kinuta.
– J’ai assisté aux concerts de FTISLAND, Panic! At The Disco, Bon Jovi, L’Arc~en~Ciel, The Offspring… et surtout MAN WITH A MISSION !
– Je suis allée à Disney Sea.
– J’ai fait de l’accrobranche à Hakone.
– J’ai fait traduire mon permis de conduire.
– J’ai testé beaucoup de restau, Izakaya, cafés… Manger et boire au Japon est toujours aussi bon et bien !

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J’ai fait pas mal de choses cette année aussi en fin de compte. Mais il m’en reste encore beaucoup (trop) à faire… Le Japon me cache encore tellement de merveilles…

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Hokkaido
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, au Mont Koya, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, aux chutes de Nachi, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izaka (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku à vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali…
– Réussir le JLPT N3
– Faire du rafting

J’accomplirai ces objectifs, je ferai tout pour ça. Avec ou sans travail. En visa travail ou touriste. Seule ou accompagnée.


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – 完全感覚Dreamer

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► L’équilibre : Comment switcher “ON/OFF” ?

Pour avoir une vie équilibrée, il est important de switcher “ON/OFF”. “ON”, c’est le travail, “OFF”, c’est la vie privée, le repos, les loisirs, la famille… Mais comment partager la vie professionnelle et la vie personnelle de façon équitable ?

La semaine, je m’investie beaucoup dans mon travail. Le week-end, je me change les idées en pratiquant des activités qui n’ont aucun lien avec mon travail. Pour moi, c’est un bon moyen de switcher “ON/OFF”.

Ça commence en premier par mon apparence ; les vêtements. Au travail, je porte une chemise, un pantalon serré, des vêtements simples pour avoir une apparence professionnelle. Quand je ne travaille pas, je porte des vêtements plus décontractés comme des pantalons larges, des jeans (parfois troués car j’aime le style un peu rock/punk), des T-shirts et des baskets par exemple. Chez moi, il m’arrive aussi parfois de rester en pyjama toute la journée ! (笑)

Pour faire la séparation entre mon travail et ma vie privée, j’ai aussi choisi d’habiter dans un quartier différent de celui de mon travail. Je travaille dans un quartier à la fois commercial et résidentiel et un peu chic, proche de la capitale. Mais je réside dans une petite ville en banlieue, assez calme, avec plus de nature et de grandes routes reliant Yokohama et Tokyo. Ainsi, je vis et me repose dans un cadre différent qui me rappelle un peu ma vie en France.

La semaine, je suis professeur. Le week-end, je suis étudiante. La semaine, je parle français. Le week-end, je fais de mon mieux pour parler japonais. J’échange de rôle et je me rends dans une autre école, une école de japonais pour étudier.

Bien sûr, je ne fais pas que ça ! J’aime aussi me détendre ! En allant au café avec mes amis, en regardant un film, en lisant… Je fais des activités en rapport avec mes centres d’intérêts. Par exemple, j’adore la photo et voyager, donc je voyage de temps en temps pour prendre en photo les endroits que je visite, ou bien un simple restaurant où j’ai mangé un bon plat, un parc que j’ai visité. En voyageant, je peux découvrir et en apprendre plus sur la culture du pays que je visite et m’enrichir personnellement. J’aime aussi la musique alors je vais à des concerts et au karaoké. Ça me permet de ne pas penser au boulot et de pouvoir relâcher la pression. Puis, j’aime beaucoup partager mes aventures au Japon avec mes proches en France en écrivant un blog. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai écrit cet article pour vous aujourd’hui !

Enfin, même si je ne suis pas très douée, j’aime bien cuisiner ! En particulier, les gâteaux. Quand je travaille, je n’ai pas le temps de préparer un repas alors j’achète souvent un plat préparé au supermarché ou au combini. Parfois, je me fais plaisir en allant dans un petit restaurant pas cher. Quand je ne travaille pas, je passe du temps dans la cuisine et prépare mes plats et desserts français préférés. La semaine, je mange “japonais”. Le week-end, je mange “français”.

Dans la vie, il faut savoir aussi se relaxer, c’est important pour le moral. Même si on apprécie son travail, il faut aussi profiter de faire toutes les autres choses qu’on aime et de passer du bon temps avec la famille et les amis !


Et vous, comment est-ce que vous switchez « ON/OFF » ?


♫ Un article = Une chanson ► Kyo – L’équilibre

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► Human Academy : Japanese Student Job

J’étudie aussi avec ce bouquin, je vous le recommande :) !

Prendre des cours de japonais, c’est possible ! Mieux, être payé pour, c’est possible aussi ! J’avais besoin de continuer à prendre des cours, mais je voulais éviter de payer une école. C’est pourquoi depuis mon arrivée au Japon, je vais à l’école Human Academy, école proposant le programme Artificial Student ; on assiste à des cours donnés par des professeurs de japonais en formation et dans l’attente de décrocher leur certificat.

Ce programme était d’abord disponible dans la branche située à Shinjuku mais désormais, on peut recevoir ces cours dans la branche de Ginza et Yokohama. Je me suis inscrite, j’ai commence à Shinjuku et 3 ans après, j’ai également rejoint l’école de Ginza.

Human Academy Shinjuku (ヒューマンアカデミー 新宿校)

Adresse : Keio Shinjuku Oiwake Building, 3-1-13 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区新宿3−1−13 京王新宿追分ビル)
Accès : Shinjuku Station (JR Line) sortie sud ou sud-est
Shinjuku Sanchome Station (Marunouchi Line, Fukutoshin Line, Toei Shinjuku Line) sortie A1
Shinjuku-Nishiguchi Station (Oedo Line) sortie D5
L’école se trouve au 8ème étage de l’immeuble. Au rez-de-chaussée se trouve un magasin FOREVER 21.

Human Academy Ginza (ヒューマンアカデミー 銀座校)

Adresse : Takenaka Ginza Building, 2-6-4 Ginza, Chuo-ku, Tokyo (東京都中央区銀座2−6−4 竹中銀座ビル)
Accès : Ginza Itchome Station (Yurakucho Line) sortie 8
Ginza Station (Marunouchi Line, Hibiya Line, Ginza Line) sortie A13

Human Academy « Artificial Student » : Nani kore ?

Human Academy est une école de japonais qui propose parmi ses programmes des formations pour enseigner le japonais à des étrangers. Ainsi durant les cours proposés, l’un des exercices est à la fois pour l’élève d’apprendre le japonais et pour le professeur d’apprendre à comment enseigner le japonais à des étudiants étrangers. Le programme semble assez chargé et sévère pour les futurs professeurs. Les classes sont observées, parfois filmées afin que les professeurs corrigent leurs erreurs et l’observateur n’hésite pas à intervenir et à faire la moindre remarque à l’enseignant si quelque chose ne va pas.

► Inscription
L’inscription s’effectue sur place uniquement. Les documents à fournir sont : votre carte de résident, votre passeport avec votre visa, votre Passbook ou votre carte bancaire. Les cours sont payés 1000 yens / heure, vous recevez votre salaire par virement bancaire le 25 du mois. Notez cependant que le type de visa ne peut pas toujours vous faire bénéficier d’un petit complément de salaire. Les personnes possédant un Visa Travail ne peuvent être payés pour les cours (pourquoi ? C’est la loi certainement…). Pour les autres (Working Holiday, Visa Époux, Visa Etudiant…) il n’y a pas de problème, c’est considéré comme un baito. Durant le temps où j’étais en PVT, j’ai pu être payé. Dès lors que j’ai changé de visa, l’école m’a informée qu’elle ne pouvait me payer mais que je pouvais toujours assister aux cours gratuitement. A la place, elle me rembourse pour les transports, chose qui normalement n’est pas comprise dans le salaire.

Vous serez admis dans la session sur le point de débuter et vous choisirez quels jours vous souhaitez assister aux cours. Avant il était possible d’assister à n’importe quel cours, mais récemment, la popularité de ce programme a augmenté et beaucoup de personnes assistent au classes. Désormais, à Shinjuku il est possible de ne choisir que maximum deux cours par semaine ! Cependant, il est possible de rejoindre les classes non remplies. Pour Ginza, il n’y a pas de limite pour l’instant. Si vous ne pouvez pas assister à l’un de vos cours, vous devez en informer l’école. Soyez sûrs de choisir une classe dans laquelle vous serez rarement absent.

► Être Artificial Student à Human Academy
Il y a différentes classes selon quatre niveaux définis :

  • Débutant : pour les personnes n’ayant jamais étudié le japonais et qui ne savent ni lire ni écrire les hiragana et katakana
  • Débutant avancé : pour les personnes ayant au moins appris à lire et écrire les hiragana et katakana
  • Débutant avancé ~ Intermédiaire : il est nécessaire de savoir lire et écrire les katakana et les kanji et de connaître la grammaire de base (construction d’une phrase, les particules, la forme en ~masu des verbes soit la conjugaison standard/polie) et de savoir au moins se présenter et parler de soi.
  • Intermédiaire : il est nécessaire d’avoir beaucoup de connaissances, du vocabulaire riche et de savoir lire quelques kanjis. Beaucoup de formes grammaticales sont étudiées, incluant parfois le Keigo (la forme très polie).

Les classes durent 1h30, soit deux fois 45 minutes avec un professeur différent. Il y a quatre sessions par an, soit une par saison :

  • Winter Term : de février à avril
  • Spring Term : de avril à juin
  • Summer Term : de juillet à septembre
  • Autumn Term : de octobre à décembre

Chaque session comprenait 9 cours enseignés par en moyenne sept professeurs. Après le premier cours, on vous remet une feuille de présence. A Shinjuku, il faut l’apporter à chaque cours mais à Ginza, ce sont les professeurs qui gardent les feuilles. Il y a des classes le matin (10h30-12h00) l’après-midi (14h30-16h00 ou 15h00-16h30) et le soir (18h30-20h00 ou 19h00-20h30) 5 jours par semaine, parfois tous les jours (mais l’emploi du temps change sans cesse). De mon expérience dans ce programme, les classes de l’après-midi sont plus ludiques, on fait beaucoup d’activités et de jeux avec des accessoires et des images, des jeux de rôle avec du matériel pour rendre la situation la plus réelle possible, et pour la dernière classe, il y a même un petit repas ! Et si vous avez des professeurs en or, vous recevez un diplôme à la fin ! Les classes du matin et du soir sont en revanche plus studieuses ; comme à l’école, chacun à sa table, on étudie plus profondément la grammaire, on écrit et on fait beaucoup d’exercices, de la lecture et de l’étude de textes. Vous êtes en plus chargés d’évaluer le cours en remplissant un questionnaire. En bref, les classes de l’après-midi sont plutôt destinées à ceux qui veulent s’amuser et passer un bon moment. Pour ceux qui veulent bosser dur avec un vrai objectif, les classes du matin et du soir seront plus adaptées !

► Déroulement des cours
La première leçon est généralement une leçon de présentation des professeurs et des apprenants avec un questionnaire à remplir. Vous renseignez votre pays d’origine, votre nombre d’années d’études du japonais et de quelle manière, vos objectifs, ce que vous voulez étudier en particulier. C’est souvent assez fun car les professeurs utilisent beaucoup d’objets et de matériels et proposent des jeux intéressants. On fait pas mal de conversations pour faire connaissance pendant que les professeurs se font une idée de notre niveau.

Viennent ensuite les huit cours réguliers. A chaque cours d’1h30, deux professeurs assurent pendant 45 minutes. Les cours sont chronométrés afin de voir si les professeurs savent gérer leur temps. Ce ne sont donc jamais les mêmes selon les semaines et par conséquent, les leçons ne se suivent pas. Un thème différent ou un point de grammaire différent sont abordés chaque semaine. Dans les niveau plus avancés, une partie du cours est consacré uniquement à la discussion ou des débats sur un thème. Les classes sont en moyenne constituées d’une dizaine à une vingtaine d’élèves. Les cours sont très bien préparés et présentés, parfois en images et avec des mini-jeux. Le professeur parle et explique uniquement en japonais. Votre rôle à vous c’est de bien suivre le cours, participer, poser des questions (parfois pièges pour voir comment le professeur saura répondre) et d’évaluer le cours.
L’avantage : on découvre différentes façons d’enseigner, les cours sont bien expliqués, et puis la petite paie à la fin du mois fait plaisir ! Si vous loupez une classe, vous n’êtes pas perdus à la classe suivante puisque aucun cours ne se suit !
L’inconvénient : les cours pourront paraître compliqués pour les personnes n’ayant vraiment aucune notions, il vaut mieux, même pour le niveau Débutant, en connaître quelques unes. Le fait que les cours ne se suivent pas et que chaque semaine se soit un cours totalement différent en gênera peut-être certains qui veulent un suivi logique dans leur apprentissage et qui veulent sentir une vraie progression (dans le cas-là j’ai envie de vous dire, inscrivez-vous et payez vos cours dans une école  avec des professeurs qualifiés hein ;)). Et aussi, au bout de plusieurs années à participer aux classes de même niveau, vous finissez pas connaitre les leçons par cœur, et donc plus de progression…

Human Academy « Artificial Student » : mes impressions

Ma première fois chez Human Academy remonte à mon arrivée avec un PVT. Je me suis inscrite aux classes de niveau Débutant du soir. A l’époque, on passait un test de niveau écrit avec des exercices de grammaire et de vocabulaire. C’étaient des textes à trou à compléter. Les premiers exercices étaient relativement simples. En revanche, les derniers se basent sur des formes grammaticales et des expressions plus complexes. Si on a peu de vocabulaire, la compréhension est tout de suite plus compliquée, car tout est en japonais bien sûr, mêmes les consignes ! Pour les niveau débutants, les kanjis sont retranscrits en furigana. Celui que j’avais passé s’était avéré un peu compliqué vers les derniers exercices. En même temps, vous passez en face à face avec deux professeurs pour une expression orale durant laquelle on vous demande de vous présenter et de répondre à diverses questions. Plus vous développez vos réponses, mieux le dialogue s’engage et les professeurs peuvent clairement distinguer votre niveau à l’oral. Mais désormais, ce test n’est plus inclus dans le programme. Le premier cours de cette session, je l’avais trouvé très spécial ! Durant celui-ci, nous rencontrions en binôme ou tout seul tous les professeurs, chacun pendant 10 minutes (exactement), où nous revoyions les différents exercices du test et des points de grammaires particuliers. Mais attention, si notre niveau était trop bas, il était possible de ne pas  pouvoir assister à la session.

Par la suite, j’ai souvent assisté à des classes l’après-midi de niveau Débutant avancé. Je les trouvais vraiment agréables et les professeurs étaient très gentils et attentifs. Pour se détendre, c’est bien de venir dans ces classes. L’ambiance y est bon enfant et on rigole beaucoup. Comme les étudiants viennent de pays différents (il y a de tout ; chinois, coréen, américain, africains…), parfois on partage les coutumes de nos propres pays et ça lance des sujets de conversations intéressants. On apprend aussi beaucoup sur la culture japonaise comme les matsuri ou les traditions du Nouvel An

J’ai aussi assisté aux classes Débutant avancé ~ Intermédiaire du matin et du soir. Les professeurs étaient jeunes en majorité et on voyait qu’ils débutaient vraiment dans le métier. C’est drôle, pour moi qui enseigne aussi, à travers leurs cours j’ai pu voir tous les défauts, ressentir leur stress par moment, mais je comprenais la difficulté ! Du coup, en plus d’apprendre le japonais, j’ai pu apprendre à m’améliorer dans ma façon d’enseigner. Enfin j’ai aussi été à une classe niveau Intermédiaire. Et c’est franchement, un niveau trop difficile pour moi pour l’instant ! La majorité des étudiants sont chinois (lol), le rythme est très rapide et il y a entre vingt et trente élèves dans la classe !

En globalité, je trouve les cours bien préparés même s’ils ne se suivent jamais. Les professeurs insistent sur la prononciation et font en sorte que tout le monde prenne la parole dans la classe. Ils ont beau parler uniquement en japonais, les points de grammaire sont expliqués simplement avec des images et des bons exemples. Ce n’est donc pas très dur à comprendre, à moins de vouloir se prendre bêtement la tête, ou alors c’est que vous n’êtes vraiment pas au niveau ! Le seul truc qui me dérange est qu’ils n’écrivent pas assez au tableau les réponses ou des exemples concrets. Et on ne nous laisse pas assez de temps pour prendre des notes aussi !

A cause du travail, pour ma part, c’est difficile en général d’assister à tous mes cours. Mais c’est un bon moyen d’étudier la langue, surtout quand on a rien à sortir de sa poche =). Je fais des rencontres vraiment très sympathiques, dont un certains nombre de français avec qui je garde contact. Pour moi c’est vraiment un moment détente et j’adore venir à cette école et rencontrer à chaque nouvelle session des personnes sympathiques :). Après, au bout de trois ans, j’ai quand même ressenti le besoin d’aller en parallèle dans une école payante pour progresser, car j’assiste toujours aux même classes de niveau intermédiaire (mes disponibilités sont très limitées avec mon travail) c’est du déjà étudié et mon niveau stagne.

Donc pour récapituler, si vous voulez étudier le japonais pour le fun le temps de votre PVT : allez dans cette école, elle est très bien pour ça ! Si vous avez un vrai objectif, si vous voulez vivre et bosser au Japon : allez-y aussi mais je vous recommande une école payante avec un programme suivi.

Mes jolis diplômes :)

Mes jolis diplômes :)


♫ Un article = Une chanson ► Michael JacksonHuman Nature