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► Chase : Kimi no Nikki (février 2020)

Février = vague de froid. Des journées ensoleillées mais qui tournent vite à la pluie ou aux rafales de vent. La météo du Kansai n’est pas aussi agréable qu’à Tokyo et a du mal à se maintenir. L’hiver semble long quand on a aussi froid en intérieur (merci les logements mal isolés et mal chauffés) et à cause de l’air très sec. C’est facile de tomber malade à plusieurs reprises, entre rhume et grippe. La chose qui peut faire aimer l’hiver est sans doute la neige. Elle est tombée un peu mais pas suffisamment pour tenir et teinter le paysage de blanc. En bref, on a hâte que le printemps arrive et pour se consoler, on se fait plaisir chez KALDI Coffee Farm (カルディコーヒーファーム) avec pleins de produits au sakura 🌸 : thé, confiture, udon et même pâte à pancake !

Le 23 février, notre cher nouvel empereur fêtait son anniversaire ! Ce jour est donc désormais férié au Japon. Et comme ça tombait un dimanche, le lundi suivant était par conséquent férié aussi. Une occasion de s’offrir un long weekend du côté de Nachi-Katsuura (那智勝浦). Le guide consacré à cet endroit arrivera dans un prochain article !

※ Les événements du mois

• Setsubun (節分)

Cette année encore, précisément le 3 février, on célèbre Setsubun (節分), cette fête symbolisant la fin de l’hiver et le changement de saison. En effet, Setsubun faisait à l’origine référence à la veille du début de chaque saison, printemps, été, automne et hiver. Le premier jour du printemps (立春, risshun), le 4 février, correspondait également à l’ancien calendrier lunaire japonais, tout en marquant la transition du froid de l’hiver à la chaleur du printemps. Pour ces raisons, cette journée serait devenue particulièrement importante et, avec le temps, le terme Setsubun est devenu associé uniquement au début du printemps.

On raconte que selon la superstition japonaise le monde serait plus sensible à l’influence du mal (représentés par les démons que l’on appelle Oni en japonais (鬼)) lors des changements de saisons. Un rituel connu sous le nom de tsuina (追儺) ou aussi oni-yarai (鬼遣らい) pour dissiper la perversité a donc été pratiqué dans la cour impériale Heian et dans d’autres lieux lors de Setsubun. Cette coutume originaire de Chine aurait été introduite entre a fin du VIIe et le début du VIIIe siècle.

Ainsi, le principal rituel de Setsubun consiste à chasser les démons en leur jetant des graines de haricots. Ce rituel, Kimi no BLUE TRAVEL l’a expérimenté l’année dernière et les détails se trouvent sur cet article. Mais d’autres existent et varient selon les régions. On distingue une première différence selon les lieux de célébration : dans les temples, on parle de Setsubune (節分会) et dans les sanctuaires, Setsubunsai (節分祭).

Dans le Kansai, la fête se vit autrement avec un rituel bien connu : le karosai (火炉祭). Si vous célébrez Setsubun à Kyoto, le rituel, parmi nombreux d’autres, commence à 23h00. Cependant dans d’autres sanctuaires plus petits et moins fréquentés, il peut avoir lieu plus tôt dans la soirée. C’est le cas du sanctuaire Katano (片埜神社) situé dans la ville d’Hirakata (枚方市). On vous raconte cette expérience.

Lors du karosai, de vieilles amulettes (お守り, omamori) et de vieux talismans en bois (お札, ofuda) avec des vœux écrits dessus sont brûlés dans un grand pot de feu. Celui-ci est installé devant l’une des portes du sanctuaire (鳥居, torii) et les talismans et amulettes rapportés par les fidèles et les visiteurs y sont brûlés afin que les esprits en eux puissent être libérés. Pendant que le prête shintoïste (神主, kannushi) récite un chant religieux, les gens s’approchent à tour de rôle des flammes et y jettent leurs vieux charmes, faisant grandir le diamètre de ce feu jusqu’à plus de cinq mètres. Bien que l’on sente une forte chaleur, on dit que si vous vous approchez des flammes, vous serez en bonne santé pour l’année à venir. Admirer les flammes, écouter les chants en toute tranquillité apaise les cœurs et les esprits.

Après quoi, Setsubun se termine dignement par un petit festin : la dégustation d’amasake (甘酒, boisson peu alcoolisée que l’on sert régulièrement lors des fêtes traditionnelles dans les temples et sanctuaires) et d’ehomaki (恵方巻) à manger entier dans la direction Eho (恵方).

Sanctuaire Katano (片埜神社)
Adresse : 2-21-15 Makinosaka, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市牧野阪2丁目21−15)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.katanojinja.com

• Spectacle scolaire (発表会)

Les écoles (privées en particulier) du Japon n’en finissent pas avec les spectacles et festivals : 運動会 (rencontre sportive), 音楽会 (rencontre musicale), 発表会 (représentation). Il y en a pour tous les thèmes et toutes les activités. À l’approche de la fin de l’année scolaire, on planifie une représentation sur le thème de la vie, Seikatsu Happyoukai (生活発表会) avec chants et performances musicales.

Des semaines chargées avec des répétitions quotidiennes pour atteindre la perfection le jour J, des professeurs strictes et des enfants parfois fatigués. Mais on garde le moral et la motivation ! On encourage au mieux les troupes pour leur prouver qu’ils sont capables de faire de grandes choses à leur bas âge.

Le jour J, les classes montent sur scène à tour de rôle pour interpréter des chansons en anglais et en japonais, accompagnés parfois d’une petite danse, avant de terminer par un orchestre. Des grands classiques aux chansons populaires du moment, comme Paprika, chanson officielle des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, les enfants chantent et jouent en rythme avec le sourire, guidés par leur professeur. Les parents sont fières de la performance et immortalisent le moment en photos et vidéos.

Des visages radieux, des messages remplis d’émotions, c’est un beau spectacle qui rappelle l’arrivée prochaine du printemps et de la fin d’une riche année scolaire de plus.

• Excursion scolaire et pique-nique (修学旅行と遠足)

En effet, la fin de l’année scolaire se rapproche, les grands événement sont passés, on programme alors une petite sortie scolaire méritée dans la matinée ! On se rend au parc pour s’amuser, profiter d’une petite ballade et terminer par un pique-nique. En japonais, on appelle cette petite excursion Ensoku (遠足).

Pendant le trajet, le professeur occupe les enfants en expliquant le programme de l’excursion : ballade et amusement au parc, suivi d’un pique-nique. Le soleil n’est hélas pas au rendez-vous ce jour mais les enfants gardent le sourire ! Une fois sur place, on court direction l’aire de jeux et on s’amuse jusqu’à l’heure du pique-nique où chacun se régale avec sa boite à bento dont le contenu soigneusement préparé par maman est aussi mignon que bon !

L’excursion se passe au parc Shimin no Mori d’Hirakata (枚方市市民の森) dont le nom signifie littéralement « la forêt des citoyens ». Situé dans la partie nord d’Hirakata, c’est un parc verdoyant dans un quartier résidentiel, construit sous le slogan « Ville de verdure, du soleil et de la culture » (緑と太陽と文化のまち) pour commémorer le 35ème anniversaire de la municipalité.

Sur une surface d’environ 2,8 hectares entourée d’environ 12 000 arbres, le parc est divisé en huit zones, dont l’étang Kagami (鏡伝池) au cœur, la forêt de fleurs (花の森), la forêt Seseragi (せせらぎの森) et la forêt Trim (トリムの森). Les citoyens de la ville apprécient le parc pour y admirer les fleurs à toutes les saisons. En cette période de l’année, on peut voir de jolies fleurs de pruniers (梅の花) par exemple ! La forêt dans laquelle se trouve une aire de jeux est quant à elle l’endroit préféré des petits !

Hirakata City Shimin no Mori (枚方市市民の森)
Adresse
: 2-10-1 Kuzuhaoka, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市楠葉丘2丁目10-1)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internethttp://shimin-mori.com/

※ Les sorties et excursions du mois

• Une journée à Kobe (神戸日帰り旅)

Excursion d’une journée à Kobe ? Oui c’est entièrement possible de faire l’aller-retour sur une journée quand on habite dans le Kansai ! En japonais on dit Higaeri (日帰り). Bien sûr, pour faire le tour entier de la ville, c’est mieux d’y passer plusieurs jours mais on peut toujours découvrir de belles choses rien que sur une journée et y revenir le lendemain !

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Kobe !

Pour cette excursion un samedi frais mais en partie ensoleillé, ce sera marche, nature, temple et panorama magnifique pour un budget qui ne dépassera pas 10 000 yens !

Arrivée le matin à la station Sannomiya (三ノ宮), on se dirige à pieds en direction du pont Vénus (ヴィーナスブリッジ). Sur le chemin, petit arrêt au sanctuaire Ikuta (生田神社), un des plus anciens du Japon. L’endroit est tranquille et très silencieux, peu de visiteurs s’y aventurant en matinée. C’est une agréable balade reposante sous un soleil frais mais radieux.

On continue de parcourir les rues ascendantes et descendantes (eh oui, Kobe est entouré de montagnes), passant devant la mosquée de Kobe, empruntant la pente très raide menant aux sanctuaires Suwa (諏訪神社) et Takagi Inari (高儀稲荷神社) pour enfin atteindre les marches du pont Vénus. Bien que son nom ne reflète pas un charme exceptionnel pour cette construction, la vue sur la ville reste splendide ! Gratuit et sans trop de touristes, l’effort fourni pour monter jusque là est amplement récompensé !

Juste à côté, sur la terrasse Venus (ヴィーナステラス) de l’observatoire du parc Suwayama (諏訪山公園), se trouve le monument des cadenas de l’amour (愛の鍵モニュメント). Les couples viennent sceller leur amour en y attachant des cadenas depuis décembre 2004. Sa construction a été décidée après que des actes similaires aient été effectués sur le pont Vénus, et étant jugés dangereux en raison du poids accumulé des cadenas.

Après une pause déjeuner, direction le sud de la ville à pieds, parcourant les rues désormais plus animées du quartier de Sannomiya (三ノ宮) et du quartier chinois de Kobe, Nankinmachi (南京町).

Premier arrêt au sanctuaire Minatogawa (湊川神社) dans lequel se tient ce jour un petit marché avec produits fabriqués à la main et antiquités. On découvre des allées de plusieurs stands et pas mal de clients viennent faire des emplettes, mais compte tenu du lieu sacré, le marché reste calme. Ce sanctuaire shinto reconstruit après-guerre en 1957 est connu pour son grand hall et ses statues de lions dorées.

Puis, on repart pour un autre temple, très peu connu des touristes et même des locaux ! Et pourtant, il y cache une merveille : une des plus grandes statues de Bouddha, le temple Nofuku (能福寺).
Implanté au milieu d’immeubles et à 10 minutes à pied de la gare de Hyogo, créant un certain contraste entre modernité et tradition, on s’attendrait à tout sauf à trouver un lieu sacré par le plus grand des hasards. Alors que le grand Bouddha de Kamakura se trouve au calme et un peu éloigné du centre-ville et celui de Nara au chaud dans le temple Todai-ji, le grand Bouddha de bronze de Nofuku-ji est visible à peine passé l’entrée du temple dont la visite est d’ailleurs gratuite !
Montez les marches jusqu’à lui, admirez-le avec le paysage citadin en arrière-plan et faites-lui une offrande en déposant de la nourriture ou une boisson.

Selon le temps restant, on remonte en transport (train JR jusqu’à Sannomiya et bus 18) ou à pied jusqu’au nord-est au téléphérique du mont Maya (摩耶山). De là, les aventuriers d’un côté, passionnés de randonné, empruntent le circuit menant jusqu’au sommet du mont Maya au point de vue Kikusedai (掬星台) et les touristes de l’autre optent pour le trajet en téléphérique et funiculaire.

Là-haut, une autre magnifique vue sur Kobe s’offre aux visiteurs, pour ainsi figurer parmi les trois meilleures vues nocturnes du Japon. De jour comme de nuit, Kobe, situé en bord de mer et entouré de montagnes, révèle sa beauté citadine et ses milliers de lumières.

Selon la saison, d’autres activités sont possibles incluant la location de vélo et emprunter le circuit pour une sympathique balade en respirant l’air frais. Ou bien, pour les moins sportifs ou ceux qui veulent juste se détendre, se poser au café du coin, Maya View Terrace 702 (摩耶ビューテラス702). En hiver, des kotatsu et couvertures sont à disposition des clients pour se réchauffer et se relaxer tout en admirant la ville. On se laisse facilement tenter par un dîner et/ou une boisson chaude. Plats japonais et occidentaux, gâteaux et autres pâtisseries, thé, café et alcool, il y a de tout pour satisfaire le client et lui redonner de l’énergie après une longue journée d’excursion et bien la terminer.

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Ikuta Jinja (生田神社)
Adresse : 1-2-1 Shimoyamatedori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区下山手通1丁目2−1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://ikutajinja.or.jp/

Venus Bridge & Ai no Kagi Monument (ヴィーナスブリッジ&愛の鍵モニュメント)
Adresse : 203 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方203)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest

Minatogawa Jinja (湊川神社)
Adresse : 3-1-1 Tamondori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区多聞通3丁目1−1)
Accès : Kobe Station (JR Lines) sortie nord, Kosoku Kobe Station (Kobe Kosoku Line) sortie 11A
Site internet : http://www.minatogawajinja.or.jp/

Nofuku-ji (能福寺)
Adresse
: 1-39 Kitasakasegawa-cho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区北逆瀬川町1−39)
Accès
: Hyogo Station (JR Lines) sortie sud, Chuo-Ichibamae Station (Kaigan Line) sortie 1
Site internet : http://nofukuji.jp/

Maya View Line Kikusedai (まやビューライン 掬星台)
Adresse : 2-2 Mayasan-cho, Nada-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市灘区摩耶山町2-2)

※ Les restau et cafés du mois

• Kappougi (かっぽうぎ)

De passage à Kobe et pour le déjeuner vous avez un mot en tête : tradition. Pour cela, optez pour le Washoku (和食, terme employé pour désigner la cuisine traditionnelle japonaise) et posez-vous dans l’Izakaya Kappougi (手作居酒屋 かっぽうぎ) pour goûter sa cuisine fait maison. Tradition : le décor l’est avec des tables basses et des tatamis et la cuisine fait maison regroupe tous les plats et accompagnements typiques de la cuisine japonaise. Il y a l’embarras du choix et pour tous les goûts !

Le midi, c’est un menu fixe (定食) de six petites assiettes au prix de 792 yens. Le paiement s’effectue à l’arrivée et avant de prendre place à table. Les clients prennent un plateau et choisissent d’abord un plat de viande/poisson (karaage 唐揚げ, poissons de saison comme par exemple le sanma 秋刀魚 ou le maquereau 鯖, nikujaga 肉じゃが, chicken katsu 鶏カツ…), trois petits bols d’accompagnements légumes / féculents (yakisoba, tamagoyaki, pommes de terre frites, natto, salade…), une soupe miso et un bol de riz blanc ou du riz assaisonné avec des légumes et de la viande (炊き込みご飯). Thé froid, chaud et eau sont disponibles à volonté ainsi que sauces et épices mis à disposition à chaque table.

Un plateau bien garni, de la bonne cuisine, on ressort avec un estomac rempli et satisfait !

Kappougi Roynet Sannomiya (かっぽうぎロイネット三宮店)
Adresse : 5-1-6 Gokodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区御幸通5-1-6)
Accès : Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line) sortie A24, Sannomiya Station (JR Line) sortie est, Sannomiya-Hanadokeimae Station (Kaigan Line) sortie 3
Site internet : http://www.kappougi.jp/ 

※ Dans ma vie Nippone

• La vie est belle !

Je pensais que seuls les personnes ayant trouvé le grand amour, vécu le mariage, découvert la joie de devenir parents et de fonder une famille tout en effectuant le travail de leur rêve pouvaient dire librement ces mots. Et pourtant non, ils peuvent être à la portée de n’importe qui ! Je ne pensais pas moi-même les dire un jour, du haut de mes 30 ans. Oui, il faut croire que 30 ans est un bel âge et qu’on voit les choses plus positivement et qu’on a envie de continuer à grimper, gravir des échelons et relever de nouveaux challenges. C’es mon état d’esprit actuel.

Que j’ai bien fait de quitter Tokyo pour le Kansai. De nouvelles choses ont été possibles pour une vie bien plus agréable et plaisante. Ça fait déjà 5 mois que je suis devenue professeure d’anglais et que chaque jour je m’amuse avec les enfants en leur enseignant cette langue. 5 mois c’est peut-être court, mais en 5 mois, j’ai déjà partagé tellement de bons moments avec les enfants. Et grâce à la gentillesse et aux visages radieux de la plupart d’entre eux (pas tous hélas lol), j’ai pu gagner suffisamment de confiance pour leur enseigner l’anglais dans une atmosphère ludique et amusante.

C’est sûr, ce n’est pas rose tous les jours, c’est parfois très fatigant et au début je m’inquiétais beaucoup quant à mes capacités à enseigner. Je m’inquiète toujours un peu même maintenant. J’ai eu des moments de doute à plusieurs reprises aussi mais la fin de l’année scolaire se rapproche et je suis juste impatiente de voir comment commencera la rentrée prochaine. C’est passionnant ! Chaque jour les enfants m’apportent beaucoup. Chaque jour est une expérience enrichissante. C’est pourquoi je vais continuer à faire des efforts tout en gardant cette joie de vivre !


♫ Un article = Une chanson ► L’Arc~en~Ciel – CHASE

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► J’t’emmène au vent : Voyager sans préparation au Japon

J’ai voyagé trois fois au Japon, et chacune de ces fois à été différente.

La première fois, je ne suis allée qu’à Tokyo et sa banlieue, guidée par une amie qui était déjà allée au Japon. Donc on peut dire qu’au niveau des préparations, je n’avais pas fait grand chose mis à part acheter mon billet d’avion et réserver ma chambre en guest house. J’ai fait confiance à mon amie pour les visites et j’ai pu découvrir une capitale moderne, sûre et conservatrice de ses traditions.

La deuxième fois, j’ai voyagé seule. Et ça a été plus enrichissant et plus passionnant que la première fois. Même si j’avais bien préparé ce voyage (hôtels, visites), il a été révélateur et j’ai pu en apprendre plus sur ma personnalité. J’ai affronté ma timidité et j’ai appris à aller vers les autres. J’ai découvert une autre ville, Nagoya, dont le rythme de vie est bien différent de Tokyo.

La troisième fois, la moitié de mon séjour était sans préparation. Munie d’un JR Rail Pass et avec l’envie de découvrir plus le Kansai, j’ai effectué plusieurs aller-retours depuis Tokyo où je logeais dans une guest house pour me rendre à Kyoto, Nara et Osaka… En Shinkansen, sans réservation. Je suis partie dans chacune de ces villes pour une journée, pour les parcourir à pied et visiter leurs meilleurs endroits. Et si je n’avais pas le temps de tout voir, ce n’était pas grave, je pouvais revenir un autre jour ! Je vivais un peu au jour le jour, car c’était l’été à ce moment et il a plu de temps en temps malheureusement !

Pour ma part, je préfère préparer pour ne pas perdre de temps (c’est certainement le seul inconvénient d’un voyage sans préparation) mais après ces trois séjours, voyager sans préparation au Japon, c’est tout à fait possible !

Arriver avec un sac à dos, sans carte de transport, sans plan, de l’argent liquide dans le portefeuille, quelques bases en japonais. C’est “l’aventure” !

Vous débarquez à l’aéroport. Suivez les panneaux indiqués en japonais mais aussi en anglais, ils vous guideront vers les trains en direction de Tokyo. Le réseau ferré au Japon est très développé et même si vous risquez de vous perdre à cause de ces nombreuses lignes de trains et des indications pas assez précises pour les étrangers, vous pourrez toujours aller quelque part ! Dans le train, vous n’êtes jamais perdus : des écrans annoncent en japonais, anglais (parfois aussi en chinois et coréen) la station suivante en même temps qu’une annonce sonore. A chaque station, vous savez où vous vous trouvez, d’où vous venez et où vous allez (vous pouvez lire sur les panneaux en anglais la station actuelle, la station suivante et la station précédente).

Vous ne voulez pas rester à Tokyo ? Achetez à tout moment un ticket de Shinkansen et partez aussitôt pour le Kansai, le Kyushu ou l’Hokkaido ! On peut voyager facilement entre les grandes villes. En une heure, beaucoup de Shinkansen partent pour diverses destinations partout dans le Japon, ce qui évite d’attendre trop longtemps à la gare. Et même si vous devez attendre quelques minutes ou quelques heures, vous pouvez vous reposer dans une salle d’attente, dit “waiting room”, avec des prises électriques, des distributeurs automatiques de boissons ou de nourriture et des sièges.

Si vous avez un budget limité et souhaitez économiser une nuit d’hôtel ou à l’auberge de jeunesse, rendez-vous au “Bus Terminal” et achetez un ticket de bus pour partir ailleurs. Pas seulement de jour, vous pouvez aussi effectuer un voyage de nuit dans un bus équipé pour ce type de trajet : sièges réglables pour s’allonger, une visière et des rideaux pour ne pas être gêné par la lumière, des écrans pour regarder des films ou écouter de la musique, des prises électriques et parfois même le wi-fi !

Sans obligatoirement réserver avant, on peut loger dans des hôtels capsules, des manga cafés ou Internet cafés. Ceux-ci sont souvent moins chers et offrent malgré tout le minimum de facilités et sont pratiques pour les courts séjours improvisés : affaires de toilettes, TV, alarme, wi-fi gratuit, espace-détente et espace de lecture avec des mangas, des ordinateurs avec Internet, des distributeurs de boissons, etc…

Une petite ou une grosse faim ? Dans les grandes villes et les quartiers très fréquentés, des allées avec de nombreux cafés et restaurants seront présentes pour vous rassasier ! Et vous avez très souvent le choix ! Restaurants japonais, mais aussi italiens, français, indiens ou bien fast-food… Parmi tous ces choix, vous pouvez même en trouver avec un menu très abordable. Vous ne comprenez pas le japonais ? Pas de problème ! Beaucoup de restaurants mettent en vitrine les présentations de leurs plats et des menus traduits en anglais avec des photos. Enfin, pour une petite faim ou un achat urgent, il y a des combinis partout ouvert 24 heures sur 24 !

Pour les visites, vous n’avez rien préparé ? Ce n’est pas grave ! L’office de tourisme est là pour vous renseigner en anglais et des guides volontaires vous attendent à la sortie de certaines stations (comme Shinjuku) pour vous faire visiter les alentours.

On peut aussi parcourir les grandes villes comme Tokyo, Osaka, Kyoto et Kobe par exemple à pied. C’est aussi en marchant sans objectif particulier qu’on fait de belles découvertes par hasard. C’est souvent une agréable surprise et quand il s’agit d’un endroit peu connu des touristes, on est fier et heureux d’en avoir fait la découverte !

Enfin, même si ça demande encore de l’amélioration, des réseaux wi-fi gratuits sont de plus en plus disponibles pour vous offrir un accès à Internet, notamment dans les combinis ou les grandes stations. Ainsi, vous n’êtes pas complètement coupé du monde et vous pouvez effectuer une recherche rapide ou consulter une carte si vous êtes perdus !

Voyager en mode “aventurier”, sans trop savoir où on va offre un meilleur épanouissement pendant le voyage et nous permet d’en apprendre plus sur nous-mêmes. Grâce à ses facilités et ses indications traduites en anglais, il est assez facile de voyager au Japon en totale improvisation !


Et vous, voyagez-vous sans préparation ? Comment voyagez-vous ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► Louise Attaque – J’t’emmène au vent

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► Champion : 22 juin 2018 ; 3 ans au Japon

Mes cheveux ont aussi incroyablement poussé o_o’

Nous y voilà ! Aujourd’hui je fête mes 3 ans au Japon. J’ai passé un grand cap et avec mon nouveau visa travail, j’ai encore 3 ans à passer ici !

Cette troisième année était pleine de rebondissements ! J’ai vécu six mois de bonheur entourée d’une super équipe, des étudiants adorables qui m’ont permise de m’épanouir dans mon travail et d’être toujours plus investie et motivée pour eux. C’est un travail fatigant mais grâce auquel j’ai pu passer de bons moments et en apprendre beaucoup. Le plus dur a été d’accepter que notre équipe si parfaite change et qu’un membre parte dans une autre branche. Au fond, je n’accepte toujours pas. Mais c’est la vie et il faut s’y faire.

J’ai accompli et continue d’accomplir divers projets au travail. C’est passionnant, stimulant et enrichissant. J’ai envie d’en faire et d’en apprendre encore plus à chaque fois. Je deviens un peu japonaise à ce niveau, je m’investie beaucoup mais je sais faire la part des choses. Dès que j’ai l’occasion de sortir et de voyager, j’en profite !

Quelques événements bouleversants sont venus me gâcher mon début d’année. Ça a été dur de se relever mais j’en suis sortie plus forte, du moins j’espère. J’espère être suffisamment forte et mature pour affronter les futurs problèmes qui viendront se dresser sur ma route. C’est pas facile tous les jours. Suffit parfois d’un coup de fatigue ou d’une mauvaise nouvelle pour avoir un coup de mou et déprimer mais je me relève toujours !

Quand on vit à Tokyo, on a un rythme de dingue.. Je me demande encore comment est-ce possible ! Il y a beaucoup de choses que je ne trouve plus le temps de faire… Par manque de temps, j’ai laissé un peu tomber la Kimi BOICE, accro à CNBLUE, j’ai stoppé le site cnblue.fr, arrêté de suivre l’actu des garçons, j’ai fait moins de concerts et d’events… Oui mine de rien, tout ça prend du temps aussi… C’est marrant parce que c’est un peu tombé au « bon » moment. Maintenant le groupe est en pause pour deux ans minimum (service militaire coréen oblige), trois membres sur quatre continuent des activités solo, mais pour moi ce n’est pas la même chose. Ça fait un peu mal au cœur par moment, car ils sont comme des frères pour moi et les concerts vécus au Japon, en Asie étaient mémorables. J’aimais partager ces moments de bonheur avec les fans autour du monde. Leur musique, c’est une source d’énergie, une motivation, un réconfort, une force pour aller de l’avant… Ils me manquent… Mais en attendant, leur musique ne meurt pas et elle est toujours là.

J’ai failli laisser tomber autre chose aussi : ce blog. Je l’ai créé sur demande des proches qui voulaient avoir des nouvelles et suivre mes aventures au Japon. Sauf que je me suis rendue compte que la plupart s’en fichait. Alors à quoi servait-il ? À pas grand chose…

Mais en fait si… J’y ai aussi partagé mes bons plans, des services et des conseils. Car galérer, je sais ce que c’est. Alors si je peux me rendre utile pour des personnes dans ce cas, c’est une bonne raison d’exister pour ce blog. Je vous avoue même qu’aujourd’hui, je consulte mon propre blog quand j’en ai besoin 😂. La Kimi du passé aide la Kimi du présent ! Donc oui c’est long, je ne suis pas 100% active mais je le continue quand même, au moins pour moi.

Bref, faisons le point. Je suis contente de mon année car j’ai fait beaucoup de choses encore :
– J’ai passé mes meilleures soirées Izakaya / Karaoké et aussi des fêtes inoubliables à l’école avec l’équipe parfaite et les étudiants.
– Certaines de ces soirées étaient aussi les pires cuites de ma vie 😂.
– Je suis allée en Corée du Sud un week-end. J’ai vu mes amis et CNBLUE pour qui j’ai réalisé un don de riz à l’occasion de leurs concerts à Séoul, un projet que je rêvais d’accomplir depuis longtemps.
– Je suis allée au Matsuri de Odawara (j’en ai aussi profité pour visiter son chateau qui est blanc comme celui d’Himeiji).
– J’ai escaladé le Mont Fuji de nuit. Cette expérience reste une de mes plus grandes aventures !
– J’ai vu le feu d’artifice de Jingu Gaien (le seul de cette année 😢).
– J’ai obtenu le JLPT N4.
– J’ai escaladé le Mont Takao et en même temps assisté au Momiji Matsuri.
– J’ai eu le coup de coeur pour Kobe. Si je devais habiter dans une autre ville que Tokyo, j’irais là-bas sans aucun doute !
– J’ai visité le musée Ghibli.
– J’ai fêté mon anniversaire au Lock Up avec ma baka ❤.
– J’ai fêté le Nouvel An japonais avec toutes ses traditions (hatsuhinode, osechi, etc…).
– Je suis passée à la TV japonaise.
– J’ai fait mon premier Hanami au parc Kinuta.
– Mes parents sont revenus au Japon. Je les ai emmenés dans le Kansai et je leur ai présenté mes collègues et amis.
– J’ai passé une nuit au village Panda.
– J’ai vu des Maiko et des Geisha quand je me baladais à Kyoto.
– J’ai fait un pique-nique au bord de la rivière Tama.
– Marine est revenue au Japon pour un an. De beaux moments ensemble nous attendent ❤.
– J’ai renouvelé mon contrat chez Ecole Sympa pour 3 ans.
– J’ai débuté des cours de japonais chez COTO Language Academy.

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Bon hélas, je n’ai pas accompli tous mes objectifs, mais ce n’est que partie remise. Ce qui est sûr, c’est que j’ai au moins trois ans pour les accomplir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Visiter Hakone
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, à la vallée Yushin, au Mont Nokogiri aux Cascades Kegon de Nikko, au col d’Ashigara, à Shosenkyo Gorge…
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Tester les restaurants et cafés recommandés par mes étudiants
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Fêter Setsubun
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Aller à Okinawa, Kyushu, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Aller à Nagasaki avec Marine
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’ile aux lapins
– Aller au lac Miyagase
– Aller au Chichibu Saitama festival en décembre
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku en vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
– Réussir le JLPT N3

J’étais habitué au visa d’un an mais là je réalise pas que j’en ai pour trois ans ! 3 ans c’est long mais je sens que je ne les verrai pas passer non plus !

To be continued…


♫ Un article = Une chanson ► Fall Out Boy – Champion

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► L’équilibre : Comment switcher “ON/OFF” ?

Pour avoir une vie équilibrée, il est important de switcher “ON/OFF”. “ON”, c’est le travail, “OFF”, c’est la vie privée, le repos, les loisirs, la famille… Mais comment partager la vie professionnelle et la vie personnelle de façon équitable ?

La semaine, je m’investie beaucoup dans mon travail. Le week-end, je me change les idées en pratiquant des activités qui n’ont aucun lien avec mon travail. Pour moi, c’est un bon moyen de switcher “ON/OFF”.

Ça commence en premier par mon apparence ; les vêtements. Au travail, je porte une chemise, un pantalon serré, des vêtements simples pour avoir une apparence professionnelle. Quand je ne travaille pas, je porte des vêtements plus décontractés comme des pantalons larges, des jeans (parfois troués car j’aime le style un peu rock/punk), des T-shirts et des baskets par exemple. Chez moi, il m’arrive aussi parfois de rester en pyjama toute la journée ! (笑)

Pour faire la séparation entre mon travail et ma vie privée, j’ai aussi choisi d’habiter dans un quartier différent de celui de mon travail. Je travaille dans un quartier à la fois commercial et résidentiel et un peu chic, proche de la capitale. Mais je réside dans une petite ville en banlieue, assez calme, avec plus de nature et de grandes routes reliant Yokohama et Tokyo. Ainsi, je vis et me repose dans un cadre différent qui me rappelle un peu ma vie en France.

La semaine, je suis professeur. Le week-end, je suis étudiante. La semaine, je parle français. Le week-end, je fais de mon mieux pour parler japonais. J’échange de rôle et je me rends dans une autre école, une école de japonais pour étudier.

Bien sûr, je ne fais pas que ça ! J’aime aussi me détendre ! En allant au café avec mes amis, en regardant un film, en lisant… Je fais des activités en rapport avec mes centres d’intérêts. Par exemple, j’adore la photo et voyager, donc je voyage de temps en temps pour prendre en photo les endroits que je visite, ou bien un simple restaurant où j’ai mangé un bon plat, un parc que j’ai visité. En voyageant, je peux découvrir et en apprendre plus sur la culture du pays que je visite et m’enrichir personnellement. J’aime aussi la musique alors je vais à des concerts et au karaoké. Ça me permet de ne pas penser au boulot et de pouvoir relâcher la pression. Puis, j’aime beaucoup partager mes aventures au Japon avec mes proches en France en écrivant un blog. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai écrit cet article pour vous aujourd’hui !

Enfin, même si je ne suis pas très douée, j’aime bien cuisiner ! En particulier, les gâteaux. Quand je travaille, je n’ai pas le temps de préparer un repas alors j’achète souvent un plat préparé au supermarché ou au combini. Parfois, je me fais plaisir en allant dans un petit restaurant pas cher. Quand je ne travaille pas, je passe du temps dans la cuisine et prépare mes plats et desserts français préférés. La semaine, je mange “japonais”. Le week-end, je mange “français”.

Dans la vie, il faut savoir aussi se relaxer, c’est important pour le moral. Même si on apprécie son travail, il faut aussi profiter de faire toutes les autres choses qu’on aime et de passer du bon temps avec la famille et les amis !


Et vous, comment est-ce que vous switchez « ON/OFF » ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► Kyo – L’équilibre

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► The map that leads to you : Kimi est allée à Nagano… en bus !

Sur la route, direction Nagano, loin de la ville et de la folie Tokyoïte !

Supernova Travel start (faudrait que j’arrête avec mes noms de voyages débiles :p) ! Novembre allait être un mois de voyage, de découvertes et de concerts ! Dès le 1er, j’embarquais pour la première étape de ce périple : Nagano ! C’est une ville située dans les montagnes et au confluent des rivières Sai et Chikuma, à quelques heures de Tokyo. Je ne suis jamais allée dans cette ville, j’étais donc impatiente de faire ce petit week-end. D’autant plus qu’à Séoul, j’ai rencontré une japonaise vivant là-bas et qui s’est gentiment proposée de me faire visiter et de m’inviter chez elle ! Vraiment adorable de sa part !

Pour ce voyage, je n’ai pas opté pour le luxueux Shinkansen mais un autre mode de transport, et ça sera là le sujet principal de cet article avant que je ne vous présente Nagano plus en détails et vous raconte mon voyage. Je suis allée à Nagano… en bus ! Et pour ce faire, j’ai choisi la compagnie Willer Express car ce sont les seuls que je connaisse qui proposent un service et un site internet en anglais. De ce fait, beaucoup d’étrangers voyagent avec cette compagnie pour éviter de payer une fortune un ticket de train, c’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de me rendre à Nagano (et dans les autres villes que j’ai visité durant mon Supernova Travel) en bus. D’autant plus que des bus de nuit sont également disponibles, ce qui permet d’économiser une nuit d’hôtel !

Willer Express est une compagnie de voyages et de tourisme, où vous pouvez réserver un trajet en autocar, bus mais aussi en train, avion et même des séjours à l’hôtel, etc… Leurs bureaux sont situés à Tokyo et Osaka et leurs bus effectuent divers itinéraires en s’arrêtant dans de nombreuses villes du pays, y compris Kyoto, Nagoya, Niigata, Hiroshima, Fukuoka, Sendai… etc. Cependant toutes les villes ne sont pas reliées directement entre elles. Si vous voulez faire par exemple un Tokyo-Fukuoka, vous devrez effectuer deux voyages et faire une correspondance à Osaka ou Kyoto. Vous pouvez opter pour un trajet de jour ou de nuit, avec plus ou moins de conforts et de facilités. Les prix varient selon les saisons, les options de confort et d’installations et selon l’itinéraire désiré, oscillant de 2 500 yens (20 euros) à 12 500 yens (98 euros) environ. A titre d’information, mon aller-retour à Nagano m’a coûtée 4 300 yens (34 euros). J’ai aussi effectué un aller Tokyo-Nagoya pour 3 150 yens (25 euros) et un aller Osaka-Tokyo pour 4 640 yens (36 euros).

Le terminal à Tokyo se situe dans le quartier de Shinjuku, au Sumitomo Building, près de l’observatoire.
Adresse : Sumitomo Building 1F, 1-6-2 Nishishinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo 163-0225
Accès : Shinjuku Station (JR Line, Oedo Line) sortie ouest

Pour vous y rendre, prenez la sortie ouest de Shinjuku station et dirigez-vous vers le Sumitomo Building (il est indiqué sur des panneaux), vous allez tout droit et vous tomberez sur ce qu’on appelle L’œil de Shinjuku, ceci :

C’est beau n’est-ce pas ?

Vous passez devant et vous longez un long couloir jusqu’à l’extérieur (il est si long que vous n’en voyez pas le bout). Vous arrivez non loin de l’observatoire de Shinjuku et Sumitomo Building se trouve sur votre droite. Si vous me dites que la sortie n’est pas facile à trouver, je vous comprendrai parfaitement ! La première fois que j’ai du me rendre au terminal, je me suis littéralement paumée malgré les indications xD. Cherchez pas, la gare de Shinjuku, c’est un donjon !

Le terminal se compose de deux salles : une pour le check-in où vous confirmez votre trajet en montrant les documents requis (confirmation reçue lors de votre réservation par internet, votre passeport), avec des sièges et ordinateurs avec internet ainsi qu’une boutique, et la seconde pour l’embarquement.

Pour réserver un trajet, rien de bien compliqué, rendez-vous sur leur site internet ! Je vous conseille de carrément vous créer un compte car en effectuant des achats, vous cumulez des points et ça peut vous permettre d’avoir des réductions sur vos prochains trajets. Lorsque vous effectuez votre réservation, vous avez le choix sur diverses options : heure du départ, bus de nuit ou de jour, nombre de sièges par rangée, avec ou sans toilettes… Attention : vous ne pouvez réserver que jusqu’à deux mois à l’avance ! Pour le paiement, vous pouvez payer par carte bancaire ou opter pour le paiement au konbini (attention à ne pas dépasser la date limite, vous avez en moyenne deux jours pour payer). Une fois votre réservation faite, vous recevez une confirmation par e-mail.

Le jour du départ, vous vous présentez avec votre mail de confirmation (ou au pire des cas le numéro de votre réservation). Il est recommandé d’arriver 20 minutes en avance. 15 minutes avant le départ, une annonce sonore est faite et un membre du staff accompagne tous les voyageurs jusqu’à la salle d’embarquement, puis jusqu’au bus. Le chauffeur vérifie votre nom, vous indique votre numéro de siège, si vous voulez mettre votre bagage en soute, vous lui confiez et y a plus qu’à monter !

Alors.. les bus ont beau être… roses, ils sont très confortables et bien équipés ! Les options varient selon les types de bus, pour différents tarifs. Vous pouvez avoir des prises électriques, une télé avec de la musique, des films, des jeux, le Wi-fi, des lecteurs DVD. Tous les bus vous fournissent un oreiller et une couverture, et les sièges disposent d’une « visière » pour vous cacher de la lumière du jour si vous voulez dormir tranquille.

Juste avant le départ, le chauffeur vérifie que tous les voyageurs sont présents, fait une petite annonce (traduite ensuite en anglais, et parfois en coréen et chinois) et c’est le départ… à l’heure s’il vous plaît ! Vous avez même droit à une courbette du membre du staff qui vous a accompagné du terminal jusqu’au bus. Durant le trajet, plusieurs pauses d’une quinzaine de minutes sont faites et il y a des annonces sonores à chaque arrêt.

Mon aller à Nagano s’est très bien passé, mon bus disposait d’une télé et était super confortable, j’avais l’impression de prendre l’avion ! J’ai regardé le paysage changer, passer de la ville à un milieu plus rural dans lequel on pouvait apercevoir quelques montagnes. Sinon j’ai regardé Harry Potter et la Coupe de Feu en… japonais haha. J’adore voyager en bus ! J’ai été impressionnée par les aires d’autoroutes. On y trouve de grands parkings, des restaurants, boutiques et konbini, mais le plus surprenant, ce sont les toilettes. Je crois que ce sont les seules toilettes au Japon où vous n’avez pas à faire la queue pour aller pisser. Il y a une cinquantaine de chiottes disponibles ! Je déconne pas xD !

Je suis partie en début d’après-midi de Tokyo et suis arrivée en soirée à Nagano, au AREX Terminal, situé tout près de la gare. Pour le retour, j’ai en revanche pris un bus de nuit, qui est parti à 23h00 de Nagano pour arriver à 5h30 à Tokyo. Une courte nuit mais j’ai réussi à dormir un peu. C’est assez confortable et tout le monde dort en général, c’est pas trop bruyant. J’étais bien fraîche à l’arrivée et le pire c’est que je bossais le jour-même et le soir j’avais concert hahaha.

Un petit confort agréable, un trajet tranquille et économique, je vous conseille d’essayer pour vos prochains périples à travers le Japon ;) !


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