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► The Way Part 3 : Je quitte Tokyo pour Kanagawa !

Après le nouveau visa et premier visa travail, je possède désormais les clés m’ouvrant les portes de la nouvelle étape de cette aventure ! Le 7 août dernier j’ai déménagé ! J’ai quitté ma petite chambre de 7m² à Harajuku pour un studio de 23m² dans la préfecture de Kanagawa ! Donc oui, désormais, je ne réside plus à Tokyo ! Et à vrai dire, ça ne me pose pas vraiment de problème (sauf quand je mets une heure pour rentrer du travail orz). Au bout d’un an et après trois voyages, je connais Tokyo comme ma poche. J’avais envie de découvrir sa banlieue tranquille et d’autres régions.

Je suis arrivée au Japon avec deux valises, et au bout d’un an dans une share house, j’avais des meubles, un futon, un kotatsu, un vélo… Bref, pleins d’affaires, et il fallait tout déménager…

Le prix d’un déménagement au Japon : 1000 yens ? 8D Je n’ai pas loué de camion mais mon amie japonaise Emiko est venue avec sa grosse voiture familiale. J’ai tenu à lui payer l’essence mais elle n’a pas voulu me prendre plus de 1000 yens ! Eh oui, les japonais sont comme ça ! J’avais fait trois trajets avant avec mes valises pour emmener les petites affaires, il ne restait plus que le plus lourd et le plus encombrant à transporter. Un beau Dimanche matin ensoleillé, Emiko, Hiromi et Tomo venaient pour m’aider à déménager. En même pas une heure tout était dans la voiture, même si nous avons bien galéré à entrer le vélo xD. Il n’a pas fallu beaucoup de temps non plus pour tout installer. Je suis très reconnaissante envers mes amies pour être venues m’aider. Elles sont allées acheter au konbini de quoi manger pour fêter l’événement, ma crémaillère xD autour de mon kotatsu : des soba et du poulet frit ! Il paraît qu’on mange ça quand on emménage dans un nouveau logement !

Cela m’a fait un peu bizarre de quitter la petite share house bien située, mais je savais que je partais pour un meilleur endroit, un endroit à moi, plus grand et spacieux. Et tout ce que je peux dire, c’est que je m’y sens bien même si je suis maintenant un peu loin de Tokyo. Je reconstruis peu à peu tout de ma vie parisienne que j’ai abandonnée pour le Japon. Le travail, le visa et maintenant l’appartement ! Et dans une ville calme, sans trop de buildings ni trop de monde, bien sympathique comme j’aime et qui me rappelle ma ville de banlieue parisienne !

Un déménagement, un emménagement dans un appartement n’est pas de tout repos et il y a pas mal de choses à faire ! Je vous retrace mon parcours ! Je loge dans un studio du groupe Leopalace 21 qui propose partout au Japon des studios et appartements dans des résidences, souvent meublés et avec un forfait internet. Leur personnel parle japonais, coréen, chinois et anglais !

Entrée dans les lieux et installations

Dès le premier août, j’ai pu récupérer les clefs de mon logement dans une des agences Leopalace 21. Je suis allée, munie du justificatif remis lors de la signature du contrat et de ma carte de résident, à l’agence située à Chuo Rinkan. Au même moment l’électricité fonctionnait déjà, donc aucune démarche à faire de ce côté, tout avait été fait à l’agence lors de la signature du contrat.

Certains des logements Leopalace 21 sont munis d’un système de sécurité, tout comme le mien. C’est la compagnie SECOM qui gère ce système, soit la première compagnie de sécurité du Japon. Le 7 août, jour de mon emménagement, un employé de SECOM est donc venu mettre en marche mon boitier de sécurité. Je ne sais pas comment appeler ce truc haha, mais regardez à quoi ça ressemble.

Dites bonjour à Yonghwa au passage -pan-

Dites bonjour à Yonghwa au passage -pan-

Le rendez-vous avait été pris lors de la signature de mon contrat. Après quelques magouilles, des explications rapides et simples (pour un japonais, pas pour moi, heureusement que mes amies étaient là pour traduire x’D). Ce qu’il faut retenir, ce sont les deux principaux modes de fonctionnement de cet appareil :

  1. Le mode « sommeil » : on appuie sur le bouton rouge 在宅 (= à la maison, chez soi) à gauche au moment d’aller se coucher. Si dans la nuit quelqu’un s’introduit chez vous en ouvrant la fenêtre, le boitier sonne. Lorsque vous vous levez le matin, pensez à désactiver le mode en appuyant sur le bouton bleu 在宅. N’oubliez pas sinon si vous ouvrez la fenêtre… BIIIIIIIIP (et le son est vraiment insupportable).
  2. Le mode « absent à la maison » : vous sortez de chez vous pour aller au travail ou juste pour sortir ? Il faut donc activer le boitier en insérant la clef SECOM dans la serrure en bas 外出 (= sortie). Une fois activé, vous avez trois minutes pour sortir. Lorsque vous rentrez chez vous, vous devez impérativement insérer à nouveau la clef pour désactiver le boitier. Là attention, vous avez une minute pour le faire. Donc le pipi en rentrant du travail ou de votre soirée Izakaya attendra ! Dès que vous ouvrez votre porte, le boitier sonne avec un message vous disant d’insérer votre clef. Sinon, ça sonne, fort, très fort. Si vous le faites, le boitier est content et vous dit « Okaerinasai » (Bon retour à la maison). C’est mignon, il pourrait devenir votre ami et compagnon de la maison huhu. Une bonne raison de m’amuser à dire « Tadaima » quand je rentre chez moi xD, car ce ne sont pas mes trois Kuma qui vont me répondre hahaha -je sors-

Une dernière fonction est l’appel d’urgence. Avec le bouton rouge en haut 非常 (= urgence). Ne pas en abuser sinon les flics seront pas contents mais à utiliser si vous vous sentez en danger. En appuyant sur ce bouton, cela avertit la police qui vous rappelle aussitôt sur votre téléphone. Vous devez vous assurez de pouvoir répondre à votre téléphone dans l’immédiat sinon la Police se déplace et si elle se déplace pour rien, c’est mauvais pour vous xD (de ce que j’ai compris). En tout cas, je sais que je peux me sentir en sécurité, en sachant déjà que le Japon n’est pas un pays dangereux !

Après l’installation de la sécurité, place à l’installation du gaz, pour mon eau chaude ! Lors de mon emménagement, un employé est venu vérifier l’installation et si l’eau chaude marche bien. J’ai reçu ensuite les papiers suivants : la copie du contrat avec mon numéro d’identifiant (il faut écrire vos coordonnées ainsi que celle d’un ami japonais en cas d’urgence) et un petit formulaire pour choisir le mode de paiement, à renvoyer par la poste. Vous pouvez payer par prélèvement bancaire ou par carte de crédit. J’ai choisi la première option car je n’ai qu’une carte de retrait japonaise. Mais il est tout à fait possible, en tant qu’étranger, d’utiliser votre Visa ou votre MasterCard ! Vous payez également une caution de 10 000 yens, remboursable lorsque vous quittez votre logement.

Une chose à faire également si vous avez opté pour cette option : mettre en marche internet ! Et là encore, heureusement que mes amies étaient avec moi à ce moment xD. L’abonnement démarre le même jour que le contrat de location. A mon arrivée, le matériel était déjà installé, j’ai la fibre optique, opéré par LEONET. La chose à faire c’est se créer un identifiant LEONET et un mot de passe en suivant le mode d’emploi en anglais remis lors de la signature du contrat. Il est impératif d’avoir aussi un compte Google (salut Android). Si vous suivez bien toutes les étapes, vous pouvez accéder à votre espace LEONET sur votre télé. Vous avez également le wifi. Vous pouvez souscrire à des chaînes supplémentaires, acheter des films et séries télé, aller sur Youtube et jouer à des jeux. Internet fonctionne super bien chez moi et je mets la plupart du temps Youtube sur la télé.

Enfin, contrairement en France, au Japon, on ne fait pas d’états des lieux (部屋の点検). Du moins avec Leopalace 21 ça fonctionne comme suit : avant votre entrée, le grand ménage est fait et l’électricité installée (d’où les frais pour le « service nettoyage » de 20 000 yens). Puis, au moment de la signature du contrat, un papier et une enveloppe sont remises pour l’état des lieux. A vous de signaler ce qui ne va pas dans le logement en précisant à quel endroit (場所) et l’état (状態) et d’envoyer le formulaire par la poste (payer un timbre 82 yens pour l’envoi). Il y a deux exemplaires : un pour Leopalace 21 et un pour vous à conserver jusqu’à votre état des lieux de sortie. Vous avez un mois pour renvoyer le courrier.

Loyer et factures : comment ça marche ?

Mon loyer est payé toutes les fins de mois (aux alentours du 27) par prélèvement bancaire. Mon loyer comprend en plus mon forfait internet (2 268 yens), les charges (6 500 yens), et les frais d’entretien de l’immeuble (540 yens). J’ai en plus des frais de 515 yens pour le transfert bancaire (parce qu’au Japon, y a toujours des frais pour les opérations de transfert bancaire 8D bande de chacals… On dit des chacaux ? -sort-). Total par mois : 63 823 yens soit environ 561.59 euros ! Et c’est moins cher que ma share house à Harajuku qui elle grimpait jusqu’à 68 800 yens par mois (605 euros). Vive la banlieue hein !

Il en est de même pour le gaz. Je reçois un reçu par la poste prouvant le prélèvement et le montant. Je paye en moyenne 2 197 yens par mois. Pour l’électricité, je reçois la facture chez moi et je dois payer au konbini avant la fin du mois. En moyenne, cela me coûte 3 591 yens par mois.

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Mon petit nid douillet, c’est donc…

Un studio super clean de 23m² dans un bâtiment datant de 2001. J’habite dans la ville de Yamato et je peux me rendre à Shibuya en 40 minutes avec la ligne Den-en-toshi, à Yokohama en 40 minutes et à Kamakura et Enoshima en 40 minutes aussi, bref le top car ce sont des lieux où j’aime aller. Le coin n’est pas très beau, l’immeuble on pourrait croire qu’il ne fait pas le poids face aux séismes, mais il y a dans le voisinage de jolies maisons dans lesquelles j’aimerai bien habiter un jour haha. Il y a un parking à vélo, j’habite au premier étage. Il y a un balcon, des meubles et de l’électroménager (télé, table, chaises, frigo, machine à laver, micro-ondes), pleins d’armoires, l’air conditionné, un interphone. La cuisine est un peu petite, je n’ai pas de plan de travail mais je m’y ferai. Mes plaques de cuisson sont électriques. J’ai un espace lit où j’y ai installé mon futon pour dormir. Bref je ne vais pas détailler, je vous fais visiter en photo ! Bienvenue chez moi !

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♫ Un article = Une chanson ► CNBLUEThe Way Part 1 ~one time~ (Live @ TFT HALL)

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► Money, money : Ouvrir un compte en banque au Japon (2)

En arrivant en working holiday, j’avais ouvert un compte en banque chez Shinsei Bank (新生銀行). C’était la plus simple et accessible pour moi et de plus, retirer de l’argent sans frais était possible dans les konbinis. Je n’avais besoin de rien de plus à ce moment. Mais une fois un travail à temps plein, j’ai du ouvrir un compte chez la banque Mizuho (みずほ銀行), imposée par mon employeur. Voilà donc une occasion de vous parler des banques japonaises et de la démarche à effectuer pour ouvrir un compte en banque chez Mizuho !

Les banques japonaises : généralités

Au Japon, les banques sont en général ouvertes de 9h00 à 15h00 et ferment les week-ends et jours fériés. Les taux d’intérêts sont très très bas… De l’ordre de 1 yen, soit vraiment rien du tout ! Les distributeurs ferment également le soir et ne sont donc pas disponibles 24h/24.

Sachez que des frais s’ajoutent aux retraits dans votre banque et aux opérations de transferts (virement, prélèvement). Pour retirer de l’argent aux ATM sans frais, il faut y aller en semaine aux heures de bureau et pas en dehors ! Surtout pas les week-ends ni les jours fériés car les frais sont plus élevés. Il est aussi très compliqué pour un étranger de recevoir une carte de crédit.

Dans la plupart des banques, vous avez aussi ce qu’on appelle un Passbook (通帳), soit un livret de banque dans lequel sont notées vos coordonnées bancaires et toutes les opérations effectuées et votre solde de compte. Bien sûr, vous pouvez aussi consulter votre compte en ligne à l’aide d’une carte d’accès mais les différents codes, les mots de passe, les questions secrètes rendent l’accès assez chiant au final ! D’où ma préférence pour le Passbook. De plus, on vous le demande lorsque vous commencez à travailler pour recevoir votre salaire.

Les principales enseignes sont les suivantes et se démarquent par différentes fonctions et avantages :
Shinsei Bank (新生銀行)
Avantages : facile d’accès, choix du design de la carte, personnel anglophone, inkan non-requis pour l’ouverture du compte
Inconvénients : pas de passbook
Site Internet : http://sp.shinseibank.com/english/
Mizuho Bank (みずほ銀行)
Avantages : faible frais de transfert, passbook, service internet
Inconvénients : inkan requis pour l’ouverture du compte, impossible de recevoir une carte de crédit
Site Internet : https://www.mizuhobank.com/index.html
Sumitomo Mitsui Bank (SMBC / 三井住友銀行)
Avantages : service internet, passbook
Inconvénients : inkan requis pour l’ouverture du compte
Site Internet : http://www.smbc.co.jp/global/
Mitsubishi UFJ Bank (MUFJ / 三菱UFJ銀行)
Avantages : facile d’accès, passbook, faible frais de transfert, service internet, possible de recevoir une carte de crédit
Inconvénients : inkan requis pour l’ouverture du compte
Site Internet : http://www.bk.mufg.jp/global/sp/
Japan Post Bank (ゆうちょ銀行)
Avantages : facile d’accès, passbook, inkan non-requis pour l’ouverture du compte
Inconvénients : impossible d’effectuer des virements (振込) vers des comptes d’une autre banque
Site Internet : https://www.jp-bank.japanpost.jp/en_index.html
Resona Bank (りそな銀行)
Avantages : possible de recevoir une carte de débit, inkan non-requis pour l’ouverture du compte, passbook
Site Internet : http://www.resonabank.co.jp/sp/
Seven Bank (セブン銀行)
Avantages : service internet, possible de recevoir une carte de débit, l’utilisation de la carte de débit dans les magasins du groupe Sevent & I peut rapporter des points Nanaco
Inconvénients : une limite est fixée par sécurité à chaque dépense
Site Internet : https://www.sevenbank.co.jp/

Le choix du compte Mizuho par mon employeur s’est porté sur les faibles frais de transfert entre les titulaires d’un compte Mizuho. Donc dans cet article, je vous présente cette banque en détails.

Ouverture d’un compte Mizuho

Pas besoin de prendre rendez-vous pour demander l’ouverture d’un compte, allez directement dans une des branches Mizuho. Lorsque j’ai ouvert mon compte, je me suis rendue à la branche de Koenji Nord mais sachez que, comme Mizuho est l’une des plus grosses banques japonaises, il y a des branches partout dans le pays !

Mizuho Bank Koenji Kitaguchi Branch (みずほ銀行高円寺北口)
Adresse : 3-45-14 Koenji Kita, Suginami-ku, Tokyo (東京都杉並区高円寺北3丁目45−14)
Accès : Koenji Station (JR Chuo Line) sortie nord

Pour ouvrir un compte chez Mizuho, vous avez besoin de :

  • Carte de résident (avec votre adresse)
  • Inkan (印)
  • Un peu d’espèces pour le premier dépôt sur votre compte

Vous remplissez d’abord un formulaire de demande (ご新規申し込書). Il faut s’accrocher, car beaucoup d’informations sont demandées. N’hésitez pas à demander de l’aide si c’est difficile mais attention, le personnel parle à peine anglais !

Dans la première partie, écrivez la date du jour (申込日), renseignez vos coordonnées (attention, écrivez bien votre nom en romaji et en furigana), celles de votre employeur et votre situation professionnelle (ご職業). Complétez aussi le nom et le numéro de la branche (店名, 店番号) dans laquelle vous effectuez votre demande et le montant de votre premier dépôt (預入金額). Choisissez si vous voulez une carte de crédit : si non, cochez カード発行不要, si oui, cochez le type de carte souhaité. Prenez en compte que sa création implique des frais. Choisissez aussi si vous voulez en plus le service internet (lancement gratuit).

Dans la deuxième partie du formulaire, on vous demande des infos sur votre employeur (勤務先関係情報欄) comme :

  • votre date de début (入社)
  • le nombre d’employés (従業員)
  • le capital (資本金)
  • le domaine (事業内容)

Pour les deux derniers si vous n’êtes pas sûrs, cochez « autres » (その他).

Suivent les infos sur votre famille et votre logement (家族、住居関係情報欄) avec :

  • votre situation familiale (婚否) : marié (既婚) ou célibataire (独身)
  • le nombre de personnes à charge (同一生計者)
  • le type de logement (住居) : seul dans une maison individuelle (自己特家), maison individuelle avec la famille (家族特家), logement d’entreprise (社宅), logement en location (賃貸住宅)
  • la date d’emménagement (居住開始年月)
  • le coût du logement (住宅費用) : avec (あり) ou sans (なし)

En dernier, restent votre statut financier (資産、負債の状況、他) ; votre revenu annuel (本人年収) et le montant total de votre prêt (現在のお借入総額) si vous en avez un actuellement.

Pour terminer, écrivez votre nom en romaji comme vous voulez le voir apparaître sur votre future carte (カード氏名). Et bravo ! Cette étape est terminée !

Prenez un ticket au comptoir et attendez qu’on appelle votre numéro pour finaliser votre inscription, choisir votre code confidentiel et récupérer documents et brochures explicatifs ainsi que votre Passbook avec votre nom, votre branche et votre numéro de compte.

Environ deux semaines plus tard, vous recevez un premier courrier disant si votre demande de carte de crédit a été acceptée ou non. Bien entendu, comme pour beaucoup, c’est non. Donc quelques jours après, vous recevez votre carte de retrait et votre carte d’accès au service internet.

Opérations aux bornes ATM

Les bornes ATM Mizuho (et même celles des autres enseignes) se trouvent facilement partout, près d’une branche de la banque ou d’une station. Elles sont disponibles en japonais et en anglais. Attention ; il y a des horaires d’ouverture (de 6:00~8:00 à minuit~1:00 du matin) et en dehors des heures de bureau, il y a des frais supplémentaires.

• Retrait (引出し)
– Choisissez Withdrawal (お引出し)
– Insérez votre carte (カード Card)
– Entrez votre code confidentiel (ID number)
– Entrez le montant souhaité
– Choisissez si vous voulez plutôt des gros billets (cette option est choisie automatiquement, vous avez juste à valider avec le bouton Confirm) ou des billets de 1000 ¥ (bouton Mixed Bills)
– Récupérez votre argent (紙幣 Bills), votre carte (カード Card) et votre reçu (レシート Receipt)

• Solde de compte (残高照会)
– Choisissez Balance inquiry (残高照会)
– Insérez votre carte (カード Card)
– Entrez votre code confidentiel (ID number)
– Récupérez votre carte (カード Card) et votre reçu (レシート Receipt)

• Dépôt (預金)
– Choisissez Deposit (お預入れ)
– Insérez votre Passbook (通帳) ou votre carte (カード Card) si vous n’avez pas votre Passbook
– Insérez l’argent (紙幣 Bills), attention la somme maximale autorisée est 2 000 000 ¥, et appuyez sur le bouton Close (閉じる)
– Confirmez la somme déposée en appuyant sur le bouton Confirm
– Récupérez votre Passbook (通帳) ou le reçu (レシート Receipt)

• Transfert (振込)
Cette opération sert pour les transferts d’argent vers des comptes extérieurs. Il faut votre carte pour effectuer l’opération et il y a des frais supplémentaires.
– Choisissez Transfer (お振込)
– Choisissez de payer en espèces (by cash) s’il s’agit seulement d’une somme inférieure à 100 000 ¥ ou bien en utilisant votre carte (カード Card)
– Insérez votre carte et entrez votre code confidentiel (ID number)
– Entrez manuellement les infos (banque, branche, numéro de compte à transférer, sélectionnerz payee) ou à l’aide de la carte de transfert à insérer
– Entrez votre nom et votre numéro de téléphone manuellement ou à l’aide de votre carte
– Entrez le montant à transférer
– Confirmez (vous pouvez en plus choisir d’imprimer le reçu (レシート Receipt) et enregistrer les coordonnées bancaires de la personne ou l’entreprise à qui vous avez transféré l’argent)
– Récupérez votre carte (カード Card) et votre reçu (レシート Receipt)

• Mise à jour du Passbook (通帳記入)
– Choisissez Passbook Update (通帳記入)
– Insérez votre Passbook (通帳)
– Patientez quelques secondes
– Récupérez votre Passbook une fois l’opération finie

• Virement (振替)
Cette opération sert pour les transferts entre les comptes dans une même banque. Il n’y a pas de frais. Cela peut-être utilisé si vous avez plusieurs comptes (courant, épargne…). Cette opération n’est disponible qu’en japonais.
– Choisissez お振替
– Insérez votre Passbook (通帳)
– Insérez votre carte (カード Card)
– Suivez la suite des indications comme pour l’opération de transfert (振込)

• Changement de Passbook
Lorsque toutes les pages de votre Passbook sont remplies, vous pouvez en demander un nouveau. Cette opération s’effectue sur une borne spéciale (通帳記入 通帳繰越). Si vous n’êtes pas sûr, demandez à un employé en disant « 新しい通帳が欲しいんですが、どうしたらいいですか。 » (Atarashii tsuuchou ga hoshii ndesu ga, dou shitara ii desu ka? = Je voudrais un nouveau passbook, comment dois-je faire ?).

– Insérez votre Passbook (通帳)
– Patientez
– Récupérez votre nouveau et ancien Passbook (通帳)

Le service en ligne

Il permet de consulter son compte en ligne et de faire aussi des transferts (avec des frais moins chers).
Allez sur https://www.mizuhobank.co.jp et cliquez sur みずほダイレクトログイン.

• Première consultation
Vous enregistrez tous les codes et choisissez votre mot de passe. Attention, mémorisez-les bien.
① Entrez le numéro de la carte d’accès à internet (お客さま番号) et cliquez sur 次へ (suivant).
② Entrez à nouveau le numéro de la carte d’accès à internet (お客さま番号) votre code confidentiel (第1暗証番号) et le code de la carte d’accès (第2暗証番号). Puis choisissez votre mot de passe et renseignez une adresse mail.
③ Choisissez un avatar et 3 questions de sécurité ainsi que les réponses (attention il n’est pas possible d’écrire en romaji).

• Consultation en ligne
Munissez-vous toujours de votre carte d’accès !
① Entrez le numéro de la carte d’accès à internet (お客さま番号) et cliquez sur 次へ (suivant).
② Entrez votre mot de passe et cliquez sur ログイン.
③ Attention ! Parfois il arrive que le système vous pose une des trois questions ! Répondez bien 😉.

Modifier vos informations personnelles

Déménagement, changement de numéro de téléphone, de lieu de travail… Il faut prévenir votre banque.

Rendez-vous dans une des branches Mizuho (pas besoin que ce soit celle où vous avez fait votre ouverture de compte), présentez votre Passbook, prenez un ticket et effectuez le changement via un ordinateur avec un employé. Signez et tamponnez ensuite le papier imprimé.
Remettez le papier au guichet avec votre Passbook lorsque votre numéro est appelé. Patientez quelques minutes. Une fois les changements confirmés, récupérez votre Passbook.

Mes impressions

Je n’ai pas grand chose à dire quant aux services de Mizuho puisque je n’ai pas vraiment eu le choix ^^ ». Je n’ai pas trop galéré à faire des transferts ou à donner les infos nécessaires pour recevoir de l’argent. C’est assez facile d’utiliser les bornes ATM et le service internet. Le Passbook est très pratique. Le seul truc qui me dérange, c’est de payer des frais. Du coup, je dois toujours prévoir assez d’argent en avance à l’approche du week-end. Puis ne pas avoir de carte de crédit est aussi contraignant, ne serait-ce que pour acheter un billet d’avion sur Internet (sauf quand il y a moyen d’aller payer au konbini, mais ce n’est pas toujours le cas 😅). Cela m’oblige à utiliser ma carte de crédit française et par conséquent mon argent français qui lui n’est plus alimenté…

J’espère que cet article a pu ou pourra vous aider. Et bon courage pour le choix de votre banque et l’ouverture de votre compte :D.

Un peu de vocabulaire

Banque = 銀行 (ぎんこう – ginkou)
Branche, filiale = 支店 (してん – shiten)
Formulaire de demande = 申込書 (もうしこみしょ – moshikomisho)
Carte = カード (kaado)
Livret de banque / Passbook = 通帳 (つうちょう – tsuuchou)
Dépôt ordinaire = 普通預金 (ふつうよきん – futsuu yokin)
Compte bancaire = 口座 (こうざ – kouza)
Numéro de compte = 口座番号 (こうざばんごう – kouza bangou)
Billet = 紙幣 (しへい – shihei)
Monnaie = 硬貨 (こうか – kouka)
Espèces = 現金 (げんきん – genkin)
Intérêts = 利息 (りそく – risoku)
Transfert = 振込 (ふりこみ – furikomi)
Virement = 振替 (ふりかえ – furikae)
Retrait = 引出し (ひきだし – hikidashi)
Dépôt = 預金 (よきん – yokin)
Epargne = 貯金 (ちょきん – chokin)
Solde de comptes = 残高照会 (ざんだかしょうかい – zandaka shoukai)
Montant de l’acompte = 預入金額 (よにゅうきんがく – yonyuu kingaku)


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♫ Un article = Une chanson ► Jessie J – Price

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► Boulevard of (un)broken dreams : Chercher un logement au Japon

Ma future maison… Un jour peut-être !

Je donne une suite à cet article, car après avoir trouvé un travail et obtenu mon visa travail, il était temps pour moi de… déménager ! Un salaire bien mieux que trois baito cumulés, le sentiment de me sentir de plus en plus à l’étroit dans ma share house… Oui, là il fallait que je passe à l’étape suivante : déménager… Précisément, avoir un appartement, un vrai, rien que pour moi !

Chercher un logement au Japon ; le guide par Kimi, basé sur sa propre expérience !

De ce que j’avais entendu, chercher un logement au Japon quand on est étranger relève d’un véritable parcours du combattant, et après être passé par là, je ne déconne pas xD. Et ce n’est pas la peine de vous lancer là dedans si vous n’avez pas les choses suivantes : un statut de résident, un travail (et PAS un baito) et beaucoup, beaucoup d’argent ! Car oui, il faut savoir que se procurer un logement au Japon demande des économies énormes (qui pour moi pouvaient être jusqu’à l’équivalent de trois fois mon salaire, haem…).

► First Step : recherches, critères & frais

Ne sachant pas trop comment procéder et ne connaissant aucune agence qui pouvait accepter des étrangers, j’ai commencé mes recherches au même endroit où j’ai commencé mes recherches de boulot : sur le site GajinPot, qui possède aussi une section pour les logements. Par GaijinPot, j’ai pu trouver plusieurs annonces de diverses agences et directement envoyer une demande de visite. Ensuite c’est directement l’agence en question qui répond pour fixer un rendez-vous pour une visite, voir proposer d’autres logements selon vos critères. Les choses à préciser et que les agences vous demanderont toutes :

  • La surface désirée, le type de logement et votre budget
  • La station de train la plus proche de votre zone de recherche (et éventuellement la distance maxi entre le logement et la station)
  • La date à laquelle vous souhaitez emménager (évitez de dire que vous souhaitez emménager dans deux ou trois mois et soyez prêt à signer dans l’immédiat si un appartement vous plait, les agences japonaises ne traînent pas, et puis il y a toujours de nombreux logements de disponibles à tout moment !)
  • Combien de temps vous comptez rester
  • Votre nationalité
  • Votre niveau de japonais
  • Votre type de visa

Les types d’appartements au Japon sont nommés comme suit :

  • 1R : R pour Room, une seule pièce avec la cuisine et la salle de bain comprises
  • 1K / 2K / 3K : K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s) (se référer au chiffre), une salle de bain, une cuisine très petite souvent disposée dans l’entrée et faisant la liaison avec la pièce à vivre
  • 1DK / 2DK / 3DK : D pour Dining, K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s), une grande salle à manger avec la cuisine, une salle de bain
  • 1LDK / 2 LDK / 3 LDK : L pour Living, D pour Dining, K pour Kitchen, une/deux/trois chambre(s), une grande salle à manger/pièce à vivre avec la cuisine, une salle de bain

Ensuite pour les surfaces et prix, c’est comme partout : plus vous vous éloignez du centre, plus vous pouvez avoir un logement plus grand pour moins cher. Le loyer varie aussi selon si vous êtes situés dans une zone bruyante ou pas, près de la gare ou de divers commerces… Pour vous donner un exemple, je me base sur un studio que j’ai visité dont le loyer était de 55 000 yens. Les frais d’entrée dans un appartement comprennent :

  1. Le loyer de base : 55 000 yens
  2. Les charges : 6 500 yens
  3. La caution 敷金 : qui la plupart du temps n’est pas remboursable car elle est utilisé pour réparer les éventuels dommages causés dans l’appartement (un peu comme chez nous au final). Équivalent à un mois de loyer : 55 000 yens
  4. Le « cadeau » au propriétaire 礼金 : ce système vient de la seconde guerre mondiale, alors que Tokyo était en reconstruction, les logements se faisaient très très rare et afin de pouvoir acquérir un logement, les locataires offraient de l’argent en plus aux propriétaires, et depuis, ce supplément existe toujours (hahaha chouette pour le porte monnaie). Équivalent à un mois de loyer, parfois deux mois : 55 000 yens
  5. Les frais d’agence, environ un mois de loyer ou selon l’agence : 59 400 yens
  6. L’assurance incendie (valable pour la durée du contrat, soit un an ou deux ans), varie selon l’agence et la compagnie d’assurance : 16 200 yens
  7. Les frais de nettoyage avant l’entrée, varie selon la surface et l’agence : 35 000 yens
  8. Les frais de garant, comme vous êtes étrangers, l’agence se porte automatiquement garant, le montant varie selon l’agence ou parfois c’est l’équivalent d’un mois de loyer : 30 750 yens
  9. D’autres frais peuvent s’ajouter selon les agences (frais pour le changement de la clef et du système de verrouillage, service assistance 24h…)

Ce qui fait un total de : 312 850 yens, soit 2 760 euros ! Pour informations, il s’agissait d’un studio 1R de 16 m² sans AUCUN meuble, même pas un frigo, sans internet (donc forfait à souscrire à part pour en moyenne 5 000 yens par mois) situé à 30 minutes de Shibuya dans l’arrondissement de Setagaya.

Au début, je n’avais pas de critères particuliers, mais après la visite de deux appartements de 16 m² (que j’ai jugé trop petit ><) sans meubles avec des frais énormes, je me suis imposée mes critères et j’ai décidé d’être plus sélective : pas de cadeau (ils vont se faire f****** je ne suis pas riche), des meubles, un garage à vélo, du rangement, pas un loyer dépassant 70 000 yens, minimum 23 m², et internet.

► Second Step : agences & visites

Je suis entré en contact avec cinq agences différentes et j’ai visité 4 appartements. Je vous donne leurs noms car ils parlent anglais, leurs logements sont propres et ils répondent assez rapidement. Mais notez que toutes ces agences peuvent vous proposer le même logement ! A vous de voir celle qui fera la meilleure offre !

L’organisation d’une visite fonctionne comme suit : vous avez rendez-vous à l’agence pour commencer à établir un dossier avec vos critères. Ensuite vous allez visiter les appartements qui ont attiré votre attention. Dans le cas de AghartA, ils m’ont envoyée seule visiter les appartements en me donnant le code d’entrée par téléphone (je devais donc leur téléphoner une fois arrivée et juste avant de partir pour verrouiller à nouveau la porte). Si je choisissais un de leur appartements, un nouveau rendez-vous était fixé pour signer le contrat. Dans le cas de BALLEGGS, l’agent vous emmène en voiture visiter et si c’est le coup de cœur, vous retournez à l’agence pour signer. Pour les autres agences, je n’ai pu échanger que quelques mails avec eux seulement.

► Third Step : le bon choix, ou le coup de cœur

J’ai commencé mes recherches début juin. Entre les rendez-vous, les e-mails à envoyer, le temps filait rapidement. Et il fallait absolument que je quitte ma share house avant fin août, date de fin de mon contrat car un renouvellement impliquait le paiement de l’assurance pour une nouvelle année… Non et non. Je devais partir avant !

Puis je suis finalement tombée sur une annonce pour un logement meublé situé vers Nerima (au nord ouest de Tokyo) et avec un loyer abordable, proposé par l’agence Leopalace 21. Hélas, une fois entré en contact avec l’agence, on m’annonce que cet appartement vient d’être réservé, mais qu’il y en a d’autres de disponibles à d’autres endroits. Et c’est finalement un de leurs appartements que j’ai choisie après la visite !

Le coup de cœur a été immédiat. J’avais pu voir en vidéo comment était l’appartement. J’étais quasi sûre de le choisir car le temps était compté, que je ne trouverais peut-être pas mieux à un meilleur prix, et aussi parce que Leopalace 21 faisait une promotion pour le mois de juillet : pas de cadeau, pas de caution, pas de frais d’agence, pas de facture d’eau, et les loyers d’août et de septembre offerts ! Une offre bien alléchante, si alléchante que j’avais peur de me faire avoir ! Mais Leopalace 21 est un grand et bon groupe, et j’ai bien posé le maximum de questions pour avoir le plus d’informations possible ! Je trouve que c’est une bonne agence, puisqu’elle répond surtout aux demandes des étrangers résidant au Japon, grâce à la présence d’un personnel parlant anglais, coréen et chinois. On peut trouver des logements de tout type partout au Japon. Il y a également des logements pour les étudiants et les personnes en voyages d’affaires cherchant un endroit où loger sur le court-terme. Il y a un forfait Internet (optionnel) et les logements sont meublés et sécurisés.

J’ai visité l’appartement un 24 juillet et j’étais convaincue ; je voulais finalement celui-là ! Aussitôt dit, aussitôt fait ! Immédiatement, je me suis rendue en compagnie de l’agent à la branche de Leopalace 21 située à Yokohama pour établir et signer le contrat !

► Fourth Step : signature du contrat

Le logement est trouvé, il faut maintenant passer à la partie administrative : création du contrat et sa signature ! Pour établir votre dossier, vous devez impérativement fournir les documents et informations suivantes :

  • Votre carté de résident et votre passeport
  • Votre numéro de téléphone (japonais)
  • Votre adresse actuelle
  • L’adresse et le numéro de téléphone de votre employeur
  • Document(s) justifiant de votre statue d’employé (contrat de travail, fiche de paie)
  • Vos coordonnés bancaires (passbook ou carte de crédit) pour le paiement mensuel de votre loyer
  • Les coordonnés d’une personne (membre de votre famille) résidant dans votre pays d’origine en cas d’urgence
  • Les coordonnés d’une personne résidant au Japon en cas d’urgence, en précisant quelle relation vous entretenez

Chez Leopalace 21, vous remplissez en premier lieu un formulaire d’application avec toutes les informations demandées ci-dessus. Il est en japonais mais une traduction en anglais est fournie pour vous aider à le remplir. Il y en a un exemplaire pour l’agence et un exemplaire pour vous.

Ensuite c’est la pluie de documents : une fiche descriptive de votre appartement avec le plan et la liste des utilités, les numéros de téléphone utiles (service en anglais disponible), une notice avec ce qu’il faut faire le jour de l’emménagement (en anglais), le règlement intérieur de la résidence (en anglais), l’organisation des poubelles, une notice expliquant comment démarrer internet (en anglais), un justificatif pour récupérer les clefs, un formulaire pour l’était des lieux d’entrée, un formulaire de départ, et pleins d’autres documents avec pleins d’informations, et les plus importants, votre contrat d’assurance et votre bail ! La durée d’un contrat sur le long-terme est de deux ans. Dans le cas d’un départ avant la fin du contrat, le petit formulaire de départ est à remplir et il faut payer l’équivalent d’un mois de loyer plus des frais de nettoyage. Dans le cas d’un renouvellement du contrat, il faut payer des frais (moi ça sera environ 28 500 yens).

Puis c’est le moment de payer ! Le premier paiement se fait par carte de crédit ou espèces. J’ai vidé une bonne partie de mon nouveau compte en banque fraîchement créé mais grâce à la promotion, j’ai pu échapper au découvert xD. Voici ce que comprenaient mes frais d’entrée :

  • L’assurance incendie (valable deux ans) : 15 850 yens
  • Les frais d’entretien de la résidence pour les mois d’août et septembre : 1 080 yens
  • Internet pour les mois d’août et septembre : 4 536 yens
  • Les frais de nettoyage : 23 328 yens
  • Les frais de garant : 63 308 yens

Total : 108 102 yens (soit environ 955 euros). L’électricité et le gaz seront payés à part tous les mois (compter environ 10 000 yens par mois d’après l’agence). Grâce à la promotion, je suis épargnée de la facture d’eau.

Je peux donc annoncer que je quitte ma share house ! Pour ça pas grand chose à faire. Juste à remettre le formulaire de départ en précisant à quelle date vous quitterez définitivement votre logement et les coordonnés bancaires pour être remboursé de la caution.

J’espère que ce petit guide vous aidera à comprendre un peu comment marche la recherche de logement au Japon. N’hésitez pas si vous avez des questions ^^.


♫ Un article = Une chanson ► Green Day – Boulevard Of Broken Dreams

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▶ You don’t know who I am : Le sceau japonais, Hanko (判子)

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Il est votre signature dans les pays asiatiques comme la Chine, la Corée et le Japon, le sceau, dit 密封 (, sceau) ou 印 (yìn, empreinte du sceau) en chinois, 도장 (dojang) ou 인감 (ingam) en coréen, 判子 (hanko) ou 印鑑 (inkan) en japonais, indispensable pour certaines tâches administratives et pour signer tous les actes officiels. Notre signature manuelle que l’on applique tous dans notre cher pays d’occident est très peu utilisée en Asie. En effet, les sceaux demeurent d’une grande importance en Extrême-Orient si bien que les expatriés qui y font fréquemment des affaires doivent se voir attribuer le leur pour les raisons citées plus haut.

Kimi faisant partie de ces expatriés, a fait elle aussi fabriquer son propre sceau et elle vous explique tout dans cet article !

※ Qu’est-ce que le Sceau ? (判子とは何ですか。)

C’est une forme d’identification graphique utilisée pratiquement depuis l’invention de l’écriture, et utilisée par les empereurs de Chine d’abord, puis de Corée et du Japon.

Les sceaux d’Extrême-Orient portent généralement le nom de la personne ou de l’organisation qu’ils représentent, mais ils peuvent aussi porter un décor symbolique, un poème, une devise personnelle, etc… Chacun est entièrement libre de choisir ce qu’il veut comme symbole pour se représenter. Ils existe plusieurs sceaux de taille et de style différents selon l’usage. Les sceaux sont gravés dans de multiples matières dures ou tendres, tels que la stéatite (pierre à savon), le bois, le bambou, la corne, le cristal, le jade, les pierres précieuses ou encore la cire perdue en cuivre, bronze, argent, or, etc… Pour une grande variation de son prix de fabrication !

L’autre matière importante qui va de paire avec le sceau en lui-même est l’encrage. C’est avec l’encre rouge que le sceau est appliqué. Il existe deux sortes d’encre rouge utilisées traditionnellement pour encrer les sceaux. Elles diffèrent par la nature des matériaux de base auxquels elles font appel :

  • à base de soie : la pâte rouge est faite de cinabre réduite en poudre très fine, mélangée avec de l’huile de ricin et des fragments de fils de soie. La soie lie ce mélange pour en faire une pâte très épaisse, ayant une apparence très huileuse d’une éclatante couleur rouge ;
  • à base de plante : la pâte rouge est faite de cinabre réduite en poudre très fine, mélangée avec de l’huile de ricin de l’armoise commune. La texture du mélange résultant apparaît peu homogène, car l’armoise n’est pas un liant. L’apparence a un aspect spongieux, et d’un rouge plus sombre. L’encre rouge à base d’armoise va tendre à sécher plus rapidement que celle faisant appel à la soie : en fonction du papier utilisé, la pâte à base d’armoise pourra sécher en 10 ou 15 minutes, et ce, d’autant plus que le papier est absorbant. Par ailleurs, ces encres à base de plante s’étaleront sur le papier plus que ne le ferait une encre utilisant de la soie, l’armoise n’ayant pas les mêmes propriétés liantes que la soie.

Quelle que soit sa nature, la pâte rouge est conservée fermée dans son contenant d’origine, et gardée dans un environnement protégé du rayonnement direct du soleil et des fortes chaleurs, pour lui éviter de sécher.

Cela peut paraître simple aux premiers abords mais détrompez-vous ! L’application du sceau est un art parfois difficile à maîtriser, mais c’est particulièrement pour les œuvres d’art quand le support est une matière bien particulière ! Lors de l’application du sceau sur le papier, la procédure différera selon s’il s’agit d’une encre à base de soie, ou d’une encre à base de plante : dans le premier cas, on appliquera le sceau avec une forte pression, le papier posé sur une surface souple, et en basculant le sceau d’avant en arrière et de gauche à droite. Dans le cas d’une encre à base de plante, on n’utilisera qu’une pression légère. Le sceau sera alors retiré du papier en commençant par un côté, car un retrait vertical du sceau pourrait créer un arrachement du papier. Enfin, après application du sceau, on peut permettre un séchage plus rapide de l’encre en utilisant un buvard ; mais cela risque de faire baver l’empreinte du sceau. Parfois, selon la texture du papier ou son grammage, il sera nécessaire d’humidifier très légèrement celui-ci pour l’assouplir,  retenir la couleur et équilibrer sa tonalité.

※ Le sceau japonais (判子)

Hanko (判子) ou Inkan (印鑑, l’empreinte du sceau, mais souvent utilisé comme synonyme de hanko) désignent le sceau utilisé au Japon. Il est aussi bien utilisé par les particuliers que les entreprises, pour signer ou valider tout type de document. Un exemple très caractéristique de hanko se trouve sur les billets de banque émis par la Banque du Japon. Il y en a également sur des estampes japonaises.

La première apparition du sceau au Japon remonte à l’an 57 : c’est un hanko en or massif, accordé à un envoyé japonais en Chine par le souverain de la dynastie Han. Tout d’abord, seuls l’Empereur et ses vassaux les plus fidèles détenaient des hanko, car ils étaient un symbole de l’autorité de l’Empereur. Les nobles commencèrent à utiliser leur propre hanko après 750, et les samouraïs reprirent cet usage au cours du Moyen-Âge. C’est une loi adoptée au début de l’ère Meiji (1868-1912) établissant un système national d’enregistrement et de certification qui permet aux hanko personnels de devenir largement utilisés.

Au Japon, il est possible de faire authentifier et enregistrer son hanko par des services administratifs, pour s’en servir ensuite de façon officielle pour signer tous types de documents. En règle générale, c’est de l’encre de couleur rouge qui est utilisée pour encrer le hanko. Le hanko peut être en différents matériaux : bois, pierre, corne de buffle, et à différents prix. Des magasins lui sont spécialement dédiés. Le cadre de l’inkan peut être ovale, rond, ou carré et de toutes dimensions.

De façon plus précise, il existe aujourd’hui au Japon quatre types de sceaux personnels, par ordre décroissant de formalisme :

  •  jitsu in (実印) : sceau officiel nécessaire pour conclure des affaires ou toute autre activité importante ou entraînant un engagement juridique (achat d’une voiture, d’un terrain, mariage…) ;
  • ginko in (銀行印) est utilisé spécifiquement pour la banque (ginko veut dire « banque »). Le relevé des transactions bancaires d’une personne contient une impression originale du ginko de cette personne, à côté du sceau d’un employé de la banque. Les règles concernant la taille et la forme du ginko peuvent varier d’une banque à l’autre ; en général, le ginko doit comprendre le nom japonais complet de la personne ; un occidental pourra être autorisé à utiliser son nom de famille complet, avec ou sans le prénom, celui-ci pouvant ou non être remplacé par une simple initiale ;
  • mitome in (認印) est un sceau ayant un caractère officiel encore amoindri, utilisé pour retirer des colis postaux par exemple, ou encore signer des notes internes dans une entreprise, ou pour toute autre activité quotidienne n’impliquant pas un réel problème de sécurité des transactions ;
  • gago in (雅号印) est utilisé par les artistes pratiquant un art graphique pour décorer et signer leurs œuvres. C’est là une tradition qui existe depuis plusieurs siècles. Ces signatures sont fréquemment des noms d’artiste ou des surnoms. Les décorations sont souvent de très courtes phrases ou des slogans choisis par l’artiste. Une très grande liberté existe au niveau de la forme, de la taille, du matériau et du graphisme du gago in.
※ Créer un sceau japonais (判子の作り方)

Pour des raisons administratives, en premier la création de mon nouveau compte en banque (à venir dans un prochain article), il m’a été imposée de créer mon propre sceau. Mais alors comment procéder ? Je vous explique !

Ce n’est pas très compliqué, vous vous rendez chez un artisan, vous dessinez l’inkan (印鑑) que vous souhaitez avoir, vous choisissez quel type d’hanko (判子) vous désirez, quelle matière, quelle taille et aussi le petit boitier pour le ranger avec l’encre. L’opération prend environ quinze minutes pour un hanko basique. J’ai fait ma commande à 9h45 et mon hanko était prêt à 10h00 !

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J’ai été demander la création de mon hanko dans cette boutique située à Koenji, car c’était juste en face de ma banque !

Hanko-ka Ichiban はんこ家一番高円寺店
Adresse : 2-41-16, Koenji Kita, Suginami, Tokyo
Accès : Koenji Statio (Chuo Line, Ome Line) sortie nord

Pour le mien, j’ai choisi de mettre mon prénom en Katakana et j’ai opté pour un petit sceau en matière plastique et j’ai choisi un beau boitier rose ! C’est bien classe je trouve haha ! Le prix : comptez 800 yens pour la création de l’inkan et 1200 yens pour le boitier avec l’encre, même si dans la plupart des endroits où il est nécessaire de l’utiliser, comme à la banque, on vous prête l’encre pour pouvoir signer… ou tamponner -lol-

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C’est désormais mon empreinte ici. Dès que je dois signer, je sors mon petit hanko avec fierté devant les japonais qui s’étonnent « Oh vous possédez un hanko, c’est bien n’est-ce pas ! » même si je ne maîtrise pas encore parfaitement le geste. Souvent mon empreinte n’apparaît pas entièrement du premier coup et je dois recommencer (et bien viser pour éviter de faire du gros caca tout rouge :’D).


 ♫ Un article = Une chanson ► FTISLANDYOU DON’T KNOW WHO I AM

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► My number マイナンバー : Nouveau code d’identité

Ceux qui résident au Japon sauront de quoi je parle. Je suis même sûre que vous avez tous vu la petite pub à la télé avec le petit lapin.

My number (マイナンバー), le nouveau système d’identification de tous les résidents sur le territoire japonais. Tels des robots nous avons tous un code, un numéro pour nous identifier -je sors?-. Il s’agit d’un nouveau numéro qui combine à la fois la sécurité sociale et l’identification fiscale. Celui-ci a été mis en place depuis octobre 2015.

Wouh, ça a l’air barbant comme sujet non ? Oui, comme toute tâche administrative hahaha. Cependant j’ai eu envie d’en parler car avoir ce numéro est primordial et que vous devez le communiquer à votre employeur si vous travaillez. Même étranger, le simple fait que vous soyez un résident sur le territoire japonais fait que vous êtes vous aussi concerné par ce Mai nanbaa~ Et puis pour ma part, ce truc n’a pas été facile à comprendre du tout et j’ai du faire des démarches supplémentaires pour obtenir mon numéro. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué hein ?

My Number : Nani kore ?

Numéro à douze chiffres d’identification fiscale et de sécurité sociale. Y a pas plus court comme nom ? Si, on l’appelle aussi Individual Number ou My Number (マイナンバー). My Number est délivré à partir du système d’identification fiscale et de la sécurité sociale tous deux combinés afin de relier et rassembler des renseignements personnels dispersés à travers plusieurs agences sous le nom d’une personne auquel il appartient. Ce système sert d’infrastructure sociale pour améliorer l’efficacité et la transparence des systèmes de sécurité sociale et de fiscalité, apporter une plus grande commodité, et créer une société juste et équitable. Les résidents étrangers enregistrés comme résidents au Japon (résidents à mi-parcours, résidents permanents) reçoivent également leur My Number.

A quoi ça sert ?

  • Vous devez communiquer votre My Number à votre employeur dans le cadre d’une utilisation pour la création de certificats de revenu et d’impôt anticipé, nécessaires pour les procédures de sécurité fiscales et sociales.
  • Vous devez communiquer votre My Number aux compagnies d’assurance pour des documents juridiques utilisés pour les procédures fiscales.
  • Vous devez communiquer votre My Number au service retraite pour réclamer vos prestations.
  • Vous devez communiquer votre My Number au service municipal pour recevoir des prestations d’aide sociale.

Procédure d’obtention

  • Votre office municipal envoie une carte de notification (通知カード) contenant votre My Number (ainsi que votre nom, adresse et date de naissance) à l’adresse que vous avez enregistré au dos de votre carte de résident. Assurez-vous d’être à jour au niveau de vos coordonnées. Si l’adresse est erronée, vous ne recevez pas le courrier. Vous devez être présent à votre domicile au moment de la livraison. Si ce n’est pas le cas, la Poste vous laisse une notice de non-livraison, vous devez alors appeler le numéro inscrit sur le papier pour donner une nouvelle date de livraison (en vous assurant d’être présent cette fois). Vous devez le faire dans un délais d’une semaine. Les premières cartes ont été envoyées début octobre 2015.
  • Cette carte de notification est à garder précieusement car elle est la preuve que vous possédez votre My Number.
  • Une fois votre My Number obtenu, vous pouvez demander une My Number Card en envoyant par la poste une demande d’application avec photo d’identité ou en faisant une demande par internet. Les cartes sont délivrées à partir de janvier 2016. Vous recevez d’abord une notification comme quoi votre carte est prête. Vous avez alors le choix entre la faire livrer chez vous ou d’aller la récupérer à l’office de votre quartier avec votre carte de notification (通知カード), la notification vous précisant que votre carte est prête et votre carte de résident. L’obtention de cette carte est gratuite.

My Number Card, oui mais pourquoi faire ?

  • Cette carte prouve votre identité et votre My Number à la fois pour toutes les procédures concernées. Elle fait aussi office de carte d’identité.
  • Vous pouvez y ajouter un certificat électronique (gratuit) et l’utiliser pour vos déclarations fiscales en ligne.
  • Vous pouvez utiliser votre carte pour recevoir différents services offerts par votre municipalité.

Nous n’avez pas obtenu votre My Number : pas de panique !

Kimi est passée par là, elle vous raconte !

Eh oui, ce genre de choses, ça m’arrive toujours 8D. Je n’ai pas reçu la carte de notification puisque je n’étais pas présente à mon domicile (j’étais à Fukui à ce moment-là). Pire, je suis rentrée à Tokyo fin novembre donc oui, la petite notice de non-livraison m’attendait sagement mais j’avais dépassé le délais pour pouvoir demander une nouvelle date de livraison !

Qu’est-ce que j’ai fait ? Rien du tout ! (J’ai écouté la Coqui-magique de Bob l’Eponge 8D). A ce moment, je ne savais pas ce que ça concernait ! Puis c’est quand j’ai reçu une mystérieuse lettre de l’office de Shibuya que j’ai décidé de me rendre à l’office afin de trouver réponses à mes questions.

C’est au même endroit que pour enregistrer son adresse. A l’arrivée vous récupérez un ticket auprès d’une borne en choisissant l’option resident change notification. Si vous n’avez pas pu récupérer votre My Number, vous avez alors deux choix possibles : demander à faire renvoyer votre carte de notification (en vous assurant d’être présent à votre domicile bien sûr) ou venir vous-même la récupérer à l’office. Dans les deux cas, vous remplissez un papier avec nom, adresse, numéro de téléphone, choix de récupération souhaité, etc… (le staff vous aide si vous ne pouvez pas lire les kanji). Pour ma part, vu que je bosse, j’ai choisi d’aller récupérer mon My Number moi-même.

Quand vous vous rendez à l’office pour récupérer votre carte de notification, les opérations sont les mêmes. Vous précisez que vous venez récupérer votre courrier. Le staff vérifie votre carte de résident et vous remplissez un nouveau papier avec nom, adresse et numéro de téléphone. Vous patientez quelques minutes le temps qu’ils rapportent votre courrier à récupérer à un autre guichet (à Shibuya, c’est le troisième). Et tadam ! C’est fait. Vous obtenez enfin votre courrier non-livré contenant votre carte de notification plus un formulaire de demande de carte avec une enveloppe si vous souhaitez avoir une My Number Card.

Si vous n’avez pas encore votre My Number, vous avez jusqu’au 29 février 2016, ne tardez plus !

Un grand merci à l’adorable interprète de l’office de Shibuya pour m’avoir fournie toutes les informations du My Number en anglais !


♫ Un article = Une chanson ► Linkin ParkNumb(er one -je sors-)