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► Nine in the afternoon : Kimi no Nikki (juillet 2018)

Le mois de juillet… L’été est arrivée très vite. En quelques jours les températures ont grimpé en flèche et l’humidité s’est installée. Un été japonais comme je les déteste. Même au bout de 3 ans à vivre ici, je ne supporte pas la chaleur et l’humidité ensemble, d’être toujours transpirante et de me sentir davantage fatiguée. C’est arrivée si soudainement… et la saison des pluies ? Finalement elle n’aura pas duré si longtemps !

Malgré cette lutte infernale contre le 夏バテ☀😵💦 (natsu bate, la maladie estivale due à la chaleur et qui se manifeste le plus souvent par de la fatigue), pour garder la forme je me suis remise un peu plus sérieusement au sport, je bois beaucoup et j’essaie de manger mieux en cuisinant. Et puis, l’aventure nippone continue ! Cette fois j’ai choisi de moins tourner cet article en journal quotidien mais plutôt regrouper mes activités par catégories. Ça sera peut-être plus clair et plus intéressant pour vous 😅. Je vous épargne les détails de ma vie et la garde en dernière partie de l’article.

※ Les événements du mois

• Tokyo Dance Village 2018 (東京ダンスVillage 2018)

Une de mes étudiantes qui pratique le ballet classique m’a gentiment offert un ticket pour aller voir sa performance de ballet à Ebisu. Elle a participé à une représentation organisée par Tokyo Dance Village.

Il s’agit d’une grande école de danse destinée aux étudiantes et femmes de 20 à 30 ans et proposant des cours de danse hip-hop, jazz ou ballet classique. Mais l’école a aussi ouverte d’autres cours pour d’autres styles populaires tels que la K-Pop ou encore la danse tahitienne. Débutante ou expérimentée, l’école accepte les danseuses passionnées de tous niveaux.

L’école organise son événement Tokyo Dance Village Collection pendant un week-end à Ebisu Garden Place où toutes les classes montent sur scène pour montrer leurs talents. L’entrée coûte 3000 yens et le placement est libre. L’événement est bien organisé. Chaque show commence par une vidéo de présentation des classes et du professeur, il y a une bonne mise en scène, des musiques entraînantes, des costumes élégants et originaux, des jeux de lumières. A la fin, le public est invité à voter via son smartphone pour la meilleure performance de la journée. Les gagnantes remportent alors un prix ; pour cette année c’était une fête dans une limousine.

J’ai été invitée à voir les représentations du dimanche. Les performances étaient réussies dans l’ensemble, certaines danseuses étaient meilleures que d’autres, plus à l’aise. Sans vraiment m’y connaitre en danse classique ou hip-hop j’ai remarqué certains faux pas ou bien la difficulté à faire des pointes. Bon après, j’étais bien placée et très proche de la scène. Ça m’a quand même redonné envie de reprendre la danse moderne que j’ai pratiqué étant enfant. Ça changeait un peu de mes sorties habituelles à Tokyo.

• Tanabata (七夕🎋🌌)

Une tradition japonaise que j’aime beaucoup et que je connais depuis la lecture de mon manga favori NANA. Le 7 juillet, seul jour où les amants Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la voie lactée (天の川), jour où on écrit un vœu (お願い) à Kami-sama (神様, Dieu) et qu’on accroche sur un arbre. Dans les rues, devant les maisons ou parfois les magasins, vous pourrez voir ces petits arbres avec des souhaits. Vous pouvez aussi vous rendre au temple pour célébrer ce jour, comme le temple Zojoji où de mignonnes petites lanternes sont posées au sol, symbolisant la voie lactée. J’y suis allée trois ans auparavant, c’est vraiment très sympa ! Mais d’après un de mes étudiants, ça ne vaut pas la grande fête du Tanabata à Sendai ! Je penserai à y aller un jour :)

Cette année c’était un peu raté pour me rendre au temple et y écrire mon vœu, mais un de mes cours de japonais était consacré à cette fête. J’ai pu en apprendre davantage sur cette légende, d’origine chinoise, qui a été modifiée pour s’accorder à la mythologie japonaise. L’histoire est touchante. Orihime et Hikoboshi viennent de deux mondes différents, ils sont très amoureux mais leur amour les empêche de remplir leurs propres tâches dans leur monde respectif. C’est pourquoi Dieu les a séparés par la voie lactée (天の川). Mais l’amour des deux amants est si fort et les pleurs incessants que seulement le septième jour du septième mois, Orihime et Hikoboshi sont autorisés à se rencontrer sur la voie lactée. Les légendes et traditions japonaises sont vraiment fascinantes à mes yeux *-* !

• Yokohama Sparkling Twilight (横浜スパークリングトワイライト)

Qui dit « été au Japon » dit « festival d’été » (夏祭り🎇 natsu matsuri). Il y a l’embarras du choix pour remplir votre week-end, plus particulièrement vos samedis soirs. Rendez-vous aux temples et sanctuaires pour profiter de la nourriture, de boissons, des danses traditionnelles ou au bord de la rivière pour admirer un splendide feu d’artifice.

À Yokohama par exemple, il y a le festival Sparkling Twilight et son beau programme les 14 et 15 juillet. Parades, illuminations, feu d’artifice. Baladez-vous et posez-vous au parc Yamashita (山下公園) et appréciez les festivités sur place et dans les environs !

Le feu d’artifice, qui pourtant attire la foule n’est pas le plus impressionnant mais clôture la journée dans une ambiance bonne enfant. Prévoyez un temps d’avance pour vous assurer une bonne place dans le parc et évitez d’aller vous acheter à boire ou à manger 30 minutes avant le commencement. Le parc est noir de monde et la circulation devient très vite difficile !

Yokohama Sparkling Twilight (横浜スパークリングトワイライト)
Lieu : Parc Yamashita et ses environs (山下公園及びその周辺)
Accès : Motomachi Chukagai Station (Minatomirai Line) sortie 4
Site internet : http://www.y-artist.co.jp/sparkling/

• Yamato Awaodori Matsuri (大和阿波おどり)

Plus traditionnel encore il y a les festivals 阿波おどり (awaodori, danse traditionnelle japonaise). A celui de Yamato (Kanagawa) les 28 et 29 juillet, vous pouvez voir défiler une bonne vingtaine de groupes. Au rythme des tambours et des taiko, et menés par les chants et les cris traditionnels, plusieurs générations enchaînent les pas avec enthousiasme et énergie pendant que les visiteurs capturent ou admirent tranquillement les performances assis en mangeant. La ville est très animée, bien plus que d’habitude alors que les performances s’enchaînent dans plusieurs rues, non loin des stands de nourriture et de boissons mais aussi de mini-jeux pour enfants.

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Yamato Awaodori Matsuri (大和阿波おどり)
Lieu : aux alentours de la station Yamato
Accès : Yamato Station (Odakyu Line, Sotetsu Line), sortie nord

※ Les sorties du mois

• Tokyo Solamachi (東京ソラマチ)

C’est dimanche ! Quoi de mieux qu’une sortie entre copines ? Mais où choisir pour se poser et bavarder pendant le déjeuner ? Il y a toujours l’embarras du choix quand on se trouve dans une ville aussi grande que Tokyo.

Le temps n’est pas trop mauvais alors… Rendez-vous à Oshiage pour un petit tour à Tokyo Solamachi (東京ソラマチ).

Tokyo Solamachi (東京ソラマチ)
Adresse : 1-1-2 Oshiage, Sumida-ku, Tokyo (東京都墨田区押上1-1-2)
Accès : Oshiage Station (Hanzomon Line, Toei Asakusa Line, Keikyu Line), ou Tokyo Skytree Station (Tobu Skytree Line), aller au 1F
Site Internet : http://www.tokyo-solamachi.jp

Au pied de la Tokyo Skytree, 10 étages de boutiques, magasins, restaurants envahies le dimanche par les familles et les touristes. Il y a l’embarras du choix pour trouver des souvenirs, faire votre shopping ou déjeuner avec vos amis.

Tant qu’à faire, profitez-en pour admirer la vue sur Tokyo et les splendides couleurs de la Tokyo Skytree illuminée une fois la nuit tombée. Rendez-vous aux restaurants du 6ème et 7ème étage. Vous avez le choix entre des plats traditionnels japonais, des restos un peu plus exotiques, ou bien le musée-bar-restaurant de la bière (世界のビール博物館&レストラン) où vous pouvez déguster des bières du monde entier. Le paradis pour celles et ceux qui raffolent de cette boisson.

Pas seulement boire de la bière, vous pouvez aussi manger divers plats (salade, pizza, frites, viande grillée…) et vous rafraîchir grâce à une large sélection de boissons alcoolisées ou non pour terminer par un délicieux dessert. L’environnement, le cadre, l’ambiance et le menu en font une addition un peu élevée mais on ressort globalement satisfait… quand le personnel sait se montrer aimable avec les étrangers 😅. Soyez cependant patients pour recevoir vos plats et boissons !

World Beer Museum-Bars & Restaurants (世界のビール博物館&レストラン)
Adresse : Tokyo Skytree Town Solamachi 7F, 1-1-2 Oshiage, Sumida-ku, Tokyo (東京都墨田区押上1-1-2 東京スカイツリータウン・ソラマチ7F)
Accès : Oshiage Station (Asakusa Line, Hanzomon Line, Tobu Skytree Line, Keisei Line)
Site internethttps://a033614.gorp.jp/

• Canon Gallery (キャノンギャラリー)

Vous passez par Ginza, vous avez 10 minutes de temps libre et vous vous intéressez à la photo ? Alors profitez-en pour faire un petit tour par la galerie Canon. C’est une petite galerie photo qui expose divers clichés sur des thèmes variés. Les thèmes changent régulièrement, en général toutes les semaines : urbanisme, noir et blanc, virtuel, portraits, animaux… Malgré la surface de la galerie, ne dépassant pas les 50m², on y trouve des photographies intéressantes et splendides de photographes japonais professionnels et amateurs depuis 1994. Et en plus l’entrée est gratuite !

Il y a d’autres galeries Canon à Shinagawa, Nagoya et Osaka. Si vous êtes photographes et cherchez une galerie pour exposer vos photos, vous pouvez d’ailleurs tenter d’envoyer vos meilleurs clichés pour les prochaines expositions !

Canon Gallery Ginza (キヤノンギャラリー銀座)
Adresse : 3-9-7 Ginza, Chuo-ku, Tokyo (東京都中央区銀座3-9-7)
Accès : Ginza Station (Ginza Line, Marunouchi Line, Hibiya Line) sortie A12
Site internet : http://cweb.canon.jp/gallery/index.html

※ Dans ma vie nippone

• Au revoir Yamato, bonjour Yokohama ! (さよなら大和、こんにちは横浜)

Enfin, en juillet c’était la troisième étape des grands changements. Le contrat de travail en mai, le nouveau visa en juin et donc le nouvel appartement en juillet ! Un appartement Leopalace 21 c’est bien, confortable, bien équipé, pas trop cher si on choisit d’habiter loin… Habiter loin. Il était là le principal problème. Je n’en pouvais plus de toujours faire au moins une heure de trajet en train pour aller quelque part. Donc l’approche de la fin de mon contrat était l’occasion de déménager (et de ne pas payer le renouvellement chez Leopalace 21). On quitte la campagne Yamato direction Yokohama (横浜), dans le quartier de Shinohara (篠原町), à la station Kikuna (菊名). Je refais mon nid dans un immeuble ancien mais plus grand et plus près de mon lieu de travail et situé dans une ville que j’aime beaucoup. Il n’est pas meublé donc j’ai commencé à acheter et récupérer quelques meubles essentiels (le frigo et la machine à laver par exemple). L’agence qui me loue cet appart ne parle pas trop anglais… J’aime bien galérer :D c’est un nouveau défi pour moi dans mon aventure nippone et dans mon apprentissage du japonais.

Le jour de l’état des lieux, j’étais un peu triste de partir, car finalement, j’étais quand même bien dans ce petit appart. Leopalace 21 a des défauts comme toute autre agence, des prix élevés mais vous êtes bien logés ! Je n’ai pas rencontré de problèmes particuliers avec eux et le contrat s’est clôturé sans soucis.

Mais je me plais quand même à Yokohama. J’ai pris mes marques, j’ai bien rangé et je suis bien installée. De même je me suis rapidement occupée des tâches administratives à faire suite à un déménagement pour être tranquille.

Je vous explique en détails les démarches administratives et les étapes de mon déménagement dans un prochain article !


♫ Un article = Une chanson ► Panic! At The Disco – Nine In The Afternoon

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► The Way Part 3 : Je quitte Tokyo pour Kanagawa !

Après le nouveau visa et premier visa travail, je possède désormais les clés m’ouvrant les portes de la nouvelle étape de cette aventure ! Le 7 août dernier j’ai déménagé ! J’ai quitté ma petite chambre de 7m² à Harajuku pour un studio de 23m² dans la préfecture de Kanagawa ! Donc oui, désormais, je ne réside plus à Tokyo ! Et à vrai dire, ça ne me pose pas vraiment de problème (sauf quand je mets une heure pour rentrer du travail orz). Au bout d’un an et après trois voyages, je connais Tokyo comme ma poche. J’avais envie de découvrir sa banlieue tranquille et d’autres régions.

Je suis arrivée au Japon avec deux valises, et au bout d’un an dans une share house, j’avais des meubles, un futon, un kotatsu, un vélo… Bref, pleins d’affaires, et il fallait tout déménager…

Le prix d’un déménagement au Japon : 1000 yens ? 8D Je n’ai pas loué de camion mais mon amie japonaise Emiko est venue avec sa grosse voiture familiale. J’ai tenu à lui payer l’essence mais elle n’a pas voulu me prendre plus de 1000 yens ! Eh oui, les japonais sont comme ça ! J’avais fait trois trajets avant avec mes valises pour emmener les petites affaires, il ne restait plus que le plus lourd et le plus encombrant à transporter. Un beau Dimanche matin ensoleillé, Emiko, Hiromi et Tomo venaient pour m’aider à déménager. En même pas une heure tout était dans la voiture, même si nous avons bien galéré à entrer le vélo xD. Il n’a pas fallu beaucoup de temps non plus pour tout installer. Je suis très reconnaissante envers mes amies pour être venues m’aider. Elles sont allées acheter au konbini de quoi manger pour fêter l’événement, ma crémaillère xD autour de mon kotatsu : des soba et du poulet frit ! Il paraît qu’on mange ça quand on emménage dans un nouveau logement !

Cela m’a fait un peu bizarre de quitter la petite share house bien située, mais je savais que je partais pour un meilleur endroit, un endroit à moi, plus grand et spacieux. Et tout ce que je peux dire, c’est que je m’y sens bien même si je suis maintenant un peu loin de Tokyo. Je reconstruis peu à peu tout de ma vie parisienne que j’ai abandonnée pour le Japon. Le travail, le visa et maintenant l’appartement ! Et dans une ville calme, sans trop de buildings ni trop de monde, bien sympathique comme j’aime et qui me rappelle ma ville de banlieue parisienne !

Un déménagement, un emménagement dans un appartement n’est pas de tout repos et il y a pas mal de choses à faire ! Je vous retrace mon parcours ! Je loge dans un studio du groupe Leopalace 21 qui propose partout au Japon des studios et appartements dans des résidences, souvent meublés et avec un forfait internet. Leur personnel parle japonais, coréen, chinois et anglais !

Entrée dans les lieux et installations

Dès le premier août, j’ai pu récupérer les clefs de mon logement dans une des agences Leopalace 21. Je suis allée, munie du justificatif remis lors de la signature du contrat et de ma carte de résident, à l’agence située à Chuo Rinkan. Au même moment l’électricité fonctionnait déjà, donc aucune démarche à faire de ce côté, tout avait été fait à l’agence lors de la signature du contrat.

Certains des logements Leopalace 21 sont munis d’un système de sécurité, tout comme le mien. C’est la compagnie SECOM qui gère ce système, soit la première compagnie de sécurité du Japon. Le 7 août, jour de mon emménagement, un employé de SECOM est donc venu mettre en marche mon boitier de sécurité. Je ne sais pas comment appeler ce truc haha, mais regardez à quoi ça ressemble.

Dites bonjour à Yonghwa au passage -pan-

Dites bonjour à Yonghwa au passage -pan-

Le rendez-vous avait été pris lors de la signature de mon contrat. Après quelques magouilles, des explications rapides et simples (pour un japonais, pas pour moi, heureusement que mes amies étaient là pour traduire x’D). Ce qu’il faut retenir, ce sont les deux principaux modes de fonctionnement de cet appareil :

  1. Le mode « sommeil » : on appuie sur le bouton rouge 在宅 (= à la maison, chez soi) à gauche au moment d’aller se coucher. Si dans la nuit quelqu’un s’introduit chez vous en ouvrant la fenêtre, le boitier sonne. Lorsque vous vous levez le matin, pensez à désactiver le mode en appuyant sur le bouton bleu 在宅. N’oubliez pas sinon si vous ouvrez la fenêtre… BIIIIIIIIP (et le son est vraiment insupportable).
  2. Le mode « absent à la maison » : vous sortez de chez vous pour aller au travail ou juste pour sortir ? Il faut donc activer le boitier en insérant la clef SECOM dans la serrure en bas 外出 (= sortie). Une fois activé, vous avez trois minutes pour sortir. Lorsque vous rentrez chez vous, vous devez impérativement insérer à nouveau la clef pour désactiver le boitier. Là attention, vous avez une minute pour le faire. Donc le pipi en rentrant du travail ou de votre soirée Izakaya attendra ! Dès que vous ouvrez votre porte, le boitier sonne avec un message vous disant d’insérer votre clef. Sinon, ça sonne, fort, très fort. Si vous le faites, le boitier est content et vous dit « Okaerinasai » (Bon retour à la maison). C’est mignon, il pourrait devenir votre ami et compagnon de la maison huhu. Une bonne raison de m’amuser à dire « Tadaima » quand je rentre chez moi xD, car ce ne sont pas mes trois Kuma qui vont me répondre hahaha -je sors-

Une dernière fonction est l’appel d’urgence. Avec le bouton rouge en haut 非常 (= urgence). Ne pas en abuser sinon les flics seront pas contents mais à utiliser si vous vous sentez en danger. En appuyant sur ce bouton, cela avertit la police qui vous rappelle aussitôt sur votre téléphone. Vous devez vous assurez de pouvoir répondre à votre téléphone dans l’immédiat sinon la Police se déplace et si elle se déplace pour rien, c’est mauvais pour vous xD (de ce que j’ai compris). En tout cas, je sais que je peux me sentir en sécurité, en sachant déjà que le Japon n’est pas un pays dangereux !

Après l’installation de la sécurité, place à l’installation du gaz, pour mon eau chaude ! Lors de mon emménagement, un employé est venu vérifier l’installation et si l’eau chaude marche bien. J’ai reçu ensuite les papiers suivants : la copie du contrat avec mon numéro d’identifiant (il faut écrire vos coordonnées ainsi que celle d’un ami japonais en cas d’urgence) et un petit formulaire pour choisir le mode de paiement, à renvoyer par la poste. Vous pouvez payer par prélèvement bancaire ou par carte de crédit. J’ai choisi la première option car je n’ai qu’une carte de retrait japonaise. Mais il est tout à fait possible, en tant qu’étranger, d’utiliser votre Visa ou votre MasterCard ! Vous payez également une caution de 10 000 yens, remboursable lorsque vous quittez votre logement.

Une chose à faire également si vous avez opté pour cette option : mettre en marche internet ! Et là encore, heureusement que mes amies étaient avec moi à ce moment xD. L’abonnement démarre le même jour que le contrat de location. A mon arrivée, le matériel était déjà installé, j’ai la fibre optique, opéré par LEONET. La chose à faire c’est se créer un identifiant LEONET et un mot de passe en suivant le mode d’emploi en anglais remis lors de la signature du contrat. Il est impératif d’avoir aussi un compte Google (salut Android). Si vous suivez bien toutes les étapes, vous pouvez accéder à votre espace LEONET sur votre télé. Vous avez également le wifi. Vous pouvez souscrire à des chaînes supplémentaires, acheter des films et séries télé, aller sur Youtube et jouer à des jeux. Internet fonctionne super bien chez moi et je mets la plupart du temps Youtube sur la télé.

Enfin, contrairement en France, au Japon, on ne fait pas d’états des lieux (部屋の点検). Du moins avec Leopalace 21 ça fonctionne comme suit : avant votre entrée, le grand ménage est fait et l’électricité installée (d’où les frais pour le « service nettoyage » de 20 000 yens). Puis, au moment de la signature du contrat, un papier et une enveloppe sont remises pour l’état des lieux. A vous de signaler ce qui ne va pas dans le logement en précisant à quel endroit (場所) et l’état (状態) et d’envoyer le formulaire par la poste (payer un timbre 82 yens pour l’envoi). Il y a deux exemplaires : un pour Leopalace 21 et un pour vous à conserver jusqu’à votre état des lieux de sortie. Vous avez un mois pour renvoyer le courrier.

Loyer et factures : comment ça marche ?

Mon loyer est payé toutes les fins de mois (aux alentours du 27) par prélèvement bancaire. Mon loyer comprend en plus mon forfait internet (2 268 yens), les charges (6 500 yens), et les frais d’entretien de l’immeuble (540 yens). J’ai en plus des frais de 515 yens pour le transfert bancaire (parce qu’au Japon, y a toujours des frais pour les opérations de transfert bancaire 8D bande de chacals… On dit des chacaux ? -sort-). Total par mois : 63 823 yens soit environ 561.59 euros ! Et c’est moins cher que ma share house à Harajuku qui elle grimpait jusqu’à 68 800 yens par mois (605 euros). Vive la banlieue hein !

Il en est de même pour le gaz. Je reçois un reçu par la poste prouvant le prélèvement et le montant. Je paye en moyenne 2 197 yens par mois. Pour l’électricité, je reçois la facture chez moi et je dois payer au konbini avant la fin du mois. En moyenne, cela me coûte 3 591 yens par mois.

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Mon petit nid douillet, c’est donc…

Un studio super clean de 23m² dans un bâtiment datant de 2001. J’habite dans la ville de Yamato et je peux me rendre à Shibuya en 40 minutes avec la ligne Den-en-toshi, à Yokohama en 40 minutes et à Kamakura et Enoshima en 40 minutes aussi, bref le top car ce sont des lieux où j’aime aller. Le coin n’est pas très beau, l’immeuble on pourrait croire qu’il ne fait pas le poids face aux séismes, mais il y a dans le voisinage de jolies maisons dans lesquelles j’aimerai bien habiter un jour haha. Il y a un parking à vélo, j’habite au premier étage. Il y a un balcon, des meubles et de l’électroménager (télé, table, chaises, frigo, machine à laver, micro-ondes), pleins d’armoires, l’air conditionné, un interphone. La cuisine est un peu petite, je n’ai pas de plan de travail mais je m’y ferai. Mes plaques de cuisson sont électriques. J’ai un espace lit où j’y ai installé mon futon pour dormir. Bref je ne vais pas détailler, je vous fais visiter en photo ! Bienvenue chez moi !

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♫ Un article = Une chanson ► CNBLUEThe Way Part 1 ~one time~ (Live @ TFT HALL)

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► Boulevard of (un)broken dreams : Chercher un logement au Japon

Ma future maison… Un jour peut-être !

Je donne une suite à cet article, car après avoir trouvé un travail et obtenu mon visa travail, il était temps pour moi de… déménager ! Un salaire bien mieux que trois baito cumulés, le sentiment de me sentir de plus en plus à l’étroit dans ma share house… Oui, là il fallait que je passe à l’étape suivante : déménager… Précisément, avoir un appartement, un vrai, rien que pour moi !

Chercher un logement au Japon ; le guide par Kimi, basé sur sa propre expérience !

De ce que j’avais entendu, chercher un logement au Japon quand on est étranger relève d’un véritable parcours du combattant, et après être passé par là, je ne déconne pas xD. Et ce n’est pas la peine de vous lancer là dedans si vous n’avez pas les choses suivantes : un statut de résident, un travail (et PAS un baito) et beaucoup, beaucoup d’argent ! Car oui, il faut savoir que se procurer un logement au Japon demande des économies énormes (qui pour moi pouvaient être jusqu’à l’équivalent de trois fois mon salaire, haem…).

► First Step : recherches, critères & frais

Ne sachant pas trop comment procéder et ne connaissant aucune agence qui pouvait accepter des étrangers, j’ai commencé mes recherches au même endroit où j’ai commencé mes recherches de boulot : sur le site GajinPot, qui possède aussi une section pour les logements. Par GaijinPot, j’ai pu trouver plusieurs annonces de diverses agences et directement envoyer une demande de visite. Ensuite c’est directement l’agence en question qui répond pour fixer un rendez-vous pour une visite, voir proposer d’autres logements selon vos critères. Les choses à préciser et que les agences vous demanderont toutes :

  • La surface désirée, le type de logement et votre budget
  • La station de train la plus proche de votre zone de recherche (et éventuellement la distance maxi entre le logement et la station)
  • La date à laquelle vous souhaitez emménager (évitez de dire que vous souhaitez emménager dans deux ou trois mois et soyez prêt à signer dans l’immédiat si un appartement vous plait, les agences japonaises ne traînent pas, et puis il y a toujours de nombreux logements de disponibles à tout moment !)
  • Combien de temps vous comptez rester
  • Votre nationalité
  • Votre niveau de japonais
  • Votre type de visa

Les types d’appartements au Japon sont nommés comme suit :

  • 1R : R pour Room, une seule pièce avec la cuisine et la salle de bain comprises
  • 1K / 2K / 3K : K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s) (se référer au chiffre), une salle de bain, une cuisine très petite souvent disposée dans l’entrée et faisant la liaison avec la pièce à vivre
  • 1DK / 2DK / 3DK : D pour Dining, K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s), une grande salle à manger avec la cuisine, une salle de bain
  • 1LDK / 2 LDK / 3 LDK : L pour Living, D pour Dining, K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s), une grande salle à manger/pièce à vivre avec la cuisine, une salle de bain

Ensuite pour les surfaces et prix, c’est comme partout : plus vous vous éloignez du centre, plus vous pouvez avoir un logement plus grand pour moins cher. Le loyer varie aussi selon si vous êtes situés dans une zone bruyante ou pas, près de la gare ou de divers commerces… Pour vous donner un exemple, je me base sur un studio que j’ai visité dont le loyer était de 55 000 yens. Les frais d’entrée dans un appartement comprennent :

  1. Le loyer de base : 55 000 yens
  2. Les charges : 6 500 yens
  3. La caution 敷金 : qui la plupart du temps n’est pas remboursable car elle est utilisé pour réparer les éventuels dommages causés dans l’appartement (un peu comme chez nous au final). Équivalent à un mois de loyer : 55 000 yens
  4. Le « cadeau » au propriétaire 礼金 : ce système vient de la seconde guerre mondiale, alors que Tokyo était en reconstruction, les logements se faisaient très très rare et afin de pouvoir acquérir un logement, les locataires offraient de l’argent en plus aux propriétaires, et depuis, ce supplément existe toujours (hahaha chouette pour le porte monnaie). Équivalent à un mois de loyer, parfois deux mois : 55 000 yens
  5. Les frais d’agence, environ un mois de loyer ou selon l’agence : 59 400 yens
  6. L’assurance incendie (valable pour la durée du contrat, soit un an ou deux ans), varie selon l’agence et la compagnie d’assurance : 16 200 yens
  7. Les frais de nettoyage avant l’entrée, varie selon la surface et l’agence : 35 000 yens
  8. Les frais de garant, comme vous êtes étrangers, l’agence se porte automatiquement garant, le montant varie selon l’agence ou parfois c’est l’équivalent d’un mois de loyer : 30 750 yens
  9. D’autres frais peuvent s’ajouter selon les agences (frais pour le changement de la clef et du système de verrouillage, service assistance 24h…)

Ce qui fait un total de : 312 850 yens, soit 2 760 euros ! Pour informations, il s’agissait d’un studio 1R de 16 m² sans AUCUN meuble, même pas un frigo, sans internet (donc forfait à souscrire à part pour en moyenne 5 000 yens par mois) situé à 30 minutes de Shibuya dans l’arrondissement de Setagaya.

Au début, je n’avais pas de critères particuliers, mais après la visite de deux appartements de 16 m² (que j’ai jugé trop petit ><) sans meubles avec des frais énormes, je me suis imposée mes critères et j’ai décidé d’être plus sélective : pas de cadeau (ils vont se faire f****** je ne suis pas riche), des meubles, un garage à vélo, du rangement, pas un loyer dépassant 70 000 yens, minimum 23 m², et internet.

► Second Step : agences & visites

Je suis entré en contact avec cinq agences différentes et j’ai visité 4 appartements. Je vous donne leurs noms car ils parlent anglais, leurs logements sont propres et ils répondent assez rapidement. Mais notez que toutes ces agences peuvent vous proposer le même logement ! A vous de voir celle qui fera la meilleure offre !

L’organisation d’une visite fonctionne comme suit : vous avez rendez-vous à l’agence pour commencer à établir un dossier avec vos critères. Ensuite vous allez visiter les appartements qui ont attiré votre attention. Dans le cas de AghartA, ils m’ont envoyée seule visiter les appartements en me donnant le code d’entrée par téléphone (je devais donc leur téléphoner une fois arrivée et juste avant de partir pour verrouiller à nouveau la porte). Si je choisissais un de leur appartements, un nouveau rendez-vous était fixé pour signer le contrat. Dans le cas de BALLEGGS, l’agent vous emmène en voiture visiter et si c’est le coup de cœur, vous retournez à l’agence pour signer. Pour les autres agences, je n’ai pu échanger que quelques mails avec eux seulement.

► Third Step : le bon choix, ou le coup de cœur

J’ai commencé mes recherches début juin. Entre les rendez-vous, les e-mails à envoyer, le temps filait rapidement. Et il fallait absolument que je quitte ma share house avant fin août, date de fin de mon contrat car un renouvellement impliquait le paiement de l’assurance pour une nouvelle année… Non et non. Je devais partir avant !

Puis je suis finalement tombée sur une annonce pour un logement meublé situé vers Nerima (au nord ouest de Tokyo) et avec un loyer abordable, proposé par l’agence Leopalace 21. Hélas, une fois entré en contact avec l’agence, on m’annonce que cet appartement vient d’être réservé, mais qu’il y en a d’autres de disponibles à d’autres endroits. Et c’est finalement un de leurs appartements que j’ai choisie après la visite !

Le coup de cœur a été immédiat. J’avais pu voir en vidéo comment était l’appartement. J’étais quasi sûre de le choisir car le temps était compté, que je ne trouverais peut-être pas mieux à un meilleur prix, et aussi parce que Leopalace 21 faisait une promotion pour le mois de juillet : pas de cadeau, pas de caution, pas de frais d’agence, pas de facture d’eau, et les loyers d’août et de septembre offerts ! Une offre bien alléchante, si alléchante que j’avais peur de me faire avoir ! Mais Leopalace 21 est un grand et bon groupe, et j’ai bien posé le maximum de questions pour avoir le plus d’informations possible ! Je trouve que c’est une bonne agence, puisqu’elle répond surtout aux demandes des étrangers résidant au Japon, grâce à la présence d’un personnel parlant anglais, coréen et chinois. On peut trouver des logements de tout type partout au Japon. Il y a également des logements pour les étudiants et les personnes en voyages d’affaires cherchant un endroit où loger sur le court-terme. Il y a un forfait Internet (optionnel) et les logements sont meublés et sécurisés.

J’ai visité l’appartement un 24 juillet et j’étais convaincue ; je voulais finalement celui-là ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! Immédiatement, je me suis rendue en compagnie de l’agent à la branche de Leopalace 21 située à Yokohama pour établir et signer le contrat !

► Fourth Step : signature du contrat

Le logement est trouvé, il faut maintenant passer à la partie administrative : création du contrat et sa signature ! Pour établir votre dossier, vous devez impérativement fournir les documents et informations suivantes :

  • Votre carté de résident et votre passeport
  • Votre numéro de téléphone (japonais)
  • Votre adresse actuelle
  • L’adresse et le numéro de téléphone de votre employeur
  • Document(s) justifiant de votre statue d’employé (contrat de travail, fiche de paie)
  • Vos coordonnés bancaires (passbook ou carte de crédit) pour le paiement mensuel de votre loyer
  • Les coordonnés d’une personne (membre de votre famille) résidant dans votre pays d’origine en cas d’urgence
  • Les coordonnés d’une personne résidant au Japon en cas d’urgence, en précisant quelle relation vous entretenez

Chez Leopalace 21, vous remplissez en premier lieu un formulaire d’application avec toutes les informations demandées ci-dessus. Il est en japonais mais une traduction en anglais est fournie pour vous aider à le remplir. Il y en a un exemplaire pour l’agence et un exemplaire pour vous.

Ensuite c’est la pluie de documents : une fiche descriptive de votre appartement avec le plan et la liste des utilités, les numéros de téléphone utiles (service en anglais disponible), une notice avec ce qu’il faut faire le jour de l’emménagement (en anglais), le règlement intérieur de la résidence (en anglais), l’organisation des poubelles, une notice expliquant comment démarrer internet (en anglais), un justificatif pour récupérer les clefs, un formulaire pour l’était des lieux d’entrée, un formulaire de départ, et pleins d’autres documents avec pleins d’informations, et les plus importants, votre contrat d’assurance et votre bail ! La durée d’un contrat sur le long-terme est de deux ans. Dans le cas d’un départ avant la fin du contrat, le petit formulaire de départ est à remplir et il faut payer l’équivalent d’un mois de loyer plus des frais de nettoyage. Dans le cas d’un renouvellement du contrat, il faut payer des frais (moi ça sera environ 28 500 yens).

Puis c’est le moment de payer ! Le premier paiement se fait par carte de crédit ou espèces. J’ai vidé une bonne partie de mon nouveau compte en banque fraîchement créé mais grâce à la promotion, j’ai pu échapper au découvert xD. Voici ce que comprenaient mes frais d’entrée :

  • L’assurance incendie (valable deux ans) : 15 850 yens
  • Les frais d’entretien de la résidence pour les mois d’août et septembre : 1 080 yens
  • Internet pour les mois d’août et septembre : 4 536 yens
  • Les frais de nettoyage : 23 328 yens
  • Les frais de garant : 63 308 yens

Total : 108 102 yens (soit environ 955 euros). L’électricité et le gaz seront payés à part tous les mois (compter environ 10 000 yens par mois d’après l’agence). Grâce à la promotion, je suis épargnée de la facture d’eau.

Je peux donc annoncer que je quitte ma share house ! Pour ça pas grand chose à faire. Juste à remettre le formulaire de départ en précisant à quelle date vous quitterez définitivement votre logement et les coordonnés bancaires pour être remboursé de la caution.

J’espère que ce petit guide vous aidera à comprendre un peu comment marche la recherche de logement au Japon. N’hésitez pas si vous avez des questions ^^.


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