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► The Crown : Kimi no Nikki (septembre 2019)

Septembre, c’est la transition entre l’été et l’automne. Le climat devient petit à petit de plus en plus supportable et on profite des derniers festivals quand ceux-ci ne sont pas annulés ou perturbés par des typhons.
Enfin, septembre est un mois de changement ! Pour Kimi no BLUE TRAVEL en tout cas ! La vie dans le Kansai débute officiellement ! C’est parti pour une autre aventure avec de nouvelles découvertes et de nouvelles rencontres !

※ Les événements du mois

• Kitazawa Hachiman Jinja Festival 2019 (2019年北澤八幡神社例大祭)

Vous croyez que les festivals sont finis en septembre ? Détrompez-vous ! Il y en a encore ! Et en voici un à ne pas manquer : grand festival annuel du sanctuaire Kitazawa Hachiman qui se trouve dans le quartier de Shimokitazawa. A l’approche de l’automne, le dieu du sanctuaire Kitazawa Hachiman, sanctuaire historique de plusieurs centaines d’années, fondé au cours de l’année de la civilisation de la période Muromachi, est placé dans un mikoshi (御輿) pour aller bénir les habitants et commerçants du quartier.

L’année dernière, le festival était présenté à travers les yeux d’un spectateur. Cette année, on revit le festival en tant que participant et porteur d’un des mikoshi (御輿) !

Ça commence dès le matin, quelques heures avant le début officiel des festivités. Chaque mikoshi (御輿) assigné aux différentes zones du quartier, est préparé par les prêtes. Ils placent d’abord la relique du sanctuaire, incarnation physique du dieu, dans le mikoshi. Ils portent pour cela des masques et des gants pour ne pas le souiller. Le prêtre principal prononce ensuite les incantations sacrées et appelle le dieu à s’incarner dans le mikoshi avant de le sceller.

A chaque mikoshi son groupe de porteurs, distingué par le kanji au dos de la veste happi (ハッピ). Cette fois, on participe en tant que membre du groupe Shinno Mutsumi (新野睦) ! Le mikoshi une fois prêt, les porteurs et organisateurs se rassemblent autour pour le premier verre de saké à boire pour se purifier. Le grand chef fait un petit discours d’ouverture et donne le départ pour porter le mikoshi et suivre le parcours défini. Il est 9h30, le festival a officiellement commencé tandis que les premiers commerces ouvrent leurs portes.

Le mikoshi se déplace dans les petites ruelles de sa zone, encore un peu tranquilles, seuls le son des sifflets des organisateurs, qui motivent et guident les porteurs en rythme, et les chants et exclamations de motivation des porteurs animent les environs. Après ce premier effort, une pause s’impose avec un curry bien chaud et du thé frais ! La course reprend trente minutes plus tard et en fin de matinée, c’est le rassemblement de tous les mikoshi dans l’avenue menant au sanctuaire. Les mikoshi se suivent les uns les autres jusqu’à l’enceinte principale du sanctuaire. La montée des marches est rude et chaque groupe redouble d’efforts, les porteurs se donnent le relais pour porter à tour de rôle le mikoshi pour atteindre le point d’arrivée. C’est l’heure de faire une nouvelle pause !

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Ça repart dans l’après-midi. Les mikoshi se dispersent dans leur zone attitrée et ne se réuniront plus jusqu’à la fin du festival. On profite d’un autre en-cas dans l’après-midi pour tenir jusqu’à 20h00. Les derniers mètres, les dernières minutes semblent interminables. Les porteurs agitent le mikoshi, le balancent tout en continuant de scander de vive voix les incantations au rythme des sifflets. A la fin, le mikoshi est soulevé plusieurs fois, un nombre qui semble infini, le grand chef insistant pour répéter sans abandonner. Et enfin après des heures passées, des kilomètres parcourus, beaucoup d’efforts et d’énergie dépensés, c’est le discours final et les remerciements pour le travail fourni. On applaudit et on peut clôturer la fête comme il se doit !

La petite fête de clôture et très animée et conviviale. Rassemblés autour d’un gros bidon de saké, on en boit à tour de rôle dans un large récipient en bois. Servi par le chef, par deux on transporte le saké au même rythme qu’on portait le mikoshi et avec les encouragements des autres porteurs. On s’avance vers les organisateurs qui doivent toucher le récipient pour nous donner l’autorisation de boire… cul sec ! Et on boit, on boit, jusqu’à la dernière goutte ! Les derniers instants sont enfin consacrés à un dernier gros repas pour se remettre de cette journée chargée !

Une expérience inoubliable où même un non-japonais peut se sentir intégré et considéré comme un membre de la famille ! Car oui, dans un groupe de porteurs de mikoshi, vous êtes comme en famille !

Résumé du groupe Shinno Mutsumi (新野睦) lors du festival en vidéo : 2019年北澤八幡神社例大祭 新野睦会

Hachiman Jinja Festival (北澤八幡神社例大祭)
Dates : premier samedi de septembre et le dimanche suivant
Lieu : Hachiman Jinja (北澤八幡神社)
Adresse : 3-25-3 , Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区代沢3-25-3)
Accès : Shimokitazawa Station (Odakyu Line, Keio Inokashira Line) sortie sud 1
Site internet : https://setagaya.guide/events/kitazawa-hachiman-shrine-annual-festival/

• Soirée franco-japonaise à Osaka (フランスパーティー大阪)

Vous êtes français(e) ? Vous êtes japonais(e) ? Vous voulez rencontrez des français(e)s et japonais(e)s ? Vous voulez parler en français et en japonais ? Basée à Osaka, mais aussi Tokyo, la communauté France Party (フランスパーティー) organise tous les samedis une soirée franco-japonaise réunissant japonais et étrangers expatriés au Japon. Bien que ce soit appelé soirée « franco-japonaise », des personnes de toutes nationalités se joignent à l’événement !

La fête se déroule dans une petite salle et dure environ deux heures et demie avec boisson à volonté et pizza ! Mais pour cela, comptez 2 000 ¥ pour les femmes et les hommes étrangers, 3 000 ¥ pour les hommes japonais. Si vous amenez un(e) ami(e) non-japonais(e) vous pouvez recevoir une réduction de 500 ¥. C’est une soirée simple avec un fond musical durant laquelle les personnes discutent et font connaissance. Une bonne occasion de rencontrer du monde quand on est nouveau dans le quartier et de pratiquer le japonais !

France Party Osaka (フランスパーティー大阪)
Date :
le samedi de 19h00 à 22h00
Adresse :
Sazan Building 4F, 3-4-8 Minami Honmachi, Chuo-ku, Osaka (大阪府大阪市中央区南本町3-4-8 サザンビルディング4階)
Accès :
Honmachi Station (Chuo Line, Midosuji Line, Yotsubashi Line) sortie 9
Tarifs :
2 000 ¥ (femme et homme non-japonais) 3 000 ¥ (homme japonais)
Site internet : http://franceparty-osaka.com/

• Meetup Card game & ️Language Exchange in Umeda

Envie de rencontrer et de discuter avec des personnes venues de divers horizons ? Avec les événements Meetup, c’est possible !

Meetup, qu’est-ce que c’est ? Beaucoup connaissent déjà sans doute. Ce site permet de créer différents groupes de personnes qui partageraient des centres d’intérêts communs et voulant faire de nouvelles rencontres et partager ses centres d’intérêts (amicales en priorité, ce n’est pas Meetic).

Rejoignez un ou plusieurs groupe qui vous correspondent et situés près de chez vous pour rester connecté et suivre ses activités. Ces groupes organisent des rassemblements et des sorties dans plusieurs lieux (cafés, restaurants) pour des séances de discussions, d’échanges et de jeux. A travers le site, prévenez de votre participation.

C’est le week-end, c’est samedi ! On se joint au groupe [KSC] Kansai Sightseeing Club pour leur rendez-vous bimensuel [Cafe 英会話] Card game & ️Language Exchange à Umeda (Osaka).

Ça se passe à &COFFEE MAISON KAYSER, une chaîne de café situé un peu partout au Japon et possédant une petite boutique vendant pains, viennoiseries et pâtisseries. Situé dans Hankyu Sanbaigai (阪急三番街), le café possède son comptoir au milieu d’un food court entouré de nombreux restaurants. Une atmosphère animée et un lieu très fréquenté le week-end. Un cadre idéal pour un événement Meetup en toute sécurité. La participation est gratuite pour les étrangers mais vous payez votre consommation.

Autour d’une tasse de café, le rendez-vous Meetup commence par une partie de jeux de cartes et se poursuit par une séance de conversation sur divers sujets, d’abord en anglais et ensuite en japonais ! On échange régulièrement les places à table, ainsi tout le monde peut communiquer avec tout le monde et être bien intégré dans le groupe.

A la fin, ceux qui ont du temps libre restent un peu plus longtemps pour déjeuner ensemble sur place et prolonger un peu plus la conversation. Il y a l’embarras du choix avec fast-food, nourriture japonaise, chinoise, occidentale à des prix raisonnables ! Par exemple il y a Miyatake Sanuki Udon (宮武讃岐うどん) dont le premier restaurant a ouvert en avril 2010 à Takamatsu, dans la préfecture de Kagawa (Shikoku). On y sert de délicieux bols de nouilles udon fraîchement réalisés par son personnel expérimenté et que vous pouvez accompagner de karaage ou de divers tempura ! En prenant votre commande vous pouvez d’ailleurs observer les cuisiniers en train de confectionner les nouilles udon de A à Z !

&COFFEE MAISON KAYSER
Adresse : B2F Hankyu Sanbaigai Bâtiment Nord, 1-1-3 Shibata, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区芝田1-1-3 阪急三番街 北館 B2F)
Accès : Hankyu Umeda Station (Hankyu Line), Osaka Station (JR Lines), Umeda Station (Midosuji Line)
Site internet : http://maisonkayser.co.jp

Miyatake Sanuki Udon (宮武讃岐うどん)
Adresse : Umeda Food Hall, B2F Hankyu Sanbaigai Bâtiment Nord, 1-1-3 Shibata, Kita-ku, Osaka (大阪府大阪市北区芝田1-1-3 阪急三番街 北館 B2F ウメダフードホール)
Accès : Hankyu Umeda Station (Hankyu Line), Osaka Station (JR Lines), Umeda Station (Midosuji Line)
Site internet : http://www.miyatakeudon.com/

※ Les sorties et excursions du mois

• Shorenin Temple (青蓮院門跡)

Un temple avec un jardin paisible et agréable à découvrir en fin d’été à Kyoto ! Le temple Shorenin (青蓮院門跡) est l’un des cinq temples Monzeki (門跡) de la secte Tendai (天台宗) à Kyoto incluant donc les temples Shorenin (青蓮院門跡), Myohoin (妙法院), Sanzenin (三千院), Manshuin (曼殊院門跡) et Bishamondo (毘沙門堂門跡). Les prêtres bouddhistes de ces temples appartenaient à la famille impériale. Le temple Shorenin faisait autrefois partie du temple Enryaku (延暦寺) sur le mont Hiei (比叡山), qui est le temple principal de la secte bouddhiste Tendai.

Retirez vos chaussures et aventurez-vous d’abord dans les différentes pièces en tatamis décorées d’œuvres d’art traditionnelle. En premier, découvrez la salle Kacho-den (華頂澱) contenant des des peintures de fleurs de lotus de l’artiste Kimura Hideki avant de vous poser quelques minutes au bord vers l’extérieur. Faisant face à la pièce à vivre Kogosho (小御所) qui était autrefois la pièce du prêtre principal, et offrant une vue sur le jardin avec le petit étang Ryujin (龍心池) ainsi que les autres bâtiments, c’est agréable de s’y poser pour se relaxer, étudier ou lire un livre. Bien mieux et plus tranquille que dans un simple café !

Enfin, promenez-vous dans le reste de l’enceinte du temple, passant par les jardins de Kirishima et Soami, la cascade Sensi qui s’écoule depuis le mont Awata, la cloche bouddhique et la salle de cérémonie de thé.

Si le temple est principalement ouvert en journée, des visites nocturnes spéciales et des spectacles de lumière sont également organisés tous les ans au printemps et en automne. A quelle occasion ? Le temple Shorenin étant dédié au Shijoko Nyorai (Bouddha) qui signifie la lumière elle-même, et Fudomyo-o, une de ses incarnations la Lumière y est considéré comme divine.

Le spectacle de lumière est artistiquement élaboré avec divers instruments d’éclairage. Pendant le spectacle, on peut également visiter les intérieurs du temple et se promener dans le jardin éclairé. L’endroit semble se transformer en un monde mystérieux : arbres et fleurs s’estompent dans l’obscurité et les différents monuments du temple s’illuminent majestueusement.

Intéressée par les temples bouddhistes et les jardins réputés pour leur élégance, n’hésitez pas à visiter Shorenin ainsi que les autres temples Monzeki.

Shorenin Temple (青蓮院門跡)
Adresse
: 69-1 Awadaguchi Sanjobo-cho, Higashiyama-ku, Kyoto (京都府京都市東山区粟田口三条坊町69−1)
Accès : Higashiyama Station (Tozai Line)
Tarif : 500 ¥ (adulte) 400 ¥ (enfant)
Site internet : http://www.shorenin.com/

※ Les restau et cafés du mois

• Café Bistrot Bons Morceaux (カフェ・ビストロ・ボンモルソー)

Kyoto étant de plus en plus fréquenté par des touristes et de plus en plus d’expatriés s’y installant, les restaurants de cuisine exotique et occidentale ne sont pas difficiles à trouver. Y compris les restaurants et bistrots français ! On teste pour une première fois le café bistrot Bons Morceaux à l’heure du déjeuner, situé près de Potoncho (先斗町).

Lieu chaleureux et décontracté, le restaurant est animé par des titres rétro français et décoré de divers œuvres, photographies, cartes à l’image de la France. Mais hélas, aucun personnel français et les serveurs japonais ne parlent pas français non plus. Et en tant que bistro, l’éclairage se veut minimal. On aurait même tendance à penser qu’il fait un peu trop sombre.

Côté cuisine, c’est la cuisine traditionnelle lyonnaise qui est à l’honneur et qui régale la clientèle ! Il est d’ailleurs conseillé de réserver une table car elles sont très vite occupées. La charcuterie artisanale et les plats sont réalisés par le chef et propriétaire japonais Kubo Masaki (久保正樹), certifié depuis 2013 par le label 5A, soit l’Association amicale des amateurs d’andouillette authentique, qui regroupe des professionnels des métiers de bouche et de l’univers de la table.

A l’heure du déjeuner, vous avez le choix entre plusieurs menus contenant un plat seul ou accompagné de boisson, entrée et/ou dessert au prix variant de 1 200 à 2 000 ¥. Ou bien, il est aussi possible de commander à la carte. On se laisse tenter par une assiette de charcuterie en entrée avec pâté en croûte, foie gras, rillettes dressés sur une salade et des lentilles accompagnés par une moelleuse tranche de pain de campagne. Pour le plat, on opte pour un hachis parmentier bien chaud. Les assiettes sont bien présentées et introduites par les serveurs. Mais ceux-ci semblent oublier que les français aiment prendre leur temps quand ils mangent pour savourer chaque bouchée ! Si bien qu’ils ont tendance à vouloir vous débarrasser alors qu’il reste encore de la nourriture dans l’assiette !

Hormis ce bémol, les plats sont un régal et les prix (en moyenne 1 200 ¥) restent assez raisonnables pour de la cuisine française. Si vous êtes en manque de bons plats lyonnais et de charcuterie, prenez-vous un déjeuner dans ce café bistrot !

Café Bistrot Bons Morceaux (カフェ・ビストロ・ボンモルソー)
Adresse : (京都府京都市中京区恵比須町534-18 ステラム 1F)
Accès : Sanjo Station (Keihan Line) sortie 7, Kyoto Shiyakusho-mae Station (Tozai Line) sortie 1
Site internet : http://www.bonsmorceaux.jp/

• Dotonbori Ichiaki (道頓堀一明)

Que ce serait regrettable de passer par Osaka (大阪) sans manger de l’Okonomiyaki ! Surtout que les restaurants ne manquent pas ! Une bonne raison de vous rendre dans la rue animée de Dotonbori (道頓堀), destination principale pour découvrir la gastronomie de la ville d’Osaka.

Connaissez-vous l’okonomiyaki (お好み焼き) ? Composé des mots okonomi (お好み, ce que vous aimez) et yaki (焼き, grillé), il s’agit d’un plat japonais composé d’une pâte (mélange de farine, œuf et dashi) qui enrobe les ingrédients découpés en petits morceaux, principalement du chou puis d’autres variables selon les restaurants ou les goûts de chacun, le tout étant cuit sur une plaque chauffante en fer, appelée teppan (鉄板).
C’est un plat typiquement japonais n’ayant pas vraiment d’équivalent occidental, souvent comparé à la pizza, à la crêpe ou encore à l’omelette. Il est souvent servi dans des restaurants spécialisés, où il est parfois possible de réaliser son okonomiyaki soi-même en utilisant le teppan intégré à la table.

A Osaka, face à ma rivière Dotonbori, optez pour la saveur unique des okonomiyaki de Ichiaki (一明) ! Chez ce restaurant populaire, les okonomiyaki sont fait d’ingrédients de qualité minutieusement sélectionnés et grillés par des professionnels, leur offrant une texture croustillante à l’extérieur et tendre à l’intérieur. Leur prix varie entre 885 ¥ et 1 400 ¥ environ.
Dans le menu, retrouvez également tonpeiyaki (omelette contenant principalement du porc, du chou et des oignons verts, enroulée et de forme ovale) à 518 ¥, yakisoba entre 865 ¥ et 1 200 ¥ environ, et un large choix de boissons, alcools et cocktails.

On peut demander à cuire l’okonomiyaki soi-même. Sinon il est d’abord préparé en cuisine, puis ramené à table pour être maintenu au chaud sur la plaque et en bonus le staff ajoute la sauce (au choix épicée ou non) et fait un mignon petit dessin avec la mayonnaise.

De plus, en parlant de mignontitude, on peut demander des menus spéciaux avec des okonomiyaki en forme de cœur !

Un régal aussi bien pour les yeux que pour l’estomac, dans une atmosphère agréable et avec un personnel sympathique, Ichiaki est recommandé pour profiter de la bonne gastronomie d’Osaka !

Dotonbori Ichiaki (道頓堀一明)
Adresse : Nico Building B1, 1-6-12, Dotonbori, Chuo-ku, Osaka (大阪府大阪市中央区道頓堀1-6-12 ニコービルB1)
Accès : Namba Station (Midosuji Line, Nankai Line), Osaka-Namba (Kintetsu Line)
Site internet : https://ichiaki.gorp.jp/

※ Dans ma vie Nippone

• C’est la rentrée !

Septembre c’est la rentrée des classes ! Et ça l’était pour moi aussi ! Nouveau travail, nouvelle école, nouveaux collègues. Maintenant, j’enseigne l’anglais à des enfants en école maternelle et primaire, parfois en crèche à des adultes. J’ai passé les premiers cours à assister mon collègue japonais. Il y a beaucoup d’informations et il faut s’habituer au nouvel environnement. Puis après deux semaines, j’ai commencé à faire mes premiers cours toute seule. Ce n’est pas toujours facile mais ça me pousse à donner le meilleur de moi-même (et à me remettre plus sérieusement à la grammaire anglaise haha). Les conditions sont cependant plutôt cools, le personnel est très gentil, les enfants sont adorables (certains un peu turbulents et difficile à garder en place) et les tous petits prennent beaucoup d’énergie 😅 ! La plupart se sont très vite attachés à moi et j’adore profiter de la pause déjeuner en mangeant et en m’amusant avec eux. Les journées sont crevantes mais je m’amuse bien avec les enfants pendant les cours. C’est un plaisir de pouvoir créer un lien avec eux malgré nos origines différentes et la barrière de la langue. Enseigner l’anglais en s’amusant aux enfants est très enrichissant. Le directeur me prête son vélo pour que je me rende dans les différentes écoles. Le premier mois est en partie satisfaisant. Je ferai de mon mieux pour que ça dure !

À côté, je me fais très bien à ma nouvelle vie à Hirakata (枚方市). Ma petite routine s’est faite naturellement, entre travail, sport, vélo, courses, moment de glandage ou visites / sorties avec les amis. J’ai pu profiter de longs weekends, enfin !!! Merci mon nouveau travail 💕 J’ai pu redécouvrir Kyoto et Osaka, me reposer, faire du sport… Les gens sont gentils et prêts à nous aider, même quand on en a pas forcément besoin.

Hirakata a une partie citadine avec son centre-ville, puis ses quartiers résidentiels calmes et autour il y a beaucoup de verdure. Donc c’est vraiment agréable d’y habiter. Près de la gare, on peut retrouver le dynamisme de la ville, le vendredi soir et le weekend, il y a pas mal de monde, puis en allant vers les habitations, on est tranquille comme à la campagne.


♫ Un article = Une chanson ► SUPER JUNIOR – The Crown

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► BOOMBAYAH : Kimi no Nikki (juillet 2017)

​En juillet, c’est l’été ! Et l’été bien japonais. Ça a été radical, une fois le changement de mois fait, il a commencé à faire affreusement chaud et humide. Entre 60 et 90% d’humidité et entre 30 et 37°C même la nuit… Étouffant et invivable, on se sent toujours ベタベタ (dégueu et transpirant). J’ai aussi affronté mes premiers cafards (ゴキブリ) dans mon appart… Le côté positif c’est que l’été au Japon, il y a des tonnes de matsuri dans tous les coins du Japon ! Et ça en fait toujours une sortie agréable !

8 juillet : サンパ自由が丘夏祭り

Nous avons organisé une petite fête à l’école et nous y avions convié nos étudiants et amis français. Nous sommes partis sur le thème de l’été. Avec l’équipe on s’est habillé en yukata et jimbee et certains de nos étudiants aussi.

Pendant la soirée on a fait des quizz et un karaoké sur la danse des canards 😂 donc avec la choré qui va avec. On s’est bien amusé ! J’étais contente de parler en français et japonais avec des personnes que je rencontrais pour la première fois, de m’amuser et rigoler avec mes étudiants en dehors d’une salle de classe. Je n’ai pas vu le temps passer ! On a poursuivi la soirée entre français (enfin presque haha) au karaoké, toute la nuit jusqu’à 5h ! Une soirée géniale avec des personnes géniales !

9 juillet : 暑い原宿☀😵💦

Après un samedi bien festif, c’était un dimanche tranquille à Harajuku avec Géraldine. On voulait tester plusieurs cafés pour se poser au frais car un dimanche à Harajuku en pleins mois de juillet, c’est juste abominable et insupportable ! Trop chaud, trop humide, trop de monde. Et donc pour trouver un endroit où te poser tranquille et au frais… Haha c’est pas chose facile ! On a fini par trouver une table de libre au Pompompurin Café, un café sur le thème de Pompompurin, un petit animal mignon comme Hello Kitty ou Rirakuma. La déco est sympa, mignonne mais surtout très jaune. On peut également y acheter des produits dérivés. Les plats sont simples mais surtout misés sur la déco, si bien que t’oses à peine déguster par peur de tout abîmer xD. Pour cette fois, on voulait juste boire xD. Mais y manger peut être un truc à tester le jour d’une escapade à Harajuku ! On compte quatre cafés dans le Japon : Harajuku, Yokohama, Osaka et Nagoya.

Pompompurin Café Harajuku (ポムポムプリンカフェ原宿店)
Adresse : CUTE CUBE HARAJUKU 3F, 1-7-1 Jingumae, Shibuya-ku, Tokyo
Accès : Harajuku Station (Yamanote Line) sortie Takeshita, Meiji-Jingumae (Harajuku) Station (Fukutoshin Line, Chiyoda Line) sortie 2
Site Internet : http://pompom.createrestaurants.com

16 juillet : 東京ディズニーシー

Journée à Tokyo Disney Sea avec Géraldine avant son retour en France. A défaut de ne pas pouvoir aller à USJ, on a choisi Disney Sea pour profiter des attractions à plus fortes sensations (pour les japonais 😒) et de l’événement spécial Pirates des Caraïbes.

C’est toujours marrant de voir les japonais aller à Disney. Fans jusqu’au bout, ils portent au moins quelque chose en rapport avec Disney sur eux, les ados et jeunes couples portent les mêmes vêtements. Mais comme un dimanche, comme un long week-end (le 17 juillet est un jour férié au Japon, jour de la mer svp), c’était noir de monde… Ça sentait les longues heures d’attente dans la chaleur pour faire les attractions.

J’ai retrouvé Géraldine à 7h30 pour l’ouverture du parc à 8h00. La journée a été très crevante ! Il a fait très très chaud. J’ai pu faire l’attraction Indiana Jones que je n’avais pas fait la première fois, j’ai emmené Géraldine dans la tour de la terreur et elle a eu très peur 😂, on s’est réfugié dans le monde d’Ariel, au frais et à l’abri du soleil pour reprendre des forces, on a vu le spectacle spécial Pirates des Caraïbes (mais sans Johnny Deep, dommage 😂😂) et quelques pirates dans le parc…. et on a fini par Toy Story après la pire attente de la journée parce qu’on était trop fatiguées et parce que c’est une des attractions qui attire le plus de monde ! Comptez en moyenne entre deux heures et trois heures d’attente… Heureusement qu’on a eu des fast pass pour quelques attractions. Puis vers 20 heures, il a commencé à pleuvoir. Comme on avait fait tout ce qu’on voulait, on est rentré plus tôt.

C’était sympa de revenir à Disney finalement même si je trouve que les attractions au Japon manquent de fortes sensations… Mais c’est mieux de ne pas y aller l’été car y a même pas d’attractions d’eau à Disney Sea il me semble (pourquoi ce nom alors, je me le demande encore xD). Aussi autre bémol, l’attraction Voyage au Centre de la Terre était fermée et on a quasiment pas vu de personnages Disney…
Mon prochain parc d’attraction, ce sera… FujiQ !!

17 juillet : ジェラルディンフランスに帰って、気をつけて😢

Comme Géraldine rentre en France bientôt, j’ai été invité à sa さよならパーティー (Sayonara Party, fête d’au revoir). J’ai fait la connaissance de certains de ses amis, dont une coréenne qui parlait bien français, et revu des anciens collègues de Maison Première, mon ancien baito. On a mangé au Breizh Cafe Le Bretagne, qui est un restaurant français servant des galettes et des crêpes. C’est un restau connu et reconnu et il y a plusieurs restau dans Tokyo (Omotesando, Kagurazaka, Shinjuku…). J’avais l’impression d’être de retour dans ma Normandie, dans la crêperie habituelle où j’allais souvent en famille. J’ai pris une galette complète avec des champignons de Paris. J’étais un peu déçue de la texture de la galette (elle ne venait pas d’être cuite à mon avis) en revanche je me suis régalée avec la crêpe Briochine (banane, caramel, glace vanille et chantilly). C’est un restau agréable, dans une atmosphère tranquille et une déco sympa. Nous étions en terrasse, c’était bien et relaxant. Les serveurs parlent un peu français et je pense que dans l’ensemble les galettes s’apprécient, avec du bon cidre. Il y a du choix mais faut y mettre le prix… J’irai pas toutes les semaines. Rien que pour les galettes, comptez entre 1200¥ et 1900¥. Je trouve que pour certaines qui sont peu garnies le prix est abusé mais bon… je préfère cuisiner mes propres galettes et crêpes à la place 😜.

Breizh Cafe Shinjuku Takashimaya
Adresse : Shinjuku Takashimaya 13F, 5-24-2 Sendagaya, Shibuya-ku, Tokyo
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud.

En tous les cas, ma baka va me manquer. 😭. Avec elle, j’ai fait les pires conneries, les meilleures Japan Expo, des super concerts, des délires que seules nous pouvons comprendre, des séances de karaoké à chanter de la J-pop et du Visual Kei… Mais ce n’est qu’un au revoir ! On se reverra en France ou au Japon ^^.

29 juillet : 友達 💕

Repas chez ma chère Tomoko après le travail avec ses amis japonais et son amie coréenne. Ça faisait longtemps que je les avais pas vus ! Comme d’hab, c’est notre soirée classique entre potes, avec plats japonais, coréen, français, alcool et beaucoup de rires ! Il y avait de la quiche lorraine 💕 quel bonheur, et si elle n’était pas meilleure que celle de ma mère, ça m’a directement fait penser à elle. Il y avait aussi du rosbif, du fromage… Omg je me sentais un peu chez moi. J’ai encore bien (trop) mangé !

Ces soirées avec eux, c’est un gros exercice de japonais pour moi. Je fais de mon mieux. C’est encore difficile mais j’adore les écouter parler. Puis comme Tomoko et Kaoru apprennent le français, parfois je leur parle en français 😂. Ils sont vraiment cool et Tomoko m’a dit que si un jour j’avais un problème, ils seraient tous là pour m’aider. Ils sont une de mes meilleures rencontres au Japon !

30 juillet : 小田原祭り

Une autre de mes meilleures rencontres, c’est celle avec des françaises ! Elodie, Violaine et aussi Suzon dont j’ai fait la connaissance récemment. Nous sommes allées ensemble à Odawara, une petite ville de la préfecture de Kanagawa, près de Hakone. Il y avait la fête d’été (matsuri, 夏祭り) de la ville au pied de son château. C’était une occasion de passer une journée loin de la capitale et de changer d’air.

Le temps n’était pas trop au rendez-vous. Il pleuvait un peu le midi quand nous sommes arrivées donc nous en avons profité pour visiter le château.

Les sculptures et les maquettes à l’intérieur était intéressantes. Mais comme Odawara est assez retiré de Tokyo, il y avait très peu d’anglais. Difficile de comprendre l’histoire. Par contre j’ai découvert le classement des plus hauts châteaux du Japon. Et savez-vous lequel est le plus haut ? C’est lui ! Je l’ai vu !

Vous le (re)connaissez ? C’est le château d’Osaka !

Après la visite, la fête battait son pleins avec des spectacles de Taiji et de Taiko et les stands de nourriture nous laissait l’embarras du choix pour le déjeuner. Finalement j’ai pris du karaage et j’ai testé le Hiroshima Yaki (le okonomiyaki de Hiroshima), plus un melon ice cream pour le dessert !

Vers 16h nous sommes allées dans la rue pour regarder plusieurs groupes défiler et porter les mikoshi. Et vers la fin de la journée, les lanternes se sont allumées.

C’était une journée bien crevante mais sympa !

Le reste du mois de juillet, j’ai aussi enchaîné les fêtes dans les différentes branches de mon école, pour célébrer la fête nationale française et la fête nationale belge. C’était du bon temps passé avec les collègues et avec nos étudiants en plus d’en rencontrer des nouveaux… Sans oublier les photos wtf qui circulent sur le Instagram de l’école haha. On ne s’appelle pas Ecole Sympa pour rien !


♫ Un article = Une chanson ► BLACKPINK – 붐바야 (BOOMBAYAH)

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► Dance & fireworks : Kimi s’amuse à Tokyo #3

Comme d’habitude, petit retour sur la suite et fin de mes activités du mois de juillet !

23 juillet 2015 : Kagurazaka Matsuri Festival

Du 22 au 25 juillet, se tenait le Kagurazaka Matsuri Festival, dit aussi Kagurazaka Lantern Plant Market avec son Awa-odori Dance. Pendant les festivités, on effectue un bond en arrière en revivant l’ambiance du vieux Tokyo. Le long de Kagurazaka-dori où se situe le temple Bishamonten Zenkoku-ji, des volontaires, parfois vêtus de yukata, vous proposent nourriture et boissons diverses, ainsi que des stands d’Hozuki.

Adresse : 5-36 Kagurazaka, Shinjuku-ku, Tokyo 162-0825
Accès : Iidabashi Station (JR Chuo Sobu Line) sortie ouest
Iidabashi Station (Namboku Line, Oedo Line, Tozai Line, Yurakucho Line) sortie B3
Ushigomekagurazaka Station (Oedo Line) sortie A3
Kagurazaka Station (Tozai Line)

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Je me suis rendue à ce matsuri vraiment à l’heure où c’était censé débuter (vers 17h), je suis même arrivée trop tôt car les volontaires finissaient de préparer leur stand. Mais une fois les festivités débutées, la foule n’a pas tardé à bonder les rues et le temple. Vraiment du monde partout si bien qu’il en devient difficile de circuler et d’accéder aux stands pour manger. Dans mon périple j’aurais goûté ces deux choses délicieuses dont j’ai oublié le nom hahah.

Malheureusement, comme j’avais mes cours de japonais à Shinjuku, j’ai du quitter le festival tôt et je n’aurais pas pu voir la performance de Awa-odori. Une prochaine fois !

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25 juillet 2015 : Sumida fireworks festival 

Ce samedi très chaud et ensoleillé, mes amies de la guest house et moi avons sorties nos yukata pour le Sumida fireworks festival qui a lieu aux alentours de Asakusa. Une japonaise m’a aidée à revêtir mon yukata et Haru-chan a voulu en plus me maquiller (elle a sortie tout son attirail make-up, je crois que j’en possède même pas le tiers xD).

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Puis vers 15h, j’ai d’abord retrouvé Hiromi-chan avec qui j’ai passé un peu de temps au frais dans un café avant de rejoindre Marine et ses amis près du pont Azuma.

Le Sumida fireworks festival est particulier : deux feux d’artifices sont tirés en même temps à deux points différents de la rivière Sumida, non loin des ponts Komagata et Kototoi. Pour le voir, on est allé vers Asakusa, au pont Azuma. Je me réjouissais de voir ces feux d’artifices mais comment dire, laissez-moi vous expliquer comment c’était organisé : déjà, comme c’est en pleine ville avec pleins de super hauts buildings, on ne peut pas s’asseoir pour admirer les feux d’artifices ! On ne peut donc voir le spectacle qu’en passant sur le pont. Et quand y a tout Tokyo qui se ramène, ça fait du monde, du monde et du monde partout !! Les rues sont bloquées, et même certaines stations de métro. Encadrés par la police, plusieurs groupes de personnes passaient donc sur le pont pour s’arrêter 10 secondes, regarder les feux d’artifices et partir. Le premier feu d’artifice avait commencé, on était même pas sur le pont xD. Mais au final on a bien gérés car on aura pu voir les deux en même temps quand nous sommes passés.

Il était ensuite encore possible d’en voir un bout depuis les rues voisines, mais tous les immeubles immenses gâchaient le paysage TT. Pour se consoler, heureusement il y avait la Tokyo Sky Tree illuminée de belles couleurs vertes et bleues~!

Un peu traumatisant comme expérience, surtout si on aime pas la foule ! Mais les feux d’artifices au Japon sont tellement impressionnants que ça attire toujours une forte population ! D’ailleurs, je dois dire, moi qui adore ça, je ne regrette finalement pas d’avoir été à ce festival. Les feux d’artifices durent longtemps (environ une heure, ça change de nos 15 minutes en France xD) et sont vraiment beaux ! Il y en a tellement en été aussi que vous pouvez être sûrs de pouvoir au moins en voir un.

29 juillet 2015 : Bon-Odori festival au temple Tsukiji

Avec Mai-chan, je suis aussi allée au Bon-Odori festival du temple Tsukiji qui se tenait du 29 juillet au 1er août. Tout d’abord, le Bon ou O-Bon, c’est quoi ?

O-Bon (お盆) ou simplement Bon (盆, sans le préfixe honorifique) est une coutume bouddhiste japonaise honorant les esprits des ancêtres. Celle-ci existe depuis plus de 500 ans et fut importé de Chine où elle est appelée fête des fantômes. A l’origine, le O-Bon dure trois jours, mais les dates exactes varient selon les régions.
Au fil des ans, cette fête religieuse s’est transformée en réunion de famille durant laquelle les gens des grandes villes retournent à leur ville natale et s’occupent des tombes de leurs ancêtres. Les jours du O-Bon ne sont pas considérés comme fériés mais de nombreux Japonais prennent des jours de vacances et certaines entreprises ferment.

Un festival de danse, le Bon-Odori, est traditionnellement donné pendant cette période, voire même durant tout l’été désormais. Originellement le Bon-Odori était une danse folklorique destinée à réconforter les esprits des défunts. Le style de cette danse varie d’une région à l’autre. Les différentes préfectures ont souvent des danses particulières du Bon-Odori et leur musique propre allant avec. Le plus souvent la danse a lieu dans un temple, sur les rives d’une rivière ou de la mer, ou dans un lieu public quelconque. Les gens forment généralement une ronde autour d’un petit bâtiment de bois nommé yagura où des musiciens jouent du Taiko pour donner le rythme.

Source : Wikipedia

Le Bon-Odori festival de Tsukiji a lieu au pied du temple sur une grand place, où sont aussi implantés plusieurs stands de nourriture et de boissons. Il y a également des tables pour que les personnes s’installent pour admirer la danse tout en mangeant.

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Adresse : 3-15-1 Tsukiji, Chuo-ku, Tokyo 104-8435
Accès : Tsukiji Station (Hibiya Line) sortie 1
Tsukijishijo Station (Oedo Line) sortie A1
Higashi-Ginza (Asakusa Line) sortie 5

Il y avait énormément de monde quand nous y sommes allées, en particulier du côté de la nourriture haha. Des personnes habillées en yukata dansaient autour du yagura, parfois des personnes en civils se joignaient à la danse, ainsi que des enfants. Les japonais sont vraiment attachés à leur religion et leur croyance et j’apprécie l’existence de ces petites fêtes qui permettent de réunir toute cette population, dansant ensemble pour honorer les esprits des ancêtres pendant une performance de Taiko. Les musiques s’enchaînaient avec une danse différente à chaque fois. Il y a également eu une pause pendant laquelle un groupe de musiciens a effectué une performance de Taiko à la place de l’endroit où les gens dansaient. Il y avait plusieurs instruments et les musiciens s’échangeaient les places. La façon dont ils bougeaient tout en gardant le rythme… Wuah, j’étais admirative ! Ca m’a donné envie d’apprendre à en faire !

Avec Mai-chan on a pas mal regardé les gens danser puis vers la fin, nous nous sommes dit « Allons-y ! ». Du coup on a fait les deux dernières danses ! Oui, Kimi elle a dansé le O-Bon ! J’étais pas toujours dans le rythme mais j’ai eu une bonne sensei à côté de moi qui m’a bien montré les pas, une femme âgée habillée en yukata, qui montrait un peu à tout le monde comment faire. La série de pas reste la même, mais c’est aussi très facile de se tromper tellement les danses sont parfois toutes les mêmes. A la toute fin de la danse, nous nous sommes tous tournés vers le temple et nous nous sommes inclinés. Un festival de plus auquel j’ai adoré assister !

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♫ Un article = Une chanson ► Katy PerryFirework

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▶ Keep going on : Tanabata (七夕)

Le 7 juillet, non ce n’est pas le jour du Roi des Démons comme pourraient le croire les personnes qui ont trop lu ou regardé NANA, mais plutôt le jour de la fête du Tanabata (七夕) ! Avez-vous remarqué peu avant cette date des branches de bambous feuillues devant les habitations ou les magasins sur lesquelles sont accrochés des bouts de papiers avec des mots écrits dessus ? Ce n’est pas pour rien, c’est pour célébrer la fête du Tanabata !

Tanabata : une belle histoire

Tanabata (七夕, littéralement « la septième nuit ») est la célébration annuelle des étoiles japonaise, qui pioche son origine dans la fête des étoiles chinoise Qīxī. Tanabata, c’est avant tout une légende, une histoire touchante, celle d’Orihime (織姫/織女, étoile de Vega) et Hikoboshi (彦星, étoile d’Altaïr), également appelés le Bouvier et la Tisserande. Tous deux viennent de deux mondes différents, ils sont très amoureux mais leur amour les empêche de remplir leurs propres tâches dans leur monde respectif. C’est pourquoi Dieu les a séparés par la Voie Lactée (天の川, une rivière d’étoiles qui traverse le ciel). Mais l’amour des deux amants séparés est si fort et les pleurs incessants que seulement une fois par an, le septième jour du septième mois lunaire du calendrier luni-solaire, Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la Voie Lactée.

Tanabata : une charmante tradition

Habituellement, on célèbre dans certaines régions du Japon le Tanabata le 7 juillet, mais si on se fie au calendrier luni-solaire, le 7ème jour du 7ème mois tombe plus aux alentours du mois d’août que du mois de juillet. De ce fait, certaines régions célèbrent le Tanabata le 7 août.

La coutume veut que l’on élève des branches de bambou feuillues (笹の葉) dans les jardins et dans les rues, et que les personnes écrivent des poèmes, quelques mots ou des souhaits (お願い) sur des tanzaku (短冊, petite carte verticale utilisée à l’origine pour écrire des poèmes) ou des longues bandes de papier colorés qui sont nouées aux feuilles de bambou. Beaucoup de japonais profitent aussi de cette fête pour porter le yukata. On dit qu’Orihime et Hikoboshi feront que les vœux deviennent réalité. Après avoir été décoré, vers minuit ou le jour suivant l’arbre en bambou est jeté dans un fleuve ou brûlé pour que les vœux se réalisent.

La fête du Tanabata est célébrée depuis l’ère Edo avec des rituels shinto. De nos jours, on s’intéresse moins à ces rituels mais la coutume d’accrocher les vœux demeure dans des temples, parcs ou encore les rues commerçantes. A Tokyo, il y a par exemple celle du temple Zojoji (増上寺), où pas moins de 3700 lanternes sont posées au sol, symbolisant la voie lactée. Dans la rue commerçante du quartier d’Asagaya (阿佐谷商店街), on retrouve pendant 5 jours des décorations réalisées par les propriétaires des magasins et des stands de nourritures et boissons. Ceci dit, l’une des plus célèbres fêtes du Tanabata reste sans doute le festival du Tanabata de Sendai (仙台七夕) qui se déroule du 6 au 8 août.

Célébration du Tanabata : Kimi témoigne 

La première fois que j’ai entendu parler du Tanabata, c’était en lisant le manga NANA (eh oui tout a commencé avec ça, j’ai des super références). J’avais vraiment envie de voir à quoi ressemblait cette fête en réalité. Grâce à la guest house où je travaille, j’ai appris qu’une fête du Tanabata se tiendrait justement ce 7 juillet au temple Zojoji. J’ai donc proposé à mes amies japonaises d’y aller. Cette fête était aussi l’occasion pour moi de porter mon yukata.

Je n’ai pas trouvé de meilleurs endroits que les toilettes, désolée !

Nous nous sommes donc rendues au temple Zojoji, pour le Tanabata Festival aux alentours de 19 heures. Pour y aller, emprunter les lignes Asakusa ou Oedo jusqu’à la station Diamon (sortie A6) ou la ligne Mita, station Shiba-Koen (sortie A4). Pour infos, à 19 heures il fait déjà nuit au Japon. Donc en arrivant, on a pu voir toutes les bougies éclairant l’enceinte du temple Zojoji avec en arrière plan la Tokyo Tower illuminée.

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Comme le veut la tradition, nous avons écrit nos vœux sur un tanzaku avant de les accrocher à une branche de bambou.

Pour terminer la soirée, nous sommes allées manger près du temple, dans un restaurant de sushis. Des sushis en tout genre (des makis et nigirizuhis au saumon, thon, crevette, omelette, tous avec du wasabi dedans), des tempuras et d’autres spécialités que je connaissais pas, comme les boulettes aux crevettes et du tofu frit et mariné au miso. Voilà tout ce qu’on s’est mis sous la dent !  美味しかった♡ !

J’ai été très contente de ce 7 juillet et de cette fête du Tanabata passée avec mes amies. Encore merci à elles ^w^.

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♫ Un article = Une chanson ► Anna Tsuchiya inspi’ NANALucy