0

► Dog Days : Kimi no Nikki (juin 2017)

​Le mois de juin. Début de l’été et de la saison des pluies. Mais pour une saison des pluies on a connu pire. Il n’a pas plu tant que ça finalement mais la chaleur et l’humidité ont commencé à se faire ressentir !

10 juin : 飲み会サンパ

L’équipe avec qui je travaille maintenant à l’école a subi quelques changements et récemment, deux nouveaux nous on rejoint. A l’heure actuelle c’est une équipe avec qui je m’entends bien et nous avons pu créer un lien et apporter chaque jour une ambiance chaleureuse dans l’école.

Pour ça, nous avons organisé notre premier Nomikai ensemble. On a mangé et bu, on avait cuisiné et acheté beaucoup de nourriture (salade, pizza, tsukune…) et bu vin rouge, bière et vodka.

On a bien rigolé et après on a poursuivi la soirée au karaoké. On est allé dans un Karaoke Côte d’Azur (oui vous avez bien lu) et ils ont des super salles avec des beaux micros ! Il y a différentes tailles et différents concepts selon les goûts des clients : party room, VIP room, live room, family room… On a choisi la live room, c’était assez grand avec une petite scène. On y a mis le feu 😂 ! Mais le plus drôle était quand, au moment de partir, nous avons squatté à l’improviste une autre salle contenant un groupe de jap bourrés et torse nu pour certains 😂 ils nous ont accueillis à bras ouvert et avec des verres de Tequila à la main. On est resté jusqu’à minuit histoire de ne pas louper le dernier train. C’était un bon moment ! Bien arrosé mais ça s’est bien terminé. J’aime ces soirées 😁 !

Karaoké Côte d’Azur Jiyugaoka (カラオケコート・ダジュール自由が丘駅前店)
Adresse : Jiyugaoka NK Building 4F, 2-10-8 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line), sortie principale

13 juin : サンパで一年おめでとう

Pour vous dire à quel point j’ai des étudiantes trop géniales ! Une de mes classes, trois charmantes dames, m’ont invitée à manger un midi et ont tenu à m’offrir le repas pour fêter mes un an en tant que professeur. J’étais trop contente et touchée !

Nous nous sommes données rendez-vous chez gram, une chêne de café / pancakes principalement. Ils font des pancakes bien épais et moelleux, ふわふわ (fuwa fuwa) comme on dit ici. Pour ces super pancakes il faut patienter un peu le temps de la préparation mais la déco et l’ambiance sont sympas donc vous ne vous préoccupez pas du temps ^^. Mes étudiantes m’ont dite : « Mange un bon déjeuner, tu as besoin d’énergie et en dessert tu pourras prendre des pancakes ! ». C’était très bon ! Le prix peut rebuter un peu mais allez-y pour une pause café, les pancakes sont vraiment bons !

Gram Jiyugaoka (gram 自由が丘店)
Adresse : J Glass Building 1F, 2-12-13 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line), sortie principale

15 juin : ヒューマン飲み会🍻

J’avais mon cours de japonais du jeudi soir à Human Academy (ヒューマンアカデミー). Dans cette classe, nous ne sommes que des français. Après le cours, avec trois d’entre eux, je suis allée manger et boire dans un Izakaya. C’est la semaine alors les prix pour un 飲み放題 (nomihoudai, boisson à volonté) peuvent être avantageux. On a trouvé à Shinjuku un Izakaya 金の蔵 (Kin no Kura) qui faisait 飲み放題 et 食べ放題🍴🆓✨ (tabehoudai, nourriture à volonté) pour 2800¥ par personne pendant 1h30 ! C’est carrément un bon prix et vite rentabilisé xD. On a commandé en masse pendant 1h30 et on s’en est mis pleins le bide. Comme c’était en semaine et que l’Izakaya n’était pas bondé, on a pu rester plus longtemps sans avoir à payer en plus. On est ressorti à minuit 😂.

Kin no Kura Shinjuku East Exit (金の蔵新宿東口総本店)
Adresse : 東京都新宿区新宿3-36-12杉忠ビルB1F
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud-est

Je me suis d’ailleurs fait une petite frayeur avec les trains car au Japon le service termine à 0:00~0:30. J’ai réussi à avoir un train mais malheureusement les derniers ne vont pas jusqu’au bout de ma ligne et s’arrêtent à 4 stations avant la mienne ! Je me suis tapée une heure de marche à pied. Mais j’ai survécu. Dans la campagne de la préfecture de Kanagawa, c’est tranquille en pleine nuit, ça peut paraître flippant mais pas pour moi 😂.

24 juin : fête de la musique à Ginza

Si si, la fête de la musique, ça existe bien au Japon, du moins dans l’école où je travaille, oui ! Une des branches située à Ginza organisait une fête à cette occasion avec ses étudiants et tout le Staff pouvait se joindre à l’événement. Même si mes chers collègues de Jiyugaoka m’ont tous lâchée, j’y suis quand même allée après avoir fini le travail. Bon je suis arrivée vers la fin, y avait plus rien à manger ni à boire quasiment mais j’ai vu le moment où professeurs et étudiants ont fait des danses médiévales. L’ambiance était cool, on a bien rigolé. Les étudiants japonais étaient un peu réticents au début mais ils se sont prêtés au jeu et au final ils ont beaucoup aimé ! Après nous sommes restés entre collègues à boire encore un peu. Ce n’était pas grand chose mais juste le fait de passer du bon temps avec les collègues hors boulot, ça fait du bien. Je l’ai sûrement déjà mentionné, mais à l’heure actuelle c’est un plaisir de travailler avec eux. Donc hâte de remettre ça, avec une after au karaoké 😁.

25 juin : 書道しましょう!

Pendant mon cours de japonais du dimanche matin chez Human Academy (ヒューマン アカデミー), nous avons fait un petit atelier de calligraphie (書道).

La calligraphie japonaise 書道, littéralement voie de l’écriture, désigne la calligraphie des kanas, syllabaires typiquement japonais, et des kanji extraits des caractères chinois. Les différents types de calligraphies sont généralement liés à des écoles, qui enseignent l’art de faire de beaux caractères dans un type d’écriture existant, avec un certain style, pour la beauté du geste, du caractère et ou de l’écriture dans son ensemble. La calligraphie, à l’instar de la peinture et d’autres arts plastiques, demande l’utilisation de l’ensemble du corps pour s’exprimer pleinement. Le papier (on écrit sur la face la plus lisse), l’encre noire, le pinceau calligraphique (il y a deux tailles, un grand pour l’écriture du caractère er un petit pour votre signature, souvent en bas à gauche), et la pierre à encre sont les instruments essentiels pour la pratique de la calligraphie. Lorsque vous pratiquez, tenez le pinceau bien droit. La pression appliquée sur votre papier joue sur l’épaisseur du trait et également les gestes pour créer des effets à la fin.

C’était difficile mais vraiment intéressant ! J’ai écrit les kanji de « amour » (愛) et « ami » (友). Ils étaient pas trop foireux d’après mes profs. Je suis contente d’avoir eu cette opportunité 🙌💖 !

26 mai : lundi, tout est permis !

Je suis allée récupérer mon visa le matin et pour le déjeuner, je me suis posée à Yoshinoya (吉野家), une chaîne de restau qui fait des Gyudon aussi comme Sukiya. On en trouve partout. Ils proposent aussi du Black Curry. Du coup j’ai testé avec du porc et du fromage (牛とチーズ黒カレー). Pas mauvais. C’est un bon endroit pour les petits portes-monnaie 😂 et pour une courte pause déjeuner.

Mais en semaine, dans ce genre d’endroits, parmi les clients on trouve soit des ouvriers soit des salarymen. Que des hommes. De quoi se sentir bien seule xD.

Yoshinoya Yamato (吉野家大和駅前店)
Adresse : 1-1-26 Yamato-shi Chuo, Kanagawa-ken
Accès : Yamato Station (Odakyu-Enoshima Line, Sotetsu Line) sortie 1

Puis direction Shinjuku pour mon dernier cours de jap du lundi de la session printemps. Pour ce dernier cours, les professeurs nous ont fait vivre et expérimenter une cérémonie de thé (茶道) ! J’ai découvert beaucoup culturellement grâce à ces cours !

Certaines professeures portaient un kimono, il y avait tous les équipements pour préparer et servir le thé :

  • chawan (茶碗) : bol utilisé pour la préparation et la consommation du thé
  • chasen (茶筅) : fouet pour mélanger le thé en poudre dans l’eau
  • chaki (茶器) : pot contenant le thé en poudre, il en existe deux types selon la matière avec laquelle ils sont fabriqués (natsume (棗) pour les pots en bois ou bambou et chaire (茶入) pour les pots en céramique)
  • chashaku (茶杓) : cuillère à thé
  • kaishi (懐紙) : papier utilisé pour placer la nourriture (des sucreries japonaises qui accompagnent le thé) et essuyer les doigts. Il est normalement porté plié et coincé dans le devant du kimono

Nos professeurs ont d’abord expliqué le déroulement et ont fait une démonstration. Il n’y a pas toutes les étapes en détails, je précise. Je vous retranscris ce que j’ai vu pendant le cours d’une cérémonie de thé disons « simple ». La cérémonie de thé se déroule dans le plus grand des silences. Vous devez être calme et poli et porter des vêtements sobres, simples ou un kimono.

  1. お先に (en premier) : pendant que le thé est en cours de préparation, on vous apporte des douceurs. Ce sont souvent des sucreries japonaises. Lorsqu’on vous les apporte et qu’on vous propose de vous servir en disant « お菓子をどうぞ » (Okashi wo douzo = veuillez vous servir s’il vous plaît), vous faites une courbette et répondez « お菓子を頂戴いたします » (Okashi wo chōdai itashimasu = je prends, je reçois), vous dites « お先に » (Osaki ni = veuillez m’excuser de me servir en premier) à la personne qui se trouve après vous, vous prenez le plateau en face de vous avec vos deux mains, vous le soulevez légèrement pour exprimer vos remerciements, vous le posez, vous faites à nouveau une courbette et vous prenez une sucrerie que vous posez sur le kaishi. Enfin, vous faites passer le plateau à votre voisin. Vous consommez votre sucrerie avant de recevoir votre thé.
  2. お点前頂戴いたします (merci pour le thé) : le thé est prêt, c’est le moment de le recevoir. Vous faites en premier une courbette et dites « お点前頂戴いたします » (O temae chōdai itashimasu = je prends, je reçois le thé), vous prenez le bol de thé dans vos mains, posez sur la main gauche et tournez deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre de 2h à 4h avec la main droite, buvez votre thé en trois gorgées. Une fois terminé, essuyez l’endroit où vous avez bu avec votre pouce et essuyez votre pouce avec le kaishi, tournez dans le sens inverse des aiguilles d’une montre de 4h à 2h, reposez le bol. C’est fini.

Puis nous avons tous bu notre bol de thé en reproduisant du mieux qu’on avait compris. Pour ma part j’ai pu aussi essayer d’en préparer. Pour une première fois je me suis bien débrouillée !

C’était super pour une dernière leçon ! A la fin nous avons tous reçu une carte avec un mot des professeurs. Ils vont beaucoup me manquer ! Depuis que je vais à Human Academy c’est sans doute la meilleure session que j’ai faite ! Et je souhaite de pouvoir participer à une vraie cérémonie de thé un jour !

Après ma leçon j’ai retrouvé Géraldine à Shinjuku. On a passé du temps ensemble au Starbucks, on s’est baladé à Shinjuku et on est allé manger des ramen à la tomate chez Taiyou no Tomato. On a bien parlé et rigolé comme à nos habitudes xD. Elle rentre bientôt en France donc je profite du temps libre que j’ai pour en passer avec elle. Je regrette de ne pas avoir pu la voir plus souvent alors qu’on habitait dans la même ville TT. Maintenant qu’elle rentre je me dis qu’elle va me manquer !


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Dog Days

2

► Apprenez le japonais avec Kimi #1 : Le système d’écriture

Mitama Matsuri, Tokyo – Juillet 2015

Pour vous, qui ne connaissez rien du japonais et découvrez cette langue pour la première fois, il s’avère que c’est représenté par des… dessins ? Des signes ? Des hiéroglyphes ? Bref quelque chose d’illisible !

Première chose à savoir est que ces « dessins » sont tout d’abord répartis en deux catégories, deux alphabets (dit aussi kana – かな) : les hiragana (ひらがな) et katakana (カタカナ) (et pas katana hein haha). Les caractères qui les composent sont des caractères chinois simplifiés utilisés pour former les syllabes. Chaque caractère correspond au son d’une voyelle ou d’une consonne + une voyelle. La seule exception est pour le caractère ん / ン (n).

Kana – かな : Hiragana et Katakana

Vous avez remarqué comment ont été écrits précédemment les mots « hiragana » et « katakana » en japonais ? Vous avez vu la différence ? Voilà ce qui les distingue. Les hiragana et katakana possèdent les mêmes sons, mais écrit avec des caractères différents ! Les hiragana sont utilisés pour les différentes formes de grammaire et les terminaisons (on les appelle alors aussi okurigana  (送り仮名), littéralement « kana qui accompagne ») tandis que les katakana sont employés pour écrire les mots d’origine occidentale. A l’écrit, il arrive qu’on trouve un mot écrit en katakana pour le mettre en avant (comme nous quand on écrit un mot en MAJUSCULE ou en italique). On utilise également les hiragana pour indiquer la prononciation des kanji, on les appelle alors furigana (振り仮名). Vous retrouvez les furigana écrits en petit à côté d’un kanji quand celui-ci est jugé difficile pour le lecteur concerné (par exemple dans les livres pour enfants, les manuels scolaires, etc…). Enfin, je vous parle vite fait des romaji, qui correspondent à la transcription en lettres latines des kana, ce que j’emploierai régulièrement au cours de mes leçons pour vous aider à les lire. On retrouve des romaji sur les panneaux importants et dans les stations de métro, afin de permettre aux étrangers de lire les caractères.

Hiragana – ひらがな

あ (a) い (i) う (u) え (e) お (o)
か (ka) き (ki) く (ku) け (ke) こ (ko)  きゃ (kya) きゅ (kyu) きょ (kyo)
さ (sa) し (shi) す (su) せ (se) そ (so)  しゃ (sha) しゅ (shu) しょ (sho)
た (ta) ち (chi) つ (tsu) て (te) と (to)  ちゃ (cha) ちゅ (chu) ちょ (cho)
な (na) に (ni) ぬ (nu) ね (ne) の (no)  にゃ (nya) にゅ (nyu) にょ (nyo)
は (ha) ひ (hi) ふ (fu) へ (he) ほ (ho)  ひゃ (hya) ひゅ (hyu) ひょ (hyo)
ま (ma) み (mi) む (mu) め (me) も (mo)  みゃ (mya) みゅ (myu) みょ (myo)
や (ya)   ゆ (yu)   よ (yo)
ら (ra) り (ri) る (ru) れ (re) ろ (ro)  りゃ (rya) りゅ (ryu) りょ (ryo)
わ (wa)       を (wo)
ん (n)

が (ga) ぎ (gi) ぐ (gu) げ (ge) ご (go)  ぎゃ (gya) ぎゅ (gyu) ぎょ (gyo)
ざ (za) じ (ji) ず (zu) ぜ (ze) ぞ (zo)  じゃ (ja) じゅ (ju) じょ (jo)
だ (da) ぢ (dji) づ (dzu) で (de) ど (do)
ば (ba) び (bi) ぶ (bu) べ (be) ぼ (bo)  びゃ (bya) びゅ (byu) びょ (byo)
ぱ (pa) ぴ (pi) ぷ (pu) ぺ (pe) ぽ (po)  ぴゃ (pya) ぴゅ (pyu) ぴょ (pyo)

Katakana – カタカナ

ア (a) イ (i) ウ (u) エ (e) オ (o)
カ (ka) キ (ki) ク (ku) ケ (ke) コ (ko)  キャ (kya) キュ (kyu) キョ (kyo)
サ (sa) シ (shi) ス (su) セ (se) ソ (so)  シャ (sha) シュ (shu) ショ (sho)
タ (ta) チ (chi) ツ (tsu) テ (te) ト (to)  チャ (cha) チュ (chu) チョ (cho)
ナ (na) ニ (ni) ヌ (nu) ネ (ne) ノ (no)  ニャ (nya) ニュ (nyu) ニョ (nyo)
ハ (ha) ヒ (hi) フ (fu) ヘ (he) ホ (ho)  ヒャ (hya) ヒュ (hyu) ヒョ (hyo)
マ (ma) ミ (mi) ム (mu) メ (me) モ (mo)  ミャ (mya) ミュ (myu) ミョ (myo)
ヤ (ya)   ユ (yu)   ヨ (yo)
ラ (ra) リ (ri) ル (ru) レ (re) ロ (ro)  リャ (rya) リュ (ryu) リョ (ryo)
ワ (wa)       ヲ (wo)
ン (n)

ガ (ga) ギ (gi) グ (gu) ゲ (ge) ゴ (go)  ギャ (gya) ギュ (gyu) ギョ (gyo)
ザ (za) ジ (ji) ズ (zu) ゼ (ze) ゾ (zo)  ジャ (ja) ジュ (ju) ジョ (jo)
ダ (da) ヂ (dji) ヅ (dzu) デ (de) ド (do)
バ (ba) ビ (bi) ブ (bu) ベ (be) ボ (bo)  ビャ (bya) ビュ (byu) ビョ (byo)
パ (pa) ピ (pi) プ (pu) ペ (pe) ポ (po)  ピャ (pya) ピュ (pyu) ピョ (pyo)

シェ (she) ジェ (je) チェ (che)
ティ (ti) トゥ (tu) ディ (di) ドゥ (du)
ファ (fa) フィ (fi) フェ (fe) フォ(fo)
ヴァ(va) ヴィ(vi) ヴ (vu) ヴェ(ve) ヴォ(vo)
ウィ(wi) ウェ (we) ウォ (wo)

► Quelques remarques

  • Le signe ゙ est appelé dakuten et le signe ゚ est appelé handakuten. Ils servent à transformer certains sons pour en former des syllabes « dérivées ».
  • Les allongements des sons des katakana sont notés par un trait ー tandis que pour les hiragana on rajoute la voyelle concernée, à savoir あ (a) pour le son « a », い (i) pour les sons « e » et « i » et う (u) pour les sons « u » et « o ».
  • Les caractères や (ya), ゆ (yu), よ (yo) écrits en petits et combinés avec des syllabes se terminant par le son « i » forment des sons supplémentaires en « iya » « iyu » « iyo ».
  • Le caractères つ (tsu) écrit en petit sert à doubler la consonne qui suit (もっと = motto).
  • Les katakana シ (shi) et ツ (tsu), ainsi que ン (n) et ソ (so) sont quasi-identiques. Et ça fait chier tout le monde (moi la première). Souvenez-vous juste que pour シ (shi) et ン (n) les petits traits sont presque horizontaux et que le trait plus long est tracé de bas en haut lorsqu’on l’écrit. Pour ツ (tsu) et ソ (so) les petits traits sont presque verticaux et le trait plus long est tracé de haut en bas.
  • Pareil pour le trio タ (ta), メ (me), ヌ (nu) et フ (fu), ワ (wa), ウ (u). Oui, ils se ressemblent aussi et vous risquez de souvent les confondre. Courage ! Avec le temps ça viendra !
  • Pour les katakana, il arrive que l’on utilise le caractère ・pour définir un espace, notamment pour les noms étrangers par exemple (ジョン・キミ = Jung Kimi). Car en japonais, les espaces, ça n’existe pas !
  • Vous remarquerez la présence de caractères supplémentaires chez les katakana. Il s’agit de sons supplémentaires qui n’étaient pas à l’origine dans la langue japonaise, comme « ti », « di », « fa »… On y a également ajouté le son « v » mais il n’est pas souvent utilisée car les japonais ont du mal à prononcer ce son et optent plutôt pour le son « b » à la place. Les mots ayant un son en « v » peuvent alors s’écrire de deux façons, avec un caractère au son « v » ou au son « b ». Je vous prend l’exemple de mon prénom : Davina. En katakana, il s’écrit ダヴィナ (da-vi-na) mais en raison de ce son « v », j’ai préféré l’écrire ダビナ (da-bi-na) puisqu’au final, dans la prononciation des japonais, ça sonne pareil. Il y a après pas mal d’autres exceptions dans l’écriture mais je vais éviter de vous assassiner avec les katakana (à coup de katana ? -je sors-). Vous les découvrirez en pratiquant avec le temps. Ne vous posez pas trop de questions non plus, ils sont écrits comme ça, un point c’est tout !

Kanji – 漢字

C’est là que l’on va commencer à se marrer. Les kanji sont des caractères dérivés du chinois qui servent à écrire les noms, adverbes et radicaux des verbes et adjectifs. Il existe plus de 40 000 kanji parmi lesquels environ 2 000 sont décrétés d’usage commun et que les Japonais doivent connaître. Contrairement aux kana, les kanji ne représentent pas des syllabes, mais plutôt des idéogrammes, un concept, un thème, une idée. Chaque caractère possède deux lectures : Onyomi (音読み) la lecture d’origine chinoise et Kunyomi (訓読み) la lecture d’origine japonaise. La première est employée quand plusieurs kanji sont combinés pour former un ensemble et la seconde quand le kanji se distingue seul.

Bon en toute honnêteté, les kanji relèvent d’un vrai casse-tête et leur maîtrise demandent des heures de travail, au risque de vous faire abandonner l’apprentissage de la langue. Ne faites pas cette bête erreur ! Pour ma part, je l’avoue, je ne me fais pas chier à étudier les kanji en long, en large et en travers en les recopiant 50 fois par jour. J’ai la flemme et surtout pas assez de temps à leur consacrer ! Pour moi, c’est inutile d’apprendre un kanji si c’est pour à peine s’en servir, car je sais que je l’oublierai systématiquement. Je ne retiens que ceux que je rencontre souvent dans mes cours ou dans la vie quotidienne. Je ne dois même pas connaître 10 kanji au final. Oui c’est handicapant pour la lecture et l’écriture mais ça ne m’empêche pas non plus d’apprendre le reste. Tout ça pour dire que concernant les kanji, les apprendre ou pas, le choix vous revient, mais ne les ignorez pas pour autant. Mon conseil est écrivez directement tout en kanji avec le furigana jusqu’à ce que vous le mémorisiez.

Prononciation – 発音

La prononciation du japonais n’est pas très difficile en soit. Prêtez juste une attention particulière au « h » aspiré, les voyelles brèves et longues (qui peuvent parfois modifier la signification d’un mot) et redoublement de consonnes. Les voyelles « u » et « i » sont très souvent à peine prononcées comme par exemple dans です (desu) où on prononcera plutôt « dess » et 山下 (やました – yamashita) où la prononciation correcte sera « yamashta ». Là aussi, la maîtrise viendra avec la pratique. Pas de recette miracle pour se familiariser avec la prononciation : écoutez régulièrement du japonais.

Ecriture – 執筆

Un point très important en ce qui concerne l’écriture du japonais : l’ordre des traits doit être impérativement respecté !

  • Les traits horizontaux se tracent de gauche à droite et les traits verticaux de haut en bas. Les traits continus suivent la même logique. On part toujours du haut vers le bas et de la gauche vers la droite.
  • Lorsque vous écrivez un caractère comportant plusieurs traits, vous devez toujours commencer du haut vers le bas ou de la gauche vers la droite.
  • Le trait central, comme pour le kanji 水 (みず – mizu), est tracé en premier, ensuite vien(nen)t le(s) trait(s) situé(s) à gauche, puis le(s) trait(s) à droite. Attention, certains kanji ne suivent pas cette logique comme 火 (ひ – hi) où les petits traits sont tracés en premier.
  • Lorsque deux traits se croisent, comme pour le kanji 七 (なな – nana), le trait horizontal est tracé en premier, mais là aussi il y a certaines exceptions.
  • Lorsque deux traits obliques se croisent, comme pour le kanji 文 (ぶん – bun), le trait partant du haut à droite pour se terminer vers le bas à gauche est tracé en premier.
  • Le trait sectionnant vertical, comme pour le kanji 中 (なか – naka), est tracé en dernier, excepté s’il ne dépasse ni en haut, ni en bas, où dans ce cas-là, il est tracé après la partie supérieure et avant la partie inférieure.
  • De même si le trait sectionnant est horizontal, il sera tracé en dernier, comme pour le kanji 女 (おんな – onna).
  • Les traits englobant d’autres éléments du caractère sont tracés en premier, comme pour le kanji 国 (くに – kuni).

Grammaire – 文法

Je termine par quelques points concernant la grammaire qu’il est essentiel que vous sachiez avant d’attaquer les prochaines leçons.

  • L’ordre des mots est très différente du français, en fait il n’y a aucun rapport. Le verbe vient toujours à la fin de la phrase.
  • Il n’y a pas d’accord en genre et en nombre, tout dépend du contexte de la phrase.
  • Il n’existe pas d’articles définis et indéfinis, mais il y a ce qu’on appelle des particules.
  • Les verbes ne s’accordent pas avec le sujet (hourra) mais changent en fonction du degré de politesse : forme neutre, forme polie, forme humble/honorifique. Il n’y a que deux principaux temps : le présent et le passé. Mais il y a de nombreuses formes pour tout type de circonstances.

Vous avez aimé ce cours ? N’hésitez pas à faire un petit don pour me remercier ^_^ !

Donate Button with Credit Cards

Leçon précédente | Sommaire des leçons | Leçon suivante