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► Winding Road : Kimi a escaladé le Mont Fuji 🗻, jamais deux sans trois !

Ce fascinant Mont Fuji, fierté du Japon du haut de ses 3776 mètres, lui accordant le titre de montagne la plus haute de l’archipel.
Inscrit au patrimoine mondial depuis 2013 et dans le cœur de nombreux japonais, il l’est aussi dans le mien depuis le jour où je l’ai vu du haut du sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社). C’est ma montagne numéro un, qui a en plus fait naître en moi cette passion pour la randonnée.

Chaque été marque notre rendez-vous, celui où je fais l’ascension de nuit pour qu’il me montre un beau lever de soleil tout en respirant un air frais et pur. Même s’il n’est pas si facile de l’escalader, l’adrénaline est toujours là pour m’emmener au sommet. Après le circuit Yoshida (吉田) puis le circuit Subashiri (須走), c’était maintenant au tour du circuit Fujinomiya (富士宮) !

Le circuit Fujinomiya (富士宮ルート)

Le départ s’effectue à la 5ème station se trouvant à la plus haute altitude parmi les 4 circuits, soit 2390 mètres. Cela en fait le circuit le plus court (5km) avec son point d’arrivée proche du pic Kengamine (剣ヶ峰), le plus haut du Mont Fuji, à donc exactement 3776 mètres d’altitude. C’est pour ça qu’il est aussi très populaire auprès des alpinistes.

C’est le deuxième circuit le plus fréquenté après le circuit Yoshida. Donc même si la durée semble courte, il vaut s’assurer plus de temps en cas d’embouteillages ou de croisements entre ceux qui montent et ceux qui descendent. Car en effet, il est utile de préciser que la route pour la montée et la descente est la même contrairement aux circuits Yoshida et Subashiri.

Pour les débutants ou les non-habitués ainsi que les plus sensibles au changement d’altitude, le circuit Fujinomiya est un bon compromis après le circuit Yoshida. Ceci dit, il est préférable de ne pas commencer l’ascension aussitôt arrivé à la 5ème station pour permettre au corps de s’habituer à l’altitude. De plus il est aussi assez raide !

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Fujinomiya, il est possible de prendre le bus depuis les stations JR Shizuoka (静岡), Shinfuji (新富士), Fuji (富士) et Fujinomiya (富士宮). Le ticket aller-retour coûte 3 100¥ et est valable sur une durée de trois jours.

L’ascension (登山)

Départ de la 5ème station à 18h45, arrivée au sommet à 3h30.
Le parcours est d’abord en gravier et petits cailloux, puis rocheux après la 7ème station. La pente est raide et ce dès les premiers kilomètres !

La distance entre les stations est relativement courte et on y arrive en 30 minutes en moyenne, excepté entre la 6ème et la nouvelle 7ème station où cela prend 50 minutes environ (40 si vous êtes rapide et habitué 😁). On peut donc monter lentement mais surement et bien se reposer une fois arrivé à une station. Il y a des refuges, à manger, à boire et des toilettes à 200¥ à chacune des stations. Les toilettes sont bien surveillées, impossible de gruger.
A la 6ème station, le refuge propose dans son menu la spécialité (名物) du circuit, Fujinomiya Yakisoba (富士宮やきそば).
Petite anecdote : pendant un petit arrêt à cette station, on a ressenti le tremblement de terre qui s’est produit vers Fukushima.

Le temps était clair, avec un petit clair de Lune en début de soirée et sous un ciel étoilé toute la nuit. Tellement magnifique ! Plus on montait en altitude et plus les températures chutaient rapidement avec parfois du vent. Il faisait 6° au sommet à mon arrivée.

Plus on monte et plus il y a de gros rochers. On s’agrippe, on évite de glisser ou de perdre l’équilibre, on admire les étoiles scintillantes pour ne pas penser qu’on galère un peu même si pour les amoureux d’escalade c’est le meilleur circuit.

Après la 8ème station, la pente devient encore plus raide, il faut donc marcher prudemment et lentement pour ne pas accumuler davantage de fatigue.

Le sommet et le tour du cratère (山頂とお鉢巡り)

En arrivant du circuit Fujinomiya, le point de vue pour voir le lever du soleil est vaste et il est possible de s’asseoir et de bien voir. Pas besoin d’arriver trop à l’avance. Même si il y a autant de monde qu’au point d’arrivée des circuits Yoshida et Subashiri, tout le monde peut admirer le spectacle à l’aise.

Craignant le froid et le vent, j’avais emporté de quoi me couvrir en attendant. À mon arrivée le ciel commençait à s’éclaircir et les premières couleurs du jour apparaissaient. Le dégradé de bleu et le rouge des premiers rayons du soleil offraient déjà un beau spectacle, faisant grandir l’impatience de voir le soleil pointer le bout de son nez. L’attente n’a pas été trop longue et le soleil, magnifique et éblouissant, s’est montré, sans nuages pour gâcher le spectacle !

Il n’y a pas meilleure façon de bien commencer la journée ! L’effort de l’ascension est récompensé et la fatigue un peu oubliée. Un bol de ramen pour reprendre des forces et on est au taquet pour profiter des autres merveilles du sommet.
En une heure et demie environ pour une distance totale de 3km, c’est le petit tour du cratère avec un passage obligé par le pic Kengamine (剣ヶ峰). Il y a la queue pour y faire une photo souvenir. Le tour du cratère, soit le circuit Ohachimeguri (お鉢巡り) vous fait profiter d’un panorama à 360° de dingue ! De là-haut, en cas de très beau temps, on peut apercevoir les lacs entourant le Mont Fuji comme le célèbre lac Kawaguchi (河口湖), les villes de Hakone (箱根), Shizuoka (静岡) et bien d’autres ainsi que la mer et des massifs montagneux autour. On en oublie le froid et le petit vent frais.

C’est au sommet du circuit Fujinomiya que se trouvent le sanctuaire Sengen-taisha Okumiya (浅間大社奥宮神社) et… le bureau de poste du sommet du Mont Fuji (富士山頂郵便局) ! Une bonne occasion d’envoyer une carte postale depuis le sommet ! Les cartes postales coûtent 500¥ et il y a aussi des autocollants et autres petits produits sympa à envoyer partout dans le monde !

La descente (下山)

Départ du sommet à 8h30, arrivée à la 5ème station à 13h10.
La descente est agréable au début mis à part dans les pentes raides et quand il faut faire de grands pas entre les gros rochers. On s’agrippe autant que pendant la montée mais on va plus vite même si parfois on sent nos jambes trembler à cause de la fatigue. On croise beaucoup de personnes faisant l’ascension de jour puisque la route reste la même dans les deux sens.

Au début c’est facile… Mais, entre la 8ème et 7ème station, le parcours devient plus dangereux à cause des gros rochers. Puis jusqu’à la fin, c’est glissade sur glissade à cause des cailloux. Avec la fatigue accumulée, c’est difficile de garder appui sur les jambes et plus facile de perdre l’équilibre et de tomber en glissant sur les cailloux.

Bilan (結論)

Le circuit Fujinomiya est en effet court par rapport aux autres circuits. J’ai vraiment pris mon temps vers la fin pour monter car j’allais plus vite que la normale. Cela m’aura évité les courbatures dans les cuisses en enjambant les gros rochers et aussi de me les cailler trop longtemps au sommet. En montant tranquillement, on trouve le circuit assez simple à faire. Il y a pas mal de personnes à l’approche du sommet mais sans trop créer d’embouteillages. Il y en a juste eu sur les derniers 200 mètres.

Ce fut ma meilleure ascension bien que j’aime l’atmosphère du circuit Subashiri. J’aime beaucoup le circuit Fujinomiya pour sa partie rocheuse. Il faut parfois enjamber et bien prendre ses appuis. D’ailleurs je recommanderais des bâtons de marche comme avaient quasiment tous les japonais que j’ai croisés. En effet je me suis beaucoup tenue aux rochers ou à la corde qui délimitait le circuit.

En revanche, la descente était peut-être bien la pire. Ça reste toujours moins fun pour moi. C’est raide et ça glisse, et puis il y a le corps qui commence à lâcher. Comme j’ai fait le tour du cratère en plus, ça a dépensé encore plus d’énergie. J’ai fait une longue pause à la neuvième station et ensuite je ne me suis pas arrêtée longtemps. Dans la partie cailloux, j’en avais marre de glisser et tomber dès que j’essayais de descendre plus vite. Mes jambes tremblaient et j’étais pleine de poussière. Je suis arrivée en bas au bout de ma vie, à peine assez de souffle pour dire お疲れ様です (Otsukare sama desu), mais au fond heureuse et fière d’avoir pu réaliser ce parcours !

Et surtout heureuse d’avoir pu voir un lever de soleil comme j’en avais rêvé ! Et sans avoir le temps de crever de froid comme l’année précédente. Les paysages qu’on aperçoit en faisant le tour du cratère sont aussi merveilleux.

L’année prochaine encore j’y retournerai ! 🗻😎

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 514¥
  • Barres énergétiques et lingettes rafraîchissantes (achetés chez L-Breath) : 2079¥
  • Bus (バス) : 3100¥ (aller-retour de Fujinomiya à la cinquième station, ticket à acheter près des arrêts de bus à côté de la station)
  • Toilettes (トイレ🚾) : 1300¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000¥
  • Shoyu Ramen dégusté au sommet (醤油ラーメン) : 900¥
  • Poste (郵便) : 610¥

Total : 9 503¥. Comptez donc en moyenne entre 7 000 et 12 000¥ pour l’ascension du circuit Fujinomiya.

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♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Winding Road

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► 完全感覚Dreamer : 22 juin 2019 ; 4 ans au Japon

22 juin 2019. Cette date marque le quatrième anniversaire de mon arrivée au pays du soleil levant.

Le chiffre 4 est le chiffre « porte malheur » au Japon. J’ai presque envie de dire « C’est pas faux ! ». Cette célébration est un peu différente des précédentes, elle ne marque pas une folle année de succès, mais des changements et un avenir proche encore bien flou…

En début de mois, j’ai décidé de démissionner. Oui, Ecole Sympa, c’est terminé pour moi ! Je n’expliquerai pas les raisons en détails. J’ai passé trois années dans cette école. C’était parfois difficile, j’en ai chié mais ça m’a fait grandir et j’y ai trouvé un métier passionnant et enrichissant. Je faisais ce boulot avec enthousiasme tout en apprenant énormément.

Mais voilà il se trouve qu’on est au Japon, le pays où les gens passent leur vie au travail et détiennent un nombre record d’heures supplémentaires… Je n’ai jamais détesté vivre au Japon. La vie est géniale ! Mais le travail nous empêche de profiter de cette superbe vie ! 10 jours de congés payés par an, obligé de travailler pendant Golden Week, Obon, et les jours fériés… C’est triste mais après trois ans sans vraiment voyager comme je le souhaitais (ça restait un de mes principaux objectifs en m’installant ici), et surtout sans bien me reposer, mon corps a fini par dire « Stop ! ».

La santé est plus important que tout et il était hors de question que je la ruine davantage. J’avais besoin de repos. Et c’est incroyable comme ça fait du bien ! Avoir du temps pour soi, prendre soin de soi, sortir, faire des excursions, aller à l’école de japonais pour étudier un peu, essayer de parler avec les japonais qu’on croise ou rencontre par hasard… J’ai pu faire tout ça ces trois dernières semaines !

C’est donc le bon moment pour tourner la page et commencer un nouveau chapitre de ma vie. Je veux croire en un avenir enrichissant, de nouvelles découvertes où je pourrais presque dire : « Je regrette de ne pas avoir quitté Ecole Sympa plus tôt ! ». Oui, car ce n’est pas là que j’aurais pu évoluer et monter en grade. Je suis avide de connaissances et après les métiers que j’ai déjà expérimentés, je veux en exercer d’autres. On a qu’une vie, je veux la croquer à pleines dents et qu’elle me montre tout ce qu’elle me réserve encore !

Pour le moment, je n’ai pas encore de nouveau travail mais je reste positive. L’expérience du travail au Japon, je connais. Si je dois quitter le pays dans trois mois, eh bien tant pis je partirai. Et je reviendrai pour accomplir mes périples restants et pour voir les précieux ami(e)s que je me suis fait. Qui sait ? Peut-être que mon avenir professionnel ne se trouve pas au Japon finalement mais plutôt dans un autre pays. Bien sûr, ma petite routine et ne plus pouvoir parler la langue me manqueront énormément. C’est pour ça que je ne lâcherai rien jusqu’au dernier moment.

Bref, finalement j’en ai dit beaucoup. Il est temps de faire le bilan de toute l’année :
– J’ai déménagé à Yokohama, dans un appartement non-meublé et sans internet. Beaucoup de démarches ont suivi et tant bien que mal je suis contente d’avoir pu les accomplir pour être bien installée.
– Malheureusement, comme c’est mal isolé, j’ai passé un été assez chaud mais surtout un hiver très glacial ! J’ai été un peu traumatisée et jusqu’en mai j’utilisais encore un peu mon kotatsu xD.
– J’ai recommencé le tennis. J’aime toujours autant et j’y ai rencontré des gens vraiment adorables ! C’est un plaisir chaque dimanche de jouer avec eux !
– J’ai escaladé le Mont Fuji une deuxième fois.
– J’ai fait des excursions au col d’Ashigara, au Mont Nokogiri (鋸山) deux fois 💕👍, à Sagamiko, au parc à fleurs d’Ashikaga… La randonnée au Japon, c’est tellement génial !
– J’ai porté le mikoshi à l’occasion du Hikawa Jinja Matsuri à Nakano (中野氷川神社例大祭). Ça restera un moment inoubliable !
– J’ai navigué sur un navire japonais Wan (和船).
– Je suis allée au cinéma deux fois.
– Je suis allée au Chichibu Yomatsuri (秩父夜祭り) en décembre.
– J’ai visité le marché de Boroichi (ボロ市), le temple Gotokuji, le musée Nezu, les musées team Lab et vu des expositions intéressantes.
– J’ai fait de la patinoire à Yokohama.
– J’ai fêté Setsubun (節分).
– J’ai passé un week-end au village Nozawa Osen (野沢温泉) avec au programme ski et onsen !
– J’ai vu la danse du Dragon d’Or (金龍の舞) à Asakusa (浅草).
– J’ai visité le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura.
– J’ai refait Hanami (花見) au parc Kinuta.
– J’ai assisté aux concerts de FTISLAND, Panic! At The Disco, Bon Jovi, L’Arc~en~Ciel, The Offspring… et surtout MAN WITH A MISSION !
– Je suis allée à Disney Sea.
– J’ai fait de l’accrobranche à Hakone.
– J’ai fait traduire mon permis de conduire.
– J’ai testé beaucoup de restau, Izakaya, cafés… Manger et boire au Japon est toujours aussi bon et bien !

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J’ai fait pas mal de choses cette année aussi en fin de compte. Mais il m’en reste encore beaucoup (trop) à faire… Le Japon me cache encore tellement de merveilles…

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Hokkaido
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, au Mont Koya, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, aux chutes de Nachi, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izaka (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku à vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali…
– Réussir le JLPT N3
– Faire du rafting

J’accomplirai ces objectifs, je ferai tout pour ça. Avec ou sans travail. En visa travail ou touriste. Seule ou accompagnée.


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – 完全感覚Dreamer

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► Adventure : Kimi a escaladé (encore) le Mont Fuji 🗻

Gardant des souvenirs mémorables et une grande envie de recommencer, je suis finalement repartie jusqu’au sommet du Mont Fuji ! La deuxième fois pour moi. Eh non, je ne suis pas une sage, je suis une folle ! Bien équipée grâce à mes achats de l’an passé pour m’assurer une ascension sans encombres (voir l’article sur ma première ascension pour plus de détails), j’ai visé un circuit différent de la première fois : cette fois, j’ai choisi la couleur rouge, le circuit Subashiri (須走) !

Les ascensions se suivent mais ne se ressemblent pas ! En plus d’un circuit différent, j’ai fait cette fois l’ascension seule. J’ai aussi repensé à acheter une meilleure lampe frontale, toujours chez Victoria Sports L-Breath pour 3 950¥.

Le circuit Subashiri : subarashii ?!

Subarashii signifiant « superbe » en japonais ! Pardonnez mon jeu de mot, c’était trop tentant x) !

Comme tous les circuits, le départ s’effectue à la 5ème station, à environ 2000m d’altitude. Il est beaucoup moins fréquenté que le circuit Yoshida, mais comme il fusionne avec ce dernier, à l’approche du sommet le circuit se retrouve bondé.

Après avoir prié pour la sécurité au sanctuaire Komitake (古御岳神社), le circuit Subashiri vous fait profiter de la verdure et des plantes alpines de la foret jusqu’à la 6ème station. La descente raide par sa piste de sable vous fait descendre à toute allure. Commençant à une plus basse altitude que le circuit Yoshida, la distance est par conséquent plus longue (7,8 km) et l’ascension prend environ 6 heures et demie.

C’est le circuit idéal pour les aventuriers et les habitués. Ayant peu de refuges, le circuit est moins fréquenté, permettant ainsi de bénéficier d’une atmosphère calme et paisible tout en marchant en pleine nature.

Il fusionne avec le circuit Yoshida au niveau de la 8ème station. Attention aux embouteillages ! Même chose pour le circuit de la descente. À partir de la 7ème station, c’est la grande descente finale par la piste de sable où vous déboulez sur la pente de sable. Ne pas oublier un masque et des lunettes de soleil pour vous protéger de la poussière.

Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Subashiri, il est possible de prendre le bus depuis la station JR Gotemba (御殿場).

L’ascension : bienvenue dans la jungle nocturne

Départ de la 5ème station à 18h45, arrivée au sommet à 2h20.
Il y a beaucoup végétations au pied du circuit. J’avais l’impression d’être en pleine jungle. Il faisait nuit noir, pas le moindre bruit, j’avais seulement ma lampe frontale pour m’éclairer et le seul bruit que j’entendais était surtout celui de son souffle. De quoi flipper un peu quand on fait l’ascension seul mais pour ma part, c’était plutôt amusant xD. Pour se sentir encore plus seule, en me posant aux 6ème et 7ème stations pour faire une pause, tout était fermé pour la nuit et je n’ai croisé personne !

Le plus dur a été entre la 6ème et la 7ème station : beaucoup de pentes raides avec parfois de gros rochers à enjamber. Il y avait un gros orage à l’horizon, c’était beau à voir. Il n’y avait pas un bruit, pas d’autres aventuriers (ou très peu). Admirer l’orage et les villes illuminés est incroyable. Le paysage nocturne est simple mais tellement beau à la fois. Malgré parfois la difficulté, j’ai monté à fond (sans doute grâce aux barres énergisantes que j’avais mangées) et l’ascension m’a pris environ 7h30 (pauses inclues). Cependant, je suis quand même arrivée trop tôt !

À l’arrivée, il faisait très froid et il y avait beaucoup de vent. J’ai tenté de m’allonger et de dormir mais impossible, il faisait beaucoup trop froid ! Je suis passée deux fois aux toilettes pour profiter d’être un peu à l’abris, j’ai regardé un peu autour du cratère mais étant exposée en plein vent glacial je ne suis pas restée longtemps. À 4h30 le refuge et le magasin de souvenirs ont ouvert. Les gens s’y sont précipités pour s’y réchauffer. Moi j’y ai fait un petit tour et ai finalement acheté un souvenir.

Les dernières trente minutes avant le lever du soleil étaient les pires. Tout le monde était rassemblé pour admirer le spectacle. Le soleil fut long à pointer le bout de son nez. Au final, cette année, les nuages auront empêché le spectacle dans toute sa splendeur mais les couleurs du ciel et des nuages restent merveilleuses. Décidément, j’ai pas eu de chance non plus cette année à ce niveau-là !

La descente : fast and falling down

Départ du sommet à 6h10, arrivée à la 5ème station à 9h35.
J’ai eu moins de courbatures au sommet contrairement à l’année dernière et comme j’ai pu m’allonger un peu avant le lever du soleil et me poser au refuge pour boire une boisson chaude tranquillement, la descente a été moins difficile. Comme le début est le même que le circuit Yoshida, j’étais préparée aux pentes raides de terre et de sables parfois glissantes. Je suis descendue plus vite que l’année dernière. Mais comme ces pentes sont aussi casse-gueules à cause des cailloux, je suis tombée deux fois quand même. Je ne pouvais pas faire le poids face à ceux qui dévalaient la pente en courant 😂. La grande pente de sable entre la 7ème et la 5ème station est mortelle et n’en finit pas. J’ai mis 3h25 (temps de pause inclus) et la dernière demie-heure j’ai tracé pour avoir mon bus.

Bilan : je suis vraiment une folle (?)

Plus difficile mais moins de monde que le circuit Yoshida. La partie jungle est belle, calme et synonyme d’aventure ! Un peu flippant quand on escalade seul en pleine nuit mais c’est ça aussi l’aventure ;) ! Je garde là aussi un très bon souvenir même si le lever du soleil n’était pas non plus pour cette fois ! Le Mont Fuji me fait davantage apprécier la randonnée en montagne. Je ne me lasse pas des paysages qui l’entourent et de cette sensation de liberté qu’on ressent quand on est au sommet !

Rendez-vous l’année prochaine pour un autre circuit. Il m’en reste encore deux. Mon deal, c’est de tous les faire au moins une fois x) !

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 1674¥
  • Barres énergétiques (acheté chez L-Breath) : 667¥
  • Bus (バス) : 2060¥ (aller-retour de Gotemba à la cinquième station) acheter le ticket au guichet sur place
  • Toilettes (トイレ🚾) : 200¥
  • Don pour l’ascension (富士山保全協力金) : 1000¥
  • Chocolats chauds pendant l’ascension (ココア) : 800¥
  • Souvenir de mon ascension (お土産) : 500¥
  • Oden dégusté au sommet (おでん) : 800¥

Total : 7 701¥. Comptez donc en moyenne entre 5 000 et 10 000¥ pour l’ascension du circuit Subashiri.


♫ Un article = Une chanson ► [Alexandros] – Adventure

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► Higher : Kimi a escaladé le Mont Fuji !

Un de mes buts de cette année a été atteint : celui d’escalader le Mont Fuji ! Je l’ai fait, enfin !

Il y a déjà beaucoup d’articles sur le sujet et les sites internet tels que Mt. Fuji Climbing et Fujisan Guide sont très bien fournis pour vous apporter toutes les informations nécessaires. Merci aussi à Gaijin in Japan pour son article détaillé sur le sujet et qui m’a beaucoup aidée pour préparer mon ascension. Bref, je ne vais pas vous présenter le sujet plus en détail, mais plutôt vous raconter comment j’ai préparé et vécu cette expérience !

Beaucoup ne le savent pas, mais j’ai toujours été très intéressée par les volcans et j’ai d’ailleurs rêvé à une époque de devenir volcanologue. Les catastrophes naturelles et à quel point la nature peut parfois se déchaîner m’ont toujours fascinée. Bref, pourquoi à la place j’ai fini prof, on s’en fiche, ce n’est pas le sujet de cet article :D. Tout ça pour dire que lors de mon premier voyage au Japon en décembre 2010, la chose que je voulais le plus voir de mes propres yeux était ce grand Fuji-san que je trouve d’une grande beauté. Bon la première fois que je l’ai vu, c’était du haut de l’observatoire du Metropolitan Government Building à Shinjuku. Il était bien petit vu de si loin !

Puis, décembre 2013, je reviens en voyage au Japon pour la deuxième fois, seule, en mode aventurière. Et je me rends dans la ville de Fujiyoshida pour visiter le sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社) et sa magnifique pagode Chureito (忠霊塔). Cet endroit est un des bons points de vue pour admirer le Mont Fuji. Je me rappelle que j’étais restée des heures assise à admirer ce grand Fuji-san, reposée, respirant un air pur et en oubliant tout le reste. Que j’étais bien ! Et c’est là que je me suis dit : « Un jour, j’escaladerai cette montagne, de nuit, pour y admirer de là-haut le lever du soleil ! »

Le moment était enfin venu de se lancer dans cette aventure, et pour que tout se passe bien, il fallait bien se préparer ! A commencer par le matériel nécessaire et indispensable ! Puis, être en bonne condition physique et mentale ! Oui parce que le Mont Fuji c’est quand même 3776 mètres d’altitude ! Bon me concernant, la condition physique, ça restait à désirer… Je ne pratique plus énormément de sport depuis que je suis au Japon (sans compter la marche à pied…) et avec mon travail, je suis en manque de sommeil. Mais le mental faisait la contrebalance. Plus le jour J approchait et plus l’excitation montait !

Matériel

Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

  • des chaussures de marche : vous faites de la randonnée et un peu d’escalade en montant le Mont Fuji. J’ai vu des gens en mode touriste faire l’ascension en converses… Ils en ont chié un peu !
  • de l’eau : prévoyez une grande quantité entre 2 et 3L. Pour ma part j’avais pris 2L, j’ai surtout bu en redescendant.
  • des boissons et des barres énergétiques : ça vous donne de l’énergie pour grimper mais ça ne vous remplit pas pour autant l’estomac ! Donc prévoyez aussi des sandwich, des onigiris pour vos pauses repas, ou bien de l’argent pour vous payer des nouilles instantanées dans les refuges.
  • de l’argent : au cas où vous êtes à cours de vivres pendant votre ascension. Notez que les prix grimpent avec l’altitude. Les toilettes c’est entre 200 et 300 yens, une boisson chaude 400 yens, des nouilles instantanées 800 yens environ… Il n’est pas possible d’utiliser la carte de crédit.
  • 1 000 yens : à payer une fois arrivé à la 5ème station pour aider à l’entretien des lieux, réalisé par Mt. Fuji Preservation Association Fund.
  • des vêtements chauds : pantalon, chaussettes épaisses, pull, bonnet, gants, écharpe. Si vous êtes vraiment frileux en attendant le lever du soleil, prenez aussi une couverture.
  • un chapeau, une casquette, ou bien un casque
  • des lunettes de protection
  • des vêtements de pluie ou un k-way :D : si par manque de bol vous vous retrouvez sous la pluie pendant votre ascension. Pour ma part, j’ai eu très froid vers l’approche du sommet, mettre mon K-way m’a aidée à supporter un peu plus la baisse de température ;).
  • un masque anti-poussière : si vous êtes allergique à la poussière en particulier. Sinon, ce n’est pas indispensable.
  • une serviette et/ou des lingettes rafraîchissantes : parce que vous aller suer à mort.
  • une trousse de survie : mettez-y des pansements, des mouchoirs, des médicaments, et de quoi supporter le mal de l’altitude. Il est facile de tomber malade à cause des changements de température et d’altitude.
  • une lampe de poche ou une lampe frontale : la lampe frontale reste plus pratique. Assurez-vous qu’elle soit puissante et éclaire sur une longue distance. J’en ai acheté une qui n’éclairait vraiment pas bien, j’ai fini par utiliser la fonction lampe torche de mon téléphone pour bien voir… N’oubliez pas des piles de rechange au cas où.
  • un ou des bâtons de marche : si cela peut vous faciliter la tache, en particulier pour la descente.
  • un grand sac à dos adapté pour la randonnée : prenez de préférence un sac entre 25L et 30L pour y caser toutes vos affaires.
  • un ou des sacs plastiques pour vos déchets : il y a très peu de poubelles, si vous voulez donnez vos déchets aux refuges, il faut consommer avant.

Ce que j’ai pris en plus :

  • mon appareil photo : parce qu’il était primordial que j’immortalise ce moment !
  • mon smartphone avec la batterie portable xD : sachez que même du haut du Mont Fuji, on capte le réseau et la 4G ! J’en ai profité pour téléphoner à ma mère pour partager en direct live une partie de mon ascension.

Budget à prévoir

Je n’avais rien pour faire de la randonnée chez moi, donc dans un premier temps, je me suis rendue dans un magasin de sports, avec du matériel de qualité pour la randonnée entre autres. J’ai fait mes petites courses chez Victoria Sports L-Breath, situé près de la gare de Shinjuku. Dans un immeuble de plusieurs étages, vous y trouvez tout l’indispensable pour la randonnée avec des vendeurs prêts à vous renseigner et vous conseiller.

Victoria Sports L-Breath Shinjuku
Adresse : 4-1-11 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud, Shinjuku Sanchome Station (Fukutoshin Line, Marunouchi Line, Shinjuku Line), sortie E10

Voici au total combien j’ai dépensé pour être bien équipé : 52 542 yens ! En détails :

  • Chaussures de marche : 15 984 yens
  • Chaussettes épaisses : 810 yens
  • Pantalon imperméable : 10 800 yens
  • Sac à dos : 18 900 yens
  • Lampe frontale : 2 052 yens
  • Lunettes : 3 996 yens

Puis, combien j’ai dépensé pour cette aventure : 13 013 yens ! En détails :

  • Bus : 5 400 yens (aller-retour de Shinjuku à la 5ème station du circuit Yoshida)
  • Nourriture et boissons au konbini : 1 941 yens
  • Barres énergétiques (acheté chez L-Breath) : 2 872 yens (environ 600 yens l’unité)
  • Don pour l’ascension : 1 000 yens
  • Une boisson chaude pendant l’ascension : 400 yens
  • Les toilettes (entre 200 et 300 yens selon l’altitude) : 500 yens
  • Un bol de ramen dégusté au sommet : 900 yens

Ces chiffres sont approximatifs ! Si vous avez déjà les équipements, l’ascension du Mont Fuji devrait vous coûter entre 9 000 et 15 000 yens environ.

En route pour l’ascension !

Vous êtes prêts et organisés pour votre ascension ? Vous vous êtes reposés avant et avez suffisamment d’énergie pour vous lancer dans cette aventure ? Choisissez votre circuit, payez les 1 000 yens pour l’association et en route !

Il y a quatre circuits différents pour grimper le Mont Fuji :

  • le circuit Yoshida (préfecture de Yamanashi) : point de départ à la 5ème station de la ligne Fuji-Subaru, 2 300m d’altitude, parcours de 6km, 6 heures pour l’ascension, 4 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, il y a de nombreux refuges et toilettes, c’est le circuit le plus emprunté par les touristes.
  • le circuit Subashiri (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station de Subashiri, 2 000m d’altitude, 6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, la section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Yoshida.
  • le circuit Gotemba (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station de Gotemba, 1 450m d’altitude, 7 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, l’altitude au point de départ est faible et la pente est douce, ce parcours convient aux bons marcheurs qui peuvent faire face à une grande différence d’altitude, c’est le circuit avec le moins de refuges et de toilettes, c’est le moins emprunté.
  • le circuit Fujinomiya (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station Fujinomiya, 2 400m d’altitude, 5 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, ce parcours est aussi très populaire auprès des visiteurs, la pente est raide et rocheuse,  la piste pour l’ascension est la même que la piste de descente.

Les circuits sont chacun représenté par une couleur différente. Pour ne pas vous perdre et ne pas vous tromper de circuit en cours de route, vérifiez toujours la couleur des panneaux se référant à la couleur du circuit emprunté. La période d’ascension officielle (en dehors, les refuges sont fermés, donc à vos risques et périls) est du 10 juillet au 10 septembre (1er juillet pour le circuit Yoshida) sauf modifications à cause des conditions météo. Il y a énormément de monde les week-ends et pendant la période d’Obon. Si vous souhaitez loger dans un refuge, il est recommandé de réserver avant pour vous garantir une place. Beaucoup de personnes optent pour l’ascension de nuit pour voir le lever du soleil depuis le sommet mais sachez qu’il est aussi possible d’assister au spectacle depuis la 5ème station ou depuis les refuges. Une fois là-haut vous pouvez faire le tour du cratère.

Pour vous rendre aux différents circuits, vous avez le choix entre le bus au départ de Shinjuku, l’aéroport de Haneda, Yokohama ou le train. Les itinéraires sont différents selon les stations ! Voici quelques itinéraires en bus et train pour vous rendre au circuit Yoshida (le plus accessible).

Shinjuku Expressway Bus Terminal
Highway Bus
Fujisan Station / Kawaguchiko Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Shinjuku Expressway Bus Terminal
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Haneda Airport
Highway Bus
Fujisan Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Yokohama Station
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Center-Kita Station / Tama-Plaza Station
Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station
Fuji-Subaru Line 5th Station

Shinjuku Station
JR Line
Otsuki Station
Fujikyuko Line
Fujisan Station / Kawaguchiko Station
Fuji Climbing Bus / Hiking Bus
Fuji-Subaru Line 5th Station

Ascension du Mont Fuji : l’aventure de Kimi

Avec Elodie qui m’a accompagnée dans cette aventure, nous sommes parties de Shinjuku tranquillement dans l’après-midi pour prendre notre temps, faire des pauses régulières et éviter trop de monde car les touristes préfèrent faire l’ascension de nuit pour admirer le lever du soleil. C’était aussi notre objectif ! C’est pourquoi nous avons choisi la date de notre ascension un lundi. Nous avons opté pour le circuit Yoshida, car on peut s’y rendre directement depuis Shinjuku !

Donc pour notre trajet, à Shinjuku nous avons acheté des tickets pour prendre le bus direct jusqu’à la 5ème station de la ligne Fuji-Subaru. Le trajet dure environ deux heures. Nous sommes parties vers 15h30 et nous sommes arrivées à 17h30. Nous avons commencé notre ascension à 18h00 tranquillement, en s’arrêtant à toutes les stations pendant 10 à 30 minutes. Nous sommes arrivées au somment vers 4h00.

J’ai été assez étonnée par ma condition physique et surtout mentale ! En faisant de bonnes pauses quand même, j’ai réalisé le parcours à une vitesse normale sans trop me sentir essoufflée. Avec Elodie nous pétions un peu (trop) la forme dans les stations pendant nos pauses. On rigolait de tout et de rien pendant qu’on regardait certaines personnes arriver complètement essoufflées. Les barres énergétiques semblent plutôt efficaces ! Je n’ai ressentie la fatigue qu’à partir de la descente (je n’ai pas du tout dormi) et pendant ma dernière heure d’ascension, j’avais très mal aux cuisses donc je marchais en faisant des plus petits pas car le moindre grand mouvement était synonyme de douleur xD.

Comme les circuits Yoshida et Subashiri fusionnent de la 8ème station au sommet, il y a eu pas mal d’embouteillages. Parfois, les gens n’avançaient vraiment pas vite pour moi, j’ai pas mal grugé de peur de ne pas arriver à temps ! Une fois au sommet, beaucoup de personnes étaient déjà rassemblés et attendaient le lever du soleil. J’ai tenté tant bien que mal de trouver une place mais je ne pouvais pas m’asseoir. J’avais très froid et les dernières minutes d’attente semblaient des heures… Et manque de bol, à cause de quelques nuages, je n’ai pas vu un lever du soleil extraordinaire. Ce sera pour une prochaine fois !

Après un bon bol de ramen, nous sommes redescendues vers 6h00 sans perdre de temps car notre bus retour nous attendait vers 10h. Nous sommes arrivées à 9h45, au bout de notre vie. Une fois dans le bus, on a dormi jusqu’à Shinjuku ! La descente a été difficile. Les pentes sont raides et glissantes. Sans bâtons de marche, c’est facile de glisser (ça n’a pas loupé pour moi xD), j’ai passé un moins bon moment que pendant la montée.

Je suis rentrée très fatiguée mais surtout très heureuse ! Cette ascension restera sans doute une de mes plus belles aventures au Japon ! J’ai très envie de refaire cette ascension, mais sur un circuit différent et aussi profiter de faire le tour du cratère.


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – higher

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► Checkmate : 22 juin 2017 ; 2 ans de vie au Japon !

22 juin 2017 ! Bon anniversaire Yonghwa ! Que le temps passe vite ! Me voilà déjà à deux ans de vie au Japon, j’ai l’impression que c’était hier que je venais habiter au Japon ! Comme pour la première année, j’ai envie de faire le bilan.

Cette deuxième année au Japon, comment était-elle ? Je dirai peut-être aussi difficile que la première mais ce n’était pas la même difficulté. L’année dernière, la difficulté numéro un : chercher un travail. Cette année, la difficulté numéro un : m’adapter au travail ! Et ce n’était pas toujours gagné. L’année dernière : j’ai appris à servir du vin et du champagne et à porter 3 assiettes en même temps. Cette année : j’ai appris à enseigner le français à des japonais. L’année dernière : je vivais dans une share house. Cette année : j’ai déménagé dans un studio. Bref, je zappe les mauvais moments, ça ne sert à rien de s’étaler. Mais cette année fut malgré tout riche, même si j’ai plus travaillé qu’autre chose. Je n’ai pas beaucoup voyagé mais j’en prévois pleins pour bientôt ! Mon épanouissement est grandissant. Je m’amuse, je profite des petites occasions qui se présentent et je me sens toujours aussi bien en globalité ici. Alors, cette année-là :

  • J’ai déménagé dans un studio, dans la campagne de la préfecture de Kanagawa. C’est parfois chiant d’habiter loin, mais je m’adapte.
  • J’ai loupé tous les matsuri d’été parce que je travaille le samedi. J’ai juste vu une partie du feux d’artifice de Futako-Tamagawa.
  • Je me suis fait des amies… françaises, avec qui j’aime beaucoup sortir ! Violaine, Elodie, Pauline… Si vous passez par là ! Et ça fait du bien car….
  • Finalement j’ai réalisé une chose : se lier d’amitié avec des japonais(es), c’est finalement très compliqué. La relation n’est pas aussi sincère et on ne peut pas se confier.
  • J’ai réalisé aussi que les japonais, à vouloir être trop polis, sont à la limite de l’hypocrisie, parce qu’ils ne disent jamais les choses directement ! Et ça c’est quelque chose que j’ai du mal à supporter. Il y a aussi une sorte de racisme envers les étrangers, bien différente de la notre (haha) mais bien plus blessante je trouve. Un japonais ne vous traitera jamais de « sale étranger » ici mais vous le fera comprendre dans son comportement tout en faisant comme si de rien n’était (oui, les japonais ne disent rien directement).
  • Cependant, tous les japonais ne sont pas comme ça non plus ! Mes apprenants et les quelques amis japonais que j’ai réussi à me faire sont des personnes adorables et je les aime beaucoup ! J’ai vraiment fait des rencontres marquantes et toutes ces rencontres m’ont permise de me maintenir debout et de passer des bons moments ! Je ne pensais jamais dire un jour « Enseigner le français, c’est amusant ! » J’ai la sensation de bien plus profiter de la vie, de sortir, de m’amuser maintenant que quand j’étais adolescente. Je me dis que « Oui, la vie, elle est cool ! » et qu’il ne faut pas se laisser abattre par les petits tracas qu’elle peut parfois te balancer en pleine figure.
  • J’ai changé personnellement, dans mon relationnel avec les gens, dans ma façon d’agir et de m’imposer. J’ai appris à m’ouvrir et à être moins timide. Oui, le travail à l’Ecole Sympa ne m’a pas apportée qu’un Visa et un salaire ! Je n’avais pas remarqué à quel point j’ai pu être enfermée dans ma bulle et effrayée à l’idée de mettre un pied dans le monde extérieur toutes ces années, et vraiment ça peut bloquer beaucoup d’issues. Maintenant, je m’aperçois que je peux en apprendre beaucoup sur la vie et sur les relations humaines et créer des liens avec des personnes qui ne viennent pas forcément du même monde que le mien. Bon après c’est sûr, ça ne marche pas avec tout le monde non plus hein :’D.
  • Je vais toujours autant au Karaoké et j’aime toujours autant Starbucks.
  • Je suis allée à la plage à Enoshima pour me baigner !
  • J’ai fêté mon premier Halloween à Shibuya !
  • J’ai décroché le JLPT N5 !
  • Je suis allée à Karuizawa.
  • J’ai fait du Taiko pour la première fois !
  • J’ai vu mes CNBLUE 10 fois en concert/fanmeeting (dont 7 au Japon). Avec l’emploi du temps que j’avais, j’ai bien géré je trouve x’D. Merci de venir aussi souvent au Japon les gars !

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Une année chaotique, mouvementée, parfois difficile mais très enrichissante ! Et il y a encore beaucoup de choses que je veux accomplir durant cette troisième année au Japon qui commence :

  • Escalader le Mont Fuji
  • Voir un spectacle de Kabuki
  • Assister à un match de Sumo
  • Aller à FujiQ
  • Assister à une vraie cérémonie de thé
  • Aller à Okinawa, Fukuoka, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
  • Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
  • Réussir le JLPT N4, puis le N3 si vraiment je deviens balèze en japonais

Pour l’instant, ai-je envie de rester au Japon et d’y passer ma vie ? Y passer ma vie, je ne sais toujours pas, je ne peux pas me projeter autant… Mais pour l’instant OUI, je veux rester ! Une chose est sûre, je ne quitterai pas le Japon tant que je n’aurais pas accompli les objectifs ci-dessus !


♫ Un article = Une chanson ► 정용화 (Jung Yong Hwa) – Checkmate (With JJ LIN)