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▶ Raise your flag : Obtenir un Visa Travail (就労ビザの取得)

À l’approche de la fin du Visa Working Holiday, une partie des expatriés souhaite poursuivre l’aventure nippone après une première année convaincante. Après un PVT non renouvelable, il faut s’orienter vers un autre type de visa. Celui que nous allons aborder dans cet article est le Visa Travail (就労ビザ).

Dans cet article, Kimi vous explique les démarches pour demander un changement de statut et ainsi obtenir son premier visa travail.

Oui, depuis un Visa Working Holiday entre autres, il faut donc procéder à un changement de statut. Cette demande s’applique aux ressortissants étrangers qui séjournent déjà au Japon et souhaitant modifier leur statut actuel de résidence. Il faut effectuer la demande avant la date d’expiration du statut actuel. Il est préférable de commencer les démarches un mois avant environ.

Documents à fournir pour constituer le dossier

Le dossier est à la fois préparé par vous-même et votre employeur qui doit fournir des documents supplémentaires, notamment sur l’entreprise et ses activités. Ces documents dépendent du type de statut de résidence (在留資格) souhaité.

  • Le formulaire de demande de changement de statut (在 留 資 格 変 更 許 可 申 請 書) partie employé (申請人等作成用 ) et partie employeur (所属機関等作成用)
  • Une photo d’identité (証明写真) format 3*4cm datant de moins de 3 mois
  • Une photocopie du passeport en cours de validité et de la carte de résident actuelle (パスポート及び在留カード(表裏)の写し)
  • Une photocopie du contrat de travail (労働契約書の写し)
  • Une photocopie du dernier diplôme (最終卒業証書の写し)
  • Une attestation de travail (在職証明書) fournie par l’employeur
  • Documents justifiant les activités de votre employeur et de ses bénéfices (全部事項証明書, 決算文書) fournis par l’employeur
  • 4 000¥ en timbres fiscaux (収入印紙) à payer si l’application est acceptée, le jour du retrait du visa. Le prix varie selon le statut.

Préparer le dossier

Contrairement au PVT, la préparation du dossier s’avère moins laborieuse ! Pas mal de paperasse mais moins de choses à écrire !

  • Le formulaire de demande de changement de statut (在 留 資 格 変 更 許 可 申 請 書) : à télécharger ici ou à récupérer en format papier dans les bureaux d’immigration et à compléter en anglais ou en japonais. Il y a différents formats selon le statut de résidence (在留資格), l’objet du séjour et les activités professionnelles effectuées au Japon (Engineer/Specialist in Humanities/International ServicesStudent, Permanent Resident…) mais les informations à remplir sont en général les mêmes. Il faut donc choisir le bon statut de résidence (在留資格) en fonction de l’activité exercée au Japon. La liste se trouve sur cette page. Sur une première page, renseigner les informations personnelles : nationalité (国 籍), nom (氏 名), coordonnés, emploi (職 業), numéro du passeport (旅券番号), statut de résidence actuel (現に有する在留資格) ainsi que la date d’expiration (在留期間の満了日), numéro de la carte de résident actuelle (在留カード番号), statut de résidence souhaité (希望する在留資格) ainsi que la durée (在留期間), raison du changement (更新の理由). Concernant le statut, la liste est disponible sur la deuxième page du formulaire selon les activités souhaitées. Puis sur la dernière page, renseigner les coordonnés de l’employeur (勤務先), le parcours académique (最終学歴) et professionnel (職 歴).
  • Et c’est le seul document à remplir par le demandeur du visa !

Dépôt du dossier

C’est là que c’est plus contraignant ! Aller au bureau d’immigration ayant juridiction sur la préfecture du lieu de résidence. Ils ouvrent du lundi au vendredi de 9h00 à 16h00. On compte plusieurs bureaux et plusieurs branches dans chaque région qui couvrent les différentes préfectures. Les grands bureaux, soit les sièges sociaux de chaque région sont incroyablement bondés et demandent parfois de camper pour être sûr d’être dans les premiers et d’en finir le plus tôt possible. Les succursales étant pour certaines des bureaux beaucoup plus petits sont moins animées.

Donc pour ne pas passer sa journée au bureau, arriver avant l’ouverture et opter pour une succursale !

Tokyo Regional Immigration Bureau
Adresse : 5-5-30 Konan, Minato-ku, Tokyo
Accès : Shinagawa Station (JR Lines) sortie Konan ou sortie Est
A pied cela prend 30 minutes mais il y a le bus n°99 à la sortie de la gare au terminal 8 qui va jusqu’au bureau. Descendre à l’arrêt « Tokyo Nyukoku Kanrikyoku-mae ».

La liste complète des bureaux est disponible sur le site de l’immigration.

A l’arrivée, il faut se diriger vers la section dédiée aux visas (dans les grands bureaux, c’est souvent au deuxième étage) puis se diriger au comptoir d’information (相談, Information Center) ou à la réception (受付) pour vérifier la présence de tous les documents avec passeport et carte de résident et si les formulaires sont bien remplis. Puis se rendre au guichet d’application (申請) pour remettre dossier, carte de résident et passeport. En échange, le demandeur du visa reçoit un ticket avec un numéro et la carte postale (ハガキ) qui sera envoyée au domicile une fois le dossier évalué.

Entre 30 minutes et deux heures d’attente, cela dépend de l’affluence, et le numéro est appelé. Le demandeur remet la carte postale complétée avec nom et adresse et il récupère son passeport avec une notice d’acceptation de la demande (申請受付票) mentionnant le numéro de dossier et expliquant que pendant son étude, il est possible de rester jusqu’à deux mois sur le territoire japonais, ainsi que la carte de résident tamponnée de la mention 在留期間更新許可申請中 (demande d’extension de la période de séjour en cours) indiquant donc que le statut est en cours de changement. Il ne reste plus qu’à attendre le verdict final !

Réception du Visa

Environ deux semaines après le dépôt du dossier, la carte postale (ハガキ) arrive à l’adresse qui a été renseignée lors du dépôt du dossier. En général, elle annonce la bonne nouvelle en indiquant de se présenter à l’immigration dans les deux semaines suivantes avec entre autres le timbre fiscal (収入印紙). Selon la demande et peut-être le bureau d’immigration, la durée du traitement du dossier peut-être plus longue, jusqu’à deux mois parfois !

Les timbres fiscaux (収入印紙) peuvent être achetés à la poste. Les grands bureaux d’immigration et sièges sociaux disposent en général de konbini dans lesquels on peut aussi en acheter exprès. Selon l’employeur, il est possible de négocier et que ce soit ce dernier qui règle les frais du timbre fiscal, et non le demandeur.

De retour au bureau d’immigration, le demandeur présente à la réception (受付) tous les documents requis, à savoir :

  • La carte postale (ハガキ) reçue à domicile
  • Le bon d’acceptation de la demande (申請受付票) qui a été agrafé au passeport
  • Le passeport (パスポート)
  • La carte de résident (在留カード)
  • Le timbre fiscal (収入印紙) à 4 000 ¥

Il reçoit un ticket et patiente en général 30 minutes environ avant de récupérer sa nouvelle carte de résident. La durée de la période de validité ne répond pas toujours au souhait du demandeur et peut dépendre de beaucoup de critères : en premier le type d’activités, puis la durée du contrat de travail, le nombre d’années passées à habiter et travailler au Japon, l’expérience professionnelle, les diplômes… Les deux premiers visa travail sont susceptibles de ne durer qu’un an seulement avant de passer à trois ans ou encore cinq ans.

Kimi témoigne

J’ai reçu le sésame pour étendre mon aventure nippone : un Visa Travail ! Ce qui me permet donc de travailler à temps pleins, et de me poser pour minimum une année supplémentaire ! Préparation du dossier, se rendre à l’immigration pour le déposer et récupérer la nouvelle carte trois semaines après. Un soulagement car il parait que le premier est le plus difficile à avoir.

Donc ​7 juin 2016 rendez-vous au bureau d’immigration de Tokyo pour déposer mon dossier pour le visa. Je suis arrivée à 8h00 et il y avait déjà la queue aux portes pour l’ouverture à 8h30. A l’ouverture, il faut se tenir prêt à courir car tout le monde bouscule et fonce à toute allure pour être le premier ! On dirait des accro du shopping le premier jour des soldes !

Je me suis dirigée à la section B pour les applications au changement de statut et les dépôts de dossier, située au deuxième étage. J’ai couru pour arriver dans les 15 premières personnes ! J’ai pris un ticket et j’ai d’abord fait une vérification de mon passeport, ma carte de résident et que mon dossier était bien complet.

Puis on attend 9h00 que les bureaux ouvrent. C’est allé assez vite. Quand le numéro du ticket s’affiche, il faut se présenter au comptoir. Au moment de mon passage, à nouveau vérification du dossier et j’ai rempli la carte postale. Enfin, on m’a donné un reçu avec mon numéro de dossier et ma carte de résident, elle a reçu un tampon justifiant du changement de statut en cours de réalisation. A 9h20, c’était terminé !

La réponse est arrivée entre trois et quatre semaines après. J’ai bien reçu la carte postale indiquant d’apporter les documents cités ainsi que les timbres fiscaux. Je me suis donc dit que c’était dans la poche. Donc c’est reparti pour un petit tour au bureau d’immigration ! ​29 juin 2016, 7h55 arrivée au bureau d’immigration. Il y avait déjà une trentaine de personnes qui attendaient. A l’ouverture, je suis allée directement acheter mon timbre fiscal au Family Mart situé au rez-de-chaussée, qui est le seul konbini du coin à en fournir (eh oui, je pensais que ça se trouvait dans tous les konbinis, en fait non).

Ensuite, direction cette fois la section A pour le retrait des visas. En arrivant tôt et comme on peut entrer à partir de 8h30, ça va assez vite et à peine les bureaux ouverts à 9h00 on peut déjà donner les documents. J’ai pu rapidement remettre les miens et à 9h30 j’avais ma nouvelle carte entre les mains !

Je pensais que le bureau reprendrait mon ancienne carte de résident, mais finalement ils me l’ont aussi rendue avec un trou dedans en me disant de la jeter moi-même. Sauf que moi, j’ai préféré la garder en souvenir !

Voilà, mission accomplie ! Et l’aventure continue !

Vocabulaire

在留期間 (ざいりゅうきかん – zairyū kikan) = période de séjour
更新 (こうしん – kōshin) = mise à jour, renouvellement
パスポート (pasupooto) = passeport
在留カード (ざいりゅうかーど – zairyū kaado) = carte de résident
証明写真 (しょうめいしゃしん – shōmei shashin) = photo d’identité
労働契約書 (ろうどうけいやくしょ – rōdō keiyakusho) = contrat de travail
退職証明書 (たいしょくしょうめいしょ – taishoku shōmei-sho) = certificat de travail
収入印紙 (しゅうにゅういんし – shūnyūinshi) = timbre fiscal
申請受付票 (しんせいうけつけひょう) = bon d’acceptation de la demande
ハガキ (hagaki) = carte postale


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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▶ Kimi no Nikki ② : Freedom !

Yong-Yong Kuma, mon doudou que tout le monde trouve kawaii !

Yong-Yong Kuma, mon doudou que tout le monde trouve kawaii !

Nouveau numéro du journal de Kimi ! Maintenir un journal quotidien relève de l’impossible, ainsi ce numéro regroupera ce qui s’est passé cette dernière semaine dans la vie nippone de Kimi, dans le peu de temps libre qu’elle a réussi à s’accorder.

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

• En route pour Shin-Okubo !・신오오쿠보에 가자! •

Première sortie « coréenne » avec mes amies japonaises Boices rencontrées à Taïwan ! Je me suis rendue à Shin-Okubo. Shin-Okubo, c’est le quartier qui vous transporte en Corée (et aussi en pleins dans la vague Hallyu). Sur toute une rue, vous avez des restaurants, des cafés et des magasins de K-pop, vendant pleins de CDs et de goodies en tout genre. Pour s’y rendre, c’est avec la JR Yamanote Line, station Shin-Okubo.

Comme mes amies habitent aussi à Tokyo ou à côté, on voulait absolument se revoir. J’avais déjà été à Shin-Okubo pendant mes précédents voyages et je ne me lasse pas de ce quartier, même si la K-pop, ce n’est plus tellement mon délire. On a un peu galéré à se rejoindre car je ne les voyais pas à la gare et que je ne captais pas le wifi. Je ne pouvais pas les contacter ! En plus il pleuvait comme vache qui pisse ce jour-là. J’ai du aller dans un 7 eleven pour capter difficilement leur réseau wifi et envoyer un message aux filles. Voyez comment c’est dur sans internet ! Comment faisait-on à l’époque ?

Une fois que nous avons réussi à nous retrouver, nous sommes allées manger dans un restaurant qui au menu proposait du BBQ coréen. Voilà comment ça se présentait : on choisissait la viande (poulet, bœuf, porc, etc… épicé ou pas) et ils venaientt cuire sur une plaque chauffante directement à notre table. On rajoutait légumes, kimchi, sauce, ce qu’on voulait et on enroulait le tout dans une feuille de salade. Et hop dans la bouche ! Et c’est trop 맛있어요 (délicieux) ! Par contre tu manges un peu comme un porc et tu t’en mets partout \o/. C’est pour ça que l’on nous refile un bavoir, c’est trop sexy !

On a en plus de ça pris du cheese tteokbokki. Tteokbokki + cheese = tuerie ! 한 번 더 주세요! もう一度ください!

Je suis ressortie du restaurant aussi gavée qu’une oie et les filles ont voulu terminer en beauté en allant dans un Coffee Prince. J’ai pris un Caramel Latte et on m’a dessiné la tête de Tony Tony Chopper de One Piece. C’était tellement mignon que je voulais plus boire mon café !

Les filles ont pris en plus des petits (gros) desserts que nous nous sommes partagés. J’avais plus faim mais comment résister à ça…

Je n’avais rien mangé de la journée, je me suis plus que rattrapée… On est resté un moment à parler. De CNBLUE, et de tout en fait, moi en faisant l’effort d’utiliser un maximum de mots japonais. C’est marrant, grâce à un intérêt commun, on se lie d’amitié avec des gens sans forcément faire attention à l’âge ou à la situation sociale. Elles sont plus âgées que moi et pourraient très bien être… ma mère ! Surprise j’étais quand l’une d’elles m’a dit qu’elle avait un fils du même âge que moi. Et comme des mamans, elles me conseillent et en cas de problème, elles sont là pour m’aider.

Nous, et le prince du café ㅋㅋ

Après le coffee prince, on a fait un petit tour des boutiques K-pop et en retournant à la gare, on a vu ça !

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Et moi j’y vaiiiiiis \o/ 楽しみですよ!
어느 멋진 날이었어요!

• Les Jedis à Roppongi – Exposition Star Wars • 

Ce jour-là, j’avais prévu de rester au dortoir pour réviser un peu mon japonais. Mais dans l’aprem, ma collègue et colloc’ française, m’a proposée d’aller voir l’expo sur Star Wars au Tokyo City View dans la Mori Tower de Roppongi Hills. Comme c’était le dernier jour de l’expo, je me suis laissée tenter. Pour y aller, vous avez le choix entre la Hibiya Line ou la Oedo Line, station Roppongi (sortie menant à Roppongi Hills). Roppongi Hills est un centre urbain comprenant la Mori Tower (un building de 54 étages) et d’autres buildings où on peut trouver restaurants, cafés, boutiques, de temps en temps des animations, des expositions et des performances selon les périodes. Et à Roppongi Hills, il y a aussi…. Ça !

La fameuse araignée géante ! Haha vous avez eu peur :p ?

Nous sommes arrivées au pied de la Mori Tower pour nous rendre à l’expo et là… Omg pleins de monde. Ce n’était pas seulement le dernier jour de l’expo Star Wars, mais aussi celui d’une expo sur Naruto, donc il y avait une file d’attente pour Naruto, une autre pour Star Wars. Il y avait soit disant deux heures d’attente, mais au final en 3/4 d’heures on y était. L’expo était au 52ème étage de la Mori Tower, de ce fait en payant 1 800 yens (environ 13€), on accédait à l’expo Star Wars, le musée Mori Art (art contemporain, j’aurais préféré pouvoir aller aussi à l’expo sur Naruto, m’enfin xD), et à l’observatoire qui offre une vue à 360° sur tout Tokyo et où vous pouvez repérer les endroits et monuments incontournables : la Tokyo Tower, la Sky Tree, Odaiba, Tokyo Midtown, le parc Yoyogi, le Rainbow Bridge… et même le Mont Fuji quand le ciel est bien dégagé !

L’expo Star Wars était à l’endroit où durant l’été dernier une expo Pokémon avec un Pikachu café avait ouvert. En arrivant, on entend la traditionnelle musique des films, des bruits de sabres lasers et la respiration de Dark Vador… avec qui on peut faire une photo ! Les gens sont nombreux à faire la queue pour obtenir leur photo souvenir.

Ce sont les seules photos que j’ai pu faire car c’était interdit. En tout cas c’était vraiment intéressant, et je ne suis pas une grande fan comme il en existe. Des passages de film, une biographie complète de Georges Lucas, des figurines, des maquettes, des costumes et également des tableaux. Il y avait de véritables œuvres d’art. J’ai eu le coup de cœur notamment pour Shadows of Tatooine par Raymond Swaland, représentant Han Solo et Chewbacca. La boutique proposait aussi tout et n’importe quoi comme produits dérivés. Beaucoup se font plaisir, la boutique en est blindé. On aura aussi profité d’être dans l’observatoire pour admirer la ville qui semble infinie. Je ne me lasse pas de l’admirer cette ville.

Et à défaut de ne pas avoir fait l’expo Naruto, en passant par une des boutiques, j’ai craqué pour des gâteaux Naruto, parce que ce sont « Des gâteaux au parfum de la Terre » ! Ils sont délicieux en tout cas !

• Harajuku & concert de The Rabbit’s Foot • 

J’ai revu ma baka (c’est affectif, je précise) Mitsu après le boulot et nous sommes allées faire un tour à Harajuku, célèbre quartier non loin de Shibuya, très fréquenté par les jeunes, par des cosplays le week-end et où on peut trouver le grand parc Yoyogi avec l’un des sanctuaires shintoïste les plus connus, le Meiji Jingū. La première fois que je suis venue au Japon, c’est l’un des premiers endroits où j’ai voulu aller, pour sa Takeshita Street, cette ruelle au côté décalé et excentrique, blindée de magasins proposant vêtements et chaussures chics, des trucs tout kawaii (j’ai pleins d’idées cadeaux :D) et ses 36 000 stands de crêpes. OMG leurs crêpes ! On a pas pu résister, on s’en est enfilé une pour 500 yens (3.60€) ! 美味しかった!

On s’est aussi aventuré dans le magasin LINE (c’est genre WhatsApp, mais en japonais et en mieux) qui vend pleins de produits dérivés des personnages. Trop mignon, on a fait pleins de photos mais on a rien acheté xD trop cher ! Y avait un Brown géant, trop cute ! Merci Mitsu pour les photos !

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En fin de journée, nous avons retrouvé un ami français à Mitsu, lui aussi en Working Holiday, et sa copine japonaise. Ensemble nous avons fait une activité que j’aime faire ici, et que les japonais aiment aussi : les purikura ! Mais si vous savez, les photomatons japonais, où tu as la peau lisse sans boutons, des yeux énormes et où tu peux ajouter pleins de petites décos. J’adore ceux qu’on a fait ♥.

Ensuite… お腹がすいた!On avait un peu faim, alors on est allé dans un petit restau manger un « petit » bol de ramen. Miam, miam.

Et pour finir, direction Kouenji, au Club Mission pour le petit concert de The Rabbit’s Foot, un groupe encore peu connu mais bien sympa. Ils figurent parmi les groupes d’un petit event dans un tout petit bar. Vu l’heure à laquelle on est arrivé, on aura vu qu’eux jouer. Dans les petits live houses comme celui-là, on est par contre obligé de payer l’entrée + 500 yens pour une boisson. Du coup, trinquons en cette petite soirée entre amis. Le son était affreusement fort, j’ai regretté d’avoir perdu mes boules quiès à Taipei… Autorisé à faire des photos, je suis venue avec mon réflex pour tenter quelques clichés. Mais la salle, l’éclairage et le trop de fumée sur scène (merci les gens qui fument) n’ont pas trop joué en ma faveur. M’enfin ça m’entraîne pour de prochains concerts si jamais j’ai des opportunités. Et ça m’a permis de passer une bonne soirée entre tomodachi (amis) !

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Ecoutez aussi The Rabbit’s Foot, c’est sympa ^_^ !

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▶ Kimi no Nikki ① : Premiers jours au Japon (日本生活の始め)

Mon premier Katsudon depuis mon arrivée. 美味しい!

Mon premier Katsudon depuis mon arrivée. 美味しい!

L’arrivée et l’installation au Japon n’est pas de tout repos !
Dans ce petit journal (日記, nikki), Kimi raconte ses premiers jours à Tokyo !

※ Dans ma vie Nippone 🇯🇵

Ça fait six jours que je suis à Tokyo. J’ai beaucoup consacré mon temps au boulot et aux tâches administratives. La guest house où je travaille m’offre gratuitement un logement à la place d’un salaire. Un petit dortoir mixte avec une salle de bain. La chambre contient huit lits. Ce n’est pas très confortable pour installer nos affaires mais pour mes premiers mois, je ferai avec. Quand j’aurais un boulot rémunéré, je songerai à me prendre un petit appartement ou une share house. On a également une table et un frigo pour stocker nos réserves de nourriture, mais pas de cuisine. Du coup si je veux manger et cuisiner, je dois me rendre dans la salle communue de la guest house. Pareil si je veux avoir internet. Pas de wi-fi dans notre dortoir. Ce n’est pas pratique mais en tant que membre du staff, on peut profiter de la guest house à tout moment. Être dans ce dortoir donne des allures de collocation. Jusque là, nous sommes 5 ; une taïwanaise, deux anglais, une française et moi. Il y a aussi une deuxième chambre où deux japonaises résident. J’ai beaucoup sympathisé avec la taïwanaise avec qui j’exerce mon japonais (elle a un meilleur niveau que moi) en échange je lui apprends quelques mots de français. On est souvent ensemble du coup quand on reste à notre dortoir ou dans la guest house. Bref, je vous fais une visite de notre maison ? C’est parti !

Ce n’est pas du grand luxe, c’est le bordel, mais je m’en contente très bien ! Mon futur appartement sera sûrement bien plus petit que ça !

J’ai eu mon premier jour de boulot le 24 juin. Durant cette semaine, j’ai été formé un peu par tout le monde aux différentes tâches. C’est du ménage donc rien de bien sorcier. J’ai pu rencontrer les autres personnes qui travaillent à la guest house, dont un autre français. Tout le monde, aussi bien le staff japonais que mes collègues étrangers, est super sympa. Les gens du staff japonais m’ont tout de suite mise dans le bain : ils me parlent en japonais et si jamais je pige rien, ils répètent en anglais. Une des japonaises m’a tout de suite dit : « Tu dois progresser, donc je te parle en japonais. Tu verras, à force de parler et d’écouter, tu seras à l’aise. Gambatte ! » Je demande pas mieux même si les 3/4 du temps je les regarde d’un air hébété en disant (en japonais, quand même) « Désolée, j’ai pas compris…! ». Mes horaires sont super cools : 11h-14h ! Ce qui me laisse du temps pour dormir le matin, et du temps l’après-midi pour m’occuper des tâches administratives, chercher un autre travail et puis glander aussi haha !

Accompagnée de la coloc’ taïwanaise, je me suis rendue à la mairie pour faire enregistrer mon adresse au dos de ma carte de résident et pour souscrire à l’assurance maladie. Heureusement que j’étais en compagnie d’une personne maitrisant bien le japonais car les employés ne parlaient pas tous anglais ! Dans la foulée, nous nous sommes aussi occupées de m’ouvrir un compte bancaire et de faire ma carte de retrait. J’ai ouvert un compte à la Shinsei Bank et j’ai une belle carte de retrait… Bleue :D !! Je me suis posée la question sur prendre une carte de crédit ou une carte de retrait. Car avec la carte de retrait (qui est gratuite contrairement à la carte de crédit) on ne peut retirer que de l’argent (logique hein). Et moi qui veut acheter des places de concerts et des CDs sur internet par exemple, comment je fais ? C’est là que j’aime le Japon ! On a possibilité de payer avec nos chères Visa/MasterCard, mais aussi, et c’est l’option que je choisis à chaque fois, la possibilité de payer dans un konbini ! Suffit de choisir lequel et de présenter un numéro de paiement et le tour est joué !

Un… Konbini… ? Nani kore ??? (« C’est quoi ? » en japonais, retenez-le pour les prochains articles). Un konbini (コンビニエンスストアkonbiniensu sutoa) est un petit commerce de proximité ouvert 24h/24 et 7j/7. Quand je dis proximité, c’est vraiment proximité. Il y en a partout et de toute sorte : 7 eleven, Family Mart, LawsonSunkus, Mini Stop… Rien que dans le coin où je réside il y a un 7 eleven, un Lawson, un Sunkus… Dans les konbini, on y trouve l’essentiel pour la vie de tous les jours, souvent à petits prix ; alimentation, boissons, petite papeterie, produits ménagers, hygiène… On peut également, comme je le disais plus haut, régler ses achats par internet, mais aussi ses factures, récupérer des colis… On y trouve aussi des bornes ATM pour retirer du liquide (mais attention, si cela n’a pas changé, vous ne pouvez retirer qu’une petite somme, maximum 10 000 yens, soit environ 73€, si je me rappelle bien) et des bornes spéciales (dans les Mini Stop, ces bornes s’appellent Loppi) pour réserver billets de concerts et autres loisirs, mais sachez que ces trucs ne sont qu’en japonais. Du moins, à l’époque où j’ai du acheter un ticket de concert avec ce truc, c’était tout en japonais et l’employé du konbini ne parlait pas anglais. C’était drôle. Certains konbini disposent aussi de micro-ondes pour réchauffer vos plats que vous venez d’acheter ainsi que des tables et des chaises pour manger rapidement sur place ! Enfin ces konbini n’existent pas qu’au Japon. J’en ai aussi vu en Corée, en Malaisie et à Taïwan :). J’admire la personne qui a inventé le konbini ! T’as besoin d’un petit truc d’urgence ? T’as une petite faim ? Fais trois pas et HOP te voilà au konbini ! J’aime les konbini !

Le premier truc où je me suis retrouvée dans une impasse, c’est l’achat du téléphone. Et pourtant ce jour-là, je suis allée au magasin avec mon amie Mitsu et son copain japonais. Ici les forfaits sont sur un engagement de deux ans minimum. Si je ne reste qu’un an au Japon, il est préférable d’avoir une carte prepaid, mais avec la carte prepaid on a pas internet. Or j’ai besoin d’internet, rien que pour pouvoir contacter mes amies ou le boulot, le wifi se capte nulle part ici si on a pas d’abonnement téléphonique. A réfléchir !

Pour finir, j’ai aussi été repérer une laverie car pas de machine à laver au dortoir, mais aussi un supermarché pour faire les courses. Cette semaine j’ai soit mangé dans des petits restaurants, soit acheté au konbini. Perso, j’adore acheter des cochonneries au konbini mais j’ai déjà fait limite le tour de tout ce que propose le 7 eleven et niveau prix, même si c’est pas cher, j’économise mieux en allant au supermarché, donc Kimi, bouge tes fesses et remets-toi à la cuisine !