
Bien sĂ»r, en voyage Ă Hiroshima, et comme pour tout voyage d’ailleurs, il est indispensable de tester les spĂ©cialitĂ©s ! Niveau nourriture, si on dit Hiroshima, on pense en premier Ă l’Okonomiyaki (ăć„œăżçŒă). Comment ? Mais l’Okonomiyaki n’est pas censĂ© venir d’Osaka ? Si c’est vrai, mais selon les rĂ©gions il y a plusieurs variantes. Et Hiroshima a la sienne. C’est pour cela qu’il ne va pas s’appeler simplement Okonomiyaki mais Hiroshima-fĆ« Okonomiyaki (ćșćł¶éąšăć„œăżçŒă, Okonomiyaki au style d’Hiroshima) ou Hiroshimayaki (ćșćł¶çŒă).
Quelle est la diffĂ©rence ? On retrouve les mĂȘmes ingrĂ©dients que l’Okonomiyaki classique soit : la pĂąte (faite de farine de blĂ© ć°éșŠçČ et d’eau æ°Ž), du chou (ăăŁăă), des pousses de soja (ăăă), du porc (è±è), du tenkasu (怩ăă), un Ćuf (çć), des oignons verts (ăăź)… Cependant la prĂ©paration est diffĂ©rente. Pour faire un Hiroshimayaki, les ingrĂ©dients sont disposĂ©s en couches individuelles sur une plaque chauffante teppan (éæż), en plus d’ajouter une couche de udon ou de soba. ComparĂ©e Ă celle du Kansai, la quantitĂ© de chou est supĂ©rieure, et la prĂ©sence des nouilles en fait un repas consistant mais incroyablement dĂ©licieux !
Pour rappel, l’Okonomiyaki « classique » d’Osaka, est prĂ©parĂ© en mĂ©langeant les ingrĂ©dients ensemble avant de les cuire sur la plaque et ne sont pas accompagnĂ©s de nouilles.
Puis, Ă Hiroshima, l’autre aliment phare, c’est l’huĂźtre ! Hiroshima est l’une des quatre rĂ©gions du Japon rĂ©putĂ©es pour la culture de dĂ©licieuses huĂźtres. Elles sont connues pour ĂȘtre petites, mais incroyablement charnues et savoureuses. Pour les amateurs d’huĂźtres, Hiroshima est l’endroit idĂ©al pour en dĂ©guster de diffĂ©rentes façons : en barbecue de fruits de mer, dans un Okonomiyaki, grillĂ©es, avec du riz…
Kimi, elle ne raffole pas des huĂźtres. En revanche elle adore les Okonomiyaki et pour avoir dĂ©jĂ goĂ»tĂ© au Hiroshimayaki lors de festivals d’Ă©tĂ©, elle s’est orientĂ©e vers un restaurant qui en prĂ©pare. Et elle en a trouvĂ© un qui en prĂ©pare vraiment de trĂšs bons ! Pire, ce restaurant va vous faire aimer davantage ce plat et vous donner envie d’y revenir !

Kimi teste le Onokomiyaki au style d’Hiroshima (ćșćł¶éąšăć„œăżçŒă) chez Nagataya (é·ç°ć±)
Pour goĂ»ter au fameux Hiroshimayaki, direction Nagataya (é·ç°ć±), un restaurant parmi tant d’autres mais assez bien rĂ©putĂ©. Il n’y a qu’Ă voir Ă l’heure du dĂ©jeuner ! Le restaurant est bondĂ©, il faut parfois faire la queue Ă l’extĂ©rieur jusqu’Ă ce qu’une table se libĂšre. La maison propose divers Okonimiyaki au style d’Hiroshima, Ă des prix et des accompagnements diffĂ©rents. On va en trouver avec du fromage, avec beaucoup d’oignons verts, du mochi, du kimchi, des huĂźtres et autres fruits de mer… Ă partager Ă plusieurs ou pour une personne, le prix d’un Hiroshimayaki varie de 750 „ Ă 1 680 „. On choisit soit soba soit udon pour la couche de nouilles et enfin on peut ajouter Ă l’unitĂ© les accompagnements de son choix. Pour les vĂ©gĂ©tariens, les mĂȘmes Hiroshimayaki sont proposĂ©s sans viande. Le menu est disponible en anglais et il y a Ă la fois des tables et des comptoirs pour les clients venant seuls.

Les clients Ă©tant placĂ©s aux comptoirs se retrouvent aux premiĂšres loges pour admirer le spectacle : la prĂ©paration de leur Hiroshimayaki en direct live ! Et ça reste fascinant Ă regarder ! Les cuisiniers, dans un timing toujours aussi bon, organisĂ©s, prĂ©parent entre trois et cinq Hiroshimayaki en mĂȘme temps, disposant les ingrĂ©dients les uns aprĂšs les autres. Des gestes rĂ©pĂ©tĂ©s et rapides pour rĂ©aliser des plats trĂšs appĂ©tissants. Ă regarder, cela semble simple Ă cuisiner ! Leur prĂ©paration demande quand mĂȘme du temps ; entre 10 et 20 minutes. Eh oui, les ingrĂ©dients n’Ă©tant pas mĂ©langĂ©s mais empilĂ©s, il faut leur laisser le temps de cuire avant d’ĂȘtre retournĂ© et disposĂ© sur la couche infĂ©rieure.
Admirons en dĂ©tail cette prĂ©paration ! Le plat se prĂ©pare en couches successives sur un teppan (plaque chauffante) avec tout dâabord la pĂąte. Ensuite on y place le chou coupĂ© en lamelles, des crevettes, du poulpe, du calamar, etc. selon le Okonomiyaki choisi, les pousses de soja, le tenkasu, et les morceaux de viande (porc en lamelles) et on retourne le tout.

Puis viennent les nouilles (soba ou udon) sur lesquelles on va venir disposer les couches prĂ©cĂ©dentes. AprĂšs cela, on dispose lâensemble sur un Ćuf battu et Ă©talĂ© comme une crĂȘpe sur la mĂȘme plaque et on laisse le tout cuire jusquâĂ ce que le chou soit tendre et la viande bien cuite. On retourne une derniĂšre fois et enfin, on Ă©tale une couche gĂ©nĂ©reuse de sauce okonomi faite dâun mĂ©lange de vinaigre de sakĂ©, de miel et de purĂ©e de lĂ©gumes, et selon les envies du client, de la sauce mayonnaise et /ou de la sauce Ă©picĂ©e… Bon appĂ©tit !

L’avantage de ce plat est que Ă©tant donnĂ© qu’il reste sur la plaque chauffante, il ne refroidit pas. Par contre en Ă©tĂ©, il vaut mieux Ă©viter d’en manger !
Premier test, Kimi a opté pour le Hiroshimayaki Special avec du fromage et des soba à 1 400 „. Pour sa deuxiÚme visite, elle a choisi le Hiroshimayaki Seafood avec des udon à 1 100 „ et y a inclu du fromage et du mochi.

On se sert de petites portions qu’on dĂ©coupe et accompagne de sauce ou non et on profite du goĂ»t de chaque bouchĂ©e, de l’ambiance et l’animation du restaurant. Un pur moment de bonheur qui vaut autant que des repas dans des restaurants de luxe ou de haute gastronomie. Il en faut peu pour ĂȘtre heureux ! On quitte le restau avec le sourire et l’envie d’y revenir (encore) trĂšs vite !

Adresse : Shigeishi Building 1F, 1-7-19 Otemachi, Naka-ku, Hiroshima (ćșćł¶çćșćł¶ćžäžćș性æçș1-7-19 éçłăă«1F)
AccĂšs : Hondori Station (Astramline, Hiroden Street Car)
Site internet : http://nagataya-okonomi.com/
Retrouvez la préparation et la dégustation de cette spécialité en vidéo sur
Kimi no Terebi (ăăăźăăŹă) et aussi TikTok !
Avez-vous testé le Hiroshimayaki ? Préférez-vous les hußtres ou le Hiroshimayaki ?
â« Un article = Une chanson âș Le Livre de la Jungle â Il en faut peu pour ĂȘtre heureux