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▶ Reviver : Kimi no Nikki (octobre 2020)

Octobre : arrivée de l’automne et Halloween. Été et typhons définitivement finis ? Des journées tantôt fraîches, tantôt encore chaudes où les températures oscillent entre 17 et 26 degrés. Des typhons un peu dangereux et dévastateurs ont traversé ou sont passés pas loin du pays avec vents violents et pluie sans fin. Mais après quoi de belles journées ensoleillées étaient de retour pour nourrir le corps de vitamines D grâce aux rayons du soleil, réchauffer les cœurs et motiver.

※ Les événements du mois 🎊

• Excursion Parents-Enfants (親子遠足)

Dans la société japonaise où beaucoup se consacrent plus au travail qu’à la vie de famille, pouvoir suivre et avoir un aperçu de la scolarité de ses enfants est important pour les mères japonaises qui préfèrent en général quitter leur travail pour les élever et maintenir les liens. Il n’est donc pas rare de voir dans les écoles maternelles, des journées « Excursion Parents-Enfants » (親子遠足), pour permettre aux enfants de créer de beaux souvenirs avec leurs parents tout en restant dans l’environnement scolaire.

Les lieux et destinations varient selon les écoles. Certaines organiseront l’excursion dans des grands parcs tandis que d’autres opteront pour une sortie à l’aquarium ou au zoo. Pour l’excursion Parents-Enfants de ce jour, un vendredi initialement frais mais finalement doux, venteux mais ensoleillée, rendez-vous au parc Yamadaike (山田池公園) d’Hirakata pour récolter des glands !

Rassemblement en milieu de matinée vers 10h00 au point de rendez-vous indiqué par l’école. Chacun vient par ses propres moyens et munis des affaires nécessaires pour l’excursion : bento (弁当), bouteille d’eau ou de thé (水筒), serviette pour les mains (お手ふき)…

Comme à tout lancement de ce type d’événement, le directeur est en charge de livrer un petit discours en ajoutant en plus les précautions à prendre pour que l’excursion se déroule en sécurité et sans accident. Puis chaque enfant part à la quête de glands accompagnés de leurs parents. Une petite heure de quête, immortalisée par des photos commémoratives.

Les excursions, ça ouvre l’appétit ! La récolte une fois terminée, il est temps de se rassembler pour partager la pause déjeuner. Au menu, chacun reçoit son mignon bento préparé et décoré avec amour. Après quoi, la dernière heure est consacrée à des jeux avant de clôturer l’événement, préparés et organisés par les enseignants. Par exemple, le jeu boushi tori (帽子取り👒). Attrapez le chapeau de l’ennemi avant qu’il n’attrape le votre ! Un jeu qui plaît beaucoup aux enfants en binôme avec leur maman, courant vivement partout dans le parc en rigolant.

L’événement termine par un dernier discours de clôture et chacun peut rentrer se reposer tranquillement chez soi avant d’attaquer une nouvelle semaine en pleine forme !

• Récolte de mikan (みかん狩り🍊)

On renouvelle l’expérience de l’année dernière. La saison des mikan (mandarines) étant arrivée, on part en sortie scolaire pour la récolte des mikan, dit mikan gari en japonais (みかん狩り🍊✨).

Activité répandue dans les différentes régions du Japon, elle permet de déguster de délicieuses mikan fraîches dans un environnement naturel tout en profitant de beaux paysages. Fruit le plus récolté au Japon, c’est dans les préfectures de Wakayama (和歌山県) et d’Ehime (愛媛県) qu’on trouve les meilleures zones de productions réputées. Les champs se situent le plus souvent sur des collines faisant face à la mer et c’est par temps ensoleillé et frais que les mikan poussent.

Départ en bus dans la matinée. Le trajet se passe dans la joie, la bonne humeur et l’impatience de pouvoir déguster des mikan à volonté ! On chante, on lit un livre ensemble et on écoute attentivement les consignes du professeur pour que l’excursion se passe dans le meilleur des mondes. Arrivés sur le lieu de récolte du côté de Katano (交野市) 40 minutes plus tard, c’est l’école qui régale et se charge des frais pour une récolte en dégustant à volonté (食べ放題) et avec un sac de mikan en souvenirs (お土産).

Prêts, partez ! Les enfants et les enseignants se lancent librement dans la cueillette de ces agrumes doux et juteux. On cueille et on déguste, on compare qui peut relever le défi d’en manger le plus possible ! On prend des photos commémoratives, une mikan à la main en disant fièrement « mikan gari » et on termine par un pique-nique sous un beau soleil chaud.

Le temps est idéal pour s’amuser encore un peu après le déjeuner. Quelques minutes de récréation avant de reprendre le chemin de l’école… En mangeant des mikan ?!

Fraîches et délicieuses, avant l’arrivée de l’hiver et des journées froides, c’est un plaisir de pouvoir faire le pleins de vitamines avec ces délicieux fruits de saison !

• Récolte de patates (芋掘り🍠)

Après la récolte de mikan (みかん狩り) quelques jours plus tôt, on profite d’une autre journée ensoleillée pour aller déterrer cette fois des… patates ! C’est parti pour le Imohori (芋掘り) ! Un bon prétexte pour partir en sortie scolaire et profiter d’une expérience amusante et enrichissante pour les enfants d’école maternelle.

Imo (芋) signifiant « patate » et hori (掘り) « creuser », ce terme désigne donc l’activité de déterrer des patates en tout genre, dont les pommes de terre (ジャガイモ) ou encore les patates douces (サツマイモ). Cette activité se déroule en général dans les fermes (農園) de mi-septembre à fin octobre.

Départ en bus vers 10h direction le lieu de récolte, la ferme Arasui (あらすいも掘農園), situé à Joyo (城陽市) dans la préfecture de Kyoto (京都府) à environ 40 minutes de route, au milieu des champs et des zones industrielles. Dans des fermes comme celle-ci, il est possible d’y venir déterrer des patates. La réservation et la quantité souhaitée sont requises pour un prix à partir de 380 ¥ environ.

Une fois arrivé, les potagers sont prêts, il n’y a plus qu’à creuser et déterrer les patates douces pendant une petite heure. Des patates douces en masse sont déterrées et chacun repart avec un lourd sac bien rempli. Alors lundi, qu’est-ce que ce sera pour le déjeuner ? Des patates ? Et mardi ? Des patates aussi ?!

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Balade à Katano jusqu’au parc forestier préfectoral Kurondo (交野市で散歩、府民の森くろんど園地まで)

Un dimanche ensoleillé fin octobre. L’automne est bien là mais les érables japonais ne rougissent pas encore. Le temps est idéal pour aller marcher à Katano (交野市), ville voisine d’Hirakata (枚方市) du côté de la station Kisaichi (私市駅). Pas pour aller au parc Hoshida (ほしだ園地), la principale attraction du coin mais pour faire un peu de randonnée vers le parc voisin, Kurondo (くろんど園地).

Autour de la station Kisaichi (私市駅) et de la station voisine de la même ligne de train, il y a trois principaux circuits de randonnée sympa pour découvrir des étangs, des temples, de beaux panoramas depuis le sommet des montagnes et profiter d’une nature paisible dans les parcs forestiers de la préfecture d’Osaka :
① le circuit Kurondo-ike (くろんど園地コース)
② le circuit Hoshida (ほしだ園地コース)
③ le circuit Katano Ikimo no Fureai no Sato (交野市いきものふれあいの里コース)

Ces parcours sont assez populaires auprès des amoureux de randonnée ou de course à pieds, qu’ils soient jeunes ou âgés. Beaucoup profitent de cette belle journée et on croise des randonneurs sympathiques prêts à aider et indiquer le bon chemin.

De la station Kisaichi (私市駅), on emprunte aujourd’hui le circuit Kurondo-ike (くろんど池ハイキングコース) jusqu’aux cascades Tsuki no Wa (月の輪滝). Départ vers 14h00 pour un petit parcours de 1,1 km en 25 minutes environ. Passage par des rues bordées d’habitations avant de pénétrer dans la forêt où le ruissellement de l’eau se fait aussitôt entendre. Ecoutez ce son agréable, ils vous mène directement jusqu’aux cascades. Ce ne sont pas les plus hautes ni les plus impressionnantes mais le cadre naturel est bluffant. On escalade et on joue les aventuriers de la jungle pour admirer le plus près possible les chutes d’eau.

Le circuit n’étant pas fini, autant continuer un peu pour arriver 30 minutes après à l’étang Suiren (すいれん池) avec aire de repos et toilettes. C’est le moment de s’offrir une petite pause. Mais la nuit tombant très vite, et n’étant pas équipé pour le la randonnée nocturne, suivre les conseils d’un randonneur rencontré précédemment sur le chemin est plus raisonnable. En effet, il reste encore environ deux heures avant de boucler le circuit sachant qu’il y a d’autres belles choses à y voir ! Il est préférable de faire demi-tour, mais ce n’est que partie remise !

Retour donc à la civilisation. Pour aujourd’hui, on choisit de rejoindre la station Kawachimori par la petite ville campagnarde, au milieu des maisons et des potagers.

Habitant(e) d’Hirakata, on retient qu’on a pas besoin d’aller bien loin si on peut se ressourcer en pleine nature et se balader tranquillement pour une journée. Eh oui le Kansai, c’est incroyablement splendide et on est loin de s’imaginer qu’on habite si près de beaux endroits cachés !

Parc Kurondo (くろんど園地)
Adresse : 3192-1 Kisabe, Katano, Osaka (大阪府交野市私部3192-1)
Accès : Kisaichi Station ou Kawachimori Station (Katano Line)
Site internet : http://osaka-midori.jp/mori/kurondo/

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Freshness Burger (フレッシュネスバーガー)

Si chez Kimi no BLUE TRAVEL on opte le plus souvent pour la nourriture japonaise, on se laisse de temps en temps tenter par d’autres saveurs selon la situation. Quand on a peu de temps pour la pause déjeuner et qu’on veut rester à proximité de son lieu de travail, on peut se rendre dans un restaurant de burger. Même si ce n’est pas la nourriture la plus saine et équilibrée, il faut aussi savoir se faire plaisir !

On zappe McDo et on part pour des petits burgers plus appétissants chez Freshness Burger (フレッシュネスバーガー) 🍔. Chaîne de fastfood implantée partout dans le pays, on peut même en trouver dans les gares et station de métro comme les autres petites chaînes populaires de fastfood et de café. Dans la grande gare d’Ikebukuro par exemple, vous trouverez près des sorties C1 et C2 du métro, un Freshness Burger implanté et non loin d’un Starbucks !

Il y a des menus incluant le burger de votre choix accompagné de salade ou de frites et d’une boisson au choix pour un supplément d’environ 500 ¥ en plus du prix du burger choisi. Il est également possible bien sûr de ne prendre que le burger et un accompagnement séparément. Une fois la commande et le paiement effectué au comptoir, le burger est servi à votre table.

Il y a des burgers classiques, des burgers au poulet, des burgers épicés… Certaines branches proposent d’autres burgers spéciaux et originaux comme le gyoza burger (餃子バーガー), le cheese fondue burger (チーズフォンデュバーガー) ou encore le demikatsu burger (デミカツバーガー). Compter entre 400 et 900 ¥ le burger.
Pas envie d’un burger ? Pas de problème ! Il y a également des salades, des hot-dogs ou encore des plats de pâtes ! Enfin, pour finir sur une touche sucrée, il y a des gâteaux, des crêpes et des gaufres pour le dessert !

La taille reste raisonnable, tout en étant une taille « japonaise », soit un peu plus petit qu’un burger en Occident. Le pain est tendre, la viande assez cuite et la dose d’épices correcte. Avec une petite salade fraîche, c’est suffisant pour poursuivre la journée !

Freshness Burger Echika Ikebukuro (フレッシュネスバーガーエチカ池袋店)
Adresse : Echika Ikebukuro, 3-28-14 Nishi-Ikebukuro, Toshima-ku, Tokyo (東京都豊島区西池袋3-28-14エチカ池袋)
Accès : Ikebukuro Station (JR Lines, Tobu-Tojo Line, Yurakucho Line, Marunouchi Line, Fukutoshin Line)
Site internet : https://www.freshnessburger.co.jp/

• Cocarde (コカルド)

Un dimanche tranquille du côté de Kyobashi, à Osaka. Les rues du quartier ne sont pas très animées ni bondées dans l’après-midi mais les boutiques et les cafés du centre commercial Keihan Mall sont ouvertes et quelques clients font leur petit shopping du weekend.

Il est facile de trouver une table dans le café Cocarde (コカルド) dont les mignons gâteaux miniatures (プチガトー, petit gâteau pour une personne) exposés en vitrine du café et de la boutique attirent l’attention. Et comme en ce mois d’octobre on s’apprête à célébrer Halloween, des gâteaux à l’effigie de cette fête sont proposés temporairement ! Il y a par exemple le cheesecake momie (マミー), le monstre mont blanc (森の一ツ目), la mousse fantôme (ベロベロ, berobero) ou la mousse citrouille au potiron (ニヤニヤ, niyaniya)… Ces petits gâteaux qu’on ose à peine manger tellement on les trouve beaux coûtent en moyenne 700 ¥.

Plus classique, cette chaîne de café et confiseries née à Osaka propose divers gâteaux toujours aussi bien confectionnés esthétiquement, beaux et chics ainsi que des petites pâtisseries comme des financiers, des biscuits et des sablés.

Le café est spacieux et avec une déco aussi un peu chic. Une fois installé à votre table, choisissez votre gâteau favori et accompagnez-le de votre boisson favorite en optant pour le cake set à environ 1 300 ¥. Les gâteaux sont petits mais délicieux, la portion reste suffisante pour un petit plaisir à l’heure du goûter.

Cocarde La Terrasse Café Kyobashi (コカルド ラ・テラス 京橋カフェ)
Adresse : Keihan Department Store Mall, 2−1-38 Higashinodamachi, Miyakojima-ku, Osaka (大阪市都島区東野田町2-1-38 京阪百貨店モール)
Accès : Kyobashi Station (Keihan Line) sortie centrale, Kyobashi Station (JR Lines) sortie nord
Site internet : http://www.cocarde.jp/

• Gahojin Kappa (我逢人かっぱ)

Comme tous les samedis soir en général, le quartier de Gion à Kyoto est animé : les rues principales sont bondées au point de rendre la circulation difficile et les restaurants et Izakaya trouvent clients à leurs tables. Donc oui, qui dit samedi soir, dit sortie à l’Izakaya pour boire un coup !

On emprunte une petite ruelle près de la station de Gion Shijo (祇園四条駅) pour arriver devant Gahōjin Kappa (我逢人かっぱ), Izakaya d’apparence traditionnelle, à l’image de l’ancienne capitale nippone, avec lanternes éclairant l’entrée et portes coulissantes.

Cet Izakaya est dirigé par Kirinya Foods, groupe qui développe des restaurants principalement à Gion, Kyoto.
À partir de produits frais venant du marché matinal, chacun de ses restaurants offre nous à ses clients de bons plats de fruits de mer, viande, légumes, etc… dans le style japonais ou occidental et à moindre coût !

Prévention contre le Coronavirus oblige, du gel hydroalcoolique est mis à disposition à l’entrée et le personnel porte un masque. Le restaurant étant assez étroit, ne permettant pas de respecter la distance sociale, les clients sont séparés par des barrières transparentes pour minimiser les infections par les postillons. En effet, il n’y a qu’un comptoir entourant les fourneaux d’où on peut voir les cuisiniers préparer les plats et parfois les servir directement aux clients face à eux.

En dépit de cette situation difficile faisant assez souvent ressentir la solitude et l’éloignement, on se réconforte en petit comité, on oublie un instant ce qui se passe et on se fait plaisir en discutant de choses joyeuses et positives.

On trinque d’abord et on parcourt le menu : morceau de porc mijoté (豚角煮), sashimi de thon (マグロ刺身), karaage (とり唐揚), camembert frit (カマンベール唐揚), omelette roulée (だし巻き卵), morokyu (もろきゅう, concombre coupé en morceaux accompagné de miso moromi), yakitori (焼き鳥), kushiage (串揚げ), tempura (天ぷら)… Les plats à l’unité qu’on partage varient entre 500 ¥ et 750 ¥.

Après avoir bien mangé, testé divers saké japonais, bien bu mais raisonnablement, une dernière marche dans les rues désormais plus tranquilles avant que chacun ne rentre chez soi.

Gahōjin Kappa (我逢人かっぱ)
Adresse : 77 Sueyoshicho, Higashiyama-ku Kyoto (京都市東山区八坂新地末吉町77)
Accès : Gion-Shijo Station (Keihan Line) sortie 7
Site internet : http://www.kirinya-foods.jp/kappa/index.html

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Tokyo, long time no see! (久しぶり東京)

Un an depuis la dernière fois que je me suis rendue à Tokyo. Le temps passe tellement vite. Mais un an plus tard j’ai eu une bonne occasion de m’y rendre.

Un weekend est bien trop court malheureusement mais j’ai pu en profiter pour revoir mes plus proches amis qui vivent encore là-bas. J’ai bougé entre Ginza, Ikebukuro, Funabashi dans la préfecture de Chiba et Shinagawa. Pour faire plaisir à la petite Kimi enfant, je me suis rendue au Pokémon Center Mega Tokyo. J’ai admiré depuis le Shinkansen mon grand mont Fuji adoré 🗻. Avec un peu de tristesse moi qui voulais tant faire son ascension cette année encore.

Tokyo ne m’a pas semblé changé. La situation Corona est semblable à celle dans le Kansai. Un peu de nostalgie en passant par Yokohama mais désormais y venir pour le weekend me suffit. Pour rien au monde je regrette d’en être partie. C’était un petit weekend sympa et j’espère avoir l’occasion d’y revenir, en espérant que ça ne sera pas dans un an 😂.

• Renouvellement du passeport (新しいパスポート)

Mon passeport est arrivé au bout de ses dix ans d’existence et sera périmé le mois prochain. Ce qui veut aussi dire qu’il y a dix ans, je m’apprêtais à venir au Japon pour la première fois. J’avais 20 ans. Et c’est fou de constater qu’en dix ans, beaucoup de choses en nous peuvent changer. Soit, on grandit. Je n’avais pas les mêmes délires, les mêmes objectifs et je connaissais encore peu de choses de la vie. Je ne savais pas de quoi mon avenir serait fait, je me cherchais encore. Et j’étais loin de m’imaginer que ce pays si lointain que je m’apprêtais à visiter aurait un fort impact sur la vie.

Bref, c’était la minute réflexion. N’étant pas en France, j’ai du entreprendre les démarches dans mon pays d’expatriation, en passant par l’ambassade de France à Tokyo. Il faut bien sûr, s’y rendre sous rendez-vous et en présentant tous les documents nécessaires : le formulaire CERFA complété informatiquement, le passeport actuel avec photocopie, la carte de résident avec copie pour justificatif de domicile, une photo aux normes de biométrie, les droits de chancellerie en espèces et en yens, et une letter pack modèle rouge pour l’envoi du nouveau passeport par voie postale.

Fort heureusement pour les habitants du Kansai, il est possible d’obtenir un rendez-vous à l’Institut Franco-japonais du Kansai, à Kyoto ou Osaka, pendant les tournées consulaires. Elles n’ont pas lieu tout le temps et les dates et horaires sont très limitées. Difficile d’avoir le rendez-vous souhaité et il faut réajuster son emploi du temps perso et s’absenter de son travail.

En tout cas, pour ma part, demande faite en 20 minutes et 3 semaines plus tard, je recevrai mon nouveau passeport par la poste. A la réception, il faudra renvoyer l’ancien passeport avec une copie du nouveau passeport signé. Je me suis un peu foutue la pression pour le renouveler avant sa péremption mais au final c’est quasiment sûr que je ne rentrerai pas en France cette année pour les fêtes de fin d’année.

• Happy Birthday to me! (お誕生日おめでとう!)

L’année de mes 30 ans est passée. Un 1 se rajoute. Cette année dans une nouvelle dizaine a été riche ! Les derniers mois un peu difficiles mais l’année de mes 30 ans fut bonne en partie. De belles opportunités, de belles expériences. Des voyages inoubliables. J’ai fait en sorte de profiter au maximum. L’année de mes 30 ans, j’ai eu l’opportunité d’obtenir un poste avec plus de responsabilités, alors que je n’étais employée depuis même pas un an ! Qui aurait cru que cela arriverait ? Certainement pas moi ! Comme quoi, peut-être que je me sous-estime encore un peu trop. Je ne regrette pour rien au monde mon choix, même si j’ai pu éprouver du stress, le sentiment de ne pas être à la hauteur et l’envie d’abandonner. Non au contraire, maintenant, j’apprends à gérer mon stress et à avoir plus confiance en moi.

Chaque matin, je me réveille fraîche et avec la motivation pour relever mes défis quotidiens. Chaque matin est une chance de le faire. Quand je me réveille chaque matin, je me sens alors chanceuse ! Chanceuse d’être encore de ce monde, d’avoir tous mes membres, mes bras, mes jambes.

Bien sûr je retiens quand même une leçon après ces expériences professionnelles au Japon. Quand on travaille au Japon en tant qu’expatrié(e), il faut avoir un sacré mental ! Car si vous obtenez un poste destiné à un Japonais de base, on vous considèrera comme un Japonais. J’entends par là que vous devrez avoir le comportement approprié, communiquer et respecter la hiérarchie très importante dans le monde professionnel. Accepter les règles, même si c’est différent dans votre pays d’origine.

En tous les cas, malgré la situation sanitaire qui rend la vie difficile, j’ai quand même voulu marquer le coup ! Ce n’est pas le covid qui allait m’empêcher de fêter mon anniversaire. Je l’emmerde le covid. Merci à ceux qui ont pris le risque de se réunir pour une petite fête. J’ai pu passer un bon weekend bien entourée et bien m’amuser. Ca m’a fait autant plaisir de cuisiner de bons plats que de déguster un délicieux gâteau et recevoir de beaux cadeaux.


♫ Un article = Une chanson ► MY FIRST STORY – REVIVER

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▶ No scared : Kimi no Nikki (septembre 2020)

Août a laissé place à septembre (et ses typhons) en emportant l’humidité avec lui. Enfin des journées ensoleillées et un peu fraîches par moment, dignes d’un été normand. La promenade matinale avant de partir pour le boulot ou le moment détente sur le balcon le dimanche après-midi, quel bonheur relaxant !

C’était également la Silver Week avec un long weekend de quatre jours grâce à deux jours fériés consécutifs (le jour du respect pour les personnes âgées 敬老の日 et le jour de l’équinoxe d’automne 秋分の日). 4 jours de repos qui ont ravivé le tourisme national. Avec entre autres la campagne Go To Travel, beaucoup de japonais et résidents au Japon ont voyagé. Après une forte baisse ces derniers mois, les endroits touristiques les plus populaires du pays ont vu revenir de nombreux touristes.

Bien entendu Kimi aussi a profité de cette Silver Week pour voyager et elle s’est rendue jusqu’à Izumo (出雲市). Le guide sera disponible dans un prochain article.

※ Les événements du mois 🎊

• Admission à la maternelle pour une journée (一日入園)

Ichi nichi nyūen (一日入園) signifie littéralement admission d’une journée, qu’on pourrait aussi traduire par journée portes ouvertes, cet événement étant assez semblable à ce que nous avons en France.

Alors qu’en septembre c’est justement la rentrée dans l’Hexagone, au Pays du soleil levant, c’est le deuxième semestre qui débute et pour les enfants encore en bas âge, c’est déjà le moment de réfléchir à sa future école maternelle. Ainsi sont organisés ces événements d’admission d’une journée.

Pendant une demi-journée, les enfants visitent en compagnie de leurs parents leur très probable future école maternelle pour obtenir des renseignements, découvrir l’environnement de la maternelle et ainsi mieux s’orienter dans le choix de celle-ci. Le déroulement et le contenu varient en fonction des écoles, mais la plupart expliquent les préparatifs d’entrée, le programme de l’année scolaire et la cérémonie d’entrée. De plus, les enfants peuvent profiter de jouer les uns avec les autres et s’essayer aux diverses activités et services proposés par l’école.

Le but principal d’un événement comme celui-ci n’est pas seulement de permettre aux parents de recevoir diverses explications et de comprendre les services proposés par l’école, mais aussi de permettre aux enfants de découvrir l’atmosphère de l’école maternelle et de se familiariser avec.

Petit retour sur un événement d’admission d’une journée dans une petite école maternelle d’Hirakata (枚方市).

Samedi matin, 9 heures. L’école ouvre exceptionnellement ses portes pour accueillir le temps d’une matinée ses (peut-être) futurs élèves ? Le programme est le suivant.

① Réception (受付)

Les parents déposent leur carte d’admission et les enfants reçoivent un petit cahier en guise de cadeau de bienvenue (お土産, omiyage). Dans le hall de l’école où se déroulent la plupart des événements, les familles s’installent et patientent le temps que les 40 enfants inscrits aient répondu présent. Des jouets sont à disposition des petits pour s’amuser tranquillement et sympathiser avec leurs futurs camarades.

② Amusons-nous en anglais (英語で遊ぼう)

Qu’est-ce qui pourrait démarquer une école maternelle des autres ? Le fait de proposer des cours et activités qu’on ne trouve pas dans toutes les écoles publiques. La pratique de l’anglais est l’un de ces atouts. Bien plus quand le professeur en charge des cours d’anglais est en plus natif. Cas de figure assez rare mais qui peut arriver.

Pendant cinq petites minutes, tout en tentant au maximum de faire participer les enfants pour qu’ils repartent avec quelques notions, le professeur offre une mini leçon tournée en spectacle. Chanson, salutations avec des marionnettes, utilisations de jouets attractifs pour apprendre à compter, gestes et mouvements pour apprendre les premiers verbes d’actions.

C’est une leçon dynamique et amusante représentative de l’image de l’école. Le professeur donne toute son énergie et son enthousiasme pour faire rire les enfants et détendre l’atmosphère. Les enfants sont un peu intimidés au début mais saluent à la fin le professeur avec le sourire.

③ Représentation des enseignantes (担任たちとの交流会)

Puis c’est la rencontre avec les enseignantes à travers un petit spectacle mêlant chant et danse. Moment primordial puisque c’est avec ces enseignantes que les enfants passeront leurs trois années d’école maternelle. Ce petit spectacle amuse les enfants et rassure les parents.

④ Discours d’explication du directeur (園長先生の説明会)

Place aux choses un peu plus sérieuses. Le directeur donne diverses explications concernant l’admission à l’école : fournitures à acheter, paiement des frais, la garderie, les repas, etc…

⑤ Récréation (自由で遊び)

Après le discours, les enfants peuvent profiter des jeux librement et participer à diverses animations dans le hall. C’est aussi une partie importante pendant laquelle les enfants peuvent interagir avec les enseignantes et se faire leurs premiers amis. Pour les parents, c’est une occasion de voir comment leur enfant se comporte et si il est à l’aise avec les autres. Ils peuvent aussi discuter avec d’autres parents et les enseignantes.

⑥ Piscine (プールで遊び)

Comme il fait très beau ce jour, un petit tour dans la piscine ne se refuse pas. Les enfants qui le souhaitent peuvent, sous la surveillance des enseignantes et du professeur d’éducation physique, se baigner et s’amuser dans la petite piscine extérieure de l’école.

⑦ Clôture de l’événement (解散)

Il est presque midi et c’est donc l’heure de clôturer l’événement. La plupart des parents et enfants rentrent directement chez eux pendant que certains restent pour discuter encore un peu. Pour les personnes n’ayant pas de véhicules et habitant un peu loin, elles peuvent opter pour les bus de l’école.

Court événement décisif pour les débuts de l’enfant dans le monde scolaire. Quand le choix de son école sera fait, il reviendra le mois suivant pour passer le test d’admission (入園テスト).

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Cours de Japonais chez Kotoba House Liceo (ことばhouseリセオでの日本語授業)

Et si on se remettait un peu au Japonais ? Kimi est allée étudier un peu de grammaire et s’essayer à des énigmes en japonais (bien difficiles mais intéressantes) chez Kotoba House Liceo (ことばhouseリセオ) !

Kimi vous a déjà présenté Kotoba House Liceo à l’occasion des événements Meetup de cérémonie de thé et de calligraphie japonaise. En plus d’organiser des petits événements autour de la culture japonaise, cet institut est avant tout une école de langue ! On y enseigne le japonais mais aussi l’anglais.

Les cours durent 50 minutes, le contenu est varié et peut-être préparé à la demande des étudiants, du niveau débutant à avancé. Trois types de cours sont proposés pour le japonais :
des cours privés (2 500 ¥ / leçon) : pour apprendre à son propre rythme ou pour des demandes spéciales (préparer un entretien d’embauche, écrire son CV…), l’étudiant est libre d’ajuster les horaires et de choisir son professeur
des cours en groupes (8 000 ¥ / 4 leçons pour les niveaux débutant & intermédiaire, 10 000 ¥ / 4 leçons pour le niveau avancé) : de 2 à 4 personnes par classe, pour celles et ceux qui souhaitent apprendre essentiellement la grammaire et pratiquer la conversation quotidienne, les horaires sont fixes
des cours intensifs JLPT (8 000 ¥ / 4 leçons pour les niveaux N5 à N3, 10 000 ¥ / 4 leçons pour les niveaux N2 & N1) : de 2 à 4 personnes par classe, pour celles et ceux qui souhaitent préparer l’examen du JLPT, les horaires sont fixes

Compter donc en moyenne entre 2 000 et 2 500 ¥ une leçon, relativement raisonnable pour le service offert. L’école enseigne avec les manuels Minna no Nihongo (皆の日本語) et d’autres matériels pédagogiques. Grammaire, conversation, jeux, devinettes… Cours ludique et attractif dans un cadre agréable et convivial. En effet, l’école se trouve dans un petit appartement moderne près de Tennoji. Il est possible de réserver sa première leçon via le site internet. La première leçon d’essai est gratuite.

Existant depuis environ un an, cette petite école et son personnel très amical et agréable n’attend que vous !

Kotoba House Liceo (ことばhouseリセオ)
Adresse : Kobai Haitsu 210, 2-4-21 Matsuzakicho, Abeno-ku, Osaka (大阪府大阪市阿倍野区松崎町2丁目4−21 幸梅ハイツ 210号)
Accès : Tennoji Station (JR Line, Midosuji Line, Tanimachi Line) sortie sud, Osaka-Abenobashi Station (Kintetsu Line) sortie est, Abeno Station (Tanimachi Line, Hankaidenki-Uemachi Line) sortie 5
Site internet : http://kotobahouse-liceo.com/

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Tsurukameya (鶴亀家)

En cette période de crise sanitaire, le quartier habituellement bruyant et animé de Shinsekai (新世界) à Osaka ne voit pas passer énormément de visiteurs, même le samedi soir. Certains Izakaya restent cependant ouverts et trouvent nombreux clients à leurs tables.

Pas loin de la tour Tsudenkaku (通天閣) qui en ce moment change de couleur selon l’état actuel de la crise sanitaire liée au Coronavirus (ce jour elle est illuminée en jaune, ce qui signifie passable), on trouve un Izakaya à la façade attirante avec une tortue dorée géante, visiblement assez grand et animé. De quoi convaincre d’y passer la soirée !

On y sert des plats variés comme dans tous les Izakaya du même genre, en particulier des brochettes panées et frites, kusihage (串揚げ) ou kushikatsu (串かつ), kushi signifiant « brochette », katsu « côtelette » et age « friture ».

Les ingrédients sont en général du bœuf, du porc, du poulet, des fruits de mer, des œufs de caille, ou une variété de légumes comme des racines de lotus (れんこん, renkon), de l’oignon, des asperges… On les retrouve tous dans cet Izakaya pour en moyenne 100 ¥ la brochette, ainsi que d’autres ingrédients moins communs comme la patate douce, l’avocat, le champignon shiitake (椎茸), le fromage… Et pour le dessert, du sucré : banane, chou à la crème, ohagi (おはぎ, pâtisserie traditionnelle japonaise faite de riz et de pâte de haricots rouges) ou encore baumkuchen !

Mélange étrange comme le Japon sait si bien le faire ! Loin d’être les réalisations culinaires du siècle, ces douceurs sont à tester au moins une fois, pour l’expérience, même si la plupart des clients vont les préférer sans être baigné dans l’huile. Les brochettes aux ingrédients habituels restent en tout cas bonnes et bien cuites. Il en est de même pour la plupart des autres plats servis comme le karaage (唐揚げ), le doteyaki en brochette (どて焼き串), la salade (シーザーサラダ), le chikuwa au fromage (ちくわチーズの磯辺揚げ), le tonpeiyaki (とんぺい焼き)…

La carte des boissons est en revanche assez limitée : pas de formule boisson à volonté (飲み放題, nomihodai), pas de cocktails et peu de choix dans la liste des sakés japonais. Pour les grands buveurs, c’est un peu une déception.

L’Izakaya est quasiment bondé pour un personnel en sous-effectif. Il faut parfois patienter pour passer commande et recevoir les plats et boissons.

Cependant, après deux bonnes heures à discuter de diverses choses et d’autres, à partager des expériences personnelles, on quitte les lieux avec satisfaction. Grands mangeurs et grands buveurs, comptez en moyenne 4 000 ¥ par personne.

Kushikatsu Doteyaki Nadai Tsurukameya (串かつどて焼き名代鶴亀家)
Adresse : 2-5-2 Ebisuhigashi, Naniwa, Osaka (大阪市浪速区恵美須東2-5-2)
Accès : Dobutsuen-Mae Station (Midosuji Line, Sakaisuji Line) sortie 5, Shin Imamiya Ekimae Station (Nankai Line, Osaka Loop Line, Yamatoji Line) sortie ouest

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Tout va bien (大丈夫だよ!)

L’été n’a pas été une période facile et les vacances ne m’ont pas donné envie de retourner travailler. J’étais dépassée par pas mal de choses, et ça jouait beaucoup sur mon stress et mon moral. Mais heureusement, une fois le second semestre débuté, j’ai vite retrouvé mes marques et ma motivation.

Quasiment la moitié de l’année est déjà passée. Ce travail est difficile tous les jours, stressant, mais je sens que je progresse et j’ai moyen de faire mes preuves et d’affirmer mon style durant les événements de l’école comme le Ichi nichi nyūen (一日入園). C’est facile de se décourager mais j’essaie au mieux d’éviter cette situation. Je travaille aussi beaucoup sur le contrôle de mon stress. Les enfants surtout, les nouvelles tâches qui s’ajoutent sont une bonne source de motivation et de challenge.

Entre autres, ce mois, c’était les évaluations de la première moitié de l’année. Préparer les copies, noter les élèves, remplir leur bulletin… Cela m’a rappelé quand je jouais « à la maîtresse » étant enfant. J’étais loin de m’imaginer à l’époque que je ferais ça un jour pour de vrai. C’était stressant par moment car j’avais quand même 50 gosses à évaluer en deux semaines sur plusieurs points et remplir leur bulletin après. Il faut bien s’organiser et gérer son temps. En tout cas, je le redis encore, mais travailler avec des enfants est vraiment passionnant, amusant et enrichissant.

Et tant que je peux me récompenser et me relaxer dans mon restaurant indien préféré, tout va bien !


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – NO SCARED

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▶ Neurose : Kimi no Nikki (juin 2020)

Juin, c’est l’arrivée de l’été, avec sa chaleur, son humidité étouffante et son ennuyeuse saison des pluies, toujours là pour faire passer certains weekends à la maison ou annuler les sorties prévues en extérieur comme des pique-niques.

Après une longue période de mode de vie en stay home dès que possible pendant l’État d’urgence, les écoles, les magasins et les cafés-restaurants ont de nouveau rouvert leurs portes. On revient petit à petit à un rythme normal mais en restant très prudents.

Afin de prévenir la propagation de l’infection, il est demandé de respecter la règle des « trois densités » (3つの密) mise en place par le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales (厚生労働省), soit d’éviter :
– les endroits confinés (密閉)
– les endroits bondés (密集)
– les contacts trop rapprochés (密接)

Pour éviter autant que possible la propagation de l’infection, le pays entier doit s’adapter à un « nouveau style de vie » (新しい生活様式). Tout d’abord, chaque personne doit respecter les gestes et contrôles contre l’infection :
– lavage des mains (手洗い)
– port du masque (マスクの着用)
– maintien d’une distance de sécurité (身体的距離の確保)

Les bases (基本的) de la vie quotidienne (日常生活) se résument ainsi :
– lavage et désinfection des mains avec diligence (まめに手洗い・手指消毒)
– (咳エチケットの徹底)
– ventilation régulière des pièces (こまめに換気)
– maintien d’une distance de sécurité (身体的距離の確保)
– respect des 3 densités (3密の回避)
– chaque matin prendre la température, vérifier son état de santé et en cas de fièvre ou de symptôme d’un rhume, rester à la maison (毎朝、体温測定、健康チェック。発熱又は風邪の症状がある場合は無理せず自宅で療養)

Dans les lieux publiques, à l’entrée des magasins et des restaurants, du gel hydroalcoolique ou du désinfectant est mis à disposition des clients. Dans les écoles, on contrôle la température de chaque élève à son arrivée et en cas de fièvre il peut être renvoyé à son domicile.

Ainsi va la vie au Japon avec le Coronavirus !

※ Les événements du mois 🎊

• Suika Wari (スイカ割り)

C’est l’été, soit le moment de ressortir les maillots de bain, les serviettes de plage, les bouées et les ballons pour s’amuser sur les plages. Et au Japon, on rajoute… bâton et bandeau ! Mais pourquoi faire ? Pour jouer au jeu Suika Wari (スイカ割り), littéralement jeu de la pastèque fendue !

Comme son nom l’indique, ce jeu estival populaire chez les Japonais consiste à fendre une pastèque avec un bâton en ayant les yeux bandés. On pratique ce jeu en général sur les plages (海水浴場), mais aussi pendant les festivals, les pique-niques ou encore dans les écoles maternelles (保育園・幼稚園).

Pour jouer au Suika Wari, il faut :
– une pastèque bien mûre (よく熟れたスイカ)
– un bâton (棒)
– un bandeau (目隠し)

Les règles « officielles » (公式ルール) de ce jeu ont été établies en 1991 par la « Japan Suika Wari Association » (日本すいか割り協会). La JSWA fut créé dans le but d’une campagne menée par la Coopérative agricole JA (農業協同組合) pour augmenter la consommation de pastèques. Cependant, celle-ci n’existe plus au jour d’aujourd’hui.

En tout cas, les règles sont très simples :
– avant de commencer, le concurrent doit se trouver à une distance entre 5 et 7 m de la pastèque
– le bâton doit mesurer moins d’1m20 avec un diamètre de 5 cm
– le concurrent dispose d’1 min 30 pour fendre la pastèque les yeux bandés et en se basant sur les voix des autres participants qui le guident (dans ce délais, il a droit à 3 coups de bâton)
– chaque concurrent est jugé selon la découpe de sa pastèque ; 0 point si coup manqué, 1 point si la pastèque est frappée, 2 à 4 points si la pastèque peut-être fendue après coup, 5 à 10 points si on peut apercevoir l’intérieur de la pastèque après coup

Sans suivre à la lettre chaque règle, certains choisissent de ne pas fixer de limite de temps mais d’ajouter par exemple un handicap au concurrent en le faisant tourner sur lui-même avant qu’il se lance à la recherche de la pastèque. En privilégiant aussi le côté « fun » au lieu du mode « compétition », comme c’est le cas dans les écoles maternelles, il n’y a pas forcément de juge non plus. L’important est avant tout de s’amuser et de se régaler ensuite en dégustant de généreuses portions de pastèque !

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Hiking Adventure in Kobe (神戸でハイキングアドベンチャー)

Juin a beau être un mois où il pleut beaucoup en raison de la saison des pluies (梅雨 ☔ tsuyu), il y a tout de même de rares journées ensoleillées. Il ne faut alors pas manquer l’occasion de sortir profiter du soleil !

Alors c’est parti pour une journée à Kobe (神戸) ! Ville de la baie d’Osaka située dans le centre du Japon, elle est entre autres connue pour son paysage montagneux pittoresque qui entoure le port. C’est pourquoi après l’excursion d’une journée en février dernier, on part pour une journée de randonnée dans les montagnes.

Suivez le Kimitinéraire pour un parcours sympa d’une journée au cœur des montagnes de Kobe !
Nature et panorama exceptionnels garantis !

Départ de la station Sannomiya à 8h40, on monte en passant par le petit parc Suwayama (諏訪山公園). On y croise et salut des personnes effectuant leur sport matinal ou une petite pause pendant leur randonnée du dimanche. Paisible, tranquille et agréable, on s’y pose et on s’y relaxe.

Du point de vue Kinsedai (金星台) ou de Venus Bridge (ヴィーナスブリッジ), on admire la vue sur la ville et ses environs. Le ciel bleu et le soleil resplendissant font qu’on peut rester des heures comme ça sans s’en lasser, respirant l’air frais avec un fond sonore des bruits des voitures et du dynamisme de la ville.

C’est parti ensuite pour la première étape, on emprunte le circuit de randonnée jusqu’à Irakiyama (錨山) ! L’altitude n’est pas très élevée (moins de 300 mètres), la montée ne prend que 25 minutes environ depuis Venus Bridge pour 1 kilomètre de pente et de marches assez raides entourés de verdure. Suivez les panneaux, référez-vous aux plans pour vous guider. Les circuits sont assez bien indiqués. Arrivé au sommet, le paysage y est toujours aussi beau. On continue vers Shishōyama (市章山), 500 mètres plus loin. La vue y est davantage splendide. À croire que plus on monte, plus elle est impressionnante ! Beaucoup de passionnés de randonnée empruntent ce circuit et viennent admirer la ville de là-haut. Il est facile d’engager la conversation et de passer du bon temps pendant notre pause.

De là on poursuit notre route pour atteindre l’étang Shōjō (猩々池), faire une pause au café Hanareya (カフェはなれ家) et son ambiance jazz pour un jus d’orange frais et déjeuner chez takibi neko (タキビネコ). Durant les derniers kilomètres, on passe par le temple Dairyuji (大龍寺) avant d’arriver au parc Futatabi (再度公園) et son étang Shuhogahara (修法ヶ原池). Vaste et disposant de toilettes, cafés et aires de pique-nique, il est très fréquenté. On se sent comme en vacances en venant manger et s’amuser entre amis ou en famille.

On termine le parcours en redescendant jusqu’au sanctuaire Gion (祇園神社) en passant par le mont Nabebuta (鍋蓋山) et le col Shichisan (七三峠). Et la boucle est bouclée !

Circuit sympa et accessible à tous bien qu’un peu physique. Lors d’un séjour à Kobe, profitez de ce petit moment dans la nature en journée pour y voir Kobe sous différents angles et rester jusqu’à la tombée de la nuit à un des spots pour admirer un très beau panorama de Kobe de nuit, comme on peut le voir depuis d’autres spots comme Kikuseidai (掬星台) ou depuis les jardins de Nunobiki (布引ハーブ園) !

Parc Suwayama (諏訪山公園)
Adresse : 5-1 Yamamotodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo(兵庫県神戸市中央区山本通5丁目1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Temple Dairyuji (大龍寺)
Adresse : 1 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方1)
Accès : Dairyuji Bust Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : http://www.tairyuji.com

Parc Futatabi (再度公園)
Adresse : Yamadacho Shimotanigami, Kita-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市北区山田町下谷上)
Accès : Saido Park Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Site internet : https://www.kobe-park.or.jp

Sanctuaire Gion (祇園神社)
Adresse : 12-1 Kamigioncho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区上祇園町12−1)
Accès : Hirano Bus Stop (Kobe City Bus 7)
Site internet : http://www.kobe-gionjinjya.com/

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📷 Toutes les photos sur Flickr 📷

• Pique-nique au parc (公園でピクニック)

C’est samedi et par chance le temps est plutôt ensoleillé après une semaine bien pluvieuse ! Hors de question pour les Japonais de rester enfermé ! C’est l’occasion de sortir la tente, les bâches et les tables pour aller se poser dans le parc du coin et y faire un pique-nique en famille ou entre amis !

Posés dans le parc Nakanoshima (中之島公園) à Osaka, près de la rivière, c’est un rassemblement international ! Comme tout le monde ne se connait pas forcément, on se présente avant de trinquer et de goûter aux différents plats préparés et rapportés par chacun : inarizushi, omelette à l’indienne, curry indien, karaage… Avec un petit fond musical et les rayons du soleil qui passent entre les arbres, on profite d’un moment vraiment agréable.

On pratique quelques jeux sportifs ou ludiques avant de s’offrir le dessert : cookies, gelée au café et gâteau roulé aux fruits. L’après-midi est passée vite et il est déjà temps de plier bagages et de se dire au revoir en espérant remettre ça très bientôt !

Même si l’été au Japon est difficilement supportable, ça fait toujours du bien d’être en bonne compagnie dans un endroit calme et reposant teinté de vert. Les Japonais et résidents au Japon en tout cas adorent !

Parc Nakanoshima (中之島公園)
Adresse : 1-1 Nakanoshima, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区中之島1丁目1)
Accès : Kitahama Station (Keihan Line, Sakaisuji Line) sortie 26
Site internet : http://www.city.osaka.lg.jp

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Ramen Rai Rai Rai Tei (ラーメン来来亭)

Il est midi et c’est l’heure de manger. Encore une fois c’est l’envie de manger des nouilles qui l’emporte. On retourne chez Rai Rai Tei (来来亭), une très bonne chaîne de restaurants de ramen à laquelle on est devenu habitué depuis avril 2020 !
Alors on voit venir quelques réactions… Manger des ramen alors que l’été se rapproche et qu’il commence à faire chaud ??  Et bien figurez-vous qu’à l’approche de l’été les Japonais ont pour coutume de manger des nouilles froides ! On appelle ça des reimen (冷麺, rei pour froid et men pour nouilles).

Normalement c’est un plat qui est originaire de Corée du Nord mais qui a très vite fait sa réputation au Japon. Si on peut en manger dans des restaurants de ramen on en trouve également dans les konbinis et les supermarchés. C’est aussi un plat très facile à réaliser. Mais quand on a pas envie de cuisiner, c’est toujours mieux de savourer un bon plat dans un restaurant qu’on apprécie.

Rai Rai Tei propose donc dans son menu un bol de reimen classique (冷麺), et un plus spécial (特製冷麺, tokusei reimen) avec un œuf (味玉子) et du kimchi (キムチ). On peut les accompagner dans un menu contenant par exemple des gyoza (餃子) ou du karaage (唐揚げ) avec une demie-portion de riz cantonais (半チャーハン) pour moins de 1500 ¥.

Pour lutter contre le natsubate (夏バテ, coup de chaleur), c’est un bon compromis ! Les nouilles sont rafraîchissantes bien qu’un peu fermes. La sauce est onctueuse et le kimchi apporte la petite touche épicée. On ressort l’estomac bien rempli et satisfait.

Ce mois également, on en a profité pour tester le curry ramen (カレーラーメン) avec un œuf (味玉子) en topping accompagné toujours de riz cantonnais (チャーハン) et de karaage (唐揚げ) en menu. Un régal à 1490 ¥ qui remplit sans conteste l’estomac. Le curry est bien épicé, les nouilles sont épaisses et tendres. À goûter à la moindre occasion, le curry ramen de Rai Rai Tei est une valeur sûre !

Ramen Rai Rai Rai Tei Hirakata Shodai (ラーメン来来亭 枚方招提店)
Adresse : 1-2243-5 Shodai Kitamachi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市招提北町1丁目2243-5)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.rairaitei.co.jp

• takibi neko (タキビネコ)

Situé au milieu des montagnes de Kobe (神戸), sur le parcours menant au parc Futatabi (再度公園), ce bar-café permet aux voyageurs et alpinistes de profiter d’une pause agréable pendant leur promenade. Petit mais relativement confortable, si toutes les tables et les places en comptoir sont prises, il y a toujours possibilité de se poser en terrasse.

Du comptoir, on peut observer la préparation des plats servis. Au menu : onigiri (おにぎり), hot dog toasté (ホットドッグトースト), pizza toastée (ピザトースト), omurice (オムライス) pour des prix allant de 500 ¥ à 1000 ¥. Pour les boissons : jus de fruits, bière, vin, wishky sont proposés pour se rafraîchir.

De la bonne musique est diffusée pour animer l’endroit, la déco et l’architecture ont un petit côté occidental. Manger un omurice dans cette ambiance est un moment agréable. Servi bien chaud, la taille de la portion est tout juste ce qu’il faut et c’est meilleur que les omurice servis dans les restau.

Très peu connu, si vous passez par l’étang Shōjō (猩々池) ou si vous vous rendez au parc Futatabi (再度公園), rendez-vous jusqu’à ce bar-café ! Le personnel (certainement un jeune couple) y est très agréable et leurs plats fait maison sont un très bon remontant !

cafe and bar takibi neko (タキビネコカフェバー)
Adresse : 118 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe-shi, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方118)
Accès : Nihonmatsu Bus Stop (Kobe City Bus 25)
Marcher environ 17 minutes jusqu’au café

• Niboshi Ramen Tamagoro (煮干しらーめん 玉五郎)

La quête de nouveau Ramen se poursuit ! À la recherche d’un endroit pour dîner dans Kuzuha Mall Dining Street, on trouve Niboshi Ramen Tamagoro, une chaîne de Ramen appartenant à la compagnie Genki Factory qui réunit en plusieurs chaînes de restaurant le must to eat de la cuisine japonaise : ramen (ラーメン), tsukemen (つけ麺), kushiage (串揚げ), yakiniku (焼肉)…

L’élément phare de Niboshi Ramen Tamagoro, c’est son bouillon à base de poisson, précisément une soupe à base d’anchois, de bonite et de maquereau soigneusement sélectionnés et mélangé à un riche bouillon de fruits de mer. Y sont plongées des nouilles moyennement épaisses et d’une texture riche et ferme. La maison vous invite également à goûter ses gyoza cuits à la vapeur (水餃子).

Choisissez votre plat au distributeur à l’entrée, entre le niboshi ramen salé (塩煮干しらーめん), épicé (辛煮干しらーめん) et tsukemen (煮干しつけ麺). Ajoutez selon vos préférences des accompagnements : œuf, oignons verts, menma… Prix moyen, environ 1000 ¥. Remettez votre ticket de commande et prenez place au comptoir ou à table.

On est servi assez rapidement quand le restau n’est pas bondé. La taille des bols est raisonnable et le bouillon a bon goût. Pour changer un peu des bouillons classiques, cette chaîne est à essayer à l’occasion !

Niboshi Ramen Tamagoro Kuzuha Mall (煮干しらーめん 玉五郎 くずはモール店)
Adresse : 1F Kuzuha Mall Dining Street (大阪府枚方市樟葉花園町15-1くずはモールダイニングストリート 1F)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internet : http://www.genki-factory.com/shoplist/tamagoroh/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Rentrée scolaire, deuxième 🏫 !

Etat d’urgence enfin levé, il était enfin temps de reprendre l’école ! Nouvelle rentrée scolaire très mouvementée ! Dès le premier jour, beaucoup de tâches, de communication, si bien qu’on ne voit pas le temps passer et qu’on n’a pas le temps de stresser ! Mais quelle joie de pouvoir s’amuser à nouveau avec les petits dans la cours de récré ! Au niveau des cours, j’ai mieux fait, la reprise fut un peu difficile le temps de retrouver les habitudes et d’être bien organisé. Ce n’est pas un travail de tout repos et pour une personne étrangère assignée à ce poste normalement destiné à un japonais, la paperasse et la préparation des classes demande plus de temps et de concentration pour comprendre le japonais. C’est un challenge et il faut se donner à fond tous les jours, accepter les remarques, bonnes ou mauvaises, et ne pas laisser tomber.

En tout cas, grâce aux enfants, vraiment, je m’amuse et j’apprécie ce travail. De belles retrouvailles avec les primaires et leurs mamans avec qui je reste parler après les leçons. Elles sont d’une telle gentillesse ! Mes premières leçons avec les maternelles étaient géniales aussi, même si dans une classe, ils m’ont appelé par le nom de leur ancienne professeure ! Cependant, il y a eu une connexion directe, c’était comme si ils m’avaient toujours eu comme professeure ! Ils semblaient déjà habitués à mon personnage et ma façon d’enseigner. Quelle joie ! C’est vraiment génial de se dire qu’on s’éclate au travail ! Je suis très occupée et débordée avec toutes les tâches administratives et toute la gestion de l’école mais quand je vois les sourires des enfants radieux après une leçon, certains venant me dire « C’était vraiment amusant ! » ça fait mon bonheur et ma satisfaction après mes leçons. Je fais chaque leçon avec vraiment beaucoup d’enthousiasme. Je repense au théâtre, car c’était mon moyen de surmonter mon stress et ma timidité. Je continue dans cette dynamique pour surmonter mon stress, mon principal souci étant de ne pas réussir à me faire comprendre à cause du japonais. Je fais un petit sketch, je joue un personnage qui vraiment plaît aux enfants si bien qu’à chaque fin de leçon j’ai droit à ma séance de high touch et de câlins. Entre ça et les événements de l’école qui m’apportent vraiment un plus dans la culture et une immersion dans le mode de vie japonais, même si je rentre épuisée du travail je suis quand même super contente de ce que je fais.

• Nouveau téléphone 📱

Hélas, plus de 3 ans après l’avoir acheté, mon Axon 7 Mini a finalement rendu l’âme. Il commençait déjà à marcher au ralenti et une partie de l’écran tactile ne fonctionnait plus. Et comme une bonne imbécile, j’ai cassé l’écran. Il marchait toujours mais était inutilisable. Je ne pouvais même pas désactiver le réveil, tous les matins il continuait à sonner 😂 ! Ce fut donc le moment de racheter un nouveau téléphone. Possédant une carte SIM du temps de mon PVT, j’ai simplement acheté un smartphone free sim chez Bic Camera comme j’ai fait il y a trois ans. Les démarches sont très simples : on choisit son smartphone, on paye et le personnel vous effectue gratuitement la configuration avec la carte SIM. En 30 minutes c’est fait !

Me voilà avec un Motorola Moto g7 ! Il est un peu grand mais il a un beau design et des fonctions intéressantes. Parmi les propositions du magasin, c’était celui qui correspondait le mieux à mes attentes (opéré par Android, longue autonomie de batterie, compatibles avec les appli que j’utilise, photos de bonne qualité…) et mon budget.


♫ Un article = Une chanson ► MY FIRST STORY – 虚言NEUROSE

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▶ Virus : Recevoir 100 000 yens pour surmonter la COVID-19

Le nouveau Coronavirus (新型コロナウイルス), COVID-19 aura rendu (et rend toujours) notre vie quotidienne un peu difficile économiquement et certainement psychologiquement. Un quotidien perturbé entraînant la recherche et la mise en place de nouvelles mesures, le développement de nouvelles idées pour pouvoir continuer à vivre, mais différemment. Un mode de vie en compagnie d’un virus qui touche rapidement beaucoup de gens. La COVID-19 a entraîné le décès de nombreuses personnes, a fait du mal à l’économie et aux finances personnelles. Mais il y a aussi de bons côtés : la planète a pu respirer et le confinement a rapproché les cœurs malgré la distance.

En outre, pour les résidents au Japon, s’il est devenu difficile de subvenir à ses besoins en cette période de crise sanitaire en raison du chômage technique ou de la perte de son emploi pendant l’Etat d’Urgence, ils peuvent bénéficier d’une aide financière qui fait du bien au porte-monnaie ! Une prestation fixe spéciale, que l’on appelle en japonais 特別定額給付金 (tokubetsu teigaku kyûfukin), d’un montant de 100 000 yens, pour surmonter cette difficulté. Pour recevoir cette prestation, chaque résident qui peut en bénéficier doit en faire la demande suite à la réception du formulaire de demande à son domicile, dans une enveloppe avec écrit en rouge 特別定額給付金のご案内えをお送りします (envoi du guide de la prestation fixe spéciale). C’est la municipalité dans laquelle le résident est enregistré qui se charge de l’envoi et de la réception de la demande.

L’enveloppe contient :

  • les informations sur la prestation (ご案内)
  • l’avis d’envoi de la demande de prestation fixe spéciale (特別定額給付金申請書送付のお知らせ)
  • le formulaire de demande de la prestation (特別定額給付金申請書)
  • un exemple de formulaire rempli (記入例)

Dans cet article, Kimi vous explique de A à Z comment demander et recevoir cette prestation. La démarche n’est pas trop difficile à condition de comprendre un minimum le japonais car aucun document explicatif en anglais n’est fourni. Pour obtenir des explications en anglais, vous pouvez vous rendre sur ce site. Kimi n’était pas la première à recevoir son formulaire et n’est donc pas la première à publier un article sur le sujet… Vos réponses ont peut-être déjà été trouvées dans un autre article… C’est pourquoi pour compenser le retard, Kimi joint tout le vocabulaire qui ressort de cette tâche administrative pour enrichir vos connaissances en japonais !

 Guide de la prestation (ご案内)

Pour une personne, la prestation de 100 000 yens est offerte.

Pour qui ? (誰に?) Toute personne inscrite au registre des résidents (住民基本台帳) à la date du 27 avril 2020, y compris les personnes de nationalité étrangère.
A partir de quand ? (いつから?) La date de commencement (受付開始日) est déterminée par chaque municipalité (市区町村) qui par la suite envoie le plus rapidement possible le formulaire de demande. Attention, il y a aussi une date de fin ! A partir du jour de réception, la période d’application est de trois mois. La date butoir (期限) est inscrite sur l’enveloppe ainsi que sur l’avis d’envoi.
Comment s’inscrire ? (どうやって申し込む?) La municipalité se charge de pré-remplir le formulaire de demande avec le nom (氏名) et la date de naissance (生年月日) du bénéficiaire et de le faire parvenir par voie postale. Pour ensuite recevoir la prestation, deux méthodes s’offrent au bénéficiaire :

  • par voie postale : remplir le formulaire, renseigner les informations du compte en banque pour recevoir l’argent par virement, joindre les documents nécessaires et retourner le tout à la municipalité
  • en ligne : si le bénéficiaire possède une carte My Number (マイナンバー), il peut postuler directement le portail du site myna (マイナポータルサイト)

Pour chaque ménage, la municipalité effectue le virement sur le compte bancaire renseigné lors de la demande. Pour ceux qui ne possèdent pas de compte bancaire, il faut se présenter directement à la municipalité avec le formulaire et les documents nécessaires. Le paiement est alors effectué sur place en liquide. Les personnes ne possédant pas de carte My Number doivent opter pour l’envoi par la poste.

Selon la méthode choisie, les documents suivants sont requis :

  • par voie postale : une copie (写し) d’un document d’identité (本人確認書類) soit par exemple la carte My Number (マイナンバーカード), le permis de conduire (運転免許証) ou la carte d’assurance maladie (健康保険証) une copie d’un document contenant les coordonnées bancaires (振込先口座書類) soit la carte de paiement (キャッシュカード) ou le livret bancaire (通帳), l’important étant que le document renseigne le nom de l’institution financière (金融機関名), le numéro de compte (口座番号) et le nom du titulaire du compte (口座名義人)
  • en ligne : un document contenant les coordonnées bancaires (振込先口座書類)

Remplir le formulaire (記入)

Renseigner la date du jour (日付).

Vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs dans les informations personnelles (世帯主 申請・受給者), signer ou tamponner avec le sceau.

Renseigner un numéro de téléphone (電話番号).

Dans le tableau, vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs dans le nom du bénéficiaire et dans le montant de la prestation.

Les personnes ne souhaitant pas recevoir la prestation doivent cocher la case située dans la colonne de droite.

En dessous, cocher la case A pour le choix par voie postale.

Renseigner alors les informations du compte bancaire. Si le compte bancaire appartient à la poste, remplir la partie ゆうちょ銀行.

Au verso du formulaire, coller la copie du document d’identité (本人確認書類) dans le cadre prévu à cet effet.

Dans le deuxième cadre, coller la copie du document contenant les coordonnées bancaires (振込先口座書類).

Revérifier une dernière fois que le formulaire est bien rempli, et cocher les cases dans la partie チェックリスト.

Et après ?

Il ne reste plus qu’à renvoyer dans le tout dans l’enveloppe fourni par la municipalité par voie postale. Pas besoin d’ajouter de timbre. Après cela, la prestation est reçue environ deux semaines plus tard.

 Un peu de vocabulaire

特別定額給付金 = prestation fixe spéciale
ご案内 = guide, informations
お知らせ = avis, annonce
給付 = paiement
申請書 = formulaire de demande
記入する = remplir, compléter
記入例 = exemple
住民基本台帳 = registre des résidents
記録 = enregistrement
受付開始日 = date de début de réception
市区町村 = municipalité
窓口 = guichet
期限 = date limite
申請期間 = période d’application
必要書類 = document(s) requis
世帯 = ménage, foyer
振り込む = transférer, virer (de l’argent)
本人確認書類 = document d’identité
写し = copie
マイナンバーカード = carte My Number
運転免許証 = permis de conduire
健康保険証 = carte d’assurance maladie
振込先口座書類 = documents de compte bancaire
キャッシュカード = carte de paiement
通帳 = livret bancaire
金融機関 = institution financière
口座番号 = numéro de compte
口座名義人 = titulaire du compte
電話番号 = numéro de téléphone


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♫ Un article = Une chanson ► Iron Maiden – Virus

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▶ Wherever I Go : 22 juin 2020 ; 5 ans au Japon

22 juin 2020. Il y a un an, en rédigeant mon article des 4 ans, je ne pensais pas que cet article serait publié un jour. Comme quoi l’avenir n’est jamais vraiment tracé et le moindre événement, la moindre chose peut tout modifier ! En tout cas, voilà, 5 ans désormais que j’ai posé le pied au Japon avec pour projet de m’y installer pour quelques temps, ce « quelques temps » qui s’est transformé en « 5 ans… voire plus ». Ouais, le Japon aura du mal à se débarrasser de moi pour l’instant !

Cette année fut vraiment épanouissante ! Des voyages et des expériences incroyables ! Même si après 4 ans, la liste des mauvais côtés du Japon se rallongeait et parfois me désespérait, le Japon n’aura finalement pas fini de me faire rêver et de me surprendre ! Après tout, chaque pays a ses bons et ses mauvais côtés ! La première est que je ne regrette pas d’avoir quitté Tokyo pour le Kansai ! Merci Ecole (pas) Sympa de m’avoir fait « sombrer », ça m’a ouvert la meilleure porte ! Ma nouvelle vie dans le Kansai m’a permise de redevenir un peu un pigeon voyageur et réveiller mon âme d’aventurière ! Les voyages, c’est tellement génial, même si la plupart ne duraient qu’un weekend ! Je me découvre encore une nouvelle partie de moi-même en voyageant, je me sens davantage épanouie et plus forte. Je me ressource et à la fin de chacun d’eux, je suis de nouveau prête à relever de nouveaux défis et à continuer à aller de l’avant.

Comme chaque année, faisons donc le bilan :
J’ai fait un road trip à Hokkaido.
J’ai escaladé le Mont Fuji pour la troisième fois et fait le tour du cratère.
– Je suis allée à FujiQ (enfin !!)
– J’ai du commencer à porter des lunettes de vue.
– J’ai profité des festivals d’été comme il y a 5 ans à mon arrivée, avec Bon Odori et feux d’artifice.
– J’ai réussi le JLPT N3 !
Je me suis tapée un déménagement seule du Kanto au Kansai. J’ai porté des cartons et des meubles comme un homme, j’ai appris à gérer l’administratif et l’organisation, à passer des coups de fils en japonais et surtout à gérer le stress de tous ces préparatifs.
J’ai porté le mikoshi lors du festival Kitazawa Hachiman Jinja à Shimokitazawa.
– J’ai expérimenté un nouveau domaine professionnel et je me suis découverte de nouvelles compétences. Pas seulement, j’ai assisté à beaucoup d’événements et expérimenté beaucoup de choses de la culture japonaise et des traditions : les festivals de sport scolaire (運動会), la récolte de mikan (みかん狩り, mikan gari), la fabrication du mochi (mochitsuki)… J’ai récité deux discours en japonais, chanté les chansons de Noël populaires au Japon et joué l’interprète anglais-japonais pour le père Noël et les enfants pendant les spectacles de Noël.
Je suis allée à Universal Studios pour Halloween.
J’ai eu 30 ans et je trouve que c’est vraiment un bel âge finalement !
– J’ai commencé à collectionner les Goshuin.
– J’ai escaladé le Mont Koya deux fois et visité la ville. J’ai séjourné dans un temple, ai participé aux cérémonies bouddhistes et goûté le plat traditionnel bouddhiste.
– J’ai voyagé dans divers endroits du Kansai comme Nachi-Katsuura avec excursion aux chutes de Nachi, Uji avec dégustation de matcha dans des ramen, smoothie, glace et pancakes,…
– J’ai rencontré beaucoup de personnes intéressantes et créé des amitiés grâce aux événements Meetup.
– Grâce à Kotoba House Liceo, j’ai fait et refait l’expérience de la culture et des traditions japonaises : cérémonie de thé, calligraphie, essai de kimono…
– J’ai redécouvert les coins du Kansai que j’avais déjà visité six ans auparavant pour les aimer davantage : Kyoto, Osaka, Kobe, Nara…
– J’ai participé au festival Jidai Matsuri (時代祭) à Kyoto
– J’ai parcouru les îles entre Onomichi (préfecture d’Hiroshima sur Honshu) à Imabari (préfecture d’Ehime sur Shikoku) à vélo en passant par Shimanami Kaido.
J’ai obtenu le permis national japonais.
– On m’a offert un poste normalement destiné à un(e) Japonais(e) avec plus de responsabilités, de la paperasse et de la communication en japonais, en plus d’enseigner l’anglais à plus de 100 enfants japonais dynamiques et énergiques. C’est parfois difficile, mais c’était le challenge qui me manquait dans ce travail de prof d’anglais. Et je m’éclate comme une enfant !
– Je suis passée du vélo au scooter. Vive la liberté sur les routes et la découverte de beaux endroits au hasard !
– J’ai commencé à réaliser des vidéos et ai donc lancé ma chaîne Youtube
– Après un cours d’essai dans un club de ma ville, j’ai décidé de reprendre le tennis.

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C’est une liste bien longue ! Et j’en suis contente, je me suis bien rattrapée par rapport aux trois années précédentes où j’avais peu voyagé à travers le pays. J’en suis à cinq ans au Japon et je croque la vie à pleine dents ! Je ne me suis jamais sentie aussi bien dans ce pays malgré ses défauts et quelques déceptions. Je n’ai pas l’intention de quitter le Japon tout de suite ! Première raison : il me reste encore et toujours beaucoup à faire, beaucoup à découvrir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Shikoku
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izakaya (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Ishigaki, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Goto, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali, au Vietnam…
– Réussir le JLPT N2
– Faire du rafting

Ce n’est pas garantie que je réussisse à tout accomplir en une année mais peu importe ! Ça prendra le temps qu’il faut. L’important c’est qu’en attendant, ma vie dans le Kansai reste épanouissante avec un bon équilibre et plus de positif que de négatif. Je ne sais pas ce que cette sixième année me réserve mais je souhaite qu’elle me permette de m’enrichir davantage et qu’elle m’apporte toujours plus de bonheur !


♫ Un article = Une chanson ► OneRepublic – Wherever I Go