6

► Bubble of Life : Takoyaki & Pizza Party

Le 6 juillet au soir, une des branches de la guest house où je travaille organisait une soirée Pizza et Takoyaki ! En tant que membre du staff, on pouvait se joindre à la partie. Donc les pizzas vous savez ce que c’est je suppose. Les Takoyaki, nani kore ?

C’est çaaa ! C’est une pâte (semblable à celle de la pâte à crêpe) croustillante à l’extérieur et presque liquide à l’intérieur avec pour garniture du poulpe. Oui vous avez bien lu, du poulpe. D’où le nom « Takoyaki » (たこ焼き) qui signifie littéralement « boulettes de poulpe ». Et bah détrompez-vous, c’est super bon ! Cette spécialité est originaire d’Osaka et est généralement vendu dans les échoppes (yatai 屋台 = stand ambulant de restauration en plein air au Japon) qu’on trouve le plus souvent à l’occasion de fêtes de quartiers, de matsuri, ou dans les enceintes des temples… Ils sont vendus par 6 à 10 boulettes dans une barquette et se consomment aussitôt tant qu’ils sont chauds tout en marchant dans la rue. J’ai eu l’occasion d’en manger durant mes premiers voyages au Japon, à Japan Expo (je me rappelle surtout du prix…. haha) et même en Corée. Je pensais ne pas aimer le poulpe et pourtant le Takoyaki est au final un de mes mets japonais préférés ! Y a que les cons qui ne changent pas d’avis comme on dit.

Après en avoir mangé, l’autre soir, j’ai donc pu en cuire ! Avec Haru-chan on s’est rendu à la soirée qui avait déjà débutée (on est arrivées un peu en retard). Le staff et beaucoup de guest étaient là et au début tout le monde restait autour de la bouffe. Tout le monde s’essayait un peu à la cuisson de Takoyaki. Il y avait deux plaques de cuisson à Takoyaki. La pâte était déjà prête, y avait plus qu’à. J’ai hésité, puis finalement je me suis lancée.

Le plus galère c’est de retourner les petites boulettes quand elles commencent à cuire, j’ai massacré la pâte au début tellement je galérais xD.

J’avoue ça donne pas envie comme ça ! Mais au final, ils étaient pas si moches que ça, regardez ! Désolée qualité téléphone portable, c’était hard de tout photographier avec le Reflex !

(70)

Et j’avais oublié de mettre du katsuobushi, mais c’est pas grave 8). Après avoir monopolisé une des plaques chauffantes, j’ai réussi à faire des beaux Takoyaki, j’étais contente de moi ! Les gens du staff étaient surpris car il y en a qui galéraient vraiment à les cuire. Et en plus il étaient bons (même si je n’avais pas fait la pâte moi-même).

Puis j’ai aussi mangé de la pizza et discuté un peu avec tout le monde, les voyageurs et touristes, les autres personnes du staff.. Mais hélas, la soirée s’est terminée trop tôt. J’appréhendais un peu à cause de ma timidité et parce que je connaissais vraiment personne, mais dans ce genre de soirée, tout le monde finit par parler avec tout le monde. Ça m’a fait plaisir d’échanger un peu avec des gens venus d’ailleurs et de partout. Et puis j’ai vraiment aimé cuisiner des Takoyaki, je veux encore en faire !

Pour rendre cet article un peu plus utile, je vous ajoute la recette (dont j’ai récupéré la liste des ingrédients et la préparation sur le site de Osaka City), au cas où l’envie vous prendrait d’en faire !

Ingrédients (pour 24 boulettes environ)

  • 150 g de farine
  • 300 ml de bouillon dashi (bouillon très utilisé dans la cuisine japonaise)
  • 1 œuf
  • Un peu de sel
  • Poulpe bouilli
  • Chou
  • Ciboule
  • Gingembre rouge
  • Petite friture de tempura
  • Sauce à Takoyaki et mayonnaise
  • Katsuobushi (bonite séchée)

Ustensiles 

  • Plaque à Takoyaki
  • Bol pour la préparation
  • Fouet
  • Bol doseur
  • Pinceau pour l’huile
  • Pic ou baguettes pour retourner vos Takoyaki pendant la cuisson

Préparation

  1. Battre l’œuf dans un bol
  2. Verser le bouillon et un peu de sel dans le bol et bien mélanger avec le fouet
  3. Ajouter petit à petit la farine au bol et bien mélanger avec le fouet jusqu’à ce que les grumeaux disparaissent
  4. Laisser reposer la pâte, la couvrir et la conserver pendant une demie-journée ou plus au réfrigérateur
  5. Découper le poulpe bouilli en dés d’un centimètre
  6. Émincer la ciboule, le chou et le gingembre rouge

Cuisson

  1. Chauffer au préalable la plaque pour takoyaki et y mettre de l’huile avec un pinceau une fois qu’elle est chaude
  2. Verser la pâte dans les moules, il faut que ça déborde et que ça couvre toute la plaque
  3. Mettre un morceau de poulpe dans chaque moule, parsemer de ciboule, de chou et de gingembre rouge
  4. Quand la pâte commence à cuire, avec un pic ou une baguette, gratter, découper et replier la pâte autour de chaque moule et la retourner pour former une boulette
  5. Rouler plusieurs chaque boulette jusqu’à ce qu’elles soient bien dorées
  6. Retirer vos boulettes de la plaque (attention c’est très très chaud)
  7. Ajouter la sauce, la mayonnaise et parsemer de katsuobushi
  8. いただきます! Bon appétit !

♫ Un article = Une chanson ► MAN WITH A MISSIONBubble of Life (DJ KENTARO Remix)

1

► Laudry Service : J’ai testé la laverie !

Voilà un truc super intéressant que j’ai fait de bon matin (pluvieux, vive la saison des pluies) ; j’ai été à la laverie. Comme je n’ai pas de machine à laver au dortoir, je suis contrainte de m’y rendre pour faire ma lessive.

Habitant entre les stations Asakusabashi et Akihabara (Chuo Line Local), je me suis rendue dans une laverie située près du supermarché LIFE où je fais mes courses. Il y en a aussi une juste en face de chez moi mais elle coûte plus chère.

A 8 heures du matin (je suis matinale xD), alors que les rues sont déjà remplies de personnes se rendant à l’école ou au boulot, moi je me rends avec mon sac de vêtements puants à la laverie. Celle-ci est ouverte de 8h00 à 23h00 tous les jours et propose des machines pour laver et sécher votre linge. Bref c’est une laverie quoi !

Rien n’est expliqué en anglais, mais il y a des dessins pour illustrer la tâche, donc c’est relativement facile ! Il n’y a pas différents modes de lavage. Vous introduisez vos pièces (200 yens un lavage), la machine démarre automatiquement. Attention, seules les pièces de 50 et 100 yens sont acceptées ! Vous avez la possibilité d’échanger vos billets contre de la monnaie si vous n’en avez pas directement sur place. Pendant que l’eau coule, vous introduisez votre lessive, votre linge et vous fermez ! Et c’est parti pour 30 minutes. Pendant ce temps, soit vous allez à LIFE faire vos courses, soit vous vous installez dans les petits fauteuils pour réviser votre japonais ou lire les bouquins et comics prêtés par la boîte.

Une fois les 30 minutes écoulées, étape séchage. Même procédure : vous mettez le linge, vous fermez, mettez 100 yens pour 10 minutes de séchage et ça tourne.
Un distributeur proposant pour 50 yens des lingettes pour mélanger les couleurs (je crois mais je ne suis absolument pas sûre !) est également dispo.
Au final : 300 yens pour 40 minutes de lessive. Plutôt rapide et abordable.

Voilà, c’était l’article super pas intéressant. Mais je vous avouerai que je n’avais jamais eu à faire ma lessive à la laverie avant. C’est tout nouveau pour moi hahaha x’D.


♫ Un article = Une chanson ► Royal RepublicFull Steam Spacemachine

1

▶ Kimi no Nikki ② : Freedom !

Yong-Yong Kuma, mon doudou que tout le monde trouve kawaii !

Yong-Yong Kuma, mon doudou que tout le monde trouve kawaii !

Nouveau numéro du journal de Kimi ! Maintenir un journal quotidien relève de l’impossible, ainsi ce numéro regroupera ce qui s’est passé cette dernière semaine dans la vie nippone de Kimi, dans le peu de temps libre qu’elle a réussi à s’accorder.

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• En route pour Shin-Okubo !・신오오쿠보에 가자! •

Première sortie « coréenne » avec mes amies japonaises Boices rencontrées à Taïwan ! Je me suis rendue à Shin-Okubo. Shin-Okubo, c’est le quartier qui vous transporte en Corée (et aussi en pleins dans la vague Hallyu). Sur toute une rue, vous avez des restaurants, des cafés et des magasins de K-pop, vendant pleins de CDs et de goodies en tout genre. Pour s’y rendre, c’est avec la JR Yamanote Line, station Shin-Okubo.

Comme mes amies habitent aussi à Tokyo ou à côté, on voulait absolument se revoir. J’avais déjà été à Shin-Okubo pendant mes précédents voyages et je ne me lasse pas de ce quartier, même si la K-pop, ce n’est plus tellement mon délire. On a un peu galéré à se rejoindre car je ne les voyais pas à la gare et que je ne captais pas le wifi. Je ne pouvais pas les contacter ! En plus il pleuvait comme vache qui pisse ce jour-là. J’ai du aller dans un 7 eleven pour capter difficilement leur réseau wifi et envoyer un message aux filles. Voyez comment c’est dur sans internet ! Comment faisait-on à l’époque ?

Une fois que nous avons réussi à nous retrouver, nous sommes allées manger dans un restaurant qui au menu proposait du BBQ coréen. Voilà comment ça se présentait : on choisissait la viande (poulet, bœuf, porc, etc… épicé ou pas) et ils venaientt cuire sur une plaque chauffante directement à notre table. On rajoutait légumes, kimchi, sauce, ce qu’on voulait et on enroulait le tout dans une feuille de salade. Et hop dans la bouche ! Et c’est trop 맛있어요 (délicieux) ! Par contre tu manges un peu comme un porc et tu t’en mets partout \o/. C’est pour ça que l’on nous refile un bavoir, c’est trop sexy !

On a en plus de ça pris du cheese tteokbokki. Tteokbokki + cheese = tuerie ! 한 번 더 주세요! もう一度ください!

Je suis ressortie du restaurant aussi gavée qu’une oie et les filles ont voulu terminer en beauté en allant dans un Coffee Prince. J’ai pris un Caramel Latte et on m’a dessiné la tête de Tony Tony Chopper de One Piece. C’était tellement mignon que je voulais plus boire mon café !

Les filles ont pris en plus des petits (gros) desserts que nous nous sommes partagés. J’avais plus faim mais comment résister à ça…

Je n’avais rien mangé de la journée, je me suis plus que rattrapée… On est resté un moment à parler. De CNBLUE, et de tout en fait, moi en faisant l’effort d’utiliser un maximum de mots japonais. C’est marrant, grâce à un intérêt commun, on se lie d’amitié avec des gens sans forcément faire attention à l’âge ou à la situation sociale. Elles sont plus âgées que moi et pourraient très bien être… ma mère ! Surprise j’étais quand l’une d’elles m’a dit qu’elle avait un fils du même âge que moi. Et comme des mamans, elles me conseillent et en cas de problème, elles sont là pour m’aider.

Nous, et le prince du café ㅋㅋ

Après le coffee prince, on a fait un petit tour des boutiques K-pop et en retournant à la gare, on a vu ça !

(40)

Et moi j’y vaiiiiiis \o/ 楽しみですよ!
어느 멋진 날이었어요!

• Les Jedis à Roppongi – Exposition Star Wars • 

Ce jour-là, j’avais prévu de rester au dortoir pour réviser un peu mon japonais. Mais dans l’aprem, ma collègue et colloc’ française, m’a proposée d’aller voir l’expo sur Star Wars au Tokyo City View dans la Mori Tower de Roppongi Hills. Comme c’était le dernier jour de l’expo, je me suis laissée tenter. Pour y aller, vous avez le choix entre la Hibiya Line ou la Oedo Line, station Roppongi (sortie menant à Roppongi Hills). Roppongi Hills est un centre urbain comprenant la Mori Tower (un building de 54 étages) et d’autres buildings où on peut trouver restaurants, cafés, boutiques, de temps en temps des animations, des expositions et des performances selon les périodes. Et à Roppongi Hills, il y a aussi…. Ça !

La fameuse araignée géante ! Haha vous avez eu peur :p ?

Nous sommes arrivées au pied de la Mori Tower pour nous rendre à l’expo et là… Omg pleins de monde. Ce n’était pas seulement le dernier jour de l’expo Star Wars, mais aussi celui d’une expo sur Naruto, donc il y avait une file d’attente pour Naruto, une autre pour Star Wars. Il y avait soit disant deux heures d’attente, mais au final en 3/4 d’heures on y était. L’expo était au 52ème étage de la Mori Tower, de ce fait en payant 1 800 yens (environ 13€), on accédait à l’expo Star Wars, le musée Mori Art (art contemporain, j’aurais préféré pouvoir aller aussi à l’expo sur Naruto, m’enfin xD), et à l’observatoire qui offre une vue à 360° sur tout Tokyo et où vous pouvez repérer les endroits et monuments incontournables : la Tokyo Tower, la Sky Tree, Odaiba, Tokyo Midtown, le parc Yoyogi, le Rainbow Bridge… et même le Mont Fuji quand le ciel est bien dégagé !

L’expo Star Wars était à l’endroit où durant l’été dernier une expo Pokémon avec un Pikachu café avait ouvert. En arrivant, on entend la traditionnelle musique des films, des bruits de sabres lasers et la respiration de Dark Vador… avec qui on peut faire une photo ! Les gens sont nombreux à faire la queue pour obtenir leur photo souvenir.

Ce sont les seules photos que j’ai pu faire car c’était interdit. En tout cas c’était vraiment intéressant, et je ne suis pas une grande fan comme il en existe. Des passages de film, une biographie complète de Georges Lucas, des figurines, des maquettes, des costumes et également des tableaux. Il y avait de véritables œuvres d’art. J’ai eu le coup de cœur notamment pour Shadows of Tatooine par Raymond Swaland, représentant Han Solo et Chewbacca. La boutique proposait aussi tout et n’importe quoi comme produits dérivés. Beaucoup se font plaisir, la boutique en est blindé. On aura aussi profité d’être dans l’observatoire pour admirer la ville qui semble infinie. Je ne me lasse pas de l’admirer cette ville.

Et à défaut de ne pas avoir fait l’expo Naruto, en passant par une des boutiques, j’ai craqué pour des gâteaux Naruto, parce que ce sont « Des gâteaux au parfum de la Terre » ! Ils sont délicieux en tout cas !

• Harajuku & concert de The Rabbit’s Foot • 

J’ai revu ma baka (c’est affectif, je précise) Mitsu après le boulot et nous sommes allées faire un tour à Harajuku, célèbre quartier non loin de Shibuya, très fréquenté par les jeunes, par des cosplays le week-end et où on peut trouver le grand parc Yoyogi avec l’un des sanctuaires shintoïste les plus connus, le Meiji Jingū. La première fois que je suis venue au Japon, c’est l’un des premiers endroits où j’ai voulu aller, pour sa Takeshita Street, cette ruelle au côté décalé et excentrique, blindée de magasins proposant vêtements et chaussures chics, des trucs tout kawaii (j’ai pleins d’idées cadeaux :D) et ses 36 000 stands de crêpes. OMG leurs crêpes ! On a pas pu résister, on s’en est enfilé une pour 500 yens (3.60€) ! 美味しかった!

On s’est aussi aventuré dans le magasin LINE (c’est genre WhatsApp, mais en japonais et en mieux) qui vend pleins de produits dérivés des personnages. Trop mignon, on a fait pleins de photos mais on a rien acheté xD trop cher ! Y avait un Brown géant, trop cute ! Merci Mitsu pour les photos !

(78)

En fin de journée, nous avons retrouvé un ami français à Mitsu, lui aussi en Working Holiday, et sa copine japonaise. Ensemble nous avons fait une activité que j’aime faire ici, et que les japonais aiment aussi : les purikura ! Mais si vous savez, les photomatons japonais, où tu as la peau lisse sans boutons, des yeux énormes et où tu peux ajouter pleins de petites décos. J’adore ceux qu’on a fait ♥.

Ensuite… お腹がすいた!On avait un peu faim, alors on est allé dans un petit restau manger un « petit » bol de ramen. Miam, miam.

Et pour finir, direction Kouenji, au Club Mission pour le petit concert de The Rabbit’s Foot, un groupe encore peu connu mais bien sympa. Ils figurent parmi les groupes d’un petit event dans un tout petit bar. Vu l’heure à laquelle on est arrivé, on aura vu qu’eux jouer. Dans les petits live houses comme celui-là, on est par contre obligé de payer l’entrée + 500 yens pour une boisson. Du coup, trinquons en cette petite soirée entre amis. Le son était affreusement fort, j’ai regretté d’avoir perdu mes boules quiès à Taipei… Autorisé à faire des photos, je suis venue avec mon réflex pour tenter quelques clichés. Mais la salle, l’éclairage et le trop de fumée sur scène (merci les gens qui fument) n’ont pas trop joué en ma faveur. M’enfin ça m’entraîne pour de prochains concerts si jamais j’ai des opportunités. Et ça m’a permis de passer une bonne soirée entre tomodachi (amis) !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Ecoutez aussi The Rabbit’s Foot, c’est sympa ^_^ !

3

▶ Kimi no Nikki ① : Premiers jours au Japon (日本生活の始め)

Mon premier Katsudon depuis mon arrivée. 美味しい!

Mon premier Katsudon depuis mon arrivée. 美味しい!

L’arrivée et l’installation au Japon n’est pas de tout repos !
Dans ce petit journal (日記, nikki), Kimi raconte ses premiers jours à Tokyo !

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

Ça fait six jours que je suis à Tokyo. J’ai beaucoup consacré mon temps au boulot et aux tâches administratives. La guest house où je travaille m’offre gratuitement un logement à la place d’un salaire. Un petit dortoir mixte avec une salle de bain. La chambre contient huit lits. Ce n’est pas très confortable pour installer nos affaires mais pour mes premiers mois, je ferai avec. Quand j’aurais un boulot rémunéré, je songerai à me prendre un petit appartement ou une share house. On a également une table et un frigo pour stocker nos réserves de nourriture, mais pas de cuisine. Du coup si je veux manger et cuisiner, je dois me rendre dans la salle communue de la guest house. Pareil si je veux avoir internet. Pas de wi-fi dans notre dortoir. Ce n’est pas pratique mais en tant que membre du staff, on peut profiter de la guest house à tout moment. Être dans ce dortoir donne des allures de collocation. Jusque là, nous sommes 5 ; une taïwanaise, deux anglais, une française et moi. Il y a aussi une deuxième chambre où deux japonaises résident. J’ai beaucoup sympathisé avec la taïwanaise avec qui j’exerce mon japonais (elle a un meilleur niveau que moi) en échange je lui apprends quelques mots de français. On est souvent ensemble du coup quand on reste à notre dortoir ou dans la guest house. Bref, je vous fais une visite de notre maison ? C’est parti !

Ce n’est pas du grand luxe, c’est le bordel, mais je m’en contente très bien ! Mon futur appartement sera sûrement bien plus petit que ça !

J’ai eu mon premier jour de boulot le 24 juin. Durant cette semaine, j’ai été formé un peu par tout le monde aux différentes tâches. C’est du ménage donc rien de bien sorcier. J’ai pu rencontrer les autres personnes qui travaillent à la guest house, dont un autre français. Tout le monde, aussi bien le staff japonais que mes collègues étrangers, est super sympa. Les gens du staff japonais m’ont tout de suite mise dans le bain : ils me parlent en japonais et si jamais je pige rien, ils répètent en anglais. Une des japonaises m’a tout de suite dit : « Tu dois progresser, donc je te parle en japonais. Tu verras, à force de parler et d’écouter, tu seras à l’aise. Gambatte ! » Je demande pas mieux même si les 3/4 du temps je les regarde d’un air hébété en disant (en japonais, quand même) « Désolée, j’ai pas compris…! ». Mes horaires sont super cools : 11h-14h ! Ce qui me laisse du temps pour dormir le matin, et du temps l’après-midi pour m’occuper des tâches administratives, chercher un autre travail et puis glander aussi haha !

Accompagnée de la coloc’ taïwanaise, je me suis rendue à la mairie pour faire enregistrer mon adresse au dos de ma carte de résident et pour souscrire à l’assurance maladie. Heureusement que j’étais en compagnie d’une personne maitrisant bien le japonais car les employés ne parlaient pas tous anglais ! Dans la foulée, nous nous sommes aussi occupées de m’ouvrir un compte bancaire et de faire ma carte de retrait. J’ai ouvert un compte à la Shinsei Bank et j’ai une belle carte de retrait… Bleue :D !! Je me suis posée la question sur prendre une carte de crédit ou une carte de retrait. Car avec la carte de retrait (qui est gratuite contrairement à la carte de crédit) on ne peut retirer que de l’argent (logique hein). Et moi qui veut acheter des places de concerts et des CDs sur internet par exemple, comment je fais ? C’est là que j’aime le Japon ! On a possibilité de payer avec nos chères Visa/MasterCard, mais aussi, et c’est l’option que je choisis à chaque fois, la possibilité de payer dans un konbini ! Suffit de choisir lequel et de présenter un numéro de paiement et le tour est joué !

Un… Konbini… ? Nani kore ??? (« C’est quoi ? » en japonais, retenez-le pour les prochains articles). Un konbini (コンビニエンスストアkonbiniensu sutoa) est un petit commerce de proximité ouvert 24h/24 et 7j/7. Quand je dis proximité, c’est vraiment proximité. Il y en a partout et de toute sorte : 7 eleven, Family Mart, LawsonSunkus, Mini Stop… Rien que dans le coin où je réside il y a un 7 eleven, un Lawson, un Sunkus… Dans les konbini, on y trouve l’essentiel pour la vie de tous les jours, souvent à petits prix ; alimentation, boissons, petite papeterie, produits ménagers, hygiène… On peut également, comme je le disais plus haut, régler ses achats par internet, mais aussi ses factures, récupérer des colis… On y trouve aussi des bornes ATM pour retirer du liquide (mais attention, si cela n’a pas changé, vous ne pouvez retirer qu’une petite somme, maximum 10 000 yens, soit environ 73€, si je me rappelle bien) et des bornes spéciales (dans les Mini Stop, ces bornes s’appellent Loppi) pour réserver billets de concerts et autres loisirs, mais sachez que ces trucs ne sont qu’en japonais. Du moins, à l’époque où j’ai du acheter un ticket de concert avec ce truc, c’était tout en japonais et l’employé du konbini ne parlait pas anglais. C’était drôle. Certains konbini disposent aussi de micro-ondes pour réchauffer vos plats que vous venez d’acheter ainsi que des tables et des chaises pour manger rapidement sur place ! Enfin ces konbini n’existent pas qu’au Japon. J’en ai aussi vu en Corée, en Malaisie et à Taïwan :). J’admire la personne qui a inventé le konbini ! T’as besoin d’un petit truc d’urgence ? T’as une petite faim ? Fais trois pas et HOP te voilà au konbini ! J’aime les konbini !

Le premier truc où je me suis retrouvée dans une impasse, c’est l’achat du téléphone. Et pourtant ce jour-là, je suis allée au magasin avec mon amie Mitsu et son copain japonais. Ici les forfaits sont sur un engagement de deux ans minimum. Si je ne reste qu’un an au Japon, il est préférable d’avoir une carte prepaid, mais avec la carte prepaid on a pas internet. Or j’ai besoin d’internet, rien que pour pouvoir contacter mes amies ou le boulot, le wifi se capte nulle part ici si on a pas d’abonnement téléphonique. A réfléchir !

Pour finir, j’ai aussi été repérer une laverie car pas de machine à laver au dortoir, mais aussi un supermarché pour faire les courses. Cette semaine j’ai soit mangé dans des petits restaurants, soit acheté au konbini. Perso, j’adore acheter des cochonneries au konbini mais j’ai déjà fait limite le tour de tout ce que propose le 7 eleven et niveau prix, même si c’est pas cher, j’économise mieux en allant au supermarché, donc Kimi, bouge tes fesses et remets-toi à la cuisine !

4

▶ 22 juin 2015 ; Arrivée à Tokyo

ただいま! Kimi débarque à Tokyo ! Pour la quatrième fois, puisque j’y ai déjà séjourné en touriste trois fois auparavant. Jamais trois sans quatre. Et cette fois, c’est pour quelque chose qui je l’espère sera bien plus enrichissant encore : un PVT. Pourquoi ? J’y ai toujours pensé. Trois séjours au Japon m’ont plus que convaincue de revenir plus longtemps. La durée est d’un an et j’ai envie d’en profiter pour découvrir le monde du travail et visiter d’autres endroits du pays.

J’ai pris le risque de tout quitter en France. « Tout plaquer pour aller au Japon. » Je vous dirai plus tard si j’ai bien fait. Pour l’instant je suis contente d’être de retour ici. Mon avion a atterri vers 15h30 environ. Dès lors, première tâche administrative à faire : récupérer la carte de résident. Au moment de passer à l’immigration, un officier me demande d’attendre sur le côté, le temps de laisser passer tous les autres passagers n’ayant pas de visa spécial. À côté, un Taïwanais, se lançant dans la même aventure que moi, on a du coup un peu discuté. Puis ce fut notre tour de passer. J’ai présenté mon passeport contenant mon visa. L’officier enregistre mes empreintes digitales, me prend en photo et au moment de scanner mon visa… Problème. ERROR 404 ! J’ai écouté l’officier expliquer à son collègue le problème. En connaissant que quelques mots, j’ai compris la situation. Visiblement la machine a eu un problème et n’arrivait pas à lire mon numéro de visa. J’ai du donc passer à un autre comptoir. L’officier m’a expliqué en japonais et anglais et j’ai fait au mieux pour répondre en japonais. Il a donc fait ma carte de résident, a tamponné mon passeport et remis un papier en anglais concernant ma carte de résident. Je trouve que la carte de résident japonaise a du style ! Regardez un peu !

Ensuite, direction Tokyo pour moi ! J’ai décidé d’avoir un pied à terre dans la capitale. Pourquoi ? Plus de chance de trouver du travail. Je connais bien la ville. La plupart de mes amis français et japonais résident là-bas.

Je me suis rendue à la guest house dans laquelle j’ai obtenu un petit job et qui se trouve pas loin d’Asakusa. Je ne suis pas rémunéré pour ce travail, mais je suis logée gratuitement. Je me suis installée et ai un peu discuté avec d’autres résidents. En anglais et un peu en japonais aussi. Je commence à m’exercer car oralement c’est plus difficile pour moi, je peux parler, mais quand on me parle, je ne pige plus rien. Je n’ai plus qu’à bosser ! 頑張ります!J’ai aussi rencontré quelques « collègues » dont une taïwanaise très gentille, qui s’est proposée de m’accompagner pour aller enregistrer mon adresse. Voilà pour cette première journée « Tokyoïte » !

Obtenir sa carte de résident

Pour récapituler, cette tâche n’est vraiment pas difficile, vous n’avez rien à faire. Juste à vous présenter au service d’immigration lorsque vous arrivez à l’aéroport. Ensuite :

  • Vous donnez votre passeport ;
  • L’officier enregistre vos empreintes et vous prend en photo, comme à chaque entrée sur le territoire japonais. Et fort heureusement ce n’est pas cette photo (celle où on a toujours une tête de déterré et des cheveux dégueulasses après 13h de vol) qui ressort sur votre carte de résident, mais celle qui a été utilisée pour votre visa ;
  • L’officier tamponne votre passeport et vous remet votre carte de résident en vous demandant de vérifier si les informations dessus sont correctes ;
  • Vous recevez en plus un papier en anglais. Une sorte de notice sur votre carte de résident.

Votre carte de résident agit comme votre pièce d’identité au Japon. Au dos de votre carte, vous devez enregistrer l’adresse où vous résidez. Une fois que vous avez un logement fixe, vous avez 14 jours pour le faire. Il est obligatoire que vous ayez votre carte de résident en permanence sur vous et de la montrer si un inspecteur de l’immigration ou un policer vous le demande. Si vous ne l’avez pas sur vous, vous êtes sujet à une amende de 200 000 ¥ (environ 1 500 €). Si vous quittez temporairement le Japon avec un Re-entry Permit, votre carte de résident est également nécessaire. Enfin, vous devez informer le service d’Immigration de tout changement concernant les informations de votre carte (changement de statut, adresse…).