11

▶ Adventure : Kimi a escaladĂ© (encore) le Mont Fuji đŸ—»

Quelle aventure, quelle expĂ©rience incroyable qu’est l’ascension du Mont Fuji ! Au point que les grands passionnĂ©s et aventuriers n’hĂ©siteront Ă  la renouveler. Quoi de mieux que de se hisser au sommet du Pays du Soleil Levant, Ă  une altitude de 3 776 mĂštres, et d’accueillir le soleil pour dĂ©buter une journĂ©e fraĂźche qui s’annonce remplie d’aventures. Kimi n’a pas hĂ©sitĂ© non plus Ă  repartir sur le Mont Fuji, lieu cher Ă  son cƓur et le seul endroit oĂč elle peut se sentir libre et reposĂ©e. Dans cet article, elle vous raconte donc sa deuxiĂšme ascension !

Encore ?! Kimi n’est pas (une) sage !

Gardant des souvenirs mĂ©morables et une grande envie de recommencer, je suis finalement repartie jusqu’au sommet du Mont Fuji ! La deuxiĂšme fois pour moi. Eh non, je ne suis pas une sage, je suis une folle ! Bien Ă©quipĂ©e grĂące Ă  mes achats de l’an passĂ© pour m’assurer une ascension sans encombres (voir l’article sur ma premiĂšre ascension pour plus de dĂ©tails), j’ai visĂ© un circuit diffĂ©rent de la premiĂšre fois : cette fois, j’ai choisi la couleur rouge, le circuit Subashiri (須蔰) !

Les ascensions se suivent mais ne se ressemblent pas ! En plus d’un circuit diffĂ©rent, j’ai fait cette fois l’ascension seule. J’ai aussi repensĂ© Ă  acheter une meilleure lampe frontale, toujours chez Victoria Sports L-Breath pour 3 950„.

Le circuit Subashiri : subarashii ?!

Subarashii signifiant « superbe » en japonais ! Pardonnez mon jeu de mot, c’Ă©tait trop tentant !

Comme tous les circuits, le dĂ©part s’effectue Ă  la 5Ăšme station, Ă  environ 2000m d’altitude. Il est beaucoup moins frĂ©quentĂ© que le circuit Yoshida, mais comme il fusionne avec ce dernier, Ă  l’approche du sommet le circuit se retrouve bondĂ©.

AprĂšs avoir priĂ© pour la sĂ©curitĂ© au sanctuaire Komitake (ć€ćŸĄćČłç„žç€Ÿ), le circuit Subashiri permet de profiter de la verdure et des plantes alpines de la foret jusqu’Ă  la 6Ăšme station. La descente raide par sa piste de sable fait descendre les alpinistes Ă  toute allure. Commençant Ă  une plus basse altitude que le circuit Yoshida, la distance est par consĂ©quent plus longue (7,8 km) et l’ascension prend environ 6 heures et demie.

C’est le circuit idĂ©al pour les aventuriers et les habituĂ©s. Ayant peu de refuges, le circuit est moins frĂ©quentĂ©, permettant ainsi de bĂ©nĂ©ficier d’une atmosphĂšre calme et paisible tout en marchant en pleine nature.

Il fusionne avec le circuit Yoshida au niveau de la 8Ăšme station. Attention aux embouteillages ! MĂȘme chose pour le circuit de la descente. À partir de la 7Ăšme station, c’est la grande descente finale par la piste de sable oĂč on dĂ©boule sur la pente de sable. Ne pas oublier un masque et des lunettes de soleil pour se protĂ©ger de la poussiĂšre.

Pour se rendre Ă  la 5Ăšme station, il faut prendre les bus dits Climbers’ bus opĂ©rationnels pendant les dates d’ouverture des circuits. Pour le circuit Subashiri, il est possible de prendre le bus depuis la station JR Gotemba (ćŸĄæźżć Ž). La station JR Gotemba est accessible par la ligne JR et par bus au dĂ©part de Yokohama, Osaka et Kyoto. Les horaires et les tarifs sont disponibles sur le lien suivant : Climbers’ Bus.

L’ascension : bienvenue dans la jungle nocturne

Départ de la 5Úme station à 18h45, arrivée au sommet à 2h20.
Il y a beaucoup vĂ©gĂ©tations au pied du circuit. J’avais l’impression d’ĂȘtre en pleine jungle. Il faisait nuit noir, pas le moindre bruit, j’avais seulement ma lampe frontale pour m’Ă©clairer et le seul bruit que j’entendais Ă©tait surtout celui de mon souffle. De quoi flipper un peu quand on fait l’ascension seul mais pour ma part, c’Ă©tait plutĂŽt amusant. Pour me sentir encore plus seule, en me posant aux 6Ăšme et 7Ăšme stations pour faire une pause, tout Ă©tait fermĂ© pour la nuit et je n’ai croisĂ© personne !

Le plus dur a Ă©tĂ© entre la 6Ăšme et la 7Ăšme station : beaucoup de pentes raides avec parfois de gros rochers Ă  enjamber. Il y avait un gros orage Ă  l’horizon, c’Ă©tait beau Ă  voir. Il n’y avait pas un bruit, pas d’autres aventuriers (ou trĂšs peu). Admirer l’orage et les villes illuminĂ©s est incroyable. Le paysage nocturne est simple mais tellement beau Ă  la fois. MalgrĂ© parfois la difficultĂ©, j’ai montĂ© Ă  fond (sans doute grĂące aux barres Ă©nergisantes que j’avais mangĂ©es) et l’ascension m’a pris environ 7h30 (pauses inclues). Cependant, je suis quand mĂȘme arrivĂ©e trop tĂŽt !

À l’arrivĂ©e, il faisait trĂšs froid et il y avait beaucoup de vent. J’ai tentĂ© de m’allonger et de dormir mais impossible, il faisait beaucoup trop froid ! Je suis passĂ©e deux fois aux toilettes pour profiter d’ĂȘtre un peu Ă  l’abris, j’ai regardĂ© un peu autour du cratĂšre mais Ă©tant exposĂ©e en plein vent glacial je ne suis pas restĂ©e longtemps. À 4h30 le refuge et le magasin de souvenirs ont ouvert. Les gens s’y sont prĂ©cipitĂ©s pour s’y rĂ©chauffer. Moi j’y ai fait un petit tour et ai finalement achetĂ© un souvenir.

Les derniĂšres trente minutes avant le lever du soleil Ă©taient les pires. Tout le monde Ă©tait rassemblĂ© pour admirer le spectacle. Le soleil fut long Ă  pointer le bout de son nez. Au final, cette annĂ©e, les nuages auront empĂȘchĂ© le spectacle dans toute sa splendeur mais les couleurs du ciel et des nuages restent merveilleuses. DĂ©cidĂ©ment, j’ai pas eu de chance non plus cette annĂ©e Ă  ce niveau-lĂ  !

La descente : fast and falling down

Départ du sommet à 6h10, arrivée à la 5Úme station à 9h35.
J’ai eu moins de courbatures au sommet contrairement Ă  l’annĂ©e derniĂšre et comme j’ai pu m’allonger un peu avant le lever du soleil et me poser au refuge pour boire une boisson chaude tranquillement, la descente a Ă©tĂ© moins difficile. Comme le dĂ©but est le mĂȘme que le circuit Yoshida, j’Ă©tais prĂ©parĂ©e aux pentes raides de terre et de sables parfois glissantes. Je suis descendue plus vite que l’annĂ©e derniĂšre. Mais comme ces pentes sont aussi casse-gueule Ă  cause des cailloux, je suis tombĂ©e deux fois quand mĂȘme. Je ne pouvais pas faire le poids face Ă  ceux qui dĂ©valaient la pente en courant 😂. La grande pente de sable entre la 7Ăšme et la 5Ăšme station est mortelle et n’en finit pas. J’ai mis 3h25 (temps de pause inclus) et la derniĂšre demi-heure j’ai tracĂ© pour avoir mon bus.

Bilan : je suis vraiment une folle (?)

Plus difficile mais moins de monde que le circuit Yoshida. La partie jungle est belle, calme et synonyme d’aventure ! Un peu flippant quand on escalade seul en pleine nuit mais c’est ça aussi l’aventure ;) ! Je garde lĂ  aussi un trĂšs bon souvenir mĂȘme si le lever du soleil n’Ă©tait pas non plus pour cette fois ! Le Mont Fuji me fait davantage apprĂ©cier la randonnĂ©e en montagne. Je ne me lasse pas des paysages qui l’entourent et de cette sensation de libertĂ© qu’on ressent quand on est au sommet !

Rendez-vous l’annĂ©e prochaine pour un autre circuit. Il m’en reste encore deux. Mon deal, c’est de tous les faire au moins une fois x) !

Résumé des dépenses

  • Nourriture et boissons au konbini : 1674„
  • Barres Ă©nergĂ©tiques (achetĂ© chez L-Breath) : 667„
  • Bus (バă‚č) : 2060„ (aller-retour de Gotemba Ă  la cinquiĂšme station) acheter le ticket au guichet sur place
  • Toilettes (ăƒˆă‚€ăƒŹđŸšŸ) : 200„
  • Don pour l’ascension (ćŻŒćŁ«ć±±äżć…šć”ćŠ›é‡‘) : 1000„
  • Chocolats chauds pendant l’ascension (ココケ) : 800„
  • Souvenir de mon ascension (お期産) : 500„
  • Oden dĂ©gustĂ© au sommet (おでん) : 800„

Total : 7 701„. Comptez donc en moyenne entre 5 000 et 10 000„ pour l’ascension du circuit Subashiri.


♫ Un article = Une chanson â–ș [Alexandros] – Adventure

5

▶ Higher : Kimi a escaladĂ© le Mont Fuji !

Il y a environ 700 000 ans, une grande montagne est nĂ©e aprĂšs les Ă©ruptions du mont Komitake (ć€ćŸĄćČłć±±) et des monts Hakone (çź±æ čć±±) et Ashitaka (愛é·čć±±) environnants. De nombreuses Ă©ruptions se sont produites depuis lors, et cette nouvelle montage s’est dĂ©veloppĂ©e rapidement depuis environ 80 000 ans jusqu’Ă  obtenir il y a environ 5 000 ans une forme conique Ă  la limite de la perfection. Cette montagne, elle porte aujourd’hui un nom : celui de Mont Fuji !

Le Mont Fuji se hisse aujourd’hui Ă  une altitude de 3 776 mĂštres, lui valant le statut de montagne la plus haute du Japon. VĂ©nĂ©rĂ© depuis toujours par les Japonais, le Mont Fuji fut Ă©galement inscrit au patrimoine mondial en 2013. Chaque Ă©tĂ©, pas moins de 200 000 alpinistes en font l’ascension.

Kimi avait pour but d’escalader le Mont Fuji. Et elle l’a enfin fait ! Elle vous raconte comment elle s’est prĂ©parĂ© et a vĂ©cu cette incroyable expĂ©rience !

Ô Mont Fuji, pourquoi es-tu Mont Fuji ?

Beaucoup ne le savent pas, mais j’ai toujours Ă©tĂ© trĂšs intĂ©ressĂ©e par les volcans et j’ai d’ailleurs rĂȘvĂ© Ă  une Ă©poque de devenir volcanologue. Les catastrophes naturelles et Ă  quel point la nature peut parfois se dĂ©chaĂźner m’ont toujours fascinĂ©e. Bref, pourquoi Ă  la place j’ai fini prof, on s’en fiche, ce n’est pas le sujet de cet article ! Tout ça pour dire que lors de mon premier voyage au Japon en dĂ©cembre 2010, la chose que je voulais le plus voir de mes propres yeux Ă©tait ce grand Fujisan que je trouve d’une grande beautĂ©. Bon la premiĂšre fois que je l’ai vu, c’Ă©tait du haut de l’observatoire du Metropolitan Government Building Ă  Shinjuku. Il Ă©tait bien petit vu de si loin !

Puis, dĂ©cembre 2013, je reviens en voyage au Japon pour la deuxiĂšme fois, seule, en mode aventuriĂšre. Et je me rends dans la ville de Fujiyoshida pour visiter le sanctuaire Arakura Fujisengen (æ–°ć€‰ćŻŒćŁ«æ”…é–“ç„žç€Ÿ) et sa magnifique pagode Chureito (濠霊桔). Cet endroit est un des bons points de vue pour admirer le Mont Fuji. Je me rappelle que j’Ă©tais restĂ©e des heures assise Ă  admirer ce grand Fujisan, reposĂ©e, respirant un air pur et en oubliant tout le reste. Que j’Ă©tais bien ! Et c’est lĂ  que je me suis dit : « Un jour, j’escaladerai cette montagne, de nuit, pour y admirer de lĂ -haut le lever du soleil ! »

Le moment Ă©tait enfin venu de se lancer dans cette aventure, et pour que tout se passe bien, il fallait bien se prĂ©parer ! A commencer par le matĂ©riel nĂ©cessaire et indispensable ! Puis, ĂȘtre en bonne condition physique et mentale ! Oui parce que le Mont Fuji c’est quand mĂȘme 3776 mĂštres d’altitude ! Bon me concernant, la condition physique, ça restait Ă  dĂ©sirer… Je ne pratique plus Ă©normĂ©ment de sport depuis que je suis au Japon (sans compter la marche Ă  pied…) et avec mon travail, je suis en manque de sommeil. Mais le mental faisait la contrebalance. Plus le jour J approchait et plus l’excitation montait !

Préparation & Matériel

Il y a dĂ©jĂ  beaucoup d’articles sur le sujet et les sites internet tels que Mt. Fuji Climbing et Fujisan Guide sont trĂšs bien fournis pour vous apporter toutes les informations nĂ©cessaires. Merci aussi Ă  Gaijin in Japan pour son article dĂ©taillĂ© sur le sujet et qui m’a beaucoup aidĂ©e pour prĂ©parer mon ascension.

Le Mont Fuji ayant une altitude de plus de 3 000 mĂštres, son ascension n’est pas facile, cependant beaucoup de personnes dĂ©butantes l’on dĂ©jĂ  fait (j’en suis moi-mĂȘme la preuve !).

Les choses nécessaires pour une bonne ascension :

  • des chaussures de marche : vous faites de la randonnĂ©e et un peu d’escalade en montant le Mont Fuji. J’ai vu des gens en mode touriste faire l’ascension en converses… Ils en ont chiĂ© un peu !
  • de l’eau : prĂ©voyez une grande quantitĂ© entre 2 et 3L. Pour ma part j’avais pris 2L, j’ai surtout bu en redescendant.
  • des boissons et des barres Ă©nergĂ©tiques : ça vous donne de l’Ă©nergie pour grimper mais ça ne vous remplit pas pour autant l’estomac ! Donc prĂ©voyez aussi des sandwich, des onigiris pour vos pauses repas, ou bien de l’argent pour vous payer des nouilles instantanĂ©es dans les refuges.
  • de l’argent : au cas oĂč vous ĂȘtes Ă  cours de vivres pendant votre ascension. Notez que les prix grimpent avec l’altitude. Les toilettes c’est entre 200 et 300 „, une boisson chaude 400 „, des nouilles instantanĂ©es 800 „ environ… Il n’est pas possible d’utiliser la carte de crĂ©dit.
  • 1 000 yens : Ă  payer une fois arrivĂ© Ă  la 5Ăšme station pour aider Ă  l’entretien des lieux, rĂ©alisĂ© par Mt. Fuji Preservation Association Fund.
  • des vĂȘtements chauds : pantalon, chaussettes Ă©paisses, pull, bonnet, gants, Ă©charpe. Si vous ĂȘtes vraiment frileux en attendant le lever du soleil, prenez aussi une couverture.
  • un chapeau, une casquette, ou bien un casque
  • des lunettes de protection
  • des vĂȘtements de pluie ou un k-way :D : si par manque de bol vous vous retrouvez sous la pluie pendant votre ascension. Pour ma part, j’ai eu trĂšs froid vers l’approche du sommet, mettre mon K-way m’a aidĂ©e Ă  supporter un peu plus la baisse de tempĂ©rature ;).
  • un masque anti-poussiĂšre : si vous ĂȘtes allergique Ă  la poussiĂšre en particulier. Sinon, ce n’est pas indispensable.
  • une serviette et/ou des lingettes rafraĂźchissantes : parce que vous aller suer Ă  mort.
  • une trousse de survie : mettez-y des pansements, des mouchoirs, des mĂ©dicaments, et de quoi supporter le mal de l’altitude. Il est facile de tomber malade Ă  cause des changements de tempĂ©rature et d’altitude.
  • une lampe de poche ou une lampe frontale : la lampe frontale reste plus pratique. Assurez-vous qu’elle soit puissante et Ă©claire sur une longue distance. J’en ai achetĂ© une qui n’Ă©clairait vraiment pas bien, j’ai fini par utiliser la fonction lampe torche de mon tĂ©lĂ©phone pour bien voir… N’oubliez pas des piles de rechange au cas oĂč.
  • un ou des bĂątons de marche : si cela peut vous faciliter la tache, en particulier pour la descente.
  • un grand sac Ă  dos adaptĂ© pour la randonnĂ©e : prenez de prĂ©fĂ©rence un sac entre 25L et 30L pour y caser toutes vos affaires.
  • un ou des sacs plastiques pour vos dĂ©chets : il y a trĂšs peu de poubelles, si vous voulez donnez vos dĂ©chets aux refuges, il faut consommer avant.

Ce que j’ai pris en plus :

  • mon appareil photo : parce qu’il Ă©tait primordial que j’immortalise ce moment !
  • mon smartphone avec la batterie portable xD : sachez que mĂȘme du haut du Mont Fuji, on capte le rĂ©seau et la 4G ! J’en ai profitĂ© pour tĂ©lĂ©phoner Ă  ma mĂšre pour partager en direct live une partie de mon ascension.

Budget à prévoir

Je n’avais rien pour faire de la randonnĂ©e chez moi, donc dans un premier temps, je me suis rendue dans un magasin de sports, avec du matĂ©riel de qualitĂ© pour la randonnĂ©e entre autres. J’ai fait mes petites courses chez Victoria Sports L-Breath, situĂ© prĂšs de la gare de Shinjuku. Dans un immeuble de plusieurs Ă©tages, vous y trouvez tout l’indispensable pour la randonnĂ©e avec des vendeurs prĂȘts Ă  vous renseigner et vous conseiller.

Victoria Sports L-Breath Shinjuku
Adresse : 4-1-11 Shinjuku, Shinjuku-ku, Tokyo
AccĂšs : Shinjuku Station (JR Lines, Odakyu Line, Oedo Line, Marunouchi Line, Keio Line) sortie sud, Shinjuku Sanchome Station (Fukutoshin Line, Marunouchi Line, Shinjuku Line), sortie E10

Voici au total combien j’ai dĂ©pensĂ© pour ĂȘtre bien Ă©quipĂ© : 52 542 yens ! En dĂ©tails :

  • Chaussures de marche : 15 984 yens
  • Chaussettes Ă©paisses : 810 yens
  • Pantalon impermĂ©able : 10 800 yens
  • Sac Ă  dos : 18 900 yens
  • Lampe frontale : 2 052 yens
  • Lunettes : 3 996 yens

Puis, combien j’ai dĂ©pensĂ© pour cette aventure : 13 013 „ ! En dĂ©tails :

  • Bus : 5 400 „ (aller-retour de Shinjuku Ă  la 5Ăšme station du circuit Yoshida)
  • Nourriture et boissons au konbini : 1 941 „
  • Barres Ă©nergĂ©tiques (achetĂ© chez L-Breath) : 2 872 „ (environ 600 „ l’unitĂ©)
  • Don pour l’ascension : 1 000 „
  • Une boisson chaude pendant l’ascension : 400 „
  • Les toilettes (entre 200 et 300 „ selon l’altitude) : 500 „
  • Un bol de ramen dĂ©gustĂ© au sommet : 900 „

Ces chiffres sont approximatifs ! Si vous avez dĂ©jĂ  les Ă©quipements, l’ascension du Mont Fuji devrait vous coĂ»ter entre 9 000 et 15 000 „ environ.

En route pour l’ascension !

Vous ĂȘtes prĂȘts et organisĂ©s pour votre ascension ? Vous vous ĂȘtes reposĂ©s avant et avez suffisamment d’Ă©nergie pour vous lancer dans cette aventure ? Choisissez votre circuit, payez les 1 000 „ pour l’association et en route !

Il y a quatre circuits différents pour grimper le Mont Fuji :

  • le circuit Yoshida (prĂ©fecture de Yamanashi) : point de dĂ©part Ă  la 5Ăšme station de la ligne Fuji-Subaru (2 300m d’altitude), parcours de 7,5 km, 6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est diffĂ©rente de la piste de descente, il y a de nombreux refuges et toilettes, c’est le circuit le plus empruntĂ© par les touristes.
  • le circuit Subashiri (prĂ©fecture de Shizuoka) : point de dĂ©part Ă  la 5Ăšme station de Subashiri (2 000m d’altitude), parcours de 7,8 km 6 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, la piste pour l’ascension est diffĂ©rente de la piste de descente, la section entre l’ancienne 8Ăšme station et le sommet est la mĂȘme que celle du circuit Yoshida.
  • le circuit Gotemba (prĂ©fecture de Shizuoka) : point de dĂ©part Ă  la 5Ăšme station de Gotemba (1 440m d’altitude), parcours de 11 km, 8 heures pour l’ascension, 4 heures pour la descente, l’altitude au point de dĂ©part est faible et la pente est douce, ce parcours convient aux bons marcheurs qui peuvent faire face Ă  une grande diffĂ©rence d’altitude, c’est le circuit avec le moins de refuges et de toilettes, c’est le moins empruntĂ©.
  • le circuit Fujinomiya (prĂ©fecture de Shizuoka) : point de dĂ©part Ă  la 5Ăšme station Fujinomiya (2 390m d’altitude), parcours de 5 km, 5 heures pour l’ascension, 3 heures pour la descente, ce parcours est aussi trĂšs populaire auprĂšs des visiteurs, la pente est raide et rocheuse, la piste pour l’ascension est la mĂȘme que la piste de descente.

Les circuits sont chacun reprĂ©sentĂ© par une couleur diffĂ©rente. Pour ne pas vous perdre et ne pas vous tromper de circuit en cours de route, vĂ©rifiez toujours la couleur des panneaux se rĂ©fĂ©rant Ă  la couleur du circuit empruntĂ©. La pĂ©riode d’ascension officielle (en dehors, les refuges sont fermĂ©s, donc Ă  vos risques et pĂ©rils) est du 10 juillet au 10 septembre (1er juillet pour le circuit Yoshida) sauf modifications Ă  cause des conditions mĂ©tĂ©o. Il y a Ă©normĂ©ment de monde les week-ends et pendant la pĂ©riode d’Obon. Si vous souhaitez loger dans un refuge, il est recommandĂ© de rĂ©server avant pour vous garantir une place. Beaucoup de personnes optent pour l’ascension de nuit pour voir le lever du soleil depuis le sommet mais sachez qu’il est aussi possible d’assister au spectacle depuis la 5Ăšme station ou depuis les refuges. Une fois lĂ -haut vous pouvez faire le tour du cratĂšre par le circuit Ohachimeguri (お鉹淥り).

Pour vous rendre aux diffĂ©rents circuits, vous avez le choix entre le bus ou le train menant aux stations JR les plus proches. De nombreux bus assurent aussi le trajet au dĂ©part de Tokyo, Shinjuku, Ikebukuro, Shibuya, Akihabara, les aĂ©roports de Narita et Haneda, Yokohama. En dehors de Tokyo, il y en a Ă©galement qui partent de Shizuoka, Nagoya, Osaka et Kyoto. Les itinĂ©raires sont diffĂ©rents selon les stations ! Vous pouvez les retrouver sur le site officiel. Pour atteindre les points de dĂ©part de chaque circuit, c’est-Ă -dire la 5Ăšme station, il faut emprunter les bus Fuji Climbing Bus / Hiking Bus sauf si vous empruntez les bus Direct Highway Bus to Mt.Fuji menant directement Ă  la 5Ăšme Station Fuji-Subaru Line. Les horaires et les tarifs sont disponibles sur le lien suivant : Climbers’ Bus.

Voici quelques itinéraires en bus et train pour vous rendre au circuit Yoshida (le plus accessible).

Shinjuku Expressway Bus Terminal
↓ Highway Bus ↓
Fujisan Station / Kawaguchiko Station
↓ Fuji Climbing Bus / Hiking Bus ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station

Shinjuku Expressway Bus Terminal
↓ Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station

Haneda Airport
↓ Highway Bus ↓
Fujisan Station
↓ Fuji Climbing Bus / Hiking Bus ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station

Yokohama Station
↓ Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station

Center-Kita Station / Tama-Plaza Station
↓ Direct Highway Bus to Mt.Fuji 5th Station ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station

Shinjuku Station
↓ JR Line ↓
Otsuki Station
↓ Fujikyuko Line ↓
Fujisan Station / Kawaguchiko Station
↓ Fuji Climbing Bus / Hiking Bus ↓
Fuji-Subaru Line 5th Station

Ascension du Mont Fuji : l’aventure de Kimi

Avec Elodie qui m’a accompagnĂ©e dans cette aventure, nous sommes parties de Shinjuku tranquillement dans l’aprĂšs-midi pour prendre notre temps, faire des pauses rĂ©guliĂšres et Ă©viter trop de monde car les touristes prĂ©fĂšrent faire l’ascension de nuit pour admirer le lever du soleil. C’Ă©tait aussi notre objectif ! C’est pourquoi nous avons choisi la date de notre ascension un lundi. Nous avons optĂ© pour le circuit Yoshida, car on peut s’y rendre directement depuis Shinjuku !

Donc pour notre trajet, Ă  Shinjuku nous avons achetĂ© des tickets pour prendre le bus direct jusqu’Ă  la 5Ăšme station de la ligne Fuji-Subaru. Le trajet dure environ deux heures. Nous sommes parties vers 15h30 et nous sommes arrivĂ©es Ă  17h30. Nous avons commencĂ© notre ascension Ă  18h00 tranquillement, en s’arrĂȘtant Ă  toutes les stations pendant 10 Ă  30 minutes. Nous sommes arrivĂ©es au somment vers 4h00.

Le circuit Yoshida est le circuit le plus populaire parmi les quatre existants avec beaucoup de refuges et d’aires de repos. Il est vivement recommandĂ© (d’oĂč sa cĂŽte de popularitĂ©) pour une premiĂšre ascension du Mont Fuji.

J’ai Ă©tĂ© assez Ă©tonnĂ©e par ma condition physique et surtout mentale ! En faisant de bonnes pauses quand mĂȘme, j’ai rĂ©alisĂ© le parcours Ă  une vitesse normale sans trop me sentir essoufflĂ©e. Avec Elodie nous pĂ©tions un peu (trop) la forme dans les stations pendant nos pauses. On rigolait de tout et de rien pendant qu’on regardait certaines personnes arriver complĂštement essoufflĂ©es. Les barres Ă©nergĂ©tiques semblent plutĂŽt efficaces ! Je n’ai ressentie la fatigue qu’Ă  partir de la descente (je n’ai pas du tout dormi) et pendant ma derniĂšre heure d’ascension, j’avais trĂšs mal aux cuisses donc je marchais en faisant des plus petits pas car le moindre grand mouvement Ă©tait synonyme de douleur !

Comme les circuits Yoshida et Subashiri fusionnent de la 8Ăšme station au sommet, il y a eu pas mal d’embouteillages. Parfois, les gens n’avançaient vraiment pas vite pour moi, j’ai pas mal grugĂ© de peur de ne pas arriver Ă  temps ! Une fois au sommet, beaucoup de personnes Ă©taient dĂ©jĂ  rassemblĂ©s et attendaient le lever du soleil. J’ai tentĂ© tant bien que mal de trouver une place mais je ne pouvais pas m’asseoir. J’avais trĂšs froid et les derniĂšres minutes d’attente semblaient des heures… Et manque de bol, Ă  cause de quelques nuages, je n’ai pas vu un lever du soleil extraordinaire. Ce sera pour une prochaine fois !

AprĂšs un bon bol de ramen, nous sommes redescendues vers 6h00 sans perdre de temps car notre bus retour nous attendait vers 10h. Nous sommes arrivĂ©es Ă  9h45, au bout de notre vie. Une fois dans le bus, on a dormi jusqu’Ă  Shinjuku ! La descente a Ă©tĂ© difficile. Les pentes sont raides et glissantes. Sans bĂątons de marche, c’est facile de glisser (ça n’a pas loupĂ© pour moi), j’ai passĂ© un moins bon moment que pendant la montĂ©e.

Je suis rentrĂ©e trĂšs fatiguĂ©e mais surtout trĂšs heureuse ! Cette ascension restera sans doute une de mes plus belles aventures au Japon ! J’ai trĂšs envie de refaire cette ascension, mais sur un circuit diffĂ©rent et aussi profiter de faire le tour du cratĂšre.


♫ Un article = Une chanson â–ș MAN WITH A MISSION – higher

3

▶ 22 juin 2017 ; 2 ans au Japon (æ—„æœŹă§ïŒ’ćčŽé–“ăŒç”ŒăŁăŸ)

22 juin 2017 ! Que le temps passe vite ! Me voilĂ  dĂ©jĂ  Ă  deux ans de vie au Japon, j’ai l’impression que c’Ă©tait hier que je venais habiter au Japon ! Comme pour la premiĂšre annĂ©e, j’ai envie de faire le bilan.

Cette deuxiĂšme annĂ©e au Japon, comment Ă©tait-elle ? Je dirai peut-ĂȘtre aussi difficile que la premiĂšre mais ce n’Ă©tait pas la mĂȘme difficultĂ©. L’annĂ©e derniĂšre, la difficultĂ© numĂ©ro un : chercher un travail. Cette annĂ©e, la difficultĂ© numĂ©ro un : m’adapter au travail ! Et ce n’Ă©tait pas toujours gagnĂ©. L’annĂ©e derniĂšre : j’ai appris Ă  servir du vin et du champagne et Ă  porter 3 assiettes en mĂȘme temps. Cette annĂ©e : j’ai appris Ă  enseigner le français Ă  des japonais. L’annĂ©e derniĂšre : je vivais dans une share house. Cette annĂ©e : j’ai dĂ©mĂ©nagĂ© dans un studio. Bref, je zappe les mauvais moments, ça ne sert Ă  rien de s’Ă©taler. Mais cette annĂ©e fut malgrĂ© tout riche, mĂȘme si j’ai plus travaillĂ© qu’autre chose. Je n’ai pas beaucoup voyagĂ© mais j’en prĂ©vois pleins pour bientĂŽt ! Mon Ă©panouissement est grandissant. Je m’amuse, je profite des petites occasions qui se prĂ©sentent et je me sens toujours aussi bien en globalitĂ© ici. Alors, cette annĂ©e-lĂ  :

  • J’ai dĂ©mĂ©nagĂ© dans un studio, dans la campagne de la prĂ©fecture de Kanagawa. C’est parfois chiant d’habiter loin, mais je m’adapte.
  • J’ai loupĂ© tous les matsuri d’Ă©tĂ© parce que je travaille le samedi. J’ai juste vu une partie du feux d’artifice de Futako-Tamagawa.
  • Je me suis fait des amies… françaises, avec qui j’aime beaucoup sortir ! Violaine, Elodie, Pauline… Si vous passez par lĂ  ! Et ça fait du bien car….
  • Finalement j’ai rĂ©alisĂ© une chose : se lier d’amitiĂ© avec des japonais(es), c’est finalement trĂšs compliquĂ©. La relation n’est pas aussi sincĂšre et on ne peut pas se confier.
  • J’ai rĂ©alisĂ© aussi que les japonais, Ă  vouloir ĂȘtre trop polis, sont Ă  la limite de l’hypocrisie, parce qu’ils ne disent jamais les choses directement ! Et ça c’est quelque chose que j’ai du mal Ă  supporter. Il y a aussi une sorte de racisme envers les Ă©trangers, bien diffĂ©rente de la notre (haha) mais bien plus blessante je trouve. Un japonais ne vous traitera jamais de « sale Ă©tranger » ici mais vous le fera comprendre dans son comportement tout en faisant comme si de rien n’Ă©tait (oui, les japonais ne disent rien directement).
  • Cependant, tous les japonais ne sont pas comme ça non plus ! Mes apprenants et les quelques amis japonais que j’ai rĂ©ussi Ă  me faire sont des personnes adorables et je les aime beaucoup ! J’ai vraiment fait des rencontres marquantes et toutes ces rencontres m’ont permise de me maintenir debout et de passer des bons moments ! Je ne pensais jamais dire un jour « Enseigner le français, c’est amusant ! » J’ai la sensation de bien plus profiter de la vie, de sortir, de m’amuser maintenant que quand j’Ă©tais adolescente. Je me dis que « Oui, la vie, elle est cool ! » et qu’il ne faut pas se laisser abattre par les petits tracas qu’elle peut parfois te balancer en pleine figure.
  • J’ai changĂ© personnellement, dans mon relationnel avec les gens, dans ma façon d’agir et de m’imposer. J’ai appris Ă  m’ouvrir et Ă  ĂȘtre moins timide. Oui, le travail Ă  l’Ecole Sympa ne m’a pas apportĂ©e qu’un Visa et un salaire ! Je n’avais pas remarquĂ© Ă  quel point j’ai pu ĂȘtre enfermĂ©e dans ma bulle et effrayĂ©e Ă  l’idĂ©e de mettre un pied dans le monde extĂ©rieur toutes ces annĂ©es, et vraiment ça peut bloquer beaucoup d’issues. Maintenant, je m’aperçois que je peux en apprendre beaucoup sur la vie et sur les relations humaines et crĂ©er des liens avec des personnes qui ne viennent pas forcĂ©ment du mĂȘme monde que le mien. Bon aprĂšs c’est sĂ»r, ça ne marche pas avec tout le monde non plus hein :’D.
  • Je vais toujours autant au KaraokĂ© et j’aime toujours autant Starbucks.
  • Je suis allĂ©e Ă  la plage Ă  Enoshima pour me baigner !
  • J’ai fĂȘtĂ© mon premier Halloween Ă  Shibuya !
  • J’ai dĂ©crochĂ© le JLPT N5 !
  • Je suis allĂ©e Ă  Karuizawa.
  • J’ai fait du Taiko pour la premiĂšre fois !
  • J’ai vu mes CNBLUE 10 fois en concert/fanmeeting (dont 7 au Japon). Avec l’emploi du temps que j’avais, j’ai bien gĂ©rĂ©. Merci de venir aussi souvent au Japon les gars !

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Une année chaotique, mouvementée, parfois difficile mais trÚs enrichissante ! Et il y a encore beaucoup de choses que je veux accomplir durant cette troisiÚme année au Japon qui commence :

  • Escalader le Mont Fuji
  • Voir un spectacle de Kabuki
  • Assister Ă  un match de Sumo
  • Aller Ă  FujiQ
  • Assister Ă  une vraie cĂ©rĂ©monie de thĂ©
  • Aller Ă  Okinawa, Fukuoka, Mie, Hiroshima, Shirakawago, Hokkaido et pleins d’autres endroits magnifiques du Japon
  • Faire un voyage Ă  Hong Kong, aux Philippines, Ă  Bali…
  • RĂ©ussir le JLPT N4, puis le N3 si vraiment je deviens balĂšze en japonais

Pour l’instant, ai-je envie de rester au Japon et d’y passer ma vie ? Y passer ma vie, je ne sais toujours pas, je ne peux pas me projeter autant… Mais pour l’instant OUI, je veux rester ! Une chose est sĂ»re, je ne quitterai pas le Japon tant que je n’aurais pas accompli les objectifs ci-dessus !

7

▶ 22 juin 2016 ; 1 an au Japon (æ—„æœŹă§ïŒ‘ćčŽé–“ăŒç”ŒăŁăŸ)

Cette photo illustre bien ma victoire personnelle !

Trick Eye Museum, SĂ©oul – Octobre 2015 Cette photo illustre bien ma victoire personnelle ! 

22 juin 2016. Nous voilĂ  un an aprĂšs le dĂ©but de mon PVT au Japon. Il est temps de faire le bilan et de vous dire que l’aventure n’est pas terminĂ©e ! Au contraire, elle continue !!!

Au revoir PVT. Bonjour Visa Travail ! 

Il y a un an, je posais mes valises Ă  Tokyo, pour la quatriĂšme fois, pleine de motivation et avec l’envie d’en dĂ©couvrir toujours plus sur ce pays, mais aussi de me dĂ©couvrir, de trouver ma voie, moi qui ai absolument TOUT quittĂ© en France (appartement, CDI, voiture, famille et amis) pour certainement le plus grand amour de ma vie : le Japon. Un pays que j’ai appris Ă  aimer au fil de mes voyages pour finalement avoir envie de m’y installer sur le long terme et pourquoi pas d’y faire ma vie ? En partant je me doutais bien sĂ»r que tout n’Ă©tait pas gagnĂ© et que ce ne serait pas facile tous les jours. Peut-ĂȘtre mĂȘme qu’au final, je n’allais pas apprĂ©cier « la vie japonaise »… Bref, c’Ă©tait encore un grand challenge qui s’annonçait.

Mais la vie japonaise, malgrĂ© ses difficultĂ©s, m’a au final conquise et m’a permise de m’Ă©panouir. MĂȘme si des merdes il m’en est arrivĂ© pas mal : mon ordinateur m’a lĂąchĂ©e, obligĂ©e d’en recommander un en catastrophe en France, j’ai fait rĂ©parer mon Samsung Galaxy SII pour pouvoir l’utiliser au Japon et il a finalement mourru de surchauffe comme un con en ThaĂŻlande, le LTE achetĂ© d’occasion commence Ă  se faire vieux aussi, mon nouvel ordinateur m’a aussi lĂąchĂ© Ă  son tour, ça a Ă©tĂ© la guerre avec les kanji et le keigo pour envoyer des mails afin de le faire rĂ©parer au Japon sans frais (vu qu’il Ă©tait encore garantie), heureusement l’histoire s’est bien terminĂ©e…

Difficile parfois de tenir en Ă©tant loin des proches et dans l’incapacitĂ© de s’exprimer librement en raison d’un niveau de japonais encore trop faible. Et mĂȘme avec du recul, je pense que je m’en suis plutĂŽt bien sortie et que j’ai Ă©tĂ© trop susceptible pour des petites choses pas bien graves au final ! Je crois que le plus gros Ă©chec de mon PVT fut mon super fail au JLPT N4 que j’ai tentĂ© de passer en dĂ©cembre (eh oui je dĂ©cide de l’avouer maintenant que j’ai bien digĂ©rĂ© la pilule). J’Ă©tais Ă  quelques points de l’avoir… Je me suis sur-estimĂ©e (pour une fois xD). Mais cette annĂ©e au Japon, c’est aussi beaucoup de bons moments que je ne suis pas prĂȘte d’oublier ! J’ai vĂ©cu ce PVT Ă  fond, privilĂ©giant les voyages et la recherche de travail avec l’aide de trois baito cumulĂ©s pour tenir financiĂšrement :

  • J’ai Ă©tĂ© Ă  des festivals en Yukata
  • J’ai rencontrĂ© et me suis liĂ©e d’amitiĂ© avec des japonais(e)s, et je suis surtout proche de Hiromi, Tomo et Emiko qui sont comme trois mamans, et qui m’ont souvent aidĂ©e quand j’en avais besoin
  • Et d’un autre cĂŽtĂ©, l’Ă©quipe de l’Izakaya oĂč j’ai travaillĂ© durant ce PVT est devenue un peu une seconde famille
  • J’ai dĂ©couvert le mĂ©tier de serveuse, et je me suis rendue compte que finalement ce n’Ă©tait pas si facile que ça (pas seulement Ă  cause du japonais) ! Mais maintenant je peux me vanter de savoir porter trois assiettes et savoir rĂ©aliser des cocktails ! Je tire mon chapeau Ă  celles et ceux qui font ce mĂ©tier !
  • Je suis devenue plus distraite et moins mĂ©fiante, parce qu’au Japon, on a trĂšs peu de chance de se faire voler son sac ou agresser dans la rue en pleine nuit. Maintenant je dors dans le train et je traĂźne dans les rues morbides seuls Ă  23h-minuit sans craindre quoique ce soit (jusqu’au jour oĂč… je touche du bois ! Haha)
  • Aller au KaraokĂ© est devenue l’un de mes loisirs prĂ©fĂ©rĂ©s !
  • J’ai visitĂ© pour la premiĂšre fois Nagano, Matsumoto, Fukui, Ise, Kobe et Himeji
  • J’ai fait du homestay Ă  Nagano et Osaka, et ce fut l’une de mes meilleures expĂ©riences au Japon
  • Je suis retournĂ©e Ă  Osaka et Nagoya
  • J’ai fĂȘtĂ© mon premier Nouvel An « Japonais »… seule, mais suivre la tradition, c’Ă©tait cool !
  • J’ai vu mes CNBLUE 19 fois (concerts et fanmeetings confondus), quel bonheur
  • J’ai aussi assistĂ© aux concerts de N.Flying, FTISLAND, MAN WITH A MISSION, MUCC, girugamesh… Non vous ne connaissez certainement pas ces groupes mais moi je les adore !
  • J’ai voyagĂ© en CorĂ©e du Sud, en ThaĂŻlande et Ă  Singapour
  • On m’a lĂ©guĂ©e un futon et un kotatsu, deux choses trĂšs « japonaises » que je voulais avoir
  • J’ai enfin vu mes premiers fleurs de cerisiers !
  • J’ai testĂ© des cafĂ©s Ă  thĂšme sympas, entre autres le Hammock Cafe, le Kawaii Monster CafĂ©, l’Ikefukuro Cafe
  • Je suis une abonnĂ©e du Starbucks et ses Frappuccino Ă©dition limitĂ©e qui changent de saveur tous les mois
  • J’ai appris Ă  servir du vin et du champagne en travaillant chez Maison PremiĂšre, un restaurant de cuisine française qui organise beaucoup de mariages
  • J’ai appris Ă  Ă©crire un CV (c’est chiant), des formules de politesse (que j’ai oubliĂ© depuis) et j’ai dĂ©couvert comment se passait les entretiens d’embauches
  • Mes parents et ma tante sont venus me rendre visite pendant quelques jours oĂč ils ont pu dĂ©couvrir Tokyo , Kamakura et voir le Mont Fuji. Ils sont repartis conquis, ce qui m’a rendu encore plus heureuse

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Le Japon est bien diffĂ©rent de mon pays d’origine, et mĂȘme si je m’y sens mieux, j’ai bien pris conscience que ce pays n’est pas parfait et qu’il a aussi des dĂ©fauts. Je crois que le truc que je dĂ©teste en premier ici, c’est le climat. Un hiver plus-sec-tu-meurs oĂč mes mains souffrent le martyr tellement elles sont dessĂ©chĂ©es, un Ă©tĂ© chaud et humide avec des moustiques, des cafards mutants Ă©normes, la saison des pluies, un automne oĂč le mois de septembre rime avec typhon. Ensuite, je ne comprend toujours pas pourquoi les japonais n’incluent jamais les taxes sur leurs prix dans les magasins ou les restaurants… RĂ©sultat, tu ne sais jamais pour combien tu vas en avoir avant de passer Ă  la caisse ! Quant Ă  la Poste japonaise, elle n’est pas aussi pratique qu’on le croit : dans les bureaux ils n’ont rien pour faire des colis, pas de papier bulle, leur scotch colle Ă  peine (contrairement Ă  la poste corĂ©enne oĂč ils ont tout le matos nĂ©cessaire !) et quand ils apportent un colis et que tu n’es pas chez toi, tu as droit Ă  un avis de passage ne te disant pas d’aller chercher ton colis au bureau de ton quartier, mais pour planifier un nouvel horaire… par tĂ©lĂ©phone ou par internet ! Je trouve ce systĂšme tellement pas pratique pour moi xD ! Qu’est-ce que c’est chiant aussi de trouver SI PEU de poubelles dans les rues, elles qui demeurent pourtant SI propres… Avoir des frais par ta propre banque (japonaise) quand tu retires en dehors des heures de bureaux dans les distributeurs qui ne sont pas ouvert 24h/24. Dur aussi de faire ses courses pour plusieurs semaines Ă  l’avance en raison des dates de pĂ©remptions trop courtes. La diffĂ©rence énorme de tempĂ©rature en plein Ă©tĂ© entre l’extĂ©rieur et les transports trop climatisĂ©s qui m’ont souvent valu de chopper pas moins de trois fois une bonne crĂšve Ă  la limite de la grippe en pleins mois de juin. Enfin les trains ponctuels au Japon… Hum oubliez ! C’est un mythe ! Beaucoup, beaucoup moins qu’en France bien sĂ»r, mais il arrive aussi que les trains soient en retard au Japon, si si ! Et Tokyo n’est pas une ville plate… En mamachari, des fois, c’est dur ! Pour le reste, je crois que je m’y suis faite automatiquement. MĂȘme les tremblements de terre ne me font pas peur !

Et d’un autre cĂŽtĂ©, j’aime les kombini que tu trouves dans chaque coin de rue, pour te dĂ©panner Ă  n’importe quelle heure de la journĂ©e ou de la nuit, les 100 yens shop comme DAISO oĂč tu trouves pleins de choses et d’inventions pratiques, les natsu matsuri avec les danses traditionnelles et les feux d’artifices splendides. Et j’en passe…

Tokyo by day (1)

En tous les cas, le plus difficile reste : comprendre la langue, dĂ©crypter les kanji, notamment pour les tĂąches administratives qui deviennent un vrai casse-tĂȘte ! Mais j’y travaille et je compte bien m’amĂ©liorer en japonais aussi longtemps que je serai sur le terrain !

MĂȘme mon YongYong Kuma bosse dur !

Bref, ce 22 juin 2015, j’ai l’impression que c’Ă©tait hier ! Cette annĂ©e fut riche ! Pas toujours facile mais pleine de bonnes surprises ! Parfois, j’ai mĂȘme encore du mal Ă  rĂ©aliser que j’ai quittĂ© mon laboratoire de chimie en rĂ©gion Parisienne, mon petit studio de 23mÂČ et le pays oĂč j’ai vĂ©cu pendant plus de vingt ans.

Aujourd’hui, je suis toujours au Japon. Je n’ai pas de billet d’avion pour rentrer Ă  Paris mais un petit bout de papier m’autorisant Ă  rester 2 mois de plus en attendant…. mon visa travail (tant espĂ©rĂ©) !

Depuis mai, j’ai un travail, je suis… prof de français. Alors oui je suis sĂ©rieuse (xD) et non je n’ai pas choisi le chemin de la « facilitĂ© », parce que je n’avais plus que cette solution ou parce que je me faisais recaler Ă  cause de mon niveau de japonais pourri (car des entretiens j’en ai passĂ© hein !). Deux semaines intensives de formation (car non je ne suis pas diplĂŽmĂ©e FLE), des soirĂ©es et des week-ends Ă  m’entraĂźner et Ă  prĂ©parer des cours, un gros travail sur ma personnalitĂ©… C’Ă©tait et c’est encore maintenant un nouveau et gros challenge car j’en apprend toujours plus chaque jour !

Je ne suis pas encore une super prof mais je ferai de mom mieux. C’est vraiment enrichissant et mes Ă©tudiants sont cools et adorables. C’est un plaisir de leur faire cours ! Je travaille chez l’Ă©cole SYMPA, dans la branche situĂ©e Ă  Jiyugaoka (si vous allez voir leur site, vous verrez ma super tĂȘte de vainqueur -OU PAS-). Je travaille dans une super Ă©quipe, pas avec des collĂšgues, mais avec des amies adorables :) ! J’ai du opĂ©rer pas mal de changements ; prĂ©parer un dossier pour mon visa travail, changer de banque, souscrire Ă  l’assurance maladie de mon travail, crĂ©er un hanko… Ces derniers mois n’ont pas Ă©tĂ© de tout repos !

Mais pour ce qui est du stress et les heures de recherche : c’est FINI !!! L’aventure working holiday se termine, mais une autre dĂ©marre ! J’ai compris que malgrĂ© les refus, les Ă©checs, les efforts sans rĂ©sultats, mĂȘme si on se dĂ©courage, tant qu’on abandonne pas complĂštement, il y a toujours une lueur d’espoir, mĂȘme une toute petite. « Quand on veut, on peut. »

Anakawa Riverside Fireworks at Minami-Sunamachi (3)

Et si je peux donner un dernier conseil, profitez de votre jeunesse, de ne pas avoir de travail, d’enfants ou de petit(e) ami(e) pour vous lancer dans l’aventure PVT, au moins UNE FOIS, au moins UN pays dans votre vie ! N’hĂ©sitez SURTOUT pas ! Cette aventure apporte vraiment beaucoup ! Profitez de voyager, de voir du pays, de dĂ©couvrir une nouvelle culture, de rencontrer des personnes de diffĂ©rents horizons ! C’est enrichissant et bien plus encore ! Je me suis toujours dit que si je n’avais pas pu prolonger mon sĂ©jour au Japon, j’aurais tentĂ© un PVT ailleurs (en premier la CorĂ©e), mais je suis dĂ©sormais trop attachĂ©e au Japon pour le quitter, pour l’instant.