7

▶ 22 juin 2016 ; 1 an au Japon (日本で1年間が経った)

Cette photo illustre bien ma victoire personnelle !

Trick Eye Museum, Séoul – Octobre 2015 Cette photo illustre bien ma victoire personnelle ! 

22 juin 2016. Nous voilà un an après le début de mon PVT au Japon. Il est temps de faire le bilan et de vous dire que l’aventure n’est pas terminée ! Au contraire, elle continue !!!

Au revoir PVT. Bonjour Visa Travail ! 

Il y a un an, je posais mes valises à Tokyo, pour la quatrième fois, pleine de motivation et avec l’envie d’en découvrir toujours plus sur ce pays, mais aussi de me découvrir, de trouver ma voie, moi qui ai absolument TOUT quitté en France (appartement, CDI, voiture, famille et amis) pour certainement le plus grand amour de ma vie : le Japon. Un pays que j’ai appris à aimer au fil de mes voyages pour finalement avoir envie de m’y installer sur le long terme et pourquoi pas d’y faire ma vie ? En partant je me doutais bien sûr que tout n’était pas gagné et que ce ne serait pas facile tous les jours. Peut-être même qu’au final, je n’allais pas apprécier « la vie japonaise »… Bref, c’était encore un grand challenge qui s’annonçait.

Mais la vie japonaise, malgré ses difficultés, m’a au final conquise et m’a permise de m’épanouir. Même si des merdes il m’en est arrivé pas mal : mon ordinateur m’a lâchée, obligée d’en recommander un en catastrophe en France, j’ai fait réparer mon Samsung Galaxy SII pour pouvoir l’utiliser au Japon et il a finalement mourru de surchauffe comme un con en Thaïlande, le LTE acheté d’occasion commence à se faire vieux aussi, mon nouvel ordinateur m’a aussi lâché à son tour, ça a été la guerre avec les kanji et le keigo pour envoyer des mails afin de le faire réparer au Japon sans frais (vu qu’il était encore garantie), heureusement l’histoire s’est bien terminée…

Difficile parfois de tenir en étant loin des proches et dans l’incapacité de s’exprimer librement en raison d’un niveau de japonais encore trop faible. Et même avec du recul, je pense que je m’en suis plutôt bien sortie et que j’ai été trop susceptible pour des petites choses pas bien graves au final ! Je crois que le plus gros échec de mon PVT fut mon super fail au JLPT N4 que j’ai tenté de passer en décembre (eh oui je décide de l’avouer maintenant que j’ai bien digéré la pilule). J’étais à quelques points de l’avoir… Je me suis sur-estimée (pour une fois xD). Mais cette année au Japon, c’est aussi beaucoup de bons moments que je ne suis pas prête d’oublier ! J’ai vécu ce PVT à fond, privilégiant les voyages et la recherche de travail avec l’aide de trois baito cumulés pour tenir financièrement :

  • J’ai été à des festivals en Yukata
  • J’ai rencontré et me suis liée d’amitié avec des japonais(e)s, et je suis surtout proche de Hiromi, Tomo et Emiko qui sont comme trois mamans, et qui m’ont souvent aidée quand j’en avais besoin
  • Et d’un autre côté, l’équipe de l’Izakaya où j’ai travaillé durant ce PVT est devenue un peu une seconde famille
  • J’ai découvert le métier de serveuse, et je me suis rendue compte que finalement ce n’était pas si facile que ça (pas seulement à cause du japonais) ! Mais maintenant je peux me vanter de savoir porter trois assiettes et savoir réaliser des cocktails ! Je tire mon chapeau à celles et ceux qui font ce métier !
  • Je suis devenue plus distraite et moins méfiante, parce qu’au Japon, on a très peu de chance de se faire voler son sac ou agresser dans la rue en pleine nuit. Maintenant je dors dans le train et je traîne dans les rues morbides seuls à 23h-minuit sans craindre quoique ce soit (jusqu’au jour où… je touche du bois ! Haha)
  • Aller au Karaoké est devenue l’un de mes loisirs préférés !
  • J’ai visité pour la première fois Nagano, Matsumoto, Fukui, Ise, Kobe et Himeji
  • J’ai fait du homestay à Nagano et Osaka, et ce fut l’une de mes meilleures expériences au Japon
  • Je suis retournée à Osaka et Nagoya
  • J’ai fêté mon premier Nouvel An « Japonais »… seule, mais suivre la tradition, c’était cool !
  • J’ai vu mes CNBLUE 19 fois (concerts et fanmeetings confondus), quel bonheur
  • J’ai aussi assisté aux concerts de N.Flying, FTISLAND, MAN WITH A MISSION, MUCC, girugamesh… Non vous ne connaissez certainement pas ces groupes mais moi je les adore !
  • J’ai voyagé en Corée du Sud, en Thaïlande et à Singapour
  • On m’a léguée un futon et un kotatsu, deux choses très « japonaises » que je voulais avoir
  • J’ai enfin vu mes premiers fleurs de cerisiers !
  • J’ai testé des cafés à thème sympas, entre autres le Hammock Cafe, le Kawaii Monster Café, l’Ikefukuro Cafe
  • Je suis une abonnée du Starbucks et ses Frappuccino édition limitée qui changent de saveur tous les mois
  • J’ai appris à servir du vin et du champagne en travaillant chez Maison Première, un restaurant de cuisine française qui organise beaucoup de mariages
  • J’ai appris à écrire un CV (c’est chiant), des formules de politesse (que j’ai oublié depuis) et j’ai découvert comment se passait les entretiens d’embauches
  • Mes parents et ma tante sont venus me rendre visite pendant quelques jours où ils ont pu découvrir Tokyo , Kamakura et voir le Mont Fuji. Ils sont repartis conquis, ce qui m’a rendu encore plus heureuse

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Japon est bien différent de mon pays d’origine, et même si je m’y sens mieux, j’ai bien pris conscience que ce pays n’est pas parfait et qu’il a aussi des défauts. Je crois que le truc que je déteste en premier ici, c’est le climat. Un hiver plus-sec-tu-meurs où mes mains souffrent le martyr tellement elles sont desséchées, un été chaud et humide avec des moustiques, des cafards mutants énormes, la saison des pluies, un automne où le mois de septembre rime avec typhon. Ensuite, je ne comprend toujours pas pourquoi les japonais n’incluent jamais les taxes sur leurs prix dans les magasins ou les restaurants… Résultat, tu ne sais jamais pour combien tu vas en avoir avant de passer à la caisse ! Quant à la Poste japonaise, elle n’est pas aussi pratique qu’on le croit : dans les bureaux ils n’ont rien pour faire des colis, pas de papier bulle, leur scotch colle à peine (contrairement à la poste coréenne où ils ont tout le matos nécessaire !) et quand ils apportent un colis et que tu n’es pas chez toi, tu as droit à un avis de passage ne te disant pas d’aller chercher ton colis au bureau de ton quartier, mais pour planifier un nouvel horaire… par téléphone ou par internet ! Je trouve ce système tellement pas pratique pour moi xD ! Qu’est-ce que c’est chiant aussi de trouver SI PEU de poubelles dans les rues, elles qui demeurent pourtant SI propres… Avoir des frais par ta propre banque (japonaise) quand tu retires en dehors des heures de bureaux dans les distributeurs qui ne sont pas ouvert 24h/24. Dur aussi de faire ses courses pour plusieurs semaines à l’avance en raison des dates de péremptions trop courtes. La différence énorme de température en plein été entre l’extérieur et les transports trop climatisés qui m’ont souvent valu de chopper pas moins de trois fois une bonne crève à la limite de la grippe en pleins mois de juin. Enfin les trains ponctuels au Japon… Hum oubliez ! C’est un mythe ! Beaucoup, beaucoup moins qu’en France bien sûr, mais il arrive aussi que les trains soient en retard au Japon, si si ! Et Tokyo n’est pas une ville plate… En mamachari, des fois, c’est dur ! Pour le reste, je crois que je m’y suis faite automatiquement. Même les tremblements de terre ne me font pas peur !

Et d’un autre côté, j’aime les kombini que tu trouves dans chaque coin de rue, pour te dépanner à n’importe quelle heure de la journée ou de la nuit, les 100 yens shop comme DAISO où tu trouves pleins de choses et d’inventions pratiques, les natsu matsuri avec les danses traditionnelles et les feux d’artifices splendides. Et j’en passe…

Tokyo by day (1)

En tous les cas, le plus difficile reste : comprendre la langue, décrypter les kanji, notamment pour les tâches administratives qui deviennent un vrai casse-tête ! Mais j’y travaille et je compte bien m’améliorer en japonais aussi longtemps que je serai sur le terrain !

Même mon YongYong Kuma bosse dur !

Bref, ce 22 juin 2015, j’ai l’impression que c’était hier ! Cette année fut riche ! Pas toujours facile mais pleine de bonnes surprises ! Parfois, j’ai même encore du mal à réaliser que j’ai quitté mon laboratoire de chimie en région Parisienne, mon petit studio de 23m² et le pays où j’ai vécu pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, je suis toujours au Japon. Je n’ai pas de billet d’avion pour rentrer à Paris mais un petit bout de papier m’autorisant à rester 2 mois de plus en attendant…. mon visa travail (tant espéré) !

Depuis mai, j’ai un travail, je suis… prof de français. Alors oui je suis sérieuse (xD) et non je n’ai pas choisi le chemin de la « facilité », parce que je n’avais plus que cette solution ou parce que je me faisais recaler à cause de mon niveau de japonais pourri (car des entretiens j’en ai passé hein !). Deux semaines intensives de formation (car non je ne suis pas diplômée FLE), des soirées et des week-ends à m’entraîner et à préparer des cours, un gros travail sur ma personnalité… C’était et c’est encore maintenant un nouveau et gros challenge car j’en apprend toujours plus chaque jour !

Je ne suis pas encore une super prof mais je ferai de mom mieux. C’est vraiment enrichissant et mes étudiants sont cools et adorables. C’est un plaisir de leur faire cours ! Je travaille chez l’école SYMPA, dans la branche située à Jiyugaoka (si vous allez voir leur site, vous verrez ma super tête de vainqueur -OU PAS-). Je travaille dans une super équipe, pas avec des collègues, mais avec des amies adorables :) ! J’ai du opérer pas mal de changements ; préparer un dossier pour mon visa travail, changer de banque, souscrire à l’assurance maladie de mon travail, créer un hanko… Ces derniers mois n’ont pas été de tout repos !

Mais pour ce qui est du stress et les heures de recherche : c’est FINI !!! L’aventure working holiday se termine, mais une autre démarre ! J’ai compris que malgré les refus, les échecs, les efforts sans résultats, même si on se décourage, tant qu’on abandonne pas complètement, il y a toujours une lueur d’espoir, même une toute petite. « Quand on veut, on peut. »

Anakawa Riverside Fireworks at Minami-Sunamachi (3)

Et si je peux donner un dernier conseil, profitez de votre jeunesse, de ne pas avoir de travail, d’enfants ou de petit(e) ami(e) pour vous lancer dans l’aventure PVT, au moins UNE FOIS, au moins UN pays dans votre vie ! N’hésitez SURTOUT pas ! Cette aventure apporte vraiment beaucoup ! Profitez de voyager, de voir du pays, de découvrir une nouvelle culture, de rencontrer des personnes de différents horizons ! C’est enrichissant et bien plus encore ! Je me suis toujours dit que si je n’avais pas pu prolonger mon séjour au Japon, j’aurais tenté un PVT ailleurs (en premier la Corée), mais je suis désormais trop attachée au Japon pour le quitter, pour l’instant.

5

▶ Apprenez le japonais avec Kimi ④ : Les particules (助詞) ①

(39)De la nourriture et Pikachu pour vous booster ! 私は友達とレストランでワッフルを食べる

Qu’est-ce qui pourrait bien ennuyer quelqu’un qui commence à apprendre le japonais et peut-être le faire abandonner son apprentissage ? En français, selon les Japonais, il semblerait que les articles, les pronoms, les genres sont le plus souvent mentionnés car il n’y en a pas vraiment dans la langue japonaise. Alors, à l’inverse, qu’est-ce qu’il n’y a pas dans notre langue française qui est indispensable en japonais ? Ce sont les particules (助詞 – joshi) !

Les particules débarquent tôt dans l’apprentissage du japonais car elles sont clairement indispensables pour communiquer et faire des phrases correctes en japonais. Il vaut mieux les connaître et les maîtriser toutes aussitôt que possible. Ce sera donc le sujet de cette leçon !

Les particules : Nani kore (何これ) ?

Les particules représentent des petits mots, ce sont souvent un ou deux caractères hiragana, qui servent à marquer les relations grammaticales entre les divers éléments d’une phrase. On les ajoute à la fin du mot pour définir sa fonction grammaticale dans la phrase. Cette fonction peut-être sujet, complément d’objet direct, complément d’objet indirect, préposition…

Autant que nos déterminants et nos prépositions, les particules sont très importantes ! Et employer les bonnes particules l’est d’autant plus car la signification d’une phrase peut en être radicalement changée !

Prêt pour faire la connaissance de ces petites particules ? Aujourd’hui, je vous en présente quatre !

① La particule de thème : は (wa)

  • Indique le sujet, le thème de la phrase (qui, quoi)
  • Montre de quoi ou de qui on est en train de parler (quant à…)
  • Attention : bien que ce soit le caractère hiragana は (ha), cette particule se prononce toujours « wa », donc écrit « wa » en romaji

キミ学生ですか。(Kimi wa gakusei desu ka ?) = Quant à Kimi, elle est étudiante ?
キミです。(Watashi wa Kimi desu.) = Quant à moi, c’est Kimi.
白いものかわいいです。(Shiroi mono wa kawaii desu.) = Quant à la chose blanche, c’est mignon.
日曜日友達と奈良へ行きました。(Nichiyoubi wa tomodachi to Nara he ikimashita.) = Dimanche, je suis allé(e) à Nara avec un(e) ami(e).
東京ディズニーランド千葉県にあります。(Tokyo Disneyland wa Chiba-ken ni arimasu.) = Quant à Tokyo Disneyland, cela se trouve dans la préfecture de Chiba.
資料ファクスで送ってください。(Shiryou wa fakusu de okutte kudasai.) = Quant aux données, envoyez par fax s’il vous plait.

② La particule d’identification, de sujet : が (ga)

  • Indique le sujet grammatical de la phrase, dit aussi le marqueur du sujet (qui, quoi)
  • On l’utilise quand on ne connait pas la nature du thème
  • Elle marque aussi l’objet dans une phrase de non-action, avec des verbes comme comprendre (わかる- wakaru), exister (いる – iru, ある – aru)…
  • Elle signifie également « mais » lorsqu’on relie deux oppositions

学生ですか。(Dare ga gakusei desu ka ?) = Qui est étudiant ?
ヨンファは料理上手です。(Yonghwa wa ryouri ga jyouzu desu.) = Quant à Yonghwa, il est doué en cuisine.
ビザ要ります。(Biza ga irimasu.) = J’ai besoin d’un visa. / Un visa est nécessaire.
私は日本語少しわかります。(Watashi wa nihongo ga sukoshi wakarimasu.) = Je comprends un peu le japonais.
電車速いです。(Densha ga hayai desu.) = Le train est rapide.
ヨンファは背高いです。(Yonghwa wa se ga takai desu.) = Yonghwa est grand. / Quant à Yonghwa, la taille est grande.
降っています。(Ame ga futte imasu.) = Il pleut.

► Différence entre は (wa) et が (ga)
Ces deux particules paraissent très semblables et on ne peut pas traduire leur différence en français ! 学生です。(Watashi wa gakusei desu.) et 学生です。(Watashi ga gakusei desu.) se traduisent clairement par Je suis étudiant. Mais plus littéralement, voici la différence qui ressort de ces deux phrases. Pensez à quelle question vous poseriez pour obtenir ces réponses.

  • 学生です。(Watashi wa gakusei desu.) = Quant à moi, je suis étudiant. => Je suis quoi ?
  • 学生です。(Watashi ga gakusei desu.) = C’est moi qui suis étudiant. => Qui est étudiant ?

学生ですか。(Dare ga gakusei desu ka ?) = Qui est étudiant ?
ヨンファ学生です。(Yonghwa ga gakusei desu.) = Yonghwa est étudiant.
学生誰ですか。(Gakusei wa dare desu ka ?) = L’étudiant est qui ?
学生ヨンファです。(Gakusei wa Yonghwa desu.) = L’étudiant est Yonghwa.
/!\ La question 学生ですか。(Dare wa gakusei desu ka ?) n’a pas de sens ! Avec la particule は (wa) vous connaissez la nature du thème, vous ne pouvez pas utiliser de mot interrogatif ! En revanche avec が (ga), vous pouvez !

Enfin, malgré la différence entre ces deux particules, il est très fréquent de trouver des phrases contenant un thème は (wa) suivi d’un sujet が (ga) !

日本きれいです。(Nihon wa sakura ga kirei desu.) = Quant au Japon, les fleurs de cerisiers sont belles.
大阪食べ物美味しいです。(Osaka wa tabemono ga oishii desu.) = Quant à Osaka, la nourriture est délicieuse.

③ La particule inclusive de thème, de similarité : も (mo)

  • Introduit un ou plusieurs autres thèmes en plus du thème déjà abordé. En français, on le traduirait le plus souvent par « aussi »
  • Cette particule peut-être combiné avec les mots interrogatifs

キミは学生です。ヨンファ学生です。(Kimi wa gakusei desu. Yonghwa mo gakusei desu.) = Kimi est étudiante. Yonghwa aussi est étudiant.
この荷物お願いします。(Kono nimotsu mo onegaishimasu.) = Ces affaires aussi s’il vous plait.
、母、山登りが大好きです。(Chichi mo, haha mo, yamanobori ga daisuki desu.) = Papa aussi, Maman aussi, ils aiment l’alpinisme.

④ La particule de questionnement : か (ka)

  • Placée en fin de phrase pour marquer le questionnement dans les phrases terminant par です (desu) ou un verbe à la forme polie (ます形), il n’est donc pas forcément nécessaire d’y ajouter un point d’interrogation à moins de vouloir marquer une plus forte intensité dans la question
  • Placée également en fin de subordonnée pour faire référence à une question posée
  • On peut retrouver cette particule plusieurs fois dans une phrase pour lister des alternatives (ou, ou pas)

キミはフランス人です。(Kimi wa furansujin desu ka ?) = Kimi est française ?
昨日何を食べた忘れた。(Kinou nani wo tabeta ka wasureta.) = J’ai oublié ce que j’ai mangé hier.
先生が学校に行ったどう知らない?(Sensei ga gakkou ni itta ka dou ka shiranai ?) = Tu ne sais pas si le prof est allé à l’école ou pas ?
フランスへ帰る、日本で就職する、まだ決めていません。(Furansu he kaeru ka, nihon de shuushoku suru ka, mada kimete imasen.) = Rentrer en France ou trouver un travail au Japon, je n’ai pas encore décidé.

Voilà pour les premières particules ! Trois autres arriveront dans la prochaine leçon ;) ! En attendant, entraînez-vous pour maîtriser celle-ci !


Vous avez aimé ce cours ? N’hésitez pas à faire un petit don pour me remercier ^_^ !

Donate Button with Credit Cards

Leçon Précédente | Sommaire des leçons | Leçon Suivante

1

► Feelin way too damn good : J’ai la belle vie avec un futon et un kotatsu !

Ce 8 mars 2016, j’ai, on pourrait presque dire, déménagé. Ou plutôt ce sont mes meubles qui ont déménagé. L’un de mes colocataires m’a annoncé qu’il déménagerait prochainement. De ce fait, il m’a demandée si je voulais récupérer quelques uns de ses meubles. J’avais abandonné les recherches de commode pour ranger mes vêtements et là ça tombait impec’ ! Mais ce n’était pas tout, il m’a aussi fait don de son kotatsu et d’un futon, deux éléments qui équipent souvent les maisons traditionnelles japonaises. Je vous explique ce que c’est !

Personne ne sort de son lit pour dormir par terre… ou presque !

► Kotatsu

Un kotatsu (炬燵) est un support de bois de faible hauteur recouvert d’un futon ou d’une couverture épaisse, sur lequel repose un dessus de table. Le dessous d’un kotatsu est chauffé. C’est le mode de chauffage le plus courant au Japon, le chauffage central étant peu répandu. On s’assoit autour du kotatsu sur des zabuton (coussin japonais pour s’asseoir) posés sur le sol ou sur les tatamis.

La première fois que j’ai vu cette invention géniale, c’était dans le manga Fruits Basket ! Oui, j’ai beaucoup découvert le Japon et ses traditions à travers les manga.. et à ce moment j’étais loin de m’imaginer où ça me mènerait et que je pourrai un jour en profiter chez moi !

► Futon

Un futon (布団) constitue le lit traditionnel japonais, bien que son origine ne le soit pas. En effet, le futon tire son origine en Inde, puis en Chine, avant d’être importé au pays du soleil levant. Très bon pour le dos, il se compose d’un matelas (敷き布団, shikibuton), une couette (掛け布団, kakebuton) et parfois un oreiller (枕, makura). Ceux-ci sont conçus pour être placés sur un sol (le plus souvent composé de tatamis) sont traditionnellement placés dans des placards à portes coulissantes appelés oshiire (押し入れ) pendant la journée pour laisser respirer le tatami et permettre une gestion facile des petits espaces. Ils doivent être régulièrement aérés, surtout si on ne les a pas mis de côté pendant la journée. Une exposition directe au soleil est très conseillée surtout au Japon où le climat est très humide.

De nos jours, les japonais ont plutôt tendance à opter pour les lits occidentaux pour ne pas avoir la corvée de ranger le futon tous les jours… Mais moi j’ai fait le contraire ! J’avais déjà dormi dans un futon lors de mon premier séjour à Nagoya dans un Ryokan, et lors de mon homestay à Nagano. Celui que j’ai reçu de mon colocataire est un shikibuton bien épais, et même si le sol de ma chambre c’est du parquet, je dors confortablement bien dedans !

Je suis vraiment reconnaissante envers mon coloc’ pour avoir eu la gentillesse de me léguer ces meubles ! Tout ça gratuitement ! J’ai donc réaménagé ma chambre, retiré mon lit, le petit bureau et la chaise qui me servaient à rien et qui prenaient inutilement de la place. Ma chambre a désormais plus un côté plus « japonais » et plus « traditionnel » et je suis contente de ce changement. J’apprécie autant le futon qui me permet d’économiser de l’espace la journée. Je m’en fiche d’avoir à le ranger tous les matins et à le sortir au moment de me coucher xD. Et le kotatsu… ah mais c’est un véritable bonheur de pouvoir bosser son japonais, travailler sur mon PC et même manger tout en profitant de sa chaleur et de ses couvertures !


♫ Un article = Une chanson ► Nickelback – Feelin’ Way Too Damn Good

4

▶ Apprenez le japonais avec Kimi ③ : Pronoms personnels (人称代名詞)

Quels mots emploieriez-vous si vous deviez vous adresser à un japonais que vous rencontrez pour la première fois ? Un ami japonais ? Un supérieur hiérarchique ? Un commerçant ? De la même manière, comment parleriez-vous de vous si vous deviez vous présenter lors d’un rendez-vous ? D’une conférence ?

Les japonais sont très pointilleux sur les bonnes manières et la politesse. Il est donc important d’utiliser le langage approprié avec chaque personne selon son statut ou selon la relation que vous partagez avec elle et avec le nom correct. Si vous parlez de vous-même, vous devez aussi faire attention à employer le bon niveau de politesse. Les pronoms personnels (人称代名詞 – にんしょうだいめいし – ninshou daimeishi) sont peu utilisés car ils sont considérés comme impolis et agressifs. C’est le contexte et les différents formes de grammaire utilisées qui vous permettent de comprendre de qui il est question. On préférera s’adresser aux autres par leur nom en ajoutant parfois leur titre (社長 – しゃちょう – shachou, 課長 – かちょう – kachou, 先生 – せんせい – sensei) ou en attachant un suffixe (さん – san, ちゃん – chan, 様 – さま – sama).

Malgré cela, les pronoms personnels existent aussi en japonais et ils sont aussi nombreux selon le niveau de politesse et le genre. En effet, les hommes et les femmes ont leur propre langage aussi et donc leurs propres pronoms !

En se référant à soi-même : 私 (Je)

Les différentes manières de dire « je » sont divisées en deux catégories : genre et politesse. Cependant certains pronoms peuvent être à la fois employés par les hommes et par les femmes. Le pronom personnel le plus utilisé, et celui que l’on apprend en premier est qui se lit de deux façons : わたくし (watakushi) et わたし (watashi). La première lecture est utilisée dans un contexte formel. La seconde sert dans un contexte poli. En terme de genre et de politesse,  est la référence la plus générique pour dire « je » en japonais.

Mais il n’est pas le seul et voici ci-dessous la liste de tous les pronoms pour exprimer « je » :

  • 私 (わたくし – watakushi) : neutre, formel
  • 私 (わたし – watashi) : neutre, poli
  • 僕 (ぼく – boku) : masculin, poli et informel
  • 俺 (おれ – ore) : masculin, informel
  • あたし (atashi) : féminin, informel
  • わし (washi) : masculin (plus précisément les hommes d’âge moyen)

On peut aussi parler de soi-même en utilisant son propre nom, mais ça reste une manière très féminine et enfantine.

私の名前キミと申します。 (わたくしのなまえきみともうします。 – Watakushi no namae wa Kimi to moushimasu) = Mon nom est Kimi. (neutre, formel)
私の名前キミです。 (わたしのなまえきみです。 – Watashi no namae wa Kimi desu.) = Mon nom est Kimi. (neutre, poli)
僕の名前ヨンファです。 (ぼくのなまえよんふぁです。 – Boku no namae wa Yonghwa desu.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, poli)
僕の名前ヨンファ。 (ぼくのなまえよんふぁ。 – Boku no namae wa Yongwha da.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, informel)
俺の名前ヨンファ。 (おれのなまえよんふぁ。 – Ore no namae wa Yonghwa da.) = Mon nom est Yonghwa. (masculin, informel)
あたしの名前キミ。 (Atashi no namae wa Kimi.) = Mon nom est Kimi. (féminin, informel)

► Remarques

  • Si vous avez retenu ce que je vous ai appris dans la Leçon 2, vous comprendrez que le  (da) peut-être omis, ce que j’ai volontairement fait dans le dernier exemple, mais que j’ai laissé pour les phrases au masculin, puisque rappelons-le, est très souvent utilisé par les hommes !
  • En ajoutant la particule の (no) aux pronoms vous formez le possessif ; mon, ma, mes. Il en est de même pour la 2ème et 3ème personne du singulier et pour le pluriel. Rappel encore une fois ; il n’y a ni genre ni nombre !

En se référant aux autres

En japonais, on s’adresse généralement aux autres par leur nom suivi par un suffixe. Le plus utilisé, autant pour les femmes que pour les hommes, et en contexte poli, est さん (san), mais là aussi, il en existe plusieurs selon le genre et la politesse. Dans le milieu professionnel, on préférera employer les titres des personnes auxquelles on s’adresse. On évite de s’adresser à une personne en utilisant « tu », c’est grossier au Japon. Trois niveaux sont définis pour s’adresser à quelqu’un : 1) utiliser le nom + un suffixe ou un titre, 2) ne rien utiliser, 3) utiliser « tu » mais c’est mieux de l’éviter à moins que vous soyez proches de la personne ou que vous lui cherchez les emmerdes.

► Suffixes, préfixes et titres

  • さん (san) : neutre, poli
  • 君 (くん – kun) : masculin (plus jeune ou du même âge), familier
  • ちゃん (chan) : féminin (plus jeune ou du même âge), familier avec un côté mignon et attachant
  • 様 (さま – sama) : neutre, formel, marque de respect, personne de niveau hiérarchique supérieur, on retrouve également ce suffixe dans les adresses postales (voir l’image de cet article) ou les e-mails professionnels
  • 先輩 (せんぱい – senpai) : aîné, personne qui a plus d’expérience dans un domaine
  • 後輩 (こうはい – kouhai) : personne qui a moins d’expérience dans un domaine
  • 先生 (せんせい – sensei) : professeur, s’emploie aussi quand on s’adresse à son médecin ou son dentiste
  • 部長 (ぶちょう – buchou) : chef de département d’une entreprise
  • 課長 (かちょう – kachou) : chef de section d’une entreprise
  • 会長 (かいちょう – kaichou) : PDG
  • 社長 (しゃちょう – shachou) : président d’une entreprise

ご (go) et お (o) sont des préfixes honorifiques que l’on peut utiliser pour nommer des personnes (ご主人 – ごしゅじん – goshujin = votre mari, お友達 – おともだち – otomodachi = votre ami, お客様 – おきゃくさま- okyakusama = « vous » quand on s’adresse à un client…).

► Le pronom « Tu »

  • あなた (anata) : utilisé dans les occasions où il n’y a pas de manières de s’adresser à une personne ou lorsqu’il est impossible de connaître son nom
  • 君 (きみ – kimi) : par les hommes vers les femmes quand ils sont proches
  • お前 (おまえ – omae) : surtout utilisé par les hommes, manière dure et plate (je l’ai souvent entendu dans Bleach et d’autres animes)
  • あんた (anta) : familier, cela peut signifier que l’utilisateur est fâché
  • 手前 (てまえ – temae) : très grossier (celui-là aussi je l’ai souvent entendu dans Bleach)
  • 貴様 (きさま – kisama) : très, très grossier, là vous avez dépassé les limites de la vulgarité

► La 3ème personne et autres

  • 彼 (かれ – kare) : il (peut aussi signifier « petit-ami » selon le contexte)
  • 彼女 (かのじょ – kanojo) : elle (peut aussi signifier « petite-amie » selon le contexte)
  • 私たち (わたしたち – watashitachi) : nous
  • あなたたち (anatatachi) : vous
  • 彼ら (かれら – karera) : ils
  • 彼女たち (かのじょたち – kanojotachi) : elles

Cela sera détaillé dans une prochaine leçon (je vous y prépare), notez qu’il y a aussi différents mots et pronoms pour définir les membres de la famille, plus précisément quand vous voulez parler de votre famille ou quand vous voulez parler de celle de quelqu’un d’autre ! Eh oui tant de mots pour définir une même personne font toute la richesse de la langue japonaise !


Vous avez aimé ce cours ? N’hésitez pas à faire un petit don pour me remercier ^_^ !

Donate Button with Credit Cards

Leçon Précédente | Sommaire des leçons | Leçon Suivante

3

► Apprenez le japonais avec Kimi #2 : だ (état-d’être) et です

Ueno Zoo, Tokyo – Décembre 2013 レッサーパンダです。

Pour cette leçon, je vais vous parler de ce qu’on appelle l’état-d’être désigné par le caractère hiragana だ(da), et です (desu). Car les premières phrases que vous apprenez sont construites avec ces éléments.

Par exemple, prenons des phrases simples et basiques en français : « Je suis français(e). » En japonais, vous pouvez le traduire par :
フランス人。(わたしフランスじん。- Watashi wa furansujin da.) = Je suis français(e).
フランス人です。(わたしフランスじんです。- Watashi wa furansujin desu) = Je suis français(e).

Au vue de ces deux phrases vous constatez probablement que だ(da), et です (desu) pourraient tous les deux signifier « être ». Eh ben… vous avez tout faux ! Même si je combine  et です dans cette leçon, prenez avant tout note que  et です sont totalement différents ! Pourquoi ? Je vous expliquais dans la leçon précédente qu’en japonais il y avait différents degrés de politesse. De ce fait, beaucoup de personnes ayant appris le japonais ont souvent pensé que です était la version polie de  (moi aussi je suis tombée dans le panneau, argh !) mais ce n’est pas le cas et vous allez comprendre (j’espère) quand je vous expliquerez ce que sont ces deux notions importantes.

Expression de l’état-d’être : だ (da)

En japonais, il n’existe aucun verbe pour désigner un état-d’être tel que « être ». だ(da) a donc ce rôle d’exprimer l’état-d’être, la nature d’une chose. Cependant, certains éléments n’ont pas besoin de  pour exprimer cet état-d’être. Il n’est possible (et ça reste facultatif) d’ajouter  qu’à des noms (名詞 – めいし – meishi) ou des adjectifs nominaux, dit adjectifs en na (な形容詞 – なけいようし – na-keiyoushi). Le japonais se base beaucoup sur le contexte de la phrase pour exprimer différentes choses, dont l’état d’être. Dans ce cas, vous allez me dire… A quoi sert Eh bien  est un déclaratif. Il apporte un ton plus prononcé dans une déclaration. Les hommes ont tendance à plus souvent l’utiliser. De ce fait, vous ne pouvez pas non plus utiliser dans une phrase interrogative, ça n’a aucun sens. Enfin, s’il n’est pas toujours nécessaire pour exprimer l’état-d’être, vous verrez dans les prochaines leçons que pour différents types de grammaire, sa présence devient indispensable !

。(さかな。- Sakana da.) = C’est un poisson.
今日私の誕生日。(きょうわたしのたんじょうび。- Kyou wa watashi no tanjoubi da.) = Aujourd’hui c’est mon anniversaire.

► Forme négative – ない形
Comme un verbe, peut se conjuguer pour ainsi exprimer l’état-d’être à la forme négative. L’état-d’être négatif s’exprime avec じゃない (janai), qui vient remplacer si il est présent dans la phrase.

友達じゃない。(ともだちじゃない。- Tomodachi janai.) = Ce n’est pas un ami(e).
静かじゃない。(しずかじゃない。- Shizuka janai.) = Ce n’est pas calme.

► Forme passé – た形
On exprime l’état-d’être passé en ajoutant だった (datta) pour la forme affirmative et じゃなかった (janakatta) pour la forme négative.

だった。(さかなだった。- Sakana datta.) = C’était un poisson.
学生じゃなかった。(がくせいじゃなかった。- Gakusei janakatta.) = Ce n’était pas un étudiant.

Un grain de politesse : です (desu)

C’est un peu compliqué de définir clairement ce qu’est です (desu), car ne n’est ni la version polie de だ (da) ni le verbe « être » bien que l’on puisse le traduire comme tel en français. On retrouve です (desu) en général à la fin d’une phrase pour la rendre plus polie et vient remplacer だ (da) si il est présent. Comme un verbe, vous pouvez conjuguer です (desu) donc attention, n’allez pas l’utiliser avec les verbes ! Il est possible d’ajouter です (desu) après les noms (名詞 – めいし – meishi), les adjectifs nominaux (な形容詞 – なけいようし – na-keiyoushi) et les adjectifs verbaux, dit adjectifs en i (い形容詞 – いけいようし – i-keiyoushi). A la différence de だ (da), vous pouvez employer です (desu) dans une phrase interrogative où vous y ajoutez la particule de questionnement définie par le caractère hiragana か (ka).

かわいい。→ かわいいです。(Kawaii desu.) = C’est mignon.
静か)。→ 静かです。(しずかです。- Shizuka desu.) = C’est calme.
そう()。→ そうです。(Sou desu.) = C’est ainsi.
これです。(これなんです。= Kore wa nan desu ka?) = Qu’est-ce que c’est ? / Ceci est quoi ?

► Forme négative – ない形
Après un adjectif en i (い形容詞) : です (desu) ne change pas, c’est l’adjectif qui change (je vous expliquerai plus en détails la terminaison lorsque j’aborderai la leçon sur les adjectifs).
Après un adjectif en na (な形容詞) ou un nom (名詞) : j’ai recensé deux formes négatives différentes. です (desu) devient soit じゃないです (janai desu), じゃありません (ja arimasen). Apparemment la terminaison « officielle » serait じゃありません, qui est la forme présente dans mon manuel Minna No Nihongo. Mais j’entend très souvent la forme じゃないです sans doute parce que c’est plus court et plus simple à prononcer.

かわいです。→ かわいくないです。(Kawaikunai desu.) = Ce n’est pas mignon.
静かです。→ 静かじゃありません。(しずかじゃありません。- Shizuka ja arimasen.) = Ce n’est pas calme.

► Forme passé – た形
Après un adjectif en i (い形容詞) : です (desu) ne change pas, c’est l’adjectif qui change (même remarque, attendez la leçon sur les adjectifs pour mieux comprendre la terminaison).
Après un adjectif en na (な形容詞) ou un nom (名詞) : です (desu) devient でした (deshita) à la forme affirmative. A la forme négative, です (desu) devient soit じゃなかったです (janakatta desu), じゃありませんでした (ja arimasen deshita).

かわいです。→ かわいかったです。(Kawaikatta desu.) = C’était mignon.
かわいです。→ かわいくなかったです。(Kawaikunakatta desu.) = Ce n’était pas mignon.
静かです。→ 静かでした。(しずかでした。- Shizuka deshita.) = C’était calme.
静かです。→ 静かじゃありませんでした。(しずかじゃありませんでした。- Shizuka ja arimasen deshita.) = Ce n’était pas calme.

Alors, avez-vous été en mesure de différencier だ(da), et です (desu) ?


Vous avez aimé ce cours ? N’hésitez pas à faire un petit don pour me remercier ^_^ !

Donate Button with Credit Cards

Leçon Précédente | Sommaire des leçons | Leçon Suivante