2

► Taking Off : Kimi no Nikki (février 2017)

Mon mois de février a été plutôt chargé ! Malgré mon séjour en France et à Busan qui ont fait un peu mal au porte-monnaie faut l’avouer, j’ai réussi à occuper mes week-ends en sortant avec les amis et en faisant quelques visites abordables !

4 février : Otsukaresama et Kanpai !

Boulot fini et week-end, comme c’est samedi soir, je rejoins un ami japonais pour manger et boire un coup à l’Izakaya. J’ai facilement adopté cette coutume d’aller avec les amis ou les collègues trinquer et déguster divers plats en discutant et rigolant pour se dire « Otsukaresama » après le boulot et avant de profiter pleinement de son week-end.

Comme je travaille à Jiyugaoka (à 10min en train de Shibuya, au sud ouest de Tokyo) nous sommes allés dans un des Izakaya du quartier, Ikkyu. C’est une chaîne et si vous prenez leur carte de fidélité à 300 yens, vous avez des réductions sur tous les plats et toutes les boissons 😉.

3 2

Dans cet Izakaya, on peut avoir une table dans une zone non-fumeur car contrairement à chez nous, c’est toujours autorisé de fumer dans les lieux publiques, et les japonais fument beaucoup dans la soirée. Je puais bien la clope quand je travaillais à l’Izakaya à l’époque…

1

On a mangé… beaucoup 😂 Karaage, tamagoyaki, yakitori, tempura au fromage, mochi frit… et pour le dessert, un pancake avec de la crème que l’on ajoute devant vous, jusqu’à 15cm de hauteur !

5

Pour moi, ces soirées sont aussi une occasion de pratiquer mon japonais et d’en écouter aussi. Et c’est encore difficile sans dico car je retiens pas ce fichu vocabulaire ! 😣 Mais d’après mes amis, je m’améliore. Mouais…

En tout cas après un an et sept mois depuis mon arrivée, j’ai quand même progressé. Suffisamment pour réussir le JLPT N5 !! 🎉🎶 Yahoo enfin ! En rentrant, j’ai eu le plaisir de découvrir dans ma boîte aux lettres mon précieux certificat ! J’ai eu 159/180, j’ai réussi chaque partie à plus de 67% dont un sans-faute pour la partie écoute ! Je suis super contente !

6

Prochaine étape : le N4 en juillet ! Comme les kanji sont plus nombreux et plus difficiles j’ai déjà commencé à les apprendre, je n’ai pas le choix si je veux réussir !

5 février : Yokohama sous la pluie

Une journée à Yokohama pour ce dimanche ! Mais la chose bien frustrante était qu’il pleuvait ce jour là alors que depuis mon retour il n’y avait pas eu une goutte de pluie ! POURQUOI DE LA PLUIE LE SEUL JOUR OÙ JE PEUX SORTIR ?! Va mourir le Japon avec ta météo de merde !

7

J’ai retrouvé mon ami Shiro qui habite Yokohama et nous sommes allés au Strawberry Festival qui se tenait au Aka Renka Shoko (赤レンガ倉庫), deux grands bâtiments rouges brique qui abritent des petits magasins, restaurants et cafés. Je me suis rappelée que j’y étais passée cet été pendant le Pikachu Matsuri mais je n’avais pas tout vu. Cet endroit est en fait super pour faire du shopping et trouver des cadeaux sympas ! J’ai acheté un sweat mignon à un magasin qui s’appelle Laundry, situé au deuxième étage du bâtiment 2. Leurs vêtements et accessoires sont trop chou. Si vous aimez les chats en particulier, faites un petit tour dans ce magasin ! J’ai aussi acheté des petits souvenirs traditionnels chez Warakuya Okame. J’y retournerais à l’occasion !

Puis finalement, direction le Strawberry Festival juste à côté. Que vous raconter, la fraise est partout et sous toutes les coutumes. Il y a à la fois des accessoires et de la nourriture avec la fraise comme ingrédient principal : omelette, glace, crêpes, mont blanc, mochi… Pleins de bonnes choses que les japonais, venus entre amis ou en famille se mettent sous la dent ! Il y a aussi des attractions pour les enfants, un photo spot avec une fraise géante où on vous file un bonnet en forme de fraise pour la photo et pleins d’autres petits événements. Et bien sûr les magasins du Aka Renka Shoko font pour certains des éditions spéciales de leurs produits avec la fraise. Le festival avait lieu du 3 au 12 février cette année de 11h à 18h.

2425

Aka Renka Shoko (赤レンガ倉庫)
Adresse : 1-1 Shinkou, Naka-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken
Accès : Bashamichi Station (Tokyu Toyoko Line) sortie 6

Comme c’était encore la période du Nouvel An Chinois, l’après-midi nous nous sommes rendus à China Town, dit aussi 中華街 (Chuukamachi). Les festivités les plus intéressantes avaient lieu le 28 janvier mais jusqu’au 5 février il y avait encore quelques petits spectacles. Nous avons pu voir une représentation de danse du lion et du dragon par des petits jeunes. C’était beau et surprenant à voir. Pour les lions ils étaient deux et pour les dragons ils étaient peut-être dix. C’est un sacré travail de synchronisation et de timing, si une personne se loupe dans les pas, c’est foutu !

On a regardé la première représentation, il y en avait d’autres après mais la pluie et le froid nous ont incités à aller manger un plat chaud dans un des nombreux restaurants chinois du quartier. On a pu manger un bon menu avec soupe, gyoza, yakisoba pour 800¥ 👍. On a fini par un petit tour dans le game center du coin pour échapper au froid et à la pluie incessante.

67 69 70 72

Si vous en avez l’occasion, je vous invite à aller voir les festivités du Nouvel An chinois ou même tout simplement vous balader dans China Town. Ça en fait une des attractions à Yokohama. Les centaines de restaurants chinois sont parmi les meilleurs niveau qualité prix et pour découvrir les véritables spécialités. Il y a également des boutiques de souvenirs et le quartier est entouré de ses quatre portes (Nord, Sud, Est, Ouest) plus cinq supplémentaires au cœur de la zone, avec en plus le temple Kanteibyo qui, construit en 1873 par les résidents chinois, est dédié au Dieu chinois de la prospérité.

J’ai eu l’occasion de me rendre à China Town pour la première fois lors de mon voyage au Japon en août 2014. Vous pouvez voir quelques photos sur ma galerie Flickr !

3654

China Town (中華街)
Adresse : Yamashita-chō, Naka-ku, Yokohama-shi, Kanagawa ken
Accès : Motomachi Chukagai Station (Minato Mirai Line), sortie 1

14 février : Joyeux Saint Chocolat

Ce jour tout le monde le connait c’est la Saint Valentin ! Au Japon, c’est la journée où les femmes offrent des chocolats à leur bien-aimé.. mais aussi à tous les autres hommes qui les entourent (famille, amis, collègues, boss). « C’est obligatoire », m’a dit une de mes étudiantes. 😂 Il arrive aussi qu’entre amies on s’échange des chocolats. Deux étudiantes ont pensé à moi en ce jour. 💃🍫💑
Moi, en bonne française célibataire, je n’ai rien offert ! 😌😅

75

La tradition veut que les hommes qui reçoivent des chocolats doivent offrir un cadeau plus cher aux femmes lors du White Day, le 14 mars !

19 février : 花見楽しみに🌸🍶✨

Comme souvent le dimanche, je fais mes courses dans mon habituel Aeon. Et en effectuant mes petits achats j’ai remarqué qu’avec l’approche du Hanami (la période des cerisiers en fleurs, appelés 桜 🌸 sakura), mon cher supermarché se mettait déjà au parfum ! J’ai donc déniché quelques produits au sakura 😊 : matcha, gâteau, yaourt, pancakes et assiettes 💕 bonne petite découverte pour une bonne stratégie marketing mais je ne peux résister au parfum du sakura.

103

Et en fait, beaucoup de magasins et même les konbinis s’y mettent ! Quelques jours plus tard, j’ai vu divers produits ailleurs ! Le Hanami en devient un événement commercial… Les Sakura sont partouuuut !

Même chez Starbucks avec le Frappuccino et le Chiffon Cake.. au Sakura ! Et j’ai donc j’ai fini par aussi acheter des verres Sakura… Haha..

5 6

Hâte d’être au Hanami 😍

20 février : Au paradis des fleurs

77

Après un déjeuner à Shibuya je me suis baladée du côté d’Omotesando où j’y ai vu près de la station Nogizaka des fleurs de pruniers qui commençaient à pointer le bout de leur nez 😍. Puis direction Ginza pour voir une exposition d’Ikebana. Une de mes étudiantes m’avait offert un ticket.

98

L’Ikebana (生け花) c’est l’arrangement floral japonais ! On le connait également sous le nom de kadō (花道), signifiant « la voie des fleurs » ou « l’art de faire vivre les fleurs ». Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs. Alors que les Occidentaux tentent d’accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l’aspect linéaire de l’arrangement. Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même. La structure complète de l’arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur.

Source : Wikipedia

86

Ça avait lieu au grand department store Matsuya Ginza. Je suis d’abord passée par les nombreux magasins de bouffe où j’y ai vu du pain et du fromage. J’ai goûté un morceau de camembert qui venait de Normandie ! Je n’ai pas manqué de dire à la vendeuse que je venais de là hihi. Puis je suis arrivée à l’exposition au huitième étage. Les compositions étaient jolies bien que assez simples pour certaines. Le même type de fleur revenait souvent. Mais je me suis quand même fait plaisir pour les photos ! Sans être une grande passionnée de fleurs, j’ai beaucoup aimé !

84 87 88

Pour voir plus de photos, rendez-vous sur Flickr les amis :) !

Matsuya Ginza
Adresse : 3-6-1 Ginza, Chuo-ku, Tokyo
Accès : Ginza Station (Ginza Line, Marunouchi Line, Hibiya Line), sortie A12.

Cette excursion m’a donnée soif. De retour sur Omotesando, je suis allée dans un café. Une photographe japonaise que je suis sur Instagram y exposait tout le mois de février quelques unes de ses photos. Elle se spécialise dans les portraits. Je voulais donc les voir. Par la même occasion j’ai pu découvrir un café sympa. Décor et ambiance agréable. Je me suis régalée avec leur cheese cake et leur Oreo Smoothie.

100

Puis les photos de Yuri-chan décorent vraiment bien de petit coin détente. Il y a même une photo de Chloé ! Quelle classe ! Moi aussi j’aimerais poser pour des photographes T^T !

102

76CAFE
Adresse : MM Building 1F & B1, 4-9-2 Jingumae, Shibuya-ku, Tokyo
Accès : Omotesando Station (Ginza Line, Hanzomon Line) sortie A2.

25 février : La cuisine coréenne putain c’est bon

Après le travail, je suis allée manger chez mon amie Tomoko. Elle avait invité ses amies (dont certaines que je connaissais déjà), mais aussi une amie coréenne qui a cuisiné pour nous. Tteokbokki, japchae, kimbap, pancake coréen… C’était super bon, elle a vraiment bien cuisiné !

106 107

Pour le dessert, chacun avait ramené quelque chose. Moi j’avais ramené des mochi en forme de sakura 😂. Il y avait aussi des fraises, des macarons de chez Picard (parce que maintenant il y a Picard au Japon hehe).

108 109 110

C’était un peu difficile de parler japonais, mais j’adore écouter mes amis parler même si je ne comprends pas encore tout. Et Tomoko fait toujours l’effort d’utiliser son français ou son anglais pour me traduire. Je me sens vraiment bien en sa compagnie et ses amis sont vraiment sympa. C’est assez difficile de se lier d’amitié avec des japonais, mais Tomoko est certainement la première japonaise à m’avoir déjà dit : « Si un jour tu as vraiment un problème ou un soucis, n’hésites pas à me demander de l’aide ! » Je sais que je peux lui faire confiance !

Dans l’élan de la conversation, j’en suis venue à leur apprendre à dire « putain » et « je t’emmerde » ! Hahaha. Et nous sommes partis dans un fou rire interminable ! Et parce que la bouffe, « Putain c’est bon » ! 😂

111

26 février : Si on chantait~🎤

Journée au karaoké avec Elodie ! Comme d’habitude, c’était au Uta Hiroba à Shibuya, car le dimanche, de 11h00 à 20h00 il y a le forfait Free Time pour 1 320 yens avec boissons non-alcoolisées à volonté ! Donc un bon verre de Milk Tea et en avant la musique ! On a chanté pendant cinq heures et on aurait bien continué xD ! Le truc amusant dans les karaokés, ce n’est pas seulement entendre les splendides capacités vocales de ses voisins dans les autres salles (certains sont incroyables, j’ai de moins en moins honte d’aller chanter), c’est aussi les vidéos de ouf qu’ils mettent pour les chansons… Non des fois, ce serait tellement mieux si il y avait les clips vidéos pour certaines chansons… C’est niais à mort et tellement pas crédible… Parfois le défi, ce n’est pas de réussir à bien chanter, c’est de chanter sans éclater de rire à cause de la vidéo ! Bref, j’ai chanté les nouvelles chansons de ONE OK ROCK et mes chansons habituelles, dont Supernova de CNBLUE 8D, la piste incontournable de ma playlist ! Et c’est sur ses notes que je termine ce long article !


♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCKTaking Off

4

►お正月: Kimi fête le Nouvel An au Japon !

Premier article daté du mois de janvier 2016 ! Il serait donc logique que ce soit pour cette nouvelle année qui commence ! Donc je tiens à vous souhaiter à tous une très bonne année 2016 ! Qu’elle soit synonyme de bonheur et santé ! Que vos projets se concrétisent et vos rêves se réalisent ! De mon côté, je vais continuer à travailler dur pour atteindre mes objectifs, en essayant de ne pas me décourager ^^ ! 2015 a eu du bon comme du mauvais, je ne garde que le bon et enterre le mauvais. Je souhaite que 2016 soit une année où de nombreuses portes pourront s’ouvrir et qui m’offrira des opportunités ! On y croit ;) !

Et comme nous sommes dans le vif du sujet, je vais vous raconter comment se passe le Nouvel An au Japon, et comment je l’ai fêté de mon côté !

お正月: Le Nouvel An Japonais

Le Nouvel An Japonais, ainsi nommé Oshogatsu (お正月) est célébré le 1er janvier depuis la fin du XIXè siècle et a ses propres coutumes, différentes de celles des Occidentaux. C’est certainement la fête familiale la plus importante de l’année dans la société nippone et dure même plusieurs jours. Pour nous, ce sera plutôt Noël, ici ce n’est pas le cas !
Autrefois, au même titre que le Nouvel An chinois, coréen et vietnamien, il était basé sur le calendrier chinois et était fêté au début du printemps. Depuis 1873, le Japon fonctionne sur le système du calendrier grégorien et le 1er janvier est devenu le jour officiel du Nouvel An au Japon.

Se préparer au Nouvel An

La préparation du Nouvel An, ça commence directement après Noël, dès le 26 décembre. Du 26 au 30 décembre, les japonais se consacrent à : le grand ménage, dit nenmatsu no osoji (年末の大掃除), la décoration pour le réveillon, aux dernières soirées entre amis et collègues, dit bonenkai (忘年会), et l’envoi des cartes de vœux, dit nengajo (年賀状).

► 年末の大掃除 : Le grand ménage
Le grand ménage avant la nouvelle année consiste à nettoyer toute la maison de fond en comble afin de la purifier. On lave tout du sol au plafond, dépoussière et aère les tatami, remplace les objets abîmés… La tradition de Susuharai (煤払) veut qu’une journée soit consacrée à nettoyer la saleté de l’année passée entre le 13 et le 28 décembre. Les japonais doivent aussi avoir liquidé les affaires en cours et réglé leurs dettes. Ce grand ménage est aussi pratiqué dans les écoles et dans les bureaux.

De mon côté, j’ai suivi cette tradition et j’en ai profité pour faire le grand ménage dans ma chambre ! Photo pas utile pour vous montrer que ma chambre est propre.

► 門松, 標縄 et 鏡餅 : Vos décorations pour le Nouvel An
Votre maison est propre et purifiée, il est maintenant temps de l’orner pour le réveillon du 31 décembre ! Les japonais ont pour coutume de déposer devant la porte un kadomatsu (門松), composition décorative autour de bambous et de pins censée accueillir les dieux, et d’accrocher un shimenawa (標縄), des ornements faits de cordes souvent placés aux entrées pour repousser les mauvais esprits. Les japonais préparent également ce qu’on appelle des kagami mochi (鏡餅), des gâteaux de riz empilés l’un sur l’autre avec une orange sur le dessus. Il est aussi courant de voir des décorations mettant en scène l’animal du zodiaque de l’année à venir. L’année 2016 correspond à l’année du singe, c’est donc lui qui est à l’honneur cette fois.

Ma maison n’était pas décorée :( mais j’ai pu voir quelques habitations et également des magasins décorés d’un kadomatsu et d’un shimenawa.

► 忘年会 : Une dernière soirée
La semaine qui précède la nouvelle année est souvent consacrée aux bonenkai (忘年会), des soirées de fin d’année entre amis ou collègues. Généralement, ces soirées se passent dans les izakaya qui se retrouvent très vite complets. Vous vous retrouvez autour d’une table, mangez, buvez, riez et vous vous remémorez les bons moments et oubliez les mauvais. Une bonne occasion de bien terminer l’année et de s’apprêter à partir sur de bonnes bases pour la nouvelle année à venir.

Je n’ai pas eu l’occasion de me rendre à un bonenkai, mais travaillant dans un izakaya le soir, je peux vous dire qu’en décembre j’en ai vu passer pas mal. Je ne comptais plus le nombre de boissons que j’ai du préparer et servir, souvent pour des tables de plus d’une quinzaine de personnes ! 

► 年賀状 : Un petit tour à la Poste pour envoyer vos vœux
Tout comme nous, les japonais ont aussi pour coutume de souhaiter leurs vœux en envoyant des cartes postales, ici appelées nengajo (年賀状, carte de félicitations de l’année). Cependant, elles ne sont pas rédigées au cours du mois de janvier comme les nôtres, mais au mois de décembre afin qu’elles soient envoyées avant le 28 décembre au plus tard et être réceptionnées le 1er janvier, ou du moins avant le 7. Une famille japonaise envoie en moyenne de 50 à 100 cartes. Cette tâche prenant énormément de temps, il existe des cartes postales pré-timbrées appelées nenga hagaki (年賀はがき) avec un timbre spécial aux couleurs de l’animal correspondant à la nouvelle année, ou des services internet qui s’occupent d’imprimer puis d’envoyer les cartes. Le jour de l’An, une cérémonie spéciale est tenue le matin dans chacun des bureaux de poste du Japon pour la livraison de ces cartes.

La dernière fois que j’ai du me rendre à la poste le mois dernier, je n’ai pas compris pourquoi c’était autant blindé. Une fois à l’intérieur, quand j’ai vu de nombreux japonais avec des tonnes d’enveloppes en main, j’ai compris que c’était leurs cartes de vœux qu’ils s’apprêtaient à envoyer. Hélas, la famille désolée, je n’ai pas trouvé le temps de vous préparer ces petites cartes, et puis elles ne seraient jamais arrivées le 1er janvier >_<. J’essaierai la prochaine fois ! 

大晦日 : Le réveillon du 31 décembre

C’est le grand jour, celui de célébrer le passage à la nouvelle année ! Le réveillon, dit Omisoka (大晦日), se déroule assez traditionnellement en famille, sauf pour les jeunes qui vont faire la fête entre amis. Ou bien pour moi qui n’ai pas ma famille à mes côtés !

► 年越し : Le repas du Nouvel An Japonais
Le plat principalement dégusté au réveillon est simplement un soba toshikoshi (年越し, soba de la nouvelle année). C’est le dernier plat de l’année dégusté au Japon. Ses fonctions sont à la fois pratiques et symboliques ; la préparation du Nouvel An prend tellement de temps qu’un simple plat de nouilles de sarrasin permet d’alléger la charge de travail. La forme longue des nouilles représentent aussi la longévité. C’est pourquoi il faut intégralement terminer toutes ses nouilles au risque d’inviter la malchance.
Tout en dégustant ce met simple et rapide à préparer, les japonais regardent à la télé des émissions de variétés qui diffusent des sketches et des chansons traditionnelles ou modernes. Le programme ayant le plus de succès est Kohaku Uta Gassen (紅白歌合戦), une émission musicale diffusée depuis 1951 sur NHK dans laquelle une équipe de chaque sexe s’affronte pour être élu meilleure équipe par les votes des téléspectateurs.

► 除夜の鐘 : Et les cloches sonnent !
Le rituel joya no kane (除夜の鐘), a lieu dans les temples bouddhistes de l’ensemble du pays, le dernier jour de l’année. La cloche du temple est sonnée 108 fois, symbolisant les 108 tentations terriennes enseignées dans le culte bouddhiste. Cet acte est ainsi une façon de se libérer de ces pêchés avant de commencer la nouvelle année sur de bonnes bases. Certains temples permettent aux visiteurs de sonner la cloche après la fin du rituel. Le faire permettrait, dit-on, d’apporter la bonne fortune. Selon les temples, les visiteurs peuvent faire sonner la cloche gratuitement ou payer ou réserver un ticket. Il arrive également que le nombre soit limité (par exemple, en toute logique, au 108 premiers arrivés).

三が日 : les premiers jours de la Nouvelle Année

Le passage à la Nouvelle Année est fait, mais les festivités ne sont pas encore terminées ! Le premier janvier commence en général en se levant très tôt pour aller admirer le premier lever du soleil de l’année, le hatsuhinode (初日の出), qui symbolise toutes les promesses heureuses pour l’année à venir. Ensuite, place aux repas et aux rituels !

► 初詣 : Première prière de l’année
Au cours des trois premiers jours du Nouvel An, même les Japonais qui ne sont pas particulièrement croyants ou spirituels effectuent une visite dans un sanctuaire ou un temple pour la première prière de l’année hatsumode (初詣). Et cela commence dès minuit le 1er janvier ! De ce fait, nombreux sont les gens à faire la queue des heures pour une petite offrande à la divinité du sanctuaire en prononçant mentalement leurs vœux pour la nouvelle année. Les temples et sanctuaires les plus populaires sont ainsi incroyablement bondés. Puisqu’il peut faire assez froid, certains temples et sanctuaires offrent de l’amazake gratuit, une boisson douce et sucrée faite de riz fermenté généralement servie chaude. Les visiteurs tireront aussi au sort pour recevoir une prédiction écrite de l’année à venir, appelée omikuji (お神籤, loterie sacrée), et achèteront des amulettes et des talismans, appelés omamori (お守り), en rapportant ceux de l’année précédente pour qu’ils soient brûlés lors d’une cérémonie formelle. On peut également y admirer, par chance si il est présent, la danse du lion, shishimai (獅子舞), accompagné de musique festive.

► 御節 et お雑煮 : Premiers repas de l’année
Pendant les premiers jours, les japonais savourent leurs premiers festins, osechi (御節) et ozoni (お雑煮) préparés bien à l’avance car la tradition veut que l’on ne fasse rien y compris la cuisine. La cuisine osechi se compose de plats mijotés et préparés à base d’ingrédients séchés. Chaque plat possède une signification symbolique liée à la longévité, la bonne santé, la fertilité, la joie, etc… améliorant la bonne fortune de celui qui les consomme. Quant à la cuisine ozoni l’ingrédient principal est le gâteau de riz mochi, parfois accompagné d’un bouillon.

► お屠蘇 : Kanpai pour la Nouvelle Année !
Pas seulement manger, les japonais boivent également leur premier saké de l’année, le otoso (お屠蘇), préparé avec des herbes médicinales et censé garantir bonne santé pour l’année. Il peut être bu lors de la première visite au temple, soit en famille dès le matin.

► 羽子突き et 福袋 : Amusez-vous et offrez-vous des cadeaux !
Profitant d’être réuni en famille ou entre amis, les japonais aiment pratiquer des jeux traditionnels comme le hanetsuki (羽子突き), un jeu ressemblant au badminton avec des raquettes décoratives en bois, ou le karuta (カルタ), un jeu de cartes ancien, et font voler des cerfs-volants.
Etant donné que le premier janvier est férié, il arrive aussi que de nombreuses entreprises et magasins ferment avant et après, créant ainsi une sorte de Golden Week, une petite semaine de vacances au cours de laquelle les japonais peuvent en profiter pour partir en voyage ou retourner dans leur ville d’origine et rendre visite à leur famille. A l’inverse, beaucoup de magasins proposent dès le 1er janvier des fukubukuro (福袋, sacs de chance / lucky bags). Pour des prix allant de 1 000 yens à 10 000 yens (environ 7.70 à 77 euros), ces sacs contiennent un assortiment de produits qui en coûtent souvent le double, voire plus ! Les Japonais adorent cette tradition et l’esprit de surprise qui l’accompagne.

► 天皇 : Les vœux de la famille impériale
Le 2 janvier, c’est le rendez-vous au Palais Impérial pour entendre les vœux de l’Empereur aux visiteurs. C’est l’un des deux seuls jours de l’année où il est possible d’y entrer, avec l’anniversaire de l’Empereur le 23 décembre. La foule y est très dense et la famille impériale salue le public plusieurs fois dans la journée depuis un balcon protégé par une vitre.

► 新年会 : Et on se retrouve pour une première soirée
Tout comme les bonenkai (忘年会) en fin d’année, il y a aussi en début d’année les shinnenkai (新年会) bien que celles-ci soient moins fréquentes. Une occasion comme une autre de se retrouver entre amis et d’accueillir la nouvelle année avant de retrouver son train-train quotidien !

Voilà, vous avez bien fêtés et êtes désormais prêts à affronter cette nouvelle année qui commence ^^ ! Dernière petite note : il y a deux façons de se dire « Bonne Année » au Japon : avant le 1er janvier on dit « 良いお年をお迎えください » (yoi otoshi wo omukae kudasai = accueillez cette bonne nouvelle année) et après ce sera plutôt « 明けましておめでとうございます » (akemashite omedetou gozaimasu = bonne année, félicitations pour cette nouvelle année).

Sources : WikipediaKanpai – Rakuten Travel

Et sinon mon réveillon comment c’était ?

Disons banal et simple ! Le 31 décembre, je me suis préparée pour le dîner ce petit plat de soba toshikoshi, enfin moi ce fut plutôt des ramen toshikoshi à la sauce tonkotsu avec des légumes ^^. Je n’ai pas tout cuisiné (la sauce était déjà pré-préparée en sachet), mais j’étais contente de ma petite préparation et ça ne m’a pris que cinq minutes ! Tadam !

Si si c’était super bon ! Moi les ramen j’en raffole ! Pour le dessert je me suis mangée un mochi à la fraise en regardant donc cette fameuse émission Kohaku Uta Gassen, c’était marrant !

Dans la soirée je suis sortie vagabonder de Harajuku à Shibuya, parmi les gens fuyant la tradition « familiale » et qui fêtaient l’événement entre amis dans les rues, les bars ou les karaoke ouverts toute la nuit. Harajuku c’était raide mort vers 21h30, ça s’animait un peu plus vers Shibuya. Beaucoup de personnes (des étrangers surtout, des voyageurs) étaient rassemblées près de la gare, autour de Hachiko.

D’ailleurs devinez ce que j’ai vu ! Une course Mario Kart en vrai ! (Mais, dégoûtée, je n’ai pas eu le temps de prendre de photos !) Je vous l’assure, ceci est possible grâce à Maricar ! Vous louez un Kart, vous vous déguisez en personnage de Mario et hop en route pour un petit circuit dans Tokyo ! Le tarif varie selon la durée de location, de 1 000 yens les 30 minutes à 10 000 les 24 heures ! J’aurais bien envie d’essayer un jour, mais, problème, il vous faut le permis de conduire japonais ou international !

Bref, je me suis éloignée du vif du sujet ! A l’approche de minuit, je me suis rendue vers la Tokyo Tower, je me suis dit qu’il y aurait quelque chose par là-bas. Finalement, je suis allée au temple Zojoji qui est juste à côté pour le passage à la nouvelle année. C’était… bondé, tout le monde tenait à effectuer sa première prière à minuit, entendre la petite cérémonie devant les divinités et tirer son omikuji (お神籤). Bien sûr, comme toujours, on pouvait aussi trouver des stands offrant de la nourriture ; takoyaki (たこ焼), oden (おでん), soba (蕎麦), et des boissons bien chaudes, car oui il faisait très froid cette nuit-là >.<. Minuit a sonné, tout le monde a applaudit et admiré un lâché de ballons blancs du haut d’un immeuble près du temple tandis que les cloches retentissaient. Puis une cérémonie débute dans le bâtiment principal pendant que les visiteurs viennent jeter quelques pièces et faire leur première prière. Ensuite, j’ai suivi la foule dans la suite des rituels ; purification, dégustation de mon verre de otoso et tirage de mon omikuji, ces divinations écrites sur des bandes de papier que l’on tire au sort dans une boîte en échange de 200 yens.

Les japonais font la queue pour tirer le leur et voir si leurs rêves et leurs projets ont des chances de se réaliser, si ils trouveront l’âme sœur et auront bonne santé et bonne fortune. On dit que lorsque la prédiction est mauvaise, il faut plier la bande de papier et l’attacher à un arbre de pin se trouvant près du sanctuaire pour conjurer le mauvais sort. Cette coutume vient d’un jeu mot entre les deux caractères matsu (松 = pin) et matsu (待つ = attendre) ce qui signifie que la malchance va attendre à l’arbre plutôt que de se joindre au porteur. Après si la prédiction est bonne, on a le choix entre l’accrocher également à un pin pour que la fortune ait un meilleur effet ou le garder avec soi en guise de porte-bonheur. J’ai déroulé le mien, et lu la version disponible en anglais. Globalement, ma prédiction n’était pas mauvaise, juste un point négatif qui je l’espère ne m’entraînera pas une malchance horrible (j’ai déjà pas de chance à la base, je ne voudrais pas que ça empire xD), donc j’ai préféré le garder, en guise de porte-bonheur, mais aussi en souvenir, car c’était mon premier omikuji que je tirais en quatre séjours au Japon.

Autre chose intéressante que j’ai pu voir au temple Zojoji : la préparation de mochi, ces petits gâteaux faits de riz gluant. Il était possible d’admirer l’étape où le riz, après avoir trempé dans l’eau pendant plusieurs heures et cuit, se fait marteler à plusieurs reprises à l’aide d’un gros maillet en bois jusqu’à ce qu’il atteigne la consistance collante et élastique désirée (voir ma vidéo Instagram). Les visiteurs qui le souhaitaient pouvait s’essayer à la réalisation. Mais le maillet semblait tellement lourd que moi j’ai préféré regarder seulement ^^’. Les amulettes et des talismans de l’année précédente rapportés étaient également brûlés dans un gigantesque feu. Et je dirais qu’il n’y avait pas que ça. Des cartons et des ordures y sont passés aussi !

J’ai voulu aller plus loin dans la tradition et tenter d’admirer le premier lever du soleil. Car pour moi c’est quelque chose de tellement beau à voir, et puis le Japon est connu pour être le pays du soleil levant n’est-ce pas ? :) Mais j’ai abandonné quand j’ai vu la longue file d’attente dès 2h00 du matin pour l’ouverture de la Tokyo Tower à 5h00 (j’avais pas envie de mourir de froid). L’observatoire de Shinjuku est aussi un bon spot pour admirer le lever du soleil, mais pour ça il fallait réserver en décembre et avoir la chance d’être tiré au sort ! J’ai aussi penser à aller jusqu’à Kamakura sur la plage (le trajet en train n’était pas un problème, en effet les trains circulaient toute la nuit pour l’occasion) mais niveau timing, c’était short, j’aurais sûrement loupé le début du spectacle. Tant pis une prochaine fois.

Après une nuit de sommeil, j’ai remis ça la journée du 1er janvier en allant au temple Sensoji, à Asakusa. C’est un des temples bouddhistes que je préfère et Asakusa est un quartier où j’aime aller. Au 1er janvier, ce temple se retrouve, comme la plupart, incroyablement bondé, si bien que la rue principale est fermée aux véhicules. Je suis arrivée à 15h30 au temple, je suis repartie à 17h00. Eh oui la queue était longue, très longue !

Je vous avais déjà expliqué comment se déroulait la prière dans un sanctuaire shintoïste quand j’étais allée au Mitama Matsuri cet été. Dans un temple bouddhiste, le rituel est quasiment identique. A l’entrée en passant la porte sanmon (山門) vous joignez les deux mains en vous inclinant. Vous vous purifiez à la fontaine comme dans un sanctuaire shinto, ensuite vous pouvez faire brûler des bâtonnets d’encens dans un koro. La fumée de l’encens est réputé pour avoir des pouvoirs curatifs et éloigner l’odeur de la mort. C’est pourquoi après avoir planté votre bâtonnet, vous vous « enfumez ». Puis vous vous rendez dans le bâtiment principal pour la prière. Vous jetez quelques pièce dans le tronc, vous sonnez la cloche si il y en a une, et vous priez en joignant vos deux mains (on ne tape pas des mains à la différence de la prière dans un sanctuaire shinto). Pour finir, vous vous inclinez avant de vous reculer et quitter le temple.

J’ai retiré un nouveau omikuji pour voir si les prédictions allaient être semblables au premier et parce que le tirage se faisait différemment (oui j’aime tout tester haha). Au temple Zojoji, on avait juste à piocher au hasard dans une boîte. A Sensoji, on doit d’abord secouer une boîte en métal contenant des baguettes numérotées et en tirer une au hasard. Vous ouvrez ensuite un des casiers comportant le même numéro que la baguette pour y récupérer votre omikuji. Étrangement, les prédictions étaient quasi semblables et plutôt positives aussi. Cette fois je ne l’ai pas gardé et l’ai accroché pour augmenter les effets positifs.

Pour terminer, rien de tel qu’un petit repas ou une petite boisson bien chaude. Il y a du choix, les stands sont très nombreux !

Le 2 janvier, j’ai décidé de me rendre au Palais Impérial de Tokyo pour y voir la famille faire ses salutations et vœux. Oui, sauf que j’y suis allée tranquille en début d’après-midi. Et il se trouve que l’on ne peut entrer que jusqu’à… 14h00 ! Je suis arrivée à 14h03 hahaha. Donc un conseil si vous tenez vraiment à voir notre cher empereur japonais, allez-y dès le matin, car, dois-je le rappeler, il y a en plus énormément de monde ! Bon bah, ça aussi ce sera pour une prochaine fois.

Finalement, mon réveillon était plutôt sympa, j’ai envie de vous dire que si vous êtes seuls un 31 décembre et que vous voulez vraiment vous imprégner de la culture nippone, allez donc passer votre Nouvel An dans un temple ou un sanctuaire ! Encore une fois je vous souhaite une bonne année 2016 ^_^.


♫ Un article = Une chanson ► Ashton GleckmanDawn of a New Era

3

► Taiwanese Beauty : un week-end à Taipei

Taipei (台北市, littéralement ville du Nord de Taïwan) est la capitale et plus grande ville de Taïwan. Après avoir fait le Japon, la Corée du Sud, la Malaisie, j’ai voulu rajouter cet endroit dans mes voyages asiatiques. Une occasion de découvrir une nouvelle ville et de passer du temps avec les amies et en rencontrer d’autres.

De l’aéroport de Taoyuan où j’ai atterri, plusieurs transports sont à disposition des voyageurs : navette (shuttle bus faisant la liaison entre l’aéroport et la station de Taoyuan, NT$30 soit 85cts) + train grande vitesse (high speed rail, c’est comme ça qu’ils l’appellent, une très grande ressemblance avec nos chers Shinkansen du Japon, qui vous amène directement jusqu’à la gare de Taipei pour NT$165 soit 4.70€), le bus (un départ toutes les 15-20 minutes pour environ une heure de trajet, NT$125 soit 3.60€), le taxi (NT$1000 environ soit 29€). Vous voyez tout de suite lequel est le plus rentable !

Ximending est l’endroit où nous avons posés nos valises. Un sympathique quartier animé avec des ruelles contenant de nombreux magasins ouverts jusque tard dans la nuit, des restaurants, des petits stands de nourriture qui ouvrent en soirée, des animations, des concerts de rue, des buildings avec des écrans géants… Ce fut la première zone piétonne à Taïwan. Un quartier qui m’a rappelé Hongdae, à Séoul et m’a fait penser à un mini Shibuya. Il arrive parfois que l’on surnomme aussi Ximending le Harajuku de Taipei.

Rien que dans ce quartier, tout près de Bangka il y a de quoi voir et quoi faire ; les temples Qingshan, Qingshui et Longshan, The Red House, le marché nocture de Huaxi, la zone piétonne où se tiennent des animations et des petits concerts, des magasins en tout genre et des restaurants où l’on peut goûter toutes les spécialités locales…

En pleins cœur de ce quartier se trouvait notre hôtel : Diary of Taipei, si l’accès est un peu difficile à trouver (situé au 5ème étage d’un building), cet hôtel trois étoiles offre des chambres relativement confortable avec wi-fi gratuit, TV, échantillons et une belle vue sur la ville. La chambre vous revient à environ NT$2000 (60€) à partager par le nombre de personnes. Super bonus de la maison ; le petit déjeuner offert chaque matin… chez KFC situé à deux pas !

Taipei regorge de magnifiques temples et palais, parfois en hauteur dans les collines au milieu de verdures. Celui que je suis allée voir, accompagnée de mes amies japonaises, fut le temple Zhinan. Pour s’y rendre, rien de plus simple : prendre la ligne Wenhu du métro de Taipei jusqu’au terminus Taipei Zoo et emprunter le Maokong Gondola jusqu’à Zhinan Temple Station. Cette ligne de télécabine construite par la compagnie française (héhé) Poma dessert 4 gares entre le Zoo de Taipei et la station Maokong.

Ce transport agréable, toutefois déconseillé aux personnes ayant la peur du vide (oui on est haut) nous a menés jusqu’à notre temple. Mauvais choix hélas. Pourquoi ? Il était en travaux, donc il a perdu tout son charme ce jour-là. Dommage car il m’avait l’air vraiment vraiment très beau !

Tout comme les alentours et la magnifique vue sur Taipei qui s’offrait à nous !

Taipei, c’était aussi des rencontres sympathiques et des moments passés entre amis. Ensemble, nous nous sommes offert un repas où on met tout (en grande quantité) au milieu de la table et on partage ! Le premier restaurant où l’on m’a amené n’était pas très Taïwanais mais soit, c’est toujours agréable, et on mange bien (trop bien même).

Bref, vous constatez que ça n’a rien de très asiatique. On se sera rattrapé le soir et le lendemain, dans un restaurant moins luxueux, plutôt dans des allures de fastfood, comme on en trouve souvent par ici, très bruyant comme à la cantine, mais avec des bonnes spécialités à un très bon prix ! Niu rou mian (soupe de nouilles avec du boeuf), Lu Rou Fan (porc haché avec du riz)… J’ai testé et approuvé !

Et vous voyez aussi ce plat ?

(5)

Nani kore hein ? Vous vous demandez ce qu’il y a dedans? Eh bien regardez…

Tadaaaam ! Ce plat se nomme Lo mai gai. Il s’agit de poulet, de champignons et du riz gluant enveloppés dans une feuille de Lotus. C’était une tuerie ! Un coup de cœur culinaire ! D’autres plats ont aussi ravi mon estomac ; Baked char sui bao (buns au porc et à la sauce BBQ), Chai tow kway (gâteau aux carottes), rouleaux de vermicelles au boeuf, chaussons de crevettes et salade au wasabi…

Baked Bun with BBQ Pork Pan Fried Carrot Cake Vermicelli Roll with Beef Wasabi Salad Prawn Dumpling

J’ai bien mangé et aurais fait de belles découvertes culinaires. A ce niveau-là j’ai plus que profité ! Car malheureusement, l’élément perturbateur de ce voyage, ce fut…. la pluie. Et pas la petite pluie, une bonne averse orageuse à cause de laquelle j’ai été contrainte d’annuler plusieurs visites, en majorité à l’extérieur. La seule qu’il fut possible de faire par ce mauvais temps : la visite de l’observatoire Taipei 101, plutôt recommandé pour les touristes. Situé sur la ligne Tamsui-Xinyi du métro, Taipei 101 vous offre une vue sur toute la ville avec un observatoire intérieur et extérieur, situés respectivement au 89 et 91ème étages. Le building faisant 508 mètres, il fut désigné comme l’un des plus hauts du monde. Après avoir acheté votre ticket à NT$500 (environ 15€), vous empruntez l’ascenseur, cité comme le plus rapide, atteignant une vitesse de plus de 1000m/min. Dans l’observatoire, vous avez une vue magnifique à 360° sur tout Taipei.

Taipei 101 (1)

Mais encore fallait-il que le ciel soit dégagé le jour où je m’y suis rendue. Voyez par vous-même. Difficile de bien voir l’horizon. Ah merci la pluie !

Taipei 101 (3) Taipei 101 (7) Taipei 101 (8)

Avant de retourner au rez-de-chaussée vous pouvez aussi passer par une galerie multimédia avec le SUPER BIG WIND Damper.

Enfin, pour le dernier soir, quand la pluie avait enfin cessé et que la bonne chaleur humide et étouffante était de retour, petite ballade nocturne dans Ximending, qui regorge de monde, de concerts et de performances de rue (et de bouffe comme toujours).

Oui… Ceci est bien ce que vous pensez.. xD

Des endroits à retenir pour une éventuelle visite, dans l’espoir de revenir prochainement : Yangmingshan National Park, Longshan temple, Bangka Park, Taipei 101 de jour (sans la pluie de préférence) et de nuit….

En tout les cas, j’ai beaucoup apprécié ce petit voyage et aimé l’ambiance de la ville et du quartier où j’ai résidé. Je me suis pas mal rabattue sur la nourriture à défaut de ne pas voir pu visiter plus de temples, de parcs et d’autres quartiers de la ville. Globalement la nourriture et les transports ne sont pas trop chers, je n’ai pas utilisé la totalité du budget que j’avais prévu. Les gens sont sympathiques, le metro est clean, les rues sont un peu crades mais le record revient toujours à Paris haha… Cependant au mois de juin il fait déjà très chaud et humide et il pleut… Mais ce n’est point granve, Kimi était contente et à  l’occasion, elle retournera à Taiwan !

Vous pouvez retrouver toutes les photos sur mon Flickr.


♫ Un article = Une chanson ► Super Junior M – Perfection