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► Champion : 22 juin 2018 ; 3 ans au Japon

Mes cheveux ont aussi incroyablement poussé o_o’

Nous y voilà ! Aujourd’hui je fête mes 3 ans au Japon. J’ai passé un grand cap et avec mon nouveau visa travail, j’ai encore 3 ans à passer ici !

Cette troisième année était pleine de rebondissements ! J’ai vécu six mois de bonheur entourée d’une super équipe, des étudiants adorables qui m’ont permise de m’épanouir dans mon travail et d’être toujours plus investie et motivée pour eux. C’est un travail fatigant mais grâce auquel j’ai pu passer de bons moments et en apprendre beaucoup. Le plus dur a été d’accepter que notre équipe si parfaite change et qu’un membre parte dans une autre branche. Au fond, je n’accepte toujours pas. Mais c’est la vie et il faut s’y faire.

J’ai accompli et continue d’accomplir divers projets au travail. C’est passionnant, stimulant et enrichissant. J’ai envie d’en faire et d’en apprendre encore plus à chaque fois. Je deviens un peu japonaise à ce niveau, je m’investie beaucoup mais je sais faire la part des choses. Dès que j’ai l’occasion de sortir et de voyager, j’en profite !

Quelques événements bouleversants sont venus me gâcher mon début d’année. Ça a été dur de se relever mais j’en suis sortie plus forte, du moins j’espère. J’espère être suffisamment forte et mature pour affronter les futurs problèmes qui viendront se dresser sur ma route. C’est pas facile tous les jours. Suffit parfois d’un coup de fatigue ou d’une mauvaise nouvelle pour avoir un coup de mou et déprimer mais je me relève toujours !

Quand on vit à Tokyo, on a un rythme de dingue.. Je me demande encore comment est-ce possible ! Il y a beaucoup de choses que je ne trouve plus le temps de faire… Par manque de temps, j’ai laissé un peu tomber la Kimi BOICE, accro à CNBLUE, j’ai stoppé le site cnblue.fr, arrêté de suivre l’actu des garçons, j’ai fait moins de concerts et d’events… Oui mine de rien, tout ça prend du temps aussi… C’est marrant parce que c’est un peu tombé au « bon » moment. Maintenant le groupe est en pause pour deux ans minimum (service militaire coréen oblige), trois membres sur quatre continuent des activités solo, mais pour moi ce n’est pas la même chose. Ça fait un peu mal au cœur par moment, car ils sont comme des frères pour moi et les concerts vécus au Japon, en Asie étaient mémorables. J’aimais partager ces moments de bonheur avec les fans autour du monde. Leur musique, c’est une source d’énergie, une motivation, un réconfort, une force pour aller de l’avant… Ils me manquent… Mais en attendant, leur musique ne meurt pas et elle est toujours là.

J’ai failli laisser tomber autre chose aussi : ce blog. Je l’ai créé sur demande des proches qui voulaient avoir des nouvelles et suivre mes aventures au Japon. Sauf que je me suis rendue compte que la plupart s’en fichait. Alors à quoi servait-il ? À pas grand chose…

Mais en fait si… J’y ai aussi partagé mes bons plans, des services et des conseils. Car galérer, je sais ce que c’est. Alors si je peux me rendre utile pour des personnes dans ce cas, c’est une bonne raison d’exister pour ce blog. Je vous avoue même qu’aujourd’hui, je consulte mon propre blog quand j’en ai besoin 😂. La Kimi du passé aide la Kimi du présent ! Donc oui c’est long, je ne suis pas 100% active mais je le continue quand même, au moins pour moi.

Bref, faisons le point. Je suis contente de mon année car j’ai fait beaucoup de choses encore :
– J’ai passé mes meilleures soirées Izakaya / Karaoké et aussi des fêtes inoubliables à l’école avec l’équipe parfaite et les étudiants.
– Certaines de ces soirées étaient aussi les pires cuites de ma vie 😂.
– Je suis allée en Corée du Sud un week-end. J’ai vu mes amis et CNBLUE pour qui j’ai réalisé un don de riz à l’occasion de leurs concerts à Séoul, un projet que je rêvais d’accomplir depuis longtemps.
– Je suis allée au Matsuri de Odawara (j’en ai aussi profité pour visiter son chateau qui est blanc comme celui d’Himeiji).
– J’ai escaladé le Mont Fuji de nuit. Cette expérience reste une de mes plus grandes aventures !
– J’ai vu le feu d’artifice de Jingu Gaien (le seul de cette année 😢).
– J’ai obtenu le JLPT N4.
– J’ai escaladé le Mont Takao et en même temps assisté au Momiji Matsuri.
– J’ai eu le coup de coeur pour Kobe. Si je devais habiter dans une autre ville que Tokyo, j’irais là-bas sans aucun doute !
– J’ai visité le musée Ghibli.
– J’ai fêté mon anniversaire au Lock Up avec ma baka ❤.
– J’ai fêté le Nouvel An japonais avec toutes ses traditions (hatsuhinode, osechi, etc…).
– Je suis passée à la TV japonaise.
– J’ai fait mon premier Hanami au parc Kinuta.
– Mes parents sont revenus au Japon. Je les ai emmenés dans le Kansai et je leur ai présenté mes collègues et amis.
– J’ai passé une nuit au village Panda.
– J’ai vu des Maiko et des Geisha quand je me baladais à Kyoto.
– J’ai fait un pique-nique au bord de la rivière Tama.
– Marine est revenue au Japon pour un an. De beaux moments ensemble nous attendent ❤.
– J’ai renouvelé mon contrat chez Ecole Sympa pour 3 ans.
– J’ai débuté des cours de japonais chez COTO Language Academy.

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Bon hélas, je n’ai pas accompli tous mes objectifs, mais ce n’est que partie remise. Ce qui est sûr, c’est que j’ai au moins trois ans pour les accomplir :

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Visiter Hakone
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, à la vallée Yushin, au Mont Nokogiri aux Cascades Kegon de Nikko, au col d’Ashigara, à Shosenkyo Gorge…
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Tester les restaurants et cafés recommandés par mes étudiants
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Fêter Setsubun
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Aller à Okinawa, Kyushu, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Aller à Nagasaki avec Marine
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’ile aux lapins
– Aller au lac Miyagase
– Aller au Chichibu Saitama festival en décembre
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku en vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Bali…
– Réussir le JLPT N3

J’étais habitué au visa d’un an mais là je réalise pas que j’en ai pour trois ans ! 3 ans c’est long mais je sens que je ne les verrai pas passer non plus !

To be continued…


♫ Un article = Une chanson ► Fall Out Boy – Champion

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► Whatever it takes : Kimi no Nikki (mai 2018)

Mai, c’est le début de la période où il se passe beaucoup de choses, du renouveau et de l’évolution. D’abord, c’est la Golden Week, et donc cours intensifs pendant une semaine, c’est crevant mais quel bonheur de faire des horaires normaux, rentrer tôt chez soi, profiter de sa soirée tranquille, se détendre, jouer à Harry Potter sur le smartphone (bah oui, vous pensiez que j’allais pas y jouer ? J’ai toujours rêvé d’aller à Poudlard 😹)… Plus sérieusement, j’ai pu trier mes photos et mettre à jour une partie de ma galerie Flickr. Allez donc voir pour le plaisir des yeux, je vous fais voyager un peu grâce à elles :).

Une fois la Golden Week finie, on fête ça et on reprend les soirées Izakaya. Et j’avais une bonne raison ! Puisque Marine était de retour au Japon :D !! Il fallait fêter nos retrouvailles à Tokyo ! Pendant son année en Working Holiday, on va pouvoir, j’espère, bien en profiter comme il y a deux ans. Elle m’avait manquée, c’était un plaisir de la revoir ! On est resté presque 4 heures à parler ! Je n’ai pas vu le temps passer !

C’est flou… mais c’est en attendant une meilleure photo ^^’

Pour ce qui est donc du renouveau, j’ai signé un nouveau contrat chez Ecole Sympa, pour… trois ans cette fois ! Donc ça veut dire bientôt un visa travail de trois ans ! J’ai réuni les documents nécessaires pour le prolongement de mon visa et je suis allée déposer le dossier, toujours au même bureau d’immigration que l’année dernière. J’attends impatiemment la réponse ! J’espère encore trois belles années durant lesquelles je vais essayer vraiment de voyager et évoluer davantage au travail. Bon et aussi m’améliorer en japonais !

En parlant de m’améliorer en japonais ! La nouvelle session de cours de japonais à Human Academy a d’ailleurs débuté ce mois. Cette fois, j’ai décidé de m’inscrire en plus à la branche de Ginza qui offre le même programme. Ça se passe exactement comme à Shinjuku, le premier cours est pour l’évaluation du niveau et l’enquête sur ce qu’on veut étudier. Du coup, j’assiste à trois classes à Ginza et deux classes à Shinjuku. Ça remplit bien mon emploi du temps mais je veux voir mon niveau augmenter. Je stagne depuis un an je trouve. Je suis déterminée à étudier et progresser pour vraiment être à l’aise en japonais dans la vie de tous les jours ou pour les tâches administratives. C’est aussi pour ça qu’en plus, je me suis finalement inscrite dans une école de japonais pour enrichir la grammaire et le vocabulaire et pouvoir réussir le JLPT N3.

Human Academy c’est bien oui, mais mes disponibilités me permettent seulement d’assister aux classes de niveau intermédiaire et au bout de trois ans à aller là-bas, j’étudie toujours la même chose. Ou bien ce n’est pas assez approfondi par manque de temps. Et puis, j’en ai aussi un peu marre de voir les mêmes chinoises qui viennent depuis 10 ans et qui font qu’ouvrir leur gueule et parler chinois pendant le cours. 😒

Quelle est donc cette école pour laquelle j’ai finalement mis la main au porte-monnaie ? C’est COTO Language Academy !

Pourquoi cette école ? Contrairement aux nombreuses écoles qui proposent des cours intensifs tous les matins ou toutes les aprem pour des visas étudiants, COTO propose aussi des cours en groupe une fois par semaine, programme que j’avais du mal à trouver ailleurs. Je voulais une école équivalente à Ecole Sympa. Autre raison ; ma baka a étudié dans cette école et elle m’en a dit du bien.

J’avais pris rendez-vous pour visiter l’école et passer un cours d’essai en mars. J’avais eu une bonne impression générale. Après réflexion, j’ai décidé de tenter les cours là-bas. J’ai acheté un pack de 16 leçons valables six mois et je peux assister aux classes de mon niveau autant de fois que je veux par semaine si il y a de la place. Pour commencer, j’y vais le mardi matin et de temps en temps le lundi après-midi. J’ai une carte sur laquelle le professeur met un tampon pour chaque cours auquel j’assiste.

Je vous présente l’école plus en détails dans cet article. Je vous la recommande volontiers ! J’ai bien aimé mon premier cours. J’ai enfin appris quelque chose de nouveau ! Le staff et les professeurs sont sympa. La méthode d’enseignement me convient. On étudie le point de grammaire, on fait des exercices (sur des copies fournies par le professeur donc pas de manuel à acheter pour ma part) et on termine par une discussion où on utilise le point étudié. Bon la chose un peu inutile, c’est nous faire répéter des phrases et des dialogues plusieurs fois pour mémoriser et réciter après. Je ne trouve pas ça très utile. Pour des conjugaisons ou des kanji, je veux bien mais je préfère produire par moi-même à partir de quelques mots imposés. Mais bon, c’était malgré ça vivant et concis, je n’ai pas vu le temps passer :D. Je verrai après avoir utilisé mon pack si je continue ou pas mais pour l’instant je suis satisfaite.

Pour ce qui est des soirées, nous avons fait une fête à l’école, car celle d’Halloween commençait à dater… Nous avons choisi comme thème le cinéma 😁. On avait fait un peu de déco avec un tapis rouge, un coin photo avec des accessoires, et on avait préparé des jeux avec des cadeaux à gagner. Puis on s’était habillé de façon chic, comme des stars XD. On a bien rigolé et on garde des photos mémorables !

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Et avec une affiche comme ça, ça ne pouvait être qu’une super fête 8D

Enfin, le grand jour est arrivé ! Ma maman japonaise, Eiko a ouvert son propre café à Yamato ! Il s’appelle La Grenouille et il se situe juste à la sortie de la gare. Ça faisait presque un an que le projet était en cours et finalement l’ouverture s’est faite le 10 mai dernier. C’est petit mais mignon, avec des grenouilles partout.

Il y a café et diverses saveurs de thé et si vous avez une petite faim, vous pouvez prendre un déjeuner pour 1000 ¥ incluant le plat du jour accompagné de riz, salade, soupe et une boisson au choix ! Le prix des boissons seules varie de 300 à 500 ¥. Il y a une étagère avec divers livres en vente et d’autres objets et gâteaux à emporter.

Pour ma première visite, j’y ai pris mon déjeuner avec un jus de pomme bien frais. C’était très bon 😁. Et le café latte est très bon aussi !

Café La Grenouille (カフェ ラ グレノイユ)
Adresse : Tamaruya Building 102, 2-4-20 Chuo, Yamato-shi, Kanagawa-ken (神奈川県大和市中央2-4-20 田丸屋ビル102)
Accès : Yamato Station (Odakyu Line, Sotetsu Line) sortie nord

Envie d’un petit café ou d’une boisson rafraîchissante ? Si vous passez par Yamato, allez donc chez La Grenouille :) !

Voilà ce qui fait un mois de mai chargé ! Rendez-vous le mois prochain pour la suite des changements :).


♫ Un article = Une chanson ► Imagine Dragons – Whatever It Takes

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► キミ先生のフランス語⓵ | Kimi Sensei’s French Lesson #1

Kimi no Furansugo

 最初の言葉First words / Premiers mots

皆さん、こんにちは!お元気ですか。初めに、紹介します!
Hello everyone! How are you? First of all, I’m going to introduce myself!
Bonjour à tous ! Vous allez bien ? Pour commencer cette leçon, je me présente !

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Bonjour ! Enchantée ! Je m’appelle Kimi.
J’habite à Tokyo.
Je suis française.
Je parle français, anglais et un peu japonais.
Et vous ?

こちらの言葉は何ですか?私は説明します!
What are these words? I’m going to explain to you!
Ces mots, qu’est-ce que c’est ? Je vous explique !

Bonjour = こんにちは / Hello
Enchanté(e) = 初めまして / Nice to meet you
Je m’appelle Kimi = 私の名前はキミです。/ My name is Kimi.
J’habite à Tokyo. = 私は東京に住んでいます。/ I’m living in Tokyo.
Je suis française. = 私はフランス人です。/ I’m French.
Je parle français, anglais et un peu japonais. = 私はフランス語と英語を話します。日本語も少し話せます。/ I speak French, English, and a little Japanese.
Et vous ? = あなたは? / And you?

これから、この人は紹介します。読んでください!
Now, this guy is going to introduce himself! Please read!
Maintenant, cette personne va aussi se présenter ! Lisez !

Bonjour ! Enchanté ! Je m’appelle Yonghwa.
J’habite à Séoul.
Je suis coréen.
Je parle coréen, japonais et anglais.

わかりますか。じゃ、皆さん、ご紹介してください。コメントページで書くことができますよ!
Do you understand? So, everyone, please introduce yourself! You can write on the comment page!
Vous comprenez ? Alors, tout le monde, présentez-vous ! Vous pouvez écrire dans les commentaires !

単語 / Vocabulary / Vocabulaire

挨拶 / Greetings / Les Salutations
Bonjour = こんにちは / Hello, Good morning
Bonsoir = こんばんは / Good evening
Bonne nuit = おやすみなさい / Good night
Ça va ?, Vous allez bien ? = お元気ですか。/ How are you?
Ça va. = げんきです。/ I’m fine.
Merci. = ありがとう / Thank you.
Et vous ? = あなたは? / And you?
Au revoir ! = さよなら / Goodbye!
A bientôt = またね。/ See you soon!
français (langue) = フランス語 / French
japonais (langue) = 日本語 / Japanese
coréen (langue) = 韓国語 / Korean
anglais (langue) = 英語 / English
français(e) (personne) = フランス人 / French
japonais(e) (personne) = 日本人 / Japanese
coréen(ne) (personne) = 韓国人 / Korean

大切な言葉 / Important words / Les mots importants
Qu’est-ce que c’est ? = これは何ですか。/ What’s this?
Lisez = 読んでください / Read please
Ecrivez = 書いてください / Write please
Vous comprenez ? = わかりますか / Do you understand?


もし、何か分からない言葉や質問があれば、聞いてください。皆様にこの授業が良かったら、献金してもいいですよ。献金だと、もう良い授業になることができます。宜しくお願い申し上げます^_^。

If you have any question and request, feel free to ask! If these lessons are useful for you, you can donate a little amount to help me giving good lessons. Thank you very much ^_^.

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Homepage / ホームページ

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► Human Academy : Japanese Student Job

J’étudie aussi avec ce bouquin, je vous le recommande :) !

Prendre des cours de japonais, c’est possible ! Mieux, être payé pour, c’est possible aussi ! J’avais besoin de continuer à prendre des cours, mais je voulais éviter de payer une école. C’est pourquoi depuis mon arrivée au Japon, je vais à l’école Human Academy, école proposant le programme Artificial Student ; on assiste à des cours donnés par des professeurs de japonais en formation et dans l’attente de décrocher leur certificat.

Ce programme était d’abord disponible dans la branche située à Shinjuku mais désormais, on peut recevoir ces cours dans la branche de Ginza et Yokohama. Je me suis inscrite, j’ai commence à Shinjuku et 3 ans après, j’ai également rejoint l’école de Ginza.

Human Academy Shinjuku (ヒューマンアカデミー 新宿校)

Adresse : Keio Shinjuku Oiwake Building, 3-1-13 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区新宿3−1−13 京王新宿追分ビル)
Accès : Shinjuku Station (JR Line) sortie sud ou sud-est
Shinjuku Sanchome Station (Marunouchi Line, Fukutoshin Line, Toei Shinjuku Line) sortie A1
Shinjuku-Nishiguchi Station (Oedo Line) sortie D5
L’école se trouve au 8ème étage de l’immeuble. Au rez-de-chaussée se trouve un magasin FOREVER 21.

Human Academy Ginza (ヒューマンアカデミー 銀座校)

Adresse : Takenaka Ginza Building, 2-6-4 Ginza, Chuo-ku, Tokyo (東京都中央区銀座2−6−4 竹中銀座ビル)
Accès : Ginza Itchome Station (Yurakucho Line) sortie 8
Ginza Station (Marunouchi Line, Hibiya Line, Ginza Line) sortie A13

Human Academy « Artificial Student » : Nani kore ?

Human Academy est une école de japonais qui propose parmi ses programmes des formations pour enseigner le japonais à des étrangers. Ainsi durant les cours proposés, l’un des exercices est à la fois pour l’élève d’apprendre le japonais et pour le professeur d’apprendre à comment enseigner le japonais à des étudiants étrangers. Le programme semble assez chargé et sévère pour les futurs professeurs. Les classes sont observées, parfois filmées afin que les professeurs corrigent leurs erreurs et l’observateur n’hésite pas à intervenir et à faire la moindre remarque à l’enseignant si quelque chose ne va pas.

► Inscription
L’inscription s’effectue sur place uniquement. Les documents à fournir sont : votre carte de résident, votre passeport avec votre visa, votre Passbook ou votre carte bancaire. Les cours sont payés 1000 yens / heure, vous recevez votre salaire par virement bancaire le 25 du mois. Notez cependant que le type de visa ne peut pas toujours vous faire bénéficier d’un petit complément de salaire. Les personnes possédant un Visa Travail ne peuvent être payés pour les cours (pourquoi ? C’est la loi certainement…). Pour les autres (Working Holiday, Visa Époux, Visa Etudiant…) il n’y a pas de problème, c’est considéré comme un baito. Durant le temps où j’étais en PVT, j’ai pu être payé. Dès lors que j’ai changé de visa, l’école m’a informée qu’elle ne pouvait me payer mais que je pouvais toujours assister aux cours gratuitement. A la place, elle me rembourse pour les transports, chose qui normalement n’est pas comprise dans le salaire.

Vous serez admis dans la session sur le point de débuter et vous choisirez quels jours vous souhaitez assister aux cours. Avant il était possible d’assister à n’importe quel cours, mais récemment, la popularité de ce programme a augmenté et beaucoup de personnes assistent au classes. Désormais, à Shinjuku il est possible de ne choisir que maximum deux cours par semaine ! Cependant, il est possible de rejoindre les classes non remplies. Pour Ginza, il n’y a pas de limite pour l’instant. Si vous ne pouvez pas assister à l’un de vos cours, vous devez en informer l’école. Soyez sûrs de choisir une classe dans laquelle vous serez rarement absent.

► Être Artificial Student à Human Academy
Il y a différentes classes selon quatre niveaux définis :

  • Débutant : pour les personnes n’ayant jamais étudié le japonais et qui ne savent ni lire ni écrire les hiragana et katakana
  • Débutant avancé : pour les personnes ayant au moins appris à lire et écrire les hiragana et katakana
  • Débutant avancé ~ Intermédiaire : il est nécessaire de savoir lire et écrire les katakana et les kanji et de connaître la grammaire de base (construction d’une phrase, les particules, la forme en ~masu des verbes soit la conjugaison standard/polie) et de savoir au moins se présenter et parler de soi.
  • Intermédiaire : il est nécessaire d’avoir beaucoup de connaissances, du vocabulaire riche et de savoir lire quelques kanjis. Beaucoup de formes grammaticales sont étudiées, incluant parfois le Keigo (la forme très polie).

Les classes durent 1h30, soit deux fois 45 minutes avec un professeur différent. Il y a quatre sessions par an, soit une par saison :

  • Winter Term : de février à avril
  • Spring Term : de avril à juin
  • Summer Term : de juillet à septembre
  • Autumn Term : de octobre à décembre

Chaque session comprenait 9 cours enseignés par en moyenne sept professeurs. Après le premier cours, on vous remet une feuille de présence. A Shinjuku, il faut l’apporter à chaque cours mais à Ginza, ce sont les professeurs qui gardent les feuilles. Il y a des classes le matin (10h30-12h00) l’après-midi (14h30-16h00 ou 15h00-16h30) et le soir (18h30-20h00 ou 19h00-20h30) 5 jours par semaine, parfois tous les jours (mais l’emploi du temps change sans cesse). De mon expérience dans ce programme, les classes de l’après-midi sont plus ludiques, on fait beaucoup d’activités et de jeux avec des accessoires et des images, des jeux de rôle avec du matériel pour rendre la situation la plus réelle possible, et pour la dernière classe, il y a même un petit repas ! Et si vous avez des professeurs en or, vous recevez un diplôme à la fin ! Les classes du matin et du soir sont en revanche plus studieuses ; comme à l’école, chacun à sa table, on étudie plus profondément la grammaire, on écrit et on fait beaucoup d’exercices, de la lecture et de l’étude de textes. Vous êtes en plus chargés d’évaluer le cours en remplissant un questionnaire. En bref, les classes de l’après-midi sont plutôt destinées à ceux qui veulent s’amuser et passer un bon moment. Pour ceux qui veulent bosser dur avec un vrai objectif, les classes du matin et du soir seront plus adaptées !

► Déroulement des cours
La première leçon est généralement une leçon de présentation des professeurs et des apprenants avec un questionnaire à remplir. Vous renseignez votre pays d’origine, votre nombre d’années d’études du japonais et de quelle manière, vos objectifs, ce que vous voulez étudier en particulier. C’est souvent assez fun car les professeurs utilisent beaucoup d’objets et de matériels et proposent des jeux intéressants. On fait pas mal de conversations pour faire connaissance pendant que les professeurs se font une idée de notre niveau.

Viennent ensuite les huit cours réguliers. A chaque cours d’1h30, deux professeurs assurent pendant 45 minutes. Les cours sont chronométrés afin de voir si les professeurs savent gérer leur temps. Ce ne sont donc jamais les mêmes selon les semaines et par conséquent, les leçons ne se suivent pas. Un thème différent ou un point de grammaire différent sont abordés chaque semaine. Dans les niveau plus avancés, une partie du cours est consacré uniquement à la discussion ou des débats sur un thème. Les classes sont en moyenne constituées d’une dizaine à une vingtaine d’élèves. Les cours sont très bien préparés et présentés, parfois en images et avec des mini-jeux. Le professeur parle et explique uniquement en japonais. Votre rôle à vous c’est de bien suivre le cours, participer, poser des questions (parfois pièges pour voir comment le professeur saura répondre) et d’évaluer le cours.
L’avantage : on découvre différentes façons d’enseigner, les cours sont bien expliqués, et puis la petite paie à la fin du mois fait plaisir ! Si vous loupez une classe, vous n’êtes pas perdus à la classe suivante puisque aucun cours ne se suit !
L’inconvénient : les cours pourront paraître compliqués pour les personnes n’ayant vraiment aucune notions, il vaut mieux, même pour le niveau Débutant, en connaître quelques unes. Le fait que les cours ne se suivent pas et que chaque semaine se soit un cours totalement différent en gênera peut-être certains qui veulent un suivi logique dans leur apprentissage et qui veulent sentir une vraie progression (dans le cas-là j’ai envie de vous dire, inscrivez-vous et payez vos cours dans une école  avec des professeurs qualifiés hein ;)). Et aussi, au bout de plusieurs années à participer aux classes de même niveau, vous finissez pas connaitre les leçons par cœur, et donc plus de progression…

Human Academy « Artificial Student » : mes impressions

Ma première fois chez Human Academy remonte à mon arrivée avec un PVT. Je me suis inscrite aux classes de niveau Débutant du soir. A l’époque, on passait un test de niveau écrit avec des exercices de grammaire et de vocabulaire. C’étaient des textes à trou à compléter. Les premiers exercices étaient relativement simples. En revanche, les derniers se basent sur des formes grammaticales et des expressions plus complexes. Si on a peu de vocabulaire, la compréhension est tout de suite plus compliquée, car tout est en japonais bien sûr, mêmes les consignes ! Pour les niveau débutants, les kanjis sont retranscrits en furigana. Celui que j’avais passé s’était avéré un peu compliqué vers les derniers exercices. En même temps, vous passez en face à face avec deux professeurs pour une expression orale durant laquelle on vous demande de vous présenter et de répondre à diverses questions. Plus vous développez vos réponses, mieux le dialogue s’engage et les professeurs peuvent clairement distinguer votre niveau à l’oral. Mais désormais, ce test n’est plus inclus dans le programme. Le premier cours de cette session, je l’avais trouvé très spécial ! Durant celui-ci, nous rencontrions en binôme ou tout seul tous les professeurs, chacun pendant 10 minutes (exactement), où nous revoyions les différents exercices du test et des points de grammaires particuliers. Mais attention, si notre niveau était trop bas, il était possible de ne pas  pouvoir assister à la session.

Par la suite, j’ai souvent assisté à des classes l’après-midi de niveau Débutant avancé. Je les trouvais vraiment agréables et les professeurs étaient très gentils et attentifs. Pour se détendre, c’est bien de venir dans ces classes. L’ambiance y est bon enfant et on rigole beaucoup. Comme les étudiants viennent de pays différents (il y a de tout ; chinois, coréen, américain, africains…), parfois on partage les coutumes de nos propres pays et ça lance des sujets de conversations intéressants. On apprend aussi beaucoup sur la culture japonaise comme les matsuri ou les traditions du Nouvel An

J’ai aussi assisté aux classes Débutant avancé ~ Intermédiaire du matin et du soir. Les professeurs étaient jeunes en majorité et on voyait qu’ils débutaient vraiment dans le métier. C’est drôle, pour moi qui enseigne aussi, à travers leurs cours j’ai pu voir tous les défauts, ressentir leur stress par moment, mais je comprenais la difficulté ! Du coup, en plus d’apprendre le japonais, j’ai pu apprendre à m’améliorer dans ma façon d’enseigner. Enfin j’ai aussi été à une classe niveau Intermédiaire. Et c’est franchement, un niveau trop difficile pour moi pour l’instant ! La majorité des étudiants sont chinois (lol), le rythme est très rapide et il y a entre vingt et trente élèves dans la classe !

En globalité, je trouve les cours bien préparés même s’ils ne se suivent jamais. Les professeurs insistent sur la prononciation et font en sorte que tout le monde prenne la parole dans la classe. Ils ont beau parler uniquement en japonais, les points de grammaire sont expliqués simplement avec des images et des bons exemples. Ce n’est donc pas très dur à comprendre, à moins de vouloir se prendre bêtement la tête, ou alors c’est que vous n’êtes vraiment pas au niveau ! Le seul truc qui me dérange est qu’ils n’écrivent pas assez au tableau les réponses ou des exemples concrets. Et on ne nous laisse pas assez de temps pour prendre des notes aussi !

A cause du travail, pour ma part, c’est difficile en général d’assister à tous mes cours. Mais c’est un bon moyen d’étudier la langue, surtout quand on a rien à sortir de sa poche =). Je fais des rencontres vraiment très sympathiques, dont un certains nombre de français avec qui je garde contact. Pour moi c’est vraiment un moment détente et j’adore venir à cette école et rencontrer à chaque nouvelle session des personnes sympathiques :). Après, au bout de trois ans, j’ai quand même ressenti le besoin d’aller en parallèle dans une école payante pour progresser, car j’assiste toujours aux même classes de niveau intermédiaire (mes disponibilités sont très limitées avec mon travail) c’est du déjà étudié et mon niveau stagne.

Donc pour récapituler, si vous voulez étudier le japonais pour le fun le temps de votre PVT : allez dans cette école, elle est très bien pour ça ! Si vous avez un vrai objectif, si vous voulez vivre et bosser au Japon : allez-y aussi mais je vous recommande une école payante avec un programme suivi.

Mes jolis diplômes :)

Mes jolis diplômes :)


♫ Un article = Une chanson ► Michael JacksonHuman Nature

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► Apprenez le japonais avec Kimi #3 : Pronoms personnels (人称代名詞) et comment s’adresser aux gens

Quels mots emploierez-vous si vous deviez vous adresser à un japonais que vous rencontrez pour la première fois ? Un ami japonais ? Un supérieur hiérarchique ? Un commerçant ? De la même manière, comment parleriez-vous de vous si vous deviez vous présenter lors d’un rendez-vous ? D’une conférence ?

Les japonais sont très pointilleux sur les bonnes manières et la politesse. Il est donc important d’utiliser le langage approprié avec chaque personne selon son statut ou selon la relation que vous partagez avec elle et avec le nom correct. Si vous parlez de vous-même, vous devez aussi faire attention à employer le bon niveau de politesse. Les pronoms personnels (人称代名詞 – にんしょうだいめいし – ninshou daimeishi) sont peu utilisés car ils sont considérés comme impolis et agressifs. C’est le contexte et les différents formes de grammaire utilisées qui vous permettent de comprendre de qui il est question. On préférera s’adresser aux autres par leur nom en ajoutant parfois leur titre (社長 – しゃちょう – shachou, 課長 – かちょう – kachou, 先生 – せんせい – sensei) ou en attachant un suffixe (さん – san, ちゃん – chan, 様 – さま – sama).

Malgré cela, les pronoms personnels existent aussi en japonais et ils sont aussi nombreux selon le niveau de politesse et le genre. En effet, les hommes et les femmes ont leur propre langage aussi et donc leurs propres pronoms !

En se référant à soi-même : 私 (Je)

Les différentes manières de dire « je » sont divisées en deux catégories : genre et politesse. Cependant certains pronoms peuvent être à la fois employés par les hommes et par les femmes. Le pronom personnel le plus utilisé, et celui que l’on apprend en premier est qui se lit de deux façons : わたくし (watakushi) et わたし (watashi). La première lecture est utilisée dans un contexte formel. La seconde sert dans un contexte poli. En terme de genre et de politesse,  est la référence la plus générique pour dire « je » en japonais.

Mais il n’est pas le seul et voici ci-dessous la liste de tous les pronoms pour exprimer « je » :

  • 私 (わたくし – watakushi) : neutre, formel
  • 私 (わたし – watashi) : neutre, poli
  • 僕 (ぼく – boku) : masculin, poli et informel
  • 俺 (おれ – ore) : masculin, informel
  • あたし (atashi) : féminin, informel
  • わし (washi) : masculin (plus précisément les hommes d’âge moyen)

On peut aussi parler de soi-même en utilisant son propre nom, mais ça reste une manière très féminine et enfantine.

私の名前キミと申します。 (わたくしのなまえきみともうします。 – Watakushi no namae wa Kimi to moushimasu) = Mon nom est Kimi. (neutre, formel)
私の名前キミです。 (わたしのなまえきみです。 – Watashi no namae wa Kimi desu.) = Mon nom est Kimi. (neutre, poli)
僕の名前ヨンファです。 (ぼくのなまえよんふぁです。 – Boku no namae wa Yonghwa desu.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, poli)
僕の名前ヨンファ。 (ぼくのなまえよんふぁ。 – Boku no namae wa Yongwha da.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, informel)
俺の名前ヨンファ。 (おれのなまえよんふぁ。 – Ore no namae wa Yonghwa da.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, informel)
あたしの名前キミ。 (Atashi no namae wa Kimi.) = Mon nom est Kimi. (féminin, informel)

► Remarques

  • Si vous avez retenu ce que je vous ai appris dans la Leçon 2, vous comprendrez que le  (da) peut-être omis, ce que j’ai volontairement fait dans le dernier exemple, mais que j’ai laissé pour les phrases au masculin, puisque rappelons-le, est très souvent utilisé par les hommes !
  • En ajoutant la particule の (no) aux pronoms vous formez le possessif ; mon, ma, mes. Il en est de même pour la 2ème et 3ème personne du singulier et pour le pluriel. Rappel encore une fois ; il n’y a ni genre ni nombre !

En se référant aux autres

En japonais, on s’adresse généralement aux autres par leur nom suivi par un suffixe. Le plus utilisé, autant pour les femmes que pour les hommes, et en contexte poli, est さん (san), mais là aussi, il en existe plusieurs selon le genre et la politesse. Dans le milieu professionnel, on préférera employer les titres des personnes auxquelles on s’adresse. On évite de s’adresser à une personne en utilisant « tu », c’est grossier au Japon. Trois niveaux sont définis pour s’adresser à quelqu’un : 1) utiliser le nom + un suffixe ou un titre, 2) ne rien utiliser, 3) utiliser « tu » mais c’est mieux de l’éviter à moins que vous soyez proches de la personne ou que vous lui cherchez les emmerdes.

► Suffixes, préfixes et titres

  • さん (san) : neutre, poli
  • 君 (くん – kun) : masculin (plus jeune ou du même âge), familier
  • ちゃん (chan) : féminin (plus jeune ou du même âge), familier avec un côté mignon et attachant
  • 様 (さま – sama) : neutre, formel, marque de respect, personne de niveau hiérarchique supérieur, on retrouve également ce suffixe dans les adresses postales (voir l’image de cet article) ou les e-mails professionnels
  • 先輩 (せんぱい – senpai) : aîné, personne qui a plus d’expérience dans un domaine
  • 後輩 (こうはい – kouhai) : personne qui a moins d’expérience dans un domaine
  • 先生 (せんせい – sensei) : professeur, s’emploie aussi quand on s’adresse à son médecin ou son dentiste
  • 部長 (ぶちょう – buchou) : chef de département d’une entreprise
  • 課長 (かちょう – kachou) : chef de section d’une entreprise
  • 会長 (かいちょう – kaichou) : PDG
  • 社長 (しゃちょう – shachou) : président d’une entreprise

ご (go) et お (o) sont des préfixes honorifiques que l’on peut utiliser pour nommer des personnes (ご主人 – ごしゅじん – goshujin = votre mari, お友達 – おともだち – otomodachi = votre ami, お客様 – おきゃくさま- okyakusama = « vous » quand on s’adresse à un client…).

► Le pronom « Tu »

  • あなた (anata) : utilisé dans les occasions où il n’y a pas de manières de s’adresser à une personne ou lorsqu’il est impossible de connaître son nom
  • 君 (きみ – kimi) : par les hommes vers les femmes quand ils sont proches
  • お前 (おまえ – omae) : surtout utilisé par les hommes, manière dure et plate (je l’ai souvent entendu dans Bleach et d’autres animes)
  • あんた (anta) : familier, cela peut signifier que l’utilisateur est fâché
  • 手前 (てまえ – temae) : très grossier (celui-là aussi je l’ai souvent entendu dans Bleach xD)
  • 貴様 (きさま – kisama) : très, très grossier, là vous avez dépassé les limites de la vulgarité

► La 3ème personne et autres

  • 彼 (かれ – kare) : il (peut aussi signifier « petit-ami » selon le contexte)
  • 彼女 (かのじょ – kanojo) : elle (peut aussi signifier « petite-amie » selon le contexte)
  • 私たち (わたしたち – watashitachi) : nous
  • あなたたち (anatatachi) : vous
  • 彼ら (かれら – karera) : ils
  • 彼女たち (かのじょたち – kanojotachi) : elles

Cela sera détaillé dans une prochaine leçon (je vous y prépare), notez qu’il y a aussi différents mots et pronoms pour définir les membres de la famille, plus précisément quand vous voulez parler de votre famille ou quand vous voulez parler de celle de quelqu’un d’autre ! Eh oui tant de mots pour définir une même personne font toute la richesse de la langue japonaise !


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3

► Apprenez le japonais avec Kimi #2 : だ (état-d’être) et です

Ueno Zoo, Tokyo – Décembre 2013 レッサーパンダです。

Pour cette leçon, je vais vous parler de ce qu’on appelle l’état-d’être désigné par le caractère hiragana だ(da), et です (desu). Car les premières phrases que vous apprenez sont construites avec ces éléments.

Par exemple, prenons des phrases simples et basiques en français : « Je suis français(e). » En japonais, vous pouvez le traduire par :
フランス人。(わたしフランスじん。- Watashi wa furansujin da.) = Je suis français(e).
フランス人です。(わたしフランスじんです。- Watashi wa furansujin desu) = Je suis français(e).

Au vue de ces deux phrases vous constatez probablement que だ(da), et です (desu) pourraient tous les deux signifier « être ». Eh ben… vous avez tout faux ! Même si je combine  et です dans cette leçon, prenez avant tout note que  et です sont totalement différents ! Pourquoi ? Je vous expliquais dans la leçon précédente qu’en japonais il y avait différents degrés de politesse. De ce fait, beaucoup de personnes ayant appris le japonais ont souvent pensé que です était la version polie de  (moi aussi je suis tombée dans le panneau, argh !) mais ce n’est pas le cas et vous allez comprendre (j’espère) quand je vous expliquerez ce que sont ces deux notions importantes.

Expression de l’état-d’être : だ (da)

En japonais, il n’existe aucun verbe pour désigner un état-d’être tel que « être ». だ(da) a donc ce rôle d’exprimer l’état-d’être, la nature d’une chose. Cependant, certains éléments n’ont pas besoin de  pour exprimer cet état-d’être. Il n’est possible (et ça reste facultatif) d’ajouter  qu’à des noms (名詞 – めいし – meishi) ou des adjectifs nominaux, dit adjectifs en na (な形容詞 – なけいようし – na-keiyoushi). Le japonais se base beaucoup sur le contexte de la phrase pour exprimer différentes choses, dont l’état d’être. Dans ce cas, vous allez me dire… A quoi sert Eh bien  est un déclaratif. Il apporte un ton plus prononcé dans une déclaration. Les hommes ont tendance à plus souvent l’utiliser. De ce fait, vous ne pouvez pas non plus utiliser dans une phrase interrogative, ça n’a aucun sens. Enfin, s’il n’est pas toujours nécessaire pour exprimer l’état-d’être, vous verrez dans les prochaines leçons que pour différents types de grammaire, sa présence devient indispensable !

。(さかな。- Sakana da.) = C’est un poisson.
今日私の誕生日。(きょうわたしのたんじょうび。- Kyou wa watashi no tanjoubi da.) = Aujourd’hui c’est mon anniversaire.

► Forme négative – ない形
Comme un verbe, peut se conjuguer pour ainsi exprimer l’état-d’être à la forme négative. L’état-d’être négatif s’exprime avec じゃない (janai), qui vient remplacer si il est présent dans la phrase.

友達じゃない。(ともだちじゃない。- Tomodachi janai.) = Ce n’est pas un ami(e).
静かじゃない。(しずかじゃない。- Shizuka janai.) = Ce n’est pas calme.

► Forme passé – た形
On exprime l’état-d’être passé en ajoutant だった (datta) pour la forme affirmative et じゃなかった (janakatta) pour la forme négative.

だった。(さかなだった。- Sakana datta.) = C’était un poisson.
学生じゃなかった。(がくせいじゃなかった。- Gakusei janakatta.) = Ce n’était pas un étudiant.

Un grain de politesse : です (desu)

C’est un peu compliqué de définir clairement ce qu’est です (desu), car ne n’est ni la version polie de だ (da) ni le verbe « être » bien que l’on puisse le traduire comme tel en français. On retrouve です (desu) en général à la fin d’une phrase pour la rendre plus polie et vient remplacer だ (da) si il est présent. Comme un verbe, vous pouvez conjuguer です (desu) donc attention, n’allez pas l’utiliser avec les verbes ! Il est possible d’ajouter です (desu) après les noms (名詞 – めいし – meishi), les adjectifs nominaux (な形容詞 – なけいようし – na-keiyoushi) et les adjectifs verbaux, dit adjectifs en i (い形容詞 – いけいようし – i-keiyoushi). A la différence de だ (da), vous pouvez employer です (desu) dans une phrase interrogative où vous y ajoutez la particule de questionnement définie par le caractère hiragana か (ka).

かわいい。→ かわいいです。(Kawaii desu.) = C’est mignon.
静か)。→ 静かです。(しずかです。- Shizuka desu.) = C’est calme.
そう()。→ そうです。(Sou desu.) = C’est ainsi.
これです。(これなんです。= Kore wa nan desu ka?) = Qu’est-ce que c’est ? / Ceci est quoi ?

► Forme négative – ない形
Après un adjectif en i (い形容詞) : です (desu) ne change pas, c’est l’adjectif qui change (je vous expliquerai plus en détails la terminaison lorsque j’aborderai la leçon sur les adjectifs).
Après un adjectif en na (な形容詞) ou un nom (名詞) : j’ai recensé deux formes négatives différentes. です (desu) devient soit じゃないです (janai desu), じゃありません (ja arimasen). Apparemment la terminaison « officielle » serait じゃありません, qui est la forme présente dans mon manuel Minna No Nihongo. Mais j’entend très souvent la forme じゃないです sans doute parce que c’est plus court et plus simple à prononcer.

かわいです。→ かわいくないです。(Kawaikunai desu.) = Ce n’est pas mignon.
静かです。→ 静かじゃありません。(しずかじゃありません。- Shizuka ja arimasen.) = Ce n’est pas calme.

► Forme passé – た形
Après un adjectif en i (い形容詞) : です (desu) ne change pas, c’est l’adjectif qui change (même remarque, attendez la leçon sur les adjectifs pour mieux comprendre la terminaison).
Après un adjectif en na (な形容詞) ou un nom (名詞) : です (desu) devient でした (deshita) à la forme affirmative. A la forme négative, です (desu) devient soit じゃなかったです (janakatta desu), じゃありませんでした (ja arimasen deshita).

かわいです。→ かわいかったです。(Kawaikatta desu.) = C’était mignon.
かわいです。→ かわいくなかったです。(Kawaikunakatta desu.) = Ce n’était pas mignon.
静かです。→ 静かでした。(しずかでした。- Shizuka deshita.) = C’était calme.
静かです。→ 静かじゃありませんでした。(しずかじゃありませんでした。- Shizuka ja arimasen deshita.) = Ce n’était pas calme.

Alors, avez-vous été en mesure de différencier だ(da), et です (desu) ?


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2

► Apprenez le japonais avec Kimi #1 : Le système d’écriture

Mitama Matsuri, Tokyo – Juillet 2015

Pour vous, qui ne connaissez rien du japonais et découvrez cette langue pour la première fois, il s’avère que c’est représenté par des… dessins ? Des signes ? Des hiéroglyphes ? Bref quelque chose d’illisible !

Première chose à savoir est que ces « dessins » sont tout d’abord répartis en deux catégories, deux alphabets (dit aussi kana – かな) : les hiragana (ひらがな) et katakana (カタカナ) (et pas katana hein haha). Les caractères qui les composent sont des caractères chinois simplifiés utilisés pour former les syllabes. Chaque caractère correspond au son d’une voyelle ou d’une consonne + une voyelle. La seule exception est pour le caractère ん / ン (n).

Kana – かな : Hiragana et Katakana

Vous avez remarqué comment ont été écrits précédemment les mots « hiragana » et « katakana » en japonais ? Vous avez vu la différence ? Voilà ce qui les distingue. Les hiragana et katakana possèdent les mêmes sons, mais écrit avec des caractères différents ! Les hiragana sont utilisés pour les différentes formes de grammaire et les terminaisons (on les appelle alors aussi okurigana  (送り仮名), littéralement « kana qui accompagne ») tandis que les katakana sont employés pour écrire les mots d’origine occidentale. A l’écrit, il arrive qu’on trouve un mot écrit en katakana pour le mettre en avant (comme nous quand on écrit un mot en MAJUSCULE ou en italique). On utilise également les hiragana pour indiquer la prononciation des kanji, on les appelle alors furigana (振り仮名). Vous retrouvez les furigana écrits en petit à côté d’un kanji quand celui-ci est jugé difficile pour le lecteur concerné (par exemple dans les livres pour enfants, les manuels scolaires, etc…). Enfin, je vous parle vite fait des romaji, qui correspondent à la transcription en lettres latines des kana, ce que j’emploierai régulièrement au cours de mes leçons pour vous aider à les lire. On retrouve des romaji sur les panneaux importants et dans les stations de métro, afin de permettre aux étrangers de lire les caractères.

Hiragana – ひらがな

あ (a) い (i) う (u) え (e) お (o)
か (ka) き (ki) く (ku) け (ke) こ (ko)  きゃ (kya) きゅ (kyu) きょ (kyo)
さ (sa) し (shi) す (su) せ (se) そ (so)  しゃ (sha) しゅ (shu) しょ (sho)
た (ta) ち (chi) つ (tsu) て (te) と (to)  ちゃ (cha) ちゅ (chu) ちょ (cho)
な (na) に (ni) ぬ (nu) ね (ne) の (no)  にゃ (nya) にゅ (nyu) にょ (nyo)
は (ha) ひ (hi) ふ (fu) へ (he) ほ (ho)  ひゃ (hya) ひゅ (hyu) ひょ (hyo)
ま (ma) み (mi) む (mu) め (me) も (mo)  みゃ (mya) みゅ (myu) みょ (myo)
や (ya)   ゆ (yu)   よ (yo)
ら (ra) り (ri) る (ru) れ (re) ろ (ro)  りゃ (rya) りゅ (ryu) りょ (ryo)
わ (wa)       を (wo)
ん (n)

が (ga) ぎ (gi) ぐ (gu) げ (ge) ご (go)  ぎゃ (gya) ぎゅ (gyu) ぎょ (gyo)
ざ (za) じ (ji) ず (zu) ぜ (ze) ぞ (zo)  じゃ (ja) じゅ (ju) じょ (jo)
だ (da) ぢ (dji) づ (dzu) で (de) ど (do)
ば (ba) び (bi) ぶ (bu) べ (be) ぼ (bo)  びゃ (bya) びゅ (byu) びょ (byo)
ぱ (pa) ぴ (pi) ぷ (pu) ぺ (pe) ぽ (po)  ぴゃ (pya) ぴゅ (pyu) ぴょ (pyo)

Katakana – カタカナ

ア (a) イ (i) ウ (u) エ (e) オ (o)
カ (ka) キ (ki) ク (ku) ケ (ke) コ (ko)  キャ (kya) キュ (kyu) キョ (kyo)
サ (sa) シ (shi) ス (su) セ (se) ソ (so)  シャ (sha) シュ (shu) ショ (sho)
タ (ta) チ (chi) ツ (tsu) テ (te) ト (to)  チャ (cha) チュ (chu) チョ (cho)
ナ (na) ニ (ni) ヌ (nu) ネ (ne) ノ (no)  ニャ (nya) ニュ (nyu) ニョ (nyo)
ハ (ha) ヒ (hi) フ (fu) ヘ (he) ホ (ho)  ヒャ (hya) ヒュ (hyu) ヒョ (hyo)
マ (ma) ミ (mi) ム (mu) メ (me) モ (mo)  ミャ (mya) ミュ (myu) ミョ (myo)
ヤ (ya)   ユ (yu)   ヨ (yo)
ラ (ra) リ (ri) ル (ru) レ (re) ロ (ro)  リャ (rya) リュ (ryu) リョ (ryo)
ワ (wa)       ヲ (wo)
ン (n)

ガ (ga) ギ (gi) グ (gu) ゲ (ge) ゴ (go)  ギャ (gya) ギュ (gyu) ギョ (gyo)
ザ (za) ジ (ji) ズ (zu) ゼ (ze) ゾ (zo)  ジャ (ja) ジュ (ju) ジョ (jo)
ダ (da) ヂ (dji) ヅ (dzu) デ (de) ド (do)
バ (ba) ビ (bi) ブ (bu) ベ (be) ボ (bo)  ビャ (bya) ビュ (byu) ビョ (byo)
パ (pa) ピ (pi) プ (pu) ペ (pe) ポ (po)  ピャ (pya) ピュ (pyu) ピョ (pyo)

シェ (she) ジェ (je) チェ (che)
ティ (ti) トゥ (tu) ディ (di) ドゥ (du)
ファ (fa) フィ (fi) フェ (fe) フォ(fo)
ヴァ(va) ヴィ(vi) ヴ (vu) ヴェ(ve) ヴォ(vo)
ウィ(wi) ウェ (we) ウォ (wo)

► Quelques remarques

  • Le signe ゙ est appelé dakuten et le signe ゚ est appelé handakuten. Ils servent à transformer certains sons pour en former des syllabes « dérivées ».
  • Les allongements des sons des katakana sont notés par un trait ー tandis que pour les hiragana on rajoute la voyelle concernée, à savoir あ (a) pour le son « a », い (i) pour les sons « e » et « i » et う (u) pour les sons « u » et « o ».
  • Les caractères や (ya), ゆ (yu), よ (yo) écrits en petits et combinés avec des syllabes se terminant par le son « i » forment des sons supplémentaires en « iya » « iyu » « iyo ».
  • Le caractères つ (tsu) écrit en petit sert à doubler la consonne qui suit (もっと = motto).
  • Les katakana シ (shi) et ツ (tsu), ainsi que ン (n) et ソ (so) sont quasi-identiques. Et ça fait chier tout le monde (moi la première). Souvenez-vous juste que pour シ (shi) et ン (n) les petits traits sont presque horizontaux et que le trait plus long est tracé de bas en haut lorsqu’on l’écrit. Pour ツ (tsu) et ソ (so) les petits traits sont presque verticaux et le trait plus long est tracé de haut en bas.
  • Pareil pour le trio タ (ta), メ (me), ヌ (nu) et フ (fu), ワ (wa), ウ (u). Oui, ils se ressemblent aussi et vous risquez de souvent les confondre. Courage ! Avec le temps ça viendra !
  • Pour les katakana, il arrive que l’on utilise le caractère ・pour définir un espace, notamment pour les noms étrangers par exemple (ジョン・キミ = Jung Kimi). Car en japonais, les espaces, ça n’existe pas !
  • Vous remarquerez la présence de caractères supplémentaires chez les katakana. Il s’agit de sons supplémentaires qui n’étaient pas à l’origine dans la langue japonaise, comme « ti », « di », « fa »… On y a également ajouté le son « v » mais il n’est pas souvent utilisée car les japonais ont du mal à prononcer ce son et optent plutôt pour le son « b » à la place. Les mots ayant un son en « v » peuvent alors s’écrire de deux façons, avec un caractère au son « v » ou au son « b ». Je vous prend l’exemple de mon prénom : Davina. En katakana, il s’écrit ダヴィナ (da-vi-na) mais en raison de ce son « v », j’ai préféré l’écrire ダビナ (da-bi-na) puisqu’au final, dans la prononciation des japonais, ça sonne pareil. Il y a après pas mal d’autres exceptions dans l’écriture mais je vais éviter de vous assassiner avec les katakana (à coup de katana ? -je sors-). Vous les découvrirez en pratiquant avec le temps. Ne vous posez pas trop de questions non plus, ils sont écrits comme ça, un point c’est tout !

Kanji – 漢字

C’est là que l’on va commencer à se marrer. Les kanji sont des caractères dérivés du chinois qui servent à écrire les noms, adverbes et radicaux des verbes et adjectifs. Il existe plus de 40 000 kanji parmi lesquels environ 2 000 sont décrétés d’usage commun et que les Japonais doivent connaître. Contrairement aux kana, les kanji ne représentent pas des syllabes, mais plutôt des idéogrammes, un concept, un thème, une idée. Chaque caractère possède deux lectures : Onyomi (音読み) la lecture d’origine chinoise et Kunyomi (訓読み) la lecture d’origine japonaise. La première est employée quand plusieurs kanji sont combinés pour former un ensemble et la seconde quand le kanji se distingue seul.

Bon en toute honnêteté, les kanji relèvent d’un vrai casse-tête et leur maîtrise demandent des heures de travail, au risque de vous faire abandonner l’apprentissage de la langue. Ne faites pas cette bête erreur ! Pour ma part, je l’avoue, je ne me fais pas chier à étudier les kanji en long, en large et en travers en les recopiant 50 fois par jour. J’ai la flemme et surtout pas assez de temps à leur consacrer ! Pour moi, c’est inutile d’apprendre un kanji si c’est pour à peine s’en servir, car je sais que je l’oublierai systématiquement. Je ne retiens que ceux que je rencontre souvent dans mes cours ou dans la vie quotidienne. Je ne dois même pas connaître 10 kanji au final. Oui c’est handicapant pour la lecture et l’écriture mais ça ne m’empêche pas non plus d’apprendre le reste. Tout ça pour dire que concernant les kanji, les apprendre ou pas, le choix vous revient, mais ne les ignorez pas pour autant. Mon conseil est écrivez directement tout en kanji avec le furigana jusqu’à ce que vous le mémorisiez.

Prononciation – 発音

La prononciation du japonais n’est pas très difficile en soit. Prêtez juste une attention particulière au « h » aspiré, les voyelles brèves et longues (qui peuvent parfois modifier la signification d’un mot) et redoublement de consonnes. Les voyelles « u » et « i » sont très souvent à peine prononcées comme par exemple dans です (desu) où on prononcera plutôt « dess » et 山下 (やました – yamashita) où la prononciation correcte sera « yamashta ». Là aussi, la maîtrise viendra avec la pratique. Pas de recette miracle pour se familiariser avec la prononciation : écoutez régulièrement du japonais.

Ecriture – 執筆

Un point très important en ce qui concerne l’écriture du japonais : l’ordre des traits doit être impérativement respecté !

  • Les traits horizontaux se tracent de gauche à droite et les traits verticaux de haut en bas. Les traits continus suivent la même logique. On part toujours du haut vers le bas et de la gauche vers la droite.
  • Lorsque vous écrivez un caractère comportant plusieurs traits, vous devez toujours commencer du haut vers le bas ou de la gauche vers la droite.
  • Le trait central, comme pour le kanji 水 (みず – mizu), est tracé en premier, ensuite vien(nen)t le(s) trait(s) situé(s) à gauche, puis le(s) trait(s) à droite. Attention, certains kanji ne suivent pas cette logique comme 火 (ひ – hi) où les petits traits sont tracés en premier.
  • Lorsque deux traits se croisent, comme pour le kanji 七 (なな – nana), le trait horizontal est tracé en premier, mais là aussi il y a certaines exceptions.
  • Lorsque deux traits obliques se croisent, comme pour le kanji 文 (ぶん – bun), le trait partant du haut à droite pour se terminer vers le bas à gauche est tracé en premier.
  • Le trait sectionnant vertical, comme pour le kanji 中 (なか – naka), est tracé en dernier, excepté s’il ne dépasse ni en haut, ni en bas, où dans ce cas-là, il est tracé après la partie supérieure et avant la partie inférieure.
  • De même si le trait sectionnant est horizontal, il sera tracé en dernier, comme pour le kanji 女 (おんな – onna).
  • Les traits englobant d’autres éléments du caractère sont tracés en premier, comme pour le kanji 国 (くに – kuni).

Grammaire – 文法

Je termine par quelques points concernant la grammaire qu’il est essentiel que vous sachiez avant d’attaquer les prochaines leçons.

  • L’ordre des mots est très différente du français, en fait il n’y a aucun rapport. Le verbe vient toujours à la fin de la phrase.
  • Il n’y a pas d’accord en genre et en nombre, tout dépend du contexte de la phrase.
  • Il n’existe pas d’articles définis et indéfinis, mais il y a ce qu’on appelle des particules.
  • Les verbes ne s’accordent pas avec le sujet (hourra) mais changent en fonction du degré de politesse : forme neutre, forme polie, forme humble/honorifique. Il n’y a que deux principaux temps : le présent et le passé. Mais il y a de nombreuses formes pour tout type de circonstances.

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