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► Apprenez le japonais avec Kimi #2 : だ (état-d’être) et です

Ueno Zoo, Tokyo – Décembre 2013 レッサーパンダです。

Pour cette leçon, je vais vous parler de ce qu’on appelle l’état-d’être désigné par le caractère hiragana だ(da), et です (desu). Car les premières phrases que vous apprenez sont construites avec ces éléments.

Par exemple, prenons des phrases simples et basiques en français : « Je suis français(e). » En japonais, vous pouvez le traduire par :
フランス人。(わたしフランスじん。- Watashi wa furansujin da.) = Je suis français(e).
フランス人です。(わたしフランスじんです。- Watashi wa furansujin desu) = Je suis français(e).

Au vue de ces deux phrases vous constatez probablement que だ(da), et です (desu) pourraient tous les deux signifier « être ». Eh ben… vous avez tout faux ! Même si je combine  et です dans cette leçon, prenez avant tout note que  et です sont totalement différents ! Pourquoi ? Je vous expliquais dans la leçon précédente qu’en japonais il y avait différents degrés de politesse. De ce fait, beaucoup de personnes ayant appris le japonais ont souvent pensé que です était la version polie de  (moi aussi je suis tombée dans le panneau, argh !) mais ce n’est pas le cas et vous allez comprendre (j’espère) quand je vous expliquerez ce que sont ces deux notions importantes.

Expression de l’état-d’être : だ (da)

En japonais, il n’existe aucun verbe pour désigner un état-d’être tel que « être ». だ(da) a donc ce rôle d’exprimer l’état-d’être, la nature d’une chose. Cependant, certains éléments n’ont pas besoin de  pour exprimer cet état-d’être. Il n’est possible (et ça reste facultatif) d’ajouter  qu’à des noms (名詞 – めいし – meishi) ou des adjectifs nominaux, dit adjectifs en na (な形容詞 – なけいようし – na-keiyoushi). Le japonais se base beaucoup sur le contexte de la phrase pour exprimer différentes choses, dont l’état d’être. Dans ce cas, vous allez me dire… A quoi sert Eh bien  est un déclaratif. Il apporte un ton plus prononcé dans une déclaration. Les hommes ont tendance à plus souvent l’utiliser. De ce fait, vous ne pouvez pas non plus utiliser dans une phrase interrogative, ça n’a aucun sens. Enfin, s’il n’est pas toujours nécessaire pour exprimer l’état-d’être, vous verrez dans les prochaines leçons que pour différents types de grammaire, sa présence devient indispensable !

。(さかな。- Sakana da.) = C’est un poisson.
今日私の誕生日。(きょうわたしのたんじょうび。- Kyou wa watashi no tanjoubi da.) = Aujourd’hui c’est mon anniversaire.

► Forme négative – ない形
Comme un verbe, peut se conjuguer pour ainsi exprimer l’état-d’être à la forme négative. L’état-d’être négatif s’exprime avec じゃない (janai), qui vient remplacer si il est présent dans la phrase.

友達じゃない。(ともだちじゃない。- Tomodachi janai.) = Ce n’est pas un ami(e).
静かじゃない。(しずかじゃない。- Shizuka janai.) = Ce n’est pas calme.

► Forme passé – た形
On exprime l’état-d’être passé en ajoutant だった (datta) pour la forme affirmative et じゃなかった (janakatta) pour la forme négative.

だった。(さかなだった。- Sakana datta.) = C’était un poisson.
学生じゃなかった。(がくせいじゃなかった。- Gakusei janakatta.) = Ce n’était pas un étudiant.

Un grain de politesse : です (desu)

C’est un peu compliqué de définir clairement ce qu’est です (desu), car ne n’est ni la version polie de だ (da) ni le verbe « être » bien que l’on puisse le traduire comme tel en français. On retrouve です (desu) en général à la fin d’une phrase pour la rendre plus polie et vient remplacer だ (da) si il est présent. Comme un verbe, vous pouvez conjuguer です (desu) donc attention, n’allez pas l’utiliser avec les verbes ! Il est possible d’ajouter です (desu) après les noms (名詞 – めいし – meishi), les adjectifs nominaux (な形容詞 – なけいようし – na-keiyoushi) et les adjectifs verbaux, dit adjectifs en i (い形容詞 – いけいようし – i-keiyoushi). A la différence de だ (da), vous pouvez employer です (desu) dans une phrase interrogative où vous y ajoutez la particule de questionnement définie par le caractère hiragana か (ka).

かわいい。→ かわいいです。(Kawaii desu.) = C’est mignon.
静か)。→ 静かです。(しずかです。- Shizuka desu.) = C’est calme.
そう()。→ そうです。(Sou desu.) = C’est ainsi.
これです。(これなんです。= Kore wa nan desu ka?) = Qu’est-ce que c’est ? / Ceci est quoi ?

► Forme négative – ない形
Après un adjectif en i (い形容詞) : です (desu) ne change pas, c’est l’adjectif qui change (je vous expliquerai plus en détails la terminaison lorsque j’aborderai la leçon sur les adjectifs).
Après un adjectif en na (な形容詞) ou un nom (名詞) : j’ai recensé deux formes négatives différentes. です (desu) devient soit じゃないです (janai desu), じゃありません (ja arimasen). Apparemment la terminaison « officielle » serait じゃありません, qui est la forme présente dans mon manuel Minna No Nihongo. Mais j’entend très souvent la forme じゃないです sans doute parce que c’est plus court et plus simple à prononcer.

かわいです。→ かわいくないです。(Kawaikunai desu.) = Ce n’est pas mignon.
静かです。→ 静かじゃありません。(しずかじゃありません。- Shizuka ja arimasen.) = Ce n’est pas calme.

► Forme passé – た形
Après un adjectif en i (い形容詞) : です (desu) ne change pas, c’est l’adjectif qui change (même remarque, attendez la leçon sur les adjectifs pour mieux comprendre la terminaison).
Après un adjectif en na (な形容詞) ou un nom (名詞) : です (desu) devient でした (deshita) à la forme affirmative. A la forme négative, です (desu) devient soit じゃなかったです (janakatta desu), じゃありませんでした (ja arimasen deshita).

かわいです。→ かわいかったです。(Kawaikatta desu.) = C’était mignon.
かわいです。→ かわいくなかったです。(Kawaikunakatta desu.) = Ce n’était pas mignon.
静かです。→ 静かでした。(しずかでした。- Shizuka deshita.) = C’était calme.
静かです。→ 静かじゃありませんでした。(しずかじゃありませんでした。- Shizuka ja arimasen deshita.) = Ce n’était pas calme.

Alors, avez-vous été en mesure de différencier だ(da), et です (desu) ?


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► Let’s Seize the Day : Partons pour Singapour !

Je n’avais pas vraiment prévu de me faire un voyage quasiment tous les mois, mais j’ai fini par me laisser tenter et d’aller à Singapour. Mais que pour un week-end car ce n’était pas possible pour moi de partir plus longtemps. Et en aucun cas, je ne voulais annuler ce petit voyage, car j’ai pu passer du temps avec des amies que je n’avais pas vue depuis presque deux ans et qui m’ont en plus escortée dans leur pays d’origine voisin de Singapour, la Malaisie, pour deux courtes soirées à Johor Bahru où j’ai pu être hébergée. Encore un grand merci à ces adorables filles pour leur hospitalité !

Cette fois, mon voyage s’est fait avec Japan Airlines, en partant de l’aéroport d’Haneda. Hourra ! Pas deux heures de trajet à se taper pour 1500 yens :’D. De chez moi, je met à peine une heure pour 563 yens ! Toujours super matinale, je suis partie à 6h30 de la maison, prendre tranquillement une Oedo Line et une Asakusa Line bondées TT. Mais malgré ça, le train arrive à l’heure, LUI (non, je ne fais pas allusion au RER B…).

Pour ce court périple, j’ai décidé de tester un service utile : louer une pocket wifi ! Pourquoi ? Tout simplement parce que y a pas plus chiant que de ne pas avoir internet ou un accès gratuit à un réseau wifi quand on est à l’étranger. Il y en a quelques uns bien sûr, mais je voulais avoir le confort de pouvoir accéder à internet à n’importe quel moment. Et ce fut donc possible grâce à ce service de location proposé à l’aéroport.

Kimi a testé : La location d’une pocket wifi

En voyage au Japon ou dans un pays étranger ? Louez une pocket wifi et vous aurez un accès à son réseau privé en permanence ! Au Japon, de nombreux opérateurs proposent ce service avec la possibilité de réserver et payer par internet et de récupérer directement la pocket wifi une fois arrivé à l’aéroport ou même à votre hôtel si c’est plus pratique pour vous ! A la fin de votre séjour, soit vous la déposez à l’aéroport ou vous la renvoyez par la poste. Autre possibilité, vous effectuez les démarches directement à l’aéroport. A l’aéroport d’Haneda, vous avez le service Global Wifi qui vous propose des pockets wifi utilisables dans le pays où vous vous apprêtez à séjourner temporairement. C’est celui-ci que j’ai choisi. Leur stand se situe à l’étage des départs, au 3F, lorsque vous arrivez depuis le train, juste en face du 7 eleven. Un autre se situe également au niveaux des arrivées au 2F. Les démarches sont simples et rapides, et le personnel parle anglais. Les tarifs varient selon le pays de destination, le nombre de jours et selon si vous prenez l’option 3G ou 4G et comprennent donc la location plus l’assurance. Pour ma part, la pocket wifi pour Singapour coûtait 670 yens / jour + 300 yens d’assurance / jour. Pour quatre jours donc je m’en tirais pour 3 976 yens (environ 31 euros). Donc oui, si vous partez plus d’une semaine, ça fait un budget. A vous de voir et de comparer ! Vos pièces maîtresses pour obtenir votre petite pocket wifi sont votre passeport et votre carte de crédit. En effet, vous ne pouvez payer que par carte uniquement !

Pour obtenir une pocket wifi :

  1. Renseigner votre pays de destination et la durée de votre voyage
  2. Présenter votre passeport. Si vous êtes résident permanent, on peut vous demander également votre carte de résident
  3. Remplir le formulaire. Vous en recevez une copie à la fin de l’achat
  4. Payer par carte
  5. Et c’est dans la pocket ! (Haha jeu de mot pourri)

La pocket wifi est fournie avec câbles et prises pour la recharge, un manuel d’utilisation et un document vous renseignant comment contacter le service en cas de problème. Un conseil ; une fois la pocket wifi reçue, vérifiez qu’elle marche et rechargez-là pour pouvoir l’utiliser immédiatement à votre arrivée. Elle ne marchera QUE dans le pays où vous vous rendez. Son utilisation est on ne peut plus simple : vous l’allumez et de votre téléphone vous cherchez son identifiant et vous entrez son mot de passe, et c’est dans la pocket -oui, je sors- vous êtes connectés ! C’est beau la technologie !

A votre retour de votre séjour, vous avez juste à déposer votre pocket wifi à l’endroit approprié (renseigné sur le formulaire que vous avez rempli au départ) et à la date de retour prévue.

J’ai été très satisfaite de ma pocket wifi ! Je voyais toujours mes amies japonaises s’en munir d’une durant leur séjour à l’étranger. Pour une fois, je voulais faire pareil, et fini les prises de têtes à chercher un réseau ! Bon le seul gros problème ; j’étais obligée de recharger la batterie tous les soirs. Si j’en abusais trop, je ne tenais pas la journée.

Comme je l’ai dit plus haut, je suis partie cette fois avec Japan Airlines. Et c’est limite con que je ne partais qu’un week-end, car j’avais droit à deux valises de 23 kg ! (J’aurais du avoir ça quand j’ai quitté la France haha.) Et je trouve que c’est une très bonne compagnie. Un avion assez spacieux (en tout cas il l’était plus que celui d’Air Asia qui m’a emmenée en Thaïlande), on nous donne une oshibori, ces petites serviettes toutes chaudes l’hiver et rafraîchissantes l’été pour vous débarbouiller et vous rincer les mains avant le repas, accompagnée d’une première boisson et des gâteaux, un repas comprenant entrée, plat, légumes, fruits et en bonus une glace Häagen-Dazs *o*. En regardant Alladin et Toy Story en japonais, c’est top !

Et oh ? J’ai pu écouter ça aussi en buvant un café et en mangeant une petite collation : l’album solo japonais de Hongki. Pensée pour ma petite Marine ! Allez écouter ce CD, il est génial ! C’est un style totalement différent de FTISLAND mais qui lui correspond. Sa carrière solo me semble très prometteuse ! L’album a tourné plusieurs fois en boucle, même quand je dormais !

Quand j’ai débarqué à l’aéroport de Changi et passé l’immigration, j’ai été impressionnée par le fait que l’agent ait su dire mon nom de famille naturellement xD. Jusque là, les gens n’en étaient pas capable mdr. J’ai aussi fait mon gros boulet au moment de récupérer ma valise. Je ne la voyais pas au début, un agent s’est donc approché de moi en me demandant si je venais bien d’Haneda, et là j’ai répondu tout naturellement « Hai ! ».. soit « Oui » en japonais… Le mec m’a regardé d’un air pire que surpris. Je bosse trop mon japonais non ? Ou peut-être pas…. Bref, c’était la parenthèse qui sert à rien, pour vous montrer qu’on ne change pas une baka qui assure ! Et vous inquiétez pas, ma valise a fini par arriver et j’ai pu la récupérer of course xD !

Le budget à prévoir pour un week-end à Singapour ? J’ai dépensé 160 SGD (environ 100 euros) MAIS, je n’ai eu qu’une nuit d’hôtel à payer (70 SGD, 45 euros) car les deux autres je les ai passées chez mon amie à Johor Bahru. Un ticket de métro me coûtait entre 1.40 et 2.30 SGD (le plus cher correspondant au trajet depuis le centre à l’aéroport), je n’ai fait aucun coin touristique payant, et niveau nourriture/boissons, j’ai dépensé en moyenne entre 7.40 et 25 SGD par jour selon les endroits et si j’étais seule ou accompagnée, car comme partout en Asie, à Singapour au restaurant, on partage un ou plusieurs gros plats de bouffe \o/ !

Les transports. Plus ça va, plus j’ai honte de notre métro parisien dégueulasse quand je vois les métros en Asie. Les bus et les huit lignes de voies ferrées vous permettent de vous déplacer facilement dans tout Singapour. Certains coins touristiques étant situés dans la même zone de la ville, il est possible de faire la liaison à pied. Pour aller et venir de l’aéroport Changi, la ligne verte East West Line est là pour vous transporter pour environ 2 SGD (1.20 euros) le trajet ! Attention cependant, un changement à la station Tanah Merah est nécessaire, sinon vous retournez à l’aéroport (ne faites pas la même connerie que moi xD). Et un truc assez bien pour les étrangers et tous les usagers : lorsque vous achetez un ticket standard, vous avez la possibilité de le recharger jusqu’à six fois en ajoutant un nouveau trajet ! Au bout du 6ème trajet, vous avez une petite réduction ! C’est original et bien pensé comme idée ! Donc ne jetez pas votre ticket directement après usage !

Je vous raconterai plus en détails mon passage éclair à Johor Bahru où j’ai refait du homestay haha. En ce qui concerne Singapour, j’ai passé une nuit dans un petit hôtel deux étoiles : Marrison @ Desker, situé en pleins dans le quartier indien, qui m’a complètement donné l’impression de ne plus être à Singapour ! Le contraste était énorme. Pour le prix d’un voyage, j’ai eu l’impression d’être allée dans deux pays différents !
Adresse : 65 Desker Road, Little India, Singapore 209588
Accès : Lavender Station (East West Line), Farrer Park Station ou Little India Station (North East Line)

Personnel très accueillant et serviable, qui accepte de garder vos bagages en cas de besoin, disponible en cas de problèmes. Les chambres sont bien isolées du brouhaha du quartier indien assez animé jusque tard dans la nuit et les lits sont confortables. Air conditionné, téléphone, TV et wifi sont disponibles dans les chambres. Savon, brosse à dents, dentifrice, serviette sont fournies. Mon seul bémol est que pour le prix (70 SGD, et c’était une promotion, normalement j’aurais du payer le double), ils auraient pu inclure plus qu’un sachet de café au lait pour le petit déjeuner.

J’ai repris l’avion du retour le lundi soir, après ma dernière journée de visite et un dernier Green Tea Frappuccino au Starbucks, pour arriver à Tokyo le mardi matin. Séjour bien trop court bien que j’ai pu voir les meilleurs endroits et attractions de Singapour. Mais j’ai envie de revenir pour explorer chaque coin de cette ville qui a tant de belles choses à montrer. De l’architecture travaillée et colorée à ses petits coins de verdures paisibles et ses spots offrant un panorama splendide de nuit comme de jour. Je vous recommande Singapour autant que je vous recommande la Thaïlande !


♫ Un article = Une chanson ► Lee HongGi – Monologue

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► Apprenez le japonais avec Kimi #1 : Le système d’écriture

Mitama Matsuri, Tokyo – Juillet 2015

Pour vous, qui ne connaissez rien du japonais et découvrez cette langue pour la première fois, il s’avère que c’est représenté par des… dessins ? Des signes ? Des hiéroglyphes ? Bref quelque chose d’illisible !

Première chose à savoir est que ces « dessins » sont tout d’abord répartis en deux catégories, deux alphabets (dit aussi kana – かな) : les hiragana (ひらがな) et katakana (カタカナ) (et pas katana hein haha). Les caractères qui les composent sont des caractères chinois simplifiés utilisés pour former les syllabes. Chaque caractère correspond au son d’une voyelle ou d’une consonne + une voyelle. La seule exception est pour le caractère ん / ン (n).

Kana – かな : Hiragana et Katakana

Vous avez remarqué comment ont été écrits précédemment les mots « hiragana » et « katakana » en japonais ? Vous avez vu la différence ? Voilà ce qui les distingue. Les hiragana et katakana possèdent les mêmes sons, mais écrit avec des caractères différents ! Les hiragana sont utilisés pour les différentes formes de grammaire et les terminaisons (on les appelle alors aussi okurigana  (送り仮名), littéralement « kana qui accompagne ») tandis que les katakana sont employés pour écrire les mots d’origine occidentale. A l’écrit, il arrive qu’on trouve un mot écrit en katakana pour le mettre en avant (comme nous quand on écrit un mot en MAJUSCULE ou en italique). On utilise également les hiragana pour indiquer la prononciation des kanji, on les appelle alors furigana (振り仮名). Vous retrouvez les furigana écrits en petit à côté d’un kanji quand celui-ci est jugé difficile pour le lecteur concerné (par exemple dans les livres pour enfants, les manuels scolaires, etc…). Enfin, je vous parle vite fait des romaji, qui correspondent à la transcription en lettres latines des kana, ce que j’emploierai régulièrement au cours de mes leçons pour vous aider à les lire. On retrouve des romaji sur les panneaux importants et dans les stations de métro, afin de permettre aux étrangers de lire les caractères.

Hiragana – ひらがな

あ (a) い (i) う (u) え (e) お (o)
か (ka) き (ki) く (ku) け (ke) こ (ko)  きゃ (kya) きゅ (kyu) きょ (kyo)
さ (sa) し (shi) す (su) せ (se) そ (so)  しゃ (sha) しゅ (shu) しょ (sho)
た (ta) ち (chi) つ (tsu) て (te) と (to)  ちゃ (cha) ちゅ (chu) ちょ (cho)
な (na) に (ni) ぬ (nu) ね (ne) の (no)  にゃ (nya) にゅ (nyu) にょ (nyo)
は (ha) ひ (hi) ふ (fu) へ (he) ほ (ho)  ひゃ (hya) ひゅ (hyu) ひょ (hyo)
ま (ma) み (mi) む (mu) め (me) も (mo)  みゃ (mya) みゅ (myu) みょ (myo)
や (ya)   ゆ (yu)   よ (yo)
ら (ra) り (ri) る (ru) れ (re) ろ (ro)  りゃ (rya) りゅ (ryu) りょ (ryo)
わ (wa)       を (wo)
ん (n)

が (ga) ぎ (gi) ぐ (gu) げ (ge) ご (go)  ぎゃ (gya) ぎゅ (gyu) ぎょ (gyo)
ざ (za) じ (ji) ず (zu) ぜ (ze) ぞ (zo)  じゃ (ja) じゅ (ju) じょ (jo)
だ (da) ぢ (dji) づ (dzu) で (de) ど (do)
ば (ba) び (bi) ぶ (bu) べ (be) ぼ (bo)  びゃ (bya) びゅ (byu) びょ (byo)
ぱ (pa) ぴ (pi) ぷ (pu) ぺ (pe) ぽ (po)  ぴゃ (pya) ぴゅ (pyu) ぴょ (pyo)

Katakana – カタカナ

ア (a) イ (i) ウ (u) エ (e) オ (o)
カ (ka) キ (ki) ク (ku) ケ (ke) コ (ko)  キャ (kya) キュ (kyu) キョ (kyo)
サ (sa) シ (shi) ス (su) セ (se) ソ (so)  シャ (sha) シュ (shu) ショ (sho)
タ (ta) チ (chi) ツ (tsu) テ (te) ト (to)  チャ (cha) チュ (chu) チョ (cho)
ナ (na) ニ (ni) ヌ (nu) ネ (ne) ノ (no)  ニャ (nya) ニュ (nyu) ニョ (nyo)
ハ (ha) ヒ (hi) フ (fu) ヘ (he) ホ (ho)  ヒャ (hya) ヒュ (hyu) ヒョ (hyo)
マ (ma) ミ (mi) ム (mu) メ (me) モ (mo)  ミャ (mya) ミュ (myu) ミョ (myo)
ヤ (ya)   ユ (yu)   ヨ (yo)
ラ (ra) リ (ri) ル (ru) レ (re) ロ (ro)  リャ (rya) リュ (ryu) リョ (ryo)
ワ (wa)       ヲ (wo)
ン (n)

ガ (ga) ギ (gi) グ (gu) ゲ (ge) ゴ (go)  ギャ (gya) ギュ (gyu) ギョ (gyo)
ザ (za) ジ (ji) ズ (zu) ゼ (ze) ゾ (zo)  ジャ (ja) ジュ (ju) ジョ (jo)
ダ (da) ヂ (dji) ヅ (dzu) デ (de) ド (do)
バ (ba) ビ (bi) ブ (bu) ベ (be) ボ (bo)  ビャ (bya) ビュ (byu) ビョ (byo)
パ (pa) ピ (pi) プ (pu) ペ (pe) ポ (po)  ピャ (pya) ピュ (pyu) ピョ (pyo)

シェ (she) ジェ (je) チェ (che)
ティ (ti) トゥ (tu) ディ (di) ドゥ (du)
ファ (fa) フィ (fi) フェ (fe) フォ(fo)
ヴァ(va) ヴィ(vi) ヴ (vu) ヴェ(ve) ヴォ(vo)
ウィ(wi) ウェ (we) ウォ (wo)

► Quelques remarques

  • Le signe ゙ est appelé dakuten et le signe ゚ est appelé handakuten. Ils servent à transformer certains sons pour en former des syllabes « dérivées ».
  • Les allongements des sons des katakana sont notés par un trait ー tandis que pour les hiragana on rajoute la voyelle concernée, à savoir あ (a) pour le son « a », い (i) pour les sons « e » et « i » et う (u) pour les sons « u » et « o ».
  • Les caractères や (ya), ゆ (yu), よ (yo) écrits en petits et combinés avec des syllabes se terminant par le son « i » forment des sons supplémentaires en « iya » « iyu » « iyo ».
  • Le caractères つ (tsu) écrit en petit sert à doubler la consonne qui suit (もっと = motto).
  • Les katakana シ (shi) et ツ (tsu), ainsi que ン (n) et ソ (so) sont quasi-identiques. Et ça fait chier tout le monde (moi la première). Souvenez-vous juste que pour シ (shi) et ン (n) les petits traits sont presque horizontaux et que le trait plus long est tracé de bas en haut lorsqu’on l’écrit. Pour ツ (tsu) et ソ (so) les petits traits sont presque verticaux et le trait plus long est tracé de haut en bas.
  • Pareil pour le trio タ (ta), メ (me), ヌ (nu) et フ (fu), ワ (wa), ウ (u). Oui, ils se ressemblent aussi et vous risquez de souvent les confondre. Courage ! Avec le temps ça viendra !
  • Pour les katakana, il arrive que l’on utilise le caractère ・pour définir un espace, notamment pour les noms étrangers par exemple (ジョン・キミ = Jung Kimi). Car en japonais, les espaces, ça n’existe pas !
  • Vous remarquerez la présence de caractères supplémentaires chez les katakana. Il s’agit de sons supplémentaires qui n’étaient pas à l’origine dans la langue japonaise, comme « ti », « di », « fa »… On y a également ajouté le son « v » mais il n’est pas souvent utilisée car les japonais ont du mal à prononcer ce son et optent plutôt pour le son « b » à la place. Les mots ayant un son en « v » peuvent alors s’écrire de deux façons, avec un caractère au son « v » ou au son « b ». Je vous prend l’exemple de mon prénom : Davina. En katakana, il s’écrit ダヴィナ (da-vi-na) mais en raison de ce son « v », j’ai préféré l’écrire ダビナ (da-bi-na) puisqu’au final, dans la prononciation des japonais, ça sonne pareil. Il y a après pas mal d’autres exceptions dans l’écriture mais je vais éviter de vous assassiner avec les katakana (à coup de katana ? -je sors-). Vous les découvrirez en pratiquant avec le temps. Ne vous posez pas trop de questions non plus, ils sont écrits comme ça, un point c’est tout !

Kanji – 漢字

C’est là que l’on va commencer à se marrer. Les kanji sont des caractères dérivés du chinois qui servent à écrire les noms, adverbes et radicaux des verbes et adjectifs. Il existe plus de 40 000 kanji parmi lesquels environ 2 000 sont décrétés d’usage commun et que les Japonais doivent connaître. Contrairement aux kana, les kanji ne représentent pas des syllabes, mais plutôt des idéogrammes, un concept, un thème, une idée. Chaque caractère possède deux lectures : Onyomi (音読み) la lecture d’origine chinoise et Kunyomi (訓読み) la lecture d’origine japonaise. La première est employée quand plusieurs kanji sont combinés pour former un ensemble et la seconde quand le kanji se distingue seul.

Bon en toute honnêteté, les kanji relèvent d’un vrai casse-tête et leur maîtrise demandent des heures de travail, au risque de vous faire abandonner l’apprentissage de la langue. Ne faites pas cette bête erreur ! Pour ma part, je l’avoue, je ne me fais pas chier à étudier les kanji en long, en large et en travers en les recopiant 50 fois par jour. J’ai la flemme et surtout pas assez de temps à leur consacrer ! Pour moi, c’est inutile d’apprendre un kanji si c’est pour à peine s’en servir, car je sais que je l’oublierai systématiquement. Je ne retiens que ceux que je rencontre souvent dans mes cours ou dans la vie quotidienne. Je ne dois même pas connaître 10 kanji au final. Oui c’est handicapant pour la lecture et l’écriture mais ça ne m’empêche pas non plus d’apprendre le reste. Tout ça pour dire que concernant les kanji, les apprendre ou pas, le choix vous revient, mais ne les ignorez pas pour autant. Mon conseil est écrivez directement tout en kanji avec le furigana jusqu’à ce que vous le mémorisiez.

Prononciation – 発音

La prononciation du japonais n’est pas très difficile en soit. Prêtez juste une attention particulière au « h » aspiré, les voyelles brèves et longues (qui peuvent parfois modifier la signification d’un mot) et redoublement de consonnes. Les voyelles « u » et « i » sont très souvent à peine prononcées comme par exemple dans です (desu) où on prononcera plutôt « dess » et 山下 (やました – yamashita) où la prononciation correcte sera « yamashta ». Là aussi, la maîtrise viendra avec la pratique. Pas de recette miracle pour se familiariser avec la prononciation : écoutez régulièrement du japonais.

Ecriture – 執筆

Un point très important en ce qui concerne l’écriture du japonais : l’ordre des traits doit être impérativement respecté !

  • Les traits horizontaux se tracent de gauche à droite et les traits verticaux de haut en bas. Les traits continus suivent la même logique. On part toujours du haut vers le bas et de la gauche vers la droite.
  • Lorsque vous écrivez un caractère comportant plusieurs traits, vous devez toujours commencer du haut vers le bas ou de la gauche vers la droite.
  • Le trait central, comme pour le kanji 水 (みず – mizu), est tracé en premier, ensuite vien(nen)t le(s) trait(s) situé(s) à gauche, puis le(s) trait(s) à droite. Attention, certains kanji ne suivent pas cette logique comme 火 (ひ – hi) où les petits traits sont tracés en premier.
  • Lorsque deux traits se croisent, comme pour le kanji 七 (なな – nana), le trait horizontal est tracé en premier, mais là aussi il y a certaines exceptions.
  • Lorsque deux traits obliques se croisent, comme pour le kanji 文 (ぶん – bun), le trait partant du haut à droite pour se terminer vers le bas à gauche est tracé en premier.
  • Le trait sectionnant vertical, comme pour le kanji 中 (なか – naka), est tracé en dernier, excepté s’il ne dépasse ni en haut, ni en bas, où dans ce cas-là, il est tracé après la partie supérieure et avant la partie inférieure.
  • De même si le trait sectionnant est horizontal, il sera tracé en dernier, comme pour le kanji 女 (おんな – onna).
  • Les traits englobant d’autres éléments du caractère sont tracés en premier, comme pour le kanji 国 (くに – kuni).

Grammaire – 文法

Je termine par quelques points concernant la grammaire qu’il est essentiel que vous sachiez avant d’attaquer les prochaines leçons.

  • L’ordre des mots est très différente du français, en fait il n’y a aucun rapport. Le verbe vient toujours à la fin de la phrase.
  • Il n’y a pas d’accord en genre et en nombre, tout dépend du contexte de la phrase.
  • Il n’existe pas d’articles définis et indéfinis, mais il y a ce qu’on appelle des particules.
  • Les verbes ne s’accordent pas avec le sujet (hourra) mais changent en fonction du degré de politesse : forme neutre, forme polie, forme humble/honorifique. Il n’y a que deux principaux temps : le présent et le passé. Mais il y a de nombreuses formes pour tout type de circonstances.

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► What I’ve done : Être volontaire pour des essais cliniques au Japon

Lock Up, Shibuya – Août 2014 Le rapport avec l’article ? Les béchers me rappellent le monde médical haha.

Je suis venue au Japon avec l’intention de tout tenter, et ce jusqu’à me rendre à… l’hôpital, un des endroits que je préfère pourtant le plus éviter ! Mais cette fois, je ne m’y suis pas rendue parce que j’étais malade ni pour rendre visite à un malade, mais pour participer à des… essais cliniques. Au Japon, pour les étrangers, c’est possible aussi !

Alors les essais cliniques… Oui c’est toute une histoire, il y a des risques, on peut s’en sortir avec des séquelles… Bla bla bla. Je suis au courant et je n’ai pas besoin qu’on me fasse la morale. Ma mère me l’a déjà faite quand je lui ai annoncé ma participation, merci j’ai compris les risques et je les ai bien pris en compte avant de me lancer. Et je ne fais pas de cet article une incitation à vous lancer à votre tour (le choix vous revient, vous êtes grands hein), mais juste un simple partage d’expérience personnelle.

Pour cette histoire, je reviens à début novembre, quand j’ai reçu un mail m’invitant à venir participer aux pré-sélections pour un essai clinique de trois nuits sur un antibiotique dans une des cliniques de Tokyo. La première fois que j’avais entendu parler de ça, c’était via une invitation reçue sur GaijinPot. A la recherche de femmes de type européen à qui on verse une compensation à la fin du séjour, j’ai décidé de répondre oui. Participer à des essais cliniques ; c’est peut-être risqué, mais j’y ai aussi vu un moyen de faire du volontariat, de me rendre utile, d’aider la médecine à évoluer et, je ne nie pas hélas, de gagner un peu d’argent (moi aussi j’ai besoin d’un gagne-pain). Je ne donnerai pas plus de détails sur le médicament en question ni l’hôpital.

Cet essai clinique s’est déroulé en plusieurs étapes. Bien entendu, il y a des restrictions à suivre et il faut être dans les conditions conformes à l’essai, au risque que vous soyez dégagé au cours d’une des étapes :

  1. Inscription par e-mail : on complète un questionnaire envoyé avec l’invitation que l’on renvoie par e-mail.
  2. Participation aux pré-sélections : explication des différentes étapes de l’essai, passage de premiers examens à l’hôpital
  3. Participation aux sélections : si vous êtes retenus, on vous invite à venir aux sélections, qui se traduit par une rencontre avec le médecin, des examens plus approfondis et la signature du formulaire de consentement après lectures des conditions détaillées et du programme de l’essai.
  4. Participation à l’essai clinique : on a été 15 personnes sélectionnés pour venir séjourner à l’hôpital. 10 ont reçu le médicament, les 5 autres étant des back-up au cas où les examens médicaux montraient des résultats non-conformes et qu’une personne n’était plus apte à participer.
  5. Visite de suivi quelques jours après l’essai clinique : derniers examens pour confirmer que tout est en ordre

Pour ma part j’ai été jusqu’à l’étape 4 haha. J’ai fini back-up et comme les 10 participantes étaient en norme, j’ai pu rentrer chez moi dès le deuxième jour avec une petite compensation. La raison ? J’ai apparemment du cholestérol (et son taux était hors des limites acceptables). Il a fallu que j’aille jusqu’à un essai clinique pour faire cette découverte ! Les médecins étaient assez surpris en voyant ma carrure. C’est vrai, un taux de cholestérol élevé c’est plutôt étonnant quand on pèse 47 kg, qu’on pratique une activité physique, et qu’on vit dans un pays comme le Japon où la nourriture est saine en partie. Merci les gènes. Une petite déception forcément, car à part ça, je remplissais toutes les conditions, j’étais en très bonne santé, avec jamais aucun séjour à l’hôpital pour une intervention ou un quelconque accident. Maintenant, je me sens obligée de surveiller mon alimentation, moi qui aime tellement la bouffe ici et qui aime avoir mes petits plaisirs en cochonneries, comme mes dorayaki ou mes crêpes achetées dans Takeshita Street T^T.

Me passer de tout ça vraiment ? Ca risque d’être dur !

Bref, passons. En me rendant dans cet hôpital, pour une fois, je n’avais pas ce sentiment de malaise. Les infirmières et médecins étaient très serviables et gentils. Les infirmières sont trop mignonnes, quand elles vous font une prise de sang, elles disent : « Nous sommes désolées, ça va piquer et faire un peu mal, gomennasai ! Gomennasai !! » (= Désolé). Pendant mon (très court) séjour à l’hôpital, on avait accès au Wi-Fi, on avait une TV, les lits étaient assez confortables (j’ai bien dormi) et les repas plutôt bons (et équilibré, ça a peut-être fait baisser un peu mon cholestérol, hahaha). Par moment, j’oubliais un peu que j’étais dans un hôpital.

C’est une expérience de plus que je ne regrette pas, bien que je ne sois pas allée jusqu’au bout. Au final c’est un peu comme un casting, on sélectionne les meilleurs et les autres sont éliminés. Je n’aurais pas fait parties des survivantes de Koh Lanta Hospital Japan xD. Peut-être à la prochaine saison.


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