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► Feelin way too damn good : J’ai la belle vie avec un futon et un kotatsu !

Ce 8 mars 2016, j’ai, on pourrait presque dire, déménagé. Ou plutôt ce sont mes meubles qui ont déménagé. L’un de mes colocataires m’a annoncé qu’il déménagerait prochainement. De ce fait, il m’a demandée si je voulais récupérer quelques uns de ses meubles. J’avais abandonné les recherches de commode pour ranger mes vêtements et là ça tombait impec’ ! Mais ce n’était pas tout, il m’a aussi fait don de son kotatsu et d’un futon, deux éléments qui équipent souvent les maisons traditionnelles japonaises. Je vous explique ce que c’est !

Personne ne sort de son lit pour dormir par terre… ou presque !

► Kotatsu

Un kotatsu (炬燵) est un support de bois de faible hauteur recouvert d’un futon ou d’une couverture épaisse, sur lequel repose un dessus de table. Le dessous d’un kotatsu est chauffé. C’est le mode de chauffage le plus courant au Japon, le chauffage central étant peu répandu. On s’assoit autour du kotatsu sur des zabuton (coussin japonais pour s’asseoir) posés sur le sol ou sur les tatamis.

La première fois que j’ai vu cette invention géniale, c’était dans le manga Fruits Basket ! Oui, j’ai beaucoup découvert le Japon et ses traditions à travers les manga.. et à ce moment j’étais loin de m’imaginer où ça me mènerait et que je pourrai un jour en profiter chez moi !

► Futon

Un futon (布団) constitue le lit traditionnel japonais, bien que son origine ne le soit pas. En effet, le futon tire son origine en Inde, puis en Chine, avant d’être importé au pays du soleil levant. Très bon pour le dos, il se compose d’un matelas (敷き布団, shikibuton), une couette (掛け布団, kakebuton) et parfois un oreiller (枕, makura). Ceux-ci sont conçus pour être placés sur un sol (le plus souvent composé de tatamis) sont traditionnellement placés dans des placards à portes coulissantes appelés oshiire (押し入れ) pendant la journée pour laisser respirer le tatami et permettre une gestion facile des petits espaces. Ils doivent être régulièrement aérés, surtout si on ne les a pas mis de côté pendant la journée. Une exposition directe au soleil est très conseillée surtout au Japon où le climat est très humide.

De nos jours, les japonais ont plutôt tendance à opter pour les lits occidentaux pour ne pas avoir la corvée de ranger le futon tous les jours… Mais moi j’ai fait le contraire ! J’avais déjà dormi dans un futon lors de mon premier séjour à Nagoya dans un Ryokan, et lors de mon homestay à Nagano. Celui que j’ai reçu de mon colocataire est un shikibuton bien épais, et même si le sol de ma chambre c’est du parquet, je dors confortablement bien dedans !

Je suis vraiment reconnaissante envers mon coloc’ pour avoir eu la gentillesse de me léguer ces meubles ! Tout ça gratuitement ! J’ai donc réaménagé ma chambre, retiré mon lit, le petit bureau et la chaise qui me servaient à rien et qui prenaient inutilement de la place. Ma chambre a désormais plus un côté plus « japonais » et plus « traditionnel » et je suis contente de ce changement. J’apprécie autant le futon qui me permet d’économiser de l’espace la journée. Je m’en fiche d’avoir à le ranger tous les matins et à le sortir au moment de me coucher xD. Et le kotatsu… ah mais c’est un véritable bonheur de pouvoir bosser son japonais, travailler sur mon PC et même manger tout en profitant de sa chaleur et de ses couvertures !


♫ Un article = Une chanson ► Nickelback – Feelin’ Way Too Damn Good

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► The Way Part 2 : Kimi déménage à Shibuya !

Je vous l’annonçais dans cet article j’ai finalement quitté le dortoir de la guest house pour m’installer dans une share house ! Tout a commencé en août. J’ai appris la fermeture définitive de la guest house chez laquelle je travaillais, prévue pour le 31 août. Je me suis donc fixée un mois pour trouver mon logement et m’installer définitivement dans un endroit où je me sentirais chez moi et aurais ma tranquillité quand je le souhaite.

Recherche appartement ou maison : au Japon, comment ça se passe ?

Première chose à savoir : n’espérez pas vous aventurer dans une agence immobilière pour obtenir un appartement ou un studio. Pour un étranger (ne parlant pas japonais surtout) c’est compliqué, il faut avoir un emploi et suffisamment d’argent pour payer votre entrée dans votre logement (comprend la caution, les frais d’agence, votre premier mois de loyer, et votre « cadeau » au propriétaire, soit une somme équivalente à votre loyer). Bref impossible à réaliser dans mon cas.

Cependant pour les nombreux étrangers qui s’aventurent dans le pays avec un visa longue durée, il existe de nombreuses agences proposant des guest house, share house et des appartements meublés pour une durée de contrat minimale de six à douze mois. J’étais donc partie pour de nombreuses recherches chez différentes enseignes, mais j’avais aussi mes propres critères, ce qui ne facilitait pas toujours la tâche : avoir des colocataires japonais, être situé près de mes lieux de travail, avoir si possible un parking ou de la place pour garer mon futur vélo, internet, chambre meublé avec lit et au moins un bureau…

J’ai donc tout de suite oublié le célèbre Sakura House qui n’accueille que des étrangers, d’autant plus qu’à la simple demande de renseignements, je n’ai pas trouvé le personnel aimable du tout :’D.

En cherchant sur Internet, j’ai donc trouvé diverses agences proposant un large choix de chambres avec plus ou moins d’aménagements, proches ou éloignés du centre, loyers plus ou moins élevés. Je vous en fais la liste avec mes impressions !

Tokyo Share House : https://tokyosharehouse.com/eng/
Ce n’est pas une « agence » à proprement parler mais plutôt une entreprise qui recense toutes les annonces de logements disponibles, un peu comme seloger.com chez nous. C’est d’ailleurs par ce site que j’ai trouvé ma share house. On y trouve donc de tout dans différents coins de Tokyo; des maisons avec peu de chambres comme beaucoup de chambres, des dortoirs, etc… Pour débuter une recherche de logements sans trop d’idées précises, commencez par ce site là !

Classico Company : http://residencetokyo.com/

  • (+) Jolies maisons, résidents japonais et étrangers, internet, machine à laver gratuites, maisons uniquement pour les femmes disponibles, parfois douche et baignoire disponibles
  • (-) Loyer assez cher si dans le centre de Tokyo, les plus abordables sont assez éloignés, la caution plutôt élevée (environ 40 000 yens (300 euros), dont 25 000 (189 euros) maxi remboursable), maisons avec beaucoup de chambres

De très belles maisons à en voir leur site internet, mais souvent trop éloignées pour moi ! Celles qui étaient dans mes prix et bien situées n’étaient pas disponibles. Aussi, je donne zéro pour le personnel qui « oublie » de venir à ses rendez-vous pour des visites ! Merci :’) !

Hippo House : http://www.hippo-house.com/en

  • (+) Offres intéressantes sur le loyer selon la durée de votre séjour, chambres avec frigo privé, internet, machines à laver gratuites, digi code intégré, plusieurs cuisines et salles de bains (à chaque étage), balcons, PC, maisons uniquement pour femme disponibles, résidents étrangers et japonais
  • (-) Beaucoup de chambres dans les maisons, la plupart des maisons sont très éloignées de Tokyo, certaines maisons demandent des frais pour le check out (5000 yens environ), loyer assez élevé

J’avais trouvé la maison et le lieu idéal à Ichigaya, mais malheureusement aucune chambre de disponible non plus.

Interwhao : http://www.interwhao.co.jp/english/

  • (+) réfrigérateur dans chaque chambre, Internet, sèche linge, PC, pièces spacieuses, résidents étrangers et japonais
  • (-) beaucoup de chambres dans les maisons, la plupart des loyers sont abordables mais les maisons sont éloignées du centre, machine à laver payante

J’ai visité une de leurs maisons près de Ueno-Okachimachi. Un des avantages que j’y avais vu était le frigo privé dans la chambre. Cependant, pas d’endroits pour stationner un vélo et la machine à laver était payante. J’ai préféré chercher autre chose.

Ietomo : http://ietomo.jp/en/

  • (+) loyer abordable, résidents étrangers et japonais, peu de chambres dans les maisons
  • (-) vieilles maisons (les plus récentes proposent un loyer élevé), certaines chambres sans A/C, caution non remboursable

Je vous l’intègre quand même, mais c’est le dernier endroit où j’irais chercher un logement ! Les maisons sont d’une tristesse… Rien qu’en entrant deux secondes dans une chambre, je savais que je n’y sentirais pas bien. J’ai visité deux-trois chambres chez eux. Vieux, éloigné, et parfois sans air conditionné ! Loyer alléchant oui, mais faut voir ensuite dans quelles conditions ça vous faire vivre. Non.

Avec tout ça, c’était parfois difficile de faire le bon choix. La recherche n’a pas été de tout repos, entre les nombreux mails envoyés pour demander une visite, prendre des rendez-vous pour des visites. J’en suis arrivée à hésiter entre deux maisons : la première, située à Honkomagome, pas très loin du Tokyo Dome, réservée aux femmes uniquement avec une grande chambre, et la deuxième à Jingumae.

Et j’ai finalement penché pour cette seconde, pour son emplacement et les services proposés. C’est une maison proposée par Share Design, qui offre des share house à la fois avec peu et beaucoup de chambres, un peu partout dans Tokyo. La mienne comporte six chambres (et mes colocataires sont tous japonais), la cuisine avec TV, salle de bain, un petit espace pour nos vélos, une machine à laver. On nous fournit un lit et un bureau. On peut héberger une ou deux nuits une personne si on prévient le staff à l’avance et une femme de ménage vient nettoyer les parties communes de la maison une à deux fois par semaine. On a un accès à internet dans toute la maison. J’ai l’avantage d’être située près de Harajuku et Shibuya, et je ne mets pas beaucoup de temps pour aller au travail en vélo. Cependant le prix du loyer pour ça monte autour de 68 000 yens (environ 520 euros), c’est la limite que je m’étais fixée. Disons qu’à Paris je payais quasiment la même chose. Le premier paiement a aussi fait mal au porte-monnaie x), incluant : premier mois de loyer, caution (entièrement remboursée au moment de quitter les lieux), frais d’agence, assurance et frais de nettoyage intégral de la chambre quand vous quittez les lieux. Bref, je vous montre quand même mon petit nid !

C’est pas le luxe, mais c’est sympa et je m’en contente ~ ! Et oui mes affaires sont en bordel car je n’ai pas eu l’occasion de trouver des meubles qui me conviennent (pas encore).

Adresse et assurance maladie : qu’est-ce qui change ?

Administratif, quand y en a plus y en a encore ! Suite de cet article. Quand vous déménagez, il est impératif de mettre à jour votre adresse au dos de votre carte de résident. La première chose à faire est d’abord de vous rendre dans la mairie de la ville que vous quittez, car ils vous fournissent des documents nécessaires pour la mise à jour de votre adresse dans votre nouveau quartier. Quelques jours avant mon déménagement, je suis donc retournée à l’office de Chuo-ku pour les prévenir de mon départ. Vous remplissez le même papier qu’à votre arrivée en précisant cette fois que vous changez d’adresse (move-out), vous devez alors y préciser votre ancienne et nouvelle adresse. Vous remettez ensuite ce papier en échange de l’attestation de départ.

Ensuite, il faut vous rendre dans la section réservée à l’assurance maladie pour y remettre votre carte d’assurance et vos factures à payer qui seront mises à jour suite à votre déménagement. Cependant comme moi j’y suis allée quelques jours avant ma date officielle de départ, on m’a remise une enveloppe dans laquelle j’ai pu renvoyer ma carte par la poste une fois qu’elle ne m’était plus utile.

Vous avez quitté votre ancien quartier, maintenant vous avez 14 jours pour vous réenregistrer dans votre nouveau quartier. Je me situe désormais dans Shibuya, c’est donc à l’office de Shibuya que j’ai du me rendre pour procéder à la mise à jour de mon adresse, situé près du Yoyogi National Gymnasium.

Mêmes procédures, on remplit un papier avec les mêmes infos, indiquant notre nouvelle adresse ainsi que l’ancienne. J’ai attendu environ trente minutes avant de pouvoir passer faire enregistrer mon adresse sur ma carte, l’office étant assez bondé le jour de mon enregistrement. Ce fut plus simple que la première fois car quelques membres du personnel parlent anglais. J’ai aussi récupéré ma nouvelle carte d’assurance maladie.

Au niveau de l’assurance maladie, vous recevez un nouveau courrier avec vos factures mises à jours pour les mois à venir, toujours à payer soit par virement ou en allant dans un konbini. Petite anecdote de ce qu’il m’est arrivée : le montant que je devais payer était bien différent de ce que je payais au début. Pire, quelques semaines après, je recevais à un nouveau un courrier avec un autre montant à régler. Trop de kanji, je ne comprenais rien. En allant me renseigner directement à l’office, il s’avérait que l’office de Shibuya n’était pas encore au courant que j’avais payé mes premiers mois d’assurance à Chuo-ku ! Quand vous souscrivez à l’assurance maladie, vous payez systématiquement pour l’année, donc si vous étiez au Japon depuis six mois par exemple, vous deviez payer vos premiers mois. C’est ce qu’a pensé l’office de Shibuya en me faisant tout payer depuis le début ! Or une fois les infos transmises et que l’office de Shibuya était bien au courant que j’avais déjà payé l’assurance quand je vivais vers Chuo-ku, ils ont mis à nouveau à jour mes paiements. Et comme j’avais déjà donné suffisamment pour mon année, je suis donc épargnée du paiement de l’assurance jusqu’à l’année prochaine \o/.

C’est encore des tâches administratives bien compliquées mais le personnel à Shibuya est très sympathique et possède des interprètes anglais pour vous aider à mieux comprendre !

Sur ce, ma nouvelle vie à Shibuya peut débuter !


♫ Un article = Une chanson ► Bruno MarsJust The Way You Are