1

▶ Find You : Kimi no Nikki (juillet 2020)

Pluie est le mot qui pourrait résumer ce mois de juillet en partie… Quasiment tout le mois entier a vu passer plusieurs épisodes pluvieux à n’en plus finir. Des weekends, des semaines de pluie incessante. Rien de pire pour rendre les journées tristes et déprimantes et gâcher une partie des voyages. Ces intempéries ont été parfois dévastatrices dans certaines régions du pays, provoquant inondations et glissements de terrain. Une saison des pluies bien longue et violente… Et donc un mois relativement peu passionnant. 🌧️

※ Les événements du mois 🎊

• Tanabata (七夕🎋🌌)

Comme tous les ans, la fête du Tanabata (七夕) revient le 7 juillet. C’est l’occasion de pouvoir faire un vœu (お願い) écrit sur un tanzaku (短冊) puis accroché sur une branche de bambou feuillue (笹の葉). Les amants séparés mais très amoureux Orihime et Hikoboshi se donnent rendez-vous sur la voie lactée (天の川) et qui sait, peut-être que grâce à eux, votre vœu deviendra réalité ?

Si cette année, en raison du Coronavirus, la plupart des festivals ont été annulés, à Hirakata, au parc Yamadaike (山田池公園), les visiteurs ont pu venir y écrire leurs vœux pendant une semaine. Chaque jour, les 15 premières personnes ont pu en plus repartir avec une branche de bambou feuillue. Une occasion de célébrer en plus la fête chez soi avec une petite décoration.

Pour tout savoir sur la fête du Tanabata, rendez-vous sur cet article [文化&伝統・Culture & Traditions] !

• Ochugen (御中元)

Si en Occident on s’offre des cadeaux à Noël ou pour les anniversaires, ce n’est pas spécialement le cas au Japon ! Pour les cadeaux, on va en offrir à d’autres périodes. Dans la société japonaise, on connait deux saisons réservées spécialement à la remise traditionnelle de cadeaux dans la société japonaise : Oseibo (御歳暮), cadeau offert en fin d’année et Ochugen (御中元), offert en été pendant Obon (お盆).

Ochugen est le cadeau offert pendant la première quinzaine du mois de juillet tandis. A l’approche de cette période, il est possible de voir ces cadeaux disposés sur des supports spéciaux dans les supermarchés et les magasins. On les offre généralement pour exprimer sa gratitude envers une personne à qui on est redevable : enseignant, patron, parents, entre entreprise partenaires… On peut aussi en remettre aux amis.

Pendant Ochugen, les gens offrent donc des cadeaux pour exprimer leur reconnaissance, mais aussi pour célébrer l’été. Ils sont généralement offerts entre le 1er et le 15 juillet, le 15 étant le jour de la pleine lune selon l’ancien calendrier lunaire. Ils sont emballés dans du papier appelé kakegami (掛け紙) avec un arc rouge et blanc en papier torsadé. La combinaison de couleurs blanches et rouges est considérée comme le symbole de la fête au Japon.

Le contenu constitue généralement des somen, des nouilles consommées froides pour surmonter les fortes chaleurs de l’été japonais. Puis, il y a les fruits de saison ! Et certaines préfectures possèdent leur fruit phare pour satisfaire les Japonais pendant Ochugen : Shirokko, la belle pêche de couleur blanc laiteux de la préfecture de Yamanashi, Satonishiki, les cerises japonaises très sucrées en forme de gemme de la préfecture de Yamagata, le melon d’Hokkaido ou de la préfecture de Shizuoka. Enfin, on offre aussi des canettes de jus ou d’autres boissons, ou encore des bonbons ou des pâtisseries traditionnelles.

Cette coutume consistant à choisir un cadeau spécial en guise de reconnaissance a commencé à l’époque Edo et se poursuit encore aujourd’hui. Même avec les temps changeants, c’est toujours une pratique chère aux Japonais pour montrer sa gratitude. Dans l’exemple des entreprises, le Ochugen destiné au patron est offert par l’ensemble des employés ayant chacun mis une somme d’argent.

※ Les sorties et excursions du mois 🏞 🏙

• Leçon de Taichi au parc Yamadaike (山田池公園での太極拳レッスン)

Le taichi (太極拳, Taikyokuken en japonais) est un art martial chinois dit « interne » souvent réduit à une gymnastique de santé. Il peut aussi comporter une dimension spirituelle. Il a pour objet le travail de l’énergie appelée « chi ».

© Amazon

Au parc Yamadaike, on peut s’essayer à cet art martial le dimanche matin de 10h00 à 11h20 deux fois par mois pour 800 ¥ la leçon ! Pour connaitre les dates exactes, se référer au calendrier du parc sur le lien suivant : Yamadaike Park Event Calendar.

© Yamadaike Park

Pour participer à une leçon, se présenter au centre du parc (ouvert tous les jours de 9h30 à 19h30) et demander à s’inscrire pour une leçon. Il est possible de s’inscrire le jour-même directement sur place ou par téléphone. Le participant remplit un formulaire où il renseigne son nom, numéro de téléphone, lieu de résidence, moyen de transport et la date de la leçon souhaitée avant d’effectuer le paiement. Le jour de la leçon, les participants patientent dans le centre jusqu’à l’arrivée du professeur avant de se rendre dans le lieu choisi pour la leçon. Les leçons se déroulent le plus souvent à l’extérieur, au niveau des observatoires ou aires de repos du parc. Le choix revient au professeur selon les conditions météo. En cas de pluie, les leçons se déroulent en intérieur.

Le taichi, c’est un peu comme de la danse du point de vue d’un(e) débutant(e). Sur fond musical relaxant et apaisant, le cours débute par un échauffement de 15 minutes consistant à suivre les pas du professeur et répéter les mêmes gestes. Il explique ensuite en quoi consiste cet art et les points sur lesquels il souhaite travailler. On retient trois points importants dans le taichi :

1 – le relâchement : pour garantir la fluidité des mouvements et leur coordination
2 – la vitesse : effectuer les pas lentement et en douceur, pas de geste brusque
3 – la force pengjing : force interne consistant à relier chaque partie du corps en restant relaxé

La position des jambes, le regard (droit devant soi), l’orientation des parties du corps, la hauteur de levée des bras sont aussi très importants !

Un peu comme en danse, on répète l’enchaînement étape par étape avec le professeur, puis sous sa supervision du professeur qui ensuite récapitule les points positifs et les points à améliorer. Le cours termine par le grand enchaînement en suivant le professeur.

Art martial très complexe par ses origines encore mal connues et ses nombreux styles, il n’en reste pas moins accessible à tout novice souhaitant développer sa force interne.

Leçon de Taichi (太極拳レッスン)
Jours et heures : dimanche, deux fois par mois de 10h00 à 11h20
Lieu : Yamadaike Park
Adresse : 1-1 Yamadaike Kouen, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市山田池公園1−1)
Accès : Fujisaka Station (JR Line) sortie nord
Site internet : http://yamadaike.osaka-park.or.jp/eventpage
Tarif : 800 ¥ la leçon

※ Les restau et cafés du mois 🍴☕

• Senmaida Rest House (千枚田レストハウス)

Lieu décontracté et idéal pour les familles et voyageurs en visite de Shiroyone Senmaida Rice Terraces (白米千枚田), cette échoppe de la Michi no Eki Senmaida Pocket Park (道の駅千枚田ポケットパーク) propose de nombreux produits locaux à proximité des rizières.

Dans la partie restaurant, on peut s’installer à table ou en terrasse et profiter des petits plats phares à petits prix comme les soba ou udon au bouillon de poisson (あごだしうどん&そば), le kakashi (かかし, épouvantail en japonais), une brochette frite d’œuf de caille et de saucisse ayant ainsi la même forme qu’un épouvantail, sans oublier les onigiris (おにぎり, boulettes de riz) préparés à partir du riz cultivé dans les rizières de Shiroyone Senmaida !

En été, les glaces aux saveurs variées, en cône ou bien en pot avec des morceaux d’egara manju (えがら饅頭, spécialité de la ville de Wajima) ou de pâte de haricots rouges (あずき) sont aussi bien rafraîchissantes. Pour faire le pleins d’énergie avant d’arpenter les rizières ou pour un petit remontant après la balade, c’est l’endroit parfait dans un cadre convivial et tranquille.

Senmaida Rest House (千枚田レストハウス)
Adresse : 99-5 Habu, Shiroyonemachi, Wajima, Ishikawa (石川県輪島市白米町ハ部99−5)
Accès : Shiroyone senmaida Bus Stop (Machino Line)
Site internet : https://senmaida-monogatari.com/restaurant

• Michi no Eki Parc Nishiyama (道の駅 西山公園)

Sur la route, pendant un voyage en voiture et pas vraiment d’idées pour le déjeuner et surtout pas envie de perdre trop de temps. Optez pour les Michi no Eki (道の駅). Il y a dans la plupart de ces aires de repos japonaises des boutiques de souvenirs et des cafétéria proposant des produits et plats locaux typiques de la région que vous visitez. Ça donne toujours un aperçu de ce qui vous attend si vous faites du tourisme par la suite.

On a eu l’occasion de s’arrêter dans celle du parc Nishiyama (西山公園) à Sabae (鯖江) dans la préfecture de Fukui (福井県), pour un déjeuner express et pas cher. Le tourisme sera pour la prochaine fois.

La commande est rapide et simple ! On choisit son plat au distributeur, on remet le ticket au comptoir, on paye et on attend que notre numéro soit appelé.

Dans cette Michi no Eki, le plat de marque est le burger à l’aubergine (ナスバーガー), plus healthy qu’un cheeseburger ou un burger classique ! Le sauce katsudon (ソースカツ丼), typique dans la ville de Fukui, est aussi recommandé.

Service rapide et de la cuisine correcte pour des prix relativement raisonnables. Compter en moyenne 650 ¥ un plat. Manger dans une Michi no Eki est un bon plan pour un gain de temps et d’argent.

Michi no Eki Parc Nishiyama Coin Nourriture et Boisson (道の駅 西山公園 飲食コーナー)
Adresse : 3-9 Sakuramachi, Sabae, Fukui (福井県鯖江市桜町3丁目9)
Accès : Nishi Sabae Station (Fukui Tetsudo Line), Sabae Station (JR Lines)
Site internet : http://www.nishiyama-park.jp/author/kazuo/

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• Reprise du tennis 🎾🥰

Après un cours d’essai convaincant en juin, je me suis inscrite dans une école de tennis tout près de la maison. À force de passer devant, il était temps que je me renseigne sur les leçons et les prix. Le premier cours m’a fait un bien fou, je ne me sentais pas si fatiguée malgré les efforts, au contraire, j’étais encore plus en forme et ressourcée.

En rejoignant un club, je peux à nouveau travailler la technique, ce dont j’avais bien besoin ! Et aussi bien me défouler après une semaine de boulot.

Je ne me suis pas vraiment fait de nouveaux amis (bien sûr je ne viens pas pour ça mais c’est toujours mieux de jouer en compagnie de personnes avec qui on a pu sympathiser), mais je m’amuse bien pendant la leçon et ressort de bonne humeur et ressourcée. C’est encore un peu difficile de comprendre les explications de mon coach mais chaque leçon est structurée de la même façon donc je ne me sens pas trop perdue. Désormais j’attends chaque samedi avec impatience 🥰 !


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSION – Find You

2

► Spring Days : Kimi no Nikki (avril 2018)

En avril, ne te découvre pas d’un fil ! C’est le cas de le dire ! Les fleurs de cerisiers sont tombées pour laisser place aux journées ensoleillées ☀, mais avec des températures entre 25 et… 15 degrés. Et parfois encore un peu de pluie ☔. Avec tant de différences, c’est le bon plan pour encore chopper la grippe pendant cette saison !

Avril a été un mois très chargé ! J’ai eu la visite de la famille, donc je l’ai emmenée faire beaucoup d’activités et de sorties à Tokyo : Todoroki Valley (等々力渓谷), Yokohama (横浜), les jardins de Rikugien (六義園), Odaiba (お台場), le parc Yoyogi (代々木公園) et Meiji Jingu (明治神宮)…

Je suis aussi allée pour la première fois au temple de Kuhombutsu Joshin-ji (九品仏浄真寺), le temple des 9 Bouddha. Ce large temple abrite 9 statues géantes de Bouddha. C’est grand et reposant. Il n’est pas très connu des touristes et pourtant il vaut le coup ! En automne, les koyo rendent les lieux encore plus magnifiques à voir !

Kuhombutsu Joshin-ji (九品仏浄真寺)
Adresse : 7-41-3 Okusawa, Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区奥沢7−41−3)
Accès : Kuhombutsu Station (Tokyu Oimachi Line)

J’ai aussi rendu visite à une personne que je n’avais pas vu depuis longtemps : mon ancien patron, celui de mon premier baito. Je suis allée à l’Izakaya dans lequel j’ai travaillé pendant un an. Il est petit, ce n’est pas le plus connu, il n’est pas dans le quartier le plus populaire, mais j’adore y manger et y boire ! Il y a une grande variété de saké et de whisky, yakitori (焼き鳥), salade (サラダ), sashimi (刺身), kushiage (串揚げ)… Un jour, si vous passez par Ichigaya, faites-y un petit tour !

Kessen Zenya (決戦前夜)
Adresse : 4-8-35 Kudan Minami, Chiyoda-ku, Tokyo (東京都千代田区九段南4丁目8−35)
Accès : Ichigaya Station (JR Chuo Line, Yurakucho Line, Namboku Line, Chiyoda Line), sortie A3

Pas seulement Tokyo, j’ai voyagé dans le Kansai (Osaka 大阪, Kyoto 京都, Nara 奈良 et Kobe 神戸) et j’ai passé une nuit au Panda Village (パンダヴィレッジ 🐼❤) !
On a fait un petit circuit : Osaka, Nara, Kyoto et Kobe. Pour les transports, j’ai opté comme souvent pour le bus Willer de nuit mais cette fois, j’ai choisi un de leurs nouveaux bus (Cocoon bus), un peu plus cher (9600 ¥), mais bus de luxe quoi ! Chacun son siège qu’on peut allonger quasiment à l’horizontal, un plateau pour poser ses affaires, une mini-télé avec de la musique et des films, un miroir, une couverture, une prise électrique… Bref tout le confort pour passer une bonne nuit dans le bus ! On a aussi voyagé en train Limited Express (特急) et en Shinkansen (新幹線🚄), qui ont l’avantage d’être rapide et confortable même si le prix n’est pas toujours donné 😅.

De retour à Tokyo, nous sommes allés à Kamakura (鎌倉) avec Eiko. J’ai visité pour la première fois le temple Hokokuji (報国寺) avec le petit jardin de bambou (la version mini de la forêt d’Arashiyama) et fait les magasins dans la rue Komachi (小町通り).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sans oublier les bonnes soirées avec les amis et mes étudiants. Eiko nous a offert un diner familial et un accueil chaleureux.

Avec, mes étudiants et ma team de choc, nous avons fait des Nomikai mémorables ! Notamment, la soirée avec ma classe de champions et mes collègues ou dirais-je plutôt, mes amis. Je crois que c’était ma meilleure soirée ici. Ces moments où on rigole comme des cons, où on fait des photos débiles (qui resteront privées bien sûr), où on discute de tout sans se prendre la tête… Ça me manquait tellement ! Grâce à eux, je suis toujours là. ありがとう皆❤🐼

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Pour passer de bons Nomikai à un prix correct, je vous recommande donc quatre Izakaya sympa :). Il y a un petit côté traditionnel avec des tatamis, on peut manger divers plats japonais et boire du bon saké :D. Avec un budget d’environ 3500 ¥ par personne.

En (えん)
Adresse : Myrich Building, 1-10-4 Jiyugaoka, Meguro-ku Tokyo (東京都目黒区自由が丘1−10−4 マイリッチビル)
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line) sortie nord
Site Internethttp://wasyoku-en.com

Tori Yoshi (鳥良)
Adresse : 2-10-8 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区自由が丘2-10-8)
Accès : Jiyugaoka Station (Tokyu Toyoko Line, Tokyu Oimachi Line) sortie centrale

Hashidaya (はし田屋)
Adresse : 1-15-8 Kami Meguro, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区上目黒1-15-8)
Accès : Naka-Meguro Station (Tokyu Toyoko Line, Hibiya Line) sortie principale

Hanbey (半兵ヱ ハンベエ)
Adresse : 1-6-8 Dogenzaka, Shibuya-ku, Tokyo(東京都渋谷区道玄坂1丁目6−8)
Accès : Shibuya Station (JR Line, Ginza Line, Hanzomon Line, Fukutoshin Line, Keio Inokashira Line) sorties 6 ou 8
Site internet : http://www.hanbey.com

Pour sortir un peu du style japonais et manger un peu de cuisine occidentale, j’ai testé un restaurant / café de pancakes hawaiiens !

Les assiettes, salées ou sucrées, sont assez grandes (et le prix aussi du coup 😅). Mais elles sont plutot bonnes. C’est bien d’aller là si vous avez envie d’un bon dessert bien copieux. Niveau boisson, j’ai vu plus original. Des boissons simples et basiques. Les serveuses portent des jupes à fleurs qui rappellent Hawaii mais je n’ai pas trouvé le service très efficace. Trop de temps d’attente car trop long de préparer une table, hum…

Hawaiian Pancake Factory Shinjuku MyLord (ハワイアンパンケーキファクトリー新宿ミロード店)
Adresse : Odakyu Shinjuku MyLord M2F, 1-1-3 Nishi-Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo (東京都新宿区西新宿1-1-3 小田急新宿ミロードM2F)
Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud
Site Internethttp://www.giraud.co.jp

Maintenant que le printemps est officiellement là, la saison des pique-niques commence ! J’avais toujours pensé à faire un pique-nique près de la rivière Tama. Ça s’est finalement fait un dimanche midi/aprem ensoleillé et assez chaud (on est monté jusqu’à 30° 😨).

On s’est posé au parc Hyogojima de Futako-tamagawa (二子玉川 兵庫島公園). Chacun a ramené nourriture et boisson. C’était un temps agréable avec une vue sympa sur la rivière. On avait l’impression d’être en vacances !

« We could be immortals »
Toujours aussi bon sur scène ! J’ai été voir Fall Out Boy en concert au Nippon Budokan.

Je les ai découvert étant adolescente, je suis partie pour le Japon en les écoutant dans l’avion, et j’ai réussi à les voir deux fois à Tokyo malgré mon emploi du temps chargé ! Bref ce concert tombait bien j’avais besoin de calmer mes nerfs du boulot 😂 et me défouler un peu… beaucoup, comme à l’époque de mes concerts à Paris. Eh oui en plus j’étais en fosse, dans le bloc des plus fous ! Si bien que le staff a du renforcer la sécurité en ajoutant des barrières supplémentaires (ils pensaient vraiment que de simples cordes pour délimiter la zone allaient suffire ?! 😂). Ambiance excellente, set list parfaite, animations splendides et mise en scène efficace ! J’ai passé un super concert 🎶 Ça me manque tellement de ne plus en faire autant !

« Thanks for the memories ❤ »

Pour finir j’ai acheté un Daruma.
Qu’est-ce que c’est ?

Les daruma sont des figurines creuses, de forme arrondie, sans bras ni jambes. Elles sont le plus souvent rouges, mais parfois jaunes, vertes, violettes et blanches. Le visage de la figurine est moustachu et barbu, les yeux sont blancs, sans iris.

On peut se procurer les daruma dans les temples bouddhistes ou à proximité. Les prix varient de 1 000 yens pour les plus petites, qui avoisinent 15 cm de hauteur, à plus de 10 000 yens pour les plus grandes d’environ 60 cm de hauteur. On possède généralement un seul daruma entamé à la fois.

On utilise de l’encre noire pour dessiner la pupille circulaire du premier œil en se formulant mentalement le vœu. Jusqu’à ce que le vœu se réalise, on entrepose le daruma en hauteur dans sa maison. Si le souhait se réalise, on dessine alors la seconde pupille, et on écrit la façon dont le vœu a été réalisé. Ceci apporte, au-delà des superstitions, l’avantage d’apporter une réflexion sur la façon d’accomplir ce qui est désiré. Si le vœu ne se réalise pas, et que le daruma a été acheté dans un temple (il porte alors le sceau du temple), son propriétaire peut l’y renvoyer pour qu’il y soit brûlé. La plupart des temples refuseront de brûler des figurines qu’ils n’ont pas confectionnées. Le rituel de destruction par le feu, qui a généralement lieu à la fin de l’année, indique aux dieux que l’on n’a pas renoncé à son souhait mais que l’on cherchera d’autres moyens pour qu’il se réalise.

Source : Wikipedia

Cette année, je ne suis pas partie sur de bonnes bases et beaucoup de choses m’ont déçue, bouleversée, attristée. De même, je ne suis pas satisfaite de moi-même. Je ne veux plus faire d’erreurs stupides et sombrer au moindre faux pas. Ce Daruma, auquel j’ai dessiné une première pupille est là pour me rappeler qu’il y a toujours du bon quelque part et des personnes pour me soutenir, que même en galérant on peut y arriver. Je veux croire encore en mon avenir et continuer à me battre pour l’atteindre, être plus forte pour enfin grandir et ne plus craindre quoi que ce soit. Je vais continuer à faire des efforts pour réaliser tout ça et pouvoir avec fierté dessiner la deuxième pupille de mon Daruma.


♫ Un article = Une chanson ► BTS – 봄날 (Spring Day)

1

► I can be a HERO : Le Nouvel An 2018 de Kimi au Japon

Bonne année 2018 ! 明けましておめでとう🎍✨!

2017 s’annonçait plutôt mauvaise mais a été finalement une bonne année. Les six derniers mois ont été intenses mais avec beaucoup de bonheur grâce à ma team de choc et mes étudiants. Moins de voyages qu’en 2016, je ne suis allée qu’en Corée mais j’ai accompli l’ascension du Mont Fuji et ai continué à découvrir le Japon qui me surprend encore aujourd’hui :D. Je souhaite que 2018 soit aussi bien !

Pleins de bonnes choses pour vous également pour cette nouvelle année ! Le bonheur, la santé, sans oublier de faire de vos rêves les plus fous une réalité !

Après le Toshi-koshi soba (年越し蕎麦), « soba du passage à l’année suivante » pour s’assurer longévité, santé et énergie, j’ai commencé mon année dans la préfecture d’Ibaraki (茨城県), à Naka Minato (那珂湊). Je suis allée, vêtue du Happi (法被, vêtement traditionnel porté pendant divers événements et fêtes), aux sanctaires Tsu (津神社) et Tenmangu (天満宮) pour prier, écrire mon vœu, boire du saké et manger du chanko nabe près du feu.

J’ai admiré le premier lever du soleil de cette année, appelé hatsuhinode (初日の出) depuis la plage Hiraiso (平磯海水浴場). Un spectacle grandiose !

Enfin, pour rester dans la tradition japonaise, j’ai dégusté l’Osechi (御節料理) !

L’Osechi, qu’est-ce que c’est exactement ?
C’est le repas traditionnel du Nouvel An japonais, composé de mets ayant chacun une signification en rapport avec le Nouvel An !

À son origine, l’Osechi était constitué de légumes bouillis dans de la sauce soja, du sucre ou du mirin. Au fil du temps, les types de plats ont évolué et le nombre de plats composant l’Osechi a grandi. Aujourd’hui, Osechi désigne n’importe quel plat préparé spécifiquement pour le Nouvel An et des plats de l’Occident (西洋お節 seiyō-osechi), comme chinois (中華風お節, chūkafū osechi), ont été adoptés. Traditionnellement préparés à la maison, l’Osechi est aussi vendu dans des department stores, des boutiques spécialisées ou des konbini. Il est servi dans des boîtes spécifiques appelées jūbako (重箱).

En général, durant les trois premiers jours de la nouvelle année, il est interdit d’utiliser l’âtre et de cuisiner. Les plats de l’Osechi sont donc souvent préparés à l’approche du Nouvel An. Ce qui peut représenter une grosse charge de travail pour les familles nombreuses !

​Mon Osechi de 2018 contenait entre autres :​
– ‎Kazunoko (数の子) : des œufs d’hareng. Kazu signifie « nombre » et ko « enfant ». Ils symbolisent le désir d’avoir de nombreux enfants pendant la nouvelle année.
– ‎Kuro-mame (黒豆) : ​haricots noirs. Mame signifie aussi « santé » et symbolise le vœu de bonne santé​ et de longévité​.
– ‎Kohaku-namasu (紅白なます) : légumes rouges et blancs fait de daikon (radis blanc japonais) et de carottes coupés en fines tranches et conservés dans du vinaigre au yuzu (citron japonais). C’est un met souvent consommé pendant diverses célébrations.​
​- ​Subasu (酢蓮​) : racine de lotus vinaigrée. En raison de ses nombreux trous, il symbolise des perspectives futures.​
​- ​Shakasa Shiitake​ (​陣笠椎茸​)​ : champignon.
Tadzuna kon’nyaku (手綱こんにゃく)​ : gelée pâteuse.
– ‎Konbumaki (昆布巻き) : algue roulée, associée au mot 喜ぶ (yorokobu, être joyeux).
– ‎Tazukuri (田作り) : sardines cuites dans la sauce soja. La traduction littérale de tazukuri est « fabricant de riz complet », car le poisson était utilisé pour fertiliser les rizières. Ce plat symbolise une récolte abondante.
– ‎​Datemaki (伊達巻き) : omelette sucrée mélangée avec de la pâte de poisson et des crevettes en purée. Cela symbolise le souhait de connaître de nombreux jours fastes (晴れの日, hare-no-hi).
– ‎Kamaboko (蒲鉾) : un gâteau de poisson grillé. Traditionnellement, des tranches de kamaboko blanches et rouges sont disposées en rang et en alternance pour former un motif original. Sa forme ressemble à celle du lever du soleil. Rouge signifie amulette, blanc signifie pureté. On dit que la couleur du rouge et du blanc est propice.
Kinpira ‎(金平) : tranches de légumes tels que carotte ou racine de lotus cuits à la poele avec du sucre et de la sauce soja.
‎Kuri Kinton (栗金団) : châtaigne et patate douce sucrée. Symbolise la chance.
‎Zoni (雑煮) : soupe de mochi dans un bouillon clair (dans l’est du Japon) ou un bouillon de miso (dans l’ouest).

L’Osechi, c’est très bon et on ne se sent pas gavé malgré la quantité de nourriture ! 🍱
​Et avant de commencer à manger, on trinque avec une petite coupe de saké, otoso (お屠蘇) !​

Sources : Wikipedia et Miki-chan 

Après le repas, on continue les traditions du Nouvel An avec la première visite au temple pour prier ​! Je suis allée au temple ​Gion ​(祇園寺) pour sonner la cloche (除夜の鐘 Joyanokane) et au ​sanctuaire ​Mito hachimangū (水戸八幡宮) pour tirer mon omikuji et manger des bons takoyaki et Ōban-yaki (​大判焼き).

​​Lors de la visite au temple pour la première prière de l’année (初詣 hatsumode), il est de coutume de tirer un omikuji (おみくじ, loterie sacrée) pour découvrir ce que nous réserve l’année ! Avez-vous une mauvaise, moyenne, bonne ou une excellente fortune ? Amour (恋愛), voyages (旅行), études (学業), santé (健康), travail (仕事), souhaits (願望), argent (金運), comment ça se passera ?

​Par exemple, d’après mon Omikuji, 2018 devrait rimer avec « succès » (躍) : je peux être active dans tous les domaines et je dois relever des défis avec ambition, rendre possible l’impossible. Si j’ai un grand rêve, je ne dois pas m’inquiéter des petites choses et juste aller de l’avant ! Ensuite, on me prédit une « excellente fortune » (運勢大吉) mais je dois quand même économiser ! Voyager, oui, mais le voyage sera meilleur si je le fais différemment de d’habitude. J’ai un grand rêve (je ne sais pas encore lequel haha). En travaillant avec enthousiasme, je pourrai gagner un meilleur revenu et plus de confiance ! Si j’essaye un nouveau sport, je serai en meilleure condition physique. En bref, c’est assez positif donc je garde mon Omikuji précieusement, tout comme la petite tortue dorée qui était avec, car elle permet de remplir le porte-monnaie apparemment ! Bon ben… on y croit !

À peine rentrée de Ibaraki, 英子さん m’a invitée à un Shinnenkai (新年会), un premier rassemblement entre amis pour manger et boire. Je me suis retrouvée dans un groupe d’amis qui se connaissaient depuis l’école, dans une ambiance conviviale, comme en famille. On a bu du saké et mangé divers plats, quelques mets du Osechi ainsi que des rouleaux de printemps (春巻き, harumaki), de la viande, du sashimi de buri (ブリ), de la quiche (oui, oui), de la pizza et pour le dessert du cheesecake…

Le Shinnenkai avait lieu dans une maison traditionnelle japonaise avec dans une des pièces un tokonoma (床の間) que l’on trouve justement dans ce genre de maison et où on expose divers objets d’art ou sacrés. Il y avait des daruma, des kagami mochi… On m’a un peu expliqué leur rôle et leur signification. C’était très intéressant, même si c’était assez difficile à comprendre !

​Les Shinnenkai ayant généralement lieu dans des restaurants ou Izakaya, après avoir bien bu, mangé et parlé, chacun rentre chez soi au bout de deux heures. Mais nous, ça a duré toute l’après-midi et on a clôturé par une partie de Bingo avec en lots des cadeaux que chacun avait ramené et caché dans des sacs de façon à créer un lucky bag (un cadeau surprise) ! Selon notre classement au Bingo, on avait plus de choix pour notre cadeau. J’ai tellement pas de chance à ces jeux que j’ai fini avant-dernière hahaha, mais j’ai eu un bon lucky bag en cadeau ! C’était la surprise en l’ouvrant après ! C’était amusant ! Un peu comme dans mes soirées en famille en France ^^ !

Ces jours sont passés vite mais ça m’a fait du bien. J’étais bien entourée pour ce Nouvel An et j’ai pu suivre les traditions du Japon comme j’avais espéré ! Je suis contente d’avoir vécu le Nouvel An à la japonaise !

Maintenant, on repart pour une nouvelle année. Je crois en mon Omikuji et j’espère vivre de belles choses encore au Japon 🙏.


♫ Un article = Une chanson ► MONSTA X – HERO

4

▶ Keep going on : Tanabata (七夕)

Le 7 juillet, non ce n’est pas le jour du Roi des Démons comme pourraient le croire les personnes qui ont trop lu ou regardé NANA, mais plutôt le jour de la fête du Tanabata (七夕) ! Avez-vous remarqué peu avant cette date des branches de bambous feuillues devant les habitations ou les magasins sur lesquelles sont accrochés des bouts de papiers avec des mots écrits dessus ? Ce n’est pas pour rien, c’est pour célébrer la fête du Tanabata !

Tanabata : une belle histoire

Tanabata (七夕, littéralement « la septième nuit ») est la célébration annuelle des étoiles japonaise, qui pioche son origine dans la fête des étoiles chinoise Qīxī. Tanabata, c’est avant tout une légende, une histoire touchante, celle d’Orihime (織姫/織女, étoile de Vega) et Hikoboshi (彦星, étoile d’Altaïr), également appelés le Bouvier et la Tisserande. Tous deux viennent de deux mondes différents, ils sont très amoureux mais leur amour les empêche de remplir leurs propres tâches dans leur monde respectif. C’est pourquoi Dieu les a séparés par la Voie Lactée (天の川, une rivière d’étoiles qui traverse le ciel). Mais l’amour des deux amants séparés est si fort et les pleurs incessants que seulement une fois par an, le septième jour du septième mois lunaire du calendrier luni-solaire, Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la Voie Lactée.

Tanabata : une charmante tradition

Habituellement, on célèbre dans certaines régions du Japon le Tanabata le 7 juillet, mais si on se fie au calendrier luni-solaire, le 7ème jour du 7ème mois tombe plus aux alentours du mois d’août que du mois de juillet. De ce fait, certaines régions célèbrent le Tanabata le 7 août.

La coutume veut que l’on élève des branches de bambou feuillues (笹の葉) dans les jardins et dans les rues, et que les personnes écrivent des poèmes, quelques mots ou des souhaits (お願い) sur des tanzaku (短冊, petite carte verticale utilisée à l’origine pour écrire des poèmes) ou des longues bandes de papier colorés qui sont nouées aux feuilles de bambou. Beaucoup de japonais profitent aussi de cette fête pour porter le yukata. On dit qu’Orihime et Hikoboshi feront que les vœux deviennent réalité. Après avoir été décoré, vers minuit ou le jour suivant l’arbre en bambou est jeté dans un fleuve ou brûlé pour que les vœux se réalisent.

La fête du Tanabata est célébrée depuis l’ère Edo avec des rituels shinto. De nos jours, on s’intéresse moins à ces rituels mais la coutume d’accrocher les vœux demeure dans des temples, parcs ou encore les rues commerçantes. A Tokyo, il y a par exemple celle du temple Zojoji (増上寺), où pas moins de 3700 lanternes sont posées au sol, symbolisant la voie lactée. Dans la rue commerçante du quartier d’Asagaya (阿佐谷商店街), on retrouve pendant 5 jours des décorations réalisées par les propriétaires des magasins et des stands de nourritures et boissons. Ceci dit, l’une des plus célèbres fêtes du Tanabata reste sans doute le festival du Tanabata de Sendai (仙台七夕) qui se déroule du 6 au 8 août.

Célébration du Tanabata : Kimi témoigne 

La première fois que j’ai entendu parler du Tanabata, c’était en lisant le manga NANA (eh oui tout a commencé avec ça, j’ai des super références). J’avais vraiment envie de voir à quoi ressemblait cette fête en réalité. Grâce à la guest house où je travaille, j’ai appris qu’une fête du Tanabata se tiendrait justement ce 7 juillet au temple Zojoji. J’ai donc proposé à mes amies japonaises d’y aller. Cette fête était aussi l’occasion pour moi de porter mon yukata.

Je n’ai pas trouvé de meilleurs endroits que les toilettes, désolée !

Nous nous sommes donc rendues au temple Zojoji, pour le Tanabata Festival aux alentours de 19 heures. Pour y aller, emprunter les lignes Asakusa ou Oedo jusqu’à la station Diamon (sortie A6) ou la ligne Mita, station Shiba-Koen (sortie A4). Pour infos, à 19 heures il fait déjà nuit au Japon. Donc en arrivant, on a pu voir toutes les bougies éclairant l’enceinte du temple Zojoji avec en arrière plan la Tokyo Tower illuminée.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Comme le veut la tradition, nous avons écrit nos vœux sur un tanzaku avant de les accrocher à une branche de bambou.

Pour terminer la soirée, nous sommes allées manger près du temple, dans un restaurant de sushis. Des sushis en tout genre (des makis et nigirizuhis au saumon, thon, crevette, omelette, tous avec du wasabi dedans), des tempuras et d’autres spécialités que je connaissais pas, comme les boulettes aux crevettes et du tofu frit et mariné au miso. Voilà tout ce qu’on s’est mis sous la dent !  美味しかった♡ !

J’ai été très contente de ce 7 juillet et de cette fête du Tanabata passée avec mes amies. Encore merci à elles ^w^.

(136) (134)


♫ Un article = Une chanson ► Anna Tsuchiya inspi’ NANALucy