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▶ Fanfare : Les événements scolaires (学校行事)

Une année scolaire au Japon n’est pas de tout repos ! Dès l’école maternelle (幼稚園), les enfants japonais sont très occupés avec un calendrier rempli de nombreux événements, que ce soit des spectacles ou des excursions !

Basé sur sa propre expérience, Kimi no BLUE TRAVEL vous présente dans cet article les événements scolaires d’une école maternelle du Kansai !

Il faut savoir tout d’abord qu’au Japon, une année scolaire commence en avril et se termine en mars. Il n’y a pas de longue coupure entre deux années scolaires comme on connait en France avec les vacances d’été. Les vacances durent moins longtemps pour les petits écoliers japonais : deux semaines et demie au printemps, un mois en été, et deux semaines en hiver. Les élèves d’écoles maternelles se rendent à l’école du lundi au vendredi de 10h00 à 14h00 environ. Quand un événement a lieu le weekend, le lundi suivant est un jour de repos en compensation (代休) pour les enfants.

※ Premier trimestre (1学期)

• Cérémonies d’entrée (入園式) et de passage (進級式)

L’école commence donc en avril et pour la rentrée des classes, les écoles japonaises organisent une cérémonie d’entrée (入園式) pour les tous petits entrant en première année de maternelle, dit nen-shô en japonais (年少), l’équivalent de « petite section » en France. Pour les moyennes et grande section, respectivement nen-chû et nen-chô (年中, 年長), on parle de cérémonie de passage en classe supérieure (進級式).

Ce sont des événements très formels qui demandent un dress code à respecter. Les enfants viennent bien entendu vêtus des uniformes de l’école. Quand au personnel, étant donné que c’est le printemps en avril, on part sur des costumes aux couleurs printanières (gris, blanc, beige et rose) pour symboliser cette saison. On se doit d’être formel dans l’apparence, mais aussi dans l’attitude ! On se lève, on s’incline, on s’assoie quand le directeur s’apprête à livrer son discours. On s’incline pour saluer ou quand on s’apprête à parler.

Les nouveaux élèves de petite section arrivent le dimanche matin accompagnés de leurs parents, certains timides, d’autres plus curieux. Accueillis par le personnel, ils rejoignent le hall où se tient la cérémonie. Ils découvrent aussi la liste des classes, soigneusement écrite par les professeures. Les enfants cherchent leur nom et découvrent celui de leur classe et de leur maîtresse.

C’est une nouvelle aventure pleine d’apprentissage pour eux et ça commence par les gestes et formules de politesse : on se lève, on s’incline, on s’assoie. Puis on écoute attentivement une petite performance musicale de la part de certains professeurs et l’hymne de l’école, que les enfants apprendront dans l’année. Suivent le discours de bienvenue du directeur (園長, enchô) et la présentation de tous les membres du personnel de l’école. A l’appel de son nom et de sa fonction, chaque personne s’avance d’un pas face au public et s’incline en disant le fameux よろしくお願いいたします (Yoroshiku onegai itashimasu, je m’en remets à vous). La cérémonie termine par une photo de classe réunissant enfants, parents, professeurs et directeur / directrice adjointe.

Petite pause le midi et ça reprend l’après-midi pour la cérémonie de promotion (進級式) des moyennes et grandes sections. Le déroulement est le même qu’en matinée, sauf que cette fois, c’est aux enfants de réciter l’hymne de l’école, étant donné qu’ils la connaissent déjà.

Cela dure à peine une heure pour chacune des cérémonies et après quoi les enfants peuvent découvrir leur salle de classe et rencontrer leur professeur. Ils sont enfin prêts à démarrer une nouvelle année scolaire !

• Récolte de fraises (いちご狩り🍓)

La rentrée scolaire arrive en plein milieu de la saison des fraises ! C’est donc l’occasion parfaite pour organiser la première excursion scolaire de l’année pour les plus âgés, les nen-chô (年長) ! C’est parti pour la récolte de fraises, dit ichigo gari en japonais (いちご狩り🍓✨) !

Si en règle général, la saison des fraises s’étend de mai à septembre, au Japon on va plutôt les cultiver en hiver ! En effet, l’été au Japon étant très chaud et humide, les conditions pour faire pousser des fraises dans les champs ne sont pas idéales. Ainsi les Japonais vont opter pour un environnement à température contrôlée comme des serres et cultiver ces fruits rouges de décembre à mars. Pendant cette période froide et très souvent ensoleillée , les fraises vont pousser plus lentement et accumuler plus de sucres, d’où un gout plus doux et sucré que les fraises en Occident.

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Départ en bus dans la matinée. Le trajet se passe dans la joie, la bonne humeur et l’impatience de pouvoir déguster de succulentes fraises à volonté ! Pour occuper les 45 minutes de route, on fait des jeux, on chante des chansons, on écoute les consignes des professeurs pour que tout se passe bien. Arrivés sur le lieu de récolte, la ferme Hanayagi (華やぎ観光農園), située du côté de Shimokoma (下狛) dans la préfecture de Kyoto, le décompte est lancé après une petite photo de groupe ! C’est parti pour 40 minutes de cueillette ! On parcours la serre à la recherche des plus grosses et plus belles fraises, on cueille jusqu’à remplir notre bol, on rince et on mange ! Quel régal ! Les fraises sont douces, voire un peu sucrées, bien meilleures que celles vendues en supermarché. Si on a encore faim, on peut se resservir autant de fois que l’estomac le réclame dans la limite de temps fixée. Vers midi, c’est hélas déjà l’heure de regagner le chemin de l’école pour le déjeuner, à moins d’avoir mangé trop de fraises !

Pas seulement pour les enfants, c’est une activité répandue dans les différentes régions du Japon, de mi-janvier à fin mai. Le prix varie selon les fermes proposant cette activité : cela peut couter 1 600 ¥ pour une récolte de 40 minutes comment il peut couter 2 000 ¥ mais sans aucune durée de fixée. En tous les cas, la qualité et le gout des fraises en valent l’expérience !

• Zoo mobile (移動動物園)

Le zoo débarque dans la cour de récré ! Ce ne sont pas les petits enfants de maternelle qui vont au zoo pour une petite sortie scolaire, mais c’est directement le zoo qui vient jusqu’à l’école pour une matinée.

Bon il n’y a ni des animaux à grand gabarit comme des éléphants ni des animaux aquatiques comme des dauphins (en revanche, il y a des tortues) mais plus communément des poules, des poneys, des chèvres, des cochons d’Inde, des lapins mais aussi quelques reptiles ! Sous la surveillance d’instituteurs qui partagent leurs connaissances et assurent la sécurité, les enfants peuvent interagir avec les petites bêtes et leur donner à manger. Ils peuvent aussi monter à poney pour un petit tout de la cour si il le souhaitent.

• Spectacle de chant et de rythme (うたとリズム発表会)

Chaque trimestre a droit à un spectacle et selon les écoles, ce premier spectacle a lieu en juin. Le thème et le contenu (chants, performance musicale, etc…) varie aussi selon les écoles. Pour notre école située à Hirakata (枚方市), le thème c’est « rythme et chanson » (うたとリズム) ! Jouer des musiques célèbres au mélodica (鍵盤ハーモニカ), réciter des poésies en tapant des mains, interpréter en japonais, et aussi en anglais pour les plus âgés, des chansons sur divers thèmes.

Le programme se divise en trois sessions (三部) selon les classes. Ce sont d’abord les plus petits (年少 et les 年中) qui ouvrent le bal pour les deux premières sessions de 30 minutes. Les petites sections (年少) chantent trois chansons accompagnées de mignons pas de danse avant de laisser la place aux moyennes sections (年中) pour deux chansons et une performance de mélodica (鍵盤ハーモニカ).

En dernier, les grandes sections (年長) ont un programme plus chargé : récital en rythme et chanson en anglais, chanson en japonais et performance de mélodica (鍵盤ハーモニカ) également. Les chansons populaires telles que Take Me Home, Country Roads jouées avec cet instrument de musique à vent en deviennent encore plus belles, tant le son berçant est agréable à écouter. Même si il y a quelques fausses notes, on les distingue à peine.
Après 40 minutes de performance, les enfants de grande section (年長) clôturent le spectacle par les mots de la fin, owari no kotoba (終わりの言葉).

Les familles venues admirer le spectacle applaudissent avec joie et fierté leurs enfants qui ont beaucoup répété jusqu’à la veille pour offrir la meilleure des performances. Malgré leur bas âge, les petits enfants japonais sont déjà capables de faire de grandes choses !

• Réunion d’anciens élèves (同窓会)

Au Japon, il n’est pas rare d’organiser dans les écoles des réunions d’anciens élèves (同窓会, dōsōkai). La première est pour les enfants qui viennent de quitter la maternelle ! À peine 3 mois depuis leur entrée à l’école primaire (小学校), ils sont déjà de retour dans leur ancienne école maternelle (幼稚園) pour retrouver leurs anciens camarades, leurs anciens professeurs et se remémorer de bons souvenirs. Ensemble, on s’amuse, on prend des photos et on regarde des photos souvenirs. Une petite réunion d’une heure qui se déroule dans la cour de récré sous un temps un peu chaud mais agréable.

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À la fin, chaque ancien enfant reçoit un livret incluant de nombreuses photos souvenirs de leur dernière année de maternelle. Une année riche avec leurs premiers amis, leurs premières expériences, qu’ils pourront se remémorer dans quelques années.

• Suika Wari (スイカ割り🍉)

Au mois de juin, c’est l’été, soit le moment de ressortir les maillots de bain, les serviettes de plage, les bouées et les ballons pour s’amuser sur les plages. Et au Japon, on rajoute… bâton et bandeau ! Mais pourquoi faire ? Pour jouer au jeu Suika Wari (スイカ割り🍉), littéralement jeu de la pastèque fendue !

Comme son nom l’indique, ce jeu estival populaire chez les Japonais consiste à fendre une pastèque avec un bâton en ayant les yeux bandés. On pratique ce jeu en général sur les plages (海水浴場), mais aussi pendant les festivals, les pique-niques ou encore dans les écoles maternelles (保育園・幼稚園).

Pour jouer au Suika Wari, il faut :
– une pastèque bien mûre (よく熟れたスイカ)
– un bâton (棒)
– un bandeau (目隠し)

Les règles « officielles » (公式ルール) de ce jeu ont été établies en 1991 par Japan Suika Wari Association (日本すいか割り協会). Cette association fut créé dans le but d’une campagne menée par la Coopérative agricole JA (農業協同組合) pour augmenter la consommation de pastèques. Cependant, celle-ci n’existe plus au jour d’aujourd’hui.

En tout cas, les règles sont très simples :
– avant de commencer, le concurrent doit se trouver à une distance entre 5 et 7 m de la pastèque;
– le bâton doit mesurer moins d’1m20 avec un diamètre de 5 cm;
– le concurrent dispose d’1 min 30 pour fendre la pastèque les yeux bandés et en se basant sur les voix des autres participants qui le guident (dans ce délais, il a droit à 3 coups de bâton);
– chaque concurrent est jugé selon la découpe de sa pastèque : 0 point si coup manqué, 1 point si la pastèque est frappée, 2 à 4 points si la pastèque peut-être fendue après coup, 5 à 10 points si on peut apercevoir l’intérieur de la pastèque après coup.

Sans suivre à la lettre chaque règle, certains choisissent de ne pas fixer de limite de temps mais d’ajouter par exemple un handicap au concurrent en le faisant tourner sur lui-même avant qu’il se lance à la recherche de la pastèque. En privilégiant aussi le côté « fun » au lieu du mode « compétition », comme c’est le cas dans les écoles maternelles, il n’y a pas forcément de juge non plus. L’important est avant tout de s’amuser et de se régaler ensuite en dégustant de généreuses portions de pastèque ! Par temps très chaud, une bonne pastèque c’est super rafraîchissant !

※ Deuxième trimestre (2学期)

• Admission à la maternelle pour une journée (一日入園)

Un événement qui ne concerne pas les élèves mais plutôt les futurs élèves ! Ichi nichi nyūen (一日入園) signifie littéralement « admission d’une journée », qu’on pourrait aussi traduire par « journée portes ouvertes », cet événement étant assez semblable à ce que nous avons en France.

Alors qu’en septembre c’est justement la rentrée dans l’Hexagone, au Pays du soleil levant, c’est le deuxième semestre qui débute et pour les enfants encore en bas âge, c’est déjà le moment de réfléchir à sa future école maternelle. Ainsi sont organisés ces événements d’admission d’une journée.

Pendant une demi-journée, les enfants visitent en compagnie de leurs parents leur très probable future école maternelle pour obtenir des renseignements, découvrir l’environnement de la maternelle et ainsi mieux s’orienter dans le choix de celle-ci. Le déroulement et le contenu varient en fonction des écoles, mais la plupart expliquent les préparatifs d’entrée, le programme de l’année scolaire et la cérémonie d’entrée. De plus, les enfants peuvent profiter de jouer les uns avec les autres et s’essayer aux diverses activités et services proposés par l’école.

Le but principal d’un événement comme celui-ci n’est pas seulement de permettre aux parents de recevoir diverses explications et de comprendre les services proposés par l’école, mais aussi de permettre aux enfants de découvrir l’atmosphère de l’école maternelle et de se familiariser avec. Ca se déroule en général le samedi matin et le programme est le suivant :

① Réception (受付)

Les parents déposent leur carte d’admission et les enfants reçoivent un petit cahier en guise de cadeau de bienvenue (お土産, omiyage). Dans le hall de l’école où se déroulent la plupart des événements, les familles s’installent et patientent le temps que les 40 enfants inscrits aient répondu présent. Des jouets sont à disposition des petits pour s’amuser tranquillement et sympathiser avec leurs futurs camarades.

② Amusons-nous en anglais (英語で遊ぼう)

Qu’est-ce qui pourrait démarquer une école maternelle des autres ? Le fait de proposer des cours et activités qu’on ne trouve pas dans toutes les écoles publiques. La pratique de l’anglais est l’un de ces atouts. Bien plus quand le professeur en charge des cours d’anglais est natif. Cas de figure assez rare mais qui peut arriver.

Pendant cinq petites minutes, tout en tentant au maximum de faire participer les enfants pour qu’ils repartent avec quelques notions, le professeur offre une mini leçon tournée en spectacle. Chanson, salutations avec des marionnettes, utilisations de jouets attractifs pour apprendre à compter, gestes et mouvements pour apprendre les premiers verbes d’actions.

C’est une leçon dynamique et amusante représentative de l’image de l’école. Le professeur donne toute son énergie et son enthousiasme pour faire rire les enfants et détendre l’atmosphère. Les enfants sont un peu intimidés au début mais saluent à la fin le professeur avec le sourire.

③ Représentation des enseignantes (担任たちとの交流会)

Puis c’est la rencontre avec les enseignantes à travers un petit spectacle mêlant chant et danse. Moment primordial puisque c’est avec ces enseignantes que les enfants passeront leurs trois années d’école maternelle. Ce petit spectacle amuse les enfants et rassure les parents.

④ Discours d’explication du directeur (園長先生の説明会)

Place aux choses un peu plus sérieuses. Le directeur donne diverses explications concernant l’admission à l’école : fournitures à acheter, paiement des frais, la garderie, les repas, etc…

⑤ Récréation (自由で遊び)

Après le discours, les enfants peuvent profiter des jeux librement et participer à diverses animations dans le hall. C’est aussi une partie importante pendant laquelle les enfants peuvent interagir avec les enseignantes et se faire leurs premiers amis. Pour les parents, c’est une occasion de voir comment leur enfant se comporte et si il est à l’aise avec les autres. Ils peuvent aussi discuter avec d’autres parents et les enseignantes.

⑥ Piscine (プールで遊び)

Comme il fait très beau ce jour, un petit tour dans la piscine ne se refuse pas. Les enfants qui le souhaitent peuvent, sous la surveillance des enseignantes et du professeur d’éducation physique, se baigner et s’amuser dans la petite piscine extérieure de l’école.

⑦ Clôture de l’événement (解散)

Il est presque midi et c’est donc l’heure de clôturer l’événement. La plupart des parents et enfants rentrent directement chez eux pendant que certains restent pour discuter encore un peu. Pour les personnes n’ayant pas de véhicules et habitant un peu loin, elles peuvent opter pour les bus de l’école.

Court événement décisif pour les débuts de l’enfant dans le monde scolaire. Quand le choix de son école sera fait, il reviendra le mois suivant pour passer le test d’admission (入園テスト).

• Festival de sport scolaire (運動会)

En octobre, les jardins d’enfants (幼稚園) et écoles primaires organisent les Undou Kai (運動会), littéralement « rencontre sportive ». Il s’agit d’un festival de sport entre toutes les classes d’une même école, avec des compétitions et des jeux sportifs ainsi que des mini-spectacles devant le public composé des familles et des professeurs. Cela équivaut à peu près à nos kermesses d’école.

Ils se déroulent en général le samedi matin et durent en moyenne quatre heures. À l’ouverture, après le discours du directeur, toutes les classes réunies chantent l’hymne de l’école et du festival. Puis un petit échauffement avec le professeur de sport et on peut commencer !

Un programme est défini et les différentes classes passent à tour de rôle sur le terrain de sport. Une occasion pour les enfants de révéler leurs petits talents, leurs capacités sportives, développer leur esprit de compétition et de montrer fièrement à leurs parents ce qu’ils ont appris pendant plusieurs heures de répétitions. Parfois les familles des enfants s’affrontent aussi, ou bien parents et enfants ensemble. Le staff et les professeurs peuvent aussi participer à certains jeux !

Chaque école a son programme et c’est ce qui peut les démarquer ou faire leur réputation. Car face au vieillissement de la population et la diminution du taux de natalité, la concurrence se fait ressentir et tous les moyens, festivals sportifs inclus, sont bons pour convaincre les parents d’inscrire leurs enfants dans la bonne école.

À la fin, les enfants reçoivent en récompense une médaille et des cadeaux. Un dernier discours de remerciement par le directeur clôture l’événement.

C’est une journée chargée pour les enfants qui donnent toute leur énergie pendant chaque épreuve mais en général récompensée par une journée de repos le lundi suivant.

• Excursion Parents-Enfants (親子遠足) 

Dans la société japonaise où beaucoup se consacrent plus au travail qu’à la vie de famille, pouvoir suivre et avoir un aperçu de la scolarité de ses enfants est important pour les mères japonaises qui préfèrent en général quitter leur travail pour les élever et maintenir les liens. Il n’est donc pas rare de voir dans les écoles maternelles, des journées « Excursion Parents-Enfants » (親子遠足), pour permettre aux enfants de créer de beaux souvenirs avec leurs parents tout en restant dans l’environnement scolaire.

Les lieux et destinations varient selon les écoles. Certaines organiseront l’excursion dans des grands parcs tandis que d’autres opteront pour une sortie à l’aquarium ou au zoo. Pour l’excursion Parents-Enfants de ce jour, un vendredi initialement frais mais finalement doux, venteux mais ensoleillée, rendez-vous au parc Yamadaike (山田池公園) d’Hirakata pour récolter des glands !

Rassemblement en milieu de matinée vers 10h00 au point de rendez-vous indiqué par l’école. Chacun vient par ses propres moyens et munis des affaires nécessaires pour l’excursion : bento (弁当), bouteille d’eau ou de thé (水筒), serviette pour les mains (お手ふき)…

Comme à tout lancement de ce type d’événement, le directeur est en charge de livrer un petit discours en ajoutant en plus les précautions à prendre pour que l’excursion se déroule en sécurité et sans accident. Puis chaque enfant part à la quête de glands accompagnés de leurs parents. Une petite heure de quête, immortalisée par des photos commémoratives.

Les excursions, ça ouvre l’appétit ! La récolte une fois terminée, il est temps de se rassembler pour partager la pause déjeuner. Au menu, chacun reçoit son mignon bento préparé et décoré avec amour. Après quoi, la dernière heure est consacrée à des jeux avant de clôturer l’événement, préparés et organisés par les enseignants. Par exemple, le jeu boushi tori (帽子取り👒). Attrapez le chapeau de l’ennemi avant qu’il n’attrape le votre ! Un jeu qui plaît beaucoup aux enfants en binôme avec leur maman, courant vivement partout dans le parc en rigolant.

L’événement termine par un dernier discours de clôture et chacun peut rentrer se reposer tranquillement chez soi avant d’attaquer une nouvelle semaine en pleine forme !

• Récolte de patates (芋掘り🍠)

On profite d’une journée ensoleillée d’octobre pour aller déterrer des… patates ! C’est parti pour le Imohori (芋掘り) ! Un bon prétexte pour partir en sortie scolaire et profiter d’une expérience amusante et enrichissante pour les enfants d’école maternelle.

Imo (芋) signifiant « patate » et hori (掘り) « creuser », ce terme désigne donc l’activité de déterrer des patates en tout genre, dont les pommes de terre (ジャガイモ) ou encore les patates douces (サツマイモ). Cette activité se déroule en général dans les fermes (農園) de mi-septembre à fin octobre.

Départ en bus vers 10h direction le lieu de récolte, la ferme Arasui (あらすいも掘農園), situé à Joyo (城陽市) dans la préfecture de Kyoto (京都府) à environ 40 minutes de route, au milieu des champs et des zones industrielles. Dans des fermes comme celle-ci, il est possible d’y venir déterrer des patates. La réservation et la quantité souhaitée sont requises pour un prix à partir de 380 ¥ environ.

Une fois arrivé, les potagers sont prêts, il n’y a plus qu’à creuser et déterrer les patates douces pendant une petite heure. Des patates douces en masse sont déterrées et chacun repart avec un lourd sac bien rempli. Alors lundi, qu’est-ce que ce sera pour le déjeuner ? Des patates ? Et mardi ? Des patates aussi ?!

• Récolte de mikan (みかん狩り🍊)

En novembre, c’est la saison des mikan (mandarines) ! Et elles arrivent au bon moment avec le plein de vitamines pour se préparer à affronter l’hiver ! Au Japon, la cueillette de mandarines, dit mikan gari en japonais (みかん狩り🍊✨), en devient une petite excursion scolaire amusante pour les petits en classe de maternelle des jardins d’enfants (幼稚園). C’est la sortie scolaire d’automne que l’on attend avec impatience chaque année !

Départ en bus dans la matinée. Le trajet se passe dans la joie, la bonne humeur et l’impatience de pouvoir déguster des mikan à volonté ! On chante, on lit un livre ensemble et on écoute attentivement les consignes du professeur pour que l’excursion se passe dans le meilleur des mondes. Arrivés sur le lieu de récolte du côté de Katano (交野市) 40 minutes plus tard, c’est l’école qui régale et se charge des frais pour une récolte d’1h30 environ en dégustant à volonté (食べ放題) et avec un sac de mikan en souvenirs (お土産). Prêts, partez ! Les enfants et les enseignants se lancent librement dans la cueillette de ces agrumes doux et juteux. On repère une belle mikan, on la cueille en faisant ぐるぐるぽん (guru guru pon, tourner et tirer), on mange. Puis on recommence ! Et on en mange tant qu’on veut ! On compare qui peut relever le défi d’en manger le plus possible ! On prend des photos commémoratives, une mikan à la main en disant fièrement « mikan gari » et on termine par un pique-nique sous un beau soleil.

Le temps est idéal pour s’amuser encore un peu après le déjeuner. Quelques minutes de récréation avant de reprendre le chemin de l’école… En mangeant des mikan ?!

De retour à l’école en début d’après-midi, les enfants sont récompensés par un cadeau peu surprenant : un sac de mikan à partager en famille ! Fraîches et délicieuses, avant l’arrivée de l’hiver et des journées froides, c’est un plaisir de pouvoir faire le pleins de vitamines avec ces délicieux fruits de saison ! Chaque année c’est un régal et une joie d’en recevoir grâce à cette excursion quand on connaît le prix des fruits au Japon.

Pas seulement pour les enfants, c’est une activité répandue dans les différentes régions du Japon, permettant de déguster de délicieuses mikan fraîches et sucrées dans un environnement naturel avec de beaux paysages aux alentours. En effet, il s’agit du fruit le plus récolté au Japon. Les préfectures de Wakayama (和歌山県) et d’Ehime (愛媛県) sont connues pour leurs zones de productions réputées. Les mikan poussent dans les lieux ensoleillés et aérés. Les champs se situent donc le plus souvent sur des collines faisant face à la mer. L’emplacement avec vue sur la mer ou les montagnes en fait un des attraits de cette activité.

Bien sûr, celle-ci ne se fait pas librement sans autorisation préalable ni gratuitement. Rendez-vous dans une ferme (農園) proposant la récolte. Le prix de la chasse à la mikan varie selon certaines conditions : dégustation à volonté pendant la récolte (食べ放題), souvenirs inclus (お土産), barbecue ou pique-nique possible… Comptez de 500 ¥ à 3 800 ¥ environ pour une récolte durant entre une heure et quatre heures.

Lassés des mikan vendues en supermarché, profitez de la saison automne-hiver pour aller en récolter près de chez vous et bénéficier d’un meilleur gout et de leur fraîcheur !

@kimi_no_blue_travel

Sortie scolaire pour aller cueillir des mandarines ! En japonais, ça s’appelle #mikan gari (みかん狩り). #日本 #みかん #みかん狩り #japan #schooltrip #kansai #関西

♬ Lo-fi hip hop – NAO-K
• Spectacle de Noël (クリスマス発表会)

Décembre est bien entendu le mois où, après les festivals de sport (運動会), les écoles organisent un spectacle de Noël (クリスマス発表会) ou plus grandiose encore, un concert de Noël (クリスマス音楽会) !

Même si au Japon, Noël ne se fête pas spécialement dans le cadre familial et sans suivre la tradition occidentale, pour les enfants, c’est une occasion d’interpréter des chants de Noël. Chaque école a son programme et le contenu inclut des mini pièces de théâtre basés sur des contes pour enfants célèbres ou les dessins animés Disney avec des chants, des décors et des costumes réalisés par les enfants eux-mêmes et leur professeur, des interprétations de chansons sur le thème de Noël en anglais, pour terminer bien sûr par les traditionnels chants de Noël !

• Fabrication de mochi (餅つき)

C’est la fin de l’année ! C’est donc la période où l’on fait du mochi (餅), ce fameux gâteau de riz gluant que l’on retrouve dans certains desserts japonais. Sa préparation assez longue avec des ustensiles spéciaux est une tradition qui se perd un peu mais qui a toujours lieu à l’approche et pendant les fêtes du Nouvel An dans les temples ou dans la rue, mais aussi dans les écoles maternelles pour initier les plus petits à la culture de leur pays tout en s’amusant. Le matin de l’événement ou la veille, on prépare le riz à mochi, appelé mochi gome (糯米) dont plusieurs kilos sont répartis dans plusieurs marmites empilées les unes au dessus des autres.

Réunis autour du mortier traditionnel (碓, usu), les enfants ont le privilège de goûter ce mochi gome (糯米) avant de voir sa transformation en mochi. Pour l’étape de l’écrasement du riz afin que les grains forment petit à petit une pâte gluante et collante, les enseignants (de préférence les hommes) prennent les commandes en binôme : pendant qu’un frappe le mochi avec un gros pilon en bois (杵, kine), l’autre le remue avec de l’eau. Le mochi quasiment formé, les enfants peuvent enfin s’essayer à leur tour à la fabrication. Avec un pilon plus léger, ils frappent par deux le mochi en scandant la chanson du mochitsuki :

ぺったん、ぺったん おもちつき (pettan, pettan, omochitsuki)
aplatir, aplatir le mochitsuki
美味しくな~れ、ぺったんこ♪ (oishikunare, pettanko)
il devient délicieux, aplati 

Le mochi bien formé d’une pâte visqueuse, chaque classe se met à table pour former des petites boules et les saupoudrer de farine ou de poudre de kinako. Et on déguste en classe pendant le déjeuner et chacun ramène un petit sac à la maison pour régaler la famille !

Plus d’infos sur la fabrication de mochi dans l’article suivant :
La fabrication de mochi (餅つき)

Fête de Noël (クリスマス会)

On fête aussi Noël dans les écoles maternelles. Rassemblés dans le grand hall, on plonge dans l’obscurité quasi-totale pour allumer des bougies. Deux professeurs débutent la chaîne en allumant leur propre bougies avant de faire passer la flamme aux enfants de grande section, tous alignés. S’en suit un discours du directeur qui explique l’origine de Noël et les traditions de cette fête. Puis on chante des chansons, on cherche le père Noël qui arrive quelques secondes après pour répondre aux questions des enfants et offrir des cadeaux. Enfin, la petite fête termine encore en chanson, avec les professeurs rassemblés sur scène, chacun assigné à un instrument de musique pour accompagner les mélodies chantées par les enfants.

※ Troisième trimestre (3学期)

• Lancer de graines de haricots (豆まき)

Le début d’année et le troisième trimestre débute ! Début février, il y a Setsubun (節分), que l’on appelle aussi la fête du lancer de haricots (豆まき, mamemaki) ! Cette tradition du mamemaki est une occasion pour les enfants de s’amuser tout en faisant fuir les forces néfastes incarnées par les méchants démons (鬼, oni) ! A l’école, ces derniers sont représentés par les professeurs déguisés, mais chut ! Ca c’est un secret ! Ils envahissent la cour de l’école et les enfants leur jettent les graines de haricots en criant « Oni wa soto! Fuku wa uchi! » (鬼は外!福は内!, Dehors les démons ! Dedans le bonheur !).

C’est une vraie partie de plaisir bien que les plus petits pleurent à la vue des démons. En plus de cela, ils confectionnent des masques de démon mignons, effrayants et colorés qu’ils portent pendant le mamemaki.

Plus d’infos sur Setsubun dans l’article suivant :
Setsubun (節分)

• Spectacle scolaire (発表会)

À l’approche de la fin de l’année scolaire, on planifie une représentation sur le thème de la vie, Seikatsu Happyoukai (生活発表会) avec chants et performances musicales.

Des semaines chargées avec des répétitions quotidiennes pour atteindre la perfection le jour J, des professeurs strictes et des enfants parfois fatigués. Mais on garde le moral et la motivation ! On encourage au mieux les troupes pour leur prouver qu’ils sont capables de faire de grandes choses à leur bas âge.

Le jour J, les classes montent sur scène à tour de rôle pour interpréter des chansons en anglais et en japonais, accompagnés parfois d’une petite danse, avant de terminer par un orchestre. Des grands classiques aux chansons populaires du moment, comme Paprika, chanson officielle des Jeux Olympiques de 2020 à Tokyo, les enfants chantent et jouent en rythme avec le sourire, guidés par leur professeur. Les parents sont fières de la performance et immortalisent le moment en photos et vidéos.

Des visages radieux, des messages remplis d’émotions, c’est un beau spectacle qui rappelle l’arrivée prochaine du printemps et de la fin d’une riche année scolaire de plus.

• Marathon (マラソン大会)

A vos marques, prêts, partez ! Au Japon, les marathons sont très souvent organisés. Dans les grandes villes une fois par an pour en moyenne 6 heures de course sur une route d’une distance de 42 km mobilisant toujours plus de coureurs amateurs.

Ces courses à pieds, au Japon, ça commence dès l’école maternelle ! Pour leur tout premier marathon, les enfants se rendent dans un vaste parc où un parcours de course à pied est possible. Les moyennes et grandes sections courent 2 km et les petites sections 500 mètres. Arrivés au parc, c’est d’abord l’échauffement avec les professeurs de sport, étape très importante pour éviter les blessures, d’autant plus qu’à cette période de l’année, il fait encore assez froid ! Heureusement, le soleil est le plus souvent à nos côtés.

Une fois bien échauffés, les enfants s’alignent au point de départ. Epreuve difficile pour certaines petits, ils ne lâchent rien pour autant et fournissent le maximum d’efforts. Les professeurs les encouragent, courent parfois avec eux pour les motiver jusqu’à la ligne d’arrivée. La récompense pour ces efforts : du jus d’orange bien frais et une journée de repos le lundi suivant !

• Excursion avec les camarades (仲間遠足)

En effet, la fin de l’année scolaire se rapproche, les grands événement sont passés, on programme alors une petite sortie scolaire méritée dans la matinée ! On se rend au parc pour s’amuser, profiter d’une petite ballade et terminer par un pique-nique. En japonais, on appelle cette petite excursion Ensoku (遠足).

Pendant le trajet, le professeur occupe les enfants en expliquant le programme de l’excursion : ballade et amusement au parc, suivi d’un pique-nique. Le soleil n’est hélas pas toujours au rendez-vous ce jour mais les enfants gardent le sourire !

L’excursion se passe au parc Shimin no Mori d’Hirakata (枚方市市民の森) dont le nom signifie littéralement « la forêt des citoyens ». Situé dans la partie nord d’Hirakata, c’est un parc verdoyant dans un quartier résidentiel, construit sous le slogan « Ville de verdure, du soleil et de la culture » (緑と太陽と文化のまち) pour commémorer le 35ème anniversaire de la municipalité.

À l’arrivée, on prend des photos commémoratives et c’est quartier libre, chacun profite des jeux du parc et s’amuse, bien qu’il fasse un peu froid. Puis on pique-nique tous ensemble. Chacun se régale avec sa boite à bento dont le contenu soigneusement préparé par maman est aussi mignon que bon ! Enfin, on s’échange des douceurs et sucreries.

Non loin de l’aire de jeux, se trouve la petite zone florale du parc avec les fleurs de saison en pleine floraison ! A cette période, il est possible d’admirer des fleurs de pruniers (梅の花) de couleurs rouges (紅梅) et blanches (白梅) et des kawazu sakura (河津桜, type de fleurs de cerisiers qui fleurit généralement de février à mars).

• Hina Matsuri (ひな祭り)

Bien qu’il s’agisse normalement d’une fête destinée aux petites filles, Hina Matsuri est également célébré dans les écoles maternelles. Le jour des festivités, les poupées Hina (ひな人形) sont exposées dans l’école. Les enfants, qui ont profité de leurs cours d’arts plastiques pour créer œuvres et des dessins sur le thème de cette fête, sont pris en photos autour des poupées. Puis, ils dégustent dans la classe avec leurs camarades du zenzai (ぜんざい) préparés par les enseignants. Pour le déjeuner, c’est le chirashi sushi (ちらし寿司) qui est servi au menu. Enfin, chaque enfant repart avec des hina arare (ひなあられ) en cadeau !

Plus d’infos sur Hina Matsuri dans l’article suivant :
Hina Matsuri (ひな祭り)

• Cérémonie de remise des diplômes (卒園式)

Après tous les événements, festivals et sorties scolaires, le dernier rassemblement qui clôture une riche année scolaire de plus : la cérémonie de remise des diplômes (卒園式, sotsuen shiki). Aussi étrange que cela puisse paraître aux yeux de non-japonais, au pays du soleil levant, on reçoit un certificat pour notre passage de l’école maternelle à l’école primaire. Pour les Japonais, c’est une première étape importante de franchie dans la scolarité des enfants et cette cérémonie de remise est organisée pour marquer le coup !

Vêtu(e) de notre plus beau costume ou tailleur noir, ou encore d’un hakama (袴, vêtement de cérémonie du type mariage, remise de diplôme, etc… assortis aux kimonos), les professeurs et enfants « diplômés » (卒園児, sotsuen-ji) se tiennent prêts pour la cérémonie planifiée un dimanche matin.

Les parents prennent place dans la salle. Tout est préparé pour l’événement, la scène est décorée de fleurs, de jeux et divers objets en rapport avec la scolarité. Sous un doux son de piano, les professeurs suivis des enfants entrent en salle pour prendre place à leur siège désigné. Tout est orchestré de manière presque militaire ! Gestes délicats, rythmés et synchronisés, inclinaison dès que l’on se lève et se présente au public ou quand on doit passer quelque chose à une autre personne.

Le directeur (園長, enchô) monte ensuite sur scène pour remettre le certificat, une magnifique calligraphie. Les enfants sont appelés par leur nom complet pour recevoir le leur. Ici aussi, les gestes sont précisément étudiés : on s’avance, lorsque le directeur félicite l’élève (おめでとう, omedetou en japonais), ce dernier le prend avec les deux mains, bras tendus et tout en s’inclinant répond « merci beaucoup » (ありがとうございます, arigatou gozaimasu). Il recule de deux pas, met le certificat sous le bras droit et se retire sous les applaudissements du public. Les professeurs en charge de ces petits diplômés reçoivent également une récompense pour leur travail.

D’autres discours suivent, livrés avec nostalgie et émotions dans un silence religieux, si bien qu’on se croirait presque à des funérailles. Quelques larmes coulent sur les visages des professeurs émus et de quelques parents. Enfin, le personnel de l’école se rassemble devant la scène pour recevoir un bouquet de fleurs (花束) remis par les élèves.

La cérémonie termine en chansons ; l’hymne de l’école et de la cérémonie de fin d’année, interprétées par les enfants face à leurs parents avant de quitter la salle sous le même son de piano qu’à l’entrée. Ils regagnent leur salle de classe pour les derniers instants avec leur professeur et pour se remémorer l’année passée et prendre les dernières photos souvenirs. Il est midi, c’est l’heure des au revoir (お見送り) et de quitter l’école : accompagnés de leurs parents, les petits diplômés passent sous une arche de fleurs (ばらのアーチ), reçoivent un petit pot de fleurs et les manju de commémoration (祝饅頭, iwai manju) et saluent une dernière fois tous les professeurs.

Une matinée riche en émotions et aussi en larmes. Pour les professeurs ce sont des au revoir bouleversants car leurs élèves, qui ont terminé leur année en tant que Nen-chô, quittent l’école maternelle pour rejoindre l’école primaire dès la rentrée d’avril. Les petits deviennent grands, c’est une étape de franchie et on leur souhaite le meilleur et surtout un avenir radieux ! Encore une fois, omedetô (おめでとう, félicitations) !

• Cérémonie de fin d’année (終業式)

Si les enfants de grande section maternelle ont célébré leur fin de scolarité à l’école maternelle et reçu leur certificat, les petites et moyennes sections ont droit eux aussi à leur cérémonie pour fêter la fin de l’année (終業式, shûgyô shiki) ! Pas aussi royale que la cérémonie de remise des diplômes, mais tout aussi orchestrée et bien préparée.

La cérémonie débute par l’entrée des enfants sous une mélodie rythmée au piano accompagnée des applaudissements des parents et professeurs. Bien vêtus de leur uniforme, bien coiffés, ils interprètent l’hymne de l’école qu’ils ont chanté chaque matin dans la salle de classe tout au long de l’année. Puis le directeur livre un discours (園長先生のお話) pour féliciter les enfants et faire une rétrospective de l’année passée. Les enfants qui quittent l’école pour raison personnelle (退園児) ou encore les professeurs (退職者) sont également annoncés si il y en a. Trente minutes plus tard à peine, les enfants regagnent leur salle de classe avec leurs parents pour leurs derniers instants en compagnie de leurs camarades et leur professeur avant de profiter des vacances de printemps (春休み) bien méritées !

Une autre année s’achève, un chapitre de plus se termine, une page se tourne. Rendez-vous vous en avril pour une nouvelle année scolaire !


♫ Un article = Une chanson ► SF9 – Fanfare

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▶ Irresistible : Les ramen inédits de Hifumi

Encore un ramen ! Parce que ce plat typique réchauffe le cœur, qu’il en existe une infinité de types selon les régions du Japon, et que les restaurants locaux ou les chaines se trouvent à tous les coins de rues. Et puis, ça reste un plat à petit budget, moins cher et meilleur qu’un McDo !

D’autant plus que celui que nous allons vous présenter dans cet article est un petit ramen de quartier qui se démarque des chaines habituelles de la région. Au lieu d’y trouver les ramen classiques et assez banals, le menu propose des ramen atypiques avec des spécialités inédites qu’on ne trouvera pas ailleurs !

Par l’envie de manger un tsukemen (つけ麺, littéralement nouilles trempées soit des nouilles servis séparément du bouillon et consommées une fois trempées dedans), nous avons trouvé Hifumi (ひふみ), situé à la sortie de la station Gotenyama (御殿山) sur la ligne Keihan, à Hirakata (枚方市).

Ramen Tsukemen no Hifumi (ラーメン・つけ麺のひふみ)
Adresse : 1-18-17 Nagisanishi, Hirakata-shi, Osaka (大阪府枚方市渚西1丁目18-17)
Accès : Gotenyama Station (Keihan Line)
Instagram : @ramenhifumi

Petit mais accueillant et convivial, comme dans la plupart des restau de ramen, on mange au comptoir. Les clients viennent manger et repartent aussitôt. Le personnel vous accueille chaleureusement et vous laisse choisir votre place librement avant de vous servir un verre d’eau accompagné du menu (disponible en japonais uniquement).

Hifumi propose deux types de bouillon pour accompagner ses ramen : bouillon classique, soit sauce soja et salé (清湯スープ) et bouillon au blanc de poulet (鶏白湯スープ). Le prix des bols varie de 750 ¥ à 1 000 ¥ et on peut y ajouter d’autres garnitures : fromage, chashu (チャーシュー), menma (メンマ), œuf… Pour les gros gourmands il y a des menus incluant en plus du riz, du kimchi, ou encore un chashudon (チャーシュー丼), des gyoza (餃子), du karaage (唐揚げ) pour un supplément allant de 150 à 350 ¥. Il est aussi possible de commander ces suppléments à la carte.

Il s’agit d’un des rares restaurants de ramen d’Hirakata à proposer le tsukemen. Et comme dit plus haut, il y a d’autres choses inédites qui sont le ramen au yuzu et sauce soja (柚子醤油, le yuzu étant un agrume ressemblant au citron), et le ramen poulet carbonara (鶏ボナーラ) !

Le délicieux et rare Tantan Tsukemen (坦々つけ麺)

Pour notre première visite, on a donc opté pour le Tantan Tsukemen (坦々つけ麺) fait à base du bouillon de blanc de poulet (鶏白湯スープ). 900 ¥ le bol moyen (並盛), 1 000 ¥ le gros bol (大盛), temps de préparation, 10 minutes. Le bouillon avec les morceaux de poulet est bien concentré et un peu épicé. Les nouilles sont bien fraîches et accompagnées d’oignons, d’une tranche de porc chashu et d’un demi-œuf dur.

Pour plus de détails, nous vous invitons à regarder la vidéo de
Kimi no Terebi (キミのテレビ) ci-dessous !

Le ramen phare « Tori-Bonara » (鶏ボナーラ)

Tori-Bonara (鶏ボナーラ) ; du poulet et de la carbonara dans un bol de ramen ! Hifumi y a pensé ! Ce plat a attisé notre curiosité lors de notre premier passage et étant la principale recommandation (おすすめ) et spécialité (名物) de la maison, il a fait l’objet d’une seconde visite dans le restaurant !

Le mélange du bouillon au blanc de poulet avec la sauce crémeuse à la carbonara forment la soupe légèrement sucrée mais dont le goût est accentué par le poivre noir. Y plonger des nouilles épaisses et tendres avec un œuf. Remplacer le chashu par des lardons et des tranches de bacon. On obtient ainsi un bol bien présenté, peu volumineux d’apparence mais la portion reste correcte. Servi bien chaud, on savoure chaque bouchée de ce plat incroyablement et étrangement bon. Avec la grosse cuillère en bois, les plus gourmands terminent la soupe jusqu’à la dernière goutte ! Pour ceux qui pensent que le volume ne sera pas suffisant, ils peuvent toujours opter pour les différents menus proposés. Kimi la gourmande a choisi d’accompagner son bol de ramen accompagné de 3 morceaux de karaage et d’un peu de riz pour un total de 1 100 ¥. C’est un bonheur !

Bon rapport qualité prix, un menu qui garantie de bonnes spécialités, voilà un restau de quartier qu’il est bon d’enregistrer dans la liste des favoris !


♫ Un article = Une chanson ► Fall Out Boy – Irresistible ft. Demi Lovato

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▶ Re:make : Aller chez le dentiste (歯科医院)

C’est le début d’année et vous voulez démarrer du bon pied, y compris niveau santé ? C’est le moment pour vous de prendre votre rendez-vous annuel pour une visite de contrôle chez le dentiste ? Mais comment faire quand on est expatrié ?

Aller chez le dentiste au Japon n’est pas très difficile. Le plus dur, c’est comprendre le vocabulaire très particulier mais pour un détartrage et un contrôle annuel c’est assez simple. En disant par exemple : « きれいにして、チェックして欲しいです。 » (Kirei ni shite, chekku shite hoshiidesu. = Je voudrais un nettoyage et un contrôle.), le dentiste comprendra.

Dans cet article, Kimi no BLUE TRAVEL vous explique comment se passe un passage chez le dentiste, basé sur sa propre expérience.

Prendre rendez-vous (予約する)

Il faut obligatoirement prendre rendez-vous, par téléphone ou par internet (si le cabinet dentaire possède un site web) suivi d’une confirmation par téléphone. Comme en France, les rendez-vous dans l’immédiat sont difficiles à obtenir. Parfois dans les deux mois suivants.

Lors d’une prise de rendez-vous, au plus simple, dire : « 予約したいと思います » (Yoyaku shitai to omoimasu. = Je voudrais prendre rendez-vous.), puis quel jour et quelle heure conviendrait et enfin donner son nom. La secrétaire confirmera par la suite et demandera d’apporter une carte d’assurance maladie.

Pour réviser les jours de la semaine, les dates et l’heure, consultez les cours de japonais de Kimi no BLUE TRAVEL (à venir prochainement).

Le jour de la consultation (診察日)

À la première visite, le client se présente à l’accueil (受付) 10 minutes avant l’heure de la consultation, il remet sa carte d’assurance maladie (保険証) et il récupère un questionnaire de santé (問診票) dans le but de constituer un dossier à son nom, être enregistré dans la liste des patients et recevoir la carte d’enregistrement du patient (診察券). Il faut renseigner : nom (名前), adresse (住所), numéro de téléphone (携帯電話), symptômes (症状), motif de la consultation (診察の理由), type et fréquence des douleurs, allergies particulières, etc… Il est préférable d’avoir avec soi son carnet de médicaments (お薬手帳), surtout si on a un traitement médical au cours de la visite, car il faut renseigner le nom du médicament et de la clinique fréquentée. Si c’est difficile de tout comprendre, la secrétaire est là pour aider.

Ensuite c’est la consultation selon le questionnaire rempli précédemment. Quand le dentiste appelle, le client s’installe à son siège. Ça commence par une radio des dents et un examen général pour vérifier la présence de caries (虫歯) et préparer le traitement nécessaire. Le dentiste pose des questions supplémentaires pour confirmer et explique le traitement qu’il va faire. Les Japonais, très concentrés et appliqués, travaillent avec soin et commentent chacun de leur geste. Le patient va entendre par exemple des phrases comme « 掃除します。 » (Souji shimasu. = Je nettoie.). Pour éviter que le patient soit ébloui par la lumière, on lui pose une serviette sur les yeux. A la fin du traitement, le dentiste dit toujours « お疲れ様です » (Otsukare sama desu, un équivalent de « bon travail » bien que le client n’ait rien fait de particulier mis à part être patient et calme). Le dentiste explique les symptômes qu’il a traité et donne des conseils pour bien continuer à prendre soin de ses dents avant de terminer par « お大事に » (O daiji ni. = Soignez-vous bien.). En moins de 30 minutes, c’est conclu !

Aux prochaines visites, si c’est toujours dans la même clinique dentaire, le client remet à son arrivée sa carte d’assurance maladie et sa carte de rendez-vous et le reste se déroule de la même manière.

En japonais, clinique (ou cabinet) dentaire se dit デンタルクリニック ou 歯科医院. Repérez ces caractères et choisissez la clinique la plus pratique et la plus proche de chez vous.

Chez Kimi no BLUE TRAVEL, nous nous sommes rendus dans deux d’entre elles, choisies suite aux conseils d’un(e) ami(e) ou pour leur localisation (très proche, pour ne pas dire carrément à deux pas du lieu de résidence).

Ikari Dental Clinic (イカリデンタルクリニック)
Adresse : Casa Aobadai 3F, 2-3-15 Aobadai, Aoba-ku, Yokohama-shi, Kanagawa-ken (神奈川県横浜市青葉区青葉台2-3-15 カーサ青葉台3F)
Accès : Aobadai Station (Den-en-toshi Line) sortie sud
Site internet : https://www.ikari-dental.com/sp/

Shinkura Dental Clinic (しんくら歯科クリニック)
Adresse : Kadobayashi Building 3F, 1-49-12 Higasghiyama, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市東山1-49-12 門林ビル3階)
Accès : Higasghiyama Bus Stop (Keihan Bus 2A)
Site internet : https://shinkura-dc.com/

Règelement de la facture (請求の支払い)

Une fois la consultation terminée, retour à l’accueil pour le paiement. En tant qu’assuré, le patient paie 30% de la consultation. En japonais, cela s’écrit avec le caractère 割 (wari, pourcentage de 10%), ce qui donne 3割. Pour un examen général et selon les soins effectués, compter entre 1 600 ¥ 3 000 ¥. Le calcul est assez particulier. Sur le reçu, le client verra pour chaque facteur son montant exprimé avec le kanji 点 qui dans ce cas équivaut à la valeur de 10円. Par exemple, pour des frais de première consultation (初診料), il sera écrit 293点, ce qui équivaut à 2 930円. Seul le montant total (領収金額) est reconverti en yens.

En plus du reçu (領収証), le patient récupère l’ordonnance (処方箋) pour les médicaments si il y en a besoin pour un traitement (douleurs, etc…) et une carte du cabinet dentaire sur laquelle sont renseignées les dates des prochains rendez-vous.

Vocabulaire (単語)

歯科医院 (しか – shika iin) = cabinet dentaire
デンタルクリニック (dentaru kurinikku) = clinique dentaire
受付 (うけつけ – uketsuke) = accueil, réception
患者 (かんじゃ – kanja) = patient
保険証 (ほけんしょ – hokensho) = carte d’assurance maladie
お薬手帳 (おくすりてちょう – okusuri techō) = carnet de médicaments
歯科 (しか – shika) = dentisterie
小児歯科 (shōni shika) = dentisterie pédiatrique
歯科矯正 (しかきょうせい – shika kyōsei) = orthodontie
インプラント = implant dentaire
歯の健康 = santé dentaire
歯 (は – ha) = dent
虫歯 (むしば – mushiba) = carie
親知らず (おやしらず – oya shirazu) = dent de sagesse
歯科医 (しかい – shikai) = dentiste
X線撮影 (エックスせんさつえい – X sen satsuei) = radiographie
診察予約 (しんさつよやく – shinsatsu yoyaku) = rendez-vous d’examen médical
来院 (らいいん – raiin) = visite
痛み (いたみ – itami) = douleur
歯茎 (はぐき – haguki) = gencive
歯肉 (はにく- haniku) = gencive, chair des dents
顎 (あご – ago) = menton
頭 (あたま – atama) = tête
右側 (みぎがわ – migi gawa) = côté droit
左側 (ひだりがわ – hidari gawa) = côté gauche
ズキズキ痛む (ずきずきいたむ – zukizuki itamu) = douleurs lancinantes
浮いた感じがする (ういたかんじがする – uita kanji ga suru) = sensation de gêne
冷たいものがしみる (つめたいものがしみる – tsumetai mono ga shimiru) = être sensible au froid
熱いものがしみる (あついものがしみる – atsui mono ga shimiru) = être sensible au chaud
何もしなくても痛む (なにもしなくてもいたむ – nanimo shinakutemo itamu) = douleur sans raison
麻酔 (ますい – masui) = anesthésie
歯石除去 (しせきじょきょ – shiseki jokyo) = détartrage
出血 (しゅっけつ – shukketsu) = saignement
腫脹 (はれ – hare) = gonflement
入れ歯 (いれば – ireba) = dentier, prothèse dentaire
入れ歯が壊れた (いればがこわれた – ireba ga kowareta) = la prothèse dentaire est cassée
検診 (けんしん – kenshin) = examen, contrôle
検査 (けんさ – kensa) = inspection
見た目 (みため – mitame) = apparence
歯並び (はならび – ha narabi) = dentition, alignement des dents
治療 (ちりょう – chiryō) = traitement
応急処置 (おうきゅうしょち – ōkyūshochi) = premiers secours
きれいにする (kirei ni suru) = nettoyer, rendre beau
歯を白く(はをしろく – ha wo shiroku) = blanchir les dents
領収証 (りょうしゅうしょう – ryōshūshō) = reçu
処方箋 (しょほうせん – shohōsen) = ordonnance
予約したいと思います。(よやくしたいとおもいます。- Yoyaku shitai to omoimasu.) = Je voudrais prendre rendez-vous.
来院目的を選択して下さい。(らいいんもくてきをせんたくしてください。- Raiin mokuteki wo sentaku shite kudasai.) = Veuillez sélectionner le but de votre visite.
保険証を持ってきてください。(ほけんしょをもってきてください。- Hokensho wo motte kite kudasai.) = Veuillez apporter votre carte d’assurance maladie.
痛いことがありますか。いたいことがありますか。- Itai koto ga arimasu ka?) = Avez-vous des douleurs ?
歯が痛いんです。(Ha ga itai ndesu.) = J’ai mal aux dents.
口を開けてください。(くちをあけてください – Kuchi wo akete kudasai.) = Veuillez ouvrir la bouche.
開いてください。(ひらいてください。- Hiraite kudasai.) = Ouvrez s’il vous plaît.
お痛みがあったら、手を挙げてください。(おいたみがあったら、てをあげてください。- oitami ga attara, te wo agete kudasai.) = Si vous ressentez une douleur, veuillez lever la main.
右側に向いてもらっていいですか。(みぎがわにむいてもらっていいですか。- migi gawa ni muite moratte ii desu ka?) = Pouvez-vous vous tourner vers la droite ?
お大事に (おだいじに – Odaiji ni) = Soignez-vous bien.
領収証 (りょうしゅうしょう – ryōshūshō) = reçu
初診料 (shoshinryō) = frais de première consultation
再診料 (saishinryō) = frais de réexamen
入院料 (にゅういんりょう – nyūinryō) = frais d’hospitalisation
投薬 (とうやく – toūyaku) = posologie, dosage
歯冠 (しかん – shikan) = couronne dentaire
歯冠修復 (しかんしゅうふく – shikan shūfuku) = restauration de la couronne dentaire
補綴 (ほてつ – hotetsu) = prothèse


Plus de vocabulaire dans Cours de Japonais.
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 ♫ Un article = Une chanson ► ONE OK ROCK – Re:make

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▶ Rice & Sugar : La fabrication de mochi (餅つき)

C’est la fin de l’année ! C’est donc la période où l’on fait du mochi (餅), ce fameux gâteau de riz gluant que l’on retrouve dans certains desserts japonais. Il est considéré comme le réceptacle de l’esprit des divinités, c’est pour cela que les jours de fête, les Japonais se rassemblent pour piler du riz et en faire des mochi. Sa préparation assez longue avec des ustensiles spéciaux est une tradition qui se perd un peu mais qui a toujours lieu à l’approche et pendant les fêtes du Nouvel An dans les temples ou dans la rue, mais aussi dans les écoles maternelles pour initier les plus petits à la culture de leur pays tout en s’amusant.

C’est parti pour le mochitsuki (餅つき) ! Dans cet article, Kimi vous explique la fabrication de mochi tout en racontant son expérience vécue dans l’école maternelle où elle travaille !

Dans le mot mochi, on retrouve une autre signification : tenir ou avoir (持ち, mochi). C’est pourquoi depuis la période Heian (平安時代) il est mangé dans l’espoir de gagner la bonne fortune au cours de l’année à venir.

L’ingrédient de base du mochi est bien entendu du riz. Mais, il s’agit d’un riz différent de celui inclus dans les repas japonais, appelé mochi gome (糯米). A première vue, il ressemble au riz blanc classique, mais il s’avère en fait gluant et très collant une fois mélangé aux autres ingrédients pour fabriquer le mochi. Il est donc spécialement conçu pour le mochi ou d’autres gâteaux de riz. Préalablement lavé la veille, ce riz est d’abord cuit à la vapeur enveloppé dans un chiffon placé dans un panier à vapeur carré en bois (蒸 篭, seirō) ou dans une marmite. Le plus souvent, des kilos de riz sont répartis dans plusieurs paniers qui sont empilés les uns au dessus des autres. Le temps de cuisson estimé est d’environ 30 à 40 minutes.

On y ajoute ensuite du sucre et on mélange en écrasant dans un mortier traditionnel appelé usu (碓) et avec un gros pilon en bois, appelé kine (杵). À ce moment, il est important de mettre du poids et d’appuyer le riz gluant contre le bord du mortier et de l’écraser fermement jusqu’à ce les grains de riz commencent à former une pâte.

On trempe ses mains dans l’eau chaude (car c’est très collant) et on forme une boule. Et on tape fort avec le pilon pour écraser et former le mochi. Comme cela demande beaucoup de puissance et de rapidité, il est recommandé que deux hommes prennent les commandes : une personne qui frappe le mochi avec le pilon et une autre qui remue le mochi avec de l’eau. Pour être rapide et efficace, il faut être bien synchro ! On répète le même enchaînement jusqu’à la formation de la pâte gluante et collante du mochi.

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C’est aussi pendant cette étape de la préparation que dans les écoles, les plus petits peuvent s’essayer à la fabrication. Avec un pilon plus léger, ils frappent le mochi en scandant la chanson du mochitsuki :

ぺったん、ぺったん おもちつき (pettan, pettan, omochitsuki)
aplatir, aplatir le mochitsuki
美味しくな~れ、ぺったんこ♪ (oishikunare, pettanko)
il devient délicieux, aplati 

Le mochi bien formé d’une pâte visqueuse, à la machine ou à la main, on forme de petites boules que l’on trempe dans la poudre de kinako ou de la farine selon le mochi que l’on souhaite réaliser. Et on déguste ! Chaud ou froid, aussitôt après la préparation. Hum..! C’est bon mais attention à ne pas s’étouffer ! Bien sûr, il est également possible de conserver les mochi au réfrigérateur.

Si consommer le mochi tel quel ne vous tente pas, il existe de nombreux plats dans lesquels l’inclure et différentes façons de le consommer. Il y a par exemple :
Kinako mochi (きなこ餅) : mochi recouvert de kinako (きな粉, poudre de soja grillé)
Anko mochi (あんこ餅) : mochi accompagné de pâte de haricots rouges (つぶあん ou こしあん)
Mochi shoyu (餅醤油) : consommer simplement le mochi blanc en le trempant dans de la sauce soja
Zenzai (ぜんざい) : mochi dans un bol chaud de soupe de haricots rouges (あんこ)
Zoni (雑煮) : soupe de mochi dans un bouillon clair (dans l’est du Japon) ou un bouillon de miso (dans l’ouest).
Mochi soupe miso (餅味噌汁) : ajouter le mochi dans une soupe miso accompagnée ou non d’autres ingrédients selon vos goûts (œuf, légumes, algues séchées). Inventé, testé et approuvé par Kimi !
Agemochi (揚げ餅) : mochi frit et trempé dans de la sauce soja auquel on colle enfin une feuille de nori

Enfin, si vous n’avez pas l’occasion de voir ce spectacle pendant la période du nouvel an, il y a un endroit où le mochitsuki se fait toute l’année ! C’est chez la boutique Nakadanidou (中谷堂), à Nara (奈良) ! Une famille qui fait vivre le mochitsuki chaque jour en produisant des milliers de mochi en moins de 5 minutes par session ! Plus précisément, la boutique propose du kusamochi (草餅), soit du riz gluant avec de la gelée d’armoise, d’où sa couleur verte. Extra doux et gluant, c’est un régal quand on le consomme chaud dès sa conception !


Alors le mochi, vous aimez ? Vous l’aimez comment ?


♫ Un article = Une chanson ► Maroon 5 – Sugar

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▶ Restaurant : LUMBINI (ルンビニ)

Petit(e) habitant(e) du Kansai raffolant de curry et de cheese nan à la recherche d’un bon restaurant indien ? A Hirakata (枚方市), ils sont moins nombreux qu’à Tokyo mais dans ce petit nombre, on en trouve des aussi bons ! Et il n’a pas fallu chercher bien loin si ce n’est à même pas 10 minutes de chez soi pour trouver la perle ! Dans cet article, Kimi vous partage son restaurant indien fétiche, LUMBINI (ルンビニ), qu’elle fréquente très régulièrement à la moindre occasion ! De passage à Hirakata, il faut absolument y prendre un repas si vous aimez le curry indien !

Issu du groupe Milan・Lumbini (ミラン・ルンビニ), il existe moins d’une dizaine de restaurants dans les préfectures d’Osaka (大阪府), Kyoto (京都府) et Nara (奈良県). Celui d’Hirakata est assez spacieux et lumineux, décoré à l’image de l’Inde et diffusant de la musique indienne en tout genre. Dans le personnel, indiens mais aussi japonais sont présents. Le personnel indien se montre parfois un peu froid mais les serveuses japonaises sont vraiment très chaleureuses. Elles reconnaissent les clients fidèles et leur engagent aussitôt la conversation à chacune de leurs visites.

Il y a divers types de menu (la carte est d’ailleurs disponible en anglais), permettant de manger selon nos préférences pour un budget raisonnable. Il est juste dommage de ne pas avoir un menu midi offrant plus de choix dans le curry, à moins de venir en semaine pour bénéficier des menus déjeuner réservés du lundi au vendredi. Un menu incluant deux curry et du tandoori chicken seulement n’existe pas non plus, il faut prendre à la carte. Il y a le special lunch bien sûr mais il s’avère trop consistant pour les petits estomacs ! En effet avec ce menu vous avez la totale : salade, soupe, deux curry au choix, deux bons morceaux de tandoori chicken, naan au choix et le dessert du jour !

Le midi, le restaurant propose trois types de menu contenant naan, curry et salade avec en plus, selon le type de menu choisi, du tandoori chicken, un deuxième plat de curry, un dessert pour des prix allant de 830 ¥ à 1000 ¥. Il y a aussi un menu enfant et le special lunch mentionné plus haut pour 1300 ¥, bien consistant mais avantageux niveau prix. Plus classique, il y a également le curry accompagné d’une généreuse portion de riz et du katsu curry, respectivement pour 700 ¥ et 800 ¥. Pour profiter de toute la saveur d’un butter curry, un menu spécial lui est consacré chez LUMBINI. Pour l’ingrédient principal, y a le choix entre poulet, crevettes ou coquilles Saint-Jacques hotate (帆立) et l’assiette est accompagnée d’un naan ou de riz ainsi qu’une salade.

Tout ça sachant que vous pouvez commander du naan à volonté ! Dans les autres spécialités indiennes, on retrouve entre autres le tandoori chicken (タンドリーチキン) et le kebab indien (シシガバブ).

Le soir, d’autres menus sont proposés pour un peu plus cher mais avec plus de contenu et des menus spécial famille. À la carte on retrouve le meilleur de la cuisine indienne et une variété de curry : le populaire curry au poulet, curry aux légumes, aux épinards et crevettes, à la noix de coco, aux fruits de mer… Mais attention, dans les menus, le choix est imposé entre poulet, épinards, légumes ou le curry du jour !

Quand le client passe commande, il choisit le niveau de piment, allant de 0 (doux) à 6 (très très épicé). Cela devient vraiment piquant à partir du niveau 4. Pour changer de type de naan, ajouter 200 ¥ en plus. Il y a le choix entre cheese naan, naan aux oignons, au sésame ou… à la patate douce ! Mais attention cette dernière n’est disponible qu’en quantité très limitée !

D’apparence, ce restau indien a tout pour attirer la clientèle. Et une fois qu’on y vient, on a très vite envie d’y revenir ! Le restaurant est bien noté et très apprécié des locaux. Il est souvent bondé autant pendant le déjeuner que le dîner, en particulier le weekend. Les clients profitent tranquillement de leur repas et de la bonne ambiance et restent parfois une bonne heure à table. À peine fini, on a aussitôt envie de revenir pour profiter à nouveau de ces bonnes saveurs. Même sans y venir pendant très longtemps, c’est presque une redécouverte en dégustant le curry du jour et le délicieux cheese naan servi bien chaud avec le fromage fondant.

De toutes les nombreuses fois où Kimi s’est rendue chez LUMBINI, tous les menus et les diverses saveurs de curry proposés ont été testés ! Elle a pu goûter le curry au poulet (チキンカレー), le grand classique présent dans tous les menus, mais aussi le curry keema (キーマカレー), le curry aux épinards et crevettes (ほうれん草海老カレー), le curry au beurre et coquilles Saint-Jacques (バター帆立カレー) et le curry du jour (日替りカレー) qui souvent est un curry de pomme de terre et d’œuf de caille, un curry au potiron et okura ou encore un curry à la patate douce et aux champignons enoki. Du côté des nan, on raffole du cheese naan bien sûr, mais celui à la patate douce est à tester également.

Les plats de curry sont un régal avec le piment dosé comme demandé, les naan de taille convenable et bien cuits, le fromage contenu dans le cheese naan est bien coulant. Les portions sont un peu plus grosses qu’un restau indien en pleins Tokyo pour un prix équivalent. Le staff est généreux et fait de petits cadeaux aux clients fidèles : boisson ou dessert offerts gratuitement, un special lunch avec trois morceaux de tandoori chicken au lieu de deux initialement, une grosse portion de salade, un cheese naan bien préparé avec le fromage qui s’effile et dégouline…

Ambiance agréable, personnel amical, service efficace, plats délicieux et consistants. C’est un plaisir de venir manger dans ce restaurant ! Et pour vous donner envie d’y revenir, au moment de régler l’addition, vous recevez un coupon que plusieurs personnes peuvent se partager ! Au choix : boisson gratuite le midi ou réduction de 10% le soir !
Tout simplement, ce restaurant est excellent et Kimi vous invite à vous rendre dans l’une des branches situées dans plusieurs coins du Kansai. Testé, approuvé et recommandé à 100% !

💡 Infos pratiques (案内・住所・アクセス)

🇮🇳 Lumbini (ルンビニ)
📫️ Adresse (住所) : 1-2231 Shodai Kitamachi, Hirakata, Osaka (大阪府枚方市招提北町1丁目2231)
🚉 Accès en train (電車でアクセス) : Makino Station (Ligne Keihan) sortie 1, marcher environ 20 minutes
🚏 Accès en bus (バスでアクセス) : Kansai Kinen Byoin Mae (Bus Keihan), marcher environ 1 minute
🕐️ Horaires (営業時間) : 11:00 – 14:30 / 17:00 – 22:00
🅿️ Parking (駐車場) : Oui
Accès en fauteuil roulant (車椅子でアクセス) : Oui
🔗 Site internet (公式ホームページ) : http://www.milan-lumbini.com

🍛 Cuisine・料理 ⭐⭐⭐⭐⭐
👳🏻‍♀️ Service・サービス ⭐⭐⭐⭐⭐
🍃 Ambiance・雰囲気 ⭐⭐⭐⭐⭐