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▶ Apprenez le japonais avec Kimi #5 : Les particules (ćŠ©è©ž) â‘Ą

Il fait beau, n’est-ce pas ?Â ă„ă„ć€©æ°—ă§ă™ă­ă€‚

Dans cette leçon, on continue la sĂ©rie des particules (ćŠ©è©ž – Joshi) ! Trois nouvelles particules de plus : les particules gobi (èȘžć°Ÿ) ! On dit particules gobi car il s’agit de particules qui se placent en fin de phrase contrairement aux premiĂšres que je vous ai prĂ©sentĂ©es ! Le mot gobi signifie littĂ©ralement « queue de langage » et se rĂ©fĂšre Ă  tout ce qui vient Ă  la fin d’une phrase ou d’un mot. Ces particules ne s’attachent donc ni Ă  un sujet ni Ă  un nom mais tout simplement en derniĂšre position dans une phrase pour en gĂ©nĂ©ral amplifier son sens, le ton ou pour mettre en Ă©vidence les sentiments du locuteur.

① La particule de rĂ©flexion : ăȘ (na)

  • ApparaĂźt souvent dans les monologues, met en Ă©vidence les sentiments de la personne qui parle
  • Exprime la rĂ©flexion, on n’attend pas spĂ©cialement de rĂ©ponses ou de rĂ©actions

揯笑しいăȘèȘ°ă‚‚いăȘい。(Okashii na… Daremo inai.) = Hum… Bizarre… Il n’y a personne.
それは難しいですăȘ(Sore wa muzukashii na.) = Ah… Cela est difficile…

② La particule de confirmation : ね (ne)

  • Son utilisation implique l’attente d’une rĂ©ponse ou d’une confirmation, comme on dirait en français « hein ? » ou « n’est-ce pas ? »
  • Marque la reprise d’une proposition ou d’une idĂ©e tout en Ă©vitant la rĂ©pĂ©tition, comme on ajouterait en français « non ? » ou « si ? » en fin de phrase
  • Attention : peut s’utiliser en dĂ©but de phrase quand on souhaite attirer l’attention, comme on dirait en français « hĂ© ! »

ă„ă„ć€©æ°—ă§ă™ă­ă€‚(Ii tenki desu ne.) = Joli temps, hein ?
…ăă†ă ă­ïŒ(Sou da ne!) = C’est ça ! / C’est vrai ! / N’est-ce pas !
éąç™œă„æ˜ ç”»ă ăŁăŸă­ă€‚(Omoshiroi eiga datta ne.) = C’Ă©tait un film intĂ©ressant, hein ?
性怉ですね。(taihen desu ne.) = C’est grave, non ?
ă‚ăă“ă«ç”·ăźäșșăŒă„ăŸă™ă­ă€‚ă‚ăźäșșはèȘ°ă§ă™ă‹ă€‚(Asoko ni otoko no hito ga imasu ne. Ano hito wa dare desu ka?) = LĂ -bas, il y a un homme, n’est-ce pas ? Qui est-ce ?
æœŹă‚’é–‹ă‘ăŠäž‹ă•ă„ă­ă€‚(Hon wo akete kudasai ne.) = Ouvrez le livre s’il vous plait, voulez-vous ?
メケăƒȘăƒŒăŻæ™źé€šïŒ•æ™‚ć‰ă«ćź¶ă«ç€ăăŸă™ă­ă€‚(Mary wa futsuu go ji mae ni ie ni tsukimasu ne.) = Mary arrive en gĂ©nĂ©ral Ă  la maison avant 5 heures, non ?
ăăźç””ă‚’èŠ‹ăŸă“ăšăŒă‚ă‚ŠăŸă›ă‚“ă­ă€‚(Sono e wo mita koto ga arimasen ne.) = Vous n’avez jamais vu cette photo, si ?
ă‚·ăƒ§ăƒƒăƒ”ăƒłă‚°ă«èĄŒăăŸă—ă‚‡ă†ă­ă€‚(Shoppingu ni ikimashou ne.) = Allons faire du shopping, d’accord ?

⑱ La particule d’amplification : よ (yo)

  • UtilisĂ©e pour exprimer l’exclamation, amplifier le sens de la phrase
  • Le locuteur indique son sentiment, il prend position, informe l’interlocuteur de quelque chose
  • Cette particule peut-ĂȘtre combinĂ©e avec la particule ね (ne) pour informer l’interlocuteur sur certains points que l’on souhaite donner tout en cherchant un accord en mĂȘme temps

æ™‚é–“ăŒăȘいよ。(Jikan ga nai yo.) = Il n’y a pas de temps, tu sais !
ć€§äžˆć€«ă ă‚ˆă€‚(Daijyoubu da yo.) = C’est bon, tu sais !
æ˜Žæ—„é›šăŒé™ă‚‹ă‚ˆă€‚(Ashita ame ga furu yo.) = Il va pleuvoir demain, tu sais !
ă“ăźé›»è»ŠăŻç”Čć­ćœ’ăžèĄŒăăŸă™ă‹ă€‚(Sono densha wa Koujien he ikimasu ka?) = Est-ce que ce train va au parc Kouji ?
…ă„ă„ăˆă€‚æŹĄăźæ™źé€šă§ă™ă‚ˆă€‚(Iie. Tsugi no futsuu desu yo.) = Non. C’est le prochain Omnibus !
ăƒœăƒ–ăŻé­šăŒć„œăăȘんだよね。(Bobu wa sakana ga suki nan da yo ne.) = Bob, tu sais, tu aimes le poisson, non ?

Ainsi termine cette petite leçon sur les particules gobi ! Ce n’est pas difficile, si ? D’autres particules Ă  venir dans les prochaines leçons !


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▶ Apprenez le japonais avec Kimi ④ : Les particules (ćŠ©è©ž) â‘ 

(39)De la nourriture et Pikachu pour vous booster ! 私は揋達べレă‚čăƒˆăƒ©ăƒłă§ăƒŻăƒƒăƒ•ăƒ«ă‚’éŁŸăčる

Qu’est-ce qui pourrait bien ennuyer quelqu’un qui commence Ă  apprendre le japonais et peut-ĂȘtre le faire abandonner son apprentissage ? En français, selon les Japonais, il semblerait que les articles, les pronoms, les genres sont le plus souvent mentionnĂ©s car il n’y en a pas vraiment dans la langue japonaise. Alors, Ă  l’inverse, qu’est-ce qu’il n’y a pas dans notre langue française qui est indispensable en japonais ? Ce sont les particules (ćŠ©è©ž – joshi) !

Les particules dĂ©barquent tĂŽt dans l’apprentissage du japonais car elles sont clairement indispensables pour communiquer et faire des phrases correctes en japonais. Il vaut mieux les connaĂźtre et les maĂźtriser toutes aussitĂŽt que possible. Ce sera donc le sujet de cette leçon !

Les particules : Nani kore (äœ•ă“ă‚Œ) ?

Les particules reprĂ©sentent des petits mots, ce sont souvent un ou deux caractĂšres hiragana, qui servent Ă  marquer les relations grammaticales entre les divers Ă©lĂ©ments d’une phrase. On les ajoute Ă  la fin du mot pour dĂ©finir sa fonction grammaticale dans la phrase. Cette fonction peut-ĂȘtre sujet, complĂ©ment d’objet direct, complĂ©ment d’objet indirect, prĂ©position…

Autant que nos dĂ©terminants et nos prĂ©positions, les particules sont trĂšs importantes ! Et employer les bonnes particules l’est d’autant plus car la signification d’une phrase peut en ĂȘtre radicalement changĂ©e !

PrĂȘt pour faire la connaissance de ces petites particules ? Aujourd’hui, je vous en prĂ©sente quatre !

① La particule de thùme : は (wa)

  • Indique le sujet, le thĂšme de la phrase (qui, quoi)
  • Montre de quoi ou de qui on est en train de parler (quant Ă …)
  • Attention : bien que ce soit le caractĂšre hiragana は (ha), cette particule se prononce toujours « wa », donc Ă©crit « wa » en romaji

キミは歩生ですか。(Kimi wa gakusei desu ka ?) = Quant Ă  Kimi, elle est Ă©tudiante ?
私はキミです。(Watashi wa Kimi desu.) = Quant Ă  moi, c’est Kimi.
ç™œă„ă‚‚ăźăŻă‹ă‚ă„ă„ă§ă™ă€‚(Shiroi mono wa kawaii desu.) = Quant Ă  la chose blanche, c’est mignon.
æ—„æ›œæ—„ăŻć‹é”ăšć„ˆè‰ŻăžèĄŒăăŸă—ăŸă€‚(Nichiyoubi wa tomodachi to Nara he ikimashita.) = Dimanche, je suis allĂ©(e) Ă  Nara avec un(e) ami(e).
東äșŹăƒ‡ă‚Łă‚șăƒ‹ăƒŒăƒ©ăƒłăƒ‰ăŻćƒè‘‰çœŒă«ă‚ă‚ŠăŸă™ă€‚(Tokyo Disneyland wa Chiba-ken ni arimasu.) = Quant Ă  Tokyo Disneyland, cela se trouve dans la prĂ©fecture de Chiba.
èł‡æ–™ăŻăƒ•ă‚Ąă‚Żă‚čで送っどください。(Shiryou wa fakusu de okutte kudasai.) = Quant aux donnĂ©es, envoyez par fax s’il vous plait.

② La particule d’identification, de sujet : が (ga)

  • Indique le sujet grammatical de la phrase, dit aussi le marqueur du sujet (qui, quoi)
  • On l’utilise quand on ne connait pas la nature du thĂšme
  • Elle marque aussi l’objet dans une phrase de non-action, avec des verbes comme comprendre (わかる- wakaru), exister (いる – iru, ある – aru)…
  • Elle signifie Ă©galement « mais » lorsqu’on relie deux oppositions

èȘ°ăŒć­Šç”Ÿă§ă™ă‹ă€‚(Dare ga gakusei desu ka ?) = Qui est Ă©tudiant ?
ăƒšăƒłăƒ•ă‚ĄăŻæ–™ç†ăŒäžŠæ‰‹ă§ă™ă€‚(Yonghwa wa ryouri ga jyouzu desu.) = Quant Ă  Yonghwa, il est douĂ© en cuisine.
ăƒ“ă‚¶ăŒèŠă‚ŠăŸă™ă€‚(Biza ga irimasu.) = J’ai besoin d’un visa. / Un visa est nĂ©cessaire.
ç§ăŻæ—„æœŹèȘžăŒć°‘ă—ă‚ă‹ă‚ŠăŸă™ă€‚(Watashi wa nihongo ga sukoshi wakarimasu.) = Je comprends un peu le japonais.
é›»è»ŠăŒé€Ÿă„ă§ă™ă€‚(Densha ga hayai desu.) = Le train est rapide.
ăƒšăƒłăƒ•ă‚ĄăŻèƒŒăŒé«˜ă„ă§ă™ă€‚(Yonghwa wa se ga takai desu.) = Yonghwa est grand. / Quant Ă  Yonghwa, la taille est grande.
é›šăŒé™ăŁăŠă„ăŸă™ă€‚(Ame ga futte imasu.) = Il pleut.

â–ș DiffĂ©rence entre は (wa) et が (ga)
Ces deux particules paraissent trĂšs semblables et on ne peut pas traduire leur diffĂ©rence en français ! 私は歩生です。(Watashi wa gakusei desu.) et 私が歩生です。(Watashi ga gakusei desu.) se traduisent clairement par Je suis Ă©tudiant. Mais plus littĂ©ralement, voici la diffĂ©rence qui ressort de ces deux phrases. Pensez Ă  quelle question vous poseriez pour obtenir ces rĂ©ponses.

  • 私は歩生です。(Watashi wa gakusei desu.) = Quant Ă  moi, je suis Ă©tudiant. => Je suis quoi ?
  • 私が歩生です。(Watashi ga gakusei desu.) = C’est moi qui suis Ă©tudiant. => Qui est Ă©tudiant ?

èȘ°ăŒć­Šç”Ÿă§ă™ă‹ă€‚(Dare ga gakusei desu ka ?) = Qui est Ă©tudiant ?
ヹンファが歩生です。(Yonghwa ga gakusei desu.) = Yonghwa est Ă©tudiant.
歩生はèȘ°ă§ă™ă‹ă€‚(Gakusei wa dare desu ka ?) = L’Ă©tudiant est qui ?
歩生はヹンファです。(Gakusei wa Yonghwa desu.) = L’Ă©tudiant est Yonghwa.
/!\ La question èȘ°ăŻć­Šç”Ÿă§ă™ă‹ă€‚(Dare wa gakusei desu ka ?) n’a pas de sens ! Avec la particule は (wa) vous connaissez la nature du thĂšme, vous ne pouvez pas utiliser de mot interrogatif ! En revanche avec が (ga), vous pouvez !

Enfin, malgrĂ© la diffĂ©rence entre ces deux particules, il est trĂšs frĂ©quent de trouver des phrases contenant un thĂšme は (wa) suivi d’un sujet が (ga) !

æ—„æœŹăŻæĄœăŒăă‚Œă„ă§ă™ă€‚(Nihon wa sakura ga kirei desu.) = Quant au Japon, les fleurs de cerisiers sont belles.
性é˜Șは食ăčç‰©ăŒçŸŽć‘łă—ă„ă§ă™ă€‚(Osaka wa tabemono ga oishii desu.) = Quant Ă  Osaka, la nourriture est dĂ©licieuse.

⑱ La particule inclusive de thĂšme, de similaritĂ© : も (mo)

  • Introduit un ou plusieurs autres thĂšmes en plus du thĂšme dĂ©jĂ  abordĂ©. En français, on le traduirait le plus souvent par « aussi »
  • Cette particule peut-ĂȘtre combinĂ© avec les mots interrogatifs

キミは歩生です。ヹンファも歩生です。(Kimi wa gakusei desu. Yonghwa mo gakusei desu.) = Kimi est Ă©tudiante. Yonghwa aussi est Ă©tudiant.
ă“ăźè·ç‰©ă‚‚ăŠéĄ˜ă„ă—ăŸă™ă€‚(Kono nimotsu mo onegaishimasu.) = Ces affaires aussi s’il vous plait.
çˆ¶ă‚‚ă€æŻă‚‚ă€ć±±ç™»ă‚ŠăŒć€§ć„œăă§ă™ă€‚(Chichi mo, haha mo, yamanobori ga daisuki desu.) = Papa aussi, Maman aussi, ils aiment l’alpinisme.

④ La particule de questionnement : か (ka)

  • PlacĂ©e en fin de phrase pour marquer le questionnement dans les phrases terminant par です (desu) ou un verbe Ă  la forme polie (ăŸă™ćœą), il n’est donc pas forcĂ©ment nĂ©cessaire d’y ajouter un point d’interrogation Ă  moins de vouloir marquer une plus forte intensitĂ© dans la question
  • PlacĂ©e Ă©galement en fin de subordonnĂ©e pour faire rĂ©fĂ©rence Ă  une question posĂ©e
  • On peut retrouver cette particule plusieurs fois dans une phrase pour lister des alternatives (ou, ou pas)

ă‚­ăƒŸăŻăƒ•ăƒ©ăƒłă‚čäșșですか。(Kimi wa furansujin desu ka ?) = Kimi est française ?
æ˜šæ—„äœ•ă‚’éŁŸăčたか濘れた。(Kinou nani wo tabeta ka wasureta.) = J’ai oubliĂ© ce que j’ai mangĂ© hier.
ć…ˆç”ŸăŒć­Šæ Ąă«èĄŒăŁăŸă‹ă©ă†ă‹çŸ„ă‚‰ăȘă„ïŒŸ(Sensei ga gakkou ni itta ka dou ka shiranai ?) = Tu ne sais pas si le prof est allĂ© Ă  l’Ă©cole ou pas ?
ăƒ•ăƒ©ăƒłă‚čăžćž°ă‚‹ă‹ă€æ—„æœŹă§ć°±è·ă™ă‚‹ă‹ă€ăŸă æ±șă‚ăŠă„ăŸă›ă‚“ă€‚(Furansu he kaeru ka, nihon de shuushoku suru ka, mada kimete imasen.) = Rentrer en France ou trouver un travail au Japon, je n’ai pas encore dĂ©cidĂ©.

Voilà pour les premiÚres particules ! Trois autres arriveront dans la prochaine leçon ;) ! En attendant, entraßnez-vous pour maßtriser celle-ci !


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▶ Apprenez le japonais avec Kimi ⑱ : Pronoms personnels (äșșç§°ä»Łćè©ž)

Quels mots emploieriez-vous si vous deviez vous adresser Ă  un japonais que vous rencontrez pour la premiĂšre fois ? Un ami japonais ? Un supĂ©rieur hiĂ©rarchique ? Un commerçant ? De la mĂȘme maniĂšre, comment parleriez-vous de vous si vous deviez vous prĂ©senter lors d’un rendez-vous ? D’une confĂ©rence ?

Les japonais sont trĂšs pointilleux sur les bonnes maniĂšres et la politesse. Il est donc important d’utiliser le langage appropriĂ© avec chaque personne selon son statut ou selon la relation que vous partagez avec elle et avec le nom correct. Si vous parlez de vous-mĂȘme, vous devez aussi faire attention Ă  employer le bon niveau de politesse. Les pronoms personnels (äșșç§°ä»Łćè©ž – にんしょうだいめいし – ninshou daimeishi) sont peu utilisĂ©s car ils sont considĂ©rĂ©s comme impolis et agressifs. C’est le contexte et les diffĂ©rents formes de grammaire utilisĂ©es qui vous permettent de comprendre de qui il est question. On prĂ©fĂ©rera s’adresser aux autres par leur nom en ajoutant parfois leur titre (瀟長 – しゃちょう – shachou, èȘČ長 – かちょう – kachou, 慈生 – せんせい – sensei) ou en attachant un suffixe (さん – san, ちゃん – chan, 様 –Â ă•ăŸ – sama).

Malgré cela, les pronoms personnels existent aussi en japonais et ils sont aussi nombreux selon le niveau de politesse et le genre. En effet, les hommes et les femmes ont leur propre langage aussi et donc leurs propres pronoms !

En se rĂ©fĂ©rant Ă  soi-mĂȘme : 私 (Je)

Les diffĂ©rentes maniĂšres de dire « je » sont divisĂ©es en deux catĂ©gories : genre et politesse. Cependant certains pronoms peuvent ĂȘtre Ă  la fois employĂ©s par les hommes et par les femmes. Le pronom personnel le plus utilisĂ©, et celui que l’on apprend en premier est 私 qui se lit de deux façons : わたくし (watakushi) et わたし (watashi). La premiĂšre lecture est utilisĂ©e dans un contexte formel. La seconde sert dans un contexte poli. En terme de genre et de politesse, 私 est la rĂ©fĂ©rence la plus gĂ©nĂ©rique pour dire « je » en japonais.

Mais il n’est pas le seul et voici ci-dessous la liste de tous les pronoms pour exprimer « je » :

  • 私 (わたくし – watakushi) : neutre, formel
  • 私 (わたし – watashi) : neutre, poli
  • 惕 (ăŒă – boku) : masculin, poli et informel
  • äżș (おれ – ore) : masculin, informel
  • あたし (atashi) : fĂ©minin, informel
  • わし (washi) : masculin (plus prĂ©cisĂ©ment les hommes d’Ăąge moyen)

On peut aussi parler de soi-mĂȘme en utilisant son propre nom, mais ça reste une maniĂšre trĂšs fĂ©minine et enfantine.

ç§ăźćć‰ăŻă‚­ăƒŸăšç”łă—ăŸă™ă€‚ (わたくしぼăȘăŸăˆăŻăăżăšă‚‚ă†ă—ăŸă™ă€‚ – Watakushi no namae wa Kimi to moushimasu) = Mon nom est Kimi. (neutre, formel)
私ぼ損才はキミです。 (わたしぼăȘăŸăˆăŻăăżă§ă™ă€‚ – Watashi no namae wa Kimi desu.) = Mon nom est Kimi. (neutre, poli)
惕ぼ損才はヹンファです。 (ăŒăăźăȘăŸăˆăŻă‚ˆă‚“ă”ăă§ă™ă€‚ – Boku no namae wa Yonghwa desu.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, poli)
惕ぼ損才はヹンファだ。 (ăŒăăźăȘăŸăˆăŻă‚ˆă‚“ă”ăă ă€‚ – Boku no namae wa Yongwha da.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, informel)
äżșぼ損才はヹンファだ。 (おれぼăȘăŸăˆăŻă‚ˆă‚“ă”ăă ă€‚ – Ore no namae wa Yonghwa da.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, informel)
あたしぼ損才はキミ。 (Atashi no namae wa Kimi.) = Mon nom est Kimi. (fĂ©minin, informel)

â–ș Remarques

  • Si vous avez retenu ce que je vous ai appris dans la Leçon 2, vous comprendrez que le だ (da) peut-ĂȘtre omis, ce que j’ai volontairement fait dans le dernier exemple, mais que j’ai laissĂ© pour les phrases au masculin, puisque rappelons-le, だ est trĂšs souvent utilisĂ© par les hommes !
  • En ajoutant la particule た (no) aux pronoms vous formez le possessif ; mon, ma, mes. Il en est de mĂȘme pour la 2Ăšme et 3Ăšme personne du singulier et pour le pluriel. Rappel encore une fois ; il n’y a ni genre ni nombre !

En se référant aux autres

En japonais, on s’adresse gĂ©nĂ©ralement aux autres par leur nom suivi par un suffixe. Le plus utilisĂ©, autant pour les femmes que pour les hommes, et en contexte poli, est さん (san), mais lĂ  aussi, il en existe plusieurs selon le genre et la politesse. Dans le milieu professionnel, on prĂ©fĂ©rera employer les titres des personnes auxquelles on s’adresse. On Ă©vite de s’adresser Ă  une personne en utilisant « tu », c’est grossier au Japon. Trois niveaux sont dĂ©finis pour s’adresser Ă  quelqu’un : 1) utiliser le nom + un suffixe ou un titre, 2) ne rien utiliser, 3) utiliser « tu » mais c’est mieux de l’Ă©viter Ă  moins que vous soyez proches de la personne ou que vous lui cherchez les emmerdes.

â–ș Suffixes, prĂ©fixes et titres

  • さん (san) : neutre, poli
  • 搛 (くん – kun) : masculin (plus jeune ou du mĂȘme Ăąge), familier
  • ちゃん (chan) : fĂ©minin (plus jeune ou du mĂȘme Ăąge), familier avec un cĂŽtĂ© mignon et attachant
  • 様 (ă•ăŸ – sama) : neutre, formel, marque de respect, personne de niveau hiĂ©rarchique supĂ©rieur, on retrouve Ă©galement ce suffixe dans les adresses postales (voir l’image de cet article) ou les e-mails professionnels
  • ć…ˆèŒ© (せんぱい – senpai) : aĂźnĂ©, personne qui a plus d’expĂ©rience dans un domaine
  • ćŸŒèŒ© (こうはい – kouhai) : personne qui a moins d’expĂ©rience dans un domaine
  • 慈生 (せんせい – sensei) : professeur, s’emploie aussi quand on s’adresse Ă  son mĂ©decin ou son dentiste
  • 郚長 (ぶづょう – buchou) : chef de dĂ©partement d’une entreprise
  • èȘČ長 (かちょう – kachou) : chef de section d’une entreprise
  • 䌚長 (かいちょう – kaichou) : PDG
  • 瀟長 (しゃちょう – shachou) : prĂ©sident d’une entreprise

ご (go) et お (o) sont des prĂ©fixes honorifiques que l’on peut utiliser pour nommer des personnes (ご䞻äșș – ごしゅじん – goshujin = votre mari, お揋達 – おべもだち – otomodachi = votre ami, ăŠćźąæ§˜ – ăŠăă‚ƒăă•ăŸ- okyakusama = « vous » quand on s’adresse Ă  un client…).

â–ș Le pronom « Tu »

  • あăȘた (anata) : utilisĂ© dans les occasions oĂč il n’y a pas de maniĂšres de s’adresser Ă  une personne ou lorsqu’il est impossible de connaĂźtre son nom
  • 搛 (きみ – kimi) : par les hommes vers les femmes quand ils sont proches
  • お才 (ăŠăŸăˆÂ – omae) : surtout utilisĂ© par les hommes, maniĂšre dure et plate (je l’ai souvent entendu dans Bleach et d’autres animes)
  • あんた (anta) : familier, cela peut signifier que l’utilisateur est fĂąchĂ©
  • æ‰‹ć‰ (ăŠăŸăˆ – temae) : trĂšs grossier (celui-lĂ  aussi je l’ai souvent entendu dans Bleach)
  • èČŽæ§˜ (ăă•ăŸ – kisama) : trĂšs, trĂšs grossier, lĂ  vous avez dĂ©passĂ© les limites de la vulgaritĂ©

â–ș La 3Ăšme personne et autres

  • ćœŒ (かれ – kare) : il (peut aussi signifier « petit-ami » selon le contexte)
  • ćœŒć„ł (かぼじょ – kanojo) : elle (peut aussi signifier « petite-amie » selon le contexte)
  • 私たち (わたしたち – watashitachi) : nous
  • あăȘたたち (anatatachi) : vous
  • ćœŒă‚‰ (かれら – karera) : ils
  • ćœŒć„łăŸăĄ (かぼじょたち – kanojotachi) : elles

Cela sera dĂ©taillĂ© dans une prochaine leçon (je vous y prĂ©pare), notez qu’il y a aussi diffĂ©rents mots et pronoms pour dĂ©finir les membres de la famille, plus prĂ©cisĂ©ment quand vous voulez parler de votre famille ou quand vous voulez parler de celle de quelqu’un d’autre ! Eh oui tant de mots pour dĂ©finir une mĂȘme personne font toute la richesse de la langue japonaise !


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â–ș Apprenez le japonais avec Kimi #2 : だ (Ă©tat-d’ĂȘtre) et ă§ă™

Ueno Zoo, Tokyo – DĂ©cembre 2013 ăƒŹăƒƒă‚”ăƒŒăƒ‘ăƒłăƒ€ă§ă™ă€‚

Pour cette leçon, je vais vous parler de ce qu’on appelle l’Ă©tat-d’ĂȘtre dĂ©signĂ© par le caractĂšre hiragana だ(da), et です (desu). Car les premiĂšres phrases que vous apprenez sont construites avec ces Ă©lĂ©ments.

Par exemple, prenons des phrases simples et basiques en français : « Je suis français(e). » En japonais, vous pouvez le traduire par :
ç§ăŻăƒ•ăƒ©ăƒłă‚čäșșだ。(ă‚ăŸă—ăŻăƒ•ăƒ©ăƒłă‚čじんだ。- Watashi wa furansujin da.) = Je suis français(e).
ç§ăŻăƒ•ăƒ©ăƒłă‚čäșșです。(ă‚ăŸă—ăŻăƒ•ăƒ©ăƒłă‚čじんです。- Watashi wa furansujin desu) = Je suis français(e).

Au vue de ces deux phrases vous constatez probablement que だ(da), et です (desu) pourraient tous les deux signifier « ĂȘtre ». Eh ben… vous avez tout faux ! MĂȘme si je combine だ et です dans cette leçon, prenez avant tout note que だ et です sont totalement diffĂ©rents ! Pourquoi ? Je vous expliquais dans la leçon prĂ©cĂ©dente qu’en japonais il y avait diffĂ©rents degrĂ©s de politesse. De ce fait, beaucoup de personnes ayant appris le japonais ont souvent pensĂ© que です Ă©tait la version polie de だ (moi aussi je suis tombĂ©e dans le panneau, argh !) mais ce n’est pas le cas et vous allez comprendre (j’espĂšre) quand je vous expliquerez ce que sont ces deux notions importantes.

Expression de l’Ă©tat-d’ĂȘtre : だ (da)

En japonais, il n’existe aucun verbe pour dĂ©signer un Ă©tat-d’ĂȘtre tel que « ĂȘtre ». だ(da) a donc ce rĂŽle d’exprimer l’Ă©tat-d’ĂȘtre, la nature d’une chose. Cependant, certains Ă©lĂ©ments n’ont pas besoin de だ pour exprimer cet Ă©tat-d’ĂȘtre. Il n’est possible (et ça reste facultatif) d’ajouter だ qu’Ă  des noms (ćè©ž – めいし – meishi) ou des adjectifs nominaux, dit adjectifs en na (ăȘćœąćźč詞 – ăȘけいようし – na-keiyoushi). Le japonais se base beaucoup sur le contexte de la phrase pour exprimer diffĂ©rentes choses, dont l’Ă©tat d’ĂȘtre. Dans ce cas, vous allez me dire… A quoi sert だ ? Eh bien だ est un dĂ©claratif. Il apporte un ton plus prononcĂ© dans une dĂ©claration. Les hommes ont tendance Ă  plus souvent l’utiliser. De ce fait, vous ne pouvez pas non plus utiliser だ dans une phrase interrogative, ça n’a aucun sens. Enfin, s’il n’est pas toujours nĂ©cessaire pour exprimer l’Ă©tat-d’ĂȘtre, vous verrez dans les prochaines leçons que pour diffĂ©rents types de grammaire, sa prĂ©sence devient indispensable !

魚だ。(さかăȘだ。- Sakana da.) = C’est un poisson.
ä»Šæ—„ăŻç§ăźèȘ•生旄だ。(きょうはわたしぼたんじょうびだ。- Kyou wa watashi no tanjoubi da.) = Aujourd’hui c’est mon anniversaire.

â–ș Forme nĂ©gative – ăȘă„ćœą
Comme un verbe, だ peut se conjuguer pour ainsi exprimer l’Ă©tat-d’ĂȘtre Ă  la forme nĂ©gative. L’Ă©tat-d’ĂȘtre nĂ©gatif s’exprime avec じゃăȘい (janai), qui vient remplacer だ si il est prĂ©sent dans la phrase.

揋達じゃăȘい。(べもだちじゃăȘい。- Tomodachi janai.) = Ce n’est pas un ami(e).
静かじゃăȘい。(しずかじゃăȘい。- Shizuka janai.) = Ce n’est pas calme.

â–ș Forme passé – ăŸćœą
On exprime l’Ă©tat-d’ĂȘtre passĂ© en ajoutant だった (datta) pour la forme affirmative et じゃăȘかった (janakatta) pour la forme nĂ©gative.

魚だった。(さかăȘだった。- Sakana datta.) = C’Ă©tait un poisson.
歩生じゃăȘかった。(がくせいじゃăȘかった。- Gakusei janakatta.) = Ce n’Ă©tait pas un Ă©tudiant.

Un grain de politesse : です (desu)

C’est un peu compliquĂ© de dĂ©finir clairement ce qu’est です (desu), car ne n’est ni la version polie de だ (da) ni le verbe « ĂȘtre » bien que l’on puisse le traduire comme tel en français. On retrouve です (desu) en gĂ©nĂ©ral Ă  la fin d’une phrase pour la rendre plus polie et vient remplacer だ (da) si il est prĂ©sent. Comme un verbe, vous pouvez conjuguer です (desu) donc attention, n’allez pas l’utiliser avec les verbes ! Il est possible d’ajouter です (desu) aprĂšs les noms (ćè©ž – めいし – meishi), les adjectifs nominaux (ăȘćœąćźč詞 – ăȘけいようし – na-keiyoushi) et les adjectifs verbaux, dit adjectifs en i (ă„ćœąćźč詞 – いけいようし – i-keiyoushi). A la diffĂ©rence de だ (da), vous pouvez employer です (desu) dans une phrase interrogative oĂč vous y ajoutez la particule de questionnement dĂ©finie par le caractĂšre hiragana か (ka).

かわいい。→ かわいいです。(Kawaii desu.) = C’est mignon.
é™ă‹ïŒˆă ïŒ‰ă€‚â†’ 静かです。(しずかです。- Shizuka desu.) = C’est calme.
ăă†ïŒˆă ïŒ‰ă€‚â†’ そうです。(Sou desu.) = C’est ainsi.
ă“ă‚ŒăŻäœ•ă§ă™ă‹ă€‚(これはăȘんですか。= Kore wa nan desu ka?) = Qu’est-ce que c’est ? / Ceci est quoi ?

â–ș Forme nĂ©gative – ăȘă„ćœą
AprĂšs un adjectif en i (ă„ćœąćźč詞) : です (desu) ne change pas, c’est l’adjectif qui change (je vous expliquerai plus en dĂ©tails la terminaison lorsque j’aborderai la leçon sur les adjectifs).
AprĂšs un adjectif en na (ăȘćœąćźč詞) ou un nom (ćè©ž) : j’ai recensĂ© deux formes nĂ©gatives diffĂ©rentes. です (desu) devient soit じゃăȘいです (janai desu), ă˜ă‚ƒă‚ă‚ŠăŸă›ă‚“ (ja arimasen). Apparemment la terminaison « officielle » serait ă˜ă‚ƒă‚ă‚ŠăŸă›ă‚“, qui est la forme prĂ©sente dans mon manuel Minna No Nihongo. Mais j’entend trĂšs souvent la forme じゃăȘいです sans doute parce que c’est plus court et plus simple Ă  prononcer.

かわいいです。→ かわいくăȘいです。(Kawaikunai desu.) = Ce n’est pas mignon.
静かです。→ é™ă‹ă˜ă‚ƒă‚ă‚ŠăŸă›ă‚“ă€‚(ă—ăšă‹ă˜ă‚ƒă‚ă‚ŠăŸă›ă‚“ă€‚- Shizuka ja arimasen.) = Ce n’est pas calme.

â–ș Forme passé – ăŸćœą
AprĂšs un adjectif en i (ă„ćœąćźč詞) : です (desu) ne change pas, c’est l’adjectif qui change (mĂȘme remarque, attendez la leçon sur les adjectifs pour mieux comprendre la terminaison).
AprĂšs un adjectif en na (ăȘćœąćźč詞) ou un nom (ćè©ž) : です (desu) devient でした (deshita) Ă  la forme affirmative. A la forme nĂ©gative, です (desu) devient soit じゃăȘかったです (janakatta desu), ă˜ă‚ƒă‚ă‚ŠăŸă›ă‚“ă§ă—ăŸ (ja arimasen deshita).

かわいいです。→ かわいかったです。(Kawaikatta desu.) = C’Ă©tait mignon.
かわいいです。→ かわいくăȘかったです。(Kawaikunakatta desu.) = Ce n’Ă©tait pas mignon.
静かです。→ 静かでした。(しずかでした。- Shizuka deshita.) = C’Ă©tait calme.
静かです。→ é™ă‹ă˜ă‚ƒă‚ă‚ŠăŸă›ă‚“ă§ă—ăŸă€‚(ă—ăšă‹ă˜ă‚ƒă‚ă‚ŠăŸă›ă‚“ă§ă—ăŸă€‚- Shizuka ja arimasen deshita.) = Ce n’Ă©tait pas calme.

Alors, avez-vous Ă©tĂ© en mesure de diffĂ©rencier だ(da), et です (desu) ?


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â–ș Apprenez le japonais avec Kimi #1 : Le systĂšme d’Ă©criture

Mitama Matsuri, Tokyo – Juillet 2015

Pour vous, qui ne connaissez rien du japonais et dĂ©couvrez cette langue pour la premiĂšre fois, il s’avĂšre que c’est reprĂ©sentĂ© par des… dessins ? Des signes ? Des hiĂ©roglyphes ? Bref quelque chose d’illisible !

PremiĂšre chose Ă  savoir est que ces « dessins » sont tout d’abord rĂ©partis en deux catĂ©gories, deux alphabets (dit aussi kana – かăȘ) : les hiragana (ăČらがăȘ) et katakana (ă‚«ă‚żă‚«ăƒŠ) (et pas katana hein haha). Les caractĂšres qui les composent sont des caractĂšres chinois simplifiĂ©s utilisĂ©s pour former les syllabes. Chaque caractĂšre correspond au son d’une voyelle ou d’une consonne + une voyelle. La seule exception est pour le caractĂšre ん / ン (n).

Kana – かăȘ : Hiragana et Katakana

Vous avez remarquĂ© comment ont Ă©tĂ© Ă©crits prĂ©cĂ©demment les mots « hiragana » et « katakana » en japonais ? Vous avez vu la diffĂ©rence ? VoilĂ  ce qui les distingue. Les hiragana et katakana possĂšdent les mĂȘmes sons, mais Ă©crit avec des caractĂšres diffĂ©rents ! Les hiragana sont utilisĂ©s pour les diffĂ©rentes formes de grammaire et les terminaisons (on les appelle alors aussi okurigana  (é€ă‚Šä»źć), littĂ©ralement « kana qui accompagne ») tandis que les katakana sont employĂ©s pour Ă©crire les mots d’origine occidentale. A l’Ă©crit, il arrive qu’on trouve un mot Ă©crit en katakana pour le mettre en avant (comme nous quand on Ă©crit un mot en MAJUSCULE ou en italique). On utilise Ă©galement les hiragana pour indiquer la prononciation des kanji, on les appelle alors furigana (æŒŻă‚Šä»źć). Vous retrouvez les furigana Ă©crits en petit Ă  cĂŽtĂ© d’un kanji quand celui-ci est jugĂ© difficile pour le lecteur concernĂ© (par exemple dans les livres pour enfants, les manuels scolaires, etc…). Enfin, je vous parle vite fait des romaji, qui correspondent Ă  la transcription en lettres latines des kana, ce que j’emploierai rĂ©guliĂšrement au cours de mes leçons pour vous aider Ă  les lire. On retrouve des romaji sur les panneaux importants et dans les stations de mĂ©tro, afin de permettre aux Ă©trangers de lire les caractĂšres.

Hiragana – ăČらがăȘ

あ (a) い (i) う (u) え (e) お (o)
か (ka) き (ki) く (ku) け (ke) こ (ko)  きゃ (kya) きゅ (kyu) きょ (kyo)
さ (sa) し (shi) す (su) せ (se) そ (so)  しゃ (sha) しゅ (shu) しょ (sho)
た (ta) ち (chi) ぀ (tsu) ど (te) べ (to)  ちゃ (cha) ちゅ (chu) ちょ (cho)
ăȘ (na) に (ni) ぬ (nu) ね (ne) ぼ (no)ă€€ă€€ă«ă‚ƒ (nya) にゅ (nyu) にょ (nyo)
は (ha) ăČ (hi) ご (fu) ま (he) ほ (ho)  ăČゃ (hya) ăČゅ (hyu) ăČょ (hyo)
ăŸ (ma) み (mi) む (mu) め (me) も (mo)  みゃ (mya) みゅ (myu) みょ (myo)
や (ya)   ゆ (yu)   よ (yo)
ら (ra) り (ri) る (ru) れ (re) ろ (ro)  りゃ (rya) りゅ (ryu) りょ (ryo)
わ (wa)       を (wo)
ん (n)

が (ga) ぎ (gi) ぐ (gu) げ (ge) ご (go)  ぎゃ (gya) ぎゅ (gyu) ぎょ (gyo)
ざ (za) じ (ji) ず (zu) ぜ (ze) ぞ (zo)  じゃ (ja) じゅ (ju) じょ (jo)
だ (da) ぱ (dji) い (dzu) で (de) ど (do)
ば (ba) び (bi) ぶ (bu) ăč (be)ă€€ăŒ (bo)  びゃ (bya) びゅ (byu) びょ (byo)
ぱ (pa) の (pi) ぷ (pu) ăș (pe)ă€€ăœ (po)  のゃ (pya) のゅ (pyu) のょ (pyo)

Katakana –Â ă‚«ă‚żă‚«ăƒŠ

ケ (a) む (i) ォ (u) ス (e) ă‚Ș (o)
ă‚« (ka) キ (ki) ク (ku) ケ (ke) コ (ko)  キャ (kya)ă€€ă‚­ăƒ„ (kyu) キョ (kyo)
ă‚” (sa) シ (shi) ă‚č (su) セ (se)ă€€ă‚œ (so)ă€€ă€€ă‚·ăƒŁ (sha)ă€€ă‚·ăƒ„ (shu)ă€€ă‚·ăƒ§ (sho)
タ (ta) チ (chi) ツ (tsu) テ (te) ト (to)  チャ (cha)ă€€ăƒăƒ„ (chu) チョ (cho)
ナ (na) ニ (ni) ヌ (nu) ネ (ne) ノ (no)  ニャ (nya)ă€€ăƒ‹ăƒ„ (nyu) ニョ (nyo)
ハ (ha) ヒ (hi) フ (fu) ヘ (he) ホ (ho)  ヒャ (hya)ă€€ăƒ’ăƒ„ (hyu) ヒョ (hyo)
マ (ma) ミ (mi) ム (mu) メ (me) ヱ (mo)  ミャ (mya)ă€€ăƒŸăƒ„ (myu) ミョ (myo)
ダ (ya)   ラ (yu)   ヹ (yo)
ラ (ra) ăƒȘ (ri)ă€€ăƒ« (ru) レ (re) ロ (ro)  ăƒȘャ (rya) ăƒȘツ (ryu) ăƒȘョ (ryo)
ワ (wa)       ăƒČ (wo)
ン (n)

ガ (ga) ゼ (gi) グ (gu) ă‚Č (ge) ギ (go)  ゼャ (gya)ă€€ă‚źăƒ„ (gyu) ゼョ (gyo)
ă‚¶ (za) ゾ (ji) ă‚ș (zu)ă€€ă‚Œ (ze)ă€€ă‚Ÿ (zo)  ゾャ (ja)ă€€ă‚žăƒ„ (ju) ゾョ (jo)
ダ (da) ヂ (dji) ヅ (dzu) デ (de) ド (do)
バ (ba) ビ (bi) ブ (bu) ベ (be) ボ (bo)  ビャ (bya)ă€€ăƒ“ăƒ„ (byu) ビョ (byo)
パ (pa) ピ (pi) プ (pu) ペ (pe) ポ (po)  ピャ (pya)ă€€ăƒ”ăƒ„ (pyu) ピョ (pyo)

ă‚·ă‚§ (she) ゾェ (je) チェ (che)
ティ (ti)ă€€ăƒˆă‚„ (tu) ディ (di)ă€€ăƒ‰ă‚„ (du)
ファ (fa) フィ (fi) フェ (fe)ă€€ăƒ•ă‚©(fo)
ヮァ(va) ヮィ(vi) ヮ (vu) ヮェ(ve)ă€€ăƒŽă‚©(vo)
ォィ(wi) ォェ (we) りォ (wo)

â–ș Quelques remarques

  • Le signe  est appelĂ© dakuten et le signe  est appelĂ© handakuten. Ils servent Ă  transformer certains sons pour en former des syllabes « dĂ©rivĂ©es ».
  • Les allongements des sons des katakana sont notĂ©s par un trait ăƒŒ tandis que pour les hiragana on rajoute la voyelle concernĂ©e, Ă  savoir あ (a) pour le son « a », い (i) pour les sons « e » et « i » et う (u) pour les sons « u » et « o ».
  • Les caractĂšres や (ya), ゆ (yu), よ (yo) Ă©crits en petits et combinĂ©s avec des syllabes se terminant par le son « i » forment des sons supplĂ©mentaires en « iya » « iyu » « iyo ».
  • Le caractĂšres ぀ (tsu) Ă©crit en petit sert Ă  doubler la consonne qui suit (もっべ = motto).
  • Les katakana ă‚· (shi) et ツ (tsu), ainsi que ン (n) et ă‚œ (so) sont quasi-identiques. Et ça fait chier tout le monde (moi la premiĂšre). Souvenez-vous juste que pour ă‚· (shi) et ン (n) les petits traits sont presque horizontaux et que le trait plus long est tracĂ© de bas en haut lorsqu’on l’Ă©crit. Pour ツ (tsu) et ă‚œ (so) les petits traits sont presque verticaux et le trait plus long est tracĂ© de haut en bas.
  • Pareil pour le trio タ (ta), ュ (me), ヌ (nu) et フ (fu), ワ (wa), ォ (u). Oui, ils se ressemblent aussi et vous risquez de souvent les confondre. Courage ! Avec le temps ça viendra !
  • Pour les katakana, il arrive que l’on utilise le caractĂšre ・pour dĂ©finir un espace, notamment pour les noms Ă©trangers par exemple (ă‚žăƒ§ăƒłăƒ»ă‚­ăƒŸ = Jung Kimi). Car en japonais, les espaces, ça n’existe pas !
  • Vous remarquerez la prĂ©sence de caractĂšres supplĂ©mentaires chez les katakana. Il s’agit de sons supplĂ©mentaires qui n’Ă©taient pas Ă  l’origine dans la langue japonaise, comme « ti », « di », « fa »… On y a Ă©galement ajoutĂ© le son « v » mais il n’est pas souvent utilisĂ©e car les japonais ont du mal Ă  prononcer ce son et optent plutĂŽt pour le son « b » Ă  la place. Les mots ayant un son en « v » peuvent alors s’Ă©crire de deux façons, avec un caractĂšre au son « v » ou au son « b ». Je vous prend l’exemple de mon prĂ©nom : Davina. En katakana, il s’Ă©crit ダヮィナ (da-vi-na) mais en raison de ce son « v », j’ai prĂ©fĂ©rĂ© l’Ă©crire ダビナ (da-bi-na) puisqu’au final, dans la prononciation des japonais, ça sonne pareil. Il y a aprĂšs pas mal d’autres exceptions dans l’Ă©criture mais je vais Ă©viter de vous assassiner avec les katakana (Ă  coup de katana ? -je sors-). Vous les dĂ©couvrirez en pratiquant avec le temps. Ne vous posez pas trop de questions non plus, ils sont Ă©crits comme ça, un point c’est tout !

Kanji –Â æŒąć­—

C’est lĂ  que l’on va commencer Ă  se marrer. Les kanji sont des caractĂšres dĂ©rivĂ©s du chinois qui servent Ă  Ă©crire les noms, adverbes et radicaux des verbes et adjectifs. Il existe plus de 40 000 kanji parmi lesquels environ 2 000 sont dĂ©crĂ©tĂ©s d’usage commun et que les Japonais doivent connaĂźtre. Contrairement aux kana, les kanji ne reprĂ©sentent pas des syllabes, mais plutĂŽt des idĂ©ogrammes, un concept, un thĂšme, une idĂ©e. Chaque caractĂšre possĂšde deux lectures : Onyomi (音èȘ­ăż) la lecture d’origine chinoise et Kunyomi (èš“èȘ­ăż) la lecture d’origine japonaise. La premiĂšre est employĂ©e quand plusieurs kanji sont combinĂ©s pour former un ensemble et la seconde quand le kanji se distingue seul.

Bon en toute honnĂȘtetĂ©, les kanji relĂšvent d’un vrai casse-tĂȘte et leur maĂźtrise demandent des heures de travail, au risque de vous faire abandonner l’apprentissage de la langue. Ne faites pas cette bĂȘte erreur ! Pour ma part, je l’avoue, je ne me fais pas chier Ă  Ă©tudier les kanji en long, en large et en travers en les recopiant 50 fois par jour. J’ai la flemme et surtout pas assez de temps Ă  leur consacrer ! Pour moi, c’est inutile d’apprendre un kanji si c’est pour Ă  peine s’en servir, car je sais que je l’oublierai systĂ©matiquement. Je ne retiens que ceux que je rencontre souvent dans mes cours ou dans la vie quotidienne. Je ne dois mĂȘme pas connaĂźtre 10 kanji au final. Oui c’est handicapant pour la lecture et l’Ă©criture mais ça ne m’empĂȘche pas non plus d’apprendre le reste. Tout ça pour dire que concernant les kanji, les apprendre ou pas, le choix vous revient, mais ne les ignorez pas pour autant. Mon conseil est Ă©crivez directement tout en kanji avec le furigana jusqu’Ă  ce que vous le mĂ©morisiez.

Prononciation – ç™ș音

La prononciation du japonais n’est pas trĂšs difficile en soit. PrĂȘtez juste une attention particuliĂšre au « h » aspirĂ©, les voyelles brĂšves et longues (qui peuvent parfois modifier la signification d’un mot) et redoublement de consonnes. Les voyelles « u » et « i » sont trĂšs souvent Ă  peine prononcĂ©es comme par exemple dans です (desu) oĂč on prononcera plutĂŽt « dess » et 汱䞋 (ă‚„ăŸă—ăŸ – yamashita) oĂč la prononciation correcte sera « yamashta ». LĂ  aussi, la maĂźtrise viendra avec la pratique. Pas de recette miracle pour se familiariser avec la prononciation : Ă©coutez rĂ©guliĂšrement du japonais.

Ecriture – ćŸ·ç­†

Un point trĂšs important en ce qui concerne l’Ă©criture du japonais : l’ordre des traits doit ĂȘtre impĂ©rativement respectĂ© !

  • Les traits horizontaux se tracent de gauche Ă  droite et les traits verticaux de haut en bas. Les traits continus suivent la mĂȘme logique. On part toujours du haut vers le bas et de la gauche vers la droite.
  • Lorsque vous Ă©crivez un caractĂšre comportant plusieurs traits, vous devez toujours commencer du haut vers le bas ou de la gauche vers la droite.
  • Le trait central, comme pour le kanji æ°Ž (みず – mizu), est tracĂ© en premier, ensuite vien(nen)t le(s) trait(s) situĂ©(s) Ă  gauche, puis le(s) trait(s) Ă  droite. Attention, certains kanji ne suivent pas cette logique comme 火 (ăČ – hi) oĂč les petits traits sont tracĂ©s en premier.
  • Lorsque deux traits se croisent, comme pour le kanji 䞃 (ăȘăȘ – nana), le trait horizontal est tracĂ© en premier, mais lĂ  aussi il y a certaines exceptions.
  • Lorsque deux traits obliques se croisent, comme pour le kanji 文 (ぶん – bun), le trait partant du haut Ă  droite pour se terminer vers le bas Ă  gauche est tracĂ© en premier.
  • Le trait sectionnant vertical, comme pour le kanji äž­ (ăȘか – naka), est tracĂ© en dernier, exceptĂ© s’il ne dĂ©passe ni en haut, ni en bas, oĂč dans ce cas-lĂ , il est tracĂ© aprĂšs la partie supĂ©rieure et avant la partie infĂ©rieure.
  • De mĂȘme si le trait sectionnant est horizontal, il sera tracĂ© en dernier, comme pour le kanji 愳 (おんăȘ – onna).
  • Les traits englobant d’autres Ă©lĂ©ments du caractĂšre sont tracĂ©s en premier, comme pour le kanjiÂ ć›œ (ăă« – kuni).

Grammaire –Â æ–‡æł•

Je termine par quelques points concernant la grammaire qu’il est essentiel que vous sachiez avant d’attaquer les prochaines leçons.

  • L’ordre des mots est trĂšs diffĂ©rente du français, en fait il n’y a aucun rapport. Le verbe vient toujours Ă  la fin de la phrase.
  • Il n’y a pas d’accord en genre et en nombre, tout dĂ©pend du contexte de la phrase.
  • Il n’existe pas d’articles dĂ©finis et indĂ©finis, mais il y a ce qu’on appelle des particules.
  • Les verbes ne s’accordent pas avec le sujet (hourra) mais changent en fonction du degrĂ© de politesse : forme neutre, forme polie, forme humble/honorifique. Il n’y a que deux principaux temps : le prĂ©sent et le passĂ©. Mais il y a de nombreuses formes pour tout type de circonstances.

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