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► The Other Side : La vie des étudiants en France et au Japon

Toujours pour le blog d’エコールサンパ, je parle de la vie des étudiants en France et les différences avec le Japon.

Quelle université rejoindre ? Plusieurs critères m’ont aidée à choisir la faculté : la localisation, les matières et mes compétences. Quand j’ai reçu mon diplôme du baccalauréat, j’ai cherché des facultés pour étudier la chimie et par la suite travailler dans le domaine des cosmétiques et de la pharmacie. J’ai trouvé trois facultés : à Nantes, à Caen et à Tours. Comme Nantes et Tours étaient loin de Cherbourg (ma ville natale) j’ai préféré aller étudier à Caen.

Après le lycée, j’ai donc étudié pendant trois ans à l’université, plus précisément à l’IUT (Institut Universitaire de Technologie). Je pouvais continuer les études deux ans de plus pour obtenir un master, mais je préférais travailler le plus tôt possible et je n’aimais pas étudier. (笑)

En dehors de mes études, j’ai pratiqué le tennis pendant quinze ans, de l’école primaire jusqu’à la fin du lycée. J’ai malheureusement dû arrêter quand j’ai déménagé pour aller à l’université.
Quand on est jeune, on a beaucoup d’énergie à dépenser ! Et même pour un enfant, c’est nécessaire de relâcher la pression des études et de se détendre en faisant une activité ! C’est pour ça que mes parents m’ont incitée à faire une activité. J’ai donc choisi le tennis. J’en faisais une fois par semaine, parfois deux fois par semaine.
Quand j’étais à l’école primaire, j’ai aussi fait de la danse moderne. Au collège, j’ai rejoint l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire), la fédération nationale du sport scolaire qui permet aux collégiens et lycéens de pratiquer un sport et de participer à des compétitions sportives. J’ai pratiqué du handball et de la natation le mercredi après-midi. J’ai aussi eu l’opportunité d’essayer l’escalade et l’aviron.
Au lycée et à l’université, je me suis tournée plutôt vers les activités artistiques et intellectuelles. A cette période, je lisais beaucoup de manga, donc j’ai commencé à dessiner. J’écoutais beaucoup de musique asiatique aussi donc j’ai participé à la rédaction d’articles sur des sites d’actualités musicales et j’ai créé un blog pour écrire des critiques de CDs et des revues de concerts, en français et parfois en anglais. Je prenais aussi des photos pendant les concerts et je faisais de la traduction (du japonais ou anglais au français et du français à l’anglais).

J’ai fait beaucoup de choses pour le fun mais je n’ai jamais fait de formation ou de stage pour obtenir une certification pour un bon travail. Souvent, c’était à cause du manque de temps et d’argent. Par exemple, j’aurais aimé faire une formation dans la photographie mais ça coûtait très cher !

Au Japon, la majorité des étudiants commencent à visiter des dizaines d’entreprises pour passer des examens ou des entretiens et avant la fin de leurs études, ils ont déjà un job. Ils finissent leurs études en mars de la quatrième année et dès le mois d’avril, ils commencent à travailler à temps plein. Pour trouver un bon emploi, certains font des activités en tant que bénévole ou obtiennent diverses certifications.
Mais en Europe, c’est très différent ! Et je pense que j’aurais aimé avoir un système qui ressemble à celui du Japon ! L’université ne nous guide pas du tout pour chercher un travail. Il n’y a pas de séminaires non plus. Mais pendant la dernière année d’études, un stage dans une entreprise est souvent obligatoire. Donc la seule opportunité de trouver un travail avant la fin des études est grâce à l’entreprise dans laquelle on fait un stage. Si l’entreprise est satisfaite de notre travail et qu’elle a besoin d’un nouvel employé, elle peut proposer un contrat de travail à la fin du stage. J’ai eu la chance d’avoir cette opportunité ! Pendant ma troisième année de licence professionnelle, j’ai effectué un stage en alternance dans une entreprise qui m’a embauchée une fois que j’avais obtenu mon diplôme.

Malheureusement, six mois plus tard, le contrat n’a pas été renouvelé. Je me suis donc inscrite chez Pôle Emploi pour recevoir l’allocation chômage et des annonces pour du travail. Pendant six mois j’ai été au chômage. J’ai effectué plusieurs courtes missions d’Intérim avant de trouver une entreprise et d’y décrocher un CDI.

Il y a des personnes qui sont au chômage pendant très longtemps et qui parfois ne font même pas le travail correspondant à leurs études parce qu’elles ne trouvent pas d’entreprise. Même si on a un bon diplôme et des certifications en plus, ça ne nous aide pas plus pour avoir un travail en général. Ce que les entreprises demandent, c’est l’expérience professionnelle. C’est parfois même plus important que le diplôme !

On m’a dit que certains étudiants japonais ressentent le manque de culture après avoir fini leurs études. En Europe, le système scolaire et d’apprentissage est très différent du Japon. Il nous permet d’avoir cet apport culturel, d’imaginer, de réfléchir et de développer un esprit critique. En effet, de l’école primaire jusqu’à l’université, les jeunes français doivent écrire des exposés et des rapports de stage. Ils doivent apprendre à chercher seul des informations, à rédiger avec l’aide de leurs connaissances et de leurs ressources et enfin à présenter leur travail en parlant devant un public. Ce n’est pas un travail que beaucoup d’élèves apprécient je pense mais plus tard on réalise que c’est utile ! Ça nous permet de nous ouvrir à beaucoup de choses et de développer des compétences dans l’écriture et la communication.
Je détestais faire des exposés quand j’étais à l’école parce que j’étais très timide. J’avais très peur de parler devant des gens. Mais j’ai compris que c’était utile pour moi. Maintenant, je suis capable de parler en public sans stresser. La preuve est que je suis devenue professeur et grâce à l’échange avec mes étudiants je peux continuer à m’enrichir culturellement.
Les conseils que je veux donner aux Japonais sont : soyez ouvert d’esprit et si un sujet vous intéresse, cherchez par vous-même des informations plus précises ou lisez des articles sur ce sujet. Aujourd’hui avec Internet, c’est facile de s’informer et de rencontrer des personnes pour échanger sur la culture. Partagez les choses que vous aimez, dites pourquoi vous les aimez et incitez les gens autour de vous à s’y intéresser.
Ça peut aller de la photo Instagram d’une spécialité locale ou d’un lieu qui vous a marqué à l’article de blog où vous racontez un récit de voyage ou écrivez la critique du dernier film que vous avez vu par exemple.
Ouvrez-vous au monde et le monde s’ouvrira à vous !


Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► The Greatest Showman – The Other Side

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► Believer : Trouver son job idéal

Non, mon métier idéal n’est pas chanteuse… C’est juste un loisir !

Comment ai-je trouvé le travail qui me correspond ? Parcours depuis les études à aujourd’hui.

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » Ça a toujours été difficile pour moi de répondre à cette question. On nous la pose si jeune alors que nous ne sommes qu’au collège. Choisir ce qu’on fera jusqu’à la fin de notre vie. Décider notre avenir sans même savoir ce que nous réserve demain. Comment être sûr de son choix ? Et comment ne pas le regretter ?

Enfant, je voulais devenir coiffeuse, puis entraîneur de tennis. Mais ce n’étaient que des rêves d’enfant. Je n’ai jamais exercé ces métiers plus tard.
Au collège, c’était le trou noir, je ne savais pas quel métier choisir alors j’ai consulté une conseillère d’orientation pour y voir un peu plus clair dans mon avenir.
À la fin du collège et du lycée, pour choisir quel lycée ou quelle université intégrer et donc quelles matières nécessaires on doit étudier pour notre futur métier, on consulte un conseiller d’orientation qui nous aide à faire le bon choix.
C’était très difficile pour moi de choisir. Je ne voyais pas quel métier pouvait me correspondre et pour lequel je pouvais être utile. En tout cas, à cette époque, je n’avais aucune envie de devenir professeure alors que mes parents m’incitaient à exercer ce métier ! (笑)

Finalement, on choisit son métier selon ses passions, ses compétences, ses talents particuliers, sa personnalité et son milieu social. Et selon ses rêves. Mais c’est devenu rare d’exercer qu’un seul métier dans la vie. Beaucoup de choses peuvent se passer et changer notre vie professionnelle.

Au lycée, mon intérêt pour la biologie et les sciences naturelles ont révélé mon souhait de devenir volcanologue. Mes bonnes notes en chimie m’ont convaincues par la suite de tenter la police scientifique. Malheureusement, pour obtenir ces diplômes, les études coutaient chères et le parcours semblait difficile. Pour des raisons financières et familiales, j’ai dû abandonner.
C’est donc par élimination que j’ai fait des études de chimie pour travailler dans un laboratoire de contrôle. J’ai obtenu mon diplôme et un CDI. Obtenir un CDI est comme une récompense car on est sur d’avoir du travail pendant longtemps, jusqu’à la retraite. Pendant que mon entourage s’en réjouissait, j’avais aussi un grand rêve : celui de partir pour le Japon, parce que je voulais découvrir une autre culture et un autre mode de vie.

J’ai alors quitté mon travail pour prendre le risque d’en chercher un au Japon. De chimiste, je suis passée à serveuse. C’était un grand changement mais j’ai appris beaucoup de choses et j’ai acquis de nouvelles compétences. Mais ce n’était pas un métier que je voulais exercer toute ma vie (je n’aurais pas pu de toute façon). C’est à ce moment-là que j’ai réfléchi à nouveau à un métier que j’avais toujours renié : professeur. Tout compte fait, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?
Finalement, je suis devenue professeure de français à Ecole Sympa.

En France et peut-être au Japon, c’est souvent surprenant de changer de voie. Mais beaucoup de Français se reconvertissent. Parce que le choix qu’ils ont fait étant enfant n’était finalement pas le bon. Parce que l’environnement dans lequel ils travaillaient ne leur correspondait pas. Parce que l’ambiance dans l’entreprise était lourde.

Je ne peux pas faire le choix pour toute ma vie. De plus on en a qu’une seule. Je suis quelqu’un qui préfère donc travailler dans plusieurs domaines et expérimenter différents jobs. Je ne peux pas faire le même travail jusqu’à ma retraite. Au contraire, je veux évoluer, acquérir de nouvelles compétences et connaitre mes limites. Pour au final savoir aussi si c’est la bonne voie que j’ai choisie.

J’ai été livreuse, baby-sitter, assistante achats, technicienne chimiste, serveuse, professeur…

On sait qu’on a trouvé notre voie, notre vocation quand il y a l’épanouissement, le soutien de ses collègues, la motivation pour fournir beaucoup d’efforts et la fierté de leurs résultats après. Pour y arriver, même si on n’est pas sûr d’avoir fait le bon choix, il faut toujours se dire qu’on peut réussir. Ne jamais abandonner avant d’avoir tout essayé. La motivation et l’ambition sont pour moi le moteur de la réussite professionnelle.

Professeur n’est peut-être pas le métier le plus confortable mais une chose est sûre, c’est un métier passionnant et enrichissant chaque jour !

Pour quelqu’un qui aime se reconvertir, je suis toujours professeure aujourd’hui (ça fait quand même déjà deux ans) et je n’éprouve pas le besoin de changer (encore) de métier. Oui c’est vrai, c’est un peu contradictoire ! Mais le métier de professeur, c’est loin d’être une routine, et tous les jours j’apprends quelque chose de nouveau. Pour l’instant, je suis satisfaite.


Et vous, quel est votre métier idéal ? Comment l’avez-vous trouvé ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► Imagine Dragons – Believer

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► Seven Personal Skills : le CV japonais

On n’échappe pas à la règle, peu importe dans quel pays on se trouve ! Si vous voulez travailler, il vous faudra passer par la case CV ! Rédiger un CV en japonais semble mission impossible pour vous ? Rien est impossible ! Je vous explique comment j’ai fait !

Au Japon, on trouve trois types de CV :

  • 履歴書 (Rirekisho) : le CV de base pour les japonais, puisqu’il est destiné aussi bien aux étudiants cherchant un baito (petit job à temps partiel) qu’aux jeunes diplômés, bref tout type de personnes cherchant un emploi.
  • 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) : un modèle plus élaboré et plus détaillé, il complète souvent le 履歴書 (Rirekisho) et vous permet d’écrire plus d’informations.
  • レジュメ (Resume) : l’équivalent de notre CV mais traduit en japonais. Officiellement, les japonais n’écrivent jamais ce CV. Mais les étrangers cherchant du travail commenceront en général par traduire leur CV pour en arriver à cette version japonaise (ce que moi j’ai fait aussi d’ailleurs).

J’ai écrit les trois types pour mes recherches de boulot ! Ils se remplissent tous quasiment de la même façon ! Cependant chaque exemplaire de 履歴書 (Rirekisho) et 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) que vous écrivez est daté et toujours destiné à une seule entreprise particulière ! Ça demande donc plus de temps pour ajuster ou mettre à jour certaines informations. Si vous êtes plus à l’aise à traduire votre CV (avec un bon dictionnaire ou un bon ami japonais, évitez Google Translate), vous pouvez commencer par ça ! Pour le 履歴書 (Rirekisho) et le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho), vous pouvez trouver des formats vierges au konbini ou sur Internet. Avant il était important de les remplir à la main (sans faire la moindre rature, sinon vous êtes bons pour recommencer) mais de nos jours avec Internet et l’informatique, il est possible de les écrire directement par ordinateur. Contrairement à chez nous, un CV de deux pages ne pose pas de problème. D’ailleurs les formats vierges du 履歴書 (Rirekisho) et du 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) sont sur deux pages ! Mais allez jusqu’à 4 pages maxi ! Les japonais aiment la précision mais l’essentiel leur suffit. Enfin, n’oubliez pas d’y ajouter une courte présentation avec votre objectif professionnel.

Comment écrire un CV japonais ?

► レジュメ (Resume)
Je commence par lui car vous partez d’un CV déjà existant et que ça pourra vous aider à vous organiser et trier les informations pour les deux autres formats. Il y a certaines informations supplémentaires à y ajouter mais je tiens à préciser que tout ça n’est pas officiel, vous écrivez ce que vous voulez après ;). Pour ma part c’est comme ça que j’ai procédé. C’est d’ailleurs avec ce CV adapté au « milieu professionnel japonais » que j’ai cherché mes premiers baitos au Japon ! C’est très bien passé !

Voici les informations importantes à mentionner dans votre レジュメ (Resume) :

  • Coordonnées (nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, adresse e-mail)
  • Photo
  • Petite présentation et objectif professionnel = キャリアの目標と業務の要約
  • Carrière professionnelle = 職歴
  • Education et diplômes = 学歴
  • Licences et certifications = 免許・資格
  • Langues = 言語
  • Compétences = 特技
  • Centres d’intérêts = 趣味・得意科目

Encore une fois, ce n’est qu’un exemple ! Libre à vous de remplir chaque partie avec les informations que vous jugerez nécessaires pour votre recherche d’emploi ! Pour le parcours professionnel et les études, renseignez bien les noms officiels des entreprises et des écoles, en lettres latines et en katakana si possible. Une chose difficile à renseigner dans un CV pour l’étranger, c’est les diplômes. Trouver l’équivalent en japonais de votre diplôme ne sera pas toujours facile selon celui que vous avez. Dans ce cas, ne vous prenez pas la tête et écrivez le nom de votre université (大学), votre section (学部) et votre département (学科) suivi de 卒業 qui signifie « diplôme de fin d’études ».

Au cas où vous ramez avec le japonais, vous trouverez sur ce lien un exemple de CV pré-rempli avec quelques exemples et leurs traductions que vous pourrez rectifier :). Quelques mots de vocabulaire se trouvent également à la fin de l’article pour vous aider dans la compréhension et la rédaction !

► 履歴書 (Rirekisho)
Je passe maintenant à ce CV-là, car il est assez général et permet d’avoir une approche globale de votre parcours. C’est dans ce CV que vous pouvez mettre en avant toutes vos diverses expériences, vos petits boulots et autres certifications. Les formats des 履歴書 (Rirekisho) varient selon les situations (jeunes diplômés cherchant leur premier emploi, étudiants cherchant un baito…). Cela est précisé quand vous achetez vos formats vierges au konbini. Parfois vous pouvez même vous procurer le pack 履歴書 (Rirekisho) et 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) avec mêmes des enveloppes ! Voici à quoi il ressemble !

Comme le レジュメ (Resume), en premier vous trouvez la partie coordonnées avec nom, adresse, numéro de téléphone… Vous devez écrire votre nom en lettres latines et au dessus en Katakana. Vous devez aussi renseigner votre âge et votre date de naissance (生年月日) parfois selon l’ère Heisei (平成) ou l’ère Showa (昭和). L’année Heisei 1 correspond à l’année 1989. Je vous laisse compter pour la suite, maintenant, 2017, c’est l’année 29 selon l’ère Heisei. Il y a également une partie Informations de contact (連絡先) à ne remplir que si vous souhaitez être contacté à une adresse ou un numéro de téléphone différent. Ajouter simplement la mention 同上 (idem que ci-dessus). Enfin vous avez aussi une case réservée à l’Inkan.

Passons aux choses plus sérieuses maintenant. Là vous remarquerez que l’ordre chronologique est différent du premier CV. D’abord, on renseigne ses études (学歴), puis les entreprises où on a travaillé (職歴). Enfin, on commence toujours du plus ancien au plus récent ! Pour les études (学歴) et le travail (職歴), il faut deux lignes du 履歴書 (Rirekisho) : une pour l’année d’entrée et une autre pour l’année de sortie. Vous écrivez le nom de votre école suivi de la section (学部) et de la mention 入学 pour l’entrée et 卒業 pour la sortie. Pour l’entreprise, ce sera 入社 pour l’entrée précédée ici aussi de la section et 退社 pour l’arrêt, à mentionner après le nom de l’entreprise. Si il s’agit d’un baito (アルバイト), ne pas mettre les mentions entrée/sortie comme pour un contrat dans une entreprise, notez juste le nom du poste occupé (par exemple ウェートレス = serveur/serveuse) et pour l’arrêt mettez plutôt la mention 退職 (arrêt du travail). Quand cette partie est terminée, vous devez ajouter à la fin à droite 以上 (Fin).

Après ça, vous retrouvez la partie Licences et Certifications (免許・資格) puis celle où vous écrivez vos motivations (志望の動機), vos compétences et vos centres d’intérêts (特技・趣味・得意科目).

Enfin, la dernière partie concerne vos préférences et vos souhaits concernant le futur travail que vous exercerez. Si vous avez une demande particulière à adresser, écrivez dans la section 本人希望記入欄. Vous devez aussi préciser votre situation familiale (nombre de personnes à charge, marié ou célibataire) en choisissant 有 (oui) ou 無 (non). Enfin, la partie 保護者 (Parents) ne concerne que les personnes étant mineures et qui ont besoin d’une autorisation parentale. N’y prêtez pas attention ^^.

Voilà, mon charabia vous a bien embrouillé ? Alors cliquez sur ce lien pour y retrouver un format pré-rempli avec quelques traductions ;).

► 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho)
Courage, vous y êtes presque ! Le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho) ne demande pas autant d’informations « personnelles » puisqu’elle vient en partie compléter le 履歴書 (Rirekisho). En revanche c’est dans ce CV-là que vous détaillez un maximum sur les emplois que vous avez exercés et les compétences que vous avez acquises ! Et ça peut aussi aller jusqu’à écrire une petite présentation des entreprises avec l’année de fondation ou encore le nombre d’employés. Barbant n’est-ce pas ? Mais prenez en compte que ça peut jouer en votre faveur si vous avez travaillé dans une entreprise renommée. Donc prenez votre courage à deux mains, et cherchez des infos ! Quitte à trouver la présentation de votre entreprise sur la version japonaise de Wikipédia (si, si, je vous jure que vous pouvez trouver des infos !).

Comme le 履歴書 (Rirekisho), j’ai vu des tonnes de formats vraiment différents pour le 職務経歴書 (Shokumu Keirekisho). Le format que je vous propose est celui que j’ai trouvé au konbini. C’est le plus simple à remplir selon moi ! Il ne contient que trois parties (ouf !) en commençant par le parcours professionnel dans tous les détails pour chacun de vos emplois :

  • Lieu (pays, ville) = 勤務地
  • Secteur d’activité (vente, production, pharmacie…) = 業種
  • Catégorie (technicien, manager, cadre…) = 職種
  • Département (achats, production, laboratoire de contrôle…) = 所属部署
  • Poste occupé = 役職
  • Description du poste = 業務内容
  • Autres = その地

Puis viennent ensuite la partie présentation (自己PR) où vous pouvez regrouper présentation, objectif professionnel et motivations, sans trop faire répétition avec ce que vous avez déjà écrit dans le 履歴書 (Rirekisho), et la partie remarques (特記事項) si vous avez des requêtes spécifiques sur le travail ou sur l’entreprise chez laquelle vous postulez !

Encore une fois, je vous propose un lien pour y retrouver le format pré-rempli avec les traductions.

Ne pas oublier la photo d’identité !

A coller sur le レジュメ (Resume) et le 履歴書 (Rirekisho). La photo d’identité à afficher a un format un peu différent du notre !

Oui, j’ai une belle tête de winner -ou pas- !

Vous voyez la différence ? xD La première : le cadrage ! Il faut voir une partie du corps et pas seulement le visage. Ensuite, soyez présentable : costume / tailleur, cheveux attachés, visage dégagé, pas de piercing ni de maquillage (désolée mesdames). Bref adoptez la tenue que vous porteriez pour votre entretien.

Vous pouvez faire des photos dans divers endroits au Japon. A vrai dire les photomatons sont présents un peu partout, en particulier dans les stations de métro, à l’entrée des gares, ou dans les grands centres commerciaux, et ils proposent de vous faire développer différents formats de photos selon le document (carte de résident, CV, permis de conduire…)  ! Comment ça marche ? C’est faciiiile ! Vous choisissez votre langue (la plupart des photomatons sont disponibles en anglais, coréen, chinois et même espagnol), votre format et vous payez (en espèces uniquement). Le prix est de 800 yens (~6.70 euros) pour une plaque de six photos. Pour 900 yens (~7.50 euros) vous avez l’option glossy qui vous donne une peau belle et claire xD. Puis vous n’avez plus qu’à suivre les instructions. Vous avez droit à deux essais.

Et la dernière étape : envoi du CV !

Voilà, vos CV sont au point ! Bravo :D ! Et là je ne vous apprends rien ! Il ne vous reste plus qu’à les envoyer aux entreprises par la poste ou par Internet (via les sites de recrutement ou par e-mail).

Concernant l’envoi par la poste, il y a des enveloppes spécifiques avec la mention 履歴書在中 (CV joint) écrit en rouge sur celles-ci. Sur la première face de l’enveloppe, vous écrivez le code postal, l’adresse de l’entreprise, le nom et le département concerné, puis si vous l’avez, le nom de la personne chargée du recrutement suivi de la mention 様 (l’équivalent du Mr/Mme chez nous). Attention ! Vous devez écrire verticalement de droite à gauche et de haut en bas ! Sur l’autre face de l’enveloppe, renseignez votre adresse et votre nom en bas à gauche, toujours verticalement ! Ecrivez bien tout en kanji (même les numéros des rues !).

Enfin payez un petit timbre à 82 yens et envoyez !

Je ne saurais vous dire si l’envoi par la poste est plus efficace ou pas, mais il peut arriver que certaines entreprises demandent justement de postuler que par ce mode d’envoi ! En tout cas, si vous ne correspondez pas au profil recherché, l’entreprise a la gentillesse de vous renvoyer votre CV avec un petit courrier de refus :’).

Voilà, je n’ai plus qu’à vous dire, faites de votre mieux et bonne chance !

Un peu (beaucoup) de vocabulaire

► Comprendre
氏名 = Nom
生年月日 = Date de naissance
現住所 = Adresse
郵便番号 = Code Postal
都道府県 = Préfécture
区市町村 = Ville/Quartier/Arrondissement
町名 = Nom de la rue
番地 = Numéro
建物名 = Nom de l’immeuble
メール = Adresse e-mail
自宅電話 = Téléphone fixe
携帯電話 = Téléphone portable
連絡先 = Informations de contact
連絡先電話 = Téléphone de contact

企業名 = Nom de l’entreprise
雇用形態 = Statut professionnel
業務内容 = Description du poste
仕事内容 = Tâches
スキル = Compétences

学部 = Section
学科 = Département
学校名 = Nom de l’école
主な科目 = Matière principale
その他科目 = Autres matières
言語 = Langues

志望の動機 = Motivations
特技・趣味・得意科目 = Compétences et centres d’intérêts
自己PR = Auto-portrait
特記事項 = Remarques

本人希望記入欄 = Demande particulière
通勤時間 = Durée du trajet entre votre domicile et le lieu du travail
最寄り駅 = Gare la plus proche
扶養家族数 = Nombre de personne à charge
配偶者 = Epoux/Epouse

► Ecrire
同上 = idem que ci-dessus

大学 = Université
高等学校 = Lycée
入学 = Entrée (école)
卒業 = Diplôme de fin d’études

会社 = Société
契約社員 = Contrat à durée déterminée
正社員 = Employé permanent
派遣社員 = Contrat temporaire (intérim)
アルバイト = Arubaito (travail à temps partiel)

入社 = Entrée (entreprise)
退社 = Sortie / Arrêt (entreprise)
退職 = Arrêt du travail
派遣満了により退社 = Parti en raison de la fin du contrat (intérim)
契約満了により退社 = Parti en raison de la fin du contrat
来日のため退社 = Parti en raison de la venue au Japon
会社都合により退社 = Parti pour raisons de la compagnie
一身上の都合により退社 = Parti pour raisons personnelles
現在に至る = Jusqu’à maintenant
有 = Oui
無 = Non

日本語能力試験 = JLPT
級 = Niveau
合格 = Admis
普通自動車免許 = Permis de conduire B
取得 = Acquisition
母国 = Pays d’origine

母国語 = Langue maternelle
上級 = Niveau avancé
中級 = Niveau intérmédiaire
初級 = Niveau débutant

オフィス = Office (Word, Excel, Power Point…)
インターネット = Internet (HTML, CSS…)
テクニカル = Logiciels informatiques
システム = Système informatique

外国語 = Langues étrangères
写真 = Photographie
絵 = Dessin
音楽 = Musique
文化 = Culture
映画 = Cinéma
スポーツ = Sport
旅行 = Voyage

時間 = durée (nombres d’heures)
分 = minutes
線 = ligne (train, métro)
駅 = gare, station


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♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Seven Deadly Sins