À peine le mois de juillet commencé, chaleur et humidité se sont aussitôt montrés. Le voilà de retour, cet été infernale du pays du soleil levant ! Difficile à supporter aussi bien pour les Japonais que pour les étrangers, on ne peut plus résister au besoin d’allumer la climatisation tant les logements deviennent vite des saunas.
La saison des pluies se poursuit également jusqu’en milieu de mois au moins. Des journées ensoleillées qui tournent très vite en orages violents et en fortes averses. Une météo assez instable. Mais plus on se rapproche de la fin du mois, plus le soleil est présent. Si on ne peut pas profiter normalement des festivals et feux d’artifice, on se contente de la nature et l’atmosphère de l’été avec le chant des cigales, les bonnes glaces aux nombreuses saveurs, les boissons rafraîchissantes de l’été et le kakigōri (かき氷🍧).
À défaut de ne pas voir de beaux feux d’artifice à l’occasion des grands rassemblements (花火大会, hanabi daikai), nous on en fait à l’école 🏫🎇 ! Soit je n’ai pas le temps d’y assister, soit ils sont annulés à cause de la crise sanitaire. Et ça me manque, les feux d’artifice au Japon étant tellement beaux ! Mais pour me consoler un peu, à l’occasion d’un événement à l’école avec les enfants avant les vacances d’été, nous en avons fait dans la cour. Au Japon, c’est assez courant de faire des petits feux d’artifice chez soi pour célébrer l’été. C’est mieux que rien et on partage un petit moment convivial ensemble.
• Première injection du vaccin・ワクチン接種1回目 •
J’ai reçu ma première injection du vaccin contre le Coronavirus, celui produit par Pfizer. Grâce à mon travail j’ai pu d’obtenir un rendez-vous mi-juillet. En effet, travaillant dans une école maternelle et étant en contact quotidiennement avec les enfants, nous pouvons, en tant qu’enseignant et employé de crèche ou de garderie, recevoir en priorité le vaccin. Cela dans le but de garantir la protection des enfants face à la propagation du virus. J’étais plutôt contre recevoir le vaccin au début du fait du peu d’essais cliniques de réalisés mais souhaitant rentrer un peu en France en fin d’année, recevoir le vaccin devrait rendre cela possible et surtout plus facile niveau paperasse et préparation.
Je me suis faite vacciner à la clinique Matsuo (松尾内科医院) à Hirakata. Le médecin était désagréable et l’atmosphère dans la clinique morose. J’avais hâte d’en finir et heureusement c’est allé très vite ! Si bien que je n’ai pas sentie l’aiguille piquer ma peau. Pendant les 15 minutes d’attente, l’odeur dans l’hôpital m’ont un peu donné la nausée. En soirée les courbatures ont commencé à se faire sentir dans le bras. Le lendemain, dès que je levais le bras, j’avais mal. Mais la douleur restait supportable et diminuait petit à petit. Cela ne m’a pas empêché d’aller à la leçon de tennis du weekend.
Mais faut avouer que ceux du Lock Up passent mieux quand même !
Je crains cependant les effets secondaires de ma seconde injection tombant la veille de mon départ en vacances. Il paraît que chez les jeunes, le vaccin Pfizer provoque de la fièvre avec une forte sensation de fatigue. J’ai entendu aussi d’autres personnes que ce vaccin était en effet assez rude. Ce virus me cassant assez les burnes comme ça, je prie pour que cette seconde injection ne me gâche pas mes vacances. Déjà qu’on en a pas beaucoup au Japon…
• Summer Course・サマーコース •
Juillet, ça sent l’été et les vacances ! Le long weekend de 4 jours apporte un avant-goût et permet enfin un peu de repos. Les enfants sont en vacances depuis le 21 juillet, l’école est donc relativement calme. Mais il y a autant de boulot ! En effet, pendant une semaine, à l’académie d’anglais se tiennent les cours intensifs d’été (夏期集中講座) suivis d’un entretien avec les parents (個人懇談会). Une première pour moi !
Malgré le fait que je déteste de plus en plus travailler avec des Japonais, du moins ceux qui sont mes collègues, j’ai appris davantage de choses dans mon métier. C’est toujours aussi enrichissant autant du point de vue humain que professionnel.
Cette période estivale est un rythme différent mais que j’aime bien et ça change du travail habituel. Je travaille plus tôt et peux donc finir plus tôt et me détendre tranquillement en fin de journée. Ça fait du bien même si la semaine est relativement fatigante. J’enchaine les cours en matinée, des cours plus ludiques et plus fun qui ont tendance à vite fatiguer car j’y mets toute mon énergie et m’amuse énormément avec les enfants. Et l’après-midi est consacrée à la rencontre avec les parents, ce qui implique beaucoup de japonais ! Préparation à l’écrit, et communication orale, c’est beaucoup mine de rien ! J’ai beaucoup aimé échanger avec certaines mamans très gentilles et compréhensives et grâce à ces discussions, j’ai pu apprendre à mieux connaitre certains enfants et cela m’a permis de réfléchir à de nouvelles idées, de nouvelles façons d’enseigner pendant mes classes. Je voudrais vraiment qu’ils apprennent en s’amusant et en pensant que c’est facile. Et petit à petit, les inciter à utiliser l’anglais et mettre de côté le japonais dès qu’ils passent la porte de la salle de classe. Tout en restant moi-même, je veux leur permettre de grandir dans un environnement culturel différent du leur et d’avoir une plus grande ouverture d’esprit qui leur servira tout au long de leur jeunesse et ensuite de leur vie d’adultes. Je veux leur apprendre autant qu’eux m’apprennent inconsciemment beaucoup de choses.
• Les champignons c’est la vie !・キノピオは最高だ! •
Je me suis rendue tellement de fois à Universal Studios Japan depuis que j’ai mon pass annuel que j’ai quasiment testé tous les plats du Toad’s Cafe à Super Nintendo World 😂. J’aime bien l’ambiance du café bien qu’il fasse trop froid en été à cause de la climatisation (les Japonais sont des malades…) et si les prix sont élevés, on y mange très bien et la cuisine est vraiment bonne !
Mon coup de cœur revient étrangement aux spaghettis carbonara avec des épinards. Ça faisait tellement longtemps que je n’en avais pas mangé (je crois que je n’en ai jamais mangé au Japon) et celles du Toad’s Cafe étaient excellentes ! Original et bon rapport qualité-prix tout de même (on ne paie pas uniquement la cuisine mais aussi la déco et le service), je vous recommande d’y manger si vous allez à Universal Studios Japan !
Après avoir gardé fermé ses circuits et ses refuges aux alpinistes du monde entier en été 2020, le Mont Fuji (富士山) redevenait accessible jusqu’à son sommet début juillet pour sa période habituelle durant laquelle l’ascension est possible à travers quatre circuits.
Le Mont Fuji, fierté du Japon et foyer spirituel des Japonais depuis les temps anciens. Sa forme conique quasi-parfaite font tout le charme et la beauté de cette montagne sous tous les angles. Haut de 3 776 mètres, le Mont Fuji, montagne numéro 1 du Japon, montage la plus haute du Japon, invite chaque année les alpinistes du monde entier à se hisser à son sommet pour découvrir la vraie beauté du Pays du Soleil Levant !
Kimi, elle le connait bien ce grand Fujisan pour l’avoir déjà escaladé trois fois. A travers son témoignage, elle vous partage sa quatrième ascension.
❣ Préparation & Matériel (準備と用具)
Avant de se lancer dans l’aventure, il est bon de faire un petit rappel des provisions à emporter et de s’assurer de bonnes conditions physiques ! Le Mont Fuji est une montagne charmante mais ne doit pas être prise à la légère. Mieux vaut être bien préparé !
Les choses nécessaires pour une bonne ascension :
un grand sac à dos adapté pour la randonnée (entre 25L et 30L pour y caser toutes les affaires)
des chaussures de marche
2 à 3L d’eau
des boissons riches en protéines et des barres énergétiques
des sandwich, onigiris, snacks, fruits, etc… pour les pauses repas
de l’argent pour payer les toilettes (200 à 300 ¥ selon l’altitude), des nouilles instantanées et des boissons chaudes (400 à 900 ¥)
1 000 ¥ pour l’entretien des lieux, réalisé par Mt. Fuji Preservation Association Fund
des vêtements chauds (pantalon, chaussettes épaisses, pull, bonnet, gants, écharpe…)
une couverture
un chapeau, une casquette, ou bien un casque
des lunettes de protection
des vêtements de pluie ou un k-way
une serviette et/ou des lingettes rafraîchissantes
une trousse de survie contenant pansements, mouchoirs, médicaments
une lampe de poche ou une lampe frontale avec des piles de rechange
des sacs plastiques pour les déchets
Il y a quatre circuits pour escalader le Mont Fuji, dont le point de départ est fixé à la 5ème station de chacun d’eux et qui sont distingués par leur couleur : le circuit Yoshida (吉田), le circuit Subashiri (須走), le circuit Gotemba (御殿場), et le circuit Fujinomiya (富士宮).
Yoshida
Subashiri
Point de départ
5ème station de la ligne Fuji-Subaru (2 300m d’altitude)
5ème station de Subashiri (2 000m d’altitude)
Distance
7,5 km
7, 8 km
Durée
6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente
6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente
Parcours
La piste pour l’ascension est différente de la piste de descente. La section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Subashiri.
La piste pour l’ascension est différente de la piste de descente. La section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Yoshida.
Installations
Nombreux refuges et toilettes. Nourriture et boissons servies 24h/24.
Quelques refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit.
Popularité
Circuit le plus emprunté par les touristes
Peu fréquenté mais peu être bondé à partir de l’ancienne 8ème station jusqu’au sommet
Nombre d’alpinistes (Été 2019)
149 969 personnes
20 215 personnes
Gotemba
Fujinomiya
Point de départ
5ème station de Gotemba (1 440m d’altitude)
5ème station Fujinomiya (2 390m d’altitude)
Distance
11 km
5 km
Durée
8 heures pour l’ascension, 4 heures pour la descente
5 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente
Parcours
L’altitude au point de départ est faible et la pente est très raide, ce parcours convient aux bons marcheurs qui peuvent faire face à une grande différence d’altitude.
La pente est raide et rocheuse. La piste pour l’ascension est la même que la piste de descente. Point d’arrivée proche du pic Kengamine.
Installations
Très peu de refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit.
Quelques refuges et toilettes. Nourriture et boissons non disponibles la nuit.
Popularité
Circuit le moins emprunté
Circuit très populaire
Nombre d’alpinistes (Été 2019)
12 230 personnes
53 232 personnes
Pour plus de détails sur l’ascension du Mont Fuji, rendez-vous sur le site officiel qui est très bien renseigné ou sur l’article de la première ascension de Kimi.
❣ Le circuit Gotemba (御殿場ルート)
Le circuit Gotemba est physiquement le plus difficile des quatre circuits. Avec la distance de parcours la plus longue et la plus grande différence d’altitude, le point de départ se trouvant à 1 440 mètres d’altitude, ce circuit est apprécié des alpinistes expérimentés. Il s’étend sur une distance de 11 km pour une durée de 8 heures pour l’ascension et 4 heures environ pour la descente. D’un côté ceux qui montent, sur le chemin sablonneux en zigzag et d’un autre ceux qui descendent en ligne droite. La pente est assez raide malgré les apparences. Au point Jirobo (次郎坊), les chemins de la montée et de la descente se croisent. À la tombée de la nuit, il est difficile de bien voir et de ne pas se tromper de route.
Non loin de la nouvelle 5ème station se trouve le premier refuge Oishi-chaya (大石茶屋). Il y fait une température agréable et qu’on s’apprête à monter ou qu’on vienne de redescendre, il est toujours bon d’y faire un arrêt pour (re)prendre des forces.
Il s’agit du circuit le moins fréquenté des quatre. Cependant, on croise tout de même un certains nombre de personnes ! En 2019, environ 12 000 alpinistes sont montés par le circuit Gotemba.
Pour se rendre à la 5ème station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opérationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Gotemba, il est possible de prendre le bus depuis la station JR Gotemba (御殿場). La station JR Gotemba est accessible par la ligne JR et par bus au départ de Yokohama, Osaka et Kyoto. Les horaires et les tarifs sont disponibles sur le lien suivant : Climbers’ Bus.
Attention ! Il se peut que les horaires ne soient pas à jour ! Prévoir toujours un peu d’avance pour pouvoir vérifier les horaires sur place. À la date du 22 juillet 2021, les horaires pour se rendre au circuit Gotemba (en vert) et Subashiri (en rouge) étaient les suivants :
❣ L’ascension (登山)
Passé la torii ouvrant sur le circuit Gotemba (御殿場口) et marquant le point de départ depuis la nouvelle 5ème station, on monte aussitôt une pente raide de graviers pendant 10 minutes avant de rejoindre le premier refuge Oishi-chaya (大石茶屋). Il est conseillé de profiter d’y faire une première pause pour se garantir suffisamment d’énergie pour la suite de l’ascension. Car le plus dur reste à venir ! En effet, passé ce refuge, il n’y en a plus aucun jusqu’à la septième station, située à environ 8km. Prévoir assez d’eau et de nourriture pour tenir le long de ce parcours.
En quittant Oishi-chaya, les alpinistes se lancent dès lors dans une ascension rude dont l’intensité de la pente augmente avec l’altitude, accentuant la difficulté du parcours. La pente est assez raide mais la vue du sommet face à soi apporte la joie et l’excitation de faire ce parcours. Jusqu’à passer le point Jirobo (次郎坊), là où les chemins de la montée et de la descente se croisent. À la tombée de la nuit, il est difficile de bien voir et de ne pas se tromper de route. Si vous croisez des gens qui descendent, ce n’est pas bon signe pour vous et il vous faut traverser ou redescendre pour bifurquer sur la bonne route !
Le chemin sablonneux continue pendant ce qui semble une éternité jusqu’à la 7ème station. Les zigzag se poursuivent à n’en plus finir, la pente est de plus en plus raide à force de gagner en altitude. Le chemin est si sablonneux qu’en montée, les pieds glissent, donnant l’impression de faire du sur place. Les lumières de la 7ème station plus haut semblent toujours aussi loin… Pendant les journées ensoleillées, les grimpeurs se retrouvent à faire l’ascension sous un soleil brûlant. Il est important de garder son propre rythme sans trop se fatiguer.
Car oui, cette montée est interminable ! Il n’y a rien, ni espace plat pour soulager un peu les jambes et se poser confortablement, ni toilettes. Il faut tenir physiquement et mentalement pour que le corps ne lâche pas. Pendant l’ascension de nuit, le paysage nocturne, les villes illuminées, le ciel dégagé, laissant voir les étoiles et le clair de lune sont un petit réconfort et on ne manque pas de s’arrêter (trop) souvent sur place pour lever les yeux vers le ciel et profiter de ce silence. Mais dès qu’il faut repartir, le chemin demeure infini, un kilomètre se parcourt en plus d’une heure !
Arriver enfin à la 7ème station n’est pas une grande joie non plus pour les moins expérimentés. Les trois refuges, Hinode (日の出館), Waraji (わらじ館) et Sunabashiri (砂走館), situés respectivement à la 7ème, 7.4ème et 7.5ème stations sont petits, et la nuit tout demeure fermé. Impossible de recevoir une boisson chaude avant 4h30. Il n’y a des toilettes qu’à la 7.5ème station. Un challenge laborieux pour les petites vessies ! Ces trois refuges sont des dernières avant d’atteindre le sommet donc en cas de grosse fatigue, mieux vaut s’y arrêter, quitte à y admirer le lever du soleil.
Puis, ce sont les derniers efforts intenses. Plus que 2,4 km. Plus que deux heures environ. Le chemin jusqu’au sommet paraît proche et loin à la fois. C’est plus dur et plus rocheux mais les jambes ayant déjà subi beaucoup, il est très difficile d’arriver jusqu’en haut.
❣ La descente (下山)
Se poser une heure pour admirer le lever du soleil permet un peu aux jambes de se requinquer. Pour la descente, à partir de la septième station, le chemin et différent de la montée. C’est « simple » et rapide : passé la 7ème station, prendre la direction de Osunabashiri (大砂走) et c’est le début d’une grande piste de sable que les alpinistes doivent débouler en ligne droite. Ceux possédant un fort esprit aventurier peuvent s’amuser à dévaler à toute vitesse la pente recouverte d’épaisses cendres volcaniques tout en regardant le paysage. Inutile de trop réfléchir et autant descendre à toute allure en effectuant des pas de géants sans s’arrêter. De toute façon il n’y a rien pour jusqu’en bas, alors autant foncer. Comme pour le circuitSubashiri, ne pas oublier de prendre des mesures contre les nuages de poussière.
Qu’il soit encore tôt le matin ou non, le soleil tape très fort et l’effort de la descente réchauffe très vite. La descente est donc bien plus rapide que la montée ! Elle demeure longue bien entendu, mais bizarrement un peu plus fun que les descentes des autres circuits, le sable et les graviers permettant d’enfoncer les pieds dans le sol à chaque pas sans glisser.
❣ Kimi témoigne (キミの証言)
Ascension dans la nuit du 22 au 23 juillet 2021. Départ de la 5ème station à 17h45, arrivée à la 7.5ème station à 4h00. Début de la descente à 5h00, arrivée à la 5ème station à 7h45.
Hisashiburi, Mont Fuji ! (久しぶり富士山!) J’avais comme petit challenge perso de faire l’ascension du Mont Fuji tous les ans. 2017, 2018, 2019… Malheureusement en 2020, le Coronavirus m’a empêché de retrouver mon grand Mont Fuji adoré… Les années se suivent mais ne se ressemblent pas. 2021, c’était l’année des retrouvailles avec ma chère montagne ! Et j’ai finalement relevé ce petit défi d’essayer au moins une fois les quatre circuits !
Il était hors de question que je passe à côté de cette ascension, qu’il pleuve ou pas. La situation sanitaire ne s’arrangeant pas, je pensais d’ailleurs que les circuits resteraient fermés cette année aussi. Surprise ! Ils ont finalement réouverts début juillet ! Il me restait un circuit à expérimenter ! Celui désigné comme étant le plus difficile, le circuit vert : Gotemba (御殿場) !
Habitant maintenant dans le Kansai, il a fallu rajouter le trajet en Shinkansen depuis Kyoto. J’aurais pu opter pour les bus mais ceux-ci circulant la nuit et ne pouvant pas bien dormir en bus, j’ai zappé cette idée au risque d’arriver déjà super fatiguée pour une ascension de nuit. Je suis arrivée le midi à Gotemba où j’ai décidé de rester pour trois nuits. Les prévisions météo n’annonçaient pas un temps fameux. Un peu de pluie, un peu d’orages, mais normalement du temps clair la nuit jusqu’au lever du soleil. Je priais pour que cela soit vraiment le cas ! Je demeurais tout de même impatiente de revivre cette aventure !
D’ailleurs, je me demandais aussi comment ce serait en temps de Covid. Après constatation, je pense que beaucoup étaient impatients que les circuits ouvrent de nouveau cette année. Je n’ai pas eu l’impression que les gens avaient déserté malgré la pandémie. Bien sûr, il y avait un peu moins d’étrangers vu que les touristes n’ont toujours pas accès aux frontières, mais les gens étaient bien là. Au départ des stations, le personnel de l’association de préservation du Mont Fuji contrôlait la température et remettait un bracelet pour preuve (検温・体調 確認済み, Mesure de température et condition physique confirmées).
Après deux ans d’attente, enfin, je suis remontée sur le Mont Fuji, accompagnée de Quentin pour plus de souvenirs drôles ! Mais malheureusement, nous ne sommes pas allés jusqu’au bout. Je ne suis pas fière de moi.
Je connaissais l’ampleur de la difficulté de ce circuit, j’en avais conscience. Mais je ne m’attendais pas à si difficile ! La pente raide de sable n’est pas agréable à monter, et le fait que le chemin ne soit pas moins raide de temps en temps, ou que ce ne soit pas plus rocheux, ne permet aucun moment de répit pour les jambes. Plus le fait qu’il y ait si peu de refuges et de toilettes. Je ne pensais pas me retrouver à pisser hors-piste et en plein air pendant que je n’étais pas trop proches d’autres alpinistes. Je n’osais pas trop boire car je savais que ma vessie allait mal le vivre. L’avantage étant que au moins j’ai fait des économies sur le budget toilettes ! Nous nous sommes souvent arrêtés en plein milieu du chemin mais ça ne garantissait pas une bonne pause. Heureusement, nous avons eu un temps clair permettant d’admirer une vue magnifique.
Arrivés à la 7ème station, le soleil allait se lever. Petite récompense tout de même, malgré une petite nappe de nuages, c’était un beau lever de soleil. Nous l’avons admiré de là. Mais après quoi, mes jambes étant hors-service et mes nerfs ayant lâché bien avant, je n’ai pas eu la force de continuer. Nous sommes finalement redescendus de ce point.
Sur le moment, oui, j’ai dit : « Merde, je redescends. Je ne referai plus jamais ce circuit. C’est trop difficile pour moi. » D’autres personnes avaient fait de même quelques kilomètres avant. Mais avec du recul, après réflexion, je me dis qu’on aurait du essayer de continuer. Je m’en veux et je suis déçue de moi-même. J’avais attendu ce moment deux ans. Escalader le Mont Fuji tous les ans est la chose la plus dingue que j’ai réalisé dans ma vie on ne peut plus banale. Et je m’y sens bien, là-haut. J’ai déjà envie de le refaire, comme chaque année. Cette expérience du circuit Gotemba ne m’aura pas dégoûtée de ma montagne fétiche et je retournerai la voir coûte que coûte ! La prochaine fois, je monterai jusqu’en haut !
Il y a environ 700 000 ans, une grande montagne est née après les éruptions du mont Komitake (古御岳山) et des monts Hakone (箱根山) et Ashitaka (愛鷹山) environnants. De nombreuses éruptions se sont produites depuis lors, et cette nouvelle montage s’est développée rapidement depuis environ 80 000 ans jusqu’à obtenir il y a environ 5 000 ans une forme conique à la limite de la perfection. Cette montagne, elle porte aujourd’hui un nom : celui de Mont Fuji !
Le Mont Fuji se hisse aujourd’hui à une altitude de 3 776 mètres, lui valant le statut de montagne la plus haute du Japon. Vénéré depuis toujours par les Japonais, le Mont Fuji fut également inscrit au patrimoine mondial en 2013. Chaque été, pas moins de 200 000 alpinistes en font l’ascension.
Kimi avait pour but d’escalader le Mont Fuji. Et elle l’a enfin fait ! Elle vous raconte comment elle s’est préparé et a vécu cette incroyable expérience !
Ô Mont Fuji, pourquoi es-tu Mont Fuji ?
Beaucoup ne le savent pas, mais j’ai toujours été très intéressée par les volcans et j’ai d’ailleurs rêvé à une époque de devenir volcanologue. Les catastrophes naturelles et à quel point la nature peut parfois se déchaîner m’ont toujours fascinée. Bref, pourquoi à la place j’ai fini prof, on s’en fiche, ce n’est pas le sujet de cet article ! Tout ça pour dire que lors de mon premier voyage au Japon en décembre 2010, la chose que je voulais le plus voir de mes propres yeux était ce grand Fujisan que je trouve d’une grande beauté. Bon la première fois que je l’ai vu, c’était du haut de l’observatoire du Metropolitan Government Building à Shinjuku. Il était bien petit vu de si loin !
Puis, décembre 2013, je reviens en voyage au Japon pour la deuxième fois, seule, en mode aventurière. Et je me rends dans la ville de Fujiyoshida pour visiter le sanctuaire Arakura Fujisengen (新倉富士浅間神社) et sa magnifique pagode Chureito (忠霊塔). Cet endroit est un des bons points de vue pour admirer le Mont Fuji. Je me rappelle que j’étais restée des heures assise à admirer ce grand Fujisan, reposée, respirant un air pur et en oubliant tout le reste. Que j’étais bien ! Et c’est là que je me suis dit : « Un jour, j’escaladerai cette montagne, de nuit, pour y admirer de là-haut le lever du soleil ! »
Le moment était enfin venu de se lancer dans cette aventure, et pour que tout se passe bien, il fallait bien se préparer ! A commencer par le matériel nécessaire et indispensable ! Puis, être en bonne condition physique et mentale ! Oui parce que le Mont Fuji c’est quand même 3776 mètres d’altitude ! Bon me concernant, la condition physique, ça restait à désirer… Je ne pratique plus énormément de sport depuis que je suis au Japon (sans compter la marche à pied…) et avec mon travail, je suis en manque de sommeil. Mais le mental faisait la contrebalance. Plus le jour J approchait et plus l’excitation montait !
Préparation & Matériel
Il y a déjà beaucoup d’articles sur le sujet et les sites internet tels que Mt. Fuji Climbing et Fujisan Guide sont très bien fournis pour vous apporter toutes les informations nécessaires. Merci aussi à Gaijin in Japan pour son article détaillé sur le sujet et qui m’a beaucoup aidée pour préparer mon ascension.
Le Mont Fuji ayant une altitude de plus de 3 000 mètres, son ascension n’est pas facile, cependant beaucoup de personnes débutantes l’on déjà fait (j’en suis moi-même la preuve !).
Les choses nécessaires pour une bonne ascension :
des chaussures de marche : vous faites de la randonnée et un peu d’escalade en montant le Mont Fuji. J’ai vu des gens en mode touriste faire l’ascension en converses… Ils en ont chié un peu !
de l’eau : prévoyez une grande quantité entre 2 et 3L. Pour ma part j’avais pris 2L, j’ai surtout bu en redescendant.
des boissons et des barres énergétiques : ça vous donne de l’énergie pour grimper mais ça ne vous remplit pas pour autant l’estomac ! Donc prévoyez aussi des sandwich, des onigiris pour vos pauses repas, ou bien de l’argent pour vous payer des nouilles instantanées dans les refuges.
de l’argent : au cas où vous êtes à cours de vivres pendant votre ascension. Notez que les prix grimpent avec l’altitude. Les toilettes c’est entre 200 et 300 ¥, une boisson chaude 400 ¥, des nouilles instantanées 800 ¥ environ… Il n’est pas possible d’utiliser la carte de crédit.
1 000 yens : à payer une fois arrivé à la 5ème station pour aider à l’entretien des lieux, réalisé par Mt. Fuji Preservation Association Fund.
des vêtements chauds : pantalon, chaussettes épaisses, pull, bonnet, gants, écharpe. Si vous êtes vraiment frileux en attendant le lever du soleil, prenez aussi une couverture.
un chapeau, une casquette, ou bien un casque
des lunettes de protection
des vêtements de pluie ou un k-way :D : si par manque de bol vous vous retrouvez sous la pluie pendant votre ascension. Pour ma part, j’ai eu très froid vers l’approche du sommet, mettre mon K-way m’a aidée à supporter un peu plus la baisse de température ;).
un masque anti-poussière: si vous êtes allergique à la poussière en particulier. Sinon, ce n’est pas indispensable.
une servietteet/ou des lingettes rafraîchissantes : parce que vous aller suer à mort.
une trousse de survie : mettez-y des pansements, des mouchoirs, des médicaments, et de quoi supporter le mal de l’altitude. Il est facile de tomber malade à cause des changements de température et d’altitude.
une lampe de poche ou une lampe frontale : la lampe frontale reste plus pratique. Assurez-vous qu’elle soit puissante et éclaire sur une longue distance. J’en ai acheté une qui n’éclairait vraiment pas bien, j’ai fini par utiliser la fonction lampe torche de mon téléphone pour bien voir… N’oubliez pas des piles de rechange au cas où.
un ou des bâtons de marche : si cela peut vous faciliter la tache, en particulier pour la descente.
un grand sac à dos adapté pour la randonnée : prenez de préférence un sac entre 25L et 30L pour y caser toutes vos affaires.
un ou des sacs plastiques pour vos déchets : il y a très peu de poubelles, si vous voulez donnez vos déchets aux refuges, il faut consommer avant.
Ce que j’ai pris en plus :
mon appareil photo : parce qu’il était primordial que j’immortalise ce moment !
mon smartphone avec la batterie portable xD : sachez que même du haut du Mont Fuji, on capte le réseau et la 4G ! J’en ai profité pour téléphoner à ma mère pour partager en direct live une partie de mon ascension.
Budget à prévoir
Je n’avais rien pour faire de la randonnée chez moi, donc dans un premier temps, je me suis rendue dans un magasin de sports, avec du matériel de qualité pour la randonnée entre autres. J’ai fait mes petites courses chez Victoria Sports L-Breath, situé près de la gare de Shinjuku. Dans un immeuble de plusieurs étages, vous y trouvez tout l’indispensable pour la randonnée avec des vendeurs prêts à vous renseigner et vous conseiller.
Victoria Sports L-Breath Shinjuku Adresse : 4-1-11 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo Accès : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud, Shinjuku Sanchome Station (Fukutoshin Line, Marunouchi Line, Shinjuku Line), sortie E10
Voici au total combien j’ai dépensé pour être bien équipé : 52 542 yens ! En détails :
Chaussures de marche : 15 984 yens
Chaussettes épaisses : 810 yens
Pantalon imperméable : 10 800 yens
Sac à dos : 18 900 yens
Lampe frontale : 2 052 yens
Lunettes : 3 996 yens
Puis, combien j’ai dépensé pour cette aventure : 13 013 ¥ ! En détails :
Bus : 5 400 ¥ (aller-retour de Shinjuku à la 5ème station du circuit Yoshida)
Les toilettes(entre 200 et 300 ¥ selon l’altitude) : 500 ¥
Un bol de ramen dégusté au sommet : 900 ¥
Ces chiffres sont approximatifs ! Si vous avez déjà les équipements, l’ascension du Mont Fuji devrait vous coûter entre 9 000 et 15 000 ¥ environ.
En route pour l’ascension !
Vous êtes prêts et organisés pour votre ascension ? Vous vous êtes reposés avant et avez suffisamment d’énergie pour vous lancer dans cette aventure ? Choisissez votre circuit, payez les 1 000 ¥ pour l’association et en route !
Il y a quatre circuits différents pour grimper le Mont Fuji :
le circuitYoshida (préfecture de Yamanashi) : point de départ à la 5ème station de la ligne Fuji-Subaru (2 300m d’altitude), parcours de 7,5 km, 6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, il y a de nombreux refuges et toilettes, c’est le circuit le plus emprunté par les touristes.
le circuit Subashiri (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station de Subashiri (2 000m d’altitude), parcours de 7,8 km 6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est différente de la piste de descente, la section entre l’ancienne 8ème station et le sommet est la même que celle du circuit Yoshida.
le circuitGotemba (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station de Gotemba (1 440m d’altitude), parcours de 11 km, 8 heures pour l’ascension, 4 heures pour la descente, l’altitude au point de départ est faible et la pente est douce, ce parcours convient aux bons marcheurs qui peuvent faire face à une grande différence d’altitude, c’est le circuit avec le moins de refuges et de toilettes, c’est le moins emprunté.
le circuitFujinomiya (préfecture de Shizuoka) : point de départ à la 5ème station Fujinomiya (2 390m d’altitude), parcours de 5 km, 5 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, ce parcours est aussi très populaire auprès des visiteurs, la pente est raide et rocheuse, la piste pour l’ascension est la même que la piste de descente.
Les circuits sont chacun représenté par une couleur différente. Pour ne pas vous perdre et ne pas vous tromper de circuit en cours de route, vérifiez toujours la couleur des panneaux se référant à la couleur du circuit emprunté. La période d’ascension officielle (en dehors, les refuges sont fermés, donc à vos risques et périls) est du 10 juillet au 10 septembre (1er juillet pour le circuit Yoshida) sauf modifications à cause des conditions météo. Il y a énormément de monde les week-ends et pendant la période d’Obon. Si vous souhaitez loger dans un refuge, il est recommandé de réserver avant pour vous garantir une place. Beaucoup de personnes optent pour l’ascension de nuit pour voir le lever du soleil depuis le sommet mais sachez qu’il est aussi possible d’assister au spectacle depuis la 5ème station ou depuis les refuges. Une fois là-haut vous pouvez faire le tour du cratère par le circuit Ohachimeguri (お鉢巡り).
Pour vous rendre aux différents circuits, vous avez le choix entre le bus ou le train menant aux stations JR les plus proches. De nombreux bus assurent aussi le trajet au départ de Tokyo, Shinjuku, Ikebukuro, Shibuya, Akihabara, les aéroports de Narita et Haneda, Yokohama. En dehors de Tokyo, il y en a également qui partent de Shizuoka, Nagoya, Osaka et Kyoto. Les itinéraires sont différents selon les stations ! Vous pouvez les retrouver sur le site officiel. Pour atteindre les points de départ de chaque circuit, c’est-à-dire la 5ème station, il faut emprunter les bus Fuji Climbing Bus / Hiking Bus sauf si vous empruntez les bus Direct Highway Bus to Mt.Fuji menant directement à la 5ème Station Fuji-Subaru Line. Les horaires et les tarifs sont disponibles sur le lien suivant : Climbers’ Bus.
Voici quelques itinéraires en bus et train pour vous rendre au circuit Yoshida (le plus accessible).
Shinjuku Expressway Bus Terminal ↓ Highway Bus ↓
Fujisan Station / Kawaguchiko Station ↓ Fuji Climbing Bus / Hiking Bus ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station
Shinjuku Expressway Bus Terminal ↓ Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station
Haneda Airport ↓ Highway Bus ↓
Fujisan Station ↓ Fuji Climbing Bus / Hiking Bus ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station
Yokohama Station ↓ Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station
Center-Kita Station / Tama-Plaza Station ↓ Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station
Shinjuku Station ↓ JR Line ↓
Otsuki Station ↓ Fujikyuko Line ↓
Fujisan Station / Kawaguchiko Station ↓ Fuji Climbing Bus / Hiking Bus ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station
Ascension du Mont Fuji : l’aventure de Kimi
Avec Elodie qui m’a accompagnée dans cette aventure, nous sommes parties de Shinjuku tranquillement dans l’après-midi pour prendre notre temps, faire des pauses régulières et éviter trop de monde car les touristes préfèrent faire l’ascension de nuit pour admirer le lever du soleil. C’était aussi notre objectif ! C’est pourquoi nous avons choisi la date de notre ascension un lundi. Nous avons opté pour le circuit Yoshida, car on peut s’y rendre directement depuis Shinjuku !
Donc pour notre trajet, à Shinjuku nous avons acheté des tickets pour prendre le bus direct jusqu’à la 5ème station de la ligne Fuji-Subaru. Le trajet dure environ deux heures. Nous sommes parties vers 15h30 et nous sommes arrivées à 17h30. Nous avons commencé notre ascension à 18h00 tranquillement, en s’arrêtant à toutes les stations pendant 10 à 30 minutes. Nous sommes arrivées au somment vers 4h00.
Le circuit Yoshida est le circuit le plus populaire parmi les quatre existants avec beaucoup de refuges et d’aires de repos. Il est vivement recommandé (d’où sa côte de popularité) pour une première ascension du Mont Fuji.
J’ai été assez étonnée par ma condition physique et surtout mentale ! En faisant de bonnes pauses quand même, j’ai réalisé le parcours à une vitesse normale sans trop me sentir essoufflée. Avec Elodie nous pétions un peu (trop) la forme dans les stations pendant nos pauses. On rigolait de tout et de rien pendant qu’on regardait certaines personnes arriver complètement essoufflées. Les barres énergétiques semblent plutôt efficaces ! Je n’ai ressentie la fatigue qu’à partir de la descente (je n’ai pas du tout dormi) et pendant ma dernière heure d’ascension, j’avais très mal aux cuisses donc je marchais en faisant des plus petits pas car le moindre grand mouvement était synonyme de douleur !
Comme les circuits Yoshida et Subashiri fusionnent de la 8ème station au sommet, il y a eu pas mal d’embouteillages. Parfois, les gens n’avançaient vraiment pas vite pour moi, j’ai pas mal grugé de peur de ne pas arriver à temps ! Une fois au sommet, beaucoup de personnes étaient déjà rassemblés et attendaient le lever du soleil. J’ai tenté tant bien que mal de trouver une place mais je ne pouvais pas m’asseoir. J’avais très froid et les dernières minutes d’attente semblaient des heures… Et manque de bol, à cause de quelques nuages, je n’ai pas vu un lever du soleil extraordinaire. Ce sera pour une prochaine fois !
Après un bon bol de ramen, nous sommes redescendues vers 6h00 sans perdre de temps car notre bus retour nous attendait vers 10h. Nous sommes arrivées à 9h45, au bout de notre vie. Une fois dans le bus, on a dormi jusqu’à Shinjuku ! La descente a été difficile. Les pentes sont raides et glissantes. Sans bâtons de marche, c’est facile de glisser (ça n’a pas loupé pour moi), j’ai passé un moins bon moment que pendant la montée.
Je suis rentrée très fatiguée mais surtout très heureuse ! Cette ascension restera sans doute une de mes plus belles aventures au Japon ! J’ai très envie de refaire cette ascension, mais sur un circuit différent et aussi profiter de faire le tour du cratère.