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▶ Wherever I Go : 22 juin 2020 ; 5 ans au Japon

22 juin 2020. Il y a un an, en rédigeant mon article des 4 ans, je ne pensais pas que cet article serait publié un jour. Comme quoi l’avenir n’est jamais vraiment tracé et le moindre événement, la moindre chose peut tout modifier ! En tout cas, voilà, 5 ans désormais que j’ai posé le pied au Japon avec pour projet de m’y installer pour quelques temps, ce « quelques temps » qui s’est transformé en « 5 ans… voire plus ». Ouais, le Japon aura du mal à se débarrasser de moi pour l’instant !

Cette année fut vraiment épanouissante ! Des voyages et des expériences incroyables ! Même si après 4 ans, la liste des mauvais côtés du Japon se rallongeait et parfois me désespérait, le Japon n’aura finalement pas fini de me faire rêver et de me surprendre ! Après tout, chaque pays a ses bons et ses mauvais côtés ! La première est que je ne regrette pas d’avoir quitté Tokyo pour le Kansai ! Merci Ecole (pas) Sympa de m’avoir fait « sombrer », ça m’a ouvert la meilleure porte ! Ma nouvelle vie dans le Kansai m’a permise de redevenir un peu un pigeon voyageur et réveiller mon âme d’aventurière ! Les voyages, c’est tellement génial, même si la plupart ne duraient qu’un weekend ! Je me découvre encore une nouvelle partie de moi-même en voyageant, je me sens davantage épanouie et plus forte. Je me ressource et à la fin de chacun d’eux, je suis de nouveau prête à relever de nouveaux défis et à continuer à aller de l’avant.

Comme chaque année, faisons donc le bilan :
J’ai fait un road trip à Hokkaido.
J’ai escaladé le Mont Fuji pour la troisième fois et fait le tour du cratère.
– Je suis allée à FujiQ (enfin !!)
– J’ai du commencer à porter des lunettes de vue.
– J’ai profité des festivals d’été comme il y a 5 ans à mon arrivée, avec Bon Odori et feux d’artifice.
– J’ai réussi le JLPT N3 !
Je me suis tapée un déménagement seule du Kanto au Kansai. J’ai porté des cartons et des meubles comme un homme, j’ai appris à gérer l’administratif et l’organisation, à passer des coups de fils en japonais et surtout à gérer le stress de tous ces préparatifs.
J’ai porté le mikoshi lors du festival Kitazawa Hachiman Jinja à Shimokitazawa.
– J’ai expérimenté un nouveau domaine professionnel et je me suis découverte de nouvelles compétences. Pas seulement, j’ai assisté à beaucoup d’événements et expérimenté beaucoup de choses de la culture japonaise et des traditions : les festivals de sport scolaire (運動会), la récolte de mikan (みかん狩り, mikan gari), la fabrication du mochi (mochitsuki)… J’ai récité deux discours en japonais, chanté les chansons de Noël populaires au Japon et joué l’interprète anglais-japonais pour le père Noël et les enfants pendant les spectacles de Noël.
Je suis allée à Universal Studios pour Halloween.
J’ai eu 30 ans et je trouve que c’est vraiment un bel âge finalement !
– J’ai commencé à collectionner les Goshuin.
– J’ai escaladé le Mont Koya deux fois et visité la ville. J’ai séjourné dans un temple, ai participé aux cérémonies bouddhistes et goûté le plat traditionnel bouddhiste.
– J’ai voyagé dans divers endroits du Kansai comme Nachi-Katsuura avec excursion aux chutes de Nachi, Uji avec dégustation de matcha dans des ramen, smoothie, glace et pancakes,…
– J’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes et créé des amitiés grâce aux événements Meetup.
– Grâce à Kotoba House Liceo, j’ai fait et refait l’expérience de la culture et des traditions japonaises : cérémonie de thé, calligraphie, essai de kimono…
– J’ai redécouvert les coins du Kansai que j’avais déjà visité six ans auparavant pour les aimer davantage : Kyoto, Osaka, Kobe, Nara…
– J’ai participé au festival Jidai Matsuri (時代祭) à Kyoto
– J’ai parcouru les îles entre Onomichi (préfecture d’Hiroshima sur Honshu) à Imabari (préfecture d’Ehime sur Shikoku) à vélo en passant par Shimanami Kaido.
J’ai obtenu le permis national japonais.
– On m’a offert un poste normalement destiné à un(e) Japonais(e) avec plus de responsabilités, de la paperasse et de la communication en japonais, en plus d’enseigner l’anglais à plus de 100 enfants japonais dynamiques et énergiques. C’est parfois difficile, mais c’était le challenge qui me manquait dans ce travail de prof d’anglais. Et je m’éclate comme une enfant !
– Je suis passée du vélo au scooter. Vive la liberté sur les routes et la découverte de beaux endroits au hasard !
– J’ai commencé à réaliser des vidéos et ai donc lancé ma chaîne Youtube
– Après un cours d’essai dans un club de ma ville, j’ai décidé de reprendre le tennis.

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C’est une liste bien longue ! Et j’en suis contente, je me suis bien rattrapée par rapport aux trois années précédentes où j’avais peu voyagé à travers le pays. J’en suis à cinq ans au Japon et je croque la vie à pleine dents ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ce pays malgré ses défauts et quelques déceptions. Je n’ai pas l’intention de quitter le Japon tout de suite ! Première raison : il me reste encore et toujours beaucoup à faire, beaucoup à découvrir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Shikoku
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Goto, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali, au Vietnam…
– Réussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Ce n’est pas garantie que je réussisse à tout accomplir en une année mais peu importe ! Ça prendra le temps qu’il faut. L’important c’est qu’en attendant, ma vie dans le Kansai reste épanouissante avec un bon équilibre et plus de positif que de négatif. Je ne sais pas ce que cette sixième année me réserve mais je souhaite qu’elle me permette de m’enrichir davantage et qu’elle m’apporte toujours plus de bonheur !


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► Awake & Alive : Road trip à Hokkaido (2) – Le Kimitinéraire

Débarquement à Hokkaido (北海道), aéroport de Sapporo Chitose, récupération d’un mini-van comme compagnon de voyage, et en route ! Mais… Par où commencer ? Quelles sont les meilleures destinations pour un road trip ? Dans quel ordre ? Combien de temps ?

Kimi ne connait pas les vraies réponses ni les meilleures réponses sans doute, mais elle peut vous proposer le Kimitinéraire (l’itinéraire de Kimi, essayez de suivre un peu) ! Il s’agit d’un road trip avec beaucoup de trajets pour visiter le maximum d’endroits pendant une courte période. L’autre option est bien sûr de rester plusieurs jours aux mêmes endroits car chaque ville a beaucoup de choses intéressantes à visiter. A vous de voir !

Le Kimitinéraire vous liste donc une petite idée des destinations à visiter pour un road trip de 11 jours, avec le budget requis pour une seule personne, les routes empruntées (sans sections à péage) et en stationnant dans le plus de parkings gratuits possible. C’est parti pour un voyage sensationnel !

Jour 1

  • Arrivée à l’aéroport de Sapporo Shin-Chitose (新千歳空港) en matinée
  • Petit passage par Sapporo (札幌)
    Train JR Rapid Airport Line | 1070 ¥ un aller
  • Sapporo TV Tower (さっぽろテレビ塔) | 720 ¥
  • Récupération du mini-van et paiement de la location en début d’après-midi | 74 304 ¥
    Route Lac Shikotsu (支笏湖通り), route 16 (道道16号) et route nationale 453 (国道453号) : 1 heure environ
  • Lac Shikotsu (支笏湖), Shikotsu Onsen (支笏湖温泉) & Mont Tarumae (樽前山) | stationnement 500 ¥
    Route nationale 453 (国道453号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki Forest 276 Otaki (道の駅 フォーレスト276大滝)

Jour 2

  • Départ pour Noboribetsu (登別)
    Route nationale 453 (国道453号) et route 2 (道道2号) : 1 heure environ
  • Jigokudani (Hell Valley, 登別地獄谷), Yuzawa Shrine (湯澤神社), balade dans le centre-ville | stationnement 500 ¥
    Route nationale 453 (国道453号), route 2 (道道2号) et route 703 (道道703号) : 1 heure environ
  • Showashinzan (昭和新山) | stationnement 500 ¥
  • Volcano Village (火山村), Usuzan Ropeway (有珠山ロープウェイ) | 1 600 ¥
    Route 703 (道道703号) et route 2 (道道2号) : 10 min environ
  • Lac Toya (洞爺湖), Onsen et balade sur Kohan avenue (湖畔通り) ou Nishiyama crater Walking Trail (西山山麓火口散策路)
    Route nationale 230 (国道230号), route 97 (道道97号) et route 66 (道道66号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki Niseko View Plaza (道の駅 ニセコビュープラザ)

Jour 3

  • Départ pour cap Kamui (神威岬)
    Route nationale 5 (国道5号), route 269 (道道269号) et route nationale 229 (国道229号) : 1 heure 30 environ
  • Cap Kamui (神威岬)
    Route nationale 229 (国道229号) et route 93 (道道93号) : 20 min environ
  • Cap Shakotan (積丹岬), Côte Shimamui (島武意海岸)
    Route 913 (道道93号) et route nationale 229 (国道229号) : 30 min environ
  • Cap Ogon (黄金岬), Shakotan (積丹町)
    Route nationale 229 (国道229号) : 30 min environ
  • Nuit à Michi no Eki Space Apple Yoichi (道の駅 スペース・アップルよいち)

Jour 4

Jour 5

  • Aoi-ike (青い池), randonnée le long de la rivière Biei (美瑛川) sur la petite route Shirakaba (白樺遊歩道) jusqu’aux cascades Shirahige (白髭の滝) et le sanctuaire Shirogane (白金神社)
    Route 353 (道道353号) et route nationale 237 (国道237号) : 30 min environ
  • Farm Tomita (ファーム富田, 山の彩りの畑), Tomita Melon House (とみたメロンハウス), Champ de lavandes de Furano (中富良野町営ラベンダー園)
    Route nationale 237 (国道237号) et route nationale 40 (国道40号) : 5 heures environ
  • Nuit à Michi no Eki Wakkanai (道の駅 わっかない)

Jour 6

  • Parc de Wakkanai (稚内公園), balade sur la côte jusqu’à Noshappu (ノシャップ)
  • Onsen Domu (稚内温泉 童夢) | entrée 300 ¥
    Route nationale 238 (国道238号) : 40 min environ
  • Cap Soya (宗谷岬), Parc du cap Soya (宗谷岬公園)
    Route nationale 238 (国道238号) : 1 heure environ
  • Nuit à Michi no Eki North Okhotsk Hamatonbetsu (道の駅 北オホーツクはまとんべつ)

Jour 7

  • Départ pour Bihoro (美幌)
    Route nationale 238 (国道238号) et route nationale 333 (国道333号) : 4 heure 30 environ
  • Lac Saroma (サロマ湖), Col de Bihoro (美幌峠)
    Route nationale 334 (国道334号) : 2 heures environ
  • Cascades Oshinkoshin (オシンコシンの滝), Cap Puyuni (プユニ岬), les 5 lacs de Shiretoko (知床五湖) | stationnement 500 ¥
    Route 93 (道道93号) : 15 min environ
  • Parc national (知床国立公園) en voiture, Chutes de Kamuiwakka (カムイワッカ湯の滝)
    Route nationale 334 (国道334号), route nationale 391 (国道391号) et route 53 (道道53号) : 3 heures 20 environ
  • Nuit à Michi no Eki Utoro Shiretoku (道の駅 ウトロ知床)

Jour 8

  • Utoro-Shiretoko (ウトロ知床)
    Route nationale 334 (国道334号) route nationale 240 (国道240号), route 53 (道道53号), route nationale 242 (国道242号) : 4 heures environ
  • Tokachigawa Onsen (十勝川温泉), Parc Tokachigaoka (十勝が丘公園), Observatoire Tokachi Hill (十勝が丘展望台), Obihiro (帯広)
    Route nationale 38 (国道38号) : 1 heure 30 environ
  • Lac Kanayama (かなやま湖)
  • Nuit à Michi no Eki Minami Furano (道の駅 南ふらの)

Jour 9

  • Départ pour Tomamu (トマム)
    Route nationale 38 (国道38号), route 117 (道道117号) et route 136 (道道136号) : 30 min environ
  • Unkai Terrace (雲海テラス) | 1 900 ¥
  • Hoshino Resorts Tomamu (星野リゾート トマム)
    Route 136 (道道136号), route nationale 274 (国道274号) : 1 heure 30 environ
  • Yubari Yatai (ゆうばり屋台村), Yubari Melon Dome (夕張メロンドーム), Parc Taki no Ue (滝の上公園), Chidorigataki (千鳥ヶ滝)
  • Onsen Racey (天然温泉レースイの湯) | entrée 700 ¥
  • Nuit à Michi no Eki Yubari Meroad (道の駅 夕張メロード)

Jour 10

Jour 11

  • Check-out
    Route nationale 453 (国道453号) et route 117 (道道117号) : 1 heure 30 environ
  • Retour du mini-van en début d’après-midi
  • Retour à Tokyo (東京)

Budget approximatif

  • Avion : 52 820 ¥
  • Transport / Logement : 87 444 ¥
  • Essence : 15 316 ¥
  • Parking : 2 200 ¥
  • Nourriture / Restaurants : 24 990 ¥
  • Visites / Onsen : 12 120 ¥
  • Achats / Souvenirs / Cadeaux : 14 117 ¥

Total : 209 007 ¥ (~1 734 €)
Cela reste un chiffre approximatif et pour une seule personne ! Le prix de location du mini-van peut-être partagé à plusieurs, ainsi que l’essence, le parking et la nourriture.

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Liens utiles

Pour vous permettre de voyager sans trop de stress plus facilement, je vous recommande en plus de visiter les liens suivants :

  • Drive Hokkaido! : application gratuite pour smartphone avec des articles divers, des recommandations et des conseils pour conduire en toute sécurité
  • Hokkaido no Michi no Eki (北海道の道の駅) : site internet qui référence toutes les Michi no Eki à Hokkaido, disponible en japonais et anglais avec les installations et les services proposés

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▶ Starting Over : Road trip à Hokkaido (1) – Location d’un véhicule

C’était en partie dans ce but que j’avais fait traduire mon permis de conduire : faire un road trip à Hokkaido ! Hokkaido est l’une des meilleures destinations pour les camping car, les caravanes et autre véhicule de vacances, car la nature, la culture et les infrastructures sont excellentes. En louant un véhicule, on peut traverser la région en s’arrêtant à divers endroits cachant de magnifiques spots en pleine nature, et bien sûr s’arrêter dans des campings parfois gratuits ou des Michi-no-Eki (道の駅, chez nous, on appellerait ça des aires de repos). Ceux-ci accueillent de nombreux camping car et caravanes pour la journée et la nuit avec toilettes disponibles 24h/24 propres et équipées, parfois des douches, des marchés de légumes locaux, des restaurants avec des ingrédients locaux, parcs, etc…
L’aventurière que je suis et qui a expérimenté les voyages en camping car pendant sa jeunesse a voulu tenter cette expérience, quitte à partir seule ! Comme je l’ai souvent fait ! Le défi s’est avéré un peu fastidieux à relever… Entre l’organisation, la recherche du véhicule, le budget notamment… De quoi me faire facilement stresser mais ma soif d’aventure, de découverte et de voyage m’ont convaincue de me lancer quand même !

Première étape pour la réalisation de ce road trip : la location d’un véhicule !

Location d’un véhicule au Japon

Il existe un petit nombre de compagnies de location à Hokkaido et dans d’autres régions du Japon, proposant tous types de véhicule, en allant de la simple voiture au camping car super équipé. Les prix varient en général entre 11 000¥ et 45 000¥ par jour. Cela dépend du type de véhicule mais aussi de la période, par exemple l’été étant pour Hokkaido la haute saison, les prix sont plus élevés qu’en période plus creuse. C’est aussi à cette période que beaucoup de réservations sont faites ! Il est donc préférable de s’organiser et réserver bien à l’avance au risque que les véhicules ne soient pas dispo !

Quelques compagnies de location de véhicules :

  • Arigato Camper Van : disponible en anglais et japonais, tous types de véhicule équipé, GPS anglais, wi-fi, paiement intégral à l’avance obligatoire pour confirmer la réservation
  • Dosanko Camper Vans (どさんこキャンピング) : disponible en anglais et japonais, mini-vans, GPS anglais, paiement sur place, faire le pleins de carburant avant de rendre le véhicule
  • Hokkaido Nomad Car Rental : disponible en anglais et japonais, camping car
  • Japan RV Rental : disponible en anglais et japonais, tout type de véhicules équipés, GPS anglais, 10% du montant à payer lors de la demande de réservation, les 90% restants sur place le jour de la récupération du véhicule
  • Rentacan Hokkaido : disponible en anglais et japonais, tout type de véhicules équipés, location de divers équipements possible, paiement intégral à l’avance par Paypal
  • Samurai Rent A Car : disponible en anglais et japonais, voitures et vans, GPS anglais, pas besoin de faire le pleins de carburant avant de rendre le véhicule,

Pour ma part, mon premier choix s’était porté plus sur Arigato Camper Van sauf que ses véhicules n’étaient pas disponibles à mes dates de voyage. J’avais donc choisi ensuite Japan RV Rental. Ce n’est pas la compagnie que je recommanderais en premier. En effet, le soucis de payer 10% à l’avance ne vous garantit pas que le véhicule souhaité soit disponible ! Et bien sûr c’est ce qui est arrivé ! Dans ce cas, la compagnie peut vous proposer un autre type véhicule, au risque que le prix final change. D’un van, on m’a proposé de passer à un camping car, mais le prix n’était pas le même ! Après échange de mails, coups de téléphone pour négocier, j’ai finalement réservé un camping car presque au même prix du van souhaité à l’origine ! Mais c’était sans savoir qu’à l’arrivée, j’aurais encore des frais supplémentaires à payer : la caution en cas de dommage ! A un prix très fort ! Même si celle-ci est remboursée quand vous rendez le véhicule intact, je ne pouvais pas investir plus pour cette location. J’ai donc demandé par e-mail une annulation et les 10% que j’avais payés m’ont été remboursés.

Je suis donc passée par Rentacan Hokkaido et Dosanko Camper Vans. Le premier n’avait pas de véhicule disponible à mes dates non plus. Le second, hourra, oui ! Pour 10 jours de location d’un mini-van basique, conduite automatique, 4 sièges se transformant en 2 lits, avec GPS en anglais : 74,304¥.

► Pour louer un véhicule chez Japan RV Rental :

  • Sur le site, sélectionnez le véhicule et vos dates, vérifiez la disponibilité
  • Remplissez le formulaire de réservation
  • Effectuez le paiement de la caution (10% du montant total)
  • Vous recevez dans les 24 heures suivantes la confirmation de votre réservation
  • Payez le reste du montant sur place en récupérant votre véhicule
  • Bon voyage !

► Pour louer un véhicule chez Rentacan Hokkaido :

  • Sur le site, remplissez le formulaire de réservation
  • Vous recevez dans les 48 heures suivantes une confirmation avec la facture à régler par Paypal
  • Vous recevez à nouveau une confirmation de votre paiement
  • Récupérez votre véhicule à l’endroit que vous avez souhaité (au choix aéroport de Narita ou Chitose uniquement) après une petite heure d’explications
  • Bon voyage !

► Pour louer un véhicule chez Dosanko Camper Vans :

  • Sur le site, remplissez le formulaire de réservation.
  • Vous recevez dans les 48 heures suivantes un devis avec le montant total.
  • Si la proposition vous convient, répondez au mail en disant que vous acceptez.
  • Vous recevez un mail de confirmation de votre réservation avec un itinéraire pour se rendre au lieu de récupération du véhicule ainsi que le numéro de téléphone à contacter en cas de problème.
  • Le jour de votre arrivée à l’aéroport de Shin-Chitose, prendre la navette à l’arrêt 30 (environ 10 min). Attention, plusieurs navettes passent, prenez-en une qui va chez Samourai Rent A Car ou E Rent A Car (eレンタカー), ces groupes font partis de la même société. En cas de problème, n’hésitez pas à téléphoner.
  • A votre arrivée, lisez et confirmez les conditions de l’assurance et en cas d’accident (document écrit en anglais), complétez en version papier votre réservation avec vos coordonnées, la date de retour du véhicule et le numéro de votre vol. Payez le montant de la réservation et vérifiez l’état du véhicule avec l’employé. Enfin, après une petite demie-heure d’explications sur la manœuvre, récupérez les clefs avec quelques documents (formulaire à remplir en cas d’accident, la facture, le compte rendu de l’état du véhicule et des explications diverses sur la conduite et l’essence).
  • Pas besoin de mettre de l’essence, c’est déjà fait. Mais faites bien le plein avant de rendre le véhicule !
  • Vous pouvez faire un premier essai de conduite pour vous familiariser avec le véhicule.
  • Bon voyage !

Conduire au Japon : bon à savoir

Sur les routes du Japon, on roule à gauche et en moyenne à une vitesse de 60 km/h ! Les trajets sont doublement plus longs ! En agglomération, la vitesse est limitée à 40km/h. En dehors, 50 ou 60 km/h. Et sur les voies rapides, 80 km/h. Oui, au Japon, les limites de vitesse sont bien en-dessous de celles en France. Cependant, beaucoup de japonais ont tendance à rouler plus vite ! Leur conduite est à la fois étrange et risquée. Quand un véhicule semble vouloir dépasser, celui devant se rabat un peu sur le côté pour lui ouvrir la voie et dépasser sans danger. Et dans le genre danger, les automobilistes ont tendance à s’arrêter n’importe où et n’importe comment ! En pleins virage, près d’un carrefour, et parfois sans mettre les warnings !

Certains panneaux de signalisation sont différents des nôtres aussi mais la signification reste compréhensible (le panneau de dépassement par exemple, ou bien les panneaux de danger qui sont triangulaires chez nous sont rectangulaires et jaunes). La nuit, il y a parfois des panneaux lumineux clignotant pour guider l’automobiliste sur les routes de campagne très sombres. Et aussi les animaux ! Attention aux renards et aux biches qui traversent dangereusement la route !

En général dans les lieux touristiques le parking coûte 500¥ pour la journée. À votre entrée dans le parking, le gardien vient direct à votre carreau pour vous demander de payer après quoi vous pouvez stationner aussi longtemps que vous voulez pour la journée. Après, il n’est pas toujours impossible de trouver des parkings gratuits. Si vous n’êtes pas contre marcher un peu plus longtemps, repérez à l’approche de votre destination des endroits où vous pourriez stationner librement.

Le carburant et les stations services

Au Japon, il existe plusieurs compagnies de stations services. Les plus courantes sont : Eneos, Idemitsu, Shell, Cosmo Oil (コスモ石油)… Il y en a beaucoup en ville, très peu en campagne. Et attention ! Elles ne sont pas toutes ouvertes 24H/24 et plus vous vous éloignez des grandes villes, plus vous verrez les stations services fermées le dimanche. Prenez bien vos précautions si vous faites de longs trajets !

Elles proposent trois type de carburants : essence sans plomb (レギュラー), diesel (軽油), et essence sans plomb premium (ハイオク). Le diesel est moins cher que l’essence qui elle coûte en moyenne 142¥/L. Les prix varient tous les jours et selon les stations. Parfois l’essence peut coûter seulement 134¥/L comme elle peut monter jusqu’à 145¥/L. Pour le mini-van loué chez Dosanko Camper Vans, un plein complet du réservoir de 30L coûte environ 4500¥ et on peut rouler environ 600km.

Soit le client effectue son plein en libre-service (la mention セルフ est alors affichée), soit les employés prennent en charge le client quand celui-ci entre dans la station (フルサービス). Les stations en libre-service sont moins chères que les stations full-service.

C’est souvent le cas chez Eneos par exemple qui compte parmi les stations full-service (フルサービス). Ils vous indiquent à quelle borne stationner, vous demandent quel type de carburant vous souhaitez et le mode de paiement. Pendant que le pleins s’effectue, si ils ne sont pas trop occupés, ils nettoient un peu votre véhicule. Vous êtes le roi, vous n’avez rien à faire mis à part payer !

Dans le cas d’une station libre-service (セルフ) cela fonctionne en général comme suit :

  1. Si la borne est multilingue, sélectionnez la langue souhaitée.
  2. Sélectionnez le mode de paiement (espèces, carte de crédit…) et si vous avez une carte à point (selon les stations, les cartes à points comme T-Point ou Ponta sont acceptées, elles permettent de bénéficier d’une réduction sur le tarif et de payer en utilisant ses points).
  3. Sélectionnez le type de carburant.
  4. Soit vous payez en insérant le montant que vous voulez et vous remplissez votre réservoir jusqu’à épuisement du montant comme c’est le cas dans les stations Shell. Soit vous sélectionnez la quantité de litres, le plein complet ou le montant que vous souhaitez payer et vous insérez l’argent ensuite.
  5. Remplissez votre réservoir
  6. Récupérez votre reçu et votre monnaie.

Road trip en mini-van : mes impressions

J’étais un peu effrayée à l’idée de devoir conduire un gros véhicule (une grande première pour moi) sur les routes japonaises où on conduit à gauche, comprendre les panneaux de signalisation et d’indication, faire le plein d’essence… Mais au moment où j’ai commencé à conduire, j’étais plutôt euphorique et je me suis rapidement faite aux routes japonaises.

J’ai conduit par tous les temps et toutes les conditions : ensoleillé, pluvieux voire pluie torrentielle, dans le brouillard très épais, la nuit, sur des routes en travaux… J’ai parfois croisé des biches, des renards ou des lapins. Les routes d’Hokkaido sont tranquilles et peu difficiles, sauf quand on veut aller dans des coins assez difficiles d’accès et même pas desservis par des bus. Les itinéraires que j’ai emprunté m’ont fait circuler dans des endroits déserts, au milieu de champs immenses avec parfois des vaches et des chevaux ou dans les montagnes. C’était plutôt agréable, avec un sentiment de liberté quand on conduisait sans vraiment savoir où le chemin nous menait mais en même temps avec la curiosité de découvrir quelles surprises nous attendaient au bout. Conduire le long des cotes avec d’un côté la mer du Japon et les falaises de l’autre, passant dans de longs tunnels, était aussi un moment agréable avec un panorama de dingue. On s’arrête dès que possible pour faire des pauses et admirer ce paysage splendide. En revanche, la conduite en ville est moins fun. Des feux tricolores tous les 100m à chaque carrefour. En heure de pointe, pris dans les embouteillages, on perd un temps précieux. À quand les ronds-points ? La conduite de nuit n’est pas fort agréable non plus, surtout quand il y a du monde. Les phares étaient parfois très éblouissants avec la pluie. Et certains automobilistes laissent les pleins phares quand ils croisent quelqu’un…

Mon mini-van, que j’ai baptisé Titine fonctionnait avec de l’essence sans plomb (レギュラー), il était neuf et propre mais peu confortable au volant. Les premiers jours, j’ai eu un peu mal au dos. La conduite était automatique et faut s’habituer au fait que toutes les commandes du tableau de bord sont inversées puisque le volant est à droite. Plusieurs fois j’ai activé les essuie-glaces alors que je voulais mettre le clignotant xD. Le GPS était dispo en plusieurs langues et avec une connexion Bluetooth (très bien pour faire péter la musique), et il y avait des câbles USB pour charger le téléphone et autres appareils. J’ai passé un super séjour grâce à Titine et le personnel très gentil de Dosanko Camper Vans ! Je vous recommande cette compagnie. Si je renouvelle l’expérience (j’y songe très franchement) je repasserai sans doute par leur service !

Je n’ai pas passée de nuits comme j’en aurais passé dans un bon hôtel mais ça m’a rappelé mes vacances en camping car. Je craignais d’avoir froid la nuit mais au final avec un pull et des bonnes couvertures j’étais suffisamment réchauffée.

Les Michi no Eki, nombreuses à Hokkaido permettent de passer une nuit sans trop de stress dans un lieu où toilettes et distributeurs sont dispo 24h/24 et avec le stationnement gratuit. Ce qui est dommage, c’est que les boutiques, restaurants et centres d’informations ferment tôt. En effet, ils sont ouverts de 9h00 à 18h00 pour la plupart. Et leur réseau Wi-Fi gratuit n’est pas super performant non plus.

On peut y rencontrer d’autres voyageurs nomades, des personnes très gentilles avec qui échanger nos expériences et des japonais généreux. Tout le monde se dit bonjour, reste poli et nous souhaite bon voyage quand on quitte les lieux. Ce sont surtout les personnes âgées qui voyagent en camping car.

Le seul point noir dans cette aventure, c’est de l’avoir fait seule. Parfois, en parcourant les routes désertes, on se sent un peu seul. Et une aventure si incroyable, j’aurais beaucoup aimé la vivre avec quelqu’un. Heureusement que mon petit Yong Yong Kuma était là ! Je suis personnellement heureuse d’avoir accompli mon premier road trip et d’avoir découvert Hokkaido qui est une région vraiment magnifique ! Cela restera mon plus beau voyage de cette année !

Loin d’être donc une experte en road trip, j’espère cependant que ce long article a pu vous aider !


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▶ Driver’s High : Conduire au Japon

Marre de prendre le train, le vélo ou de marcher ? Envie de vous évader dans la campagne japonaise et de parcourir des routes désertes, faire un road trip dans les coins perdus du Japon ?

Vous avez le permis de conduire ? Alors tentez une nouvelle aventure et offrez-vous la possibilité de conduire au Japon pendant votre séjour ! C’est facile et rapide ! Pour cela, il faut juste rendre votre permis valide sur le territoire japonais ! Pour cela deux options se présentent : la première, faire traduire votre permis en japonais et la deuxième, remplacer votre permis original par un permis japonais, appelé ainsi Gaimen Kirikae (外免切替) en présentant une demande au centre des permis de conduire (免許センター) de votre préfecture.

La Fédération japonaise de l’automobile (JAF) accepte et publie des traductions en japonais de permis de conduire étrangers dans ses branches situées partout dans le pays, désignées par la Commission nationale de la sécurité publique.

En tant que ressortissant français, il est donc possible de conduire sur le territoire si vous êtes muni de cette traduction en plus de votre permis original et votre passeport. Deux conditions sont à respecter :

  • la traduction doit être officielle et établie par une entité désignée par la loi. Les entités autorisées par la loi à préparer la traduction du permis de conduire sont les suivantes :
    A) L’Ambassade ou le Consulat du pays émetteur au Japon
    B) La Fédération japonaise de l’automobile (JAF)
  • La période écoulée depuis votre dernière entrée au Japon doit être inférieure à un an. Pour preuve et vérification, se référer au dernier tampon sur votre passeport.

Donc, que vous soyez un touriste ou un résident, tant que vous n’avez pas passé plus d’un an sans quitter le territoire japonais, vous pouvez conduire en étant muni de votre permis et de sa traduction en japonais !

Cet article va donc traiter de la première option, c’est-à-dire, la traduction du permis original réalisée à la Fédération japonaise de l’automobile (JAF).

Faire une demande de traduction de permis de conduire chez JAF

Les demandes de traduction de permis de conduire à la Fédération japonaise de l’automobile (JAF) peuvent s’effectuer directement sur place ou par voie postale. Il est également possible de faire faire les formalités de demande par un représentant. Pour connaitre la branche la plus proche de chez vous, vous pouvez consulter le lien suivants : liste des branches de JAF.

JAF Tokyo (JAF東京支部)
Adresse : 2-2-17 Shiba, Minato-ku, Tokyo (東京都港区芝2丁目2−17)
Accès : Shibakouen Station (Mita Line) sortie A1, Hamamatsucho Station (JR Lines, Tokyo Monorail) sortie sud
JAF Kanagawa (JAF神奈川支部)
Adresse : 2-1-8 Katakura, Kanagawa-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken (神奈川県横浜市神奈川区片倉2丁目1−8)
Accès : Katakuracho Station (Yokohama Municipal Subway Blue Line) sortie 1
Site internet : http://www.jaf.or.jp
Horaires d’ouverture : 9:00~17:30 (fermé samedi, dimanche, jours fériés, semaine du Nouvel An)

► A savoir

 Les automobilistes concernés doivent être munis à la fois de leur permis original et de la traduction lorsqu’ils conduisent sur le territoire japonais.
 La durée de validité de la traduction est d’un an à compter de la date d’entrée au Japon. Lorsqu’un automobiliste quitte le Japon et y revient, la même traduction sera de nouveau valide pour un an à compter de la date ré-entrée. Cela est valable pour un touriste ou un résident permanent. La police japonaise peut en effet demander de présenter son passeport pour contrôler la dernière date d’entrée au Japon.
 Si la durée de séjour au Japon d’un automobiliste dépasse un an, la traduction devient automatiquement caduque et cet automobiliste n’a donc plus le droit de conduire au Japon. Il devra quitter le territoire et y re-entrer pour la rendre à nouveau valide.
 L’automobiliste doit avoir séjourné plus de trois mois dans le pays d’origine suite à l’obtention de son permis de conduire. Cette information peut être prouvé grâce au passeport avec les différents tampons des visas.

► Documents nécessaires (必要なもの)

  • Formulaire de demande de traduction : à télécharger et imprimer depuis le site de JAF
  • Permis de conduire original : rendu immédiatement après photocopie. Les copies sont acceptées seulement si celles-ci sont en couleur et lisibles.
  • 3 000 yens pour régler les frais de délivrance

► Procédure de délivrance

  • Accepter les conditions citées sur le formulaire de demande
  • Remplir le formulaire de demande, choisir l’utilisation de la traduction, cocher les documents connexes (Traduction, Présentation et Permis de conduire) et signer
  • Réglez les 3 000 yens de frais
  • Patientez le temps de la traduction
  • Récupérez le reçu et la traduction

La traduction peut être effectuée le jour-même si la demande est faite avant 16h00. Celle-ci prend environ deux heures. Il est aussi possible de demander et de faire envoyer la traduction par voie postale. Dans ce cas, rajouter des frais de commission à 500 yens. Généralement, le document parvient à son destinataire 1 à 2 semaines environ après paiement. Attention : les demandes et paiements faits depuis l’étranger ne sont pas acceptés, et aucune traduction n’est expédiée hors du Japon.

Une fois cette démarche effectuée, à vous les voyages en voiture et les road trip ! Veillez toujours à avoir en votre possession votre permis original, sa traduction et votre passeport ! Et si vous souhaitez un jour opter pour un permis japonais, votre traduction peut être jointe aux documents nécessaires pour faire votre demande ! Sur ce, bonne route !


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