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► Time to find a job : Hello Work

Pour me donner quelques pistes pour du boulot en dehors des sites internet, j’ai décidé de me rendre au Tokyo Employment Service Center for Foreigners. Cet organisme offre aux étrangers vivant au Japon avec un statut de résident (visa Vacances-Travail, visa d’époux, visa étudiant…) d’obtenir des informations pour la recherche d’un travail. Des interprètes anglais et chinois sont présents pour aider les personnes ne parlant pas japonais. Il y a deux centres implantés à Tokyo : le premier, Tokyo Employment Service Center for Foreigners, situé au 21ème étage du Odakyu Daiichi Seimei Building (小田急第一生命ビル21階) à Nishi-Shinjuku, et le second, Shinjuku Foreigners’ Employment Assistance and Guidance Center ou Hello Work (ハローワーク), situé à Kabukichou.

Tokyo Employment Service Center for Foreigners

Adresse : Odakyu Daiichi Seimei Building 21F, 2-7-1 Nishi Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo 163-0721
Accès : Shinjuku Station (JR Line, Oedo Line) sortie ouest
Nishi-Shinjuku Station (Marunouchi Line) sortie E4
Tochomae Station (Oedo Line) sortie E4
En prenant la sortie E4, vous arrivez directement à l’entrée du building.

Shinjuku Foreigners’ Employment Assistance and Guidance Center

Adresse : Hello Work Shinjuku Bldg 1F, 2-42-10 Kabukicho, Shinjuku-ku, Tokyo 160-8489
Accès : Shinjuku Station (JR Line, Oedo Line) sortie ouest ou est
Seibu-Shinjuku Station (Seibu Shinjuku Line) sortie nord
Shin-Okubo Station (JR Yamanote Line)
Le bâtiment se situe à côté d’un building où un DOUTOR se trouve au rez-de-chaussée.

Je me suis d’abord rendue dans le premier centre avant qu’ils ne m’envoient au second, à Hello Work, qui s’occupe des personnes ayant un visa Vacances-Travail, ce qui est mon cas actuellement.

Hello Work : les informations principales

Hello Work est l’un des centres qui offrent des consultations et un support pour la recherche d’emploi aux étrangers avec l’un des statuts de résident suivants : époux/enfant d’une personne de nationalité japonaise ou d’un résident permanent, résident en long terme, résident permanent (working holiday…), étudiant. Celui-ci est ouvert du lundi au vendredi, de 8h30 à 17h15. Comme cité plus haut, des interprètes anglais et chinois sont présents mais il est recommandé de prendre rendez-vous pour être sûr qu’ils soient disponibles pour vous.

► Sans rendez-vous
Il est possible de venir sans rendez-vous. A votre arrivée, vous vous présentez à l’accueil et on vous remet un numéro de ticket et vous attendez que l’on vous appelle, tout en sachant que les personnes ayant pris rendez-vous avant sont prioritaires. Si vous venez sans rendez-vous, il est recommandé de vous présenter entre 9h00 et 11h00, qui correspond à la plage horaire la plus creuse de la journée.

► Prendre rendez-vous
Il est conseillé de prendre un rendez-vous, en particulier si vous voulez qu’un interprète soit avec vous. Vous pouvez planifier un rendez-vous en venant sur place ou par téléphone (03-3204-8609) pour le jour suivant ou plus tard. Il n’est pas possible d’avoir un rendez-vous le jour-même. Le jour de votre rendez-vous, présentez-vous à l’accueil 10 minutes avant l’heure du rendez-vous. Si vous souhaitez annuler votre rendez-vous, contactez le centre par téléphone pour les prévenir.

► Documents à fournir (originaux seulement, les copies ne sont pas acceptées)
La carte de résident et le passeport sont les documents à apporter obligatoirement quelque soit le statut. D’autres documents vous autorisant à effectuer une activité professionnelle au Japon peuvent être demandé selon le statut de résident.

Hello Work : les services disponibles

Lorsque vous arrivez au centre pour la première fois, vous vous présentez en disant que vous recherchez du travail « 仕事を探しています。 » (Shigoto wo sagashite imasu. = Je recherche du travail.). Le personnel vous demande alors votre carte de résident et votre passeport et vous remet un formulaire à remplir. A chacune de vos visites dans le centre, vous devez présenter votre carte Hello Work (que l’on vous remet lors de votre inscription) et récupérer un ticket avec un numéro.

► Consultations
Des conseillers sont disponibles pour vous fournir des informations et vous aider dans votre recherche d’emploi selon vos critères et votre parcours professionnel. Ils peuvent vous assister pour rechercher un emploi, vous donner des conseils pour remplir des documents administratifs, pour contacter les entreprises ou encore pour planifier un entretien.

► Section Recherches d’Emploi
Des ordinateurs sont mis à disposition si vous souhaitez rechercher un emploi par vous-même. Dans ce cas, en arrivant à l’accueil, une carte avec un numéro d’ordinateur vous est remise. Il est recommandé de savoir lire le japonais étant donné que les informations ne sont qu’en japonais uniquement. Lorsque vous trouvez une offre qui vous intéresse, imprimez-la et remettez-la à un conseiller qui se chargera de contacter l’entreprise pour vous. Si vous ne pouvez pas lire le japonais, vous pouvez demander de l’aide aux conseillers qui vous assisteront dans votre recherche.

Quand je me suis rendue à Hello Work pour la première fois, j’ai donc eu le formulaire à remplir. Un conseiller et une interprète m’ont ensuite reçue pour finaliser l’inscription. On vous demande les informations habituelles : quel type de travail vous souhaitez exercer, votre niveau de japonais, la durée limite du trajet, vos disponibilités, si vous avez le permis… Pour ma part, j’ai tenté le tout pour le tout : n’importe quel type de travail qui me permettra de mettre en pratique mon japonais et de progresser, avec la possibilité plus tard de trouver un travail semblable à celui que j’avais en France. J’ai aussi mentionné que j’étais prête à faire traduire mon permis de conduire si nécessaire. Une fois l’inscription faite, on vous remet votre carte Hello Work qu’il est indispensable d’avoir avec vous lors de vos prochaines visites.

Et je me suis rendue compte que j’écrivais mal mon nom de famille en katakana haha, bravo baka !

Après, le conseiller effectue déjà une première recherche selon vos critères. Si il trouve quelque chose, il appelle la compagnie et si votre profil correspond, un entretien est convenu. On vous remet alors deux documents : un avec votre nom qu’il faudra présenter à l’entretien avec votre CV et votre carte de résident, et un autre contenant les coordonnées de l’employeur avec un plan d’accès. N’hésitez pas à demander plus d’informations sur comment vous rendre à votre entretien et si vous avez votre CV en japonais, montrez-leur aussi, ils peuvent voir si il y a des erreurs ;-). J’étais contente quand l’interprète m’a dit que mon CV en japonais était quasi correct !

Il ne vous reste plus qu’à tout déchirer à vos prochains entretiens !! 頑張って!!


♫ Un article = Une chanson ► Royal RepublicEverybody Wants To Be An Astronaut

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▶ Have a good time : Kimi no Nikki ③

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Qu’est-ce que j’ai fait comme petites sorties ces derniers jours, je vous raconte tout !

10 juillet 2015 : Hozuki Market à Asakusa

Les 9 et 10 juillet, de 8h00 à 21h00 le marché Hozuki plantait ses tentes avec nourriture et Ground Cherry Pod Fair (des gousses de cerises dans des grands pots) dans le jardin du temple Sensoji à Asakusa. Ce coin regorge déjà de monde en temps normal quand ses boutiques habituelles de nourriture (encore) et de souvenirs sont ouvertes, là avec le marché, cela a attiré encore plus de touristes et de japonais vêtus de leur yukata.

Adresse : 2-3-1 Asakusa,Taito-ku,Tokyo
Accès : Asakusa Station (Ginza & Asakusa Line) sortie menant à Kaminarimon

J’avais un peu de temps à tuer dans l’après-midi, j’en ai donc profité pour y faire un tour. Par ce beau temps, ce fut surtout agréable de se promener dans le jardin du temple et d’entendre le bruit des carillons à cause du vent. Pour le reste des stands, c’était de la nourriture à tout va. Des Takoyaki, des Yakitori, des… oh que vois-je ? Des bananes trempées dans du bon chocolat ! Hum je me suis faite le plaisir d’en goûter une, miam miam ! J’ai aussi goûté ce qu’on appelle un Oyaki (おやき) ; une boulette de pâte de sarrasin fermenté enroulé autour d’une farce de légumes, de fruits, ou de pâte de haricots rouges puis rôti sur une poêle de fer. Il est consommé chaud juste après cuisson.

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11 juillet 2015 : Odaiba

Le soleil était enfin de retour après deux semaines affreuses de pluie. La chaleur aussi. M’enfin, il faudra s’y faire. Avec Natha-chan et Mai-chan on est donc allées se promener à Odaiba. Natha voulait voir la mer et Mai n’avait jamais été à Odaiba. Moi, j’y avais été deux fois, mais peu m’importe c’est un coin que j’aime bien.

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Pour aller à Odaiba, c’est Daiba Station sur la Yurikamome Line. La Yurikamome Line est accessible depuis la station Shimbashi (pour ma part j’emprunte toujours la Yamanote Line pour me rendre à cette station). Prévoyez par contre des sous, car la Yurikamome elle prend cher : 320 yens de Shimbashi à Daiba, youhou !

Arrivées à Odaiba, nous sommes d’abord allées manger au Diver City Tokyo, un centre commercial devant lequel pose la géante Statue Gundam et son Gundam Cafe (que je n’ai toujours pas testé mais que je testerai un jour, peut-être, Elina je t’attends pour qu’on y aille ensemble). Ici aussi prévoyez l’argent car la plupart des restaurants offrent des menus autour de 800-1200 yens. On a trouvé un restaurant de Yakisoba avec des menus dans nos prix, plutôt sympa, on pouvait voir les cuisiniers préparer nos plats devant nous pendant qu’on faisait la queue. Natha et moi on a pris un Yokote Yakisoba et Mai un Negi Oko-soba. Hum bon appétit.

Pour le dessert, on n’a pas résisté à l’envie de se manger… une crêpe ! Ici aussi y a l’embarras du choix !

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Mais moi je craque toujours pour une crêpe à la fraise et à la glace à la vanille (sauf que là, il manquait la part de cheesecake haha).

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Nous avons fait un tour des alentours pour aller vers la Statue de la Liberté et nous balader sur une petite plage, offrant une magnifique vue sur des bateaux et le Rainbow Bridge. On a pu admirer le coucher du soleil et voir la ville illuminée. J’adore Odaiba la nuit, les illuminations sont jolies. Mon réflex s’est encore fait plaisir !

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15 juillet 2015 : Mitama Matsuri

Vous avez tous fêté le 14 juillet en France. Eh ben moi le 15, je suis allée au Mitama Matsuri, un autre festival. J’y suis allée à l’arrache avant d’aller travailler, dès le début des festivités à 18h car je n’avais pas d’autres choix, la fête se terminait le lendemain. Je devais y aller à la base la veille avec ma petite team de la guest house, mais idem, je travaillais. Le Mitama Matsuri a lieu pendant quatre jours une fois par an au temple Yasukuni. Ce sanctuaire fut construit pour rendre hommage aux Japonais « ayant donné leur vie au nom de l’empereur du Japon ». Les âmes de plus de deux millions de soldats japonais morts de 1868 à 1951 y sont déifiées.
Adresse : 3-1-1 Kudankita, Chiyoda-ku
Accès : Kudanshita Station (Hanzomon, Shinjuku, Tozai lines), sorties 1, 3 ou Ichigaya Station (Chuo, Nanboku, Shinjuku, Sobu, Yurakucho lines), sorties A3, A4
Et c’est genre à deux pas de là où je travaille ! Je pourrai y retourner facilement !

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Durant ce festival, et ce qui fait une des particularités, on peut y voir plus de 30 000 lanternes qui illuminent d’allée vers le temple dès la tombée de la nuit, en hommage aux soldats s’étant sacrifié pendant la guerre. Il y a aussi des représentations de danses traditionnelles, dont le Bon Odori pour accompagner des performances de Taiko (太鼓) autour de la statue de Omura Masujiro (大村益次郎, commandant militaire japonais considéré comme le père de l’armée moderne japonaise), des parades, des stands de nourriture (ne pas oublier la nourriture !!)…

Comme je n’y suis restée qu’une heure, j’ai juste eu le temps d’aller me purifier avant d’entrer dans le temple et prier… Bah quoi ? Oui, oui, je suis allée prier. Je vous explique avec mes mots après avoir souvent observé les japonais faire.

A l’entrée de chaque temple shintoïste, après avoir passé la porte, appelée Torii (鳥居), vous trouverez une petite fontaine appelée Chōzuya (手水舎) avec des sandales de bois permettant la purification pour enlever les péchés et les souillures invisibles que l’on porte sur soi. Vous versez de l’eau sur votre main gauche en premier, puis vous faîtes de même avec la main droite. En dernier vous vous rincez également la bouche (en versant l’eau dans l’une de vos mains). Une fois purifié, vous pouvez accéder aux différents bâtiments du sanctuaire et aller prier à l’entrée du Honden (本殿), le temple principal, ou du Haiden (拝殿), le hall principal. La prière se passe comme suit ; vous jetez quelques pièces dans le tronc (une grosse caisse rouge), vous vous inclinez deux fois, vous tapez deux fois dans vos mains, vous priez et faites vos vœux, et vous vous inclinez une dernière fois.

Voilà, ce n’est pas bien compliqué, après quoi j’ai pu observer quelques performances de Taiko pendant que quelques japonais dansaient. Et aussi voir les lanternes illuminées une fois que la nuit est tombée.

Et sinon…

Je n’ai pas fait grand-chose je dois dire, car j’ai également commencé non pas un, mais deux boulots en plus de celui dans la guest house. Du coup je finis avec un emploi du temps chargé, mais genre je fais de l’environ 35h/semaine au total. Vraiment je suis isogashii (occupée) et encore plus qu’en France. Je travaille dans deux restaurants. Un restaurant à Ichigaya qui fait des sashimis et des yakitoris, et un restaurant à Ebisu qui accueille des mariages et qui s’inspire un peu de la culture française. Les premiers jours ont été un peu difficiles, mais on s’y fait, je m’y ferai par n’importe quel moyen. C’est là que j’apprécie le Japon, car ici on me laisse une chance. J’avais aucune expérience en restauration (McDo et Quick n’ont jamais voulu de moi, qu’ils aillent se faire foutre :D), et j’ai un niveau encore bas en japonais. Eh bien on m’a quand même laissé la chance d’essayer et de faire mes preuves. Ce sont loin d’être des boulots de rêves, comme ils disent ici, ce sont de simples « baito » (boulot à mi-temps, d’ailleurs certains de mes collègues sont des étudiants) mais rien que le fait d’accepter la débutante que je suis, je trouve que ça en fait une super opportunité. J’ai espoir que mon japonais s’améliore vraiment à travers des petits boulots. Je crois qu’en France, je n’aurais jamais réussi à décrocher un boulot dans cette branche sans avoir tel diplôme et tel nombre d’années d’expériences. Donc c’est plus dur de sortir en raison du travail mais j’essaie d’en profiter un maximum. C’est le choix que j’ai fait. L’objectif de mon PVT était en partie de pouvoir travailler au Japon.


♫ Un article = Une chanson ► Bon Jovi Have A Nice Day

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▶ Kimi no Nikki ① : Premiers jours au Japon (日本生活の始め)

Mon premier Katsudon depuis mon arrivée. 美味しい!

Mon premier Katsudon depuis mon arrivée. 美味しい!

L’arrivée et l’installation au Japon n’est pas de tout repos !
Dans ce petit journal (日記, nikki), Kimi raconte ses premiers jours à Tokyo !

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

Ça fait six jours que je suis à Tokyo. J’ai beaucoup consacré mon temps au boulot et aux tâches administratives. La guest house où je travaille m’offre gratuitement un logement à la place d’un salaire. Un petit dortoir mixte avec une salle de bain. La chambre contient huit lits. Ce n’est pas très confortable pour installer nos affaires mais pour mes premiers mois, je ferai avec. Quand j’aurais un boulot rémunéré, je songerai à me prendre un petit appartement ou une share house. On a également une table et un frigo pour stocker nos réserves de nourriture, mais pas de cuisine. Du coup si je veux manger et cuisiner, je dois me rendre dans la salle communue de la guest house. Pareil si je veux avoir internet. Pas de wi-fi dans notre dortoir. Ce n’est pas pratique mais en tant que membre du staff, on peut profiter de la guest house à tout moment. Être dans ce dortoir donne des allures de collocation. Jusque là, nous sommes 5 ; une taïwanaise, deux anglais, une française et moi. Il y a aussi une deuxième chambre où deux japonaises résident. J’ai beaucoup sympathisé avec la taïwanaise avec qui j’exerce mon japonais (elle a un meilleur niveau que moi) en échange je lui apprends quelques mots de français. On est souvent ensemble du coup quand on reste à notre dortoir ou dans la guest house. Bref, je vous fais une visite de notre maison ? C’est parti !

Ce n’est pas du grand luxe, c’est le bordel, mais je m’en contente très bien ! Mon futur appartement sera sûrement bien plus petit que ça !

J’ai eu mon premier jour de boulot le 24 juin. Durant cette semaine, j’ai été formé un peu par tout le monde aux différentes tâches. C’est du ménage donc rien de bien sorcier. J’ai pu rencontrer les autres personnes qui travaillent à la guest house, dont un autre français. Tout le monde, aussi bien le staff japonais que mes collègues étrangers, est super sympa. Les gens du staff japonais m’ont tout de suite mise dans le bain : ils me parlent en japonais et si jamais je pige rien, ils répètent en anglais. Une des japonaises m’a tout de suite dit : « Tu dois progresser, donc je te parle en japonais. Tu verras, à force de parler et d’écouter, tu seras à l’aise. Gambatte ! » Je demande pas mieux même si les 3/4 du temps je les regarde d’un air hébété en disant (en japonais, quand même) « Désolée, j’ai pas compris…! ». Mes horaires sont super cools : 11h-14h ! Ce qui me laisse du temps pour dormir le matin, et du temps l’après-midi pour m’occuper des tâches administratives, chercher un autre travail et puis glander aussi haha !

Accompagnée de la coloc’ taïwanaise, je me suis rendue à la mairie pour faire enregistrer mon adresse au dos de ma carte de résident et pour souscrire à l’assurance maladie. Heureusement que j’étais en compagnie d’une personne maitrisant bien le japonais car les employés ne parlaient pas tous anglais ! Dans la foulée, nous nous sommes aussi occupées de m’ouvrir un compte bancaire et de faire ma carte de retrait. J’ai ouvert un compte à la Shinsei Bank et j’ai une belle carte de retrait… Bleue :D !! Je me suis posée la question sur prendre une carte de crédit ou une carte de retrait. Car avec la carte de retrait (qui est gratuite contrairement à la carte de crédit) on ne peut retirer que de l’argent (logique hein). Et moi qui veut acheter des places de concerts et des CDs sur internet par exemple, comment je fais ? C’est là que j’aime le Japon ! On a possibilité de payer avec nos chères Visa/MasterCard, mais aussi, et c’est l’option que je choisis à chaque fois, la possibilité de payer dans un konbini ! Suffit de choisir lequel et de présenter un numéro de paiement et le tour est joué !

Un… Konbini… ? Nani kore ??? (« C’est quoi ? » en japonais, retenez-le pour les prochains articles). Un konbini (コンビニエンスストアkonbiniensu sutoa) est un petit commerce de proximité ouvert 24h/24 et 7j/7. Quand je dis proximité, c’est vraiment proximité. Il y en a partout et de toute sorte : 7 eleven, Family Mart, LawsonSunkus, Mini Stop… Rien que dans le coin où je réside il y a un 7 eleven, un Lawson, un Sunkus… Dans les konbini, on y trouve l’essentiel pour la vie de tous les jours, souvent à petits prix ; alimentation, boissons, petite papeterie, produits ménagers, hygiène… On peut également, comme je le disais plus haut, régler ses achats par internet, mais aussi ses factures, récupérer des colis… On y trouve aussi des bornes ATM pour retirer du liquide (mais attention, si cela n’a pas changé, vous ne pouvez retirer qu’une petite somme, maximum 10 000 yens, soit environ 73€, si je me rappelle bien) et des bornes spéciales (dans les Mini Stop, ces bornes s’appellent Loppi) pour réserver billets de concerts et autres loisirs, mais sachez que ces trucs ne sont qu’en japonais. Du moins, à l’époque où j’ai du acheter un ticket de concert avec ce truc, c’était tout en japonais et l’employé du konbini ne parlait pas anglais. C’était drôle. Certains konbini disposent aussi de micro-ondes pour réchauffer vos plats que vous venez d’acheter ainsi que des tables et des chaises pour manger rapidement sur place ! Enfin ces konbini n’existent pas qu’au Japon. J’en ai aussi vu en Corée, en Malaisie et à Taïwan :). J’admire la personne qui a inventé le konbini ! T’as besoin d’un petit truc d’urgence ? T’as une petite faim ? Fais trois pas et HOP te voilà au konbini ! J’aime les konbini !

Le premier truc où je me suis retrouvée dans une impasse, c’est l’achat du téléphone. Et pourtant ce jour-là, je suis allée au magasin avec mon amie Mitsu et son copain japonais. Ici les forfaits sont sur un engagement de deux ans minimum. Si je ne reste qu’un an au Japon, il est préférable d’avoir une carte prepaid, mais avec la carte prepaid on a pas internet. Or j’ai besoin d’internet, rien que pour pouvoir contacter mes amies ou le boulot, le wifi se capte nulle part ici si on a pas d’abonnement téléphonique. A réfléchir !

Pour finir, j’ai aussi été repérer une laverie car pas de machine à laver au dortoir, mais aussi un supermarché pour faire les courses. Cette semaine j’ai soit mangé dans des petits restaurants, soit acheté au konbini. Perso, j’adore acheter des cochonneries au konbini mais j’ai déjà fait limite le tour de tout ce que propose le 7 eleven et niveau prix, même si c’est pas cher, j’économise mieux en allant au supermarché, donc Kimi, bouge tes fesses et remets-toi à la cuisine !

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► Au revoir, au revoir Président : démarches administratives avant de quitter la France

私の日本語履歴書を作っています。助けてwww → Je vous offre un bonbon si vous devinez ce que j’ai écrit :D /pan/

Le PVT Japon est désormais obtenu, et on se dit qu’il ne reste plus qu’à sauter dans l’avion. Haha détrompez-vous ! Ce n’est que le début ! Du moins, en ce qui me concerne. En effet je ne fais pas partie de la plupart des cas de figures que j’ai pu croiser et qui sont partis en PVT… C’est-à-dire, des étudiants et/ou des personnes sans emploi et vivant encore chez Papa-Maman. Non, moi, personnellement j’ai été demander mon visa en ayant un CDI en poche depuis presque trois ans, un studio, une voiture et des impôts à payer… Et donc ça, ça rajoute des tâches administratives supplémentaires avant de partir. C’est pourquoi il faut bien réfléchir à sa date de départ une fois son visa obtenu (pour rappel, vous avez un an pour partir, et heureusement pour moi), et faire les bons calculs entre les préavis appartement, boulot, résiliation d’abonnements…

Faut avouer, avec une situation comme la mienne, après avoir réussi à construire une vie et à trouver une situation professionnelle stable, j’ai longtemps hésité à sauter le pas. « N’était-ce pas risqué ? » « Tout plaquer, et si je ne réussis pas ? » La chute pourrait être fatale quand même. Ouais, mais à un moment, arrêtons simplement de se poser trop de questions au risque de ne plus avancer. Et ce serait surtout bête de le regretter tout le reste de sa vie. J’ai donc envie de vous dire, quelque soit la situation dans laquelle vous vous trouvez, si vous souhaitez faire un PVT, foncez ! Ne cherchez pas d’excuses. Quand on veut, on peut ! Pour ma part, je pourrai dire que j’aurais au moins essayé et puis, on verra dans un an où j’en suis ;) !

Bref, depuis janvier, j’ai donc pas mal de pain sur la planche. J’ai passé les derniers mois dans toutes les tâches administratives pour m’apprêter à quitter la France en toute sérénité, et c’était bien chiant. Et c’est pas fini ! (Non, pour info, je ne travaille pas chez SFR…)

PVT en mains, il ne reste plus qu’à …

  • Quitter son logement, en faisant attention à la durée du préavis.
  • Quitter son emploi, en demandant un congé sabbatique si vous avez plus de six ans d’expérience et bossez dans votre entreprise actuelle depuis plus de trois ans, ou en démissionnant (pour moi, ce fut la seconde option car la première n’était pas possible). Attention également à la durée du préavis dans le second cas.
  • Résilier tous ses abonnements, internet et téléphone, cartes de fidélité (payantes comme votre carte Darty, le truc qui ne sert quasiment jamais).
  • Vendre son véhicule, ou le léguer à un membre de sa famille dans le besoin, avec l’assurance qui va avec.
  • Faire le point sur ses impôts, préparer sa prochaine déclaration, mettre à jour l’adresse de facturation…
  • Réserver votre billet d’avion, une fois que vous êtes fixés sur votre date de départ.
  • Vérifier la période de validité de ses cartes, comme la carte d’identité, la carte de crédit.
  • Vérifier que ses vaccins sont à jour, et pourquoi pas demander l’adresse e-mail de votre médecin. Ça peut toujours servir et vous éviter une consultation alors que ce n’est pas forcément nécessaire. Sans lui demander, le mien m’a gentiment laissée la sienne en ajoutant « Même si ça va, vous pouvez toujours m’écrire ou m’envoyer une carte postale ! » Merci Docteur !
  • Préparer les documents nécessaires pour s’inscrire au service consulaire, ce n’est pas obligatoire mais plutôt conseillé. J’en reparlerai plus en détails dans un prochain article lorsque mon inscription sera faite.
  • Faire le point sur les démarches administratives à effectuer une fois au Japon : autant bien se préparer, moi j’aime être prévoyante. Une fois au Japon, il faut récupérer sa Resident Card, enregistrer son adresse auprès de la mairie de son quartier, ouvrir un compte bancaire, acheter un téléphone et/ou une carte SIM japonaise. Et personnellement, je me rajoute aussi ; acheter un vélo ! Parce que j’aime bien ça et que je kifferai aller à mon boulot en vélo, même si apparemment c’est un peu l’anarchie sur la route pour les vélos xD. Même pas peur, après tout, j’ai vécu et conduit à Paris -je sors- Je vous ferai part de tous les détails une fois les démarches faites.
  • Chercher un logement : voyez en fonction des dates à laquelle vous arriverez, de vos exigences (type de logement, loyer, localisation, internet…). Pour ma part, je regarde un peu ce qu’il y a de disponible tous les jours, mais attention, ça peut aussi partir très vite.
  • Préparer ou mettre à jour votre CV, en anglais et en japonais ça vous donne plus de chance ainsi que des cartes de visites (les japonais aiment beaucoup s’échanger les cartes de visites, c’est simple et pratique d’en glisser une dès que l’occasion se présente).
  • Consulter les sites de recherches d’emploi, y créer votre profil et y poster votre CV. Salut je suis prévoyante² !
  • Souscrire à une assurance, je n’ai pas encore choisi la mienne. Mais d’après ce que j’ai pu lire, le bon plan serait de souscrire à l’assurance locale une fois au Japon (pour les petits bobos, les consultations et les médicaments), et combiner assurance expat et assurance de sa carte bancaire selon les avantages de chacune (pour les cas plus graves).

Ceci dit, vous n’aurez peut-être pas exactement les mêmes choses à affronter si vous vous lancez dans ce projet. En tout cas, si l’administratif et vous ça fait 2, je vous dis bonne chance :D !

Bilan à moins de deux mois du départ

Une bonne partie des démarches citées ci-dessus sont accomplies. Je rends mon studio le 15 juin, je termine mon boulot dans une semaine jour pour jour. J’ai pris mes billets d’avion. J’arriverai au Japon le 22 juin 2015 (bon anniversaire Yonghwa -pan-) mais je quitterai la France le 18 ! J’ai décidé de m’offrir un petit week-end à Taïwan avant. J’ai trouvé un boulot et donc un logement offert. Je commencerai en bas de l’échelle mais je n’ai pas l’intention de m’arrêter là. Le 20 juillet, je vais au concert de FTISLAND au Yokohama Arena avec Marine :D. Bref, de bonnes choses s’annoncent déjà ! Mon seul principal soucis c’est… préparer ma mes valises !

Kimi elle est contente !


♫ Un article = Une musique, cette fois une pub drôle ► ce que je ferai lors de mon dernier jour de boulot (ou pas)