3

▶ Hiroshima Travel – Nourriture et Restaurants

Bien sĂ»r, en voyage Ă  Hiroshima, et comme pour tout voyage d’ailleurs, il est indispensable de tester les spĂ©cialitĂ©s ! Niveau nourriture, si on dit Hiroshima, on pense en premier Ă  l’Okonomiyaki (ăŠć„œăżç„Œă). Comment ? Mais l’Okonomiyaki n’est pas censĂ© venir d’Osaka ? Si c’est vrai, mais selon les rĂ©gions il y a plusieurs variantes. Et Hiroshima a la sienne. C’est pour cela qu’il ne va pas s’appeler simplement Okonomiyaki mais Hiroshima-fĆ« Okonomiyaki (ćșƒćł¶éąšăŠć„œăżç„Œă, Okonomiyaki au style d’Hiroshima) ou Hiroshimayaki (ćșƒćł¶ç„Œă).

Quelle est la diffĂ©rence ? On retrouve les mĂȘmes ingrĂ©dients que l’Okonomiyaki classique soit : la pĂąte (faite de farine de blĂ© 氏éșŠçȉ et d’eau æ°Ž), du chou (キャベツ), des pousses de soja (もやし), du porc (豚肉), du tenkasu (怩かす), un Ɠuf (玉歐), des oignons verts (ネゼ)… Cependant la prĂ©paration est diffĂ©rente. Pour faire un Hiroshimayaki, les ingrĂ©dients sont disposĂ©s en couches individuelles sur une plaque chauffante teppan (é‰„æż), en plus d’ajouter une couche de udon ou de soba. ComparĂ©e Ă  celle du Kansai, la quantitĂ© de chou est supĂ©rieure, et la prĂ©sence des nouilles en fait un repas consistant mais incroyablement dĂ©licieux !
Pour rappel, l’Okonomiyaki « classique » d’Osaka, est prĂ©parĂ© en mĂ©langeant les ingrĂ©dients ensemble avant de les cuire sur la plaque et ne sont pas accompagnĂ©s de nouilles.

Puis, Ă  Hiroshima, l’autre aliment phare, c’est l’huĂźtre ! Hiroshima est l’une des quatre rĂ©gions du Japon rĂ©putĂ©es pour la culture de dĂ©licieuses huĂźtres. Elles sont connues pour ĂȘtre petites, mais incroyablement charnues et savoureuses. Pour les amateurs d’huĂźtres, Hiroshima est l’endroit idĂ©al pour en dĂ©guster de diffĂ©rentes façons : en barbecue de fruits de mer, dans un Okonomiyaki, grillĂ©es, avec du riz…

Kimi, elle ne raffole pas des huĂźtres. En revanche elle adore les Okonomiyaki et pour avoir dĂ©jĂ  goĂ»tĂ© au Hiroshimayaki lors de festivals d’Ă©tĂ©, elle s’est orientĂ©e vers un restaurant qui en prĂ©pare. Et elle en a trouvĂ© un qui en prĂ©pare vraiment de trĂšs bons ! Pire, ce restaurant va vous faire aimer davantage ce plat et vous donner envie d’y revenir !

Kimi teste le Onokomiyaki au style d’Hiroshima (ćșƒćł¶éąšăŠć„œăżç„Œă) chez Nagataya (長田汋)

Pour goĂ»ter au fameux Hiroshimayaki, direction Nagataya (長田汋), un restaurant parmi tant d’autres mais assez bien rĂ©putĂ©. Il n’y a qu’Ă  voir Ă  l’heure du dĂ©jeuner ! Le restaurant est bondĂ©, il faut parfois faire la queue Ă  l’extĂ©rieur jusqu’Ă  ce qu’une table se libĂšre. La maison propose divers Okonimiyaki au style d’Hiroshima, Ă  des prix et des accompagnements diffĂ©rents. On va en trouver avec du fromage, avec beaucoup d’oignons verts, du mochi, du kimchi, des huĂźtres et autres fruits de mer… À partager Ă  plusieurs ou pour une personne, le prix d’un Hiroshimayaki varie de 750 „ Ă  1 680 „. On choisit soit soba soit udon pour la couche de nouilles et enfin on peut ajouter Ă  l’unitĂ© les accompagnements de son choix. Pour les vĂ©gĂ©tariens, les mĂȘmes Hiroshimayaki sont proposĂ©s sans viande. Le menu est disponible en anglais et il y a Ă  la fois des tables et des comptoirs pour les clients venant seuls.

Les clients Ă©tant placĂ©s aux comptoirs se retrouvent aux premiĂšres loges pour admirer le spectacle : la prĂ©paration de leur Hiroshimayaki en direct live ! Et ça reste fascinant Ă  regarder ! Les cuisiniers, dans un timing toujours aussi bon, organisĂ©s, prĂ©parent entre trois et cinq Hiroshimayaki en mĂȘme temps, disposant les ingrĂ©dients les uns aprĂšs les autres. Des gestes rĂ©pĂ©tĂ©s et rapides pour rĂ©aliser des plats trĂšs appĂ©tissants. À regarder, cela semble simple Ă  cuisiner ! Leur prĂ©paration demande quand mĂȘme du temps ; entre 10 et 20 minutes. Eh oui, les ingrĂ©dients n’Ă©tant pas mĂ©langĂ©s mais empilĂ©s, il faut leur laisser le temps de cuire avant d’ĂȘtre retournĂ© et disposĂ© sur la couche infĂ©rieure.

Admirons en dĂ©tail cette prĂ©paration ! Le plat se prĂ©pare en couches successives sur un teppan (plaque chauffante) avec tout d’abord la pĂąte. Ensuite on y place le chou coupĂ© en lamelles, des crevettes, du poulpe, du calamar, etc. selon le Okonomiyaki choisi, les pousses de soja, le tenkasu, et les morceaux de viande (porc en lamelles) et on retourne le tout.

Puis viennent les nouilles (soba ou udon) sur lesquelles on va venir disposer les couches prĂ©cĂ©dentes. AprĂšs cela, on dispose l’ensemble sur un Ɠuf battu et Ă©talĂ© comme une crĂȘpe sur la mĂȘme plaque et on laisse le tout cuire jusqu’à ce que le chou soit tendre et la viande bien cuite. On retourne une derniĂšre fois et enfin, on Ă©tale une couche gĂ©nĂ©reuse de sauce okonomi faite d’un mĂ©lange de vinaigre de sakĂ©, de miel et de purĂ©e de lĂ©gumes, et selon les envies du client, de la sauce mayonnaise et /ou de la sauce Ă©picĂ©e… Bon appĂ©tit !

L’avantage de ce plat est que Ă©tant donnĂ© qu’il reste sur la plaque chauffante, il ne refroidit pas. Par contre en Ă©tĂ©, il vaut mieux Ă©viter d’en manger !

Premier test, Kimi a opté pour le Hiroshimayaki Special avec du fromage et des soba à 1 400 „. Pour sa deuxiÚme visite, elle a choisi le Hiroshimayaki Seafood avec des udon à 1 100 „ et y a inclu du fromage et du mochi.

On se sert de petites portions qu’on dĂ©coupe et accompagne de sauce ou non et on profite du goĂ»t de chaque bouchĂ©e, de l’ambiance et l’animation du restaurant. Un pur moment de bonheur qui vaut autant que des repas dans des restaurants de luxe ou de haute gastronomie. Il en faut peu pour ĂȘtre heureux ! On quitte le restau avec le sourire et l’envie d’y revenir (encore) trĂšs vite !

Adresse : Shigeishi Building 1F, 1-7-19 Otemachi, Naka-ku, Hiroshima (ćșƒćł¶çœŒćșƒćł¶ćž‚äž­ćŒșć€§æ‰‹ç”ș1-7-19 é‡çŸłăƒ“ăƒ«1F)
AccĂšs : Hondori Station (Astramline, Hiroden Street Car)
Site internet : http://nagataya-okonomi.com/

Retrouvez la préparation et la dégustation de cette spécialité en vidéo sur
Kimi no Terebi (キミぼテレビ) et aussi TikTok !


Avez-vous testé le Hiroshimayaki ? Préférez-vous les hußtres ou le Hiroshimayaki ?


♫ Un article = Une chanson â–ș Le Livre de la Jungle – Il en faut peu pour ĂȘtre heureux

2

▶ Koyasan Climbing Adventure : Sur les chemins du PĂšlerinage

Koyasan (é«˜é‡Žć±±), comme son nom l’indique (ć±±, yama, signifiant montagne), est un massif montagneux du Japon, situĂ©, au sud-est d’Osaka dans la prĂ©fecture de Wakayama. Lieu de culte fondĂ© par Kobo Daishi (ćŒ˜æł•ć€§ćž«) connu aussi sous le nom de Kukai (ç©șæ”·), moine bouddhiste solitaire, on peut s’y rendre facilement par la ligne Nankai Koya depuis Namba et par funiculaire. Mais quand on aime l’aventure et la nature, pourquoi ne pas s’y rendre Ă  pied ? Escaladez la montagne et dĂ©couvrez ses merveilles cachĂ©es Ă  travers diffĂ©rents circuits !

※ Toutes les routes du PĂšlerinage mĂšnent Ă  Koyasan

Plusieurs chemins, de longueur et difficultĂ© sont possibles pour rejoindre Koyasan tout en profitant des merveilles de sa nature riche et paisible. Pour une petite randonnĂ©e sans forcĂ©ment rejoindre le sommet, il y a aussi d’autres petits circuits reliant des temples ou autre monuments naturels ou sacrĂ©s.

‱ Circuit Choishimichi : route principale du circuit du Pùlerinage
ItinĂ©raire entier : Jison-in → Konpon Daitî → Okuno-in (24 km, 8h30)
ItinĂ©raire raccourci : Sanctuaire Niutsuhime → Konpon DaitĂŽ (15 km, 5h)

‱ Circuit Kyo Osaka-michi : ancienne route principale du circuit du PĂšlerinage, la pente raide Iroha-zaka fait de ce circuit l’un des plus difficiles
ItinĂ©raire entier : Kamuro Station → Temple Nyonindo (9,5 km, 5h)
ItinĂ©raire raccourci : Gokurakubashi Station → Temple Nyonindo (2,5 km, 1h30)

‱ Circuit Kuroko-michi : circuit raide mais avec de beaux paysages à voir
ItinĂ©raire : Hashimoto Station → Koya Keisatsu Mae Bus Stop (18,1 km, 7h30)

‱ Circuit Nyonin-michi : circuit autrefois empruntĂ© par les femmes pour aller se recueillir au mausolĂ©e de KĂŽbĂŽ Daishi, Ă©tant donnĂ© qu’elles n’Ă©taient pas autorisĂ©s Ă  pĂ©nĂ©trer dans Koyasan
ItinĂ©raire : Temple Nyonindo → Okuno-in (7 km, 3h30)

‱ Circuit Koya Sanzan : circuit circulaire faisant le tour de la zone sacrĂ©e d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (è»ąè»žć±±), Yoryu (æ„ŠæŸłć±±) et Mani (é­”ć°Œć±±)
ItinĂ©raire : Okuno-in → Ichinohashi (10km, 3h30)

‱ Circuit Mitani-zaka : circuit reliant les sanctuaires Niusakadono et Niutsuhime
ItinĂ©raire : Sanctuaire Niusakadono → Sanctuaire Niutsuhime (5,5 km, 2h)

※ Visites pendant l’ascension (ç™»ć±±äž­ăźèŠłć…‰)

Au pied de Koyasan ou au cours du circuit emprunté, si le timing le permet, les temples et sanctuaires présents constituent des visites agréables et des lieux de culte paisibles.

‱ Sanctuaire Niutsuhime (äžčç”ŸéƒœæŻ”ćŁČ焞瀟)

Inscrit au patrimoine mondial depuis 2004, c’est un lieu sacrĂ© unique oĂč fusionnent le shintoĂŻsme enracinĂ© dans l’ancienne tradition du culte de la nature au Japon, et le bouddhisme, introduit en Asie de l’Est Ă  partir de l’Inde. Il est de coutume de venir se recueillir dans ce sanctuaire avant de se rendre Ă  Koyasan. Le bĂątiment principal Honden (æœŹæźż) et la porte Ă  deux Ă©tages Romon (愌門) sont des biens culturels nationaux importants.

Adresse : 230 Kamiamano, Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄă‹ă€ă‚‰ăŽç”șäžŠć€©é‡ŽïŒ’ïŒ“ïŒ)
AccĂšs : Niutsuhime-jinja mae Bus Stop (Katsuragi Community Bus)
Site internet : https://niutsuhime.or.jp/

‱ Temple Jison-in (æ…ˆć°Šé™ą)

Etant donnĂ© que les femmes n’Ă©taient pas autorisĂ©es Ă  entrer Ă  Koyasan jusqu’en 1872, la mĂšre de Kobo Daishi (ćŒ˜æł• 性枫) vivait dans ce temple. Depuis lors, ce temple a Ă©tĂ© rebaptisĂ© Nyonin Koya (愳äșș高野), et les femmes affluent constamment vers le temple pour s’y recueillir. Mirokudo (ćŒ„ć‹’ć ‚) est un bien culturel national important et la grande pagode Tahoto (ć€šćźćĄ”) d’une beautĂ© impressionnante. Dans l’enceinte du temps se trouvent Ă©galement divers espaces et objets de culte comme la Pierre de la Fortune (みくじ石) ou le clocher (é˜æ„Œć ‚) oĂč l’on peut prier pour la bonne fortune ou la santĂ©.

Adresse : 832 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄäčćșŠć±±ç”șæ…ˆć°Šé™ą832)
AccĂšs : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internet : http://jison-in.org/

‱ Sanctuaire Niukanshofu (äžčç”Ÿćź˜çœçŹŠç„žç€Ÿ)

Construit en 816 avec Jison-in (æ…ˆć°Šé™ą), on y trouve le bĂątiment principal Honden (æœŹæźż) considĂ©rĂ© comme un bien culturel national important.

Adresse : 835 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄäčćșŠć±±ç”șæ…ˆć°Šé™ą835)
AccĂšs : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internet : http://niujinja.sakura.ne.jp/

‱ Sanctuaire Niusakadono (äžčç”Ÿé…’æźżç„žç€Ÿ)

Ce sanctuaire tiendrait ses origines de l’histoire d’un dieu local brassant du sakĂ© dans les environs pour la premiĂšre fois. De grands arbres Ginkgo (Arbres aux quarante Ă©cus) y sont implantĂ©s et changent magnifiquement de couleur chaque annĂ©e de mi-novembre Ă  dĂ©but dĂ©cembre.

Adresse : 631 Mitani,Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄă‹ă€ă‚‰ăŽç”ș䞉谷631)
AccĂšs : Myoji Station (JR Wakayama Line)
Site internet : http://www.wakayama-jinjacho.or.jp

※ MatĂ©riel (晚慷)

Ce n’est pas le Mont Fuji mais l’ascension de Koyasan par le circuit ChĂŽishi est assez longue donc il est utile de prĂ©voir du bon matos de randonnĂ©e et des provisions.
Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

‱ des chaussures de marche
‱ un sac Ă  dos adaptĂ© pour la randonnĂ©e
‱ de l’eau, entre 2 et 3L
‱ des barres Ă©nergĂ©tiques et de la nourriture
‱ de l’argent, il y a des distributeurs de boissons sur le parcours et des fruits de saison pour 100„
‱ des vĂȘtements chauds, vĂȘtements de pluie, casquette, lunettes, selon la saison
‱ une trousse de survie
‱ une lampe de poche ou une lampe frontale
‱ des sacs plastiques pour les dĂ©chets

※ Le circuit ChĂŽishi (ç”ș石道)

▶ PrĂ©sentation (çŽč介)

Le circuit ChĂŽishi (ç”ș石道) est un sentier de 24 km de long avec un marqueur en pierres (ç”ș石, chƍishi) tous les 109 mĂštres gravĂ©s avec leur numĂ©ro. Les voyageurs s’aventurant dans ce parcours peuvent ainsi compter et se donner du courage jusqu’Ă  l’arrivĂ©e. D’une hauteur de plus de trois mĂštres, chacun des panneaux de signalisation en pierre marquant le parcours est un stupa en forme de gorintĂŽ Ă  cinq niveaux, reprĂ©sentant les cinq Ă©lĂ©ments principaux de l’univers bouddhiste Ă©sotĂ©rique. Les stupas prennent Konpon DaitĂŽ (æ čæœŹć€§ćĄ”) comme point d’origine et sont numĂ©rotĂ©s en consĂ©quence, avec 36 autres stupas reliant cette pagode centrale au mausolĂ©e de KĂŽbĂŽ Daishi (ou KĂŽbĂŽ Daishi GobyĂŽ). Plus de 80% des stupas que nous voyons aujourd’hui ont Ă©tĂ© construits Ă  l’Ă©poque de Kamakura, et ils continuent d’Ă©voquer l’atmosphĂšre de leur passĂ© lointain.

Le circuit commence au temple Jison-in (æ…ˆć°Šé™ą) jusqu’Ă  Daimon Gate (性門). Créé par Kukai (ç©șæ”·) et situĂ© au sein du parc prĂ©fectoral de Koyasan ChĂŽishi-michi Tamagawa (é«˜é‡Žć±±ç”șçŸłé“çŽ‰ć·ćłĄçœŒç«‹è‡Șç„¶ć…Źćœ’), le sentier est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans l’ensemble des sites sacrĂ©s et chemins de pĂšlerinage dans les monts Kii.

Attention, il y a trĂšs peu de toilettes sur le parcours. PrĂ©voir du matos de randonnĂ©e, des provisions pour avoir de l’Ă©nergie et si vous n’arrivez pas avant la tombĂ©e de la nuit, une lampe torche ou frontale. En effet, une fois la nuit tombĂ©e il fait profondĂ©ment noir.

Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit ChÎishi

▶ L’ascension (登汱)

Rendez-vous Ă  la station Kudoyama (äčćșŠć±±) par la ligne Nankai (ć—æ”·ç·š) pour rejoindre le point de dĂ©part Ă  Jison-in (æ…ˆć°Šé™ą). Le train est rempli de bon matin d’alpinistes et voyageurs et un soleil radieux est lĂ  pour nous accompagner dans cette aventure.

Kudoyama est un petit coin agrĂ©able. Les gens se saluent tous et le samedi matin, le marchĂ© est ouvert prĂšs de la Michi no Eki (道ぼ駅). Fruits et lĂ©gumes frais Ă  des prix attractifs, les clients sont prĂȘts Ă  faire plus d’une heure de queue. On peut aussi trouver des antiquitĂ©s, ustensiles, et street food en cas de petite faim.

Puis il est temps de partir pour cette longue randonnĂ©e ! A Jison-in (æ…ˆć°Šé™ą), on gravit les premiĂšres (mais pas les derniĂšres) marches pour passer la torii du sanctuaire voisin, Niukanshƍfu (äžčç”Ÿćź˜çœçŹŠç„žç€Ÿ) avant de rejoindre la route menant jusqu’Ă  Daimon (性門), au marqueur en pierre numĂ©ro 180.

Passage dans des forĂȘts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomĂ©rations entourant la montagne, c’est un long parcours assez physique mais rĂ©compensĂ© par la beautĂ© du paysage et des fruits de saison Ă  100„ le sac mis Ă  disposition sur le parcours. Les mikan et les kaki frais sont un rĂ©gal en automne. Le don ne se refuse pas quand on connait le prix en supermarchĂ©.

De Futatsu Torii (äșŒăƒ„鳄汅) Ă  Yadate le parcours au cƓur de la foret est plat et plus facile. On avance rapidement en passant par des torii et chƍishi. Il n’y a pas un bruit audible mis Ă  part celui du vent soufflant sur les arbres et des quelques ĂȘtres vivants habitant la forĂȘt. On est seul avec soi-mĂȘme, on oublie toutes les pensĂ©es, les choses nĂ©gatives, on respire juste la nature tout en parcourant le chemin.

Puis ce sont enfin les deux derniĂšres heures d’ascension jusqu’Ă  Daimon Gate (性門), le point d’arrivĂ©e et l’entrĂ©e dans le cƓur de Koyasan. Ce sont sans doute les heures les plus difficiles physiquement et mentalement, les jambes accumulent la fatigue des nombreux kilomĂštres parcourus, les pentes raides semblent infinies, et la nuit tombant, la forĂȘt s’assombrit rapidement. Il fait nuit noire si bien que ça en devient effrayant. Ne pas oublier la lampe torche ! EssoufflĂ© et le cƓur battant, aprĂšs avoir difficilement repĂ©rĂ© dans le noir le bout du chemin, on fait finalement face Ă  Daimon Gate, porte d’entrĂ©e de la ville du sommet de la montagne !

Il fait nuit noire, les rues sont dĂ©sertes mais en automne, c’est un accueil avec de belles surprises en prĂ©sence des feuilles rouges, Koyo (玅葉), dont la couleur Ă©tincelante est accentuĂ©e par les lampadaires. PremiĂšre rĂ©compense de cette ascension avant de savourer celle de dĂ©guster un dĂ©licieux dĂźner et de passer une bonne nuit dans un Shukubo (漿杊).

Ce diaporama nécessite JavaScript.

đŸ“· Toutes les photos sur Flickr đŸ“·

※ Le circuit Nyonin-michi (愳äșș道)

▶ PrĂ©sentation (çŽč介)

Il s’agit du chemin que prenaient les femmes autrefois pour se rendre jusqu’au mausolĂ©e de KĂŽbĂŽ Daishi (ćŒ˜æł•ć€§ćž«ćŸĄć»Ÿ) et Okuno-in (愄た陹). Jusqu’Ă  la 5Ăšme annĂ©e de l’Ăšre Meiji (明æČ»5ćčŽ soit en 1872), les femmes n’Ă©taient pas autorisĂ©es Ă  se rendre Ă  Koyasan. Pour pouvoir se recueillir au mausolĂ©e de KĂŽbĂŽ Daishi (ćŒ˜æł•ć€§ćž«ćŸĄć»Ÿ), lieu sacrĂ© au centre des croyances de ce grand moine, elles empruntaient donc le chemin Nyonin-michi (愳äșș道, littĂ©ralement « route des femmes »).

Le circuit commence au temple Nyonindo (愳äșș栂), accessible en bus depuis la station Koyasan, passe par la porte Daimon (性門) pour terminer Ă  Okuno-in (愄た陹). Environ 7 km pour 3h30 de marche.
De la station Koyasan Ă  l’arrĂȘt de bus de Nyonindo, la route n’est autorisĂ©e que pour les bus, il est donc primordial de se rendre au point de dĂ©part en bus avec les bus Nankai Rinkan (ć—æ”·ă‚Šă‚“ă‹ă‚“ăƒă‚č). Les horaires (æ™‚ćˆ»èĄš) sont disponibles sur le site de la compagnie. Prendre le bus Ă  la voie 2 en direction de Okuno-in. Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Nyonin-michi

▶ L’ascension (登汱)

Koyasan Climbing Adventure ; deuxiĂšme ! DĂ©part Ă  9:50 au point 1 au cƓur de la forĂȘt montagneuse. Ça monte et ça descend, il faut enjamber les troncs et racines des arbres. Le chant des oiseaux rĂ©sonne et relaxe pendant cette randonnĂ©e dans une nature paisible.

Sur le chemin, c’est la dĂ©couverte de temples cachĂ©s avec des torii, comme Bentendake (ćŒć€©ć¶œ). Il y a Ă©galement une petite aire de repos avec tables et de splendides points de vue. PassĂ© quelques torii, c’est le croisement avec le point d’arrivĂ©e du circuit ChĂŽichi (ç”ș石道), face Ă  Daimon (性門), porte d’entrĂ©e du cƓur de Koyasan ; 2 km de fait en une heure environ. 3h10 aprĂšs le point de dĂ©part, on quitte finalement de la verdure et les hauts arbres pour faire face Ă  l’entrĂ©e d’Okuno-in (愄た陹), marquant la fin de ce parcours. Un peu physique mais Ă  la portĂ©e de tous les passionnĂ©(e)s de randonnĂ©e ! N’importe quelle femme peut le faire !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

đŸ“· Toutes les photos sur Flickr đŸ“·


♫ Un article = Une chanson â–ș MAN WITH A MISSION – Emotions