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► Chase : Kimi no Nikki (février 2020)

Février = vague de froid. Des journées ensoleillées mais qui tournent vite à la pluie ou aux rafales de vent. La météo du Kansai n’est pas aussi agréable qu’à Tokyo et a du mal à se maintenir. L’hiver semble long quand on a aussi froid en intérieur (merci les logements mal isolés et mal chauffés) et à cause de l’air très sec. C’est facile de tomber malade à plusieurs reprises, entre rhume et grippe. La chose qui peut faire aimer l’hiver est sans doute la neige. Elle est tombée un peu mais pas suffisamment pour tenir et teinter le paysage de blanc. En bref, on a hâte que le printemps arrive et pour se consoler, on se fait plaisir chez KALDI Coffee Farm (カルディコーヒーファーム) avec pleins de produits au sakura 🌸 : thé, confiture, udon et même pâte à pancake !

Le 23 février, notre cher nouvel empereur fêtait son anniversaire ! Ce jour est donc désormais férié au Japon. Et comme ça tombait un dimanche, le lundi suivant était par conséquent férié aussi. Une occasion de s’offrir un long weekend du côté de Nachi-Katsuura (那智勝浦). Le guide consacré à cet endroit arrivera dans un prochain article !

※ Les événements du mois

• Setsubun (節分)

Cette année encore, précisément le 3 février, on célèbre Setsubun (節分), cette fête symbolisant la fin de l’hiver et le changement de saison. En effet, Setsubun faisait à l’origine référence à la veille du début de chaque saison, printemps, été, automne et hiver. Le premier jour du printemps (立春, risshun), le 4 février, correspondait également à l’ancien calendrier lunaire japonais, tout en marquant la transition du froid de l’hiver à la chaleur du printemps. Pour ces raisons, cette journée serait devenue particulièrement importante et, avec le temps, le terme Setsubun est devenu associé uniquement au début du printemps.

On raconte que selon la superstition japonaise le monde serait plus sensible à l’influence du mal (représentés par les démons que l’on appelle Oni en japonais (鬼)) lors des changements de saisons. Un rituel connu sous le nom de tsuina (追儺) ou aussi oni-yarai (鬼遣らい) pour dissiper la perversité a donc été pratiqué dans la cour impériale Heian et dans d’autres lieux lors de Setsubun. Cette coutume originaire de Chine aurait été introduite entre a fin du VIIe et le début du VIIIe siècle.

Ainsi, le principal rituel de Setsubun consiste à chasser les démons en leur jetant des graines de haricots. Ce rituel, Kimi no BLUE TRAVEL l’a expérimenté l’année dernière et les détails se trouvent sur cet article. Mais d’autres existent et varient selon les régions. On distingue une première différence selon les lieux de célébration : dans les temples, on parle de Setsubune (節分会) et dans les sanctuaires, Setsubunsai (節分祭).

Dans le Kansai, la fête se vit autrement avec un rituel bien connu : le karosai (火炉祭). Si vous célébrez Setsubun à Kyoto, le rituel, parmi nombreux d’autres, commence à 23h00. Cependant dans d’autres sanctuaires plus petits et moins fréquentés, il peut avoir lieu plus tôt dans la soirée. C’est le cas du sanctuaire Katano (片埜神社) situé dans la ville d’Hirakata (枚方市). On vous raconte cette expérience.

Lors du karosai, de vieilles amulettes (お守り, omamori) et de vieux talismans en bois (お札, ofuda) avec des vœux écrits dessus sont brûlés dans un grand pot de feu. Celui-ci est installé devant l’une des portes du sanctuaire (鳥居, torii) et les talismans et amulettes rapportés par les fidèles et les visiteurs y sont brûlés afin que les esprits en eux puissent être libérés. Pendant que le prête shintoïste (神主, kannushi) récite un chant religieux, les gens s’approchent à tour de rôle des flammes et y jettent leurs vieux charmes, faisant grandir le diamètre de ce feu jusqu’à plus de cinq mètres. Bien que l’on sente une forte chaleur, on dit que si vous vous approchez des flammes, vous serez en bonne santé pour l’année à venir. Admirer les flammes, écouter les chants en toute tranquillité apaise les cœurs et les esprits.

Après quoi, Setsubun se termine dignement par un petit festin : la dégustation d’amasake (甘酒, boisson peu alcoolisée que l’on sert régulièrement lors des fêtes traditionnelles dans les temples et sanctuaires) et d’ehomaki (恵方巻) à manger entier dans la direction Eho (恵方).

Sanctuaire Katano (片埜神社)
Adresse : 2-21-15 Makinosaka, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市牧野阪2丁目21−15)
Accès : Makino Station (Keihan Line) sortie 1
Site internet : https://www.katanojinja.com

• Spectacle scolaire (発表会)

Les écoles (privées en particulier) du Japon n’en finissent pas avec les spectacles et festivals : 運動会 (rencontre sportive), 音楽会 (rencontre musicale), 発表会 (représentation). Il y en a pour tous les thèmes et toutes les activités. À l’approche de la fin de l’année scolaire, on planifie une représentation sur le thème de la vie, Seikatsu Happyoukai (生活発表会) avec chants et performances musicales.

Des semaines chargées avec des répétitions quotidiennes pour atteindre la perfection le jour J, des professeurs strictes et des enfants parfois fatigués. Mais on garde le moral et la motivation ! On encourage au mieux les troupes pour leur prouver qu’ils sont capables de faire de grandes choses à leur bas âge.

Le jour J, les classes montent sur scène à tour de rôle pour interpréter des chansons en anglais et en japonais, accompagnés parfois d’une petite danse, avant de terminer par un orchestre. Des grands classiques aux chansons populaires du moment, comme Paprika, chanson officielle des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, les enfants chantent et jouent en rythme avec le sourire, guidés par leur professeur. Les parents sont fières de la performance et immortalisent le moment en photos et vidéos.

Des visages radieux, des messages remplis d’émotions, c’est un beau spectacle qui rappelle l’arrivée prochaine du printemps et de la fin d’une riche année scolaire de plus.

• Excursion scolaire et pique-nique (修学旅行と遠足)

En effet, la fin de l’année scolaire se rapproche, les grands événement sont passés, on programme alors une petite sortie scolaire méritée dans la matinée ! On se rend au parc pour s’amuser, profiter d’une petite ballade et terminer par un pique-nique. En japonais, on appelle cette petite excursion Ensoku (遠足).

Pendant le trajet, le professeur occupe les enfants en expliquant le programme de l’excursion : ballade et amusement au parc, suivi d’un pique-nique. Le soleil n’est hélas pas au rendez-vous ce jour mais les enfants gardent le sourire ! Une fois sur place, on court direction l’aire de jeux et on s’amuse jusqu’à l’heure du pique-nique où chacun se régale avec sa boite à bento dont le contenu soigneusement préparé par maman est aussi mignon que bon !

L’excursion se passe au parc Shimin no Mori d’Hirakata (枚方市市民の森) dont le nom signifie littéralement « la forêt des citoyens ». Situé dans la partie nord d’Hirakata, c’est un parc verdoyant dans un quartier résidentiel, construit sous le slogan « Ville de verdure, du soleil et de la culture » (緑と太陽と文化のまち) pour commémorer le 35ème anniversaire de la municipalité.

Sur une surface d’environ 2,8 hectares entourée d’environ 12 000 arbres, le parc est divisé en huit zones, dont l’étang Kagami (鏡伝池) au cœur, la forêt de fleurs (花の森), la forêt Seseragi (せせらぎの森) et la forêt Trim (トリムの森). Les citoyens de la ville apprécient le parc pour y admirer les fleurs à toutes les saisons. En cette période de l’année, on peut voir de jolies fleurs de pruniers (梅の花) par exemple ! La forêt dans laquelle se trouve une aire de jeux est quant à elle l’endroit préféré des petits !

Hirakata City Shimin no Mori (枚方市市民の森)
Adresse
: 2-10-1 Kuzuhaoka, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市楠葉丘2丁目10-1)
Accès : Kuzuha Station (Keihan Line)
Site internethttp://shimin-mori.com/

※ Les sorties et excursions du mois

• Une journée à Kobe (神戸日帰り旅)

Excursion d’une journée à Kobe ? Oui c’est entièrement possible de faire l’aller-retour sur une journée quand on habite dans le Kansai ! En japonais on dit Higaeri (日帰り). Bien sûr, pour faire le tour entier de la ville, c’est mieux d’y passer plusieurs jours mais on peut toujours découvrir de belles choses rien que sur une journée et y revenir le lendemain !

Voici le Kimitinéraire pour une journée sympa à Kobe !

Pour cette excursion un samedi frais mais en partie ensoleillé, ce sera marche, nature, temple et panorama magnifique pour un budget qui ne dépassera pas 10 000 yens !

Arrivée le matin à la station Sannomiya (三ノ宮), on se dirige à pieds en direction du pont Vénus (ヴィーナスブリッジ). Sur le chemin, petit arrêt au sanctuaire Ikuta (生田神社), un des plus anciens du Japon. L’endroit est tranquille et très silencieux, peu de visiteurs s’y aventurant en matinée. C’est une agréable balade reposante sous un soleil frais mais radieux.

On continue de parcourir les rues ascendantes et descendantes (eh oui, Kobe est entouré de montagnes), passant devant la mosquée de Kobe, empruntant la pente très raide menant aux sanctuaires Suwa (諏訪神社) et Takagi Inari (高儀稲荷神社) pour enfin atteindre les marches du pont Vénus. Bien que son nom ne reflète pas un charme exceptionnel pour cette construction, la vue sur la ville reste splendide ! Gratuit et sans trop de touristes, l’effort fourni pour monter jusque là est amplement récompensé !

Juste à côté, sur la terrasse Venus (ヴィーナステラス) de l’observatoire du parc Suwayama (諏訪山公園), se trouve le monument des cadenas de l’amour (愛の鍵モニュメント). Les couples viennent sceller leur amour en y attachant des cadenas depuis décembre 2004. Sa construction a été décidée après que des actes similaires aient été effectués sur le pont Vénus, et étant jugés dangereux en raison du poids accumulé des cadenas.

Après une pause déjeuner, direction le sud de la ville à pieds, parcourant les rues désormais plus animées du quartier de Sannomiya (三ノ宮) et du quartier chinois de Kobe, Nankinmachi (南京町).

Premier arrêt au sanctuaire Minatogawa (湊川神社) dans lequel se tient ce jour un petit marché avec produits fabriqués à la main et antiquités. On découvre des allées de plusieurs stands et pas mal de clients viennent faire des emplettes, mais compte tenu du lieu sacré, le marché reste calme. Ce sanctuaire shinto reconstruit après-guerre en 1957 est connu pour son grand hall et ses statues de lions dorées.

Puis, on repart pour un autre temple, très peu connu des touristes et même des locaux ! Et pourtant, il y cache une merveille : une des plus grandes statues de Bouddha, le temple Nofuku (能福寺).
Implanté au milieu d’immeubles et à 10 minutes à pied de la gare de Hyogo, créant un certain contraste entre modernité et tradition, on s’attendrait à tout sauf à trouver un lieu sacré par le plus grand des hasards. Alors que le grand Bouddha de Kamakura se trouve au calme et un peu éloigné du centre-ville et celui de Nara au chaud dans le temple Todai-ji, le grand Bouddha de bronze de Nofuku-ji est visible à peine passé l’entrée du temple dont la visite est d’ailleurs gratuite !
Montez les marches jusqu’à lui, admirez-le avec le paysage citadin en arrière-plan et faites-lui une offrande en déposant de la nourriture ou une boisson.

Selon le temps restant, on remonte en transport (train JR jusqu’à Sannomiya et bus 18) ou à pied jusqu’au nord-est au téléphérique du mont Maya (摩耶山). De là, les aventuriers d’un côté, passionnés de randonné, empruntent le circuit menant jusqu’au sommet du mont Maya au point de vue Kikusedai (掬星台) et les touristes de l’autre optent pour le trajet en téléphérique et funiculaire.

Là-haut, une autre magnifique vue sur Kobe s’offre aux visiteurs, pour ainsi figurer parmi les trois meilleures vues nocturnes du Japon. De jour comme de nuit, Kobe, situé en bord de mer et entouré de montagnes, révèle sa beauté citadine et ses milliers de lumières.

Selon la saison, d’autres activités sont possibles incluant la location de vélo et emprunter le circuit pour une sympathique balade en respirant l’air frais. Ou bien, pour les moins sportifs ou ceux qui veulent juste se détendre, se poser au café du coin, Maya View Terrace 702 (摩耶ビューテラス702). En hiver, des kotatsu et couvertures sont à disposition des clients pour se réchauffer et se relaxer tout en admirant la ville. On se laisse facilement tenter par un dîner et/ou une boisson chaude. Plats japonais et occidentaux, gâteaux et autres pâtisseries, thé, café et alcool, il y a de tout pour satisfaire le client et lui redonner de l’énergie après une longue journée d’excursion et bien la terminer.

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Ikuta Jinja (生田神社)
Adresse : 1-2-1 Shimoyamatedori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区下山手通1丁目2−1)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest
Site internet : https://ikutajinja.or.jp/

Venus Bridge & Ai no Kagi Monument (ヴィーナスブリッジ&愛の鍵モニュメント)
Adresse : 203 Kobeko Jikata, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区神戸港地方203)
Accès : Sannomiya Station (Seishin-Yamate Line, JR Lines) sortie ouest, Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line, Kobe Kosoku Line, Kobe Line) sortie ouest

Minatogawa Jinja (湊川神社)
Adresse : 3-1-1 Tamondori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区多聞通3丁目1−1)
Accès : Kobe Station (JR Lines) sortie nord, Kosoku Kobe Station (Kobe Kosoku Line) sortie 11A
Site internet : http://www.minatogawajinja.or.jp/

Nofuku-ji (能福寺)
Adresse
: 1-39 Kitasakasegawa-cho, Hyogo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市兵庫区北逆瀬川町1−39)
Accès
: Hyogo Station (JR Lines) sortie sud, Chuo-Ichibamae Station (Kaigan Line) sortie 1
Site internet : http://nofukuji.jp/

Maya View Line Kikusedai (まやビューライン 掬星台)
Adresse : 2-2 Mayasan-cho, Nada-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市灘区摩耶山町2-2)

※ Les restau et cafés du mois

• Kappougi (かっぽうぎ)

De passage à Kobe et pour le déjeuner vous avez un mot en tête : tradition. Pour cela, optez pour le Washoku (和食, terme employé pour désigner la cuisine traditionnelle japonaise) et posez-vous dans l’Izakaya Kappougi (手作居酒屋 かっぽうぎ) pour goûter sa cuisine fait maison. Tradition : le décor l’est avec des tables basses et des tatamis et la cuisine fait maison regroupe tous les plats et accompagnements typiques de la cuisine japonaise. Il y a l’embarras du choix et pour tous les goûts !

Le midi, c’est un menu fixe (定食) de six petites assiettes au prix de 792 yens. Le paiement s’effectue à l’arrivée et avant de prendre place à table. Les clients prennent un plateau et choisissent d’abord un plat de viande/poisson (karaage 唐揚げ, poissons de saison comme par exemple le sanma 秋刀魚 ou le maquereau 鯖, nikujaga 肉じゃが, chicken katsu 鶏カツ…), trois petits bols d’accompagnements légumes / féculents (yakisoba, tamagoyaki, pommes de terre frites, natto, salade…), une soupe miso et un bol de riz blanc ou du riz assaisonné avec des légumes et de la viande (炊き込みご飯). Thé froid, chaud et eau sont disponibles à volonté ainsi que sauces et épices mis à disposition à chaque table.

Un plateau bien garni, de la bonne cuisine, on ressort avec un estomac rempli et satisfait !

Kappougi Roynet Sannomiya (かっぽうぎロイネット三宮店)
Adresse : 5-1-6 Gokodori, Chuo-ku, Kobe, Hyogo (兵庫県神戸市中央区御幸通5-1-6)
Accès : Kobe-Sannomiya Station (Hanshin Line) sortie A24, Sannomiya Station (JR Line) sortie est, Sannomiya-Hanadokeimae Station (Kaigan Line) sortie 3
Site internet : http://www.kappougi.jp/ 

※ Dans ma vie Nippone

• La vie est belle !

Je pensais que seuls les personnes ayant trouvé le grand amour, vécu le mariage, découvert la joie de devenir parents et de fonder une famille tout en effectuant le travail de leur rêve pouvaient dire librement ces mots. Et pourtant non, ils peuvent être à la portée de n’importe qui ! Je ne pensais pas moi-même les dire un jour, du haut de mes 30 ans. Oui, il faut croire que 30 ans est un bel âge et qu’on voit les choses plus positivement et qu’on a envie de continuer à grimper, gravir des échelons et relever de nouveaux challenges. C’es mon état d’esprit actuel.

Que j’ai bien fait de quitter Tokyo pour le Kansai. De nouvelles choses ont été possibles pour une vie bien plus agréable et plaisante. Ça fait déjà 5 mois que je suis devenue professeure d’anglais et que chaque jour je m’amuse avec les enfants en leur enseignant cette langue. 5 mois c’est peut-être court, mais en 5 mois, j’ai déjà partagé tellement de bons moments avec les enfants. Et grâce à la gentillesse et aux visages radieux de la plupart d’entre eux (pas tous hélas lol), j’ai pu gagner suffisamment de confiance pour leur enseigner l’anglais dans une atmosphère ludique et amusante.

C’est sûr, ce n’est pas rose tous les jours, c’est parfois très fatigant et au début je m’inquiétais beaucoup quant à mes capacités à enseigner. Je m’inquiète toujours un peu même maintenant. J’ai eu des moments de doute à plusieurs reprises aussi mais la fin de l’année scolaire se rapproche et je suis juste impatiente de voir comment commencera la rentrée prochaine. C’est passionnant ! Chaque jour les enfants m’apportent beaucoup. Chaque jour est une expérience enrichissante. C’est pourquoi je vais continuer à faire des efforts tout en gardant cette joie de vivre !


♫ Un article = Une chanson ► L’Arc~en~Ciel – CHASE

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►お正月: Kimi fête le Nouvel An au Japon !

Premier article daté du mois de janvier 2016 ! Il serait donc logique que ce soit pour cette nouvelle année qui commence ! Donc je tiens à vous souhaiter à tous une très bonne année 2016 ! Qu’elle soit synonyme de bonheur et santé ! Que vos projets se concrétisent et vos rêves se réalisent ! De mon côté, je vais continuer à travailler dur pour atteindre mes objectifs, en essayant de ne pas me décourager ^^ ! 2015 a eu du bon comme du mauvais, je ne garde que le bon et enterre le mauvais. Je souhaite que 2016 soit une année où de nombreuses portes pourront s’ouvrir et qui m’offrira des opportunités ! On y croit ;) !

Et comme nous sommes dans le vif du sujet, je vais vous raconter comment se passe le Nouvel An au Japon, et comment je l’ai fêté de mon côté !

お正月: Le Nouvel An Japonais

Le Nouvel An Japonais, ainsi nommé Oshogatsu (お正月) est célébré le 1er janvier depuis la fin du XIXè siècle et a ses propres coutumes, différentes de celles des Occidentaux. C’est certainement la fête familiale la plus importante de l’année dans la société nippone et dure même plusieurs jours. Pour nous, ce sera plutôt Noël, ici ce n’est pas le cas !
Autrefois, au même titre que le Nouvel An chinois, coréen et vietnamien, il était basé sur le calendrier chinois et était fêté au début du printemps. Depuis 1873, le Japon fonctionne sur le système du calendrier grégorien et le 1er janvier est devenu le jour officiel du Nouvel An au Japon.

Se préparer au Nouvel An

La préparation du Nouvel An, ça commence directement après Noël, dès le 26 décembre. Du 26 au 30 décembre, les japonais se consacrent à : le grand ménage, dit nenmatsu no osoji (年末の大掃除), la décoration pour le réveillon, aux dernières soirées entre amis et collègues, dit bonenkai (忘年会), et l’envoi des cartes de vœux, dit nengajo (年賀状).

► 年末の大掃除 : Le grand ménage
Le grand ménage avant la nouvelle année consiste à nettoyer toute la maison de fond en comble afin de la purifier. On lave tout du sol au plafond, dépoussière et aère les tatami, remplace les objets abîmés… La tradition de Susuharai (煤払) veut qu’une journée soit consacrée à nettoyer la saleté de l’année passée entre le 13 et le 28 décembre. Les japonais doivent aussi avoir liquidé les affaires en cours et réglé leurs dettes. Ce grand ménage est aussi pratiqué dans les écoles et dans les bureaux.

De mon côté, j’ai suivi cette tradition et j’en ai profité pour faire le grand ménage dans ma chambre ! Photo pas utile pour vous montrer que ma chambre est propre.

► 門松, 標縄 et 鏡餅 : Vos décorations pour le Nouvel An
Votre maison est propre et purifiée, il est maintenant temps de l’orner pour le réveillon du 31 décembre ! Les japonais ont pour coutume de déposer devant la porte un kadomatsu (門松), composition décorative autour de bambous et de pins censée accueillir les dieux, et d’accrocher un shimenawa (標縄), des ornements faits de cordes souvent placés aux entrées pour repousser les mauvais esprits. Les japonais préparent également ce qu’on appelle des kagami mochi (鏡餅), des gâteaux de riz empilés l’un sur l’autre avec une orange sur le dessus. Il est aussi courant de voir des décorations mettant en scène l’animal du zodiaque de l’année à venir. L’année 2016 correspond à l’année du singe, c’est donc lui qui est à l’honneur cette fois.

Ma maison n’était pas décorée :( mais j’ai pu voir quelques habitations et également des magasins décorés d’un kadomatsu et d’un shimenawa.

► 忘年会 : Une dernière soirée
La semaine qui précède la nouvelle année est souvent consacrée aux bonenkai (忘年会), des soirées de fin d’année entre amis ou collègues. Généralement, ces soirées se passent dans les izakaya qui se retrouvent très vite complets. Vous vous retrouvez autour d’une table, mangez, buvez, riez et vous vous remémorez les bons moments et oubliez les mauvais. Une bonne occasion de bien terminer l’année et de s’apprêter à partir sur de bonnes bases pour la nouvelle année à venir.

Je n’ai pas eu l’occasion de me rendre à un bonenkai, mais travaillant dans un izakaya le soir, je peux vous dire qu’en décembre j’en ai vu passer pas mal. Je ne comptais plus le nombre de boissons que j’ai du préparer et servir, souvent pour des tables de plus d’une quinzaine de personnes ! 

► 年賀状 : Un petit tour à la Poste pour envoyer vos vœux
Tout comme nous, les japonais ont aussi pour coutume de souhaiter leurs vœux en envoyant des cartes postales, ici appelées nengajo (年賀状, carte de félicitations de l’année). Cependant, elles ne sont pas rédigées au cours du mois de janvier comme les nôtres, mais au mois de décembre afin qu’elles soient envoyées avant le 28 décembre au plus tard et être réceptionnées le 1er janvier, ou du moins avant le 7. Une famille japonaise envoie en moyenne de 50 à 100 cartes. Cette tâche prenant énormément de temps, il existe des cartes postales pré-timbrées appelées nenga hagaki (年賀はがき) avec un timbre spécial aux couleurs de l’animal correspondant à la nouvelle année, ou des services internet qui s’occupent d’imprimer puis d’envoyer les cartes. Le jour de l’An, une cérémonie spéciale est tenue le matin dans chacun des bureaux de poste du Japon pour la livraison de ces cartes.

La dernière fois que j’ai du me rendre à la poste le mois dernier, je n’ai pas compris pourquoi c’était autant blindé. Une fois à l’intérieur, quand j’ai vu de nombreux japonais avec des tonnes d’enveloppes en main, j’ai compris que c’était leurs cartes de vœux qu’ils s’apprêtaient à envoyer. Hélas, la famille désolée, je n’ai pas trouvé le temps de vous préparer ces petites cartes, et puis elles ne seraient jamais arrivées le 1er janvier >_<. J’essaierai la prochaine fois ! 

大晦日 : Le réveillon du 31 décembre

C’est le grand jour, celui de célébrer le passage à la nouvelle année ! Le réveillon, dit Omisoka (大晦日), se déroule assez traditionnellement en famille, sauf pour les jeunes qui vont faire la fête entre amis. Ou bien pour moi qui n’ai pas ma famille à mes côtés !

► 年越し : Le repas du Nouvel An Japonais
Le plat principalement dégusté au réveillon est simplement un soba toshikoshi (年越し, soba de la nouvelle année). C’est le dernier plat de l’année dégusté au Japon. Ses fonctions sont à la fois pratiques et symboliques ; la préparation du Nouvel An prend tellement de temps qu’un simple plat de nouilles de sarrasin permet d’alléger la charge de travail. La forme longue des nouilles représentent aussi la longévité. C’est pourquoi il faut intégralement terminer toutes ses nouilles au risque d’inviter la malchance.
Tout en dégustant ce met simple et rapide à préparer, les japonais regardent à la télé des émissions de variétés qui diffusent des sketches et des chansons traditionnelles ou modernes. Le programme ayant le plus de succès est Kohaku Uta Gassen (紅白歌合戦), une émission musicale diffusée depuis 1951 sur NHK dans laquelle une équipe de chaque sexe s’affronte pour être élu meilleure équipe par les votes des téléspectateurs.

► 除夜の鐘 : Et les cloches sonnent !
Le rituel joya no kane (除夜の鐘), a lieu dans les temples bouddhistes de l’ensemble du pays, le dernier jour de l’année. La cloche du temple est sonnée 108 fois, symbolisant les 108 tentations terriennes enseignées dans le culte bouddhiste. Cet acte est ainsi une façon de se libérer de ces pêchés avant de commencer la nouvelle année sur de bonnes bases. Certains temples permettent aux visiteurs de sonner la cloche après la fin du rituel. Le faire permettrait, dit-on, d’apporter la bonne fortune. Selon les temples, les visiteurs peuvent faire sonner la cloche gratuitement ou payer ou réserver un ticket. Il arrive également que le nombre soit limité (par exemple, en toute logique, au 108 premiers arrivés).

三が日 : les premiers jours de la Nouvelle Année

Le passage à la Nouvelle Année est fait, mais les festivités ne sont pas encore terminées ! Le premier janvier commence en général en se levant très tôt pour aller admirer le premier lever du soleil de l’année, le hatsuhinode (初日の出), qui symbolise toutes les promesses heureuses pour l’année à venir. Ensuite, place aux repas et aux rituels !

► 初詣 : Première prière de l’année
Au cours des trois premiers jours du Nouvel An, même les Japonais qui ne sont pas particulièrement croyants ou spirituels effectuent une visite dans un sanctuaire ou un temple pour la première prière de l’année hatsumode (初詣). Et cela commence dès minuit le 1er janvier ! De ce fait, nombreux sont les gens à faire la queue des heures pour une petite offrande à la divinité du sanctuaire en prononçant mentalement leurs vœux pour la nouvelle année. Les temples et sanctuaires les plus populaires sont ainsi incroyablement bondés. Puisqu’il peut faire assez froid, certains temples et sanctuaires offrent de l’amazake gratuit, une boisson douce et sucrée faite de riz fermenté généralement servie chaude. Les visiteurs tireront aussi au sort pour recevoir une prédiction écrite de l’année à venir, appelée omikuji (お神籤, loterie sacrée), et achèteront des amulettes et des talismans, appelés omamori (お守り), en rapportant ceux de l’année précédente pour qu’ils soient brûlés lors d’une cérémonie formelle. On peut également y admirer, par chance si il est présent, la danse du lion, shishimai (獅子舞), accompagné de musique festive.

► 御節 et お雑煮 : Premiers repas de l’année
Pendant les premiers jours, les japonais savourent leurs premiers festins, osechi (御節) et ozoni (お雑煮) préparés bien à l’avance car la tradition veut que l’on ne fasse rien y compris la cuisine. La cuisine osechi se compose de plats mijotés et préparés à base d’ingrédients séchés. Chaque plat possède une signification symbolique liée à la longévité, la bonne santé, la fertilité, la joie, etc… améliorant la bonne fortune de celui qui les consomme. Quant à la cuisine ozoni l’ingrédient principal est le gâteau de riz mochi, parfois accompagné d’un bouillon.

► お屠蘇 : Kanpai pour la Nouvelle Année !
Pas seulement manger, les japonais boivent également leur premier saké de l’année, le otoso (お屠蘇), préparé avec des herbes médicinales et censé garantir bonne santé pour l’année. Il peut être bu lors de la première visite au temple, soit en famille dès le matin.

► 羽子突き et 福袋 : Amusez-vous et offrez-vous des cadeaux !
Profitant d’être réuni en famille ou entre amis, les japonais aiment pratiquer des jeux traditionnels comme le hanetsuki (羽子突き), un jeu ressemblant au badminton avec des raquettes décoratives en bois, ou le karuta (カルタ), un jeu de cartes ancien, et font voler des cerfs-volants.
Etant donné que le premier janvier est férié, il arrive aussi que de nombreuses entreprises et magasins ferment avant et après, créant ainsi une sorte de Golden Week, une petite semaine de vacances au cours de laquelle les japonais peuvent en profiter pour partir en voyage ou retourner dans leur ville d’origine et rendre visite à leur famille. A l’inverse, beaucoup de magasins proposent dès le 1er janvier des fukubukuro (福袋, sacs de chance / lucky bags). Pour des prix allant de 1 000 yens à 10 000 yens (environ 7.70 à 77 euros), ces sacs contiennent un assortiment de produits qui en coûtent souvent le double, voire plus ! Les Japonais adorent cette tradition et l’esprit de surprise qui l’accompagne.

► 天皇 : Les vœux de la famille impériale
Le 2 janvier, c’est le rendez-vous au Palais Impérial pour entendre les vœux de l’Empereur aux visiteurs. C’est l’un des deux seuls jours de l’année où il est possible d’y entrer, avec l’anniversaire de l’Empereur le 23 décembre. La foule y est très dense et la famille impériale salue le public plusieurs fois dans la journée depuis un balcon protégé par une vitre.

► 新年会 : Et on se retrouve pour une première soirée
Tout comme les bonenkai (忘年会) en fin d’année, il y a aussi en début d’année les shinnenkai (新年会) bien que celles-ci soient moins fréquentes. Une occasion comme une autre de se retrouver entre amis et d’accueillir la nouvelle année avant de retrouver son train-train quotidien !

Voilà, vous avez bien fêtés et êtes désormais prêts à affronter cette nouvelle année qui commence ^^ ! Dernière petite note : il y a deux façons de se dire « Bonne Année » au Japon : avant le 1er janvier on dit « 良いお年をお迎えください » (yoi otoshi wo omukae kudasai = accueillez cette bonne nouvelle année) et après ce sera plutôt « 明けましておめでとうございます » (akemashite omedetou gozaimasu = bonne année, félicitations pour cette nouvelle année).

Sources : WikipediaKanpai – Rakuten Travel

Et sinon mon réveillon comment c’était ?

Disons banal et simple ! Le 31 décembre, je me suis préparée pour le dîner ce petit plat de soba toshikoshi, enfin moi ce fut plutôt des ramen toshikoshi à la sauce tonkotsu avec des légumes ^^. Je n’ai pas tout cuisiné (la sauce était déjà pré-préparée en sachet), mais j’étais contente de ma petite préparation et ça ne m’a pris que cinq minutes ! Tadam !

Si si c’était super bon ! Moi les ramen j’en raffole ! Pour le dessert je me suis mangée un mochi à la fraise en regardant donc cette fameuse émission Kohaku Uta Gassen, c’était marrant !

Dans la soirée je suis sortie vagabonder de Harajuku à Shibuya, parmi les gens fuyant la tradition « familiale » et qui fêtaient l’événement entre amis dans les rues, les bars ou les karaoke ouverts toute la nuit. Harajuku c’était raide mort vers 21h30, ça s’animait un peu plus vers Shibuya. Beaucoup de personnes (des étrangers surtout, des voyageurs) étaient rassemblées près de la gare, autour de Hachiko.

D’ailleurs devinez ce que j’ai vu ! Une course Mario Kart en vrai ! (Mais, dégoûtée, je n’ai pas eu le temps de prendre de photos !) Je vous l’assure, ceci est possible grâce à Maricar ! Vous louez un Kart, vous vous déguisez en personnage de Mario et hop en route pour un petit circuit dans Tokyo ! Le tarif varie selon la durée de location, de 1 000 yens les 30 minutes à 10 000 les 24 heures ! J’aurais bien envie d’essayer un jour, mais, problème, il vous faut le permis de conduire japonais ou international !

Bref, je me suis éloignée du vif du sujet ! A l’approche de minuit, je me suis rendue vers la Tokyo Tower, je me suis dit qu’il y aurait quelque chose par là-bas. Finalement, je suis allée au temple Zojoji qui est juste à côté pour le passage à la nouvelle année. C’était… bondé, tout le monde tenait à effectuer sa première prière à minuit, entendre la petite cérémonie devant les divinités et tirer son omikuji (お神籤). Bien sûr, comme toujours, on pouvait aussi trouver des stands offrant de la nourriture ; takoyaki (たこ焼), oden (おでん), soba (蕎麦), et des boissons bien chaudes, car oui il faisait très froid cette nuit-là >.<. Minuit a sonné, tout le monde a applaudit et admiré un lâché de ballons blancs du haut d’un immeuble près du temple tandis que les cloches retentissaient. Puis une cérémonie débute dans le bâtiment principal pendant que les visiteurs viennent jeter quelques pièces et faire leur première prière. Ensuite, j’ai suivi la foule dans la suite des rituels ; purification, dégustation de mon verre de otoso et tirage de mon omikuji, ces divinations écrites sur des bandes de papier que l’on tire au sort dans une boîte en échange de 200 yens.

Les japonais font la queue pour tirer le leur et voir si leurs rêves et leurs projets ont des chances de se réaliser, si ils trouveront l’âme sœur et auront bonne santé et bonne fortune. On dit que lorsque la prédiction est mauvaise, il faut plier la bande de papier et l’attacher à un arbre de pin se trouvant près du sanctuaire pour conjurer le mauvais sort. Cette coutume vient d’un jeu mot entre les deux caractères matsu (松 = pin) et matsu (待つ = attendre) ce qui signifie que la malchance va attendre à l’arbre plutôt que de se joindre au porteur. Après si la prédiction est bonne, on a le choix entre l’accrocher également à un pin pour que la fortune ait un meilleur effet ou le garder avec soi en guise de porte-bonheur. J’ai déroulé le mien, et lu la version disponible en anglais. Globalement, ma prédiction n’était pas mauvaise, juste un point négatif qui je l’espère ne m’entraînera pas une malchance horrible (j’ai déjà pas de chance à la base, je ne voudrais pas que ça empire xD), donc j’ai préféré le garder, en guise de porte-bonheur, mais aussi en souvenir, car c’était mon premier omikuji que je tirais en quatre séjours au Japon.

Autre chose intéressante que j’ai pu voir au temple Zojoji : la préparation de mochi, ces petits gâteaux faits de riz gluant. Il était possible d’admirer l’étape où le riz, après avoir trempé dans l’eau pendant plusieurs heures et cuit, se fait marteler à plusieurs reprises à l’aide d’un gros maillet en bois jusqu’à ce qu’il atteigne la consistance collante et élastique désirée (voir ma vidéo Instagram). Les visiteurs qui le souhaitaient pouvait s’essayer à la réalisation. Mais le maillet semblait tellement lourd que moi j’ai préféré regarder seulement ^^’. Les amulettes et des talismans de l’année précédente rapportés étaient également brûlés dans un gigantesque feu. Et je dirais qu’il n’y avait pas que ça. Des cartons et des ordures y sont passés aussi !

J’ai voulu aller plus loin dans la tradition et tenter d’admirer le premier lever du soleil. Car pour moi c’est quelque chose de tellement beau à voir, et puis le Japon est connu pour être le pays du soleil levant n’est-ce pas ? :) Mais j’ai abandonné quand j’ai vu la longue file d’attente dès 2h00 du matin pour l’ouverture de la Tokyo Tower à 5h00 (j’avais pas envie de mourir de froid). L’observatoire de Shinjuku est aussi un bon spot pour admirer le lever du soleil, mais pour ça il fallait réserver en décembre et avoir la chance d’être tiré au sort ! J’ai aussi penser à aller jusqu’à Kamakura sur la plage (le trajet en train n’était pas un problème, en effet les trains circulaient toute la nuit pour l’occasion) mais niveau timing, c’était short, j’aurais sûrement loupé le début du spectacle. Tant pis une prochaine fois.

Après une nuit de sommeil, j’ai remis ça la journée du 1er janvier en allant au temple Sensoji, à Asakusa. C’est un des temples bouddhistes que je préfère et Asakusa est un quartier où j’aime aller. Au 1er janvier, ce temple se retrouve, comme la plupart, incroyablement bondé, si bien que la rue principale est fermée aux véhicules. Je suis arrivée à 15h30 au temple, je suis repartie à 17h00. Eh oui la queue était longue, très longue !

Je vous avais déjà expliqué comment se déroulait la prière dans un sanctuaire shintoïste quand j’étais allée au Mitama Matsuri cet été. Dans un temple bouddhiste, le rituel est quasiment identique. A l’entrée en passant la porte sanmon (山門) vous joignez les deux mains en vous inclinant. Vous vous purifiez à la fontaine comme dans un sanctuaire shinto, ensuite vous pouvez faire brûler des bâtonnets d’encens dans un koro. La fumée de l’encens est réputé pour avoir des pouvoirs curatifs et éloigner l’odeur de la mort. C’est pourquoi après avoir planté votre bâtonnet, vous vous « enfumez ». Puis vous vous rendez dans le bâtiment principal pour la prière. Vous jetez quelques pièce dans le tronc, vous sonnez la cloche si il y en a une, et vous priez en joignant vos deux mains (on ne tape pas des mains à la différence de la prière dans un sanctuaire shinto). Pour finir, vous vous inclinez avant de vous reculer et quitter le temple.

J’ai retiré un nouveau omikuji pour voir si les prédictions allaient être semblables au premier et parce que le tirage se faisait différemment (oui j’aime tout tester haha). Au temple Zojoji, on avait juste à piocher au hasard dans une boîte. A Sensoji, on doit d’abord secouer une boîte en métal contenant des baguettes numérotées et en tirer une au hasard. Vous ouvrez ensuite un des casiers comportant le même numéro que la baguette pour y récupérer votre omikuji. Étrangement, les prédictions étaient quasi semblables et plutôt positives aussi. Cette fois je ne l’ai pas gardé et l’ai accroché pour augmenter les effets positifs.

Pour terminer, rien de tel qu’un petit repas ou une petite boisson bien chaude. Il y a du choix, les stands sont très nombreux !

Le 2 janvier, j’ai décidé de me rendre au Palais Impérial de Tokyo pour y voir la famille faire ses salutations et vœux. Oui, sauf que j’y suis allée tranquille en début d’après-midi. Et il se trouve que l’on ne peut entrer que jusqu’à… 14h00 ! Je suis arrivée à 14h03 hahaha. Donc un conseil si vous tenez vraiment à voir notre cher empereur japonais, allez-y dès le matin, car, dois-je le rappeler, il y a en plus énormément de monde ! Bon bah, ça aussi ce sera pour une prochaine fois.

Finalement, mon réveillon était plutôt sympa, j’ai envie de vous dire que si vous êtes seuls un 31 décembre et que vous voulez vraiment vous imprégner de la culture nippone, allez donc passer votre Nouvel An dans un temple ou un sanctuaire ! Encore une fois je vous souhaite une bonne année 2016 ^_^.


♫ Un article = Une chanson ► Ashton GleckmanDawn of a New Era