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► +1 : Renouvellement du Visa Travail

Comme je l’annonçais dans un de mes précédents articles, j’ai renouvelé mon contrat de travail. Par conséquent, le renouvellement de mon Visa Travail a suivi !

Renouveler un Visa Travail au Japon, comment ça se passe ? Je vous explique ! 

Cette démarche s’applique aux ressortissants étrangers souhaitant poursuivre leurs activités avec leur statut de résident actuel (prolongement d’un contrat de travail ou renouvellement d’un visa époux par exemple). Il faut effectuer la demande avant l’expiration du statut de résident du demandeur, à partir de trois mois avant la date d’expiration.

Documents à fournir pour constituer le dossier

  • 1 Le formulaire de demande d’extension de la période de séjour (在留期間更新許可申請書) partie employé (à télécharger ici)
  • 2 La photocopie du passeport et de la carte de résident actuelle (recto-verso) (パスポート及び在留カード(表裏)のコピー)
  • 3 Une photo d’identité (写真) format 3*4cm datant de moins de trois mois
  • 4 Une attestation de paiement des impôts (納税証明書) et un certificat de la taxe d’habitation (住民税の課税証明書) de l’année précédent celle de la demande
  • 5 Les autres documents sont fournis par votre employeur ;) ! Sont inclus le formulaire de demande d’extension de la période de séjour (partie employeur), une lettre de demande d’extension de la période de séjour, une copie du contrat de travail et le justificatif des activités de votre employeur et de ses bénéfices.
  • 6 4 000¥ en timbres fiscaux à payer si l’application est acceptée, le jour du retrait du visa. Le prix varie selon le statut demandé.

Préparer le dossier

  • 1 Le formulaire de demande d’extension de la période de séjour (在留期間更新許可申請書) : à compléter en anglais ou en japonais. Il y a différents formats selon les activités effectuées. Ce n’est pas le même formulaire que celui du changement de statut c’est une demande pour rallonger la durée du visa travail. Mais les informations à remplir sont les mêmes : nationalité, nom, coordonnés, emploi, etc…
  • 2 Une attestation de paiement des impôts (納税証明書) et un certificat de la taxe d’habitation (住民税の課税証明書) : étant donné que maintenant vous êtes à un an d’activités professionnelles, vous payez donc les impôts comme tout le monde. Rendez-vous à la mairie pour demander les documents. Il faut remplir un formulaire de demande pour chaque document (納税証明申請書 et 市民税・県民税証明の申請書). Vous écrivez votre adresse, votre nom, votre date de naissance, votre numéro de téléphone, l’année d’imposition et le nombre d’exemplaires souhaités, vous présentez votre carte de résident avec le formulaire au comptoir des attestations écrites (証明書受付, Shomeisyo uketsuke). Temps d’attende de 15 minutes environ, c’est assez rapide, vous récupérez vos documents au comptoir de récupération des documents (お渡し窓口 Owatashi Madoguchi) et vous payez les frais de service (de 200 à 600¥ environ) ! Attention : quand vous demandez l’attestation des impôts sur une année, il faut aller à la mairie de là où vous habitiez cette année au 1er janvier, sauf si vous faites la demande à partir du 1er juin.

Dépôt du dossier

Comme j’habite dans la préfecture de Kanagawa désormais, ça me prend plus d’une heure pour aller au bureau d’immigration de Tokyo, Shinagawa. J’en ai donc choisi un plus proche, à 40 minutes de chez moi. Je me suis rendue à la branche de Kawasaki situé près de la station Shin Yurigaoka. Le bureau ouvre de 9h00 à 16h00. L’avantage de ce bureau est que même en arrivant à 8h35, il y a rarement plus de dix personnes devant vous ! Plus besoin de camper ! Ça change du bureau d’immigration à Shinagawa où on peut trouver plus de 30 personnes en arrivant à 7h30.

Tokyo Immigration Bureau Kawasaki Branch Office (東京入国管理局川崎出張所)
Adresse : Kawasaki West Joint Government Building, 1-3-14 Kamiaso, Aso-ku, Kawasaki City, Kanagawa Prefecture
Accès : Shin Yurigaoka Station (Odakyu Line), sortie Sud

Le bureau ouvre pile à l’heure. C’est tout petit donc c’est pas compliqué de trouver le bon comptoir, y en a qu’un. Vous allez à la réception (受付) pour faire vérifier votre dossier avec votre passeport et votre carte de résident. Vous remplissez la carte postale qui vous est envoyé plus tard avec la réponse et on vous remet un ticket.

En étant numéro 3 vous pouvez vous rassurer de ne pas avoir à passer des heures au bureau… 😂 En effet en 30 minutes c’est fait. Vous récupérez votre passeport, votre carte de résident avec un tampon indiquant que votre statut est en cours de changement et la notice avec votre numéro de dossier expliquant que pendant son étude, il est possible de rester jusqu’à deux mois sur le territoire japonais. A la différence du bureau d’immigration de Tokyo (Shinagawa), la notice n’est qu’en japonais 😂. Il ne reste plus qu’à attendre le verdict final.

Réception du Visa

Environ deux semaines après le dépôt du dossier, vous recevez la carte postale indiquant de vous présenter à l’immigration dans les deux semaines suivantes avec passeport, carte de résident, 4000¥ de timbres fiscaux, la notice avec le numéro de dossier et la carte postale. Selon la demande et peut-être le bureau d’immigration, la durée du traitement du dossier peut-être plus longue, jusqu’à deux mois parfois !

Donc c’est reparti direction le bureau d’immigration à Shin Yurigaoka. ​​​​Au bureau de Shinagawa, on peut acheter les timbres au konbini du bureau. Sinon, il faut se rendre à la poste. A l’immigration, vous remettez la carte postale, le timbre (vous signez le formulaire en même temps et y collez le timbre), la notice avec le numéro de dossier, passeport et carte de résident. En échange vous recevez un ticket et attendez (environ 30 minutes) que votre numéro soit appelé pour récupérer votre nouvelle carte de résident.

Et vous voilà avec votre précieux visa ! 🎉 楽しみましょう🎵💕


♫ Un article = Une chanson ► Martin Solveig (feat. Sam White)+1

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► Raise your flag : J’ai un Visa Travail !

J’assume entièrement ce dessin. Yonghwa est content pour moi *lol* !

J’ai reçu le sésame pour étendre mon aventure nippone : un Visa Travail ! Ce qui me permet donc de travailler à temps pleins, et de me poser pour minimum une année supplémentaire ! Ce mois, j’ai donc été occupée à préparer le dossier et à me rendre à l’immigration pour déposer le dossier et récupérer ma nouvelle carte trois semaines après. Je suis un peu… déçue d’avoir seulement un an mais étant donné que c’est la période que j’avais écrite sur le formulaire… Et puis il s’agit du premier. J’ai entendu dire que c’était le plus difficile à avoir.

Pour avoir ce Visa Travail j’ai du effectuer une demande de changement de statut car j’étais en Visa Working Holiday et que j’ai effectué ma demande en restant au Japon (et en travaillant déjà). Cette demande s’applique aux ressortissants étrangers souhaitant modifier leur statut actuel de résidence (à l’exception des étrangers souhaitant changer leur statut de résident en « résident permanent »). Il faut effectuer la demande avant la date d’expiration du statut actuel. Il est préférable de commencer les démarches un mois avant environ.

Documents à fournir pour constituer le dossier

Le dossier est à la fois préparé par vous-même et votre employeur qui doit fournir des documents supplémentaires, notamment sur l’entreprise et ses activités. Ces documents dépendent du type d’activités souhaitées.

  • 1 Le formulaire de demande de changement de statut (à télécharger ici) : il y a différents formats selon les activités envisagées. Pour un Visa Travail, il y a une partie pour l’employé et une autre pour l’employeur.
  • 2 Une photo d’identité format 3*4cm datant de moins de 3 mois
  • 3 Une photocopie du passeport en cours de validité et de la carte de résident actuelle
  • 4 Une photocopie du contrat de travail
  • 5 Une photocopie du dernier diplôme
  • 6 Une attestation de travail fournie par l’employeur
  • 7 Documents justifiant les activités de votre employeur et de ses bénéfices fournis par l’employeur
  • 8 4 000 yens en timbres fiscaux à payer si l’application est acceptée, le jour du retrait du visa. Le prix varie selon le statut.

Préparer le dossier

Contrairement au PVT, la préparation du dossier est moins laborieuse ! Moins de choses à écrire, un peu de paperasse mais ça m’a moins fait chier que la préparation du dossier du PVT xD !

  • 1 Le formulaire de demande de changement de statut : à remplir en anglais ou en japonais. Les informations demandées ne sont pas compliquées. Sur une première page, vous renseignez vos informations personnelles : nationalité, nom, coordonnées, numéro de la carte de résident actuelle, numéro du passeport, le statut et la période que vous désirez (la liste est disponible ici selon les activités souhaitées, pour moi c’est Specialist in Humanities/International Services), la raison du changement de statut (exemple tout con : continuer à travailler au Japon). Puis sur la deuxième page, vous détaillez votre parcours académique et professionnel.
  • 2 Et c’est le seul document que vous devez remplir ! :D

Dépôt du dossier

C’est là que c’est plus chiant ! Aller au bureau d’immigration le plus proche de votre domicile pour déposer le dossier est comme un parcours du combattant ! Il faut camper devant l’immigration pour être sûr d’être dans les premiers et d’en finir le plus tôt possible. Sinon vous pouvez y passer votre journée ! Arrivez donc avant 8 heures si vous ne voulez pas y passer plus de 2 heures !

Il y a plusieurs bureaux d’immigration, environ un par région dans le pays. Pour ma part, je me suis rendue à celui de Tokyo, situé près de la gare de Shinagawa.

Tokyo Regional Immigration Bureau
Adresse : 5-5-30 Konan, Minato-ku, Tokyo
Accès : Shinagawa Station (JR Lines) sortie Konan ou sortie Est
A pied cela prend 30 minutes mais il y a le bus n°99 à la sortie de la gare au terminal 8 qui va jusqu’au bureau. Descendre à l’arrêt « Tokyo Nyukoku Kanrikyoku-mae ».

Donc ​7 juin 2016 rendez-vous au bureau d’immigration de Tokyo pour déposer mon dossier pour le visa. Je suis arrivée à 8h00 et il y avait déjà la queue aux portes pour l’ouverture à 8h30. A l’ouverture, tenez-vous prêts à courir car tout le monde bouscule et fonce à toute allure pour être le premier ! On dirait des accro du shopping le premier jour des soldes ! Je plains les employés qui voient des fous débarquer comme ça tous les jours xD.

Je me suis dirigée à la section B pour les applications au changement de statut et les dépôts de dossier, située au deuxième étage. J’ai couru comme une tarée dans les escalators et je suis arrivée dans les 15 premières xD. J’ai pris un ticket (j’étais donc numéro 15) et j’ai d’abord fait une vérification de mon passeport et de ma carte de résident et que mon dossier est bien complet.

Puis on attend 9h00 que les bureaux ouvrent. C’est allé assez vite. Quand le numéro du ticket s’affiche, il faut se présenter au comptoir. Au moment de mon passage, à nouveau vérification du dossier et j’ai rempli une enveloppe avec mon adresse. C’est avec cette enveloppe que l’on reçoit la réponse. Enfin, on m’a donné un reçu avec mon numéro de dossier. Quant à ma carte de résident, elle a reçu un tampon justifiant du changement de statut en cours de réalisation. Ce tampon autorise le ressortissant à rester sur le territoire japonais pendant maximum deux mois. Si aucune réponse arrive avant (cela est rare) le ressortissant doit quitter le pays. A 9h20, c’était terminé !

Réception du Visa

La réponse arrive entre trois et quatre semaines après le dépôt du dossier, par voie postale. Vous recevez la carte que vous avez rempli lors du dépôt. A ce moment, vous ne savez pas vraiment si c’est accepté ou pas xD, il s’agit d’une notice vous demandant de vous présenter au bureau d’immigration avec une liste de documents. Bon en général, si la mention « timbres fiscaux » est cochée, c’est que c’est dans la poche.

Vous avez une date limite pour vous présenter au bureau d’immigration avec les documents suivants :

  • La carte postale
  • Le reçu avec le numéro de dossier
  • Le passeport
  • La carte de résident
  • Les timbres fiscaux de 4 000 yens

Donc c’est reparti pour un petit tour au bureau d’immigration ! ​29 juin 2016, 7h55 arrivée au bureau d’immigration. Il y avait déjà une trentaine de personnes qui attendaient. A l’ouverture, aller directement acheter les timbres fiscaux au Family Mart situé au rez-de-chaussée. Vous ne pouvez en trouver qu’au bureau de toute façon (eh oui j’avais essayé d’autres konbinis avant xD).

Ensuite, direction cette fois la section A pour le retrait des visas. Vous présentez tous les documents demandés, vous signez un papier pour le paiement des frais en timbres fiscaux et on vous remet un ticket le temps que la nouvelle carte de résident et le nouveau visa soient fait. En arrivant tôt et comme on peut entrer à partir de 8h30, ça va assez vite et à peine les bureaux ouverts à 9h00 on peut déjà donner les documents. J’ai fait un peu de japonais pour patienter et à 9h30 j’avais ma nouvelle carte entre les mains ! Un visa travail d’un an en poche !

Kimi elle est contente, ouais, ouais, ouais !

Je pensais que le bureau reprendrait mon ancienne carte de résident, mais finalement ils me l’ont aussi rendue avec un trou dedans xD. Je l’ai gardée en souvenir haha.

Voilà, mission accomplie ! Et l’aventure continue !


♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSIONRaise your flag

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► You don’t know who I am : Créer un Hanko (判子), le sceau japonais

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Il est votre signature dans les pays asiatiques comme la Chine, la Corée et le Japon, le sceau, dit 密封 (, sceau) ou 印 (yìn, empreinte du sceau) en chinois, 도장 (dojang) ou 인감 (ingam) en coréen, 判子 (hanko) ou 印鑑 (inkan) en japonais, indispensable pour certaines tâches administratives et pour signer tous les actes officiels. Notre signature manuelle, le gribouillage que l’on applique tous dans notre cher pays d’occident est très peu utilisée en Asie où on préfère l’utilisation du sceau. C’est pourquoi même les expatriés doivent se voir attribuer le leur pour les raisons citées plus haut.

Le Sceau : Nani kore ?

C’est une forme d’identification graphique utilisée pratiquement depuis l’invention de l’écriture, et utilisée par les empereurs de Chine d’abord, puis de Corée et du Japon.

Les sceaux d’Extrême-Orient portent généralement le nom de la personne ou de l’organisation qu’ils représentent, mais ils peuvent aussi porter un décor symbolique, un poème, une devise personnelle, etc… Vous êtes entièrement libre de choisir ce que vous voulez comme symbole sur votre sceau pour vous représenter. Ils existe plusieurs sceaux de taille et de style différents selon l’usage. Les sceaux sont gravés dans de multiples matières dures ou tendres, tels que la stéatite (pierre à savon), le bois, le bambou, la corne, le cristal, le jade, les pierres précieuses ou encore la cire perdue en cuivre, bronze, argent, or, etc… Pour une grande variation de son prix de fabrication !

L’autre matière importante qui va de paire avec le sceau en lui-même est l’encrage. C’est avec l’encre rouge que vous appliquez votre sceau. Il existe deux sortes d’encre rouge utilisées traditionnellement pour encrer les sceaux. Elles diffèrent par la nature des matériaux de base auxquels elles font appel :

  • à base de soie : la pâte rouge est faite de cinabre réduite en poudre très fine, mélangée avec de l’huile de ricin et des fragments de fils de soie. La soie lie ce mélange pour en faire une pâte très épaisse, ayant une apparence très huileuse d’une éclatante couleur rouge
  • à base de plante : la pâte rouge est faite de cinabre réduite en poudre très fine, mélangée avec de l’huile de ricin de l’armoise commune. La texture du mélange résultant apparaît peu homogène, car l’armoise n’est pas un liant. L’apparence a un aspect spongieux, et d’un rouge plus sombre. L’encre rouge à base d’armoise va tendre à sécher plus rapidement que celle faisant appel à la soie : en fonction du papier utilisé, la pâte à base d’armoise pourra sécher en 10 ou 15 minutes, et ce, d’autant plus que le papier est absorbant. Par ailleurs, ces encres à base de plante s’étaleront sur le papier plus que ne le ferait une encre utilisant de la soie, l’armoise n’ayant pas les mêmes propriétés liantes que la soie.

Quelle que soit sa nature, la pâte rouge est conservée fermée dans son contenant d’origine, et gardée dans un environnement protégé du rayonnement direct du soleil et des fortes chaleurs, pour lui éviter de sécher.

Cela peut paraître simple aux premiers abords mais détrompez-vous ! L’application du sceau est un art parfois difficile à maîtriser, mais c’est particulièrement pour les œuvres d’art quand le support est une matière bien particulière ! Lors de l’application du sceau sur le papier, la procédure différera selon qu’il s’agit d’une encre à base de soie, ou d’une encre à base de plante : dans le premier cas, on appliquera le sceau avec une forte pression, le papier posé sur une surface souple, et en basculant le sceau d’avant en arrière et de gauche à droite. Dans le cas d’une encre à base de plante, on n’utilisera qu’une pression légère. Le sceau sera alors retiré du papier en commençant par un côté, car un retrait vertical du sceau pourrait créer un arrachement du papier. Enfin, après application du sceau, on peut permettre un séchage plus rapide de l’encre en utilisant un buvard ; mais cela risque de faire baver l’empreinte du sceau. Parfois, selon la texture du papier ou son grammage, il sera nécessaire d’humidifier très légèrement celui-ci pour l’assouplir et retenir la couleur, équilibrer sa tonalité.

Et plus précisément, le Sceau Japonais

Hanko (判子) ou Inkan (印鑑, l’empreinte du sceau, mais souvent utilisé comme synonyme de hanko) désignent le sceau utilisé au Japon. Il est aussi bien utilisé par les particuliers que les entreprises, pour signer ou valider tout type de document.

La première apparition du sceau au Japon remonte à l’an 57 : c’est un hanko en or massif, accordé à un envoyé japonais en Chine par le souverain de la dynastie Han. Tout d’abord, seuls l’Empereur et ses vassaux les plus fidèles détenaient des hanko, car ils étaient un symbole de l’autorité de l’Empereur. Les nobles commencèrent à utiliser leur propre hanko après 750, et les samouraïs reprirent cet usage au cours du Moyen Âge. C’est une loi adoptée au début de l’ère Meiji (1868-1912) établissant un système national d’enregistrement et de certification qui permet aux hanko personnels de devenir largement utilisés.

Au Japon, il est possible de faire authentifier et enregistrer son hanko par des services administratifs, pour s’en servir ensuite de façon officielle pour signer tous types de documents. En règle générale, c’est de l’encre de couleur rouge qui est utilisée pour encrer le hanko. Le hanko peut être en différents matériaux : bois, pierre, corne de buffle, et à différents prix. Des magasins lui sont spécialement dédiés. Le cadre de l’inkan peut être ovale, rond, ou carré et de toutes dimensions.

Plus précisément, il existe aujourd’hui au Japon quatre types de sceaux personnels.

  •  jitsu in (実印) est un sceau enregistré officiellement. Un tel sceau est nécessaire pour conclure des affaires ou toute autre activité importante ou entraînant un engagement juridique : achat d’une voiture, d’un terrain, mariage…
  • ginko in (銀行印) est utilisé spécifiquement pour la banque (ginko veut dire « banque »). Le relevé des transactions bancaires d’une personne contient une impression originale du ginko de cette personne, à côté du sceau d’un employé de la banque. Les règles concernant la taille et la forme du ginko peuvent varier d’une banque à l’autre ; en général, le ginko doit comprendre le nom japonais complet de la personne ; un occidental pourra être autorisé à utiliser son nom de famille complet, avec ou sans le prénom, celui-ci pouvant ou non être remplacé par une simple initiale.
  • mitome in (認印) est un sceau ayant un caractère officiel encore amoindri, utilisé pour retirer des colis postaux par exemple, ou encore signer des notes internes dans une entreprise, ou pour toute autre activité quotidienne n’impliquant pas un réel problème de sécurité des transactions.
  • gago in (雅号印) est utilisé par les artistes pratiquant un art graphique pour décorer et signer leurs œuvres. C’est là une tradition qui existe depuis plusieurs siècles. Ces signatures sont fréquemment des noms d’artiste ou des surnoms. Les décorations sont souvent de très courtes phrases ou des slogans choisis par l’artiste. Une très grande liberté existe au niveau de la forme, de la taille, du matériau et du graphisme du gago in.

Sources : Wikipedia

Créer un sceau japonais

Pour des raisons administratives, en premier la création de mon nouveau compte en banque (à venir dans un prochain article), il m’a été imposée de créer mon propre sceau. Mais alors comment procéder ? Je vous explique !

Ce n’est pas très compliqué, vous vous rendez chez un artisan, vous dessinez l’inkan (印鑑) que vous souhaitez avoir, vous choisissez quel type d’hanko (判子) vous désirez, quelle matière, quelle taille et aussi le petit boitier pour le ranger avec l’encre. L’opération prend environ quinze minutes pour un hanko basique. J’ai fait ma commande à 9h45 et mon hanko était prêt à 10h00 !

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J’ai été demander la création de mon hanko dans cette boutique située à Koenji, car c’était juste en face de ma banque !

Hanko-ka Ichiban はんこ家一番高円寺店
Adresse : 2-41-16, Koenji Kita, Suginami, Tokyo
Accès : Koenji Statio (Chuo Line, Ome Line) sortie nord

Pour le mien, j’ai choisi de mettre mon prénom en Katakana et j’ai opté pour un petit sceau en matière plastique et j’ai choisi un beau boitier rose ! C’est bien classe je trouve haha ! Le prix : comptez 800 yens pour la création de l’inkan et 1200 yens pour le boitier avec l’encre, même si dans la plupart des endroits où il est nécessaire de l’utiliser, comme à la banque, on vous prête l’encre pour pouvoir signer… ou tamponner -lol-

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C’est désormais mon empreinte ici. Dès que je dois signer, je sors mon petit hanko avec fierté devant les japonais qui s’étonnent « Oh vous possédez un hanko, c’est bien n’est-ce pas ! » même si je ne maîtrise pas encore parfaitement le geste. Souvent mon empreinte n’apparaît pas entièrement du premier coup et je dois recommencer (et bien viser pour éviter de faire du gros caca tout rouge :’D).


 ♫ Un article = Une chanson ► FTISLANDYOU DON’T KNOW WHO I AM

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► My number マイナンバー : Nouveau code d’identité

Ceux qui résident au Japon sauront de quoi je parle. Je suis même sûre que vous avez tous vu la petite pub à la télé avec le petit lapin.

My number (マイナンバー), le nouveau système d’identification de tous les résidents sur le territoire japonais. Tels des robots nous avons tous un code, un numéro pour nous identifier -je sors?-. Il s’agit d’un nouveau numéro qui combine à la fois la sécurité sociale et l’identification fiscale. Celui-ci a été mis en place depuis octobre 2015.

Wouh, ça a l’air barbant comme sujet non ? Oui, comme toute tâche administrative hahaha. Cependant j’ai eu envie d’en parler car avoir ce numéro est primordial et que vous devez le communiquer à votre employeur si vous travaillez. Même étranger, le simple fait que vous soyez un résident sur le territoire japonais fait que vous êtes vous aussi concerné par ce Mai nanbaa~ Et puis pour ma part, ce truc n’a pas été facile à comprendre du tout et j’ai du faire des démarches supplémentaires pour obtenir mon numéro. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué hein ?

My Number : Nani kore ?

Numéro à douze chiffres d’identification fiscale et de sécurité sociale. Y a pas plus court comme nom ? Si, on l’appelle aussi Individual Number ou My Number (マイナンバー). My Number est délivré à partir du système d’identification fiscale et de la sécurité sociale tous deux combinés afin de relier et rassembler des renseignements personnels dispersés à travers plusieurs agences sous le nom d’une personne auquel il appartient. Ce système sert d’infrastructure sociale pour améliorer l’efficacité et la transparence des systèmes de sécurité sociale et de fiscalité, apporter une plus grande commodité, et créer une société juste et équitable. Les résidents étrangers enregistrés comme résidents au Japon (résidents à mi-parcours, résidents permanents) reçoivent également leur My Number.

A quoi ça sert ?

  • Vous devez communiquer votre My Number à votre employeur dans le cadre d’une utilisation pour la création de certificats de revenu et d’impôt anticipé, nécessaires pour les procédures de sécurité fiscales et sociales.
  • Vous devez communiquer votre My Number aux compagnies d’assurance pour des documents juridiques utilisés pour les procédures fiscales.
  • Vous devez communiquer votre My Number au service retraite pour réclamer vos prestations.
  • Vous devez communiquer votre My Number au service municipal pour recevoir des prestations d’aide sociale.

Procédure d’obtention

  • Votre office municipal envoie une carte de notification (通知カード) contenant votre My Number (ainsi que votre nom, adresse et date de naissance) à l’adresse que vous avez enregistré au dos de votre carte de résident. Assurez-vous d’être à jour au niveau de vos coordonnées. Si l’adresse est erronée, vous ne recevez pas le courrier. Vous devez être présent à votre domicile au moment de la livraison. Si ce n’est pas le cas, la Poste vous laisse une notice de non-livraison, vous devez alors appeler le numéro inscrit sur le papier pour donner une nouvelle date de livraison (en vous assurant d’être présent cette fois). Vous devez le faire dans un délais d’une semaine. Les premières cartes ont été envoyées début octobre 2015.
  • Cette carte de notification est à garder précieusement car elle est la preuve que vous possédez votre My Number.
  • Une fois votre My Number obtenu, vous pouvez demander une My Number Card en envoyant par la poste une demande d’application avec photo d’identité ou en faisant une demande par internet. Les cartes sont délivrées à partir de janvier 2016. Vous recevez d’abord une notification comme quoi votre carte est prête. Vous avez alors le choix entre la faire livrer chez vous ou d’aller la récupérer à l’office de votre quartier avec votre carte de notification (通知カード), la notification vous précisant que votre carte est prête et votre carte de résident. L’obtention de cette carte est gratuite.

My Number Card, oui mais pourquoi faire ?

  • Cette carte prouve votre identité et votre My Number à la fois pour toutes les procédures concernées. Elle fait aussi office de carte d’identité.
  • Vous pouvez y ajouter un certificat électronique (gratuit) et l’utiliser pour vos déclarations fiscales en ligne.
  • Vous pouvez utiliser votre carte pour recevoir différents services offerts par votre municipalité.

Nous n’avez pas obtenu votre My Number : pas de panique !

Kimi est passée par là, elle vous raconte !

Eh oui, ce genre de choses, ça m’arrive toujours 8D. Je n’ai pas reçu la carte de notification puisque je n’étais pas présente à mon domicile (j’étais à Fukui à ce moment-là). Pire, je suis rentrée à Tokyo fin novembre donc oui, la petite notice de non-livraison m’attendait sagement mais j’avais dépassé le délais pour pouvoir demander une nouvelle date de livraison !

Qu’est-ce que j’ai fait ? Rien du tout ! (J’ai écouté la Coqui-magique de Bob l’Eponge 8D). A ce moment, je ne savais pas ce que ça concernait ! Puis c’est quand j’ai reçu une mystérieuse lettre de l’office de Shibuya que j’ai décidé de me rendre à l’office afin de trouver réponses à mes questions.

C’est au même endroit que pour enregistrer son adresse. A l’arrivée vous récupérez un ticket auprès d’une borne en choisissant l’option resident change notification. Si vous n’avez pas pu récupérer votre My Number, vous avez alors deux choix possibles : demander à faire renvoyer votre carte de notification (en vous assurant d’être présent à votre domicile bien sûr) ou venir vous-même la récupérer à l’office. Dans les deux cas, vous remplissez un papier avec nom, adresse, numéro de téléphone, choix de récupération souhaité, etc… (le staff vous aide si vous ne pouvez pas lire les kanji). Pour ma part, vu que je bosse, j’ai choisi d’aller récupérer mon My Number moi-même.

Quand vous vous rendez à l’office pour récupérer votre carte de notification, les opérations sont les mêmes. Vous précisez que vous venez récupérer votre courrier. Le staff vérifie votre carte de résident et vous remplissez un nouveau papier avec nom, adresse et numéro de téléphone. Vous patientez quelques minutes le temps qu’ils rapportent votre courrier à récupérer à un autre guichet (à Shibuya, c’est le troisième). Et tadam ! C’est fait. Vous obtenez enfin votre courrier non-livré contenant votre carte de notification plus un formulaire de demande de carte avec une enveloppe si vous souhaitez avoir une My Number Card.

Si vous n’avez pas encore votre My Number, vous avez jusqu’au 29 février 2016, ne tardez plus !

Un grand merci à l’adorable interprète de l’office de Shibuya pour m’avoir fournie toutes les informations du My Number en anglais !


♫ Un article = Une chanson ► Linkin ParkNumb(er one -je sors-)

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► Drawing the line : Enregistrer son adresse & Assurance maladie

Une opération qu’il est indispensable de faire une fois la carte de résident obtenue. D’ailleurs sur la notice que vous recevez avec votre carte, il est mentionné de faire enregistrer une adresse au dos. A partir du moment où vous avez une adresse fixe, vous avez 14 jours pour effectuer cette tâche.

L’enregistrement de votre adresse est à faire dans l’office municipal de votre ville ou arrondissement. Me concernant je réside dans l’arrondissement de Chuo-ku, à Tokyo, donc je me suis rendue à l’office de Chuo-ku, qui se situe à la sortie 1 de la station Shintomicho (Yurakucho Line).

En entrant, vous récupérez d’abord un ticket avec un numéro. En attendant que ce soit votre tour, vous pouvez commencer à remplir le papier pour la demande d’enregistrement. Ce papier ci-dessous.

Ensuite, lorsqu’on appelle votre numéro, vous devez présenter le papier, votre carte de résident et passeport (ils en font une copie), votre adresse et un numéro de téléphone (mobile ou fixe, si vous résidez en guest house, vous pouvez donner leur numéro). Vous avez à attendre quelques minutes le temps que l’enregistrement se fasse. Une fois terminé, on vous remet votre carte de résident avec votre adresse au dos ainsi qu’un papier prouvant que vous résidez à l’adresse donnée, un justificatif de domicile disons. Gardez précieusement ce papier auquel cas on pourrait vous le demander pour certaines démarches administratives.

Dans la foulée, direction le 4ème étage de l’office pour se rendre à la section réservée à l’assurance maladie. Elle est vivement recommandée et il est préférable de le faire dès votre arrivée ! Si vous souscrivez six mois après votre arrivée, vous devrez payer rétroactivement vos premiers mois passés au Japon. Elle permet de ne payer que 30% des frais médicaux.

Les documents à présenter sont les mêmes que pour l’enregistrement de l’adresse : votre carte de résident et votre passeport (ils font eux aussi une copie), votre adresse et numéro de téléphone. Si vous possédez un compte en banque, vous pouvez mettre en place un prélèvement automatique. Vous remplissez un papier avec vos coordonnées ainsi que date de naissance et date d’arrivée au Japon. On vous demande en plus si vous avez des revenus pour le calcul du montant de votre assurance (si vous n’avez pas de revenus, vous bénéficiez d’une réduction). A l’office de Chuo-ku, aucun justificatif ne m’a été demandé (sûrement parce que je n’étais là que depuis deux jours lors de ma demande). On vous remet votre petite carte et un petit guide (en japonais pour vous faciliter la tâche…). Pour le paiement vous avez deux possibilités : payer dès réception de la facture, ou par prélèvement bancaire. Comme je n’avais pas encore de compte en banque, pour moi ce sera le paiement dès réception de la facture, à régler dans un konbini. Je devrai payer aux alentours de 1 300 yens (environ 10€) par mois.

En cas de déménagement, il faut repasser à l’office de la ville que vous vous apprêtez à quitter pour les prévenir. Vous devrez remettre votre carte d’assurance maladie et en échange vous recevez une attestation de départ. Cette attestation vous servira lorsque vous vous rendrez à l’office de votre nouvelle ville. Une nouvelle carte d’assurance vous sera délivrée.

Ces démarches ont été un peu rudes pour moi, car le personnel ne parlait absolument pas anglais. Donc si c’est aussi mal expliqué c’est en partie pour ça.. x) Mon amie taïwanaise Aly m’avait accompagnée et a pu m’aider pour la communication. Les démarches m’ont prise entre 1h et 1h30.


♫ Un article = Une chanson ► Royal PiratesDrawing The Line

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► Feel good : choix de l’assurance PVT

Un des derniers éléments importants pour partir en toute sécurité à l’étranger dans le cadre d’un PVT ; l’assurance. La sécurité sociale française ne vous prend pas en charge lors de votre séjour à l’étranger. Les accords ne prévoient pas non plus que le pays où vous allez vous prenne en charge.

Concernant le Japon, l’assurance n’est pas obligatoire pour obtenir son PVT MAIS il est fortement recommandé d’en avoir une pour le simple fait que vous pourrez partir en sécurité et éviter de vous endetter en cas de gros gros pépin. Les frais de santé en Asie ou en Océanie sont extrêmement élevés.
Il est donc primordial de souscrire à une assurance et ce avant son départ et pendant toute la durée du séjour. Plusieurs s’offrent à vous, il vous suffit de choisir celle qui pourra s’adapter le mieux à vos besoins. Pour ce fait, vous pouvez combiner votre assurance voyage avec l’assurance offerte par votre carte bancaire. Cependant cette dernière a ses limites. Vivement conseillé également en ce qui concerne les consultations et achats de médicaments : souscrire en plus à l’assurance maladie locale (de ce que j’ai pu lire dans certains témoignages, on vous la recommande vivement à votre arrivée au Japon).

Avantages de la carte bancaire

Pour ma part je possède une Visa Classic, voici ce qu’elle propose.

  • Transfert et rapatriement.
  • Remboursement des frais médicaux : plafond de 11 000 €, franchise de 50 à 75 €.
  • Assistance juridique à l’étranger.
  • Frais de secours sur piste de ski.
  • Accidents de voyage.

/!\ Les services d’assistance s’appliquent à partir du moment où l’on est titulaire de la carte. Les services d’assurance s’appliquent à partir du moment où l’on règle au moyen de la carte. Attention également à la durée : 3 premiers mois !

Avantages d’une assurance voyage

Avec une assurance internationale vous bénéficiez d’une couverture bien meilleure que les cartes bancaires :

  • Assuré pour les séjours de plus de 3 mois.
  • Couverture santé avec des plafonds élevés (150 000 à 500 000 € / an) et des franchises sont plus basses (30 €), voire inexistantes.
  • Garantie annulation, vous êtes couvert pour un très grands nombre de cas d’annulation de voyage et les plafonds de garanties sont beaucoup plus élevés. De même, l’environnement familiale et accompagnant couvert est beaucoup plus large.
  • Garantie d’assurance bagages, vous êtes garanti en cas de vol, perte ou destruction.
  • En souscrivant une garantie de responsabilité civile, vous êtes assuré pour les dommages causés à autrui et pendant le séjour pour les mêmes causes.

/!\ Les assurances voyage ne couvrent pas les frais médicaux de contrôle ou de confort. Il faut être vigilent sur les conditions de chacune, en particulier sur les plafonds, les pourcentages de prises en charges et les franchises.

Si vous ne savez pas quelle assurance choisir, je vous recommande le comparatif réalisé par PVTistes : ici. Il m’a été très utile :)

J’ai fait le point sur les avantages, comparé, et j’ai finalement opté pour Globe PVT. Etant membre du forum PVTistes, j’ai pu bénéficier de 10% de réduction. J’ai longtemps hésité entre cette assurance et Chapka. Mais d’après plusieurs témoignages, Globe PVT me semble une assurance sérieuse et disponible. Je leur accorde ma confiance en souhaitant qu’il ne m’arrive rien de grave !

Voici leurs conditions (à retrouver en détails ici).

  • Frais médicaux en illimité et dès le 1er euro
  • Prise en charge directe en cas d’hospitalisation
  • Assistance rapatriement à 100% des frais réels
  • Responsabilité civile à l’étranger
  • Présence d’un membre de la famille en cas d’hospitalisation : hôtel et billet d’avion A/R
  • Retour anticipé suite au décès d’un membre de la famille proche (billet A/R)
  • Capital décès et invalidité
  • Assurance bagages pendant le trajet aller et retour

Pour souscrire à l’assurance, vous pouvez vous rendre directement sur le site internet et remplir un formulaire. Il faut souscrire à l’assurance avant votre départ.

Pour se faire rembourser, il faut envoyer les factures et ordonnances originales avec le formulaire de demande de remboursement et un RIB dans un délai maximal de trois mois après la fin du contrat d’assurance. En cas d’hospitalisation, d’acte chirurgical, de radiographie ou de traitement médical, un certificat médical fourni par l’assureur doit être également rempli par le médecin. La prise en charge peut être immédiate et vous n’aurez pas besoin d’avancer les frais.

Etant donné que pour moi c’est une première, je n’ai pas grand chose à rajouter mis à part un grand merci à PVTistes et aussi à ma banquière pour la source d’informations !


♫ Un article = Une chanson ► CNBLUE – Feel good

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► Au revoir, au revoir Président : démarches administratives avant de quitter la France

私の日本語履歴書を作っています。助けてwww → Je vous offre un bonbon si vous devinez ce que j’ai écrit :D /pan/

Le PVT Japon est désormais obtenu, et on se dit qu’il ne reste plus qu’à sauter dans l’avion. Haha détrompez-vous ! Ce n’est que le début ! Du moins, en ce qui me concerne. En effet je ne fais pas partie de la plupart des cas de figures que j’ai pu croiser et qui sont partis en PVT… C’est-à-dire, des étudiants et/ou des personnes sans emploi et vivant encore chez Papa-Maman. Non, moi, personnellement j’ai été demander mon visa en ayant un CDI en poche depuis presque trois ans, un studio, une voiture et des impôts à payer… Et donc ça, ça rajoute des tâches administratives supplémentaires avant de partir. C’est pourquoi il faut bien réfléchir à sa date de départ une fois son visa obtenu (pour rappel, vous avez un an pour partir, et heureusement pour moi), et faire les bons calculs entre les préavis appartement, boulot, résiliation d’abonnements…

Faut avouer, avec une situation comme la mienne, après avoir réussi à construire une vie et à trouver une situation professionnelle stable, j’ai longtemps hésité à sauter le pas. « N’était-ce pas risqué ? » « Tout plaquer, et si je ne réussis pas ? » La chute pourrait être fatale quand même. Ouais, mais à un moment, arrêtons simplement de se poser trop de questions au risque de ne plus avancer. Et ce serait surtout bête de le regretter tout le reste de sa vie. J’ai donc envie de vous dire, quelque soit la situation dans laquelle vous vous trouvez, si vous souhaitez faire un PVT, foncez ! Ne cherchez pas d’excuses. Quand on veut, on peut ! Pour ma part, je pourrai dire que j’aurais au moins essayé et puis, on verra dans un an où j’en suis ;) !

Bref, depuis janvier, j’ai donc pas mal de pain sur la planche. J’ai passé les derniers mois dans toutes les tâches administratives pour m’apprêter à quitter la France en toute sérénité, et c’était bien chiant. Et c’est pas fini ! (Non, pour info, je ne travaille pas chez SFR…)

PVT en mains, il ne reste plus qu’à …

  • Quitter son logement, en faisant attention à la durée du préavis.
  • Quitter son emploi, en demandant un congé sabbatique si vous avez plus de six ans d’expérience et bossez dans votre entreprise actuelle depuis plus de trois ans, ou en démissionnant (pour moi, ce fut la seconde option car la première n’était pas possible). Attention également à la durée du préavis dans le second cas.
  • Résilier tous ses abonnements, internet et téléphone, cartes de fidélité (payantes comme votre carte Darty, le truc qui ne sert quasiment jamais).
  • Vendre son véhicule, ou le léguer à un membre de sa famille dans le besoin, avec l’assurance qui va avec.
  • Faire le point sur ses impôts, préparer sa prochaine déclaration, mettre à jour l’adresse de facturation…
  • Réserver votre billet d’avion, une fois que vous êtes fixés sur votre date de départ.
  • Vérifier la période de validité de ses cartes, comme la carte d’identité, la carte de crédit.
  • Vérifier que ses vaccins sont à jour, et pourquoi pas demander l’adresse e-mail de votre médecin. Ça peut toujours servir et vous éviter une consultation alors que ce n’est pas forcément nécessaire. Sans lui demander, le mien m’a gentiment laissée la sienne en ajoutant « Même si ça va, vous pouvez toujours m’écrire ou m’envoyer une carte postale ! » Merci Docteur !
  • Préparer les documents nécessaires pour s’inscrire au service consulaire, ce n’est pas obligatoire mais plutôt conseillé. J’en reparlerai plus en détails dans un prochain article lorsque mon inscription sera faite.
  • Faire le point sur les démarches administratives à effectuer une fois au Japon : autant bien se préparer, moi j’aime être prévoyante. Une fois au Japon, il faut récupérer sa Resident Card, enregistrer son adresse auprès de la mairie de son quartier, ouvrir un compte bancaire, acheter un téléphone et/ou une carte SIM japonaise. Et personnellement, je me rajoute aussi ; acheter un vélo ! Parce que j’aime bien ça et que je kifferai aller à mon boulot en vélo, même si apparemment c’est un peu l’anarchie sur la route pour les vélos xD. Même pas peur, après tout, j’ai vécu et conduit à Paris -je sors- Je vous ferai part de tous les détails une fois les démarches faites.
  • Chercher un logement : voyez en fonction des dates à laquelle vous arriverez, de vos exigences (type de logement, loyer, localisation, internet…). Pour ma part, je regarde un peu ce qu’il y a de disponible tous les jours, mais attention, ça peut aussi partir très vite.
  • Préparer ou mettre à jour votre CV, en anglais et en japonais ça vous donne plus de chance ainsi que des cartes de visites (les japonais aiment beaucoup s’échanger les cartes de visites, c’est simple et pratique d’en glisser une dès que l’occasion se présente).
  • Consulter les sites de recherches d’emploi, y créer votre profil et y poster votre CV. Salut je suis prévoyante² !
  • Souscrire à une assurance, je n’ai pas encore choisi la mienne. Mais d’après ce que j’ai pu lire, le bon plan serait de souscrire à l’assurance locale une fois au Japon (pour les petits bobos, les consultations et les médicaments), et combiner assurance expat et assurance de sa carte bancaire selon les avantages de chacune (pour les cas plus graves).

Ceci dit, vous n’aurez peut-être pas exactement les mêmes choses à affronter si vous vous lancez dans ce projet. En tout cas, si l’administratif et vous ça fait 2, je vous dis bonne chance :D !

Bilan à moins de deux mois du départ

Une bonne partie des démarches citées ci-dessus sont accomplies. Je rends mon studio le 15 juin, je termine mon boulot dans une semaine jour pour jour. J’ai pris mes billets d’avion. J’arriverai au Japon le 22 juin 2015 (bon anniversaire Yonghwa -pan-) mais je quitterai la France le 18 ! J’ai décidé de m’offrir un petit week-end à Taïwan avant. J’ai trouvé un boulot et donc un logement offert. Je commencerai en bas de l’échelle mais je n’ai pas l’intention de m’arrêter là. Le 20 juillet, je vais au concert de FTISLAND au Yokohama Arena avec Marine :D. Bref, de bonnes choses s’annoncent déjà ! Mon seul principal soucis c’est… préparer ma mes valises !

Kimi elle est contente !


♫ Un article = Une musique, cette fois une pub drôle ► ce que je ferai lors de mon dernier jour de boulot (ou pas)