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► J’t’emmène au vent : Voyager sans préparation au Japon

J’ai voyagé trois fois au Japon, et chacune de ces fois à été différente.

La première fois, je ne suis allée qu’à Tokyo et sa banlieue, guidée par une amie qui était déjà allée au Japon. Donc on peut dire qu’au niveau des préparations, je n’avais pas fait grand chose mis à part acheter mon billet d’avion et réserver ma chambre en guest house. J’ai fait confiance à mon amie pour les visites et j’ai pu découvrir une capitale moderne, sûre et conservatrice de ses traditions.

La deuxième fois, j’ai voyagé seule. Et ça a été plus enrichissant et plus passionnant que la première fois. Même si j’avais bien préparé ce voyage (hôtels, visites), il a été révélateur et j’ai pu en apprendre plus sur ma personnalité. J’ai affronté ma timidité et j’ai appris à aller vers les autres. J’ai découvert une autre ville, Nagoya, dont le rythme de vie est bien différent de Tokyo.

La troisième fois, la moitié de mon séjour était sans préparation. Munie d’un JR Rail Pass et avec l’envie de découvrir plus le Kansai, j’ai effectué plusieurs aller-retours depuis Tokyo où je logeais dans une guest house pour me rendre à Kyoto, Nara et Osaka… En Shinkansen, sans réservation. Je suis partie dans chacune de ces villes pour une journée, pour les parcourir à pied et visiter leurs meilleurs endroits. Et si je n’avais pas le temps de tout voir, ce n’était pas grave, je pouvais revenir un autre jour ! Je vivais un peu au jour le jour, car c’était l’été à ce moment et il a plu de temps en temps malheureusement !

Pour ma part, je préfère préparer pour ne pas perdre de temps (c’est certainement le seul inconvénient d’un voyage sans préparation) mais après ces trois séjours, voyager sans préparation au Japon, c’est tout à fait possible !

Arriver avec un sac à dos, sans carte de transport, sans plan, de l’argent liquide dans le portefeuille, quelques bases en japonais. C’est “l’aventure” !

Vous débarquez à l’aéroport. Suivez les panneaux indiqués en japonais mais aussi en anglais, ils vous guideront vers les trains en direction de Tokyo. Le réseau ferré au Japon est très développé et même si vous risquez de vous perdre à cause de ces nombreuses lignes de trains et des indications pas assez précises pour les étrangers, vous pourrez toujours aller quelque part ! Dans le train, vous n’êtes jamais perdus : des écrans annoncent en japonais, anglais (parfois aussi en chinois et coréen) la station suivante en même temps qu’une annonce sonore. A chaque station, vous savez où vous vous trouvez, d’où vous venez et où vous allez (vous pouvez lire sur les panneaux en anglais la station actuelle, la station suivante et la station précédente).

Vous ne voulez pas rester à Tokyo ? Achetez à tout moment un ticket de Shinkansen et partez aussitôt pour le Kansai, le Kyushu ou l’Hokkaido ! On peut voyager facilement entre les grandes villes. En une heure, beaucoup de Shinkansen partent pour diverses destinations partout dans le Japon, ce qui évite d’attendre trop longtemps à la gare. Et même si vous devez attendre quelques minutes ou quelques heures, vous pouvez vous reposer dans une salle d’attente, dit “waiting room”, avec des prises électriques, des distributeurs automatiques de boissons ou de nourriture et des sièges.

Si vous avez un budget limité et souhaitez économiser une nuit d’hôtel ou à l’auberge de jeunesse, rendez-vous au “Bus Terminal” et achetez un ticket de bus pour partir ailleurs. Pas seulement de jour, vous pouvez aussi effectuer un voyage de nuit dans un bus équipé pour ce type de trajet : sièges réglables pour s’allonger, une visière et des rideaux pour ne pas être gêné par la lumière, des écrans pour regarder des films ou écouter de la musique, des prises électriques et parfois même le wi-fi !

Sans obligatoirement réserver avant, on peut loger dans des hôtels capsules, des manga cafés ou Internet cafés. Ceux-ci sont souvent moins chers et offrent malgré tout le minimum de facilités et sont pratiques pour les courts séjours improvisés : affaires de toilettes, TV, alarme, wi-fi gratuit, espace-détente et espace de lecture avec des mangas, des ordinateurs avec Internet, des distributeurs de boissons, etc…

Une petite ou une grosse faim ? Dans les grandes villes et les quartiers très fréquentés, des allées avec de nombreux cafés et restaurants seront présentes pour vous rassasier ! Et vous avez très souvent le choix ! Restaurants japonais, mais aussi italiens, français, indiens ou bien fast-food… Parmi tous ces choix, vous pouvez même en trouver avec un menu très abordable. Vous ne comprenez pas le japonais ? Pas de problème ! Beaucoup de restaurants mettent en vitrine les présentations de leurs plats et des menus traduits en anglais avec des photos. Enfin, pour une petite faim ou un achat urgent, il y a des combinis partout ouvert 24 heures sur 24 !

Pour les visites, vous n’avez rien préparé ? Ce n’est pas grave ! L’office de tourisme est là pour vous renseigner en anglais et des guides volontaires vous attendent à la sortie de certaines stations (comme Shinjuku) pour vous faire visiter les alentours.

On peut aussi parcourir les grandes villes comme Tokyo, Osaka, Kyoto et Kobe par exemple à pied. C’est aussi en marchant sans objectif particulier qu’on fait de belles découvertes par hasard. C’est souvent une agréable surprise et quand il s’agit d’un endroit peu connu des touristes, on est fier et heureux d’en avoir fait la découverte !

Enfin, même si ça demande encore de l’amélioration, des réseaux wi-fi gratuits sont de plus en plus disponibles pour vous offrir un accès à Internet, notamment dans les combinis ou les grandes stations. Ainsi, vous n’êtes pas complètement coupé du monde et vous pouvez effectuer une recherche rapide ou consulter une carte si vous êtes perdus !

Voyager en mode “aventurier”, sans trop savoir où on va offre un meilleur épanouissement pendant le voyage et nous permet d’en apprendre plus sur nous-mêmes. Grâce à ses facilités et ses indications traduites en anglais, il est assez facile de voyager au Japon en totale improvisation !


Et vous, voyagez-vous sans préparation ? Comment voyagez-vous ?
Version japonaise – 日本語


♫ Un article = Une chanson ► Louise Attaque – J’t’emmène au vent

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► Let’s Seize the Day : Partons pour Singapour !

Je n’avais pas vraiment prévu de me faire un voyage quasiment tous les mois, mais j’ai fini par me laisser tenter et d’aller à Singapour. Mais que pour un week-end car ce n’était pas possible pour moi de partir plus longtemps. Et en aucun cas, je ne voulais annuler ce petit voyage, car j’ai pu passer du temps avec des amies que je n’avais pas vue depuis presque deux ans et qui m’ont en plus escortée dans leur pays d’origine voisin de Singapour, la Malaisie, pour deux courtes soirées à Johor Bahru où j’ai pu être hébergée. Encore un grand merci à ces adorables filles pour leur hospitalité !

Cette fois, mon voyage s’est fait avec Japan Airlines, en partant de l’aéroport d’Haneda. Hourra ! Pas deux heures de trajet à se taper pour 1500 yens :’D. De chez moi, je met à peine une heure pour 563 yens ! Toujours super matinale, je suis partie à 6h30 de la maison, prendre tranquillement une Oedo Line et une Asakusa Line bondées TT. Mais malgré ça, le train arrive à l’heure, LUI (non, je ne fais pas allusion au RER B…).

Pour ce court périple, j’ai décidé de tester un service utile : louer une pocket wifi ! Pourquoi ? Tout simplement parce que y a pas plus chiant que de ne pas avoir internet ou un accès gratuit à un réseau wifi quand on est à l’étranger. Il y en a quelques uns bien sûr, mais je voulais avoir le confort de pouvoir accéder à internet à n’importe quel moment. Et ce fut donc possible grâce à ce service de location proposé à l’aéroport.

Kimi a testé : La location d’une pocket wifi

En voyage au Japon ou dans un pays étranger ? Louez une pocket wifi et vous aurez un accès à son réseau privé en permanence ! Au Japon, de nombreux opérateurs proposent ce service avec la possibilité de réserver et payer par internet et de récupérer directement la pocket wifi une fois arrivé à l’aéroport ou même à votre hôtel si c’est plus pratique pour vous ! A la fin de votre séjour, soit vous la déposez à l’aéroport ou vous la renvoyez par la poste. Autre possibilité, vous effectuez les démarches directement à l’aéroport. A l’aéroport d’Haneda, vous avez le service Global Wifi qui vous propose des pockets wifi utilisables dans le pays où vous vous apprêtez à séjourner temporairement. C’est celui-ci que j’ai choisi. Leur stand se situe à l’étage des départs, au 3F, lorsque vous arrivez depuis le train, juste en face du 7 eleven. Un autre se situe également au niveaux des arrivées au 2F. Les démarches sont simples et rapides, et le personnel parle anglais. Les tarifs varient selon le pays de destination, le nombre de jours et selon si vous prenez l’option 3G ou 4G et comprennent donc la location plus l’assurance. Pour ma part, la pocket wifi pour Singapour coûtait 670 yens / jour + 300 yens d’assurance / jour. Pour quatre jours donc je m’en tirais pour 3 976 yens (environ 31 euros). Donc oui, si vous partez plus d’une semaine, ça fait un budget. A vous de voir et de comparer ! Vos pièces maîtresses pour obtenir votre petite pocket wifi sont votre passeport et votre carte de crédit. En effet, vous ne pouvez payer que par carte uniquement !

Pour obtenir une pocket wifi :

  1. Renseigner votre pays de destination et la durée de votre voyage
  2. Présenter votre passeport. Si vous êtes résident permanent, on peut vous demander également votre carte de résident
  3. Remplir le formulaire. Vous en recevez une copie à la fin de l’achat
  4. Payer par carte
  5. Et c’est dans la pocket ! (Haha jeu de mot pourri)

La pocket wifi est fournie avec câbles et prises pour la recharge, un manuel d’utilisation et un document vous renseignant comment contacter le service en cas de problème. Un conseil ; une fois la pocket wifi reçue, vérifiez qu’elle marche et rechargez-là pour pouvoir l’utiliser immédiatement à votre arrivée. Elle ne marchera QUE dans le pays où vous vous rendez. Son utilisation est on ne peut plus simple : vous l’allumez et de votre téléphone vous cherchez son identifiant et vous entrez son mot de passe, et c’est dans la pocket -oui, je sors- vous êtes connectés ! C’est beau la technologie !

A votre retour de votre séjour, vous avez juste à déposer votre pocket wifi à l’endroit approprié (renseigné sur le formulaire que vous avez rempli au départ) et à la date de retour prévue.

J’ai été très satisfaite de ma pocket wifi ! Je voyais toujours mes amies japonaises s’en munir d’une durant leur séjour à l’étranger. Pour une fois, je voulais faire pareil, et fini les prises de têtes à chercher un réseau ! Bon le seul gros problème ; j’étais obligée de recharger la batterie tous les soirs. Si j’en abusais trop, je ne tenais pas la journée.

Comme je l’ai dit plus haut, je suis partie cette fois avec Japan Airlines. Et c’est limite con que je ne partais qu’un week-end, car j’avais droit à deux valises de 23 kg ! (J’aurais du avoir ça quand j’ai quitté la France haha.) Et je trouve que c’est une très bonne compagnie. Un avion assez spacieux (en tout cas il l’était plus que celui d’Air Asia qui m’a emmenée en Thaïlande), on nous donne une oshibori, ces petites serviettes toutes chaudes l’hiver et rafraîchissantes l’été pour vous débarbouiller et vous rincer les mains avant le repas, accompagnée d’une première boisson et des gâteaux, un repas comprenant entrée, plat, légumes, fruits et en bonus une glace Häagen-Dazs *o*. En regardant Alladin et Toy Story en japonais, c’est top !

Et oh ? J’ai pu écouter ça aussi en buvant un café et en mangeant une petite collation : l’album solo japonais de Hongki. Pensée pour ma petite Marine ! Allez écouter ce CD, il est génial ! C’est un style totalement différent de FTISLAND mais qui lui correspond. Sa carrière solo me semble très prometteuse ! L’album a tourné plusieurs fois en boucle, même quand je dormais !

Quand j’ai débarqué à l’aéroport de Changi et passé l’immigration, j’ai été impressionnée par le fait que l’agent ait su dire mon nom de famille naturellement xD. Jusque là, les gens n’en étaient pas capable mdr. J’ai aussi fait mon gros boulet au moment de récupérer ma valise. Je ne la voyais pas au début, un agent s’est donc approché de moi en me demandant si je venais bien d’Haneda, et là j’ai répondu tout naturellement « Hai ! ».. soit « Oui » en japonais… Le mec m’a regardé d’un air pire que surpris. Je bosse trop mon japonais non ? Ou peut-être pas…. Bref, c’était la parenthèse qui sert à rien, pour vous montrer qu’on ne change pas une baka qui assure ! Et vous inquiétez pas, ma valise a fini par arriver et j’ai pu la récupérer of course xD !

Le budget à prévoir pour un week-end à Singapour ? J’ai dépensé 160 SGD (environ 100 euros) MAIS, je n’ai eu qu’une nuit d’hôtel à payer (70 SGD, 45 euros) car les deux autres je les ai passées chez mon amie à Johor Bahru. Un ticket de métro me coûtait entre 1.40 et 2.30 SGD (le plus cher correspondant au trajet depuis le centre à l’aéroport), je n’ai fait aucun coin touristique payant, et niveau nourriture/boissons, j’ai dépensé en moyenne entre 7.40 et 25 SGD par jour selon les endroits et si j’étais seule ou accompagnée, car comme partout en Asie, à Singapour au restaurant, on partage un ou plusieurs gros plats de bouffe \o/ !

Les transports. Plus ça va, plus j’ai honte de notre métro parisien dégueulasse quand je vois les métros en Asie. Les bus et les huit lignes de voies ferrées vous permettent de vous déplacer facilement dans tout Singapour. Certains coins touristiques étant situés dans la même zone de la ville, il est possible de faire la liaison à pied. Pour aller et venir de l’aéroport Changi, la ligne verte East West Line est là pour vous transporter pour environ 2 SGD (1.20 euros) le trajet ! Attention cependant, un changement à la station Tanah Merah est nécessaire, sinon vous retournez à l’aéroport (ne faites pas la même connerie que moi xD). Et un truc assez bien pour les étrangers et tous les usagers : lorsque vous achetez un ticket standard, vous avez la possibilité de le recharger jusqu’à six fois en ajoutant un nouveau trajet ! Au bout du 6ème trajet, vous avez une petite réduction ! C’est original et bien pensé comme idée ! Donc ne jetez pas votre ticket directement après usage !

Je vous raconterai plus en détails mon passage éclair à Johor Bahru où j’ai refait du homestay haha. En ce qui concerne Singapour, j’ai passé une nuit dans un petit hôtel deux étoiles : Marrison @ Desker, situé en pleins dans le quartier indien, qui m’a complètement donné l’impression de ne plus être à Singapour ! Le contraste était énorme. Pour le prix d’un voyage, j’ai eu l’impression d’être allée dans deux pays différents !
Adresse : 65 Desker Road, Little India, Singapore 209588
Accès : Lavender Station (East West Line), Farrer Park Station ou Little India Station (North East Line)

Personnel très accueillant et serviable, qui accepte de garder vos bagages en cas de besoin, disponible en cas de problèmes. Les chambres sont bien isolées du brouhaha du quartier indien assez animé jusque tard dans la nuit et les lits sont confortables. Air conditionné, téléphone, TV et wifi sont disponibles dans les chambres. Savon, brosse à dents, dentifrice, serviette sont fournies. Mon seul bémol est que pour le prix (70 SGD, et c’était une promotion, normalement j’aurais du payer le double), ils auraient pu inclure plus qu’un sachet de café au lait pour le petit déjeuner.

J’ai repris l’avion du retour le lundi soir, après ma dernière journée de visite et un dernier Green Tea Frappuccino au Starbucks, pour arriver à Tokyo le mardi matin. Séjour bien trop court bien que j’ai pu voir les meilleurs endroits et attractions de Singapour. Mais j’ai envie de revenir pour explorer chaque coin de cette ville qui a tant de belles choses à montrer. De l’architecture travaillée et colorée à ses petits coins de verdures paisibles et ses spots offrant un panorama splendide de nuit comme de jour. Je vous recommande Singapour autant que je vous recommande la Thaïlande !


♫ Un article = Une chanson ► Lee HongGi – Monologue

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► The map that leads to you : Kimi est allée à Nagano… en bus !

Sur la route, direction Nagano, loin de la ville et de la folie Tokyoïte !

Supernova Travel start (faudrait que j’arrête avec mes noms de voyages débiles :p) ! Novembre allait être un mois de voyage, de découvertes et de concerts ! Dès le 1er, j’embarquais pour la première étape de ce périple : Nagano ! C’est une ville située dans les montagnes et au confluent des rivières Sai et Chikuma, à quelques heures de Tokyo. Je ne suis jamais allée dans cette ville, j’étais donc impatiente de faire ce petit week-end. D’autant plus qu’à Séoul, j’ai rencontré une japonaise vivant là-bas et qui s’est gentiment proposée de me faire visiter et de m’inviter chez elle ! Vraiment adorable de sa part !

Pour ce voyage, je n’ai pas opté pour le luxueux Shinkansen mais un autre mode de transport, et ça sera là le sujet principal de cet article avant que je ne vous présente Nagano plus en détails et vous raconte mon voyage. Je suis allée à Nagano… en bus ! Et pour ce faire, j’ai choisi la compagnie Willer Express car ce sont les seuls que je connaisse qui proposent un service et un site internet en anglais. De ce fait, beaucoup d’étrangers voyagent avec cette compagnie pour éviter de payer une fortune un ticket de train, c’est aussi pour cette raison que j’ai choisi de me rendre à Nagano (et dans les autres villes que j’ai visité durant mon Supernova Travel) en bus. D’autant plus que des bus de nuit sont également disponibles, ce qui permet d’économiser une nuit d’hôtel !

Willer Express est une compagnie de voyages et de tourisme, où vous pouvez réserver un trajet en autocar, bus mais aussi en train, avion et même des séjours à l’hôtel, etc… Leurs bureaux sont situés à Tokyo et Osaka et leurs bus effectuent divers itinéraires en s’arrêtant dans de nombreuses villes du pays, y compris Kyoto, Nagoya, Niigata, Hiroshima, Fukuoka, Sendai… etc. Cependant toutes les villes ne sont pas reliées directement entre elles. Si vous voulez faire par exemple un Tokyo-Fukuoka, vous devrez effectuer deux voyages et faire une correspondance à Osaka ou Kyoto. Vous pouvez opter pour un trajet de jour ou de nuit, avec plus ou moins de conforts et de facilités. Les prix varient selon les saisons, les options de confort et d’installations et selon l’itinéraire désiré, oscillant de 2 500 yens (20 euros) à 12 500 yens (98 euros) environ. A titre d’information, mon aller-retour à Nagano m’a coûtée 4 300 yens (34 euros). J’ai aussi effectué un aller Tokyo-Nagoya pour 3 150 yens (25 euros) et un aller Osaka-Tokyo pour 4 640 yens (36 euros).

Le terminal à Tokyo se situe dans le quartier de Shinjuku, au Sumitomo Building, près de l’observatoire.
Adresse : Sumitomo Building 1F, 1-6-2 Nishishinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo 163-0225
Accès : Shinjuku Station (JR Line, Oedo Line) sortie ouest

Pour vous y rendre, prenez la sortie ouest de Shinjuku station et dirigez-vous vers le Sumitomo Building (il est indiqué sur des panneaux), vous allez tout droit et vous tomberez sur ce qu’on appelle L’œil de Shinjuku, ceci :

C’est beau n’est-ce pas ?

Vous passez devant et vous longez un long couloir jusqu’à l’extérieur (il est si long que vous n’en voyez pas le bout). Vous arrivez non loin de l’observatoire de Shinjuku et Sumitomo Building se trouve sur votre droite. Si vous me dites que la sortie n’est pas facile à trouver, je vous comprendrai parfaitement ! La première fois que j’ai du me rendre au terminal, je me suis littéralement paumée malgré les indications xD. Cherchez pas, la gare de Shinjuku, c’est un donjon !

Le terminal se compose de deux salles : une pour le check-in où vous confirmez votre trajet en montrant les documents requis (confirmation reçue lors de votre réservation par internet, votre passeport), avec des sièges et ordinateurs avec internet ainsi qu’une boutique, et la seconde pour l’embarquement.

Pour réserver un trajet, rien de bien compliqué, rendez-vous sur leur site internet ! Je vous conseille de carrément vous créer un compte car en effectuant des achats, vous cumulez des points et ça peut vous permettre d’avoir des réductions sur vos prochains trajets. Lorsque vous effectuez votre réservation, vous avez le choix sur diverses options : heure du départ, bus de nuit ou de jour, nombre de sièges par rangée, avec ou sans toilettes… Attention : vous ne pouvez réserver que jusqu’à deux mois à l’avance ! Pour le paiement, vous pouvez payer par carte bancaire ou opter pour le paiement au konbini (attention à ne pas dépasser la date limite, vous avez en moyenne deux jours pour payer). Une fois votre réservation faite, vous recevez une confirmation par e-mail.

Le jour du départ, vous vous présentez avec votre mail de confirmation (ou au pire des cas le numéro de votre réservation). Il est recommandé d’arriver 20 minutes en avance. 15 minutes avant le départ, une annonce sonore est faite et un membre du staff accompagne tous les voyageurs jusqu’à la salle d’embarquement, puis jusqu’au bus. Le chauffeur vérifie votre nom, vous indique votre numéro de siège, si vous voulez mettre votre bagage en soute, vous lui confiez et y a plus qu’à monter !

Alors.. les bus ont beau être… roses, ils sont très confortables et bien équipés ! Les options varient selon les types de bus, pour différents tarifs. Vous pouvez avoir des prises électriques, une télé avec de la musique, des films, des jeux, le Wi-fi, des lecteurs DVD. Tous les bus vous fournissent un oreiller et une couverture, et les sièges disposent d’une « visière » pour vous cacher de la lumière du jour si vous voulez dormir tranquille.

Juste avant le départ, le chauffeur vérifie que tous les voyageurs sont présents, fait une petite annonce (traduite ensuite en anglais, et parfois en coréen et chinois) et c’est le départ… à l’heure s’il vous plaît ! Vous avez même droit à une courbette du membre du staff qui vous a accompagné du terminal jusqu’au bus. Durant le trajet, plusieurs pauses d’une quinzaine de minutes sont faites et il y a des annonces sonores à chaque arrêt.

Mon aller à Nagano s’est très bien passé, mon bus disposait d’une télé et était super confortable, j’avais l’impression de prendre l’avion ! J’ai regardé le paysage changer, passer de la ville à un milieu plus rural dans lequel on pouvait apercevoir quelques montagnes. Sinon j’ai regardé Harry Potter et la Coupe de Feu en… japonais haha. J’adore voyager en bus ! J’ai été impressionnée par les aires d’autoroutes. On y trouve de grands parkings, des restaurants, boutiques et konbini, mais le plus surprenant, ce sont les toilettes. Je crois que ce sont les seules toilettes au Japon où vous n’avez pas à faire la queue pour aller pisser. Il y a une cinquantaine de chiottes disponibles ! Je déconne pas xD !

Je suis partie en début d’après-midi de Tokyo et suis arrivée en soirée à Nagano, au AREX Terminal, situé tout près de la gare. Pour le retour, j’ai en revanche pris un bus de nuit, qui est parti à 23h00 de Nagano pour arriver à 5h30 à Tokyo. Une courte nuit mais j’ai réussi à dormir un peu. C’est assez confortable et tout le monde dort en général, c’est pas trop bruyant. J’étais bien fraîche à l’arrivée et le pire c’est que je bossais le jour-même et le soir j’avais concert hahaha.

Un petit confort agréable, un trajet tranquille et économique, je vous conseille d’essayer pour vos prochains périples à travers le Japon ;) !


♫ Un article = Une chanson ► Maroon 5Maps