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â–ș This is me : Mode des femmes, maquillage « ON / OFF »

C’est une vieille photo… Elle date de 2013 xD !

Aujourd’hui, je vous parle d’un sujet qui concerne les femmes : la mode et plus particuliĂšrement le maquillage ! Mais personnellement, je vous avoue que je ne me sens pas vraiment concernĂ©e (笑) et que je ne m’y connais pas Ă©normĂ©ment en. Vous vous en rendrez compte en lisant cet article.

Donc avant de vous parler de mon point de vue sur la mode des femmes et le maquillage ON / OFF, laissez-moi vous expliquer ma définition.

ON, c’est pour le travail, le cĂŽtĂ© professionnel ou bien pour les soirĂ©es et les sorties ailleurs qu’Ă  la maison. Elle reprĂ©sente l’image positive qu’on veut montrer au monde extĂ©rieur, c’est-Ă -dire, des collĂšges, des clients ou des inconnus.
OFF, c’est pour le repos, les vacances ou quand on reste Ă  la maison. Elle reprĂ©sente l’image naturelle de soi avec ses qualitĂ©s mais aussi ses dĂ©fauts qu’on n’ose montrer qu’Ă  nos proches.

Dans la société actuelle, la femme est coquette et habillée avec élégance. Mais qui sait ce que fait la femme ou comment est-elle une fois rentrée chez elle ?

Je suis le type de femme cĂ©libataire qui switche ON / OFF. Chez moi, j’aime ĂȘtre dĂ©tendue et porter des vĂȘtements confortables, j’entends par lĂ  des vĂȘtements larges, T-shirts et jogging. Et le maquillage, ce n’est mĂȘme pas la peine d’y penser ! Pourquoi gaspiller du temps Ă  me maquiller si je ne mets pas le nez dehors ? Vous l’aurez compris, mon cĂŽtĂ© OFF n’a vraiment rien d’attirant !

Un peu comme si j’Ă©tais un zombie ? 

Quant Ă  mon cĂŽtĂ© ON, je dirais que je ne suis pas superficielle. Je ne cherche pas Ă  ĂȘtre jolie pour les autres et je ne me soucie pas du regard des inconnus. Je suis moi-mĂȘme, naturelle en restant professionnelle. Si mon apparence ne pose pas de problĂšme au travail, je ne vais pas en faire trop. Je ne porte pas de vĂȘtements de qualitĂ© et je ne mets pas beaucoup de maquillage.

En ce qui concerne prĂ©cisĂ©ment le maquillage, pour moi ça passe aprĂšs les vĂȘtements. Je ne suis pas coquette et je n’aime pas gaspiller mon temps en appliquant divers produits de beautĂ© et en mettant plusieurs couches de maquillage.

J’ai remarquĂ© que beaucoup de femmes japonaises se maquillaient parfois dans le train pour gagner du temps ou passaient aux toilettes pour faire des petites retouches. Et que certaines mettaient aussi beaucoup de maquillage ! Je les trouve plus superficielles que les françaises (ou bien c’est moi qui ne le suis pas du tout). Me maquiller dans le train ? Non ! Pour moi, c’est trop dangereux ! Passer aux toilettes ? Non plus ! Il y a toujours la queue et je n’aime pas attendre !

Mon maquillage dĂ©pend de mon humeur, des Ă©vĂ©nements et du temps de prĂ©paration. Il m’arrive parfois de ne pas me maquiller les jours de travail. Je pense que ce n’est pas essentiel pour le travail de professeur. Tant que je suis naturelle et qu’on ne voit pas de signe de fatigue, le maquillage n’est pas nĂ©cessaire.

Si je me maquille, c’est surtout pour cacher quelques imperfections et ĂȘtre jolie. Mais je ne mets jamais trop de maquillage. Fond de teint lĂ©ger, crayon, mascara et de temps en temps rouge Ă  lĂšvres. Mais pas plus que ça.

Vous l’avez peut-ĂȘtre compris, je suis quelqu’un de trĂšs simple ! (笑)


Et vous, Mesdames, comment ĂȘtes-vous Ă  la mode ?
Qu’est-ce que le maquillage ON / OFF pour vous ?


♫ Un article = Une chanson â–ș The Greatest Showman – This Is Me

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â–ș J’t’emmĂšne au vent : Voyager sans prĂ©paration au Japon

J’ai voyagĂ© trois fois au Japon, et chacune de ces fois Ă  Ă©tĂ© diffĂ©rente.

La premiĂšre fois, je ne suis allĂ©e qu’à Tokyo et sa banlieue, guidĂ©e par une amie qui Ă©tait dĂ©jĂ  allĂ©e au Japon. Donc on peut dire qu’au niveau des prĂ©parations, je n’avais pas fait grand chose mis Ă  part acheter mon billet d’avion et rĂ©server ma chambre en guest house. J’ai fait confiance Ă  mon amie pour les visites et j’ai pu dĂ©couvrir une capitale moderne, sĂ»re et conservatrice de ses traditions.

La deuxiĂšme fois, j’ai voyagĂ© seule. Et ça a Ă©tĂ© plus enrichissant et plus passionnant que la premiĂšre fois. MĂȘme si j’avais bien prĂ©parĂ© ce voyage (hĂŽtels, visites), il a Ă©tĂ© rĂ©vĂ©lateur et j’ai pu en apprendre plus sur ma personnalitĂ©. J’ai affrontĂ© ma timiditĂ© et j’ai appris Ă  aller vers les autres. J’ai dĂ©couvert une autre ville, Nagoya, dont le rythme de vie est bien diffĂ©rent de Tokyo.

La troisiĂšme fois, la moitiĂ© de mon sĂ©jour Ă©tait sans prĂ©paration. Munie d’un JR Rail Pass et avec l’envie de dĂ©couvrir plus le Kansai, j’ai effectuĂ© plusieurs aller-retours depuis Tokyo oĂč je logeais dans une guest house pour me rendre Ă  Kyoto, Nara et Osaka
 En Shinkansen, sans rĂ©servation. Je suis partie dans chacune de ces villes pour une journĂ©e, pour les parcourir Ă  pied et visiter leurs meilleurs endroits. Et si je n’avais pas le temps de tout voir, ce n’était pas grave, je pouvais revenir un autre jour ! Je vivais un peu au jour le jour, car c’était l’étĂ© Ă  ce moment et il a plu de temps en temps malheureusement !

Pour ma part, je prĂ©fĂšre prĂ©parer pour ne pas perdre de temps (c’est certainement le seul inconvĂ©nient d’un voyage sans prĂ©paration) mais aprĂšs ces trois sĂ©jours, voyager sans prĂ©paration au Japon, c’est tout Ă  fait possible !

Arriver avec un sac Ă  dos, sans carte de transport, sans plan, de l’argent liquide dans le portefeuille, quelques bases en japonais. C’est “l’aventure” !

Vous dĂ©barquez Ă  l’aĂ©roport. Suivez les panneaux indiquĂ©s en japonais mais aussi en anglais, ils vous guideront vers les trains en direction de Tokyo. Le rĂ©seau ferrĂ© au Japon est trĂšs dĂ©veloppĂ© et mĂȘme si vous risquez de vous perdre Ă  cause de ces nombreuses lignes de trains et des indications pas assez prĂ©cises pour les Ă©trangers, vous pourrez toujours aller quelque part ! Dans le train, vous n’ĂȘtes jamais perdus : des Ă©crans annoncent en japonais, anglais (parfois aussi en chinois et corĂ©en) la station suivante en mĂȘme temps qu’une annonce sonore. A chaque station, vous savez oĂč vous vous trouvez, d’oĂč vous venez et oĂč vous allez (vous pouvez lire sur les panneaux en anglais la station actuelle, la station suivante et la station prĂ©cĂ©dente).

Vous ne voulez pas rester Ă  Tokyo ? Achetez Ă  tout moment un ticket de Shinkansen et partez aussitĂŽt pour le Kansai, le Kyushu ou l’Hokkaido ! On peut voyager facilement entre les grandes villes. En une heure, beaucoup de Shinkansen partent pour diverses destinations partout dans le Japon, ce qui Ă©vite d’attendre trop longtemps Ă  la gare. Et mĂȘme si vous devez attendre quelques minutes ou quelques heures, vous pouvez vous reposer dans une salle d’attente, dit “waiting room”, avec des prises Ă©lectriques, des distributeurs automatiques de boissons ou de nourriture et des siĂšges.

Si vous avez un budget limitĂ© et souhaitez Ă©conomiser une nuit d’hĂŽtel ou Ă  l’auberge de jeunesse, rendez-vous au “Bus Terminal” et achetez un ticket de bus pour partir ailleurs. Pas seulement de jour, vous pouvez aussi effectuer un voyage de nuit dans un bus Ă©quipĂ© pour ce type de trajet : siĂšges rĂ©glables pour s’allonger, une visiĂšre et des rideaux pour ne pas ĂȘtre gĂȘnĂ© par la lumiĂšre, des Ă©crans pour regarder des films ou Ă©couter de la musique, des prises Ă©lectriques et parfois mĂȘme le wi-fi !

Sans obligatoirement rĂ©server avant, on peut loger dans des hĂŽtels capsules, des manga cafĂ©s ou Internet cafĂ©s. Ceux-ci sont souvent moins chers et offrent malgrĂ© tout le minimum de facilitĂ©s et sont pratiques pour les courts sĂ©jours improvisĂ©s : affaires de toilettes, TV, alarme, wi-fi gratuit, espace-dĂ©tente et espace de lecture avec des mangas, des ordinateurs avec Internet, des distributeurs de boissons, etc…

Une petite ou une grosse faim ? Dans les grandes villes et les quartiers trĂšs frĂ©quentĂ©s, des allĂ©es avec de nombreux cafĂ©s et restaurants seront prĂ©sentes pour vous rassasier ! Et vous avez trĂšs souvent le choix ! Restaurants japonais, mais aussi italiens, français, indiens ou bien fast-food
 Parmi tous ces choix, vous pouvez mĂȘme en trouver avec un menu trĂšs abordable. Vous ne comprenez pas le japonais ? Pas de problĂšme ! Beaucoup de restaurants mettent en vitrine les prĂ©sentations de leurs plats et des menus traduits en anglais avec des photos. Enfin, pour une petite faim ou un achat urgent, il y a des combinis partout ouvert 24 heures sur 24 !

Pour les visites, vous n’avez rien prĂ©parĂ© ? Ce n’est pas grave ! L’office de tourisme est lĂ  pour vous renseigner en anglais et des guides volontaires vous attendent Ă  la sortie de certaines stations (comme Shinjuku) pour vous faire visiter les alentours.

On peut aussi parcourir les grandes villes comme Tokyo, Osaka, Kyoto et Kobe par exemple Ă  pied. C’est aussi en marchant sans objectif particulier qu’on fait de belles dĂ©couvertes par hasard. C’est souvent une agrĂ©able surprise et quand il s’agit d’un endroit peu connu des touristes, on est fier et heureux d’en avoir fait la dĂ©couverte !

Enfin, mĂȘme si ça demande encore de l’amĂ©lioration, des rĂ©seaux wi-fi gratuits sont de plus en plus disponibles pour vous offrir un accĂšs Ă  Internet, notamment dans les combinis ou les grandes stations. Ainsi, vous n’ĂȘtes pas complĂštement coupĂ© du monde et vous pouvez effectuer une recherche rapide ou consulter une carte si vous ĂȘtes perdus !

Voyager en mode “aventurier”, sans trop savoir oĂč on va offre un meilleur Ă©panouissement pendant le voyage et nous permet d’en apprendre plus sur nous-mĂȘmes. GrĂące Ă  ses facilitĂ©s et ses indications traduites en anglais, il est assez facile de voyager au Japon en totale improvisation !


Et vous, voyagez-vous sans préparation ? Comment voyagez-vous ?


♫ Un article = Une chanson â–ș Louise Attaque – J’t’emmĂšne au vent

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â–ș The Other Side : La vie des Ă©tudiants en France et au Japon

Toujours pour le blog d’ă‚šă‚łăƒŒăƒ«ă‚”ăƒłăƒ‘, je parle de la vie des Ă©tudiants en France et les diffĂ©rences avec le Japon.

Quelle universitĂ© rejoindre ? Plusieurs critĂšres m’ont aidĂ©e Ă  choisir la facultĂ© : la localisation, les matiĂšres et mes compĂ©tences. Quand j’ai reçu mon diplĂŽme du baccalaurĂ©at, j’ai cherchĂ© des facultĂ©s pour Ă©tudier la chimie et par la suite travailler dans le domaine des cosmĂ©tiques et de la pharmacie. J’ai trouvĂ© trois facultĂ©s : Ă  Nantes, Ă  Caen et Ă  Tours. Comme Nantes et Tours Ă©taient loin de Cherbourg (ma ville natale) j’ai prĂ©fĂ©rĂ© aller Ă©tudier Ă  Caen.

AprĂšs le lycĂ©e, j’ai donc Ă©tudiĂ© pendant trois ans Ă  l’universitĂ©, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  l’IUT (Institut Universitaire de Technologie). Je pouvais continuer les Ă©tudes deux ans de plus pour obtenir un master, mais je prĂ©fĂ©rais travailler le plus tĂŽt possible et je n’aimais pas Ă©tudier. (笑)

En dehors de mes Ă©tudes, j’ai pratiquĂ© le tennis pendant quinze ans, de l’école primaire jusqu’à la fin du lycĂ©e. J’ai malheureusement dĂ» arrĂȘter quand j’ai dĂ©mĂ©nagĂ© pour aller Ă  l’universitĂ©.
Quand on est jeune, on a beaucoup d’énergie Ă  dĂ©penser ! Et mĂȘme pour un enfant, c’est nĂ©cessaire de relĂącher la pression des Ă©tudes et de se dĂ©tendre en faisant une activitĂ© ! C’est pour ça que mes parents m’ont incitĂ©e Ă  faire une activitĂ©. J’ai donc choisi le tennis. J’en faisais une fois par semaine, parfois deux fois par semaine.
Quand j’étais Ă  l’école primaire, j’ai aussi fait de la danse moderne. Au collĂšge, j’ai rejoint l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire), la fĂ©dĂ©ration nationale du sport scolaire qui permet aux collĂ©giens et lycĂ©ens de pratiquer un sport et de participer Ă  des compĂ©titions sportives. J’ai pratiquĂ© du handball et de la natation le mercredi aprĂšs-midi. J’ai aussi eu l’opportunitĂ© d’essayer l’escalade et l’aviron.
Au lycĂ©e et Ă  l’universitĂ©, je me suis tournĂ©e plutĂŽt vers les activitĂ©s artistiques et intellectuelles. A cette pĂ©riode, je lisais beaucoup de manga, donc j’ai commencĂ© Ă  dessiner. J’écoutais beaucoup de musique asiatique aussi donc j’ai participĂ© Ă  la rĂ©daction d’articles sur des sites d’actualitĂ©s musicales et j’ai créé un blog pour Ă©crire des critiques de CDs et des revues de concerts, en français et parfois en anglais. Je prenais aussi des photos pendant les concerts et je faisais de la traduction (du japonais ou anglais au français et du français Ă  l’anglais).

J’ai fait beaucoup de choses pour le fun mais je n’ai jamais fait de formation ou de stage pour obtenir une certification pour un bon travail. Souvent, c’était Ă  cause du manque de temps et d’argent. Par exemple, j’aurais aimĂ© faire une formation dans la photographie mais ça coĂ»tait trĂšs cher !

Au Japon, la majoritĂ© des Ă©tudiants commencent Ă  visiter des dizaines d’entreprises pour passer des examens ou des entretiens et avant la fin de leurs Ă©tudes, ils ont dĂ©jĂ  un job. Ils finissent leurs Ă©tudes en mars de la quatriĂšme annĂ©e et dĂšs le mois d’avril, ils commencent Ă  travailler Ă  temps plein. Pour trouver un bon emploi, certains font des activitĂ©s en tant que bĂ©nĂ©vole ou obtiennent diverses certifications.
Mais en Europe, c’est trĂšs diffĂ©rent ! Et je pense que j’aurais aimĂ© avoir un systĂšme qui ressemble Ă  celui du Japon ! L’universitĂ© ne nous guide pas du tout pour chercher un travail. Il n’y a pas de sĂ©minaires non plus. Mais pendant la derniĂšre annĂ©e d’études, un stage dans une entreprise est souvent obligatoire. Donc la seule opportunitĂ© de trouver un travail avant la fin des Ă©tudes est grĂące Ă  l’entreprise dans laquelle on fait un stage. Si l’entreprise est satisfaite de notre travail et qu’elle a besoin d’un nouvel employĂ©, elle peut proposer un contrat de travail Ă  la fin du stage. J’ai eu la chance d’avoir cette opportunitĂ© ! Pendant ma troisiĂšme annĂ©e de licence professionnelle, j’ai effectuĂ© un stage en alternance dans une entreprise qui m’a embauchĂ©e une fois que j’avais obtenu mon diplĂŽme.

Malheureusement, six mois plus tard, le contrat n’a pas Ă©tĂ© renouvelĂ©. Je me suis donc inscrite chez PĂŽle Emploi pour recevoir l’allocation chĂŽmage et des annonces pour du travail. Pendant six mois j’ai Ă©tĂ© au chĂŽmage. J’ai effectuĂ© plusieurs courtes missions d’IntĂ©rim avant de trouver une entreprise et d’y dĂ©crocher un CDI.

Il y a des personnes qui sont au chĂŽmage pendant trĂšs longtemps et qui parfois ne font mĂȘme pas le travail correspondant Ă  leurs Ă©tudes parce qu’elles ne trouvent pas d’entreprise. MĂȘme si on a un bon diplĂŽme et des certifications en plus, ça ne nous aide pas plus pour avoir un travail en gĂ©nĂ©ral. Ce que les entreprises demandent, c’est l’expĂ©rience professionnelle. C’est parfois mĂȘme plus important que le diplĂŽme !

On m’a dit que certains Ă©tudiants japonais ressentent le manque de culture aprĂšs avoir fini leurs Ă©tudes. En Europe, le systĂšme scolaire et d’apprentissage est trĂšs diffĂ©rent du Japon. Il nous permet d’avoir cet apport culturel, d’imaginer, de rĂ©flĂ©chir et de dĂ©velopper un esprit critique. En effet, de l’école primaire jusqu’à l’universitĂ©, les jeunes français doivent Ă©crire des exposĂ©s et des rapports de stage. Ils doivent apprendre Ă  chercher seul des informations, Ă  rĂ©diger avec l’aide de leurs connaissances et de leurs ressources et enfin Ă  prĂ©senter leur travail en parlant devant un public. Ce n’est pas un travail que beaucoup d’élĂšves apprĂ©cient je pense mais plus tard on rĂ©alise que c’est utile ! Ça nous permet de nous ouvrir Ă  beaucoup de choses et de dĂ©velopper des compĂ©tences dans l’écriture et la communication.
Je dĂ©testais faire des exposĂ©s quand j’étais Ă  l’école parce que j’étais trĂšs timide. J’avais trĂšs peur de parler devant des gens. Mais j’ai compris que c’était utile pour moi. Maintenant, je suis capable de parler en public sans stresser. La preuve est que je suis devenue professeur et grĂące Ă  l’échange avec mes Ă©tudiants je peux continuer Ă  m’enrichir culturellement.
Les conseils que je veux donner aux Japonais sont : soyez ouvert d’esprit et si un sujet vous intĂ©resse, cherchez par vous-mĂȘme des informations plus prĂ©cises ou lisez des articles sur ce sujet. Aujourd’hui avec Internet, c’est facile de s’informer et de rencontrer des personnes pour Ă©changer sur la culture. Partagez les choses que vous aimez, dites pourquoi vous les aimez et incitez les gens autour de vous Ă  s’y intĂ©resser.
Ça peut aller de la photo Instagram d’une spĂ©cialitĂ© locale ou d’un lieu qui vous a marquĂ© Ă  l’article de blog oĂč vous racontez un rĂ©cit de voyage ou Ă©crivez la critique du dernier film que vous avez vu par exemple.
Ouvrez-vous au monde et le monde s’ouvrira à vous !


♫ Un article = Une chanson â–ș The Greatest Showman – The Other Side

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â–ș L’Ă©quilibre : Comment switcher “ON/OFF” ?

Pour avoir une vie Ă©quilibrĂ©e, il est important de switcher “ON/OFF”. “ON”, c’est le travail, “OFF”, c’est la vie privĂ©e, le repos, les loisirs, la famille… Mais comment partager la vie professionnelle et la vie personnelle de façon Ă©quitable ?

La semaine, je m’investie beaucoup dans mon travail. Le week-end, je me change les idĂ©es en pratiquant des activitĂ©s qui n’ont aucun lien avec mon travail. Pour moi, c’est un bon moyen de switcher “ON/OFF”.

Ça commence en premier par mon apparence ; les vĂȘtements. Au travail, je porte une chemise, un pantalon serrĂ©, des vĂȘtements simples pour avoir une apparence professionnelle. Quand je ne travaille pas, je porte des vĂȘtements plus dĂ©contractĂ©s comme des pantalons larges, des jeans (parfois trouĂ©s car j’aime le style un peu rock/punk), des T-shirts et des baskets par exemple. Chez moi, il m’arrive aussi parfois de rester en pyjama toute la journĂ©e ! (笑)

Pour faire la sĂ©paration entre mon travail et ma vie privĂ©e, j’ai aussi choisi d’habiter dans un quartier diffĂ©rent de celui de mon travail. Je travaille dans un quartier Ă  la fois commercial et rĂ©sidentiel et un peu chic, proche de la capitale. Mais je rĂ©side dans une petite ville en banlieue, assez calme, avec plus de nature et de grandes routes reliant Yokohama et Tokyo. Ainsi, je vis et me repose dans un cadre diffĂ©rent qui me rappelle un peu ma vie en France.

La semaine, je suis professeur. Le week-end, je suis Ă©tudiante. La semaine, je parle français. Le week-end, je fais de mon mieux pour parler japonais. J’Ă©change de rĂŽle et je me rends dans une autre Ă©cole, une Ă©cole de japonais pour Ă©tudier.

Bien sĂ»r, je ne fais pas que ça ! J’aime aussi me dĂ©tendre ! En allant au cafĂ© avec mes amis, en regardant un film, en lisant… Je fais des activitĂ©s en rapport avec mes centres d’intĂ©rĂȘts. Par exemple, j’adore la photo et voyager, donc je voyage de temps en temps pour prendre en photo les endroits que je visite, ou bien un simple restaurant oĂč j’ai mangĂ© un bon plat, un parc que j’ai visitĂ©. En voyageant, je peux dĂ©couvrir et en apprendre plus sur la culture du pays que je visite et m’enrichir personnellement. J’aime aussi la musique alors je vais Ă  des concerts et au karaokĂ©. Ça me permet de ne pas penser au boulot et de pouvoir relĂącher la pression. Puis, j’aime beaucoup partager mes aventures au Japon avec mes proches en France en Ă©crivant un blog. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai Ă©crit cet article pour vous aujourd’hui !

Enfin, mĂȘme si je ne suis pas trĂšs douĂ©e, j’aime bien cuisiner ! En particulier, les gĂąteaux. Quand je travaille, je n’ai pas le temps de prĂ©parer un repas alors j’achĂšte souvent un plat prĂ©parĂ© au supermarchĂ© ou au combini. Parfois, je me fais plaisir en allant dans un petit restaurant pas cher. Quand je ne travaille pas, je passe du temps dans la cuisine et prĂ©pare mes plats et desserts français prĂ©fĂ©rĂ©s. La semaine, je mange “japonais”. Le week-end, je mange “français”.

Dans la vie, il faut savoir aussi se relaxer, c’est important pour le moral. MĂȘme si on apprĂ©cie son travail, il faut aussi profiter de faire toutes les autres choses qu’on aime et de passer du bon temps avec la famille et les amis !


Et vous, comment est-ce que vous switchez « ON/OFF » ?


♫ Un article = Une chanson â–ș Kyo – L’Ă©quilibre

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â–ș Believer : Trouver son job idĂ©al

Non, mon mĂ©tier idĂ©al n’est pas chanteuse… C’est juste un loisir !

Comment ai-je trouvĂ© le travail qui me correspond ? Parcours depuis les Ă©tudes Ă  aujourd’hui.

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » Ça a toujours Ă©tĂ© difficile pour moi de rĂ©pondre Ă  cette question. On nous la pose si jeune alors que nous ne sommes qu’au collĂšge. Choisir ce qu’on fera jusqu’Ă  la fin de notre vie. DĂ©cider notre avenir sans mĂȘme savoir ce que nous rĂ©serve demain. Comment ĂȘtre sĂ»r de son choix ? Et comment ne pas le regretter ?

Enfant, je voulais devenir coiffeuse, puis entraĂźneur de tennis. Mais ce n’Ă©taient que des rĂȘves d’enfant. Je n’ai jamais exercĂ© ces mĂ©tiers plus tard.
Au collĂšge, c’Ă©tait le trou noir, je ne savais pas quel mĂ©tier choisir alors j’ai consultĂ© une conseillĂšre d’orientation pour y voir un peu plus clair dans mon avenir.
À la fin du collĂšge et du lycĂ©e, pour choisir quel lycĂ©e ou quelle universitĂ© intĂ©grer et donc quelles matiĂšres nĂ©cessaires on doit Ă©tudier pour notre futur mĂ©tier, on consulte un conseiller d’orientation qui nous aide Ă  faire le bon choix.
C’Ă©tait trĂšs difficile pour moi de choisir. Je ne voyais pas quel mĂ©tier pouvait me correspondre et pour lequel je pouvais ĂȘtre utile. En tout cas, Ă  cette Ă©poque, je n’avais aucune envie de devenir professeure alors que mes parents m’incitaient Ă  exercer ce mĂ©tier ! (笑)

Finalement, on choisit son mĂ©tier selon ses passions, ses compĂ©tences, ses talents particuliers, sa personnalitĂ© et son milieu social. Et selon ses rĂȘves. Mais c’est devenu rare d’exercer qu’un seul mĂ©tier dans la vie. Beaucoup de choses peuvent se passer et changer notre vie professionnelle.

Au lycĂ©e, mon intĂ©rĂȘt pour la biologie et les sciences naturelles ont rĂ©vĂ©lĂ© mon souhait de devenir volcanologue. Mes bonnes notes en chimie m’ont convaincues par la suite de tenter la police scientifique. Malheureusement, pour obtenir ces diplĂŽmes, les Ă©tudes coutaient chĂšres et le parcours semblait difficile. Pour des raisons financiĂšres et familiales, j’ai dĂ» abandonner.
C’est donc par Ă©limination que j’ai fait des Ă©tudes de chimie pour travailler dans un laboratoire de contrĂŽle. J’ai obtenu mon diplĂŽme et un CDI. Obtenir un CDI est comme une rĂ©compense car on est sur d’avoir du travail pendant longtemps, jusqu’Ă  la retraite. Pendant que mon entourage s’en rĂ©jouissait, j’avais aussi un grand rĂȘve : celui de partir pour le Japon, parce que je voulais dĂ©couvrir une autre culture et un autre mode de vie.

J’ai alors quittĂ© mon travail pour prendre le risque d’en chercher un au Japon. De chimiste, je suis passĂ©e Ă  serveuse. C’Ă©tait un grand changement mais j’ai appris beaucoup de choses et j’ai acquis de nouvelles compĂ©tences. Mais ce n’Ă©tait pas un mĂ©tier que je voulais exercer toute ma vie (je n’aurais pas pu de toute façon). C’est Ă  ce moment-lĂ  que j’ai rĂ©flĂ©chi Ă  nouveau Ă  un mĂ©tier que j’avais toujours reniĂ© : professeur. Tout compte fait, pourquoi ne pas tenter l’expĂ©rience ?
Finalement, je suis devenue professeure de français à Ecole Sympa.

En France et peut-ĂȘtre au Japon, c’est souvent surprenant de changer de voie. Mais beaucoup de Français se reconvertissent. Parce que le choix qu’ils ont fait Ă©tant enfant n’Ă©tait finalement pas le bon. Parce que l’environnement dans lequel ils travaillaient ne leur correspondait pas. Parce que l’ambiance dans l’entreprise Ă©tait lourde.

Je ne peux pas faire le choix pour toute ma vie. De plus on en a qu’une seule. Je suis quelqu’un qui prĂ©fĂšre donc travailler dans plusieurs domaines et expĂ©rimenter diffĂ©rents jobs. Je ne peux pas faire le mĂȘme travail jusqu’Ă  ma retraite. Au contraire, je veux Ă©voluer, acquĂ©rir de nouvelles compĂ©tences et connaitre mes limites. Pour au final savoir aussi si c’est la bonne voie que j’ai choisie.

J’ai Ă©tĂ© livreuse, baby-sitter, assistante achats, technicienne chimiste, serveuse, professeur…

On sait qu’on a trouvĂ© notre voie, notre vocation quand il y a l’Ă©panouissement, le soutien de ses collĂšgues, la motivation pour fournir beaucoup d’efforts et la fiertĂ© de leurs rĂ©sultats aprĂšs. Pour y arriver, mĂȘme si on n’est pas sĂ»r d’avoir fait le bon choix, il faut toujours se dire qu’on peut rĂ©ussir. Ne jamais abandonner avant d’avoir tout essayĂ©. La motivation et l’ambition sont pour moi le moteur de la rĂ©ussite professionnelle.

Professeur n’est peut-ĂȘtre pas le mĂ©tier le plus confortable mais une chose est sĂ»re, c’est un mĂ©tier passionnant et enrichissant chaque jour !

Pour quelqu’un qui aime se reconvertir, je suis toujours professeure aujourd’hui (ça fait quand mĂȘme dĂ©jĂ  deux ans) et je n’Ă©prouve pas le besoin de changer (encore) de mĂ©tier. Oui c’est vrai, c’est un peu contradictoire ! Mais le mĂ©tier de professeur, c’est loin d’ĂȘtre une routine, et tous les jours j’apprends quelque chose de nouveau. Pour l’instant, je suis satisfaite.


Et vous, quel est votre mĂ©tier idĂ©al ? Comment l’avez-vous trouvĂ© ?


♫ Un article = Une chanson â–ș Imagine Dragons – Believer