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► 完全感覚Dreamer : 22 juin 2019 ; 4 ans au Japon

22 juin 2019. Cette date marque le quatrième anniversaire de mon arrivée au pays du soleil levant.

Le chiffre 4 est le chiffre « porte malheur » au Japon. J’ai presque envie de dire « C’est pas faux ! ». Cette célébration est un peu différente des précédentes, elle ne marque pas une folle année de succès, mais des changements et un avenir proche encore bien flou…

En début de mois, j’ai décidé de démissionner. Oui, Ecole Sympa, c’est terminé pour moi ! Je n’expliquerai pas les raisons en détails. J’ai passé trois années dans cette école. C’était parfois difficile, j’en ai chié mais ça m’a fait grandir et j’y ai trouvé un métier passionnant et enrichissant. Je faisais ce boulot avec enthousiasme tout en apprenant énormément.

Mais voilà il se trouve qu’on est au Japon, le pays où les gens passent leur vie au travail et détiennent un nombre record d’heures supplémentaires… Je n’ai jamais détesté vivre au Japon. La vie est géniale ! Mais le travail nous empêche de profiter de cette superbe vie ! 10 jours de congés payés par an, obligé de travailler pendant Golden Week, Obon, et les jours fériés… C’est triste mais après trois ans sans vraiment voyager comme je le souhaitais (ça restait un de mes principaux objectifs en m’installant ici), et surtout sans bien me reposer, mon corps a fini par dire « Stop ! ».

La santé est plus important que tout et il était hors de question que je la ruine davantage. J’avais besoin de repos. Et c’est incroyable comme ça fait du bien ! Avoir du temps pour soi, prendre soin de soi, sortir, faire des excursions, aller à l’école de japonais pour étudier un peu, essayer de parler avec les japonais qu’on croise ou rencontre par hasard… J’ai pu faire tout ça ces trois dernières semaines !

C’est donc le bon moment pour tourner la page et commencer un nouveau chapitre de ma vie. Je veux croire en un avenir enrichissant, de nouvelles découvertes où je pourrais presque dire : « Je regrette de ne pas avoir quitté Ecole Sympa plus tôt ! ». Oui, car ce n’est pas là que j’aurais pu évoluer et monter en grade. Je suis avide de connaissances et après les métiers que j’ai déjà expérimentés, je veux en exercer d’autres. On a qu’une vie, je veux la croquer à pleines dents et qu’elle me montre tout ce qu’elle me réserve encore !

Pour le moment, je n’ai pas encore de nouveau travail mais je reste positive. L’expérience du travail au Japon, je connais. Si je dois quitter le pays dans trois mois, eh bien tant pis je partirai. Et je reviendrai pour accomplir mes périples restants et pour voir les précieux ami(e)s que je me suis fait. Qui sait ? Peut-être que mon avenir professionnel ne se trouve pas au Japon finalement mais plutôt dans un autre pays. Bien sûr, ma petite routine et ne plus pouvoir parler la langue me manqueront énormément. C’est pour ça que je ne lâcherai rien jusqu’au dernier moment.

Bref, finalement j’en ai dit beaucoup. Il est temps de faire le bilan de toute l’année :
– J’ai déménagé à Yokohama, dans un appartement non-meublé et sans internet. Beaucoup de démarches ont suivi et tant bien que mal je suis contente d’avoir pu les accomplir pour être bien installée.
– Malheureusement, comme c’est mal isolé, j’ai passé un été assez chaud mais surtout un hiver très glacial ! J’ai été un peu traumatisée et jusqu’en mai j’utilisais encore un peu mon kotatsu xD.
– J’ai recommencé le tennis. J’aime toujours autant et j’y ai rencontré des gens vraiment adorables ! C’est un plaisir chaque dimanche de jouer avec eux !
– J’ai escaladé le Mont Fuji une deuxième fois.
– J’ai fait des excursions au col d’Ashigara, au Mont Nokogiri (鋸山) deux fois 💕👍, à Sagamiko, au parc à fleurs d’Ashikaga… La randonnée au Japon, c’est tellement génial !
– J’ai porté le mikoshi à l’occasion du Hikawa Jinja Matsuri à Nakano (中野氷川神社例大祭). Ça restera un moment inoubliable !
– J’ai navigué sur un navire japonais Wan (和船).
– Je suis allée au cinéma deux fois.
– Je suis allée au Chichibu Yomatsuri (秩父夜祭り) en décembre.
– J’ai visité le marché de Boroichi (ボロ市), le temple Gotokuji, le musée Nezu, les musées team Lab et vu des expositions intéressantes.
– J’ai fait de la patinoire à Yokohama.
– J’ai fêté Setsubun (節分).
– J’ai passé un week-end au village Nozawa Osen (野沢温泉) avec au programme ski et onsen !
– J’ai vu la danse du Dragon d’Or (金龍の舞) à Asakusa (浅草).
– J’ai visité le jardin Rikugien au printemps pour voir les sakura.
– J’ai refait Hanami (花見) au parc Kinuta.
– J’ai assisté aux concerts de FTISLAND, Panic! At The Disco, Bon Jovi, L’Arc~en~Ciel, The Offspring… et surtout MAN WITH A MISSION !
– Je suis allée à Disney Sea.
– J’ai fait de l’accrobranche à Hakone.
– J’ai fait traduire mon permis de conduire.
– J’ai testé beaucoup de restau, Izakaya, cafés… Manger et boire au Japon est toujours aussi bon et bien !

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J’ai fait pas mal de choses cette année aussi en fin de compte. Mais il m’en reste encore beaucoup (trop) à faire… Le Japon me cache encore tellement de merveilles…

– Escalader le Mont Fuji, encore une fois
– Faire un road trip à Hokkaido
– Passer un week-end à la péninsule d’Izu
– Faire une excursion au Mont Mitake, au Mont Tsukuba, au Mont Koya, à la vallée Yushin (quand le circuit sera à nouveau ouvert), aux Cascades Kegon de Nikko, aux chutes de Nachi, à Shosenkyo Gorge, au lac Miyagase…
– Faire un tour en hélicoptère à Maihama
– Voir un spectacle de Kabuki
– Assister à un match de Sumo
– Aller à FujiQ
– Continuer à tester des restaurants, cafés et Izaka (avec ou sans amis haha)
– Visiter Hamamatsu et Samantha Martha
– Assister à une vraie cérémonie de thé
– Assister au Sapporo Snow Festival, au festival de Tsurugaoka Hachimangu à Kamakura, au festival du Tanabata à Sendai
– Aller à Hakone, Okinawa, Shizuoka, Kyushu, Mie, Hiroshima, Nagasaki, Kanazawa, Shirakawago, Tochigi et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
– Visiter Okuno-shima (大久野島), l’île aux lapins
– Assister au Oji Fox Parade pour le Nouvel An
– Visiter le jardin Sankeien en automne et au printemps
– Aller de Honshu à Shikoku à vélo en passant par Shimanami Kaido
– Faire un voyage à Hong Kong, aux Philippines, à Hawaii, à Bali…
– Réussir le JLPT N3
– Faire du rafting

J’accomplirai ces objectifs, je ferai tout pour ça. Avec ou sans travail. En visa travail ou touriste. Seule ou accompagnée.


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – 完全感覚Dreamer

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► Dance & fireworks : Kimi s’amuse à Tokyo #3

Comme d’habitude, petit retour sur la suite et fin de mes activités du mois de juillet !

23 juillet 2015 : Kagurazaka Matsuri Festival

Du 22 au 25 juillet, se tenait le Kagurazaka Matsuri Festival, dit aussi Kagurazaka Lantern Plant Market avec son Awa-odori Dance. Pendant les festivités, on effectue un bond en arrière en revivant l’ambiance du vieux Tokyo. Le long de Kagurazaka-dori où se situe le temple Bishamonten Zenkoku-ji, des volontaires, parfois vêtus de yukata, vous proposent nourriture et boissons diverses, ainsi que des stands d’Hozuki.

Adresse : 5-36 Kagurazaka, Shinjuku-ku, Tokyo 162-0825
Accès : Iidabashi Station (JR Chuo Sobu Line) sortie ouest
Iidabashi Station (Namboku Line, Oedo Line, Tozai Line, Yurakucho Line) sortie B3
Ushigomekagurazaka Station (Oedo Line) sortie A3
Kagurazaka Station (Tozai Line)

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Je me suis rendue à ce matsuri vraiment à l’heure où c’était censé débuter (vers 17h), je suis même arrivée trop tôt car les volontaires finissaient de préparer leur stand. Mais une fois les festivités débutées, la foule n’a pas tardé à bonder les rues et le temple. Vraiment du monde partout si bien qu’il en devient difficile de circuler et d’accéder aux stands pour manger. Dans mon périple j’aurais goûté ces deux choses délicieuses dont j’ai oublié le nom hahah.

Malheureusement, comme j’avais mes cours de japonais à Shinjuku, j’ai du quitter le festival tôt et je n’aurais pas pu voir la performance de Awa-odori. Une prochaine fois !

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25 juillet 2015 : Sumida fireworks festival 

Ce samedi très chaud et ensoleillé, mes amies de la guest house et moi avons sorties nos yukata pour le Sumida fireworks festival qui a lieu aux alentours de Asakusa. Une japonaise m’a aidée à revêtir mon yukata et Haru-chan a voulu en plus me maquiller (elle a sortie tout son attirail make-up, je crois que j’en possède même pas le tiers xD).

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Puis vers 15h, j’ai d’abord retrouvé Hiromi-chan avec qui j’ai passé un peu de temps au frais dans un café avant de rejoindre Marine et ses amis près du pont Azuma.

Le Sumida fireworks festival est particulier : deux feux d’artifices sont tirés en même temps à deux points différents de la rivière Sumida, non loin des ponts Komagata et Kototoi. Pour le voir, on est allé vers Asakusa, au pont Azuma. Je me réjouissais de voir ces feux d’artifices mais comment dire, laissez-moi vous expliquer comment c’était organisé : déjà, comme c’est en pleine ville avec pleins de super hauts buildings, on ne peut pas s’asseoir pour admirer les feux d’artifices ! On ne peut donc voir le spectacle qu’en passant sur le pont. Et quand y a tout Tokyo qui se ramène, ça fait du monde, du monde et du monde partout !! Les rues sont bloquées, et même certaines stations de métro. Encadrés par la police, plusieurs groupes de personnes passaient donc sur le pont pour s’arrêter 10 secondes, regarder les feux d’artifices et partir. Le premier feu d’artifice avait commencé, on était même pas sur le pont xD. Mais au final on a bien gérés car on aura pu voir les deux en même temps quand nous sommes passés.

Il était ensuite encore possible d’en voir un bout depuis les rues voisines, mais tous les immeubles immenses gâchaient le paysage TT. Pour se consoler, heureusement il y avait la Tokyo Sky Tree illuminée de belles couleurs vertes et bleues~!

Un peu traumatisant comme expérience, surtout si on aime pas la foule ! Mais les feux d’artifices au Japon sont tellement impressionnants que ça attire toujours une forte population ! D’ailleurs, je dois dire, moi qui adore ça, je ne regrette finalement pas d’avoir été à ce festival. Les feux d’artifices durent longtemps (environ une heure, ça change de nos 15 minutes en France xD) et sont vraiment beaux ! Il y en a tellement en été aussi que vous pouvez être sûrs de pouvoir au moins en voir un.

29 juillet 2015 : Bon-Odori festival au temple Tsukiji

Avec Mai-chan, je suis aussi allée au Bon-Odori festival du temple Tsukiji qui se tenait du 29 juillet au 1er août. Tout d’abord, le Bon ou O-Bon, c’est quoi ?

O-Bon (お盆) ou simplement Bon (盆, sans le préfixe honorifique) est une coutume bouddhiste japonaise honorant les esprits des ancêtres. Celle-ci existe depuis plus de 500 ans et fut importé de Chine où elle est appelée fête des fantômes. A l’origine, le O-Bon dure trois jours, mais les dates exactes varient selon les régions.
Au fil des ans, cette fête religieuse s’est transformée en réunion de famille durant laquelle les gens des grandes villes retournent à leur ville natale et s’occupent des tombes de leurs ancêtres. Les jours du O-Bon ne sont pas considérés comme fériés mais de nombreux Japonais prennent des jours de vacances et certaines entreprises ferment.

Un festival de danse, le Bon-Odori, est traditionnellement donné pendant cette période, voire même durant tout l’été désormais. Originellement le Bon-Odori était une danse folklorique destinée à réconforter les esprits des défunts. Le style de cette danse varie d’une région à l’autre. Les différentes préfectures ont souvent des danses particulières du Bon-Odori et leur musique propre allant avec. Le plus souvent la danse a lieu dans un temple, sur les rives d’une rivière ou de la mer, ou dans un lieu public quelconque. Les gens forment généralement une ronde autour d’un petit bâtiment de bois nommé yagura où des musiciens jouent du Taiko pour donner le rythme.

Source : Wikipedia

Le Bon-Odori festival de Tsukiji a lieu au pied du temple sur une grand place, où sont aussi implantés plusieurs stands de nourriture et de boissons. Il y a également des tables pour que les personnes s’installent pour admirer la danse tout en mangeant.

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Adresse : 3-15-1 Tsukiji, Chuo-ku, Tokyo 104-8435
Accès : Tsukiji Station (Hibiya Line) sortie 1
Tsukijishijo Station (Oedo Line) sortie A1
Higashi-Ginza (Asakusa Line) sortie 5

Il y avait énormément de monde quand nous y sommes allées, en particulier du côté de la nourriture haha. Des personnes habillées en yukata dansaient autour du yagura, parfois des personnes en civils se joignaient à la danse, ainsi que des enfants. Les japonais sont vraiment attachés à leur religion et leur croyance et j’apprécie l’existence de ces petites fêtes qui permettent de réunir toute cette population, dansant ensemble pour honorer les esprits des ancêtres pendant une performance de Taiko. Les musiques s’enchaînaient avec une danse différente à chaque fois. Il y a également eu une pause pendant laquelle un groupe de musiciens a effectué une performance de Taiko à la place de l’endroit où les gens dansaient. Il y avait plusieurs instruments et les musiciens s’échangeaient les places. La façon dont ils bougeaient tout en gardant le rythme… Wuah, j’étais admirative ! Ca m’a donné envie d’apprendre à en faire !

Avec Mai-chan on a pas mal regardé les gens danser puis vers la fin, nous nous sommes dit « Allons-y ! ». Du coup on a fait les deux dernières danses ! Oui, Kimi elle a dansé le O-Bon ! J’étais pas toujours dans le rythme mais j’ai eu une bonne sensei à côté de moi qui m’a bien montré les pas, une femme âgée habillée en yukata, qui montrait un peu à tout le monde comment faire. La série de pas reste la même, mais c’est aussi très facile de se tromper tellement les danses sont parfois toutes les mêmes. A la toute fin de la danse, nous nous sommes tous tournés vers le temple et nous nous sommes inclinés. Un festival de plus auquel j’ai adoré assister !

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♫ Un article = Une chanson ► Katy PerryFirework

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► Have a good time : Kimi s’amuse à Tokyo #2

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Qu’est-ce que j’ai fait comme petites sorties ces derniers jours, je vous raconte tout !

10 juillet 2015 : Hozuki Market à Asakusa

Les 9 et 10 juillet, de 8h00 à 21h00 le marché Hozuki plantait ses tentes avec nourriture et Ground Cherry Pod Fair (des gousses de cerises dans des grands pots) dans le jardin du temple Sensoji à Asakusa. Ce coin regorge déjà de monde en temps normal quand ses boutiques habituelles de nourriture (encore) et de souvenirs sont ouvertes, là avec le marché, cela a attiré encore plus de touristes et de japonais vêtus de leur yukata.

Adresse : 2-3-1 Asakusa,Taito-ku,Tokyo
Accès : Asakusa Station (Ginza & Asakusa Line) sortie menant à Kaminarimon

J’avais un peu de temps à tuer dans l’après-midi, j’en ai donc profité pour y faire un tour. Par ce beau temps, ce fut surtout agréable de se promener dans le jardin du temple et d’entendre le bruit des carillons à cause du vent. Pour le reste des stands, c’était de la nourriture à tout va. Des Takoyaki, des Yakitori, des… oh que vois-je ? Des bananes trempées dans du bon chocolat ! Hum je me suis faite le plaisir d’en goûter une, miam miam ! J’ai aussi goûté ce qu’on appelle un Oyaki (おやき) ; une boulette de pâte de sarrasin fermenté enroulé autour d’une farce de légumes, de fruits, ou de pâte de haricots rouges puis rôti sur une poêle de fer. Il est consommé chaud juste après cuisson.

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11 juillet 2015 : Odaiba

Le soleil était enfin de retour après deux semaines affreuses de pluie. La chaleur aussi. M’enfin, il faudra s’y faire. Avec Natha-chan et Mai-chan on est donc allées se promener à Odaiba. Natha voulait voir la mer et Mai n’avait jamais été à Odaiba. Moi, j’y avais été deux fois, mais peu m’importe c’est un coin que j’aime bien.

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Pour aller à Odaiba, c’est Daiba Station sur la Yurikamome Line. La Yurikamome Line est accessible depuis la station Shimbashi (pour ma part j’emprunte toujours la Yamanote Line pour me rendre à cette station). Prévoyez par contre des sous, car la Yurikamome elle prend cher : 320 yens de Shimbashi à Daiba, youhou !

Arrivées à Odaiba, nous sommes d’abord allées manger au Diver City Tokyo, un centre commercial devant lequel pose la géante Statue Gundam et son Gundam Cafe (que je n’ai toujours pas testé mais que je testerai un jour, peut-être, Elina je t’attends pour qu’on y aille ensemble). Ici aussi prévoyez l’argent car la plupart des restaurants offrent des menus autour de 800-1200 yens. On a trouvé un restaurant de Yakisoba avec des menus dans nos prix, plutôt sympa, on pouvait voir les cuisiniers préparer nos plats devant nous pendant qu’on faisait la queue. Natha et moi on a pris un Yokote Yakisoba et Mai un Negi Oko-soba. Hum bon appétit.

Pour le dessert, on n’a pas résisté à l’envie de se manger… une crêpe ! Ici aussi y a l’embarras du choix !

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Mais moi je craque toujours pour une crêpe à la fraise et à la glace à la vanille (sauf que là, il manquait la part de cheesecake haha).

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Nous avons fait un tour des alentours pour aller vers la Statue de la Liberté et nous balader sur une petite plage, offrant une magnifique vue sur des bateaux et le Rainbow Bridge. On a pu admirer le coucher du soleil et voir la ville illuminée. J’adore Odaiba la nuit, les illuminations sont jolies. Mon réflex s’est encore fait plaisir !

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15 juillet 2015 : Mitama Matsuri

Vous avez tous fêté le 14 juillet en France. Eh ben moi le 15, je suis allée au Mitama Matsuri, un autre festival. J’y suis allée à l’arrache avant d’aller travailler, dès le début des festivités à 18h car je n’avais pas d’autres choix, la fête se terminait le lendemain. Je devais y aller à la base la veille avec ma petite team de la guest house, mais idem, je travaillais. Le Mitama Matsuri a lieu pendant quatre jours une fois par an au temple Yasukuni. Ce sanctuaire fut construit pour rendre hommage aux Japonais « ayant donné leur vie au nom de l’empereur du Japon ». Les âmes de plus de deux millions de soldats japonais morts de 1868 à 1951 y sont déifiées.
Adresse : 3-1-1 Kudankita, Chiyoda-ku
Accès : Kudanshita Station (Hanzomon, Shinjuku, Tozai lines), sorties 1, 3 ou Ichigaya Station (Chuo, Nanboku, Shinjuku, Sobu, Yurakucho lines), sorties A3, A4
Et c’est genre à deux pas de là où je travaille ! Je pourrai y retourner facilement !

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Durant ce festival, et ce qui fait une des particularités, on peut y voir plus de 30 000 lanternes qui illuminent d’allée vers le temple dès la tombée de la nuit, en hommage aux soldats s’étant sacrifié pendant la guerre. Il y a aussi des représentations de danses traditionnelles, dont le Bon Odori pour accompagner des performances de Taiko (太鼓) autour de la statue de Omura Masujiro (大村益次郎, commandant militaire japonais considéré comme le père de l’armée moderne japonaise), des parades, des stands de nourriture (ne pas oublier la nourriture !!)…

Comme je n’y suis restée qu’une heure, j’ai juste eu le temps d’aller me purifier avant d’entrer dans le temple et prier… Bah quoi ? Oui, oui, je suis allée prier. Je vous explique avec mes mots après avoir souvent observé les japonais faire.

A l’entrée de chaque temple shintoïste, après avoir passé la porte, appelée Torii (鳥居), vous trouverez une petite fontaine appelée Chōzuya (手水舎) avec des sandales de bois permettant la purification pour enlever les péchés et les souillures invisibles que l’on porte sur soi. Vous versez de l’eau sur votre main gauche en premier, puis vous faîtes de même avec la main droite. En dernier vous vous rincez également la bouche (en versant l’eau dans l’une de vos mains). Une fois purifié, vous pouvez accéder aux différents bâtiments du sanctuaire et aller prier à l’entrée du Honden (本殿), le temple principal, ou du Haiden (拝殿), le hall principal. La prière se passe comme suit ; vous jetez quelques pièces dans le tronc (une grosse caisse rouge), vous vous inclinez deux fois, vous tapez deux fois dans vos mains, vous priez et faites vos vœux, et vous vous inclinez une dernière fois.

Voilà, ce n’est pas bien compliqué, après quoi j’ai pu observer quelques performances de Taiko pendant que quelques japonais dansaient. Et aussi voir les lanternes illuminées une fois que la nuit est tombée.

Et sinon…

Je n’ai pas fait grand-chose je dois dire, car j’ai également commencé non pas un, mais deux boulots en plus de celui dans la guest house. Du coup je finis avec un emploi du temps chargé, mais genre je fais de l’environ 35h/semaine au total. Vraiment je suis isogashii (occupée) et encore plus qu’en France. Je travaille dans deux restaurants. Un restaurant à Ichigaya qui fait des sashimis et des yakitoris, et un restaurant à Ebisu qui accueille des mariages et qui s’inspire un peu de la culture française. Les premiers jours ont été un peu difficiles, mais on s’y fait, je m’y ferai par n’importe quel moyen. C’est là que j’apprécie le Japon, car ici on me laisse une chance. J’avais aucune expérience en restauration (McDo et Quick n’ont jamais voulu de moi, qu’ils aillent se faire foutre :D), et j’ai un niveau encore bas en japonais. Eh bien on m’a quand même laissé la chance d’essayer et de faire mes preuves. Ce sont loin d’être des boulots de rêves, comme ils disent ici, ce sont de simples « baito » (boulot à mi-temps, d’ailleurs certains de mes collègues sont des étudiants) mais rien que le fait d’accepter la débutante que je suis, je trouve que ça en fait une super opportunité. J’ai espoir que mon japonais s’améliore vraiment à travers des petits boulots. Je crois qu’en France, je n’aurais jamais réussi à décrocher un boulot dans cette branche sans avoir tel diplôme et tel nombre d’années d’expériences. Donc c’est plus dur de sortir en raison du travail mais j’essaie d’en profiter un maximum. C’est le choix que j’ai fait. L’objectif de mon PVT était en partie de pouvoir travailler au Japon.


♫ Un article = Une chanson ► Bon Jovi Have A Nice Day