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► J’t’emmène au vent : Voyager sans préparation au Japon

J’ai voyagé trois fois au Japon, et chacune de ces fois à été différente.

La première fois, je ne suis allée qu’à Tokyo et sa banlieue, guidée par une amie qui était déjà allée au Japon. Donc on peut dire qu’au niveau des préparations, je n’avais pas fait grand chose mis à part acheter mon billet d’avion et réserver ma chambre en guest house. J’ai fait confiance à mon amie pour les visites et j’ai pu découvrir une capitale moderne, sûre et conservatrice de ses traditions.

La deuxième fois, j’ai voyagé seule. Et ça a été plus enrichissant et plus passionnant que la première fois. Même si j’avais bien préparé ce voyage (hôtels, visites), il a été révélateur et j’ai pu en apprendre plus sur ma personnalité. J’ai affronté ma timidité et j’ai appris à aller vers les autres. J’ai découvert une autre ville, Nagoya, dont le rythme de vie est bien différent de Tokyo.

La troisième fois, la moitié de mon séjour était sans préparation. Munie d’un JR Rail Pass et avec l’envie de découvrir plus le Kansai, j’ai effectué plusieurs aller-retours depuis Tokyo où je logeais dans une guest house pour me rendre à Kyoto, Nara et Osaka… En Shinkansen, sans réservation. Je suis partie dans chacune de ces villes pour une journée, pour les parcourir à pied et visiter leurs meilleurs endroits. Et si je n’avais pas le temps de tout voir, ce n’était pas grave, je pouvais revenir un autre jour ! Je vivais un peu au jour le jour, car c’était l’été à ce moment et il a plu de temps en temps malheureusement !

Pour ma part, je préfère préparer pour ne pas perdre de temps (c’est certainement le seul inconvénient d’un voyage sans préparation) mais après ces trois séjours, voyager sans préparation au Japon, c’est tout à fait possible !

Arriver avec un sac à dos, sans carte de transport, sans plan, de l’argent liquide dans le portefeuille, quelques bases en japonais. C’est “l’aventure” !

Vous débarquez à l’aéroport. Suivez les panneaux indiqués en japonais mais aussi en anglais, ils vous guideront vers les trains en direction de Tokyo. Le réseau ferré au Japon est très développé et même si vous risquez de vous perdre à cause de ces nombreuses lignes de trains et des indications pas assez précises pour les étrangers, vous pourrez toujours aller quelque part ! Dans le train, vous n’êtes jamais perdus : des écrans annoncent en japonais, anglais (parfois aussi en chinois et coréen) la station suivante en même temps qu’une annonce sonore. A chaque station, vous savez où vous vous trouvez, d’où vous venez et où vous allez (vous pouvez lire sur les panneaux en anglais la station actuelle, la station suivante et la station précédente).

Vous ne voulez pas rester à Tokyo ? Achetez à tout moment un ticket de Shinkansen et partez aussitôt pour le Kansai, le Kyushu ou l’Hokkaido ! On peut voyager facilement entre les grandes villes. En une heure, beaucoup de Shinkansen partent pour diverses destinations partout dans le Japon, ce qui évite d’attendre trop longtemps à la gare. Et même si vous devez attendre quelques minutes ou quelques heures, vous pouvez vous reposer dans une salle d’attente, dit “waiting room”, avec des prises électriques, des distributeurs automatiques de boissons ou de nourriture et des sièges.

Si vous avez un budget limité et souhaitez économiser une nuit d’hôtel ou à l’auberge de jeunesse, rendez-vous au “Bus Terminal” et achetez un ticket de bus pour partir ailleurs. Pas seulement de jour, vous pouvez aussi effectuer un voyage de nuit dans un bus équipé pour ce type de trajet : sièges réglables pour s’allonger, une visière et des rideaux pour ne pas être gêné par la lumière, des écrans pour regarder des films ou écouter de la musique, des prises électriques et parfois même le wi-fi !

Sans obligatoirement réserver avant, on peut loger dans des hôtels capsules, des manga cafés ou Internet cafés. Ceux-ci sont souvent moins chers et offrent malgré tout le minimum de facilités et sont pratiques pour les courts séjours improvisés : affaires de toilettes, TV, alarme, wi-fi gratuit, espace-détente et espace de lecture avec des mangas, des ordinateurs avec Internet, des distributeurs de boissons, etc…

Une petite ou une grosse faim ? Dans les grandes villes et les quartiers très fréquentés, des allées avec de nombreux cafés et restaurants seront présentes pour vous rassasier ! Et vous avez très souvent le choix ! Restaurants japonais, mais aussi italiens, français, indiens ou bien fast-food… Parmi tous ces choix, vous pouvez même en trouver avec un menu très abordable. Vous ne comprenez pas le japonais ? Pas de problème ! Beaucoup de restaurants mettent en vitrine les présentations de leurs plats et des menus traduits en anglais avec des photos. Enfin, pour une petite faim ou un achat urgent, il y a des combinis partout ouvert 24 heures sur 24 !

Pour les visites, vous n’avez rien préparé ? Ce n’est pas grave ! L’office de tourisme est là pour vous renseigner en anglais et des guides volontaires vous attendent à la sortie de certaines stations (comme Shinjuku) pour vous faire visiter les alentours.

On peut aussi parcourir les grandes villes comme Tokyo, Osaka, Kyoto et Kobe par exemple à pied. C’est aussi en marchant sans objectif particulier qu’on fait de belles découvertes par hasard. C’est souvent une agréable surprise et quand il s’agit d’un endroit peu connu des touristes, on est fier et heureux d’en avoir fait la découverte !

Enfin, même si ça demande encore de l’amélioration, des réseaux wi-fi gratuits sont de plus en plus disponibles pour vous offrir un accès à Internet, notamment dans les combinis ou les grandes stations. Ainsi, vous n’êtes pas complètement coupé du monde et vous pouvez effectuer une recherche rapide ou consulter une carte si vous êtes perdus !

Voyager en mode “aventurier”, sans trop savoir où on va offre un meilleur épanouissement pendant le voyage et nous permet d’en apprendre plus sur nous-mêmes. Grâce à ses facilités et ses indications traduites en anglais, il est assez facile de voyager au Japon en totale improvisation !


Et vous, voyagez-vous sans préparation ? Comment voyagez-vous ?


♫ Un article = Une chanson ► Louise Attaque – J’t’emmène au vent

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► The Other Side : La vie des étudiants en France et au Japon

Toujours pour le blog d’エコールサンパ, je parle de la vie des étudiants en France et les différences avec le Japon.

Quelle université rejoindre ? Plusieurs critères m’ont aidée à choisir la faculté : la localisation, les matières et mes compétences. Quand j’ai reçu mon diplôme du baccalauréat, j’ai cherché des facultés pour étudier la chimie et par la suite travailler dans le domaine des cosmétiques et de la pharmacie. J’ai trouvé trois facultés : à Nantes, à Caen et à Tours. Comme Nantes et Tours étaient loin de Cherbourg (ma ville natale) j’ai préféré aller étudier à Caen.

Après le lycée, j’ai donc étudié pendant trois ans à l’université, plus précisément à l’IUT (Institut Universitaire de Technologie). Je pouvais continuer les études deux ans de plus pour obtenir un master, mais je préférais travailler le plus tôt possible et je n’aimais pas étudier. (笑)

En dehors de mes études, j’ai pratiqué le tennis pendant quinze ans, de l’école primaire jusqu’à la fin du lycée. J’ai malheureusement dû arrêter quand j’ai déménagé pour aller à l’université.
Quand on est jeune, on a beaucoup d’énergie à dépenser ! Et même pour un enfant, c’est nécessaire de relâcher la pression des études et de se détendre en faisant une activité ! C’est pour ça que mes parents m’ont incitée à faire une activité. J’ai donc choisi le tennis. J’en faisais une fois par semaine, parfois deux fois par semaine.
Quand j’étais à l’école primaire, j’ai aussi fait de la danse moderne. Au collège, j’ai rejoint l’UNSS (Union Nationale du Sport Scolaire), la fédération nationale du sport scolaire qui permet aux collégiens et lycéens de pratiquer un sport et de participer à des compétitions sportives. J’ai pratiqué du handball et de la natation le mercredi après-midi. J’ai aussi eu l’opportunité d’essayer l’escalade et l’aviron.
Au lycée et à l’université, je me suis tournée plutôt vers les activités artistiques et intellectuelles. A cette période, je lisais beaucoup de manga, donc j’ai commencé à dessiner. J’écoutais beaucoup de musique asiatique aussi donc j’ai participé à la rédaction d’articles sur des sites d’actualités musicales et j’ai créé un blog pour écrire des critiques de CDs et des revues de concerts, en français et parfois en anglais. Je prenais aussi des photos pendant les concerts et je faisais de la traduction (du japonais ou anglais au français et du français à l’anglais).

J’ai fait beaucoup de choses pour le fun mais je n’ai jamais fait de formation ou de stage pour obtenir une certification pour un bon travail. Souvent, c’était à cause du manque de temps et d’argent. Par exemple, j’aurais aimé faire une formation dans la photographie mais ça coûtait très cher !

Au Japon, la majorité des étudiants commencent à visiter des dizaines d’entreprises pour passer des examens ou des entretiens et avant la fin de leurs études, ils ont déjà un job. Ils finissent leurs études en mars de la quatrième année et dès le mois d’avril, ils commencent à travailler à temps plein. Pour trouver un bon emploi, certains font des activités en tant que bénévole ou obtiennent diverses certifications.
Mais en Europe, c’est très différent ! Et je pense que j’aurais aimé avoir un système qui ressemble à celui du Japon ! L’université ne nous guide pas du tout pour chercher un travail. Il n’y a pas de séminaires non plus. Mais pendant la dernière année d’études, un stage dans une entreprise est souvent obligatoire. Donc la seule opportunité de trouver un travail avant la fin des études est grâce à l’entreprise dans laquelle on fait un stage. Si l’entreprise est satisfaite de notre travail et qu’elle a besoin d’un nouvel employé, elle peut proposer un contrat de travail à la fin du stage. J’ai eu la chance d’avoir cette opportunité ! Pendant ma troisième année de licence professionnelle, j’ai effectué un stage en alternance dans une entreprise qui m’a embauchée une fois que j’avais obtenu mon diplôme.

Malheureusement, six mois plus tard, le contrat n’a pas été renouvelé. Je me suis donc inscrite chez Pôle Emploi pour recevoir l’allocation chômage et des annonces pour du travail. Pendant six mois j’ai été au chômage. J’ai effectué plusieurs courtes missions d’Intérim avant de trouver une entreprise et d’y décrocher un CDI.

Il y a des personnes qui sont au chômage pendant très longtemps et qui parfois ne font même pas le travail correspondant à leurs études parce qu’elles ne trouvent pas d’entreprise. Même si on a un bon diplôme et des certifications en plus, ça ne nous aide pas plus pour avoir un travail en général. Ce que les entreprises demandent, c’est l’expérience professionnelle. C’est parfois même plus important que le diplôme !

On m’a dit que certains étudiants japonais ressentent le manque de culture après avoir fini leurs études. En Europe, le système scolaire et d’apprentissage est très différent du Japon. Il nous permet d’avoir cet apport culturel, d’imaginer, de réfléchir et de développer un esprit critique. En effet, de l’école primaire jusqu’à l’université, les jeunes français doivent écrire des exposés et des rapports de stage. Ils doivent apprendre à chercher seul des informations, à rédiger avec l’aide de leurs connaissances et de leurs ressources et enfin à présenter leur travail en parlant devant un public. Ce n’est pas un travail que beaucoup d’élèves apprécient je pense mais plus tard on réalise que c’est utile ! Ça nous permet de nous ouvrir à beaucoup de choses et de développer des compétences dans l’écriture et la communication.
Je détestais faire des exposés quand j’étais à l’école parce que j’étais très timide. J’avais très peur de parler devant des gens. Mais j’ai compris que c’était utile pour moi. Maintenant, je suis capable de parler en public sans stresser. La preuve est que je suis devenue professeur et grâce à l’échange avec mes étudiants je peux continuer à m’enrichir culturellement.
Les conseils que je veux donner aux Japonais sont : soyez ouvert d’esprit et si un sujet vous intéresse, cherchez par vous-même des informations plus précises ou lisez des articles sur ce sujet. Aujourd’hui avec Internet, c’est facile de s’informer et de rencontrer des personnes pour échanger sur la culture. Partagez les choses que vous aimez, dites pourquoi vous les aimez et incitez les gens autour de vous à s’y intéresser.
Ça peut aller de la photo Instagram d’une spécialité locale ou d’un lieu qui vous a marqué à l’article de blog où vous racontez un récit de voyage ou écrivez la critique du dernier film que vous avez vu par exemple.
Ouvrez-vous au monde et le monde s’ouvrira à vous !


♫ Un article = Une chanson ► The Greatest Showman – The Other Side

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► L’équilibre : Comment switcher “ON/OFF” ?

Pour avoir une vie équilibrée, il est important de switcher “ON/OFF”. “ON”, c’est le travail, “OFF”, c’est la vie privée, le repos, les loisirs, la famille… Mais comment partager la vie professionnelle et la vie personnelle de façon équitable ?

La semaine, je m’investie beaucoup dans mon travail. Le week-end, je me change les idées en pratiquant des activités qui n’ont aucun lien avec mon travail. Pour moi, c’est un bon moyen de switcher “ON/OFF”.

Ça commence en premier par mon apparence ; les vêtements. Au travail, je porte une chemise, un pantalon serré, des vêtements simples pour avoir une apparence professionnelle. Quand je ne travaille pas, je porte des vêtements plus décontractés comme des pantalons larges, des jeans (parfois troués car j’aime le style un peu rock/punk), des T-shirts et des baskets par exemple. Chez moi, il m’arrive aussi parfois de rester en pyjama toute la journée ! (笑)

Pour faire la séparation entre mon travail et ma vie privée, j’ai aussi choisi d’habiter dans un quartier différent de celui de mon travail. Je travaille dans un quartier à la fois commercial et résidentiel et un peu chic, proche de la capitale. Mais je réside dans une petite ville en banlieue, assez calme, avec plus de nature et de grandes routes reliant Yokohama et Tokyo. Ainsi, je vis et me repose dans un cadre différent qui me rappelle un peu ma vie en France.

La semaine, je suis professeur. Le week-end, je suis étudiante. La semaine, je parle français. Le week-end, je fais de mon mieux pour parler japonais. J’échange de rôle et je me rends dans une autre école, une école de japonais pour étudier.

Bien sûr, je ne fais pas que ça ! J’aime aussi me détendre ! En allant au café avec mes amis, en regardant un film, en lisant… Je fais des activités en rapport avec mes centres d’intérêts. Par exemple, j’adore la photo et voyager, donc je voyage de temps en temps pour prendre en photo les endroits que je visite, ou bien un simple restaurant où j’ai mangé un bon plat, un parc que j’ai visité. En voyageant, je peux découvrir et en apprendre plus sur la culture du pays que je visite et m’enrichir personnellement. J’aime aussi la musique alors je vais à des concerts et au karaoké. Ça me permet de ne pas penser au boulot et de pouvoir relâcher la pression. Puis, j’aime beaucoup partager mes aventures au Japon avec mes proches en France en écrivant un blog. C’est d’ailleurs pour ça que j’ai écrit cet article pour vous aujourd’hui !

Enfin, même si je ne suis pas très douée, j’aime bien cuisiner ! En particulier, les gâteaux. Quand je travaille, je n’ai pas le temps de préparer un repas alors j’achète souvent un plat préparé au supermarché ou au combini. Parfois, je me fais plaisir en allant dans un petit restaurant pas cher. Quand je ne travaille pas, je passe du temps dans la cuisine et prépare mes plats et desserts français préférés. La semaine, je mange “japonais”. Le week-end, je mange “français”.

Dans la vie, il faut savoir aussi se relaxer, c’est important pour le moral. Même si on apprécie son travail, il faut aussi profiter de faire toutes les autres choses qu’on aime et de passer du bon temps avec la famille et les amis !


Et vous, comment est-ce que vous switchez « ON/OFF » ?


♫ Un article = Une chanson ► Kyo – L’équilibre

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► Believer : Trouver son job idéal

Non, mon métier idéal n’est pas chanteuse… C’est juste un loisir !

Comment ai-je trouvé le travail qui me correspond ? Parcours depuis les études à aujourd’hui.

« Qu’est-ce que tu veux faire plus tard ? » Ça a toujours été difficile pour moi de répondre à cette question. On nous la pose si jeune alors que nous ne sommes qu’au collège. Choisir ce qu’on fera jusqu’à la fin de notre vie. Décider notre avenir sans même savoir ce que nous réserve demain. Comment être sûr de son choix ? Et comment ne pas le regretter ?

Enfant, je voulais devenir coiffeuse, puis entraîneur de tennis. Mais ce n’étaient que des rêves d’enfant. Je n’ai jamais exercé ces métiers plus tard.
Au collège, c’était le trou noir, je ne savais pas quel métier choisir alors j’ai consulté une conseillère d’orientation pour y voir un peu plus clair dans mon avenir.
À la fin du collège et du lycée, pour choisir quel lycée ou quelle université intégrer et donc quelles matières nécessaires on doit étudier pour notre futur métier, on consulte un conseiller d’orientation qui nous aide à faire le bon choix.
C’était très difficile pour moi de choisir. Je ne voyais pas quel métier pouvait me correspondre et pour lequel je pouvais être utile. En tout cas, à cette époque, je n’avais aucune envie de devenir professeure alors que mes parents m’incitaient à exercer ce métier ! (笑)

Finalement, on choisit son métier selon ses passions, ses compétences, ses talents particuliers, sa personnalité et son milieu social. Et selon ses rêves. Mais c’est devenu rare d’exercer qu’un seul métier dans la vie. Beaucoup de choses peuvent se passer et changer notre vie professionnelle.

Au lycée, mon intérêt pour la biologie et les sciences naturelles ont révélé mon souhait de devenir volcanologue. Mes bonnes notes en chimie m’ont convaincues par la suite de tenter la police scientifique. Malheureusement, pour obtenir ces diplômes, les études coutaient chères et le parcours semblait difficile. Pour des raisons financières et familiales, j’ai dû abandonner.
C’est donc par élimination que j’ai fait des études de chimie pour travailler dans un laboratoire de contrôle. J’ai obtenu mon diplôme et un CDI. Obtenir un CDI est comme une récompense car on est sur d’avoir du travail pendant longtemps, jusqu’à la retraite. Pendant que mon entourage s’en réjouissait, j’avais aussi un grand rêve : celui de partir pour le Japon, parce que je voulais découvrir une autre culture et un autre mode de vie.

J’ai alors quitté mon travail pour prendre le risque d’en chercher un au Japon. De chimiste, je suis passée à serveuse. C’était un grand changement mais j’ai appris beaucoup de choses et j’ai acquis de nouvelles compétences. Mais ce n’était pas un métier que je voulais exercer toute ma vie (je n’aurais pas pu de toute façon). C’est à ce moment-là que j’ai réfléchi à nouveau à un métier que j’avais toujours renié : professeur. Tout compte fait, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?
Finalement, je suis devenue professeure de français à Ecole Sympa.

En France et peut-être au Japon, c’est souvent surprenant de changer de voie. Mais beaucoup de Français se reconvertissent. Parce que le choix qu’ils ont fait étant enfant n’était finalement pas le bon. Parce que l’environnement dans lequel ils travaillaient ne leur correspondait pas. Parce que l’ambiance dans l’entreprise était lourde.

Je ne peux pas faire le choix pour toute ma vie. De plus on en a qu’une seule. Je suis quelqu’un qui préfère donc travailler dans plusieurs domaines et expérimenter différents jobs. Je ne peux pas faire le même travail jusqu’à ma retraite. Au contraire, je veux évoluer, acquérir de nouvelles compétences et connaitre mes limites. Pour au final savoir aussi si c’est la bonne voie que j’ai choisie.

J’ai été livreuse, baby-sitter, assistante achats, technicienne chimiste, serveuse, professeur…

On sait qu’on a trouvé notre voie, notre vocation quand il y a l’épanouissement, le soutien de ses collègues, la motivation pour fournir beaucoup d’efforts et la fierté de leurs résultats après. Pour y arriver, même si on n’est pas sûr d’avoir fait le bon choix, il faut toujours se dire qu’on peut réussir. Ne jamais abandonner avant d’avoir tout essayé. La motivation et l’ambition sont pour moi le moteur de la réussite professionnelle.

Professeur n’est peut-être pas le métier le plus confortable mais une chose est sûre, c’est un métier passionnant et enrichissant chaque jour !

Pour quelqu’un qui aime se reconvertir, je suis toujours professeure aujourd’hui (ça fait quand même déjà deux ans) et je n’éprouve pas le besoin de changer (encore) de métier. Oui c’est vrai, c’est un peu contradictoire ! Mais le métier de professeur, c’est loin d’être une routine, et tous les jours j’apprends quelque chose de nouveau. Pour l’instant, je suis satisfaite.


Et vous, quel est votre métier idéal ? Comment l’avez-vous trouvé ?


♫ Un article = Une chanson ► Imagine Dragons – Believer

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▶ Can you hear me : Aller chez l’ORL (耳鼻咽喉科医院)

Petit problème auditif ? Oreilles bouchées, otite déclenchée suite à une mauvaise rhino-pharyngite ? Hélas, c’est le genre de péripétie qui veut arriver à tout expatrié. Et pour être bien soigné, mieux vaut être bien préparé à se rendre chez l’ORL et bien s’y faire comprendre.

Dans cet article, Kimi no BLUE TRAVEL vous explique comment se passe un passage chez l’ORL, basé sur sa propre expérience.

※ La consultation (診察)

Il n’y a pas besoin de prendre de rendez-vous pour la consultation. C’est au premier arrivé, premier consulté. À la première visite, le client se présente à l’accueil (受付), il remet sa carte d’assurance maladie (保険証) et il récupère un questionnaire de santé (問診票) dans le but de constituer un dossier à son nom, être enregistré dans la liste des patients et recevoir la carte d’enregistrement du patient (診察券). Il faut renseigner : nom (名前), adresse (住所), numéro de téléphone (携帯電話), symptômes (症状)… Il est préférable d’avoir avec soi son carnet de médicaments (お薬手帳), surtout si on a un traitement médical au cours de la visite, car il faut renseigner le nom du médicament.

Voici un exemple de questionnaire ci-dessous.

Ensuite c’est la consultation selon le questionnaire rempli précédemment. Le médecin, ou l’assistante, appelle toujours le client par son nom suivi de la mention 様 (sama, suffixe pour s’adresser de façon très polie à quelqu’un comme un client ou un supérieur). Il se rend alors dans la salle de consultation (診察室). Le médecin redemande la raison de la visite, en disant どうされますか。(Dou saremasu ka? = Que se passe-t-il ?). Il pose quelques questions supplémentaires si besoin et explique comment il va procéder pour traiter la maladie.

À la fin de la consultation, le médecin dit toujours お大事に (Odaiji ni = soignez vous bien / prenez soin de vous). Aux prochaines visites, le patient remet à son arrivée sa carte d’assurance maladie (保険証) et sa carte d’enregistrement (診察券) qu’il récupère au moment de partir après avoir réglé la facture. Le reste se déroule de la même manière.

En japonais, clinique ORL se dit 耳鼻咽喉科医院. Repérez ces caractères et choisissez la clinique la plus pratique et la plus proche de chez vous. Kimi no BLUE TRAVEL vous partage celles qu’elle a visitées et dans lesquelles elle a pu recevoir un bon traitement.

Clinique ORL Shimada (島田耳鼻咽喉科医院)
Adresse : Shimada Mansion 1F, 3-35-14 Okusawa, Setagaya-ku, Tokyo (東京都世田谷区奥沢3丁目35−14 島田マンション 1F)
Accès : Okusawa Station (Meguro Line) sortie 1
Site Internet : http://www.tamagawa-med.or.jp

Clinique ORL Iwai (耳鼻咽喉科岩井クリニック)
Adresse : Kadobayashi Building 2F, 1-49-12 Higasghiyama, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市東山1-49-12 門林ビル3階)
Accès : Higasghiyama Bus Stop (Keihan Bus 2A)
Site Internet : https://iwai-clinic.jp

※ Règlement de la facture (請求の支払い)

Le prix d’une consultation chez l’ORL peut varier, selon la pathologie, de 530 ¥ à 1 180 ¥. Une fois la consultation terminée, retour à l’accueil pour le paiement. En tant qu’assuré (il est obligatoire de l’être par celle de la mairie du lieu de résidence ou celle de son employeur), le client paie 30% de la consultation. C’est ce qu’on appelle en japonais 負担率 (futan ritsu = taux pris en charge par le patient).

Comme pour le cas de la médecine générale, le montant total inclut différents facteurs, appliqués ou non selon la consultation : frais de consultation (初・再診料), traitement appliqué (処置), médicaments prescris (投薬), les frais d’ordonnance (処方箋料)… Ils sont renseignés sur le reçu (領収証) remis au patient. Le montant est converti en « points » avec le kanji 点 qui équivaut à la valeur de 10円. Le total de points pour une consultation (診察総点数) qui s’élève à 393点, équivaut donc à 3 930円. Le montant total (領収金額) à la charge du patient est reconverti en yens.

reçu ORL

En plus du reçu (領収証), le patient récupère deux autres documents :
– un rapport plus détaillé de sa consultation (診療明細書) : chaque catégorie apparaissant sur le reçu y sont détaillées avec les opérations réalisées et les médicaments utilisés;
– l’ordonnance (処方箋) : en cas de traitement, à remettre à la pharmacie.

※ Réception des médicaments (調剤薬)

Les médicaments sont à récupérer dans n’importe quelle pharmacie (薬局). Le client y remet l’ordonnance (処方箋) du médecin et présente sa carte d’assurance maladie (保険証) et son carnet de médicaments (お薬手帳). Il réceptionne ses médicaments dans un petit sachet en papier avec la mention 外用薬 (médicament pour usage externe) ou 内服薬 (médicament pour voie orale) selon la méthode d’administration, accompagné d’un papier faisant office de notice avec le nom du médicament (薬の名前), une photo (薬の写真), les fonctions (薬のはたらき), les précautions (注意事項), les effets secondaires (副作用), etc… Puis le reçu (領収証) dont le paiement se déroule de la même manière que pour la consultation.

reçu pharmacie

Pour rappel, si vous cherchez une pharmacie, repérez les caractères 薬局 pour trouver celle à votre convenance. Kimi no BLUE TRAVEL vous partage celles qu’elle a visitées.

Ando Pharmacy Jiyugaoka (安藤薬品 自由が丘本店) 
Adresse : 1-8-3 Jiyugaoka, Meguro-ku, Tokyo (東京都目黒区自由が丘1-8-3)
Accès : Jiyugaoka Station (Toyoko Line, Oimachi Line) sortie sud
Site internet : http://www.myph.jp/andoyakuhin/pc/

Ak pharmacy Hirakata Kuzuha (ak薬局 枚方くずは店)
Adresse : Kimura Mansion 101, 1-49-32 Higashiyama, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市東山1丁目49-32 木村マンション 101号室)
Accès : Higasghiyama Bus Stop (Keihan Bus 2A)
Site internet : https://www.ak-holdings.co.jp/shoplist/ak-hirakatakuzuha/

※ Vocabulaire (単語)

病院 (びょういん – byouin) = hôpital
クリニック (kurinikku) = clinique
医院 (いいん -iin) = clinique
耳鼻咽喉科 (じびいんこうか – jibiinkouka) = ORL
耳鼻咽喉科医院 (じびいんこうかいいん – jibiinkouka iin) = clinique ORL
患者 (かんじゃ – kanja) = patient
受付 (うけつけ – uketsuke) = accueil
保険 (ほけん – hoken) = assurance
健康保険 (けんこうほけん – kenkou hoken) = assurance maladie
被保険者証 (ひほけんしゃしょう – hihokensha shou) = carte d’assuré(e)
来院 (らいいん – raiin) = visite
耳 (みみ – mimi) = oreille
診察 (しんさつ – shinsatsu) = consultation
診察室 (しんさつしつ – shinsatsu shitsu) = salle de consultation
耳が痛いんです。(みみがいたいんです。- Mimi ga itai ndesu.) = J’ai mal aux oreilles.
耳がつまるんです。(Mimi ga tsumaru ndesu.) = J’ai les oreilles bouchées.
今診察ができますか。(いましんさつができますか。- Ima shinsatsu ga dekimasu ka ?) = Est-ce qu’une consultation est possible maintenant ?
耳炎 (じえん – jien) = otite
耳鳴 (みみなり – miminari) = acouphène
耳垢 (みみあか – mimiaka) = cérumen
耳処置 (みみしょち – mimi shochi) = traitement de l’oreille
耳浴 (じよく – jiyoku) = bain d’oreilles
耳洗浄 (みみせんじょう – mimi senjō) = lavage de l’oreille
お大事に (おだいじに – Odaiji ni) = Soignez-vous bien.
領収証 (りょうしゅうしょう – ryōshūshō) = reçu
処方箋 (しょほうせん – shohōsen) = ordonnance
初診料 (shoshinryō) = frais de première consultation
再診料 (saishinryō) = frais de réexamen
保険一部負担 (ほけんいちぶふたん – hoken ichibu futan) = partie de l’assurance à charge
薬 (くすり – kusuri) = médicament
投薬 (とうやく – toūyaku) = posologie, dosage
注意事項 (ちゅういじこう – chūi jikō) = précautions
相互作用 (そうごさよう – sōgo sayō) = effet réciproque, interaction
副作用 (ふくさよう – fuku sayō) = effet secondaire
めまいを起こす (めまいをおこす – memai wo okosu) = provoquer des vertiges


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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♫ Un article = Une chanson ► Enrique Iglesias – Can You Hear Me