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▶ Koyasan Stay : Séjour dans un Shukubo (宿坊)

Pour vivre pleinement un séjour dépaysant et renversant à Koyasan (高野山), lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師), y rester au moins une nuit et y profiter d’une hospitalité unique est l’expérience à ne pas manquer ! Il y a un large choix de temples proposant un hébergement dans des chambres traditionnelles avec onsen (温泉) : on les appelle Shukubo (宿坊) !

On pourrait traduire Shukubo par « logement des pèlerins dans un temple ». A première vue, un Shukubo ressemble à une simple auberge de voyageurs ou à un Ryokan (旅館, auberge traditionnelle et typique du Japon). Cependant, la différence la plus attrayante se trouve dans l’hospitalité. En effet, ce genre d’hospitalité dont on bénéficie dans un Shukubo ne se trouvera nulle part ailleurs ! Seul un Shukubo offrira l’expérience directe du bouddhisme et la dégustation de ses plats végétariens du monastère tout en permettant à ses visiteurs de se sentir apaisé et relaxé.

Les tarifs varient selon les services proposés (salle de bain privative, dîner et petit-déjeuner compris, vue sur jardin, bains en plein air…) mais en moyenne, comptez entre 15 000 ¥ et 20 000 ¥ la nuit avec petit déjeuner bouddhiste traditionnel inclus. Malgré ce prix, les temples affichent très vite complet. Il est d’ailleurs recommandé de réserver quelques semaines en avance.

Dans cet article, Kimi vous propose de passer une nuit chez…
Koyasan Onsen Fukuchiin (高野山温泉福智院) !

※ Introduction

Parmi la centaine de temples entourant Koyasan se trouve le temple Fukuchiin (福智院) qui existe depuis 800 ans avec comme représentant bouddhiste Aizen Myouoh (愛染明王).

Situé au cœur de la ville, le Shukubo Koyasan Onsen Fukuchiin propose des hébergements de style japonais dans un temple bouddhiste historique. Les voyageurs peuvent se détendre dans les bains thermaux publics, découvrir les transcriptions manuscrites de sutra (写経, sha-kyō), et écouter la récitation des sutras pendant l’office bouddhiste du matin.

À pieds depuis le Shukubo, il est possible de rejoindre la porte Daimon de Kongobu-ji (金剛峯寺大門) en 15 minutes et le temple Kongobu-ji (金剛峯寺), en 5 minutes.

Adresse : 657 Koyasan, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡高野町高野山657)
Accès : Takano Keisatsu Mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://www.fukuchiin.com/

※ Chambres et Services

Revêtues de tatami au sol, de shoji (障子, porte coulissante en papier), fusuma (襖, porte coulissante avec une peinture) et parfois d’un kotatsu (炬燵, table chauffante), les chambres de style japonais disposent des commodités nécessaires. Toutes sont pourvues d’une télévision et d’un coffre-fort et les mieux situées dans le temple offrent également une vue sur les jardins. Équipements de toilette, yukata ou samue (作務衣, vêtement de travail des moines bouddhistes) et serviettes sont fournies pour permettre un confort semblable à celui des Ryokan. Les voyageurs dorment dans un futon traditionnel apporté après le dîner et soigneusement préparé par le personnel.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, les voyageurs peuvent profiter de bains thermaux publics intérieurs et exclusivement en plein air, ainsi que de salles de sauna. Après une longue journée de randonnée dans la montagne ou de balade au cœur des temples de la ville, c’est un moment de détente et de relaxation fort appréciable. Ils peuvent également se poser et admirer les jardins traditionnels Tosen (登仙庭), Aizen (愛染庭) et Hasuna Yuzen (蓮菜遊仙庭) conçus par Shigemori Mirei (重森三玲), célèbre artiste paysagiste de l’ère Showa (昭和). Envie de repartir avec des souvenirs ? Il est possible d’en acheter à la boutique du temple. Enfin, des journaux quotidiens et une bagagerie sont disponibles à la réception.

A l’arrivée pour le check-in, les moines accueillent chaleureusement les voyageurs tout en offrant une hospitalité dévouée. Malgré la barrière de la langue, ne parlant que très peu anglais, ils font la faveur de bien expliquer le fonctionnement des lieux et offrent une petite visite des différentes pièces du temple.

※ De la cuisine bouddhiste (精進料理) pour le repas

Des plats bouddhistes traditionnels végétariens sont servis pour le petit-déjeuner. Des dîners sont également préparés sur demande préalable et au prix de 3 300 ¥. Tous les repas sont servis en chambre à l’heure souhaitée ou dans la salle à manger pour les groupes, sous réservation obligatoire. Ici aussi, le client se sent roi. Les repas, alliant simplicité et esthétique, sont délicatement disposés à table avec une explication pour chaque plat.

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Il serait regrettable de ne pas profiter de cette délicieuse cuisine même si elle exclut complètement viande et poisson. Les plats utilisent adroitement le gluten de blé, le wasabi de Kanayamaji (金山寺わさび) et le tofu de Koya (高野豆腐) comme substituts à la viande et offrent un aperçu des compétences, de la culture et de l’histoire des habitants de Koyasan. Les repas se composent également de plantes sauvages fraîches et de légumes de saison.

Voici par exemple un délicieux dîner (夕食) de chez Koyasan Onsen Fukuchiin, incluant :

  • légumes macérés (漬け物, tsukemono)
  • tofu nabe (豆腐鍋) accompagné de légumes et de plantes
  • tofu de Koya (高野豆腐)
  • peau de tofu (湯葉, yuba)
  • konjac (こんにゃく, konnyaku)
  • tempura (天ぷら)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • pousse de bambou (竹の子, takenono)
  • soupe miso (味噌汁, misoshiru)
  • divers accompagnements en petite quantité (châtaigne, patate douce, aubergine, haricot vert…)
  • mochi (餅)
  • kaki (かき)
  • thé chaud (ほうじ茶, houjicha)

Et pour un bon petit-déjeuner (朝食) complet, on retrouve :

  • tororo (とろろ) avec feuilles de nori (のり) et sauce soja (しょうゆ, shôyu)
  • pot-au-feu de ganmodoki, soit du tofu frit fabriqué en y mélangeant des légumes, des blancs d’œufs et des graines de sésame (おでんがんもどき, oden ganmodoki)
  • tofu nabe (豆腐鍋)
  • radis blanc découpé et assaisonné (切り干し大根, kiribôshi daikon)
  • racine de bardane (ごぼう, gobo)
  • salade de tofu (豆腐の白和え, tofu no shiraae)
  • soupe miso (味噌汁, misoshiru)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • algues hijiki (ひじき)
  • prune séchée (梅干し, umeboshi)
  • thé vert chaud (緑茶, ryokucha)

Savourez tranquillement et silencieusement votre repas tout en prenant le temps d’apprécier le gout de chaque aliment. Une fois terminé, il ne reste qu’à prévenir la réception par téléphone pour demander à débarrasser.

※ Office bouddhiste et expériences atypiques

Le point culminant d’un séjour dans un Shukubo est sans doute l’expérience de l’office bouddhiste (お勤め, otsutome) : la récitation des sutras qui imprègne le silence matinal, créant une atmosphère solennelle et vivifiante tout à fait unique.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, ça commence à 6 heures tous les matin et ça dure environ 50 minutes ! C’est un rituel qui vise à montrer la reconnaissance quotidienne aux divinités. Les photos sont donc interdites. Tout simplement parce que ce n’est pas une attraction touristique. Il s’agit d’une cérémonie religieuse que les moines font tous les jours, c’est leur mission, leur travail au quotidien.

Rassemblement dans la salle principale (本堂, Hondo). Inutile de réserver, il faut juste se présenter à l’heure, vêtus de vêtements normaux ou d’un samue (pas en yukata) et se purifier les mains à l’entrée avec de l’encens. Les moines sont assis autour de leurs divinités. Les spectateurs se trouvent un peu en retrait derrière, face aux divinités. Ils écoutent attentivement et silencieusement les moines réciter les sutras, certains connaissant les textes les accompagnent. Pendant que les moines récitent les sutras, les visiteurs viennent s’incliner silencieusement derrière eux à tour de rôle pour prier. Les gestes sont simples : s’incliner, prendre une pincée de cendres, la déposer dans un récipient différent, prier et s’incliner une seconde fois. La cérémonie termine par un discours en japonais du moine principal, incluant des remerciements dans différentes langues (dont le français !) et la possibilité d’admirer les trésors de la pièce et de se rendre aux jardins.

Les visiteurs peuvent aussi profiter de leur soirée en s’essayant à d’autres expériences atypiques comme le Shakyo (写経), l’écriture manuscrite du sutra Hannya Shingyo (般若心経, le Sutra du Cœur), au prix de 1 500 ¥ (réservation nécessaire). Cette pratique se différencie de la calligraphie ordinaire et peut-être considéré comme un exercice mental. En traçant chaque trait avec concentration, il est dit que le cœur s’apaise. Ecrivez votre souhait et tracez. Votre Shakyo recevra ensuite une bénédiction lors des offices bouddhiques du matin et est en général conservé au temple.

Enfin, il est possible de tester le Hourai (宝来), une décoration traditionnelle unique à Koyasan. Son design est réalisé de façon à attirer la chance. Le Hourai est réalisé avec du papier artisanal traditionnel de Koyasan. Compter 2 000 ¥ (réservation nécessaire) pour réaliser son propre Hourai.

※ Kimi témoigne

• Points positifs

On se sent dépaysé et en immersion totale dans la culture japonaise et l’univers du bouddhisme. J’ai découvert beaucoup d’aspects des traditions japonaises dans les manga. J’ai l’impression de vivre en vrai ceux de mon adolescence. Les chambres sont propres et spacieuses avec des futons confortables et le nécessaire pour la toilette. On passe un moment agréable dans les bains. Le repas servi directement dans la chambre à l’heure souhaitée est léger, équilibré et nous permet de découvrir de nouvelles saveurs culinaires. Le personnel est chaleureux et respectueux. Si vous parlez un peu japonais, vous pouvez facilement engager la conversation avec eux.

• Points négatifs

On loge dans un monument religieux et ancien, ce qui implique le fait que les chambres n’ont pas de clef et qu’elles se verrouillent seulement depuis l’intérieur. Heureusement, il y a toujours des coffres-forts mais le fait de quitter sa chambre temporairement sans pouvoir la fermer à clef pourrait en déranger certains. Bien que les chambres soient équipées de chauffage, l’ancienneté du bâtiment fait qu’il fait en hiver très froid dans les couloirs. Attention au coup de froid lorsqu’on se rend aux bains ou aux toilettes !

• Bilan

Expérience unique au cœur du bouddhisme et des merveilles de Koyasan ! À expérimenter une fois dans sa vie au dépourvu d’un choc culturel probable !

Kimi a renouvelé plus tard l’éxperience dans un Shukubo différent, celui de Sekishoin.
Retrouvez ce séjour en vidéo sur Kimi no Terebi (キミのテレビ) !


Avez-vous déjà séjourné dans un Shukubo ?
Quelles ont été vos impressions ?


♫ Un article = Une chanson ► FTISLAND – Stay

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▶ Like a Dream : Taiyaki (たい焼き), le poisson sucré !

C’est l’heure du goûter et vous avez une petite faim ? Pourquoi ne pas se laisser tenter par une petite douceur japonaise pour le plaisir ? Kimi en a une très bonne à vous proposer !

Connaissez-vous le taiyaki (たい焼き) ?

Cette petite pâtisserie traditionnelle (和菓子, wagashi) en forme de poisson (précisément la daurade, 鯛, prononcé tai en japonais) est constituée de deux ingrédients majeurs : la pâte à gaufres et la pâte de haricots rouges sucrés (餡, anko). Littéralement, taiyaki signifie « daurade cuite » (tai = daurade, yaki = cuit) en référence à la forme de cette pâtisserie et à sa préparation, incluant donc l’étape de la cuisson avant d’être consommé. Elle se déguste depuis une centaine d’années dans tout le pays, souvent pendant les festivals (祭, matsuri).

Où manger de très bons taiyaki ?

Bien entendu, on peut trouver des taiyaki au supermarché, les konbinis ou à n’importe quel festival. Mais, chez Kimi no BLUE TRAVEL, nous avons notre petit échoppe favorite qui sert de très bons taiyaki, contre lesquels ceux des supermarchés ne font pas le poids ! Pour manger un bon taiyaki, nous allons chez Taimu (たい夢), situé à Hirakata. Mais ne vous inquiétez pas, il y a plusieurs magasins de cette chaîne ailleurs dans le pays !

Chauds et moelleux, ces gâteaux sont un petit bonheur, comme un rêve ! Ce n’est pas pour rien que le magasin s’appelle Taimu (たい夢, le kanji 夢 signifiant « rêve »). Pas seulement à la pâte de haricots rouges, on peut y trouver d’autres saveurs qui varient selon les régions :
Ogura an (小倉あん) : le grand classique fourré à la pâte de haricots rouges sucrés originaires de la région d’Hokkaido.
Ufu Cream (うふクリーム) : fourré à la crème pâtissière, mais pourquoi l’appeler ainsi ? Tout simplement parce que うふ signifie en fait « œuf », l’écriture en hiragana représentant l’écriture phonétique du mot français.
Kuromame an (黒豆あん) : fourré à la pâte de haricots noirs, eux aussi originaires d’Hokkaido.
German Potato (ジャーマンポテト) : fourré à la pomme de terre et au bacon, pour une petite collation salée avec un peu d’épices.

Il y a également d’autres saveurs saisonnières comme châtaigne (栗くりあん), matcha (抹茶), patate douce (さつまいも) ou encore chocolat (チョコレートクリーム) proposées pendant une durée limitée. Les taiyaki standards coûtent en moyenne 150 ¥ et les taiyaki de saison peuvent monter jusqu’à 180¥. Et pour plus de croustillant, le magasin propose aussi des pieyaki (パイ焼き, tarte cuite). C’est comme le taiyaki sauf que l’on va utiliser de la pâte brisée.

Servis chauds, la cuisson est parfaite, l’extérieur étant croustillant et doré, l’intérieur moelleux et fondant en plus d’être légers et pas trop sucrés. Cela réchauffe le cœur pendant les journées froides d’hiver ou à n’importe quel moment de l’année !

Taimu Kuzuha (たい夢 くずは店)
Adresse : 1-1 Higashi Funahashi, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市東船橋1-1)
Accès : Fujiwara Bus Stop (Keihan Bus 39, 2A)
Site internet : https://www.obn.co.jp/taimu/


♫ Un article = Une chanson ► Francis and the Lights – Like a Dream

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▶ Le Goshuin (御朱印)

Grand voyageur, grande voyageuse qui parcoure le Japon et effectue un arrêt dans les nombreux temples bouddhistes et sanctuaires shintoïstes du pays, vous connaissez sans doute l’existence du Goshuin (御朱印), l’empreinte du sceau de ces lieux sacrés. Souvenir original et typique, collectionnez-les et rassemblez-les dans un Goshuin-cho (御朱印帳), un carnet spécialement dédiés aux Goshuin.

Vous désirez en savoir plus ? Alors lisez la suite de cet article !

※ Qu’est-ce que le Goshuin ? (御朱印とは何ですか。)

Le Goshuin (御朱印) correspond à l’empreinte du sceau des temples bouddhistes et sanctuaires shintoïstes au Japon que les visiteurs et adorateurs peuvent recevoir. Cependant, il peut arriver que certains sanctuaires et temples n’offrent pas du tout ce service.

En japonais, ce terme se décompose en trois kanjis :
(go) : terme honorifique ajouté au début de mots « importants ». L’empreinte du sceau est considéré comme un objet sacré, il droit donc être mentionné et traité avec un grand respect
(shu) : vermillon, faisant référence à la couleur rouge vif tirant sur l’orangé de l’encre utilisée pour marquer le sceau
(in) : empreinte du sceau
En d’autre terme, le Goshuin représente la marque rouge sacrée de chaque temple bouddhiste et sanctuaire shintoïste.

Mais précisément, il ne s’agit pas d’une simple marque rouge comme l’Inkan (印鑑). Le contenu est un peu plus complexe et se compose en plusieurs parties : on retrouve à la fois des empreintes de sceau et de la calligraphie. De même, il diffère selon les temples et sanctuaires. Voici par exemple le Goshuin du temple Kongobu-ji (金剛峯寺), situé à Koyasan (高野山).

  1. 令和元年拾壱月拾七日 (17 novembre de la première année Reiwa) : Date de visite
  2. 遍照金剛 (Henjokongo) : autre nom de Kobo-Daishi Kukai (弘法大師空海), saint fondateur de l’école bouddhiste Shingon
  3. 金剛峯寺 (Kongobu-ji) : Nom du temple
  4. Empreinte du sceau du temple
  5. Empreinte du sceau du lieu où se situe le temple
  6. 奉拝 (Houhai) : terme signifiant « culte », « adoration », « vénération »
  7. यु (Yu) : caractère sanskrit exprimé pour Kobo-Daishi Kukai
  8. 高野山 (Koyasan) : Nom du lieu où se situe le temple

Autre exemple de Goshuin du sanctuaire Ikuta (生田神社) à Kobe (神戸), un peu plus simple.

  1. 令和二年二月一日 (1er février de l’année 2 Reiwa) : Date de visite
  2. 生田神社 (Ikuta Jinja) : Nom du sanctuaire
  3. Empreinte du sceau de l’emblème du sanctuaire
  4. Empreinte du sceau du sanctuaire
  5. 奉拝 (Houhai)

A l’origine, le Goshuin était remis aux pèlerins qui offraient un sha-kyo (写経, transcription manuscrite de soutra) aux temples. L’empreinte du sceau est considéré comme sacré étant donné qu’il représente l’image du temple. De nos jours, il est bien sûr possible d’obtenir un Goshuin sans avoir à offrir un sha-kyo.

※ Le Goshuin-cho (御朱印帳)

Pour rassembler et collectionner les Goshuin, il est préférable d’avoir un carnet dédiés à cet effet, le Goshuin-cho (御朱印帳). Les temples et sanctuaires refuseront d’y inscrire leur Goshuin dans tout autre type de cahier ou dans un carnet contenant des tampons commémoratifs, alors attention ! Le Goshuin-cho est aussi un objet sacré et doit être entretenu avec respect ! Retenez ces mots :

御朱印帳

御朱印には、お参りされた佛様の功徳を納めさせていただいております。
御朱印帳は大変神聖なものでございますので、スタンプ帳やノートは区別いただき、大切にお取り扱いください。」

 Carnet de Goshuin

Le Goshuin est dédié au mérite de la visite de la demeure de Bouddha.
Le carnet de Goshuin est un objet très sacré et différent d’un carnet de timbres ou d’un cahier quelconque alors manipulez-le avec soin.

※ Obtenir un Goshuin (御朱印をもらう)

Lorsque vous arrivez au sanctuaire ou au temple, assurez-vous d’abord de faire une petite offrande au saisenbako (賽銭箱, tirelire en bois situé devant la salle de culte Haiden, 拝殿) et de prier. Étant donné que le Goshuin est essentiellement une preuve de pèlerinage vers un site religieux, il est impératif d’au moins rendre hommage au temple ou au sanctuaire. De plus, si vous visitez un sanctuaire, assurez-vous de suivre les directives générales lorsque vous entrez dans les lieux du sanctuaire (s’incliner devant la porte torii avant d’entrer, se purifier les mains…).

Une fois cela fait, dirigez-vous vers la réception de Goshuin et remettez votre carnet, de préférence ouvert à la page que vous souhaitez tamponner. Si vous n’avez pas de carnet dédié aux Goshuin, on vous le remettra sur une feuille de papier distincte que vous pourrez coller plus tard. La plupart des Goshuin sont payants, le prix variant de 300 ¥ à 500 ¥. On vous remettra le plus souvent une plaque numérotée, puis on vous demandera d’attendre. Attendez patiemment sans parler ni consulter votre smartphone. Ne surtout pas manger ou boire ! Lorsque votre numéro est appelé, remettez alors votre plaque et le montant demandé (essayez de prévoir de la monnaie et évitez de payer avec des billets) et récupérez votre Goshuin.

C’est toujours une belle surprise d’ouvrir son Goshuin-cho et d’y découvrir l’empreinte fraîchement inscrite. Il arrive qu’on remette un papier qui en plus de permettre à l’encre de sécher et de ne pas tacher les autres pages du carnet, vous rappelle les règles de bon entretien et de respect envers votre Goshuin-cho, ainsi que des coupons de réduction et des prospectus sur le temple ou le sanctuaire visité.


Possédez-vous un Goshuin-cho ?
Combien de Goshuin avez-vous collecté jusqu’à présent ?

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▶ Stay Royal Tea : La cérémonie de thé (茶道)

La cérémonie du thé, art traditionnel inspiré en partie par le bouddhisme zen. En japonais, il est symbolisé par deux kanjis : 茶道 que l’on lit « chado » et qui signifie littéralement « la voie du thé ». En japonais, beaucoup d’arts traditionnels et arts martiaux japonais contiennent le kanji de « voie » (道) : judo (柔道), kendo (剣道), aikido (合気道)… Chado pour le thé fait aussi partie de cette catégorie. La cérémonie de thé suit tout un processus précis sur le mode d’une « voie » spirituelle. L’autre mot qui distingue l’art du thé est chanoyu (茶の湯) qui correspond particulièrement au thé servi dans de l’eau chaude, notamment en période hivernal. S’adapter aux saisons est important dans cette cérémonie !

A travers cet article, Kimi vous emmène sur la voie spirituelle du thé et vous explique son histoire, sa préparation et son déroulement !

Histoire (歴史)

Dans la cérémonie de thé, le matcha (抹茶) est utilisé : il s’agit d’une poudre très fine de thé vert moulu, qui a été broyée entre deux meules en pierre. Le matcha serait originaire de Chine et aurait été introduit au Japon au 12ème siècle. Les premières personnes à en boire furent les moines bouddhistes zen. La plupart des thés viennent des mêmes feuilles de thé mais leur processus de fabrication est différent : le matcha et le thé vert (緑茶, ryokucha) sont réalisés sans fermentation ni oxydation contrairement au thé noir (紅茶, kōcha) par exemple.

L’esprit de la cérémonie de thé (茶道の標語)

La cérémonie de thé repose sur quatre mots :
Harmonie (和, wa) : ouvrez votre cœur et entendez-vous avec les autres (open one’s heart and get along with one another)
Respect (敬, kei) : respectez-vous les uns les autres (respect one another)
Pureté (清, sei) : purifiez non seulement ce que l’on peut voir, mais aussi ce qui se trouve dans votre cœur (purify not only what one can see, but also what’s within one’s heart)
Tranquillité (寂, jaku) : gardez votre calme en toute situation (keep your calm in any situation)

Ces mots révèlent tout sur l’esprit du thé et on les doit à un grand maître en la matière : Sen no Rikyu (千利休). Non seulement suivre l’état d’esprit, pour cet homme qui a étudié en profondeur la cérémonie du thé, il faut avant tout y mettre tout son cœur. Quand il demandait à ses disciples si leur cœur était préparé pour la cérémonie de thé, ils répondaient « Je peux au moins faire ça. » On raconte donc que si quelqu’un peut le faire, il peut devenir un disciple. Cependant, un bon disciple se résumera aux points suivants. Voici les 7 commandements d’un bon disciple de la cérémonie de thé :

  • Réalisez un délicieux bol de thé : ayez l’attitude de vouloir tout mettre en œuvre pour faire du bon thé
  • Disposez le charbon de bois pour que l’eau bout rapidement : savoir ce qui est essentiel est important
  • Gardez la pièce fraîche en été et chaude en hiver : tenez compte des saisons est important
  • Disposez les fleurs au fur et à mesure qu’elles fleurissent dans la nature : respectez la vie qui vous est offerte par la nature
  • Soyez prêt en avance : soyez attentif au temps et faites-lui de la place
  • Soyez prêt en cas de pluie : vous devez pouvoir vous adapter à toute les situations
  • Tenez compte de vos invités : respectez les autres et profitez de ce moment ensemble car celui ne se produit qu’une seule et unique fois

Le septième commandement s’applique notamment dans la gestuelle, c’est-à-dire, l’inclinaison (おじぎ). Au moment de servir ou de recevoir le thé, il est obligatoire de s’incliner pour montrer le respect. A genoux, disposez à l’avant vos mains sur le sol de façon à former le chiffre huit en japonais (八), puis inclinez le corps vers l’avant. Il y a deux types d’inclinaison dans la cérémonie de thé :
– l’inclinaison formelle (真, shin) entre l’hôte et l’invité face-à-face : abaissez doucement les deux mains devant les genoux, déplacer naturellement le haut du corps et penchez-vous vers l’avant de façon à ce que les paumes touchent entièrement le sol sur les tatamis et que votre ventre touche vos genoux
– l’inclinaison informelle (行, ko) entre invités côte-à-côte : le dos droit, penchez-vous en avant et abaissez vos mains de jusqu’à ce que la deuxième articulation seulement touche le sol.

Ces gestes s’accompagnent de salutations (挨拶) :
– お先に (o saki ni, veuillez m’excuser de me servir en premier) : à dire à l’invité à côté de vous quand vous êtes servi avant lui
– お相伴いたします (o shōban itashimasu, je me joins à vous) : à dire à l’invité à côté de vous quand vous êtes servi après lui
– お点前頂戴いたします (o temae chōdai itashimasu, je vous remercie pour le thé) : à dire à l’hôte qui vous sert le thé

La voie du thé (茶道)

► Accueil

Le salon où se tient la cérémonie de thé (茶室) est en général implanté dans un jardin. Avant d’entrer on se purifie les mains et la bouche comme au sanctuaire et on entre par une petite entrée. A l’intérieur, les invités se dirigent alors vers le tokonoma (床の間) où ils admirent les parchemins, les calligraphies et autres décorations (objets d’art, plantes..). Puis, ils s’assoient dans la position seiza (正座« assise correcte », terme employé pour désigner la façon traditionnelle compassée de s’asseoir au Japon) par ordre de prestige.

Il arrive qu’il y ait un premier rassemblement (茶事) durant lequel un repas léger et simple, appelé kaiseki (懐石) ou chakaiseki (茶懐石) est servi aux invités, suivi par une dégustation de saké (日本酒). Si il n’y a pas de rassemblement, l’hôte procède directement à la cérémonie.

► Préparation : les indispensables ustensiles

Tous les objets de la cérémonie du thé sont entretenus avec une précaution exquise. Ils sont scrupuleusement nettoyés avant et après chaque utilisation et avant leur rangement. Même si ils sont déjà propres avant l’arrivée des invités, le lavage des ustensiles est quand même réalisé devant eux par politesse. Ces ustensiles sont les suivants :

  • chawan (茶碗) : bol utilisé pour la préparation et la consommation du thé
  • chakin (茶巾) : toile blanche et rectangulaire de lin utilisée pour le rituel du nettoyage du bol
  • chasen (茶筅) : fouet pour mélanger le thé en poudre dans l’eau
  • chaki (茶器) : pot contenant le thé en poudre, il en existe deux types selon la matière avec laquelle ils sont fabriqués (natsume (棗) pour les pots en bois ou bambou et cha-ire (茶入) pour les pots en céramique)
  • chashaku (茶杓) : cuillère à thé
  • fukusa (袱紗) : carré de soie utilisé pour le nettoyage symbolique du chashaku et du chaki, ainsi que pour manipuler le couvercle de la bouilloire chaude
  • hishaku (柄杓) : longue louche en bambou utilisée pour transférer l’eau du et vers les pots en fer et les récipients d’eau fraîche
  • kaishi (懐紙) : papier utilisé pour placer la nourriture (des sucreries japonaises qui accompagnent le thé) et essuyer les doigts que l’on porte plié et coincé dans la poche de poitrine du kimono

► Déroulement de la cérémonie

La cérémonie peut commencer. L’hôte procède au nettoyage des ustensiles dans un ordre déterminé et en utilisant des gestes très précis. Les ustensiles sont placés dans l’ordre exact de rangement en accord avec la préparation qui suivra. Lorsque les opérations de nettoyage et de préparation des ustensiles sont terminées, l’hôte introduit deux cuillères de poudre de thé avant d’y ajouter l’eau (chaude ou froide selon la saison). Puis il mélange avec le fouet. Sans l’enfoncer entièrement dans le bol, le fouet est trempé de façon à immerger environ 0.5 à 1 cm et est agité de gauche à droite pendant plusieurs allers-retours. Lors de la manipulation, l’hôte fait volontairement du bruit car le son de l’eau s’accorde à l’atmosphère pure et tranquille que reflète la cérémonie de thé.

Pendant que le thé est en cours de préparation, les douceurs sont apportées aux invités. Ce sont souvent des sucreries japonaises. On distingue deux types :
omogashi (主菓子, sucreries principales) : pâtisserie copieuse traditionnelle wagashi (和菓子), différente selon les saisons (mochi, manju, dango, ohagi…), servis avec le thé épais
higashi (干菓子, sucreries sèches) : petits bonbons secs et très sucrés de couleurs différentes selon les saisons et représentant des fleurs ou autre symbole associé à la saison, servis avec le thé fin

Lorsqu’on les apporte et qu’on leur propose de se servir en disant « お菓子をどうぞ » (okashi wo douzo, veuillez vous servir s’il vous plaît), les invités s’inclinent et répondent « お菓子を頂戴いたします » (okashi wo chōdai itashimasu, je vous remercie pour les sucreries). Il faut ensuite dire « お先に » (o saki ni, veuillez m’excuser de me servir en premier) à la personne qui se trouve après, prendre le plateau en face de soi avec les deux mains, le soulever légèrement pour exprimer ses remerciements, le reposer, s’incliner à nouveau et prendre une sucrerie pour la poser sur le kaishi. Enfin, le plateau est passé à l’invité suivant. La sucrerie est consommée avant de recevoir le thé.

Le thé enfin prêt, c’est le moment de le recevoir. Le bol est placé face à l’invité à l’intérieur de la bordure du tatami. Chaque invité s’incline et dit « お点前頂戴いたします » (o temae chōdai itashimasu, je vous remercie pour le thé), et prend le bol de thé dans ses mains. Il faut le poser sur la main gauche, prendre le temps de l’admirer et le tourner deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre de deux heures à quatre heures avec la main droite, boire le thé en trois gorgées. Une fois terminé, il faut essuyer l’endroit où on a bu avec son pouce et essuyer son pouce avec le kaishi, tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre de quatre heures à deux heures et reposer le bol cette fois à l’extérieur de la bordure du tatami.

L’hôte demande alors aux invités si ils désirent encore du thé et nettoie les ustensiles Les invités quittent la maison du thé, l’hôte les saluant de la porte, mettant ainsi fin à la cérémonie. Une cérémonie de thé peut durer entre une et cinq heures, selon le type de repas et de thé servis.


Avez-vous déjà participé à une cérémonie de thé ?
Quelles furent vos impressions ?


♫ Un article = Une chanson ► Fall Out Boy – Stay Frosty Royal Milk Tea

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▶ Koyasan Climbing Adventure : Sur les chemins du Pèlerinage

Koyasan (高野山), comme son nom l’indique (山, yama, signifiant montagne), est un massif montagneux du Japon, situé, au sud-est d’Osaka dans la préfecture de Wakayama. Lieu de culte fondé par Kobo Daishi (弘法大師) connu aussi sous le nom de Kukai (空海), moine bouddhiste solitaire, on peut s’y rendre facilement par la ligne Nankai Koya depuis Namba et par funiculaire. Mais quand on aime l’aventure et la nature, pourquoi ne pas s’y rendre à pied ? Escaladez la montagne et découvrez ses merveilles cachées à travers différents circuits !

Toutes les routes du Pèlerinage mènent à Koyasan

Plusieurs chemins, de longueur et difficulté sont possibles pour rejoindre Koyasan tout en profitant des merveilles de sa nature riche et paisible. Pour une petite randonnée sans forcément rejoindre le sommet, il y a aussi d’autres petits circuits reliant des temples ou autre monuments naturels ou sacrés.

• Circuit Choishimichi : route principale du circuit du Pèlerinage
Itinéraire entier : Jison-in → Konpon Daitô → Okuno-in (24 km, 8h30)
Itinéraire raccourci : Sanctuaire Niutsuhime → Konpon Daitô (15 km, 5h)

• Circuit Kyo Osaka-michi : ancienne route principale du circuit du Pèlerinage, la pente raide Iroha-zaka fait de ce circuit l’un des plus difficiles
Itinéraire entier : Kamuro Station → Temple Nyonindo (9,5 km, 5h)
Itinéraire raccourci : Gokurakubashi Station → Temple Nyonindo (2,5 km, 1h30)

• Circuit Kuroko-michi : circuit raide mais avec de beaux paysages à voir
Itinéraire : Hashimoto Station → Koya Keisatsu Mae Bus Stop (18,1 km, 7h30)

• Circuit Nyonin-michi : circuit autrefois emprunté par les femmes pour aller se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi, étant donné qu’elles n’étaient pas autorisés à pénétrer dans Koyasan
Itinéraire : Temple Nyonindo → Okuno-in (7 km, 3h30)

• Circuit Koya Sanzan : circuit circulaire faisant le tour de la zone sacrée d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (転軸山), Yoryu (楊柳山) et Mani (魔尼山)
Itinéraire : Okuno-in → Ichinohashi (10km, 3h30)

• Circuit Mitani-zaka : circuit reliant les sanctuaires Niusakadono et Niutsuhime
Itinéraire : Sanctuaire Niusakadono → Sanctuaire Niutsuhime (5,5 km, 2h)

Visites pendant l’ascension (登山中の観光)

Au pied de Koyasan ou au cours du circuit emprunté, si le timing le permet, les temples et sanctuaires présents constituent des visites agréables et des lieux de culte paisibles.

• Sanctuaire Niutsuhime (丹生都比売神社)

Inscrit au patrimoine mondial depuis 2004, c’est un lieu sacré unique où fusionnent le shintoïsme enraciné dans l’ancienne tradition du culte de la nature au Japon, et le bouddhisme, introduit en Asie de l’Est à partir de l’Inde. Il est de coutume de venir se recueillir dans ce sanctuaire avant de se rendre à Koyasan. Le bâtiment principal Honden (本殿) et la porte à deux étages Romon (楼門) sont des biens culturels nationaux importants.

Adresse : 230 Kamiamano, Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町上天野230)
Accès : Niutsuhime-jinja mae Bus Stop (Katsuragi Community Bus)
Site internethttps://niutsuhime.or.jp/

• Temple Jison-in (慈尊院)

Etant donné que les femmes n’étaient pas autorisées à entrer à Koyasan jusqu’en 1872, la mère de Kobo Daishi (弘法 大師) vivait dans ce temple. Depuis lors, ce temple a été rebaptisé Nyonin Koya (女人高野), et les femmes affluent constamment vers le temple pour s’y recueillir. Mirokudo (弥勒堂) est un bien culturel national important et la grande pagode Tahoto (多宝塔) d’une beauté impressionnante. Dans l’enceinte du temps se trouvent également divers espaces et objets de culte comme la Pierre de la Fortune (みくじ石) ou le clocher (鐘楼堂) où l’on peut prier pour la bonne fortune ou la santé.

Adresse : 832 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院832)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://jison-in.org/

• Sanctuaire Niukanshofu (丹生官省符神社)

Construit en 816 avec Jison-in (慈尊院), on y trouve le bâtiment principal Honden (本殿) considéré comme un bien culturel national important.

Adresse : 835 Jison-in, Kudoyama-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡九度山町慈尊院835)
Accès : Kudoyama Station (Nankai Koya Line)
Site internethttp://niujinja.sakura.ne.jp/

• Sanctuaire Niusakadono (丹生酒殿神社)

Ce sanctuaire tiendrait ses origines de l’histoire d’un dieu local brassant du saké dans les environs pour la première fois. De grands arbres Ginkgo (Arbres aux quarante écus) y sont implantés et changent magnifiquement de couleur chaque année de mi-novembre à début décembre.

Adresse : 631 Mitani,Katsuragi-cho, Ito-gun, Wakayama (和歌山県伊都郡かつらぎ町三谷631)
Accès : Myoji Station (JR Wakayama Line)
Site internethttp://www.wakayama-jinjacho.or.jp

Matériel (器具)

Ce n’est pas le Mont Fuji mais l’ascension de Koyasan par le circuit Chôishi est assez longue donc il est utile de prévoir du bon matos de randonnée et des provisions.
Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

• des chaussures de marche
• un sac à dos adapté pour la randonnée
• de l’eau, entre 2 et 3L
• des barres énergétiques et de la nourriture
• de l’argent, il y a des distributeurs de boissons sur le parcours et des fruits de saison pour 100¥
• des vêtements chauds, vêtements de pluie, casquette, lunettes, selon la saison
• une trousse de survie
• une lampe de poche ou une lampe frontale
• des sacs plastiques pour les déchets

Le circuit Chôishi (町石道)

▶ Présentation (紹介)

Le circuit Chôishi (町石道) est un sentier de 24 km de long avec un marqueur en pierres (町石, chōishi) tous les 109 mètres gravés avec leur numéro. Les voyageurs s’aventurant dans ce parcours peuvent ainsi compter et se donner du courage jusqu’à l’arrivée. D’une hauteur de plus de trois mètres, chacun des panneaux de signalisation en pierre marquant le parcours est un stupa en forme de gorintô à cinq niveaux, représentant les cinq éléments principaux de l’univers bouddhiste ésotérique. Les stupas prennent Konpon Daitô (根本大塔) comme point d’origine et sont numérotés en conséquence, avec 36 autres stupas reliant cette pagode centrale au mausolée de Kôbô Daishi (ou Kôbô Daishi Gobyô). Plus de 80% des stupas que nous voyons aujourd’hui ont été construits à l’époque de Kamakura, et ils continuent d’évoquer l’atmosphère de leur passé lointain.

Le circuit commence au temple Jison-in (慈尊院) jusqu’à Daimon Gate (大門). Créé par Kukai (空海) et situé au sein du parc préfectoral de Koyasan Chôishi-michi Tamagawa (高野山町石道玉川峡県立自然公園), le sentier est inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO dans l’ensemble des sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii.

Attention, il y a très peu de toilettes sur le parcours. Prévoir du matos de randonnée, des provisions pour avoir de l’énergie et si vous n’arrivez pas avant la tombée de la nuit, une lampe torche ou frontale. En effet, une fois la nuit tombée il fait profondément noir.

Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Chôishi

▶ L’ascension (登山)

Rendez-vous à la station Kudoyama (九度山) par la ligne Nankai (南海線) pour rejoindre le point de départ à Jison-in (慈尊院). Le train est rempli de bon matin d’alpinistes et voyageurs et un soleil radieux est là pour nous accompagner dans cette aventure.

Kudoyama est un petit coin agréable. Les gens se saluent tous et le samedi matin, le marché est ouvert près de la Michi no Eki (道の駅). Fruits et légumes frais à des prix attractifs, les clients sont prêts à faire plus d’une heure de queue. On peut aussi trouver des antiquités, ustensiles, et street food en cas de petite faim.

Puis il est temps de partir pour cette longue randonnée ! A Jison-in (慈尊院), on gravit les premières (mais pas les dernières) marches pour passer la torii du sanctuaire voisin, Niukanshōfu (丹生官省符神社) avant de rejoindre la route menant jusqu’à Daimon (大門), au marqueur en pierre numéro 180.

Passage dans des forêts de bambous et d’immenses arbres, pentes raides et rocheuses, points d’observation offrant un panorama de dingue sur les agglomérations entourant la montagne, c’est un long parcours assez physique mais récompensé par la beauté du paysage et des fruits de saison à 100¥ le sac mis à disposition sur le parcours. Les mikan et les kaki frais sont un régal en automne. Le don ne se refuse pas quand on connait le prix en supermarché.

De Futatsu Torii (二ツ鳥居) à Yadate le parcours au cœur de la foret est plat et plus facile. On avance rapidement en passant par des torii et chōishi. Il n’y a pas un bruit audible mis à part celui du vent soufflant sur les arbres et des quelques êtres vivants habitant la forêt. On est seul avec soi-même, on oublie toutes les pensées, les choses négatives, on respire juste la nature tout en parcourant le chemin.

Puis ce sont enfin les deux dernières heures d’ascension jusqu’à Daimon Gate (大門), le point d’arrivée et l’entrée dans le cœur de Koyasan. Ce sont sans doute les heures les plus difficiles physiquement et mentalement, les jambes accumulent la fatigue des nombreux kilomètres parcourus, les pentes raides semblent infinies, et la nuit tombant, la forêt s’assombrit rapidement. Il fait nuit noire si bien que ça en devient effrayant. Ne pas oublier la lampe torche ! Essoufflé et le cœur battant, après avoir difficilement repéré dans le noir le bout du chemin, on fait finalement face à Daimon Gate, porte d’entrée de la ville du sommet de la montagne !

Il fait nuit noire, les rues sont désertes mais en automne, c’est un accueil avec de belles surprises en présence des feuilles rouges, Koyo (紅葉), dont la couleur étincelante est accentuée par les lampadaires. Première récompense de cette ascension avant de savourer celle de déguster un délicieux dîner et de passer une bonne nuit dans un Shukubo (宿坊).

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Le circuit Nyonin-michi (女人道)

▶ Présentation (紹介)

Il s’agit du chemin que prenaient les femmes autrefois pour se rendre jusqu’au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟) et Okuno-in (奥の院). Jusqu’à la 5ème année de l’ère Meiji (明治5年 soit en 1872), les femmes n’étaient pas autorisées à se rendre à Koyasan. Pour pouvoir se recueillir au mausolée de Kôbô Daishi (弘法大師御廟), lieu sacré au centre des croyances de ce grand moine, elles empruntaient donc le chemin Nyonin-michi (女人道, littéralement « route des femmes »).

Le circuit commence au temple Nyonindo (女人堂), accessible en bus depuis la station Koyasan, passe par la porte Daimon (大門) pour terminer à Okuno-in (奥の院). Environ 7 km pour 3h30 de marche.
De la station Koyasan à l’arrêt de bus de Nyonindo, la route n’est autorisée que pour les bus, il est donc primordial de se rendre au point de départ en bus avec les bus Nankai Rinkan (南海りんかんバス). Les horaires (時刻表) sont disponibles sur le site de la compagnie. Prendre le bus à la voie 2 en direction de Okuno-in. Le plan du circuit est disponible sur le lien suivant : Circuit Nyonin-michi

▶ L’ascension (登山)

Koyasan Climbing Adventure ; deuxième ! Départ à 9:50 au point 1 au cœur de la forêt montagneuse. Ça monte et ça descend, il faut enjamber les troncs et racines des arbres. Le chant des oiseaux résonne et relaxe pendant cette randonnée dans une nature paisible.

Sur le chemin, c’est la découverte de temples cachés avec des torii, comme Bentendake (弁天嶽). Il y a également une petite aire de repos avec tables et de splendides points de vue. Passé quelques torii, c’est le croisement avec le point d’arrivée du circuit Chôichi (町石道), face à Daimon (大門), porte d’entrée du cœur de Koyasan ; 2 km de fait en une heure environ. 3h10 après le point de départ, on quitte finalement de la verdure et les hauts arbres pour faire face à l’entrée d’Okuno-in (奥の院), marquant la fin de ce parcours. Un peu physique mais à la portée de tous les passionné(e)s de randonnée ! N’importe quelle femme peut le faire !

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