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▶ Koyasan Travel : Le Guide de Kimi

Koyasan (é«˜é‡Žć±±) est l’incarnation de l’esprit de Kukai (ç©șæ”·), plus connu sous le nom de Kobo Daishi (ćŒ˜æł•ć€§ćž«), moine solitaire et fondateur de ce lieu de culte au fin fond des montagnes pour la secte bouddhiste Ă©sotĂ©rique Shingon. On raconte que Kukai se rendit en Chine il y a environ 1200 ans pour y acquĂ©rir les plus hauts niveaux de connaissances sur le bouddhisme Ă©sotĂ©rique transmis par l’Inde, ainsi que sur l’astronomie et la gĂ©ologie avant de rentrer au Japon. A son retour de Chine, alors qu’il Ă©tait Ă  la recherche d’un lieu adaptĂ© pour diffuser le bouddhisme Ă©sotĂ©rique, Kukai lança un objet bouddhique appelĂ© sankosho (䞉鈷杔) vers le Japon. Cet objet aurait alors atterri sur Koyasan. C’Ă©tait un moine peu commun, diffusant ses compĂ©tences et sa lĂ©gende Ă  travers le Japon. Si il y a bien un endroit qui a accumulĂ© plus qu’ailleurs la sagesse et les connaissances de Kukai, c’est Koyasan !

On peut passer un sĂ©jour d’un weekend dans ce lieu culte inscrit au patrimoine mondial : ascension de la montagne le premier jour, nuit dans un temple et visites le deuxiĂšme jour par exemple !

Dans cet article, Kimi est votre guide pour les visites intĂ©ressantes, Ă  la fois religieuses et touristiques, Ă  Koyasan. C’est parti les ami(e)s !

※ Se rendre Ă  Koyasan

Koyasan se situe dans la prĂ©fecture de Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒ), Ă  environ 2 heures d’Osaka. Le meilleur itinĂ©raire pour se rendre au pied de Koyasan est de prendre la ligne de train Nankai Koya qui relie sans trop de changements les deux villes. Puis jusqu’au sommet, prendre le funiculaire. Puis jusqu’au sommet, prendre le funiculaire et le bus. Pour rejoindre le centre de Koyasan depuis la station du funiculaire, plusieurs bus assurĂ©s par le groupe Nankai Rinkan Bus (ć—æ”·ă‚Šă‚“ă‹ă‚“ăƒă‚č) circulent car une partie de la route est interdite aux piĂ©tons. Les lignes, les horaires et les tarifs sont disponibles sur le site officiel.

‱ En train

Namba Station
↓ Nankai Koya Line Express (direction Hashimoto) ↓
Hashimoto Station
↓ Nankai Koya Line Local (direction Gokurakubashi) ↓
Gokurakubashi Station
↓ Nankai Koyasan Cable (direction Koyasan) ↓
Koyasan Station
Coût : 1 390  „
Temps de trajet : 2 heures 30 environ

‱ En voiture

De Osaka, prendre la route nationale 480 (ć›œé“480ć·, 2 heures environ).

※ Visites Ă  Koyasan : au cƓur des temples bouddhistes

Koyasan, c’est plus d’une centaine de temples ouverts aux visiteurs et proposant d’y dĂ©couvrir des trĂ©sors cachĂ©s, d’expĂ©rimenter les cĂ©rĂ©monies religieuses ou encore d’y sĂ©journer. Mais alors, si il y en a plus d’une centaine… Par oĂč commencer ? Quels sont ceux Ă  ne pas manquer ? Les six lieux Ă  visiter en premiers sont regroupĂ©s dans le centre de Koyasan et on peut bĂ©nĂ©ficier d’une rĂ©duction pour tous les visiter !

Optez pour le ticket spĂ©cial offrant l’accĂšs Ă  5 sites ainsi qu’une participation Ă  une cĂ©rĂ©monie bouddhiste, Jukai (ć—æˆ’), pour 1500 „, ce qui offre un bon rapport qualitĂ©-prix. Il est possible d’acheter bien entendu ce ticket dans chacun des sites inclus dans le coupon.

① Kongobuji (金扛泯ćŻș)

Le temple Kongobuji est le temple Ă  la tĂȘte de l’Ă©cole Shingon qui compte plus de 4 000 temples dans l’ensemble du Japon et du monde. Les visiteurs y dĂ©couvrent la piĂšce dĂ©corĂ©e de portes coulissantes (è„–, fusuma) peintes majestueusement par des peintres de renommĂ© historique et la piĂšce Hidetsugu Jijin-no-ma.

Enfin, petit moment de dĂ©tente et de dĂ©gustation de thĂ© avec un biscuit de riz dans Shin Betsuden, nouvelle annexe du temple. Cet Ă©difice est une construction rĂ©cente, datant de 1984 Ă  l’occasion de la commĂ©moration des 1150 ans Ă©coulĂ©s depuis le Gonyujo (rituel Shingon de prĂ©paration Ă  la mort) et la mort de Kobo Daishi. Construit en bĂ©ton armĂ©, ce bĂątiment possĂšde une statue bouddhiste ainsi qu’un toit Ă  pignon trĂšs impressionnant. Le bĂątiment sert gĂ©nĂ©ralement de salle de thĂ© et de lieu de repos pour les fidĂšles et visiteurs, mais peut aussi servir de lieu de prĂȘche pour la communautĂ© monastique.

Adresse : 132 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄé«˜é‡Žç”șé«˜é‡Žć±±132)
Tarif : 500„
Site internet : http://www.koyasan.or.jp/fr/kongobuji/

② MusĂ©e Reihokan (éœŠćźé€š)

Depuis sa crĂ©ation, ce bĂątiment prĂ©serve diverses reliques et trĂ©sors culturels provenant de Kongobuji et du mont Koya, notamment des peintures et statues bouddhiques d’une grande valeur nationale. On y trouve aussi divers objets utilisĂ©s dans les rituels bouddhistes.

Adresse : 306 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄé«˜é‡Žç”șé«˜é‡Žć±±306)
Tarif : 600 „
Site internet : http://www.reihokan.or.jp

⑱ Daishi Kyokai et cĂ©rĂ©monie Jukai (ć€§ćž«æ•™äŒš&ć—æˆ’)

La cĂ©rĂ©monie Jukai (ć—æˆ’) est une cĂ©rĂ©monie bouddhiste ancienne et formelle. Elle a lieu toutes les heures (sauf Ă  midi) et dure 30 minutes. On peut s’inscrire jusqu’Ă  10 minutes avant le dĂ©but de la cĂ©rĂ©monie. Les participants reçoivent Ă  la fin un petit certificat.

Adresse : 347 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄé«˜é‡Žç”șé«˜é‡Žć±±347)
Tarif : 500 „

④ Daito (性楔)

DaitĂŽ (性楔), ou Konpon DaitĂŽ (æ čæœŹć€§ćĄ”) est une grande pagode vermillon de 48,5 m de hauteur et l’un des bĂątiments situĂ©s dans Danjo Garan (ćŁ‡äžŠäŒœè—), complexe bouddhique central du mont Koya, oĂč les principales cĂ©rĂ©monies bouddhistes sont cĂ©lĂ©brĂ©es. La statue du Bouddha Kongokai Shibutsu (é‡‘ć‰›ç•Œć››ä») situĂ©e Ă  l’intĂ©rieur est splendide et reçoit Ă  ses pieds les offrandes des visiteurs, incluant des boissons et de la nourriture.

Adresse : 154 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄé«˜é‡Žç”șé«˜é‡Žć±±154)
Tarif : 200 „

â‘€ Kondo (金栂)

On l’appellerait en français le Hall d’or. Ce hall principal du complexe Danjo Garan (ćŁ‡äžŠäŒœè—) et de Koyasan dans son ensemble est l’endroit dans lequel est cĂ©lĂ©brĂ© un service mĂ©morial bouddhiste de grande importance. Construit par Kobo Daishi, il a Ă©tĂ© incendiĂ© Ă  maintes reprises si bien que le hall actuel constitue le septiĂšme hall construit en l’an 7 de l’Ăšre Showa (soit en 1932).

On fait face Ă  Kondo en passant par la porte Chumon, porte d’entrĂ©e du complexe Danjo Garan. On peut Ă©galement y voir les pins de Sanko no Matsu qui font rĂ©fĂ©rence au sankosho (䞉鈷杔) lancĂ© par Kobo Daishi lors de sa recherche d’un lieu adaptĂ© pour diffuser le bouddhisme Ă©sotĂ©rique Shingon.

Adresse : 132 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄé«˜é‡Žç”șé«˜é‡Žć±±132)
Tarif : 200 „

â‘„ MausolĂ©e du clan Tokugawa (ćŸłć·ćź¶éœŠć°)

Adresse : 682 Koyasan Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄé«˜é‡Žç”șé«˜é‡Žć±±682)
Tarif : 200 „

La plupart des temples sont ouverts de 8:30 Ă  17:00 et il est interdit de prendre des photos Ă  l’intĂ©rieur. En souvenir, complĂ©tez votre Goshuin-cho (ćŸĄæœ±ć°ćžł) en repartant avec le Goshuin (ćŸĄæœ±ć°) de chaque temple que vous visitez.

AprĂšs ça, le voyageur a complĂ©tĂ© une partie de sa journĂ©e d’excursion et de visites ! Il peut terminer par les autres endroits populaires tels que le cimetiĂšre d’Okuno-in (愄た陹) et la porte Daimon (性門) s’il ne les a pas encore explorĂ©s.

D’un cĂŽtĂ©, la porte Daimon (性門), marquant l’entrĂ©e dans la ville, au sommet de la montagne. Du haut de ses 25,1 mĂštres de hauteur, c’est une porte imposante par sa structure Ă  deux niveaux. Parfaite en tant que porte gĂ©nĂ©rale de l’ensemble de la montagne, c’est elle qui accueille les visiteurs Ă  leur arrivĂ©e. La porte actuelle a Ă©tĂ© reconstruite en l’an 2 de l’Ăšre Kan-ei (1705). Sur les deux cĂŽtĂ©s de la porte, les statues des deux divinitĂ©s gardiennes Kongo-rikishi (金扛抛棫) exercent leur autoritĂ©.

De l’autre cĂŽtĂ©, Okuno-in (愄た陹), second grand lieu saint aprĂšs le complexe Danjo Garan. Pour l’atteindre depuis ce dernier, suivre la route principale Ă  pieds ou en bus jusqu’au pont Ichinohashi (äž€ăźæ©‹). Puis emprunter d’abord le Sando (allĂ©e d’accĂšs Ă  un temple), sur une longueur de 2km environ oĂč se dressent de vieux cyprĂšs du Japon ayant traversĂ© plusieurs centaines d’annĂ©es. Plus d’une dizaine de milliers de tombeaux sont alignĂ©es et laissent ressentir la ferveur des croyances de Koyasan.

TraversĂ©e du cimetiĂšre, passage par le pont Gobyobashi (ćŸĄć»Ÿæ©‹) menant au mausolĂ©e de KĂŽbĂŽ Daishi (ćŒ˜æł•ć€§ćž«ćŸĄć»Ÿ) et c’est l’entrĂ©e sur une zone sacrĂ©e. Qui dit zone sacrĂ©e dit cependant photos, smartphone, nourriture et boissons interdits. Le visiteur se contente de marcher paisiblement tout en se vidant l’esprit. Pour les croyants, KĂŽbĂŽ Daishi est toujours parmi nous, priant Ă©ternellement pour la paix et la prospĂ©ritĂ©. L’endroit est d’un charme impressionnant et les lanternes de Torodo (ç‡ˆç± ć ‚) sont resplendissantes. Avant de traverser le pont, les moines ou les touristes mettent en ordre leurs vĂȘtements et s’inclinent avant de pouvoir passer.

De lĂ , pour continuer Ă  parcourir les terres sacrĂ©es et dĂ©couvrir de nombreux temples cachĂ©s, il est possible d’emprunter le circuit circulaire Koya Sanzan (é«˜é‡Žäž‰ć±±) qui effectue le tour de la zone sacrĂ©e d’Okuno-in en passant par les monts Tenjiku (è»ąè»žć±±), Yoryu (æ„ŠæŸłć±±) et Mani (é­”ć°Œć±±) sur une longueur de 10 km.

De retour vers le centre de la ville, penser Ă  s’arrĂȘter devant Asekaki Jizo (æ±—ă‹ăćœ°è””), cette divinitĂ© gardienne du bouddhisme (ćœ°è””, jizo) censĂ©e protĂ©ger les enfants et les voyageurs en particulier, se substitue aux souffrances des ĂȘtres humains et Ă©tant donnĂ© qu’il les portent toutes sur ses Ă©paules, on raconte qu’il est en permanence en train de suer (æ±—ă‹ă, asekaki signifiant transpiration). A cĂŽtĂ© de lui se trouve le puits Sugatami no ido (ć§żèŠ‹ăźäș•戞). On raconte que si l’on regarde au fond du puits et que l’on ne voit pas son reflet, cela signifie que l’on va mourir dans les trois ans Ă  venir.

Ainsi la Mission est complĂ©tĂ©e ! Le voyageur regagne le centre de la ville en repassant par l’allĂ©e Sando en sens inverse et le pont Ichinohashi (äž€ăźæ©‹) et quitte les lieux le cƓur pur et apaisĂ©.

※ Budget approximatif

Combien prĂ©voir pour se rendre Ă  Koyasan ? En se basant sur un sĂ©jour d’un weekend avec nuit dans un Shukubo et visites des temples de la ville, voici des chiffres approximatifs pour une personne partant de la prĂ©fecture d’Osaka.

  • Transport : 3 220 „
  • Logement : 19 800 „
  • Nourriture : 4 741 „
  • Visites : 3 300 „
  • Achats : 9 988 „

Total : 41 049 „ (~ 350 €)

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▶ Koyasan Stay : SĂ©jour dans un Shukubo (漿杊)

Pour vivre pleinement un sĂ©jour dĂ©paysant et renversant Ă  Koyasan (é«˜é‡Žć±±), lieu de culte fondĂ© par Kobo Daishi (ćŒ˜æł•ć€§ćž«), y rester au moins une nuit et y profiter d’une hospitalitĂ© unique est l’expĂ©rience Ă  ne pas manquer ! Il y a un large choix de temples proposant un hĂ©bergement dans des chambres traditionnelles avec onsen (æž©æł‰) : on les appelle Shukubo (漿杊) !

On pourrait traduire Shukubo par « logement des pĂšlerins dans un temple ». A premiĂšre vue, un Shukubo ressemble Ă  une simple auberge de voyageurs ou Ă  un Ryokan (旅通, auberge traditionnelle et typique du Japon). Cependant, la diffĂ©rence la plus attrayante se trouve dans l’hospitalitĂ©. En effet, ce genre d’hospitalitĂ© dont on bĂ©nĂ©ficie dans un Shukubo ne se trouvera nulle part ailleurs ! Seul un Shukubo offrira l’expĂ©rience directe du bouddhisme et la dĂ©gustation de ses plats vĂ©gĂ©tariens du monastĂšre tout en permettant Ă  ses visiteurs de se sentir apaisĂ© et relaxĂ©.

Les tarifs varient selon les services proposĂ©s (salle de bain privative, dĂźner et petit-dĂ©jeuner compris, vue sur jardin, bains en plein air…) mais en moyenne, comptez entre 15 000 „ et 20 000 „ la nuit avec petit dĂ©jeuner bouddhiste traditionnel inclus. MalgrĂ© ce prix, les temples affichent trĂšs vite complet. Il est d’ailleurs recommandĂ© de rĂ©server quelques semaines en avance.

Dans cet article, Kimi vous propose de passer une nuit chez…
Koyasan Onsen Fukuchiin (é«˜é‡Žć±±æž©æł‰çŠæ™ș陱) !

※ Introduction

Parmi la centaine de temples entourant Koyasan se trouve le temple Fukuchiin (犏æ™ș陱) qui existe depuis 800 ans avec comme reprĂ©sentant bouddhiste Aizen Myouoh (愛染明王).

SituĂ© au cƓur de la ville, le Shukubo Koyasan Onsen Fukuchiin propose des hĂ©bergements de style japonais dans un temple bouddhiste historique. Les voyageurs peuvent se dĂ©tendre dans les bains thermaux publics, dĂ©couvrir les transcriptions manuscrites de sutra (ć†™ç”Œ, sha-kyƍ), et Ă©couter la rĂ©citation des sutras pendant l’office bouddhiste du matin.

À pieds depuis le Shukubo, il est possible de rejoindre la porte Daimon de Kongobu-ji (金扛泯ćŻș性門) en 15 minutes et le temple Kongobu-ji (金扛泯ćŻș), en 5 minutes.

Adresse : 657 Koyasan, Koya-cho, Ito-gun, Wakayama (ć’Œæ­Œć±±çœŒäŒŠéƒœéƒĄé«˜é‡Žç”șé«˜é‡Žć±±657)
AccĂšs : Takano Keisatsu Mae Bus Stop (Nankai Rinkan Bus)
Site internet : https://www.fukuchiin.com/

※ Chambres et Services

RevĂȘtues de tatami au sol, de shoji (障㭐, porte coulissante en papier), fusuma (è„–, porte coulissante avec une peinture) et parfois d’un kotatsu (炏燔, table chauffante), les chambres de style japonais disposent des commoditĂ©s nĂ©cessaires. Toutes sont pourvues d’une tĂ©lĂ©vision et d’un coffre-fort et les mieux situĂ©es dans le temple offrent Ă©galement une vue sur les jardins. Équipements de toilette, yukata ou samue (äœœć‹™èĄŁ, vĂȘtement de travail des moines bouddhistes) et serviettes sont fournies pour permettre un confort semblable Ă  celui des Ryokan. Les voyageurs dorment dans un futon traditionnel apportĂ© aprĂšs le dĂźner et soigneusement prĂ©parĂ© par le personnel.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, les voyageurs peuvent profiter de bains thermaux publics intĂ©rieurs et exclusivement en plein air, ainsi que de salles de sauna. AprĂšs une longue journĂ©e de randonnĂ©e dans la montagne ou de balade au cƓur des temples de la ville, c’est un moment de dĂ©tente et de relaxation fort apprĂ©ciable. Ils peuvent Ă©galement se poser et admirer les jardins traditionnels Tosen (登仙ćș­), Aizen (愛染ćș­) et Hasuna Yuzen (è“źèœéŠä»™ćș­) conçus par Shigemori Mirei (é‡æŁźäž‰çŽČ), cĂ©lĂšbre artiste paysagiste de l’Ăšre Showa (æ˜­ć’Œ). Envie de repartir avec des souvenirs ? Il est possible d’en acheter Ă  la boutique du temple. Enfin, des journaux quotidiens et une bagagerie sont disponibles Ă  la rĂ©ception.

A l’arrivĂ©e pour le check-in, les moines accueillent chaleureusement les voyageurs tout en offrant une hospitalitĂ© dĂ©vouĂ©e. MalgrĂ© la barriĂšre de la langue, ne parlant que trĂšs peu anglais, ils font la faveur de bien expliquer le fonctionnement des lieux et offrent une petite visite des diffĂ©rentes piĂšces du temple.

※ De la cuisine bouddhiste (çČŸé€Č料理) pour le repas

Des plats bouddhistes traditionnels vĂ©gĂ©tariens sont servis pour le petit-dĂ©jeuner. Des dĂźners sont Ă©galement prĂ©parĂ©s sur demande prĂ©alable et au prix de 3 300 „. Tous les repas sont servis en chambre Ă  l’heure souhaitĂ©e ou dans la salle Ă  manger pour les groupes, sous rĂ©servation obligatoire. Ici aussi, le client se sent roi. Les repas, alliant simplicitĂ© et esthĂ©tique, sont dĂ©licatement disposĂ©s Ă  table avec une explication pour chaque plat.

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Il serait regrettable de ne pas profiter de cette dĂ©licieuse cuisine mĂȘme si elle exclut complĂštement viande et poisson. Les plats utilisent adroitement le gluten de blĂ©, le wasabi de Kanayamaji (金汱ćŻșわさび) et le tofu de Koya (高野豆腐) comme substituts Ă  la viande et offrent un aperçu des compĂ©tences, de la culture et de l’histoire des habitants de Koyasan. Les repas se composent Ă©galement de plantes sauvages fraĂźches et de lĂ©gumes de saison.

Voici par exemple un dĂ©licieux dĂźner (ć€•éŁŸ) de chez Koyasan Onsen Fukuchiin, incluant :

  • lĂ©gumes macĂ©rĂ©s (æŒŹă‘ç‰©, tsukemono)
  • tofu nabe (豆腐鍋) accompagnĂ© de lĂ©gumes et de plantes
  • tofu de Koya (高野豆腐)
  • peau de tofu (æčŻè‘‰, yuba)
  • konjac (ă“ă‚“ă«ă‚ƒă, konnyaku)
  • tempura (怩ぷら)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • pousse de bambou (ç«čた歐, takenono)
  • soupe miso (ć‘łć™Œæ±, misoshiru)
  • divers accompagnements en petite quantitĂ© (chĂątaigne, patate douce, aubergine, haricot vert…)
  • mochi (逅)
  • kaki (かき)
  • thĂ© chaud (ă»ă†ă˜èŒ¶, houjicha)

Et pour un bon petit-dĂ©jeuner (æœéŁŸ) complet, on retrouve :

  • tororo (べろろ) avec feuilles de nori (ぼり) et sauce soja (しょうゆ, shĂŽyu)
  • pot-au-feu de ganmodoki, soit du tofu frit fabriquĂ© en y mĂ©langeant des lĂ©gumes, des blancs d’Ɠufs et des graines de sĂ©same (ăŠă§ă‚“ăŒă‚“ă‚‚ă©ă, oden ganmodoki)
  • tofu nabe (豆腐鍋)
  • radis blanc dĂ©coupĂ© et assaisonnĂ© (戇りćčČし性æ č, kiribĂŽshi daikon)
  • racine de bardane (ă”ăŒă†, gobo)
  • salade de tofu (è±†è…ăźç™œć’Œăˆ, tofu no shiraae)
  • soupe miso (ć‘łć™Œæ±, misoshiru)
  • riz blanc cuit (ご飯, gohan)
  • algues hijiki (ăČじき)
  • prune sĂ©chĂ©e (æą…ćčČし, umeboshi)
  • thĂ© vert chaud (緑茶, ryokucha)

Savourez tranquillement et silencieusement votre repas tout en prenant le temps d’apprĂ©cier le gout de chaque aliment. Une fois terminĂ©, il ne reste qu’Ă  prĂ©venir la rĂ©ception par tĂ©lĂ©phone pour demander Ă  dĂ©barrasser.

※ Office bouddhiste et expĂ©riences atypiques

Le point culminant d’un sĂ©jour dans un Shukubo est sans doute l’expĂ©rience de l’office bouddhiste (お拀め, otsutome) : la rĂ©citation des sutras qui imprĂšgne le silence matinal, crĂ©ant une atmosphĂšre solennelle et vivifiante tout Ă  fait unique.

Chez Koyasan Onsen Fukuchiin, ça commence Ă  6 heures tous les matin et ça dure environ 50 minutes ! C’est un rituel qui vise Ă  montrer la reconnaissance quotidienne aux divinitĂ©s. Les photos sont donc interdites. Tout simplement parce que ce n’est pas une attraction touristique. Il s’agit d’une cĂ©rĂ©monie religieuse que les moines font tous les jours, c’est leur mission, leur travail au quotidien.

Rassemblement dans la salle principale (æœŹć ‚, Hondo). Inutile de rĂ©server, il faut juste se prĂ©senter Ă  l’heure, vĂȘtus de vĂȘtements normaux ou d’un samue (pas en yukata) et se purifier les mains Ă  l’entrĂ©e avec de l’encens. Les moines sont assis autour de leurs divinitĂ©s. Les spectateurs se trouvent un peu en retrait derriĂšre, face aux divinitĂ©s. Ils Ă©coutent attentivement et silencieusement les moines rĂ©citer les sutras, certains connaissant les textes les accompagnent. Pendant que les moines rĂ©citent les sutras, les visiteurs viennent s’incliner silencieusement derriĂšre eux Ă  tour de rĂŽle pour prier. Les gestes sont simples : s’incliner, prendre une pincĂ©e de cendres, la dĂ©poser dans un rĂ©cipient diffĂ©rent, prier et s’incliner une seconde fois. La cĂ©rĂ©monie termine par un discours en japonais du moine principal, incluant des remerciements dans diffĂ©rentes langues (dont le français !) et la possibilitĂ© d’admirer les trĂ©sors de la piĂšce et de se rendre aux jardins.

Les visiteurs peuvent aussi profiter de leur soirĂ©e en s’essayant Ă  d’autres expĂ©riences atypiques comme le Shakyo (ć†™ç”Œ), l’Ă©criture manuscrite du sutra Hannya Shingyo (èˆŹè‹„ćżƒç”Œ, le Sutra du CƓur), au prix de 1 500 „ (rĂ©servation nĂ©cessaire). Cette pratique se diffĂ©rencie de la calligraphie ordinaire et peut-ĂȘtre considĂ©rĂ© comme un exercice mental. En traçant chaque trait avec concentration, il est dit que le cƓur s’apaise. Ecrivez votre souhait et tracez. Votre Shakyo recevra ensuite une bĂ©nĂ©diction lors des offices bouddhiques du matin et est en gĂ©nĂ©ral conservĂ© au temple.

Enfin, il est possible de tester le Hourai (ćźæ„), une dĂ©coration traditionnelle unique Ă  Koyasan. Son design est rĂ©alisĂ© de façon Ă  attirer la chance. Le Hourai est rĂ©alisĂ© avec du papier artisanal traditionnel de Koyasan. Compter 2 000 „ (rĂ©servation nĂ©cessaire) pour rĂ©aliser son propre Hourai.

※ Kimi tĂ©moigne

‱ Points positifs

On se sent dĂ©paysĂ© et en immersion totale dans la culture japonaise et l’univers du bouddhisme. J’ai dĂ©couvert beaucoup d’aspects des traditions japonaises dans les manga. J’ai l’impression de vivre en vrai ceux de mon adolescence. Les chambres sont propres et spacieuses avec des futons confortables et le nĂ©cessaire pour la toilette. On passe un moment agrĂ©able dans les bains. Le repas servi directement dans la chambre Ă  l’heure souhaitĂ©e est lĂ©ger, Ă©quilibrĂ© et nous permet de dĂ©couvrir de nouvelles saveurs culinaires. Le personnel est chaleureux et respectueux. Si vous parlez un peu japonais, vous pouvez facilement engager la conversation avec eux.

‱ Points nĂ©gatifs

On loge dans un monument religieux et ancien, ce qui implique le fait que les chambres n’ont pas de clef et qu’elles se verrouillent seulement depuis l’intĂ©rieur. Heureusement, il y a toujours des coffres-forts mais le fait de quitter sa chambre temporairement sans pouvoir la fermer Ă  clef pourrait en dĂ©ranger certains. Bien que les chambres soient Ă©quipĂ©es de chauffage, l’anciennetĂ© du bĂątiment fait qu’il fait en hiver trĂšs froid dans les couloirs. Attention au coup de froid lorsqu’on se rend aux bains ou aux toilettes !

‱ Bilan

ExpĂ©rience unique au cƓur du bouddhisme et des merveilles de Koyasan ! À expĂ©rimenter une fois dans sa vie au dĂ©pourvu d’un choc culturel probable !

Kimi a renouvelĂ© plus tard l’Ă©xperience dans un Shukubo diffĂ©rent, celui de Sekishoin.
Retrouvez ce sĂ©jour en vidĂ©o sur Kimi no Terebi (キミぼテレビ) !


Avez-vous déjà séjourné dans un Shukubo ?
Quelles ont été vos impressions ?


♫ Un article = Une chanson â–ș FTISLAND – Stay

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▶ Like a Dream : Taiyaki (ăŸă„ç„Œă), le poisson sucrĂ© !

C’est l’heure du goĂ»ter et vous avez une petite faim ? Pourquoi ne pas se laisser tenter par une petite douceur japonaise pour le plaisir ? Kimi en a une trĂšs bonne Ă  vous proposer !

Connaissez-vous le taiyaki (ăŸă„ç„Œă) ?

Cette petite pĂątisserie traditionnelle (ć’Œè“ć­, wagashi) en forme de poisson (prĂ©cisĂ©ment la daurade, 鯛, prononcĂ© tai en japonais) est constituĂ©e de deux ingrĂ©dients majeurs : la pĂąte Ă  gaufres et la pĂąte de haricots rouges sucrĂ©s (逥, anko). LittĂ©ralement, taiyaki signifie « daurade cuite » (tai = daurade, yaki = cuit) en rĂ©fĂ©rence Ă  la forme de cette pĂątisserie et Ă  sa prĂ©paration, incluant donc l’Ă©tape de la cuisson avant d’ĂȘtre consommĂ©. Elle se dĂ©guste depuis une centaine d’annĂ©es dans tout le pays, souvent pendant les festivals (ç„­, matsuri).

OĂč manger de trĂšs bons taiyaki ?

Bien entendu, on peut trouver des taiyaki au supermarchĂ©, les konbinis ou Ă  n’importe quel festival. Mais, chez Kimi no BLUE TRAVEL, nous avons notre petit Ă©choppe favorite qui sert de trĂšs bons taiyaki, contre lesquels ceux des supermarchĂ©s ne font pas le poids ! Pour manger un bon taiyaki, nous allons chez Taimu (ăŸă„ć€ą), situĂ© Ă  Hirakata. Mais ne vous inquiĂ©tez pas, il y a plusieurs magasins de cette chaĂźne ailleurs dans le pays !

Chauds et moelleux, ces gĂąteaux sont un petit bonheur, comme un rĂȘve ! Ce n’est pas pour rien que le magasin s’appelle Taimu (ăŸă„ć€ą, le kanji 怹 signifiant « rĂȘve »). Pas seulement Ă  la pĂąte de haricots rouges, on peut y trouver d’autres saveurs qui varient selon les rĂ©gions :
Ogura an (氏怉あん) : le grand classique fourrĂ© Ă  la pĂąte de haricots rouges sucrĂ©s originaires de la rĂ©gion d’Hokkaido.
Ufu Cream (うごクăƒȘăƒŒăƒ ) : fourrĂ© Ă  la crĂšme pĂątissiĂšre, mais pourquoi l’appeler ainsi ? Tout simplement parce que うご signifie en fait « Ć“uf », l’Ă©criture en hiragana reprĂ©sentant l’Ă©criture phonĂ©tique du mot français.
Kuromame an (é»’è±†ă‚ă‚“) : fourrĂ© Ă  la pĂąte de haricots noirs, eux aussi originaires d’Hokkaido.
German Potato (ă‚žăƒŁăƒŒăƒžăƒłăƒăƒ†ăƒˆ) : fourrĂ© Ă  la pomme de terre et au bacon, pour une petite collation salĂ©e avec un peu d’Ă©pices.

Il y a Ă©galement d’autres saveurs saisonniĂšres comme chĂątaigne (æ —ăă‚Šă‚ă‚“), matcha (æŠč茶), patate douce (ă•ă€ăŸă„ă‚‚) ou encore chocolat (ăƒăƒ§ă‚łăƒŹăƒŒăƒˆă‚ŻăƒȘăƒŒăƒ ) proposĂ©es pendant une durĂ©e limitĂ©e. Les taiyaki standards coĂ»tent en moyenne 150 „ et les taiyaki de saison peuvent monter jusqu’Ă  180„. Et pour plus de croustillant, le magasin propose aussi des pieyaki (ăƒ‘ă‚€ç„Œă, tarte cuite). C’est comme le taiyaki sauf que l’on va utiliser de la pĂąte brisĂ©e.

Servis chauds, la cuisson est parfaite, l’extĂ©rieur Ă©tant croustillant et dorĂ©, l’intĂ©rieur moelleux et fondant en plus d’ĂȘtre lĂ©gers et pas trop sucrĂ©s. Cela rĂ©chauffe le cƓur pendant les journĂ©es froides d’hiver ou Ă  n’importe quel moment de l’annĂ©e !

Taimu Kuzuha (ăŸă„ć€ą くずはćș—)
Adresse : 1-1 Higashi Funahashi, Hirakata, Osaka (性é˜Șćșœæžšæ–čćž‚æ±èˆč橋-)
AccĂšs : Fujiwara Bus Stop (Keihan Bus 39, 2A)
Site internet : https://www.obn.co.jp/taimu/


♫ Un article = Une chanson â–ș Francis and the Lights – Like a Dream

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▶ Le Goshuin (ćŸĄæœ±ć°)

Grand voyageur, grande voyageuse qui parcoure le Japon et effectue un arrĂȘt dans les nombreux temples bouddhistes et sanctuaires shintoĂŻstes du pays, vous connaissez sans doute l’existence du Goshuin (ćŸĄæœ±ć°), l’empreinte du sceau de ces lieux sacrĂ©s. Souvenir original et typique, collectionnez-les et rassemblez-les dans un Goshuin-cho (ćŸĄæœ±ć°ćžł), un carnet spĂ©cialement dĂ©diĂ©s aux Goshuin.

Vous désirez en savoir plus ? Alors lisez la suite de cet article !

※ Qu’est-ce que le Goshuin ? (ćŸĄæœ±ć°ăšăŻäœ•ă§ă™ă‹ă€‚)

Le Goshuin (ćŸĄæœ±ć°) correspond Ă  l’empreinte du sceau des temples bouddhistes et sanctuaires shintoĂŻstes au Japon que les visiteurs et adorateurs peuvent recevoir. Ils sont rĂ©digĂ©s par un prĂȘtre ou un membre du personnel du temple dans un carnet spĂ©cial rĂ©servĂ© Ă  cet usage, le Goshuin-cho (ćŸĄæœ±ć°ćžł). Cependant, il peut arriver que certains sanctuaires et temples n’offrent pas du tout ce service ou ne remettent qu’une version imprimĂ©e sur papier.

En japonais, ce terme se décompose en trois kanjis :
ćŸĄ (go) : terme honorifique ajoutĂ© au dĂ©but de mots « importants ». L’empreinte du sceau est considĂ©rĂ© comme un objet sacrĂ©, il droit donc ĂȘtre mentionnĂ© et traitĂ© avec un grand respect
朱 (shu) : vermillon, faisant rĂ©fĂ©rence Ă  la couleur rouge vif tirant sur l’orangĂ© de l’encre utilisĂ©e pour marquer le sceau
捰 (in) : empreinte du sceau
En d’autre terme, le Goshuin reprĂ©sente la marque rouge sacrĂ©e de chaque temple bouddhiste et sanctuaire shintoĂŻste.

Mais prĂ©cisĂ©ment, il ne s’agit pas d’une simple marque rouge comme l’Inkan (捰鑑). Le contenu est un peu plus complexe et se compose en plusieurs parties : on retrouve Ă  la fois des empreintes de sceau et de la calligraphie. Il diffĂšre selon les temples et sanctuaires mais en gĂ©nĂ©ral le nom du temple et de la figure principale y sont inscrits en caractĂšres chinois traditionnels ou en sanskrit ancien, accompagnĂ©s de la date et de formules sacrĂ©es. Un sceau vermillon y est apposĂ©. Voici par exemple le Goshuin du temple Kongobu-ji (金扛泯ćŻș), situĂ© Ă  Koyasan (é«˜é‡Žć±±).

  1. ä»€ć’Œć…ƒćčŽæ‹ŸćŁ±æœˆæ‹Ÿäžƒæ—„ (17 novembre de la premiĂšre annĂ©e Reiwa) : Date de visite
  2. 遍照金扛 (Henjokongo) : autre nom de Kobo-Daishi Kukai (ćŒ˜æł•ć€§ćž«ç©șæ”·), saint fondateur de l’Ă©cole bouddhiste Shingon
  3. 金扛泯ćŻș (Kongobu-ji) : Nom du temple
  4. Empreinte du sceau du temple
  5. Empreinte du sceau du lieu oĂč se situe le temple
  6. ć„‰æ‹ (Houhai) : terme signifiant « culte », « adoration », « vĂ©nĂ©ration »
  7. à€Żà„ (Yu) : caractĂšre sanskrit exprimĂ© pour Kobo-Daishi Kukai
  8. é«˜é‡Žć±± (Koyasan) : Nom du lieu oĂč se situe le temple

Autre exemple de Goshuin du sanctuaire Ikuta (生田焞瀟) Ă  Kobe (焞戞), un peu plus simple.

  1. ä»€ć’ŒäșŒćčŽäșŒæœˆäž€æ—„ (1er fĂ©vrier de l’annĂ©e 2 Reiwa) : Date de visite
  2. 生田焞瀟 (Ikuta Jinja) : Nom du sanctuaire
  3. Empreinte du sceau de l’emblĂšme du sanctuaire
  4. Empreinte du sceau du sanctuaire
  5. ć„‰æ‹ (Houhai)

A l’origine, le Goshuin Ă©tait remis aux pĂšlerins qui offraient un sha-kyo (ć†™ç”Œ, transcription manuscrite de soutra) aux temples. L’empreinte du sceau est considĂ©rĂ© comme sacrĂ© Ă©tant donnĂ© qu’il reprĂ©sente l’image du temple. De nos jours, il est bien sĂ»r possible d’obtenir un Goshuin sans avoir Ă  offrir un sha-kyo. À la diffĂ©rence des sceaux commĂ©moratifs, les Goshuin doivent ĂȘtre traitĂ©s avec la mĂȘme vĂ©nĂ©ration et le mĂȘme respect que les talismans et les amulettes. Ce sont des tampons sacrĂ©s. Il n’est pas possible de les inscrire dans des carnets classiques.

※ Le Goshuin-cho (ćŸĄæœ±ć°ćžł)

Pour rassembler et collectionner les Goshuin, il est prĂ©fĂ©rable d’avoir un carnet dĂ©diĂ©s Ă  cet effet, le Goshuin-cho (ćŸĄæœ±ć°ćžł). Les temples et sanctuaires refuseront d’y inscrire leur Goshuin dans tout autre type de cahier ou dans un carnet contenant des tampons commĂ©moratifs, alors attention ! Le Goshuin-cho est aussi un objet sacrĂ© et doit ĂȘtre entretenu avec respect ! C’est pourquoi il ne faut surtout pas apposer dans un carnet de Goshuin des tampons commĂ©moratifs de gares ou d’autres lieux touristiques. Retenez ces mots :

ă€ŒćŸĄæœ±ć°ćžł

ćŸĄæœ±ć°ă«ăŻă€ăŠć‚ă‚Šă•ă‚ŒăŸäœ›æ§˜ăźćŠŸćŸłă‚’çŽă‚ă•ă›ăŠă„ăŸă ă„ăŠăŠă‚ŠăŸă™ă€‚
ćŸĄæœ±ć°ćžłăŻć€§ć€‰ç„žè–ăȘă‚‚ăźă§ă”ă–ă„ăŸă™ăźă§ă€ă‚čă‚żăƒłăƒ—ćžłă‚„ăƒŽăƒŒăƒˆăŻćŒșćˆ„ă„ăŸă ăă€ć€§ćˆ‡ă«ăŠć–ă‚Šæ‰±ă„ăă ă•ă„ă€‚ă€

 Carnet de Goshuin

Le Goshuin est dédié au mérite de la visite de la demeure de Bouddha.
Le carnet de Goshuin est un objet trĂšs sacrĂ© et diffĂ©rent d’un carnet de timbres ou d’un cahier quelconque alors manipulez-le avec soin.

※ Obtenir un Goshuin (ćŸĄæœ±ć°ă‚’ă‚‚ă‚‰ă†)

Lorsque vous arrivez au sanctuaire ou au temple, assurez-vous d’abord de faire une petite offrande au saisenbako (èłœéŠ­çź±, tirelire en bois situĂ© devant la salle de culte Haiden, æ‹æźż) et de prier. Étant donnĂ© que le Goshuin est essentiellement une preuve de pĂšlerinage vers un site religieux, il est impĂ©ratif d’au moins rendre hommage au temple ou au sanctuaire. De plus, si vous visitez un sanctuaire, assurez-vous de suivre les directives gĂ©nĂ©rales lorsque vous entrez dans les lieux du sanctuaire (s’incliner devant la porte torii avant d’entrer, se purifier les mains…).

Une fois cela fait, dirigez-vous vers la rĂ©ception de Goshuin et remettez votre carnet, de prĂ©fĂ©rence ouvert Ă  la page que vous souhaitez tamponner. Si vous n’avez pas de carnet dĂ©diĂ© aux Goshuin, on vous le remettra sur une feuille de papier distincte que vous pourrez coller plus tard. La plupart des Goshuin sont payants, le prix variant de 300 „ Ă  500 „. On vous remettra le plus souvent une plaque numĂ©rotĂ©e, puis on vous demandera d’attendre. Attendez patiemment sans parler ni consulter votre smartphone. Ne surtout pas manger ou boire ! Lorsque votre numĂ©ro est appelĂ©, remettez alors votre plaque et le montant demandĂ© (essayez de prĂ©voir de la monnaie et Ă©vitez de payer avec des billets) et rĂ©cupĂ©rez votre Goshuin.

Collecter les Goshuin de chaque temple et sanctuaire visitĂ© offre une expĂ©rience et une approche unique de la culture, l’histoire et les traditions japonaises. C’est toujours une belle surprise d’ouvrir son Goshuin-cho et d’y dĂ©couvrir l’empreinte fraĂźchement inscrite. Il arrive qu’on remette un papier qui en plus de permettre Ă  l’encre de sĂ©cher et de ne pas tacher les autres pages du carnet, vous rappelle les rĂšgles de bon entretien et de respect envers votre Goshuin-cho, ainsi que des coupons de rĂ©duction et des prospectus sur le temple ou le sanctuaire visitĂ©.


Possédez-vous un Goshuin-cho ?
Combien de Goshuin avez-vous collectĂ© jusqu’Ă  prĂ©sent ?

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▶ Stay Royal Tea : La cĂ©rĂ©monie de thĂ© (茶道)

La cĂ©rĂ©monie du thĂ©, art traditionnel inspirĂ© en partie par le bouddhisme zen. En japonais, il est symbolisĂ© par deux kanjis : 茶道 que l’on lit « chado » et qui signifie littĂ©ralement « la voie du thĂ© ». En japonais, beaucoup d’arts traditionnels et arts martiaux japonais contiennent le kanji de « voie » (道) : judo (柔道), kendo (扣道), aikido (ćˆæ°—é“)… Chado pour le thĂ© fait aussi partie de cette catĂ©gorie. La cĂ©rĂ©monie de thĂ© suit tout un processus prĂ©cis sur le mode d’une « voie » spirituelle. L’autre mot qui distingue l’art du thĂ© est chanoyu (èŒ¶ăźæčŻ) qui correspond particuliĂšrement au thĂ© servi dans de l’eau chaude, notamment en pĂ©riode hivernal. S’adapter aux saisons est important dans cette cĂ©rĂ©monie !

A travers cet article, Kimi vous emmÚne sur la voie spirituelle du thé et vous explique son histoire, sa préparation et son déroulement !

Histoire (æ­ŽćČ)

Dans la cĂ©rĂ©monie de thĂ©, le matcha (æŠč茶) est utilisĂ© : il s’agit d’une poudre trĂšs fine de thĂ© vert moulu, qui a Ă©tĂ© broyĂ©e entre deux meules en pierre. Le matcha serait originaire de Chine et aurait Ă©tĂ© introduit au Japon au 12Ăšme siĂšcle. Les premiĂšres personnes Ă  en boire furent les moines bouddhistes zen. La plupart des thĂ©s viennent des mĂȘmes feuilles de thĂ© mais leur processus de fabrication est diffĂ©rent : le matcha et le thĂ© vert (緑茶, ryokucha) sont rĂ©alisĂ©s sans fermentation ni oxydation contrairement au thĂ© noir (玅茶, kƍcha) par exemple.

L’esprit de la cĂ©rĂ©monie de thĂ© (èŒ¶é“ăźæš™èȘž)

La cérémonie de thé repose sur quatre mots :
Harmonie (撌, wa) : ouvrez votre cƓur et entendez-vous avec les autres (open one’s heart and get along with one another)
Respect (æ•Ź, kei) : respectez-vous les uns les autres (respect one another)
PuretĂ© (æž…, sei) : purifiez non seulement ce que l’on peut voir, mais aussi ce qui se trouve dans votre cƓur (purify not only what one can see, but also what’s within one’s heart)
TranquillitĂ© (毂, jaku) : gardez votre calme en toute situation (keep your calm in any situation)

Ces mots rĂ©vĂšlent tout sur l’esprit du thĂ© et on les doit Ă  un grand maĂźtre en la matiĂšre : Sen no Rikyu (ćƒćˆ©äŒ‘). Non seulement suivre l’Ă©tat d’esprit, pour cet homme qui a Ă©tudiĂ© en profondeur la cĂ©rĂ©monie du thĂ©, il faut avant tout y mettre tout son cƓur. Quand il demandait Ă  ses disciples si leur cƓur Ă©tait prĂ©parĂ© pour la cĂ©rĂ©monie de thĂ©, ils rĂ©pondaient « Je peux au moins faire ça. » On raconte donc que si quelqu’un peut le faire, il peut devenir un disciple. Cependant, un bon disciple se rĂ©sumera aux points suivants. Voici les 7 commandements d’un bon disciple de la cĂ©rĂ©monie de thĂ© :

  • RĂ©alisez un dĂ©licieux bol de thé : ayez l’attitude de vouloir tout mettre en Ɠuvre pour faire du bon thĂ©
  • Disposez le charbon de bois pour que l’eau bout rapidement : savoir ce qui est essentiel est important
  • Gardez la piĂšce fraĂźche en Ă©tĂ© et chaude en hiver : tenez compte des saisons est important
  • Disposez les fleurs au fur et Ă  mesure qu’elles fleurissent dans la nature : respectez la vie qui vous est offerte par la nature
  • Soyez prĂȘt en avance : soyez attentif au temps et faites-lui de la place
  • Soyez prĂȘt en cas de pluie : vous devez pouvoir vous adapter Ă  toute les situations
  • Tenez compte de vos invitĂ©s : respectez les autres et profitez de ce moment ensemble car celui ne se produit qu’une seule et unique fois

Le septiĂšme commandement s’applique notamment dans la gestuelle, c’est-Ă -dire, l’inclinaison (おじぎ). Au moment de servir ou de recevoir le thĂ©, il est obligatoire de s’incliner pour montrer le respect. A genoux, disposez Ă  l’avant vos mains sur le sol de façon Ă  former le chiffre huit en japonais (ć…«), puis inclinez le corps vers l’avant. Il y a deux types d’inclinaison dans la cĂ©rĂ©monie de thĂ© :
– l’inclinaison formelle (真, shin) entre l’hĂŽte et l’invitĂ© face-Ă -face : abaissez doucement les deux mains devant les genoux, dĂ©placer naturellement le haut du corps et penchez-vous vers l’avant de façon Ă  ce que les paumes touchent entiĂšrement le sol sur les tatamis et que votre ventre touche vos genoux
– l’inclinaison informelle (èĄŒ, ko) entre invitĂ©s cĂŽte-Ă -cĂŽte : le dos droit, penchez-vous en avant et abaissez vos mains de jusqu’Ă  ce que la deuxiĂšme articulation seulement touche le sol.

Ces gestes s’accompagnent de salutations (挚拶) :
– ăŠć…ˆă« (o saki ni, veuillez m’excuser de me servir en premier) : Ă  dire Ă  l’invitĂ© Ă  cĂŽtĂ© de vous quand vous ĂȘtes servi avant lui
– ăŠç›žäŒŽă„ăŸă—ăŸă™ (o shƍban itashimasu, je me joins Ă  vous) : Ă  dire Ă  l’invitĂ© Ă  cĂŽtĂ© de vous quand vous ĂȘtes servi aprĂšs lui
– おç‚čć‰é ‚æˆŽă„ăŸă—ăŸă™ (o temae chƍdai itashimasu, je vous remercie pour le thĂ©) : Ă  dire Ă  l’hĂŽte qui vous sert le thĂ©

La voie du thĂ© (茶道)

â–ș Accueil

Le salon oĂč se tient la cĂ©rĂ©monie de thĂ© (èŒ¶ćź€) est en gĂ©nĂ©ral implantĂ© dans un jardin. Avant d’entrer on se purifie les mains et la bouche comme au sanctuaire et on entre par une petite entrĂ©e. A l’intĂ©rieur, les invitĂ©s se dirigent alors vers le tokonoma (ćșŠăźé–“) oĂč ils admirent les parchemins, les calligraphies et autres dĂ©corations (objets d’art, plantes..). Puis, ils s’assoient dans la position seiza (æ­Łćș§, « assise correcte », terme employĂ© pour dĂ©signer la façon traditionnelle compassĂ©e de s’asseoir au Japon) par ordre de prestige.

Il arrive qu’il y ait un premier rassemblement (茶äș‹) durant lequel un repas lĂ©ger et simple, appelĂ© kaiseki (æ‡çŸł) ou chakaiseki (èŒ¶æ‡çŸł) est servi aux invitĂ©s, suivi par une dĂ©gustation de sakĂ© (æ—„æœŹé…’). Si il n’y a pas de rassemblement, l’hĂŽte procĂšde directement Ă  la cĂ©rĂ©monie.

â–ș PrĂ©paration : les indispensables ustensiles

Tous les objets de la cĂ©rĂ©monie du thĂ© sont entretenus avec une prĂ©caution exquise. Ils sont scrupuleusement nettoyĂ©s avant et aprĂšs chaque utilisation et avant leur rangement. MĂȘme si ils sont dĂ©jĂ  propres avant l’arrivĂ©e des invitĂ©s, le lavage des ustensiles est quand mĂȘme rĂ©alisĂ© devant eux par politesse. Ces ustensiles sont les suivants :

  • chawan (èŒ¶çą—) : bol utilisĂ© pour la prĂ©paration et la consommation du thĂ©
  • chakin (èŒ¶ć·Ÿ) : toile blanche et rectangulaire de lin utilisĂ©e pour le rituel du nettoyage du bol
  • chasen (茶筅) : fouet pour mĂ©langer le thĂ© en poudre dans l’eau
  • chaki (èŒ¶ć™š) : pot contenant le thĂ© en poudre, il en existe deux types selon la matiĂšre avec laquelle ils sont fabriquĂ©s (natsume (æŁ—) pour les pots en bois ou bambou et cha-ire (èŒ¶ć…„) pour les pots en cĂ©ramique)
  • chashaku (茶杓) : cuillĂšre Ă  thĂ©
  • fukusa (èą±çŽ—) : carrĂ© de soie utilisĂ© pour le nettoyage symbolique du chashaku et du chaki, ainsi que pour manipuler le couvercle de la bouilloire chaude
  • hishaku (柄杓) : longue louche en bambou utilisĂ©e pour transfĂ©rer l’eau du et vers les pots en fer et les rĂ©cipients d’eau fraĂźche
  • kaishi (懐玙) : papier utilisĂ© pour placer la nourriture (des sucreries japonaises qui accompagnent le thĂ©) et essuyer les doigts que l’on porte pliĂ© et coincĂ© dans la poche de poitrine du kimono

â–ș DĂ©roulement de la cĂ©rĂ©monie

La cĂ©rĂ©monie peut commencer. L’hĂŽte procĂšde au nettoyage des ustensiles dans un ordre dĂ©terminĂ© et en utilisant des gestes trĂšs prĂ©cis. Les ustensiles sont placĂ©s dans l’ordre exact de rangement en accord avec la prĂ©paration qui suivra. Lorsque les opĂ©rations de nettoyage et de prĂ©paration des ustensiles sont terminĂ©es, l’hĂŽte introduit deux cuillĂšres de poudre de thĂ© avant d’y ajouter l’eau (chaude ou froide selon la saison). Puis il mĂ©lange avec le fouet. Sans l’enfoncer entiĂšrement dans le bol, le fouet est trempĂ© de façon Ă  immerger environ 0.5 Ă  1 cm et est agitĂ© de gauche Ă  droite pendant plusieurs allers-retours. Lors de la manipulation, l’hĂŽte fait volontairement du bruit car le son de l’eau s’accorde Ă  l’atmosphĂšre pure et tranquille que reflĂšte la cĂ©rĂ©monie de thĂ©.

Pendant que le thé est en cours de préparation, les douceurs sont apportées aux invités. Ce sont souvent des sucreries japonaises. On distingue deux types :
omogashi (äž»è“ć­, sucreries principales) : pĂątisserie copieuse traditionnelle wagashi (ć’Œè“ć­), diffĂ©rente selon les saisons (mochi, manju, dango, ohagi…), servis avec le thĂ© Ă©pais
higashi (ćčČè“ć­, sucreries sĂšches) : petits bonbons secs et trĂšs sucrĂ©s de couleurs diffĂ©rentes selon les saisons et reprĂ©sentant des fleurs ou autre symbole associĂ© Ă  la saison, servis avec le thĂ© fin

Lorsqu’on les apporte et qu’on leur propose de se servir en disant « ăŠè“ć­ă‚’ă©ă†ăž » (okashi wo douzo, veuillez vous servir s’il vous plaĂźt), les invitĂ©s s’inclinent et rĂ©pondent « ăŠè“ć­ă‚’é ‚æˆŽă„ăŸă—ăŸă™ » (okashi wo chƍdai itashimasu, je vous remercie pour les sucreries). Il faut ensuite dire « ăŠć…ˆă« » (o saki ni, veuillez m’excuser de me servir en premier) Ă  la personne qui se trouve aprĂšs, prendre le plateau en face de soi avec les deux mains, le soulever lĂ©gĂšrement pour exprimer ses remerciements, le reposer, s’incliner Ă  nouveau et prendre une sucrerie pour la poser sur le kaishi. Enfin, le plateau est passĂ© Ă  l’invitĂ© suivant. La sucrerie est consommĂ©e avant de recevoir le thĂ©.

Le thĂ© enfin prĂȘt, c’est le moment de le recevoir. Le bol est placĂ© face Ă  l’invitĂ© Ă  l’intĂ©rieur de la bordure du tatami. Chaque invitĂ© s’incline et dit « おç‚čć‰é ‚æˆŽă„ăŸă—ăŸă™ » (o temae chƍdai itashimasu, je vous remercie pour le thĂ©), et prend le bol de thĂ© dans ses mains. Il faut le poser sur la main gauche, prendre le temps de l’admirer et le tourner deux fois dans le sens des aiguilles d’une montre de deux heures Ă  quatre heures avec la main droite, boire le thĂ© en trois gorgĂ©es. Une fois terminĂ©, il faut essuyer l’endroit oĂč on a bu avec son pouce et essuyer son pouce avec le kaishi, tourner dans le sens inverse des aiguilles d’une montre de quatre heures Ă  deux heures et reposer le bol cette fois Ă  l’extĂ©rieur de la bordure du tatami.

L’hĂŽte demande alors aux invitĂ©s si ils dĂ©sirent encore du thĂ© et nettoie les ustensiles Les invitĂ©s quittent la maison du thĂ©, l’hĂŽte les saluant de la porte, mettant ainsi fin Ă  la cĂ©rĂ©monie. Une cĂ©rĂ©monie de thĂ© peut durer entre une et cinq heures, selon le type de repas et de thĂ© servis.


Avez-vous déjà participé à une cérémonie de thé ?
Quelles furent vos impressions ?


♫ Un article = Une chanson â–ș Fall Out Boy – Stay Frosty Royal Milk Tea